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samedi 14 mars 2026

Propos centristes. France – La France respectera sa parole donnée à l’Ukraine / Hommage au militaire tué au Kurdistan / Défense de la souveraineté du Liban / Eloge de l’énergie nucléaire française / Municipales…


Voici une sélection, ce 14 mars 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Propos lors de la rencontre avec le Président de l'Ukraine Volodymyr Zelensky] Je suis très heureux d'accueillir aujourd'hui à Paris le président Volodymyr Zelensky pour la douzième fois depuis le début de la guerre d'agression lancée par la Russie contre votre pays.
La France, sur tous les théâtres, se veut un partenaire fiable, loyal, qui tient ses engagements. Nous tenons nos engagements vis-à-vis de l'Ukraine. J'y reviendrai évidemment dans un instant, mais permettez-moi de commencer cette conférence de presse en évoquant les engagements que nous tenons au Moyen-Orient, en protection de nos intérêts, de nos compatriotes et en soutien de nos alliés.
Au nom de la Nation, je veux m'incliner aujourd'hui avec respect devant la mémoire de l'adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon des chasseurs alpins de Varces. Il est mort pour la France cette nuit lors d'une attaque lancée à proximité de Erbil. Et je veux aussi adresser tout mon soutien à nos militaires blessés et évidemment à l'ensemble des familles et des frères d'armes. Dès l'annonce de cette attaque, j'ai demandé à nos armées une analyse consolidée des faits, de leurs circonstances, et nous aurons dans les prochaines heures la totalité, je l'espère, de ces informations. Je m'entretiendrai dès le début d'après-midi avec le Premier ministre irakien.
Nos soldats ont été frappés, alors que, comme nous le faisons depuis plusieurs années, ils luttaient dans le cadre d'une coalition internationale contre les résurgences du terrorisme dans la région et au service de la souveraineté irakienne. C'est évidemment inacceptable. Face à la guerre en cours, la position de la France est purement défensive. En soutien à ses alliés et ne saurait justifier jamais qu'on s'en prenne à elle. La France continuera de faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination, d'être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité. Et rien, jamais, ne nous détournera de ces objectifs.
Alors que nous sommes donc confrontés à une accélération des événements et des crises, et que les yeux pour beaucoup sont braqués vers l'Iran, cette visite du président Zelensky revêt pour moi une importance toute particulière. Elle me permet de souligner avec force que rien ne nous détournera de l'Ukraine, des efforts que nous y faisons, laquelle fait face, depuis plus de 4 ans avec une ténacité et un courage remarquable, à l'agression de la Russie. Notre soutien ne faiblira pas. Je l'ai dit le 24 février dernier, les dynamiques actuelles signent d'ores et déjà un triple échec pour Moscou. Un échec stratégique, un échec économique, une faillite morale.
Aujourd'hui, la Russie croit peut-être que la guerre en Iran va lui offrir un répit et elle se trompe. Nous avons, dans le cadre du G7 que j'ai tenu il y a deux jours, mercredi, réaffirmé que le contexte de montée des prix du cours du pétrole ne doit en aucun cas amener à revoir notre politique de sanctions à l'égard de la Russie. C'est la position que le G7 a tenue, c'est la position évidemment de la France et de l'Europe.
Il est aussi étrange de voir la Russie appeler à un cessez-le-feu au Moyen-Orient, alors qu'elle refuse depuis plus d'un an avec obstination tous cessez-le-feu, plusieurs fois présentés par le président Trump et d'autres pour l'Ukraine. Le 24 février dernier, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté par 107 voix une résolution pour soutenir une paix durable en Ukraine, appelant à un cessez-le-feu immédiat, complet et inconditionnel. Cette résolution a été rejetée par la Russie une fois encore elle ne défend pas la paix nulle part.
Je veux ici rappeler que la Russie est un allié historique et stratégique du régime de Téhéran avec lequel elle a signé en janvier 2025 un accord de partenariat stratégique global dont les détails n'ont jamais été révélés et qui se traduit notamment par la production en territoire russe de drones d'origine iranienne. Je le dis aussi pour bonne mémoire et pour que toutes les nations qui sont engagées en guerre contre l'Iran, ce qui n'est pas le cas de la France, je l'ai rappelé, mais soient cohérentes dans les positions tenues et qu'elles sachent avec qui ces drones sont produits.
Personne n'ignore que le ciel ukrainien a malheureusement été un banc d'essai pour les drones iraniens qui tombent aujourd'hui dans le Golfe et sur certains de nos alliés. C'est pourquoi je sais que le Président a raison, et je l’en remercie, a tout de suite souhaité soutenir ces nations et apporter les solutions ukrainiennes, votre innovation, vos capacités. En tout cas, dans ce moment que nous vivons, je le disais, notre engagement en faveur de l'Ukraine, nous le tiendrons, car il en va de la sécurité de l'Ukraine, mais également de l'Europe et de la France.
Dans le processus en faveur d'une paix juste et durable, l'Europe a un rôle de tout premier plan à jouer. L'Union européenne et ses États membres sont le premier contributeur à la résilience de l'Ukraine depuis le début de la guerre. Nous avons aussi décidé en décembre dernier d'un prêt de 90 milliards d'euros, cet engagement sera tenu. Je le dis ici avec force et clarté, si des désaccords s'expriment, c'est le devoir de chaque nation de tenir les promesses qui sont faites et les engagements politiques qui ont été pris par tous en décembre dernier.
Le soutien que nous apportons, c'est aussi celui à travers la coalition des volontaires que nous avons lancée il y a maintenant un peu plus d'un an avec le Royaume-Uni, qui contribuera aux garanties de sécurité de l'Ukraine, aux côtés de nos partenaires des États-Unis d'Amérique, qui sont le pilier indispensable d'une paix juste et durable. Nous l'avons démontré le 6 janvier dernier, la planification est maintenant achevée et nous sommes prêts.
Notre soutien s'incarne également dans notre appui à l'Ukraine pour avancer vers son destin européen, chemin vers l'adhésion exigeant qui implique des efforts et des réformes que vous conduisez et beaucoup a déjà été fait de manière impressionnante. L'Ukraine mérite d'ouvrir le premier bloc de chapitre de négociation et je n'ai de doute que nous y parviendrons, malgré les obstacles artificiels qui ont surgi, et nous accompagnerons ce chemin. Je veux également citer notre coopération dans le domaine énergétique.
La France restera pleinement mobilisée, notamment dans le cadre de notre présidence du G7, pour bâtir, dès à présent, une véritable stratégie énergétique de résistance. Nous avons, depuis janvier, livré beaucoup d'équipements. Nous avons coordonné dans le G7 une position, là aussi, efficace. Aux côtés de tout cela, il y a évidemment le soutien militaire que nous continuerons d'avoir. Nous avons eu une longue discussion avec le Président et son équipe, et je veux dire ici notre détermination de continuer à fournir tous les équipements pour permettre à l'Ukraine de mener sa guerre de résistance légitime et pour lui permettre de se défendre. Et donc nous allons accélérer sur certaines capacités et continuer d'innover aussi pour que la production soit plus rapide.
Notre détermination est aussi complète à accroître la pression sur la Russie pour l'amener à s'asseoir de bonne foi à la table des négociations. Beaucoup a été fait avec les sanctions, je l'ai évoqué, et nous continuerons et nous préparons le 20ème paquet de sanctions. Nous continuons les efforts contre toutes les formes de détournement et nous continuons aussi les efforts pour lutter contre la flotte fantôme qui, comme vous le savez, alimente l'effort de guerre russe. Nous avons eu des résultats très probants ces dernières semaines avec des opérations en propre, l'opération que nous avons menée avec la Belgique. Nous avons engagé plusieurs autres nations qui ont conduit aussi des opérations déterminantes. Nous poursuivrons cet effort.
Voilà ce que je souhaitais dire ce midi en accueillant à nouveau le président Zelensky, cher Volodymyr, dans le combat que vous menez pour votre liberté, votre indépendance, votre intégrité territoriale. Vous défendez l'idée d'une paix juste et durable, la seule compatible avec le droit international. Vous menez un combat pour votre sécurité, mais aussi pour celle de tous les Européens. À ce titre, vous avez toujours votre place ici, et c'est toujours une fierté pour la France de vous accueillir.

> [Sanctions contre la Russie] Pour ce qui est des sanctions, il est tout à fait juste que les Etats-Unis d'Amérique ont acté des dérogations limitées dans le temps et les conditions et pour quelques pays. Le secrétaire d'État au Trésor américain s'est exprimé pour lui-même rappeler le cadre très limité de ces exceptions et leur impact réduit, et rappeler que les sanctions demeuraient. Pour ce qui est du G7, la position commune a bien été le maintien des sanctions à l'égard de la Russie. Pour ce qui est des Européens et de la France, c'est le maintien des sanctions. La situation ne justifie en rien de lever ces dernières, donc je considère que ce que je vous ai dit tout à l'heure reste valable et que la décision qui a été prise de manière exceptionnelle et limitée par les États-Unis d'Amérique, c'est à eux de la justifier, mais elle ne revient pas de manière durable et large sur les sanctions qu'eux-mêmes ont décidées. À les écouter, et le Président, dans les discussions que j'ai pu avoir avec lui et dans leurs propos publics, ils ne remettent pas en cause cette approche.

> [Attaques de militaires français au Kurdistan irakien] Pour ce qui s'est passé ces dernières heures en Irak, au-delà de ce que j'ai pu vous dire à l'instant, et je serai très prudent et j'attends d'avoir tous les éléments qui me seront fournis par l'état-major des armées et nos services, et j'attends de pouvoir parler avec le Premier ministre irakien. Je n'élaborerai aucune forme de scénario, ni n'entrerai dans quelques politique-fiction sur ce sujet, j'ai rappelé la position de la France. Elle est claire dans la région. Elle est défensive. Nous ne sommes pas engagés en guerre contre qui que ce soit. Nous avons une présence dans la lutte contre le terrorisme, dans un cadre qui est connu, et c'est le cadre en Irak, dans lequel se battait notre soldat. Et nous sommes là pour protéger nos ressortissants. Nous sommes aux côtés de pays alliés avec lesquels nous avons des accords de défense. Et nous sommes présents pour participer à la liberté de navigation et sécurité maritime dans la région. C'est tout. Mais nous assumons ces missions pleinement, avec les risques qu'elles comportent.

> [Oléoduc russo-européen endommagé à Droujba en Ukraine] Ce qui s'est passé à Droujba, nous en avons parlé avec le président, j'ai pu en parler un peu plus tôt cette semaine avec Madame la Première ministre, qui était en France pour le sommet nucléaire. Il est important que d'abord toute la transparence soit faite, et les efforts de la présidente de la Commission sont tout à fait positifs à cet égard, et que les travaux soient faits au plus vite, et je sais l'engagement pris par l'Ukraine en la matière, et je pense qu'il faut apaiser le débat sur ce qui s'est passé. Donc la transparence, la rapidité des travaux pour apaiser le débat. 
Mais ceci, c'est un sujet en soi, si je puis dire. La décision des 90 milliards de prêts, c'est une décision que nous avons prise tous ensemble par rapport à un contexte de guerre qui n'a pas changé. Nous devons tenir les engagements pris et la décision prise. Voilà. Et donc c'est ce à quoi nous allons travailler dans les jours et les semaines qui viennent. Je sépare les deux sujets. Et j'ai la même détermination sur les deux sujets, on doit tenir notre parole. Donc les 90 milliards, nous devons le faire dans les conditions définies en décembre dernier. Droujba doit être réparée au plus vite et toute la transparence doit être faite pour apaiser les choses.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] La Russie croit que la guerre en Iran va lui offrir un répit. Elle se trompe. Rien ne nous détournera de l'Ukraine. Notre soutien ne faiblira pas.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] La France est un allié fiable pour ses partenaires. Rien ne détournera notre attention et nos efforts de l'Ukraine.

> [Militaire français tué au Kurdistan] L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak. À sa famille, à ses frères d’armes, je veux dire toute l’affection et la solidarité de la Nation. Plusieurs de nos militaires ont été blessés. La France se tient à leurs côtés et avec leurs proches. Cette attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015 est inacceptable. Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme. La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques.

> J’ai échangé hier avec le Président Aoun, le Premier ministre Salam et le Président du Parlement Berri. Tout doit être fait pour empêcher que le Liban ne sombre dans le chaos. Le Hezbollah doit arrêter immédiatement sa fuite en avant. Israël doit renoncer à une offensive d’ampleur et cesser ses frappes massives, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements. L’exécutif libanais a marqué sa disposition à des discussions directes avec Israël. Toutes les composantes du pays doivent y être représentées. Israël doit saisir cette opportunité pour enclencher des discussions et cesser le feu, trouver une solution durable et permettre aux autorités libanaises de mettre en œuvre leurs engagements en faveur de la souveraineté du Liban. La France est prête à faciliter ces discussions en les accueillant à Paris.

> Nous avons le parc nucléaire le plus important au monde rapporté à notre population. Avec nos 57 réacteurs répartis sur 18 sites, nous produisons une électricité abondante, pilotable et décarbonée. Nous en exportons même massivement. C’est une immense fierté française. À Belfort en 2022, j’annonçais la relance de notre ambition nucléaire. Nous y sommes : 6 nouveaux réacteurs EPR2 vont être construits à Penly, Gravelines et au Bugey. Le cap est tenu : produire davantage d’électricité en France pour renforcer notre souveraineté énergétique et soutenir notre réindustrialisation.

> [Discours sur le chantier de la centrale nucléaire de Penly] Je suis très, très heureux, très fier d'être, avec le Gouvernement, ici parmi vous, d'abord pour venir voir le chantier, vous remercier, et puis ensuite, on va tenir un Conseil de politique nucléaire qui va permettre de prendre des décisions qui vont avancer exactement sur le chemin que vous venez de décrire. Au fond, je voulais simplement vous dire quelques mots, quelques convictions et exprimer notre gratitude. D'abord, moi, je sais collectivement d'où on vient. La France, elle est dans la situation où elle est aujourd'hui parce qu'il y a plusieurs décennies, nos prédécesseurs ont pris des choix courageux, visionnaires, de croire dans le nucléaire, de bâtir le nucléaire en France. Ça a été une extraordinaire force qui nous a permis de résister à beaucoup de chocs, de tenir et d'être à l'avant-garde du nucléaire civil et militaire. 
Il y a quelques jours, j'étais aux côtés de nos marins, de nos soldats sur le Charles de Gaulle, c'est aussi grâce à cette technologie qu'on a stabilisée après la Deuxième Guerre mondiale. Ça, c'est la force de la France, c'est notre ADN : pays d'ingénieurs, d'inventeurs, de femmes et d'hommes qui savent bâtir des projets au long cours pour leur indépendance. Le nucléaire, c'est ça. Je n'oublie pas aussi où nous étions il y a 15 ans. Il y a 15 ans, on était 48 heures après Fukushima. Il y a 15 ans, le monde entier se disait : c'est fini pour le nucléaire. Il y a 15 ans, je me souviens aussi, on commençait une période terrible pour le nucléaire français, faite de crises, de chocs. Beaucoup de gens nous disaient que c'était terminé et n'y croyaient plus. Il y a 11 ans, la France avait une loi qui disait qu'il fallait passer de 75 % de production d'électricité à 50 %. On a amorcé cette sortie, etc. 
Collectivement, sur les 10 dernières années, on a changé tout ça. Et je dis, c'est notre boulot à tous, collectivement, les élus qui sont là et la grande famille du nucléaire français, par les décisions collectives qu'on a su prendre. Et je veux vraiment remercier le CEA, EDF, Framatome, Orano, l'ensemble des grands acteurs qui font la famille, justement, du nucléaire français et l'ensemble des entreprises qui y contribuent. Eiffage est là, et avec nous, beaucoup d'entreprises aussi qui sont sur ce projet, parce qu'au fond, c'est des projets très technologiques, on le disait, mais c'est de la logistique, c'est des bâtiments, c'est de la métallurgie, etc., etc. Qu'est-ce qu'on a fait ces 10 dernières années ? On a freiné les décisions qui étaient parties. On a dit qu'on n'allait pas aller si vite. On va regarder. 
On a ensuite demandé à l'AIE et au RTE un rapport. Ils nous ont dit qu'ils n'allaient pas si vite que ça. Ce n'est pas une bonne idée. On a réparé la filière en démontant ce qui n'allait pas. Je n'étais pas dans les mêmes fonctions, mais je me souviens qu'il y a 11 ans, j'ai nommé Bernard à ce moment-là chez Framatome. Il n'y avait pas beaucoup de gens pour aller chez Framatome, je vous le dis. Il a fait le boulot pendant 10 ans formidablement. Les acteurs de la filière l'ont remonté. On a consolidé. On a fait un investissement énorme, le Grand Carénage. On a augmenté notre sûreté avec le travail de l'ASN. Je n'oublie pas aussi, justement, nos autorités de sûreté. On a renforcé la recherche. On a investi, on a réacquis les compétences, on a su aller au bout de Flamanville, on a su lancer le projet britannique. Et on se retrouve aujourd'hui au poste Grand Carénage. Regardez où on est. 
On a, l'année dernière, surproduit l'électricité dans notre pays. On a exporté 90 TWh. Il n'y a pas un équivalent en Europe. Et ça, c'est grâce au nucléaire français. Donc aujourd'hui, 70 % de notre électricité, elle est produite grâce au nucléaire. On tourne au maximum. Il faut continuer d'être vigilant et d'aller de l'avant. C'est comme ça qu'on a l'énergie qui est à la fois la plus décarbonée, pilotable et compétitive d'Europe. C'est une force inestimable au moment où on veut continuer de réindustrialiser, faire venir des data centers pour l'intelligence artificielle, etc. C'est une force. Donc, on a réparé la filière. En même temps, on a mis la science sur la table. Et RTE, avec l'aide de l'AIE et d'autres, ont fait plein de scénarios. En 2021, on a établi un consensus pour le pays qui nous a dit : « Ne soyons pas doctrinaires, regardons la science. » Il y en a qui vous disent : « il faut faire tout nucléaire. » Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas bon non plus. Il y en a qui vous disent : « il faut faire tout renouvelable. » Mauvaise idée. 
La stratégie repose sur 3 piliers : économiser l'énergie, donc l'efficacité énergétique, le nucléaire qu'il faut consolider et le renouvelable qui est important sur certains segments pour faire le complément. C'est cette stratégie qu'on a bâtie et annoncée à Belfort en 2022. Et c'est là qu'on décide six nouveaux réacteurs et on en a huit derrière qui arrivent. 2022, décision prise ; 2024, vous commencez le chantier en avance de phase et je salue la réactivité. On est là aujourd'hui tous ensemble sur ce chantier où vous êtes un peu plus de 1 100. Mais je voulais revenir sur ça pour dire tout le chemin qui a été fait depuis 15 ans en matière de nucléaire. 
Il y a deux jours, on était là avec vos responsables et toute la famille nucléaire française. On a tenu le deuxième sommet du nucléaire. Et là où, en Europe, il y a encore deux, trois ans, on nous disait « le nucléaire, attention, ce n'est pas bon », on a bâti un consensus, et l'Europe suit et y croit, et on est à la tête de cette alliance pour le nucléaire, et on avance. Et on a réussi à avoir cet objectif de triplement des capacités, parce qu'on sait qu'on n'arrivera pas à gagner la bataille du climat, de la compétitivité et de la souveraineté sans le nucléaire. Voilà d'où on vient, voilà où on est. 
Maintenant, ce que je voulais vous dire, c'est que vous pouvez être fiers collectivement. Vous êtes en train de participer au chantier du siècle. Ici, ce sont les grands travaux du 21ᵉ siècle. À Penly, Gravelines, Bugey, on a les six réacteurs qui sont partis. Ici même, sur ce site, vous serez à haut pic, horizon de 2032-2033, plus de 10 000 à travailler. 
On en aura des dizaines de milliers de Françaises et de Français qui travailleront dans des métiers de l'industrie liée au nucléaire et qui permettront d'arriver à la création de ces nouveaux réacteurs. Et entre 2038 et le milieu des années 2040, on va progressivement les ouvrir, puis on va prendre les décisions pour faire les huit suivants, et on va bâtir notre capacité à produire de l'énergie décarbonée, compétitive et pilotable pour nos enfants. Avec ce chantier du siècle, on va faire pour nos enfants ce que nos parents ont fait pour nous. Et on va le faire en continuant d'innover, c'est-à-dire en inventant des réacteurs aussi plus petits, les SMR qu'on porte, etc, et en continuant d'exporter ce savoir-faire. Mais enfin, grâce à ces EPR2, ce sont les séries qu'on bâtit en France. 
Je veux vraiment que vous soyez fiers de porter ce projet, fiers de faire partie de ce chantier du siècle, et autour d'EDF toutes les entreprises qui sont partenaires et toutes les entreprises du territoire qui permettent de le faire avancer. Et je veux ici vous dire un immense merci d'y participer, d'y croire, d'avancer, et dire aux élus qui sont là un immense merci, parce que ces projets ne sont pas possibles si on ne bâtit pas sur le terrain du compromis, du consensus, si ce n'est pas accepté. Et vous avez ici à nos côtés des élus qui y croient, qui ont supporté par le passé ces grands projets, qui croient dans le nucléaire et dans l'industrie, dans la création d'emplois, en étant responsables, en expliquant. Ça se fait par des débats transparents, mais ça se fait par cette acceptabilité locale qu'il faut porter. 
J’ai beaucoup de reconnaissance pour nos élus, pour les services de l'État sur le territoire, parce que je sais aussi que c'est beaucoup de travail de concertation, c'est beaucoup de logistique, c'est parfois de la nuisance pour nos compatriotes qui vivent à proximité, mais tout ça se fait en bonne intelligence, parce qu'on sait qu'on a un projet. Et on est dans la bonne disposition d'esprit qui est de trouver des solutions ensemble, dans le respect parce qu'on va créer de la valeur pour tout le monde. 
Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je voulais vous dire. La France croit dans le nucléaire. Elle fait plus qu'y croire, elle pratique. Elle avance, elle décide. On va prendre aujourd'hui des décisions importantes qui nous permettront de consolider des décisions finales d'ici la fin de l'année, qui vous permettront dès l'année prochaine de rentrer dans le vif du sujet, si je puis dire, et derrière, encore d'accélérer pour nous tous le travail. Je compte sur vous, nos compatriotes comptent sur vous, mais je veux dès à présent que vous soyez immensément fiers de l'aventure à laquelle vous participez, parce que c'est une très grande aventure industrielle, énergétique pour le pays. C'est une immense fierté française. On l'exporte déjà Outre-Manche, on va continuer de l'exporter ailleurs, parce qu'enfin, la France reprend ses grands travaux en matière de nucléaire. Merci à tous. 
Vive le nucléaire, vive la République et vive la France.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)

> [Militaire français tué au Kurdistan] L’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins, est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission en Irak. Depuis plus de vingt ans, il avait choisi de servir son pays, partout où la France déploie ses soldats pour défendre la paix, lutter contre le terrorisme et protéger nos compatriotes. Engagé en Irak dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, aux côtés de ses frères d’armes blessés, il est tombé sous les coups d’une attaque lâche et inqualifiable. L’adjudant-chef Arnaud Frion était un sous-officier respecté, un chef courageux et un camarade fidèle. Il incarnait l’honneur, le sens du devoir et l’esprit de sacrifice qui font la force de nos armées. Décoré de la Médaille militaire et cité à plusieurs reprises pour acte de bravoure, il avait toujours placé la mission et ses frères d’armes avant lui-même. Aujourd’hui, la Nation s’incline devant la mémoire d’un soldat qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à son épouse, à son fils, à ses proches et à ses frères d’armes. La France n’oubliera pas.

> La crise au Moyen Orient ne diminue en rien notre détermination et notre engagement : la France reste pleinement aux côtés de l’Ukraine et du peuple ukrainien.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> [Déclaration à l’issue de sa visite de la Maison du Mouvement des Survivantes de Centrafrique] Je suis avec la Présidente du Mouvement MOSUKA, qui est un mouvement admirable des femmes survivantes qui s’engagent pour accompagner, épauler les femmes qui ont été victimes ou qui sont victimes de violences liées au conflit, ici en République centrafricaine.
Si je suis ici aujourd’hui, à côté de Léa, c’est parce que nous venons d’inaugurer cette Maison qui est derrière nous, qui est le fruit du travail et de l’engagement de MOSUKA ces dernières années, et que la France a voulu soutenir et encourager. Parce qu’il y a deux ans, MOSUKA a été le mouvement lauréat du Prix Simone Veil, qui reconnaît, le jour de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, des organisations qui, dans le monde entier, s’illustrent par leur courage, leur engagement au service des femmes. Et ce Prix Simone Veil a permis de donner le coup de pouce supplémentaire qui a permis à MOSUKA de disposer désormais de ce lieu, où les femmes pourront être accueillies.
Je suis venu aussi exprimer ma reconnaissance à la présidente et aux membres de ce mouvement admirable, d’avoir choisi de baptiser cette Maison, la Maison MOSUKA- Simone Veil, parce que Simone Veil est une femme qui a, elle aussi, avec beaucoup de courage, consacré une partie de sa vie à défendre les droits des femmes. Et c’est une fierté pour nous qu’elle continue d’inspirer des femmes à travers le monde, comme Léa et comme ses camarades de lutte.

> Cela fait huit ans qu’un ministre des affaires étrangères ne s’était pas rendu en Centrafrique. Et ma visite marque effectivement la restauration complète des relations entre nos deux pays, après une période de refroidissement, une période de tension, qui est brève à l’échelle de notre relation et de l’histoire entre nos deux pays, qui est ancrée dans la relation entre nos deux peuples : une langue en commun, des ressortissants binationaux, des diasporas dynamiques ; et qui est aussi ancrée dans des coopérations très diverses, dans beaucoup de domaines, qui vont de la protection des femmes, comme en atteste la coopération entre la France, l’ambassade et le mouvement MOSUKA, mais aussi la transition écologique. Nous étions à l’instant dans un autre quartier de Bangui avec des jeunes étudiants et des engagés, qui développent des projets de traitement des déchets et de transition écologique. Et cela va jusqu’à la santé, puisque demain, nous serons à l’Institut Pasteur, qui est le centre de référence pour le continent africain sur la lutte contre la poliomyélite et que soutenons. Mais aussi le secteur entrepreneurial, puisque nous allons aller, dans quelques instants, au hub Bangui rencontrer les entrepreneurs de cette ville, que là encore nous voulons encourager à se développer. Bref, des coopérations dans tous les domaines, que la feuille de route agréée entre les présidents Macron et Touadera, il y a deux ans, vont permettre de renforcer pour les décennies qui viennent.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Militaire français tué au Kurdistan] L’adjudant-chef Arnaud Frion est mort pour la France en Irak dans l’accomplissement de sa mission. Mes pensées vont à sa famille, à ses proches. Soutien également aux militaires blessés et aux équipes soignantes mobilisées à leurs côtés.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> [Militaire français tué au Kurdistan] Nos soldats assurent la préservation de nos intérêts nationaux. Ils combattent sur notre sol et en opérations extérieures le terrorisme islamiste. Je veux rendre hommage à l'adjudant-chef Arnaud Frion tombé pour la France et à nos six soldats blessés.

> Femme, Vie, Liberté. Ce cri dans les rues de Téhéran est devenu un cri de ralliement mondial. Des dizaines de milliers de civils ont été assassinés par le régime des Mollah, pour avoir défié le pouvoir et revendiqué la liberté. Les femmes ont été et restent à l’avant-garde.

> L'élection présidentielle ne doit pas être confisquée par les ambitions de quelques-uns. De plus en plus de voix s'expriment pour qu'une primaire du centre et de la droite ait lieu. C’est nécessaire. Nous n'avons pas le droit de laisser aux Français le seul choix entre RN et LFI.

 

Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> [Militaire français tué au Kurdistan] Hommage à l’adjudant-chef Arnaud Frion, tombé pour la France en Irak lors d’une attaque meurtrière. Pensées profondément émues pour sa famille, ses frères d’armes et pour les militaires blessés. La patrie est reconnaissante et se tiendra toujours aux côtés de tous nos soldats engagés pour défendre la France et protéger nos libertés.

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> L’Education est au coeur de nos priorités internationales ! A l’occasion de la Conférence de haut niveau sur le financement de l’éducation à l’
UNESCO, dans le cadre de la Présidence française du G7, j’ai tenu à rappeler le rôle primordial de l’éducation dans le développement. L’éducation est le réacteur d’un monde plus stable et éclairé, continuons de la défendre ensemble.

 

● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)

> Protection de l’enfance : « Alerte enlèvement » fête ses 20 ans ! Devant les magistrats, policiers, gendarmes et partenaires institutionnels, nous avons décidé avec le ministre de l’Intérieur, de renforcer ce magnifique dispositif « Alerte enlèvement ». Déjà 38 enfants retrouvés grâce à ce dispositif Nous allons le moderniser en intégrant les alertes avec le dispositif FR-Alert (message sur votre téléphone) pour démultiplier les chances de retrouver les mineurs disparus.

 

Serge Papin (ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> 513 contrôles ont été menés chez les distributeurs de carburant dans les délais prévus comme l’avait décidé le Premier ministre.
La forte volatilité du prix du pétrole ne peut être l’occasion pour certains d’en profiter. La libre concurrence doit jouer son rôle au bénéfice des consommateurs.
À travers ses contrôles et en échangeant avec les distributeurs on peut rétablir la transparence sur les prix sans quoi il ne peut pas y avoir de concurrence. Or c’est le premier pare-feu contre les hausses de prix injustifiées.
Les consommateurs ont le droit à des prix clairs transparents et justifiés.
Résultat des contrôles : 13 % des établissements présentaient des anomalies. Entre 5 et 6 % ont fait l’objet de sanctions un niveau comparable à ce que l’on observe chaque année.
Lorsqu’il s’agit d’une première erreur un rappel à la règle est privilégié. En cas de faute grave ou répétée des sanctions sont appliquées.
Les amendes peuvent atteindre 15 000 € pour des erreurs d’affichage. Si une pratique commerciale trompeuse est établie par l’enquête elles peuvent monter jusqu’à 300 000 € pour une personne physique et 1,5 M€ pour une personne morale.

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Lorsque les prix des carburants augmentent, c'est aussi l'outil de travail de nos pêcheurs qui est directement touché. Pour travailler à des solutions concrètes et rapides, nous réunissions la filière, distributeurs de GOP et établissements bancaires à Bercy.

 

Alice Rufo (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur de la ministre des Armées et des Anciens combattants)
> [Militaire français tué au Kurdistan] Grande émotion à l'annonce de la mort de l'adjudant-chef Arnaud Frion et de la blessure de 6 de ses camarades. Mes pensées vont au militaire décédé, à ses camarades blessés, à leurs proches, notamment à la famille de l'adjudant-chef Frion, et à tous leurs compagnons d’armes. L’adjudant-chef Arnaud Frion servait la France avec courage et sens du devoir. Je m’incline devant sa mémoire et salue son engagement. La reconnaissance de la France va à tous nos militaires qui nous protègent au quotidien. Honneur et soutien à eux.

 

Sébastien Martin (ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> Face aux tensions au Moyen-Orient, nous sommes dans l’action.
Depuis plusieurs jours, je suis en contact permanent avec les représentants de nos filières industrielles pour suivre la situation, anticiper les impacts, identifier les risques.
L’État est à leurs côtés.
Mobilisé.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> [Militaire français tué au Kurdistan] L’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces, est tombé pour la France lors d’une attaque en Irak. Je pense avec émotion à sa famille, à ses proches et à ses frères d’armes, frappés par cette perte immense. Mes pensées vont aussi à nos autres militaires blessés et à leurs familles. La Nation leur exprime son soutien, sa solidarité et sa profonde reconnaissance.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> [Militaire français tué au Kurdistan] Je m’incline devant la mémoire d'Arnaud Frion, adjudant-chef engagé au sein des chasseurs alpins, mort pour la France en Irak. Cette attaque menée par un groupe armé, soutien du régime des mollahs, contre nos forces déployées pour lutter contre le terrorisme dans la région, constitue une agression inacceptable. Mes pensées vont à sa famille, à nos soldats et aux autres militaires blessés lors de cette attaque.

> [Municipales] Tout au long de cette campagne, en me déplaçant de Bordeaux à Lille en passant par Paris, Nîmes, Tours, Nantes, Alençon, Courbevoie, Saint-Herblain, Strasbourg, Levallois-Perret, Malakoff et ailleurs en France, j’ai vu la détermination de milliers de femmes et d’hommes issus de Renaissance, fiers de s’engager pour leur commune. Je vous invite à leur faire confiance massivement ce 15 mars, car ils seront les garants de tant de progrès pour votre qualité de vie, de la solidarité, du vivre-ensemble et de la sécurité pour votre ville. Au-delà des étiquettes, c’est la vitalité de notre démocratie qui se joue dimanche : 49 millions de Français sont appelés à choisir leurs plus de 500 000 élus. Alors mon message est simple : votez.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Julien Aubert, c’est très culotté. Vous le dites vous-même : la décision de fermer Fessenheim a été prise bien avant Emmanuel Macron. Dès 2012, François Hollande a décidé de faire passer la part du nucléaire de 75 % à 50 % dans la production d’électricité. Cette décision était la conséquence directe d’un accord passé avec les Verts, qui prévoyait notamment la fermeture de la centrale de Fessenheim. À partir de ce moment-là, les investissements nécessaires à son maintien n’ont plus été engagés et la fermeture a été programmée. Pour ma part, en tant que ministre, je ne me suis pas contentée de soutenir la relance du nucléaire en France : je l’ai menée. Vous le reconnaissez vous-même d’ailleurs ! Je l’ai aussi portée au niveau européen en lançant, en février 2023, l’Alliance du nucléaire, qui rassemble aujourd’hui 13 États européens, notamment d’Europe centrale, de l’Est et du Nord. J’ai affronté la Commission européenne, l’Allemagne, le Luxembourg et l’Autriche pour faire reconnaître le nucléaire comme une énergie indispensable à la fois à notre souveraineté énergétique et à la décarbonation. Ma position sur ce sujet a toujours été claire et constante. Je vous invite d’ailleurs à en discuter avec les salariés et la direction d’EDF. Enfin, chacun devrait balayer devant sa porte. C’est bien sous Sarkozy entre 2007 et 2012, que le budget de maintenance du parc nucléaire a commencé à diminuer significativement… expliquant une partie des difficultés qu’a connues la filière plus tard.

> Cette reconnaissance d’une erreur stratégique par la présidente de la Commission européenne clôt un combat sur le nucléaire que j’ai mené aux côtés du président de la République ces sept dernières années. J’ai toujours soutenu le nucléaire. En tant que ministre de l’énergie, j’ai affronté la Commission européenne, l’Allemagne, le Luxembourg et l’Autriche pour obtenir la reconnaissance du nucléaire. Grâce à l’Alliance européenne du nucléaire que j’ai créée en 2023, j’ai pu faire voter des textes favorables au nucléaire au niveau européen comme la réforme du marché de l’électricité ou la loi climat 2040. Aujourd’hui, c’est la diplomatie française qui obtient une éclatante victoire.

> Nous sommes l’une des plus grandes nations du nucléaire. Mais si nous n’investissons pas dans la recherche et le développement, dans l’innovation, nous resterons sur place, là où les États-Unis et la Chine investissent massivement. C’est notre responsabilité, en tant qu’État stratège, de continuer à investir dans l’innovation, en acceptant aussi que l’on puisse parfois affronter des échecs. Mais c’est ça l’investissement dans la recherche et développement : nous ne gagnons pas à tous les coups, mais nous progressons.

> La priorité, c’est de répondre tout de suite aux besoins des Françaises et des Français. C’est ce que fait le ministre de l’Économie qui a réuni hier Total et les distributeurs. À l’issue de cette réunion, Total s’est engagé à bloquer ses prix et la grande distribution a annoncé des baisses à la pompe, de l’ordre de 10 à 30 centimes. Par ailleurs, des stocks stratégiques massifs de pétrole ont été débloqués au niveau mondial.

> Il y a trois ans, nous avons déjà connu une envolée des prix. Nous sommes aujourdhui dans une meilleure posture. Pourquoi ? Parce que les gouvernements successifs ont travaillé à réduire notre dépendance aux énergies fossiles. C’est cela, le combat de fond qu’il faut porter. Je le répète depuis des années : quand nous dépendons à 99 % des importations pour notre approvisionnement en pétrole et en gaz, il faut réduire cette dépendance en remplaçant les fossiles par des énergies produites en France comme l’électricité renouvelable et nucléaire. C’est une question de souveraineté.

> L’extrême droite et l’extrême gauche portent le même niveau de violence ; on y tient des propos antisémites, certes poussés à l’extrême par La France insoumise, mais encore présents dans un certain nombre de communications de personnes qui figurent sur les listes du Rassemblement national. Cela n’existe pas dans les listes des partis modérés. Nous n’avons pas, dans le bloc central, des personnes qui tiennent des propos antisémites ou racistes.

> Le vrai combat que la France a mené ces dernières années c’est de convertir l’Europe au nucléaire. En tant que ministre de la transition énergétique, j’ai lancé l’Alliance du nucléaire en février 2023 qui réunissait des États membres scandinaves et d’Europe de l’Est avec l’objectif de faire reconnaître le nucléaire au même titre que les renouvelables. Ça a été un combat extrêmement difficile. Nous sommes passés d’un moment où il n’était pas possible de prononcer le mot nucléaire dans les discussions à une reconnaissance par la présidente de la Commission européenne de l’erreur stratégique qu’a été la baisse du nucléaire dans le mix européen. Et je m’en réjouis.

> Notre difficulté, en France, c’est que notre approvisionnement en pétrole et en gaz dépend à 99 % des importations. Alors même que nous sommes champions de la production d’électricité grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. C’est pour cela qu’il faut accélérer le remplacement des fossiles par l’énergie que nous produisions.

> L’Iran a un gouvernement terroriste. Et quand on fait du terrorisme, on sème la terreur. L’Iran essaie de semer la terreur économique. Son objectif est d’alimenter la crainte d’une rupture d’approvisionnement du pétrole pour faire monter les prix. Face à cela, les pays européens mais aussi les États du Golfe, les États-Unis, et même la Chine, qui est très dépendante du pétrole, ont tout intérêt à refroidir les prix du pétrole. Deux axes d’action se dessinent : débloquer le détroit d’Ormuz et réduire la pression sur l’approvisionnement en débloquant des stocks stratégiques.

 

Elisabeth Borne (députée)
> [Militaire français tué au Kurdistan] Hommage à l’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins de Varces, mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil, en Irak. Mes pensées vont à sa famille et à ses proches, à ses frères d’armes, et aux militaires blessés. La Nation se tient à leurs côtés. Nos forces, engagées dans la lutte contre Daech, ont été visées par un groupe armé soutenu par le régime des mollahs. Rien ne saurait justifier une telle attaque.

 

Jean-René Cazeneuve (député)
> Contrairement aux contre-vérités de Le Pen:
- la crise actuelle a un impact global négatif pour les finances publiques
- même s'il s'enrichissait, l'Etat c'est nous
- baisser TVA et taxes, c'est creuser notre déficit
- cette crise a été provoquée par leur idole Trump

> Nous avons voté en 2018 la suppression du mot «race» de la Constitution (texte qui n'est pas allé au bout) et ces abrutis [de LFI] le réintroduisent par la fenêtre... Pour faire prospérer leur business !

 

Pieyre-Alexandre Anglade (député) 
> [Hostilités au Moyen-Orient] La France n’a pas déclenché cette guerre et n’est pas partie prenante aux frappes américano-israéliennes. Notre priorité est claire : protéger nos ressortissants, soutenir nos partenaires du Golfe et préserver la stabilité régionale. La France agit pour la paix.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] L’Ukraine doit rester notre priorité. La Russie demeure aujourd’hui la principale menace pour la sécurité de l’Europe. Même si le Moyen-Orient s’embrase, nous devons maintenir et renforcer notre soutien aux Ukrainiens et continuer à accroître la pression sur Moscou. (…)
C'est très important de réaffirmer à l'Ukraine notre soutien indéfectible

> [Hostilités au Moyen-Orient] Le Hezbollah a commis une faute grave en attaquant Israël. Mais envahir le Liban et provoquer des centaines de milliers de déplacés est une impasse. Le combat contre le Hezbollah passe par le renforcement de l’état libanais pas par la destruction et l’occupation.

> [Mort d’un militaire français au Kurdistan] L’adjudant-chef Arnaud Frion a été tué et plusieurs de ses camarades ont été blessés cette nuit en Irak. À leurs familles, leurs proches et leurs frères d’armes, j’adresse toute ma solidarité. Soutien et confiance à l’ensemble de nos forces armées dans ces moments difficiles.

 

Marie Lebec (députée)
> Une Assemblée nationale rien que pour les enfants. En pleine suspension de nos travaux parlementaires, j’ai eu la chance cette semaine d’accueillir deux classes de CM2, celle de l’école Val Fleuri à Chatou et celle de l’école Jean Rostand à Marly-le-Roi. Leur faire découvrir la fabrique de la loi et le fonctionnement de nos institutions directement dans la maison du peuple, c’est la meilleure façon de rendre ces notions vivantes et de les aider à devenir les citoyens éclairés de demain.

 

Charles Rodwell (député)
> [Rokhaya Diallo (LFI) s’est dite «choquée» de l’absence de personnes de couleur parmi les têtes de liste du PS pour les municipales] Cette dame dénonce également l’absence de candidats « non blancs » aux municipales. Où est la gauche pour dénoncer le racisme ? La gauche resterait-elle muette, si quelqu’un déplorait l’inverse ? La gauche resterait-elle muette, si quelqu’un soulignait que « dans la France actuelle, on ne peut pas être sereinement une personne blanche dans l’espace public » ? Ces gens veulent la guerre civile. Et la gauche française, elle, cautionne.

> Très honoré d’être officiellement missionné par le Gouvernement pour contribuer à renforcer nos politiques de sécurité économique et de protection de nos intérêts stratégiques.
Au cœur de ces politiques de protection, la France dispose notamment de mécanisme de contrôle des investissements étrangers uniques en Europe, pour renforcer la sécurité économique de nos entreprises et assurer la protection de nos intérêts stratégiques.
Pris en 2014 par Arnaud Montebourg, le décret relatif aux investissements étrangers permet de soumettre à une autorisation préalable de l'Etat tout investissement étranger dans une entreprise opérant dans un secteur d'activités stratégiques ou sensibles. Ces dispositifs de contrôle des investissements étrangers ont été considérablement renforcé par Bruno Le Maire, notamment dans le cadre de loi Pacte en 2019 et à travers plusieurs décrets pris entre 2020 et 2023.
Dans un monde en guerre économique, structurée notamment par la confrontation entre la Chine et les États-Unis, il est crucial d'adapter et de renforcer notre arsenal de sécurité économique, notamment nos mécanismes de contrôle des investissements étrangers, pour mieux protéger nos entreprises face aux nouvelles menaces auxquelles elles sont confrontées en France et en Europe.

> « Le rejet de l’énergie nucléaire a constitué une erreur stratégique de l’Union européenne. » L’histoire donne raison à la France, et c’est Ursula von der Leyen qui le dit.

 

Daniel Labaronne (député)
> [Mort d’un militaire français au Kurdistan] Immense tristesse après la mort pour la France de l’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins de Varces, tué lors d’une attaque dans la région d’Erbil, en Irak. Pensées à sa famille, à ses proches et à ses frères d’armes. Et soutien aux militaires blessés.

 

Olga Givernet (députée)
> Quand von der Leyen reprend les mots du président sur le nucléaire, la position française s’impose en Europe. Ce virage sur le nucléaire, nous l’assumons. Depuis deux mandats, Emmanuel Macron défend un mix énergétique équilibré et des électrons décarbonés produits sur notre sol.

> Les stocks stratégiques de pétrole sont indispensables à notre souveraineté énergétique. Les mobiliser peut être une solution pour pallier la crise. Mais attention : si nous les utilisons aujourd’hui, quand, dans quelles conditions et à quel prix pourrons-nous les reconstituer ?

> Le président Emmanuel Macron a toujours été au rendez-vous lors des crises internationales. Son action et la coordination avec nos partenaires protègent les Français. Certains prétendus présidentiables devraient s’en inspirer, au lieu de faire allégeance aux USA ou à la Russie.

> Les mauvaises idées du RN de baisser les taxes sur le carburant ou de LFI de bloquer les prix à la pompe ne régleront rien. Quand les prix augmentent, l’État perçoit plus de recettes : utilisons-les pour protéger d’abord les ménages les plus fragiles.

 

Constance Le Grip (députée)
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Je dénonce fermement la décision unilatérale des Etats-Unis d'assouplir les sanctions économiques contre la Russie et d'autoriser, temporairement certes, la vente de pétrole russe. Cette décision, saluée bien sûr par le Kremlin, est très préoccupante ! La Russie mène une guerre d'agression contre l'Ukraine, et, c'est avéré maintenant, a des échanges de renseignement avec le régime iranien. La décision étasunienne va accroître les ressources russes pour sa guerre contre l'Ukraine et offre un ballon d'oxygène à Poutine !

> La France, membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, puissance dotée, puissance militaire reconnue, joue pleinement son rôle dans la crise géopolitique actuelle : soutien actif de tous ses partenaires et alliés, protection de ses ressortissants, contribution au travail de sécurisation du détroit d'Ormuz et de rétablissement de la liberté de navigation.

> [Mort d’un militaire français au Kurdistan] Je tiens à m'incliner devant la mémoire de l'adjudant-chef Arnaud Frion, mort pour la France. Il participait à une coalition internationale contre Daech, et se battait donc pour nos valeurs et notre liberté. Notre détermination à lutter contre le terrorisme islamiste est plus forte que jamais !

 

● MoDem 
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)

> [Mort d’un militaire français au Kurdistan] En Irak, l’adjudant-chef Arnaud Frion est mort pour la France, lors d’une lâche attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre le terrorisme. Son parcours au sein de nos armées force le respect, et nous sommes fiers de son engagement au service de notre pays. À sa famille, à ses frères d’armes et à nos militaires blessés durant cette attaque, les députés Démocrates adressent leur soutien indéfectible. Alors que les tensions et le chaos se propagent dans toute la région, c’est notre nation tout entière qui doit se tenir aux côtés de celles et ceux qui, dans un contexte extrêmement difficile, servent la France et défendent nos valeurs.

> [Municipales] La campagne de premier tour pour le renouvellement de l'ensemble des conseils municipaux de France s'achève ce soir. Et avant le silence qui s'impose à tous pour laisser les électeurs faire leur choix, je voudrais saluer celles et ceux qui ont fait le choix du débat démocratique en se présentant au suffrage des Français ce dimanche. Saluer singulièrement les militants et sympathisants démocrates qui portent une certaine idée de la démocratie locale. Une démocratie qui respecte, qui écoute, qui refuse la radicalisation du débat politique. Une démocratie locale qui s'appuie sur le dépassement des étiquettes comme c'est, de fait, déjà le cas dans l'immense majorité des communes. Et des élus et engagés, pour qui le projet, la concorde civile et l'esprit de responsabilité priment sur les considérations partisanes. Je leur souhaite le meilleur et je sais qu’au MoDem nous pourrons nous appuyer sur eux dans les années à venir pour incarner territorialement cette force centrale et d’équilibre dont le pays a tant besoin. Dimanche, c'est de chacune et chacun d'entre nous que dépend la vitalité de la démocratique locale. Votez et faites voter !

 

Bruno Fuchs (député)
> [Mort d’un militaire français au Kurdistan] Toutes mes pensées les plus émues et patriotes vont à l’adjudant-chef Arnaud Frion, mort en mission en Irak. Pensées pour sa famille, ses proches et ses frères d’armes. Soutien également aux cinq soldats français blessés au cours de l'attaque. La Nation se recueille.

 

● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> [Mort d’un militaire français au Kurdistan] La France pleure l’un de ses soldats tombé au Moyen-Orient. L’adjudant-chef Arnaud Frion servait avec courage aux côtés de nos partenaires kurdes et irakiens contre le terrorisme. Pensées à sa famille, à ses frères d’armes et à nos forces déployées dans la région.

 

► Autres 
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie industrielle)

> Nous devons investir plus dans la construction, levier essentiel pour renforcer l’attractivité de l’Europe et accélérer les projets qui créent de la croissance et de l’emploi.

> Pour la première fois (et le jour du Sommet sur l’énergie nucléaire) la Commission européenne ouvre enfin pleinement sa stratégie industrielle et ses financements au nucléaire ! La stratégie pour les SMR présentée aujourd’hui est une avancée majeure.
Elle permettra de :
- baisser les factures d’électricité
- décarboner nos industries
- renforcer notre souveraineté énergétique.

 

● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
> L'immigration préoccupe nos concitoyens et nous devons évidemment apporter des réponses. Sans instrumentalisation. Sans bafouer nos valeurs humanistes. Nous sommes évidemment en faveur d’un renforcement des contrôles à nos frontières extérieures mais n’oublions jamais que nous parlons de vies humaines. Nous parlons d’hommes, de femmes et d’enfants. Pas de simples chiffres. Le Pacte Asile et migration que nous avons adopté en 2024 est une première phase. Il allie fermeté, solidarité et humanité. Il repose sur une dimension profondément européenne. Le règlement Retour était la pièce manquante. Alors que nous avions réussi, avec le Pacte Asile et migration, à trouver un accord avec les forces pro-européennes, les atermoiements de la gauche et le double jeu de la droite ont mené à une alliance mortifère de la droite avec l’extrême droite. Résultat ? Un règlement Retour qui sera inefficace, contre-productif et à l’encontre de nos valeurs. Nous avons des exemples très concrets de l’inefficacité des mesures prônées par la droite et l’extrême droite européennes. Le gouvernement de Meloni va dépenser 160 millions d’euros par an, pendant 5 ans, pour son centre de rétention en Albanie. Il y a aujourd’hui 90 migrants dans ce centre. C’est un gouffre financier. Externaliser la gestion migratoire c’est aussi prendre le risque de subir du chantage et de l’instrumentalisation de la part de pays tiers. Nous, nous défendons notre souveraineté. Et nous, nous défendons le respect des droits fondamentaux.

> Renew Europe salue la prolongation des règles de lutte contre les abus sexuels sur mineurs. En ciblant les contenus illicites connus et en protégeant le chiffrement, nous défendons les enfants sans porter atteinte à la vie privée.

> L'ingérence du Kremlin dans les élections hongroises est une attaque directe contre la démocratie !
Les informations faisant état de désinformation orchestrée par la Russie pour discréditer l'opposition sont extrêmement préoccupantes. Nous ne pouvons permettre à la guerre hybride de Poutine de manipuler les votes européens.
Les Hongrois doivent être libres de choisir leur avenir !

 

Valérie Devaux (députée)
> Les accidents ferroviaires de Tempé et d'Adamuz ont bouleversés les Grecs, les Espagnols et, au-delà, tous les Européens. Après le temps du deuil et du recueillement, il nous appartient désormais de prendre les mesures nécessaires afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus jamais en Europe. Le vieillissement des infrastructures est souvent en cause dans les accidents. Cela souligne l'urgence de mettre en œuvre une véritable politique d'investissement dans la modernisation des équipements.

> En novembre dernier, nous avons adopté un rapport ambitieux pour renouveler la stratégie européenne en faveur des personnes en situation de handicap. Il est désormais temps de passer de la parole aux actes. Je veux à ce titre saluer l'annonce par la Commission d'un pacte européen pour les soins.

 

Gregory Allione (député)
> [Mort d’un militaire français au Kurdistan] Émotion après la mort au combat de l’adjudant-chef Arnaud Frion en Irak. Mes pensées à sa famille, à ses proches et à ses frères d’armes du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces. La présence française pour lutter contre le terrorisme dans cette région ne peut être l’objet d’attaques dans le cadre du conflit Iranien. Je me joins à la Nation dans cette épreuve difficile.

> Nomination aux Oscars pour Jordan Bardella : catégorie « Meilleur second rôle pour le régime de Poutine » Un palmarès de votes systématiquement pro-Russe depuis des années. Un scénario écrit à Moscou. Une honte.

 

Nathalie Loiseau (députée)
> [Mort d’un militaire français au Kurdistan] Colère et tristesse au moment où l’on apprend la mort de l’adjudant-chef Arnaud Frion. Il était en Irak pour lutter contre les terroristes de Daesh, il a été tué par une milice du régime terroriste iranien. Mes pensées émues vont à sa famille et à ses frères d’armes blessés.

> Dans notre Parlement, on dénonce les dérives du parti au pouvoir en Géorgie et on appelle à des mesures fortes de l'Union européenne. Mais, au Conseil, que voit-on ? Aucune volonté de prendre des sanctions significatives, ni même d'isoler les autorités de Tbilissi. Quant à la Commission, tout donne à croire qu'elle a tiré un trait sur la Géorgie, pourtant candidate à l'adhésion à l'Union européenne. Vladimir Poutine observe et nous risquons de lui donner un signal terrible. Plutôt que d'entrer dans une guerre frontale avec un pays européen, autant contribuer à y truquer les élections, le jeu en vaut la chandelle. Il ne sert à rien de promettre un bouclier démocratique européen si la Commission et le Conseil ne font pas davantage pour la démocratie en Géorgie.

> Depuis bientôt trois ans, des militaires ont pris le pouvoir au Niger à la faveur d'un coup d'État. Depuis, le président Bazoum est détenu. Les militaires français qui aidaient le Niger à combattre le terrorisme ont été priés de partir. Quel est le bilan de ces trois années ? Il est hélas catastrophique. Le Niger n'est plus une démocratie. Les milices djihadistes progressent, la population souffre considérablement. Mais, à Niamey, la junte a une explication et un bouc émissaire : la France. La France qui n'est plus là, mais que les putschistes accusent de tous les maux en recourant massivement à la désinformation.

 

● Personnalités centristes
Amélie de Montchalin (Première présidente de la Cour des comptes)
> [Allocution lors de l’audience solennelle de son installation en tant que première présidente] Alors que chacun mesure la gravité des événements en Iran, au Liban, au Moyen- Orient, et toujours en Ukraine, la Cour des comptes vous remercie de votre présence, vous qui êtes le garant de nos institutions. Par celle-ci vous manifestez tant la considération que vous portez à la Cour et aux 17 chambres régionales et territoriales des comptes, que la confiance que vous accordez à leurs magistrats et à tous leurs personnels. Sachez que nous en sommes très honorés. Plus personnellement, je vous dois l’opportunité d’avoir pu servir notre pays et nos concitoyens, en particulier aux côtés des agents publics, auxquels je souhaite adresser mes premières pensées alors que j’intègre avec fierté la fonction publique.
Par votre présence, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, vous rappelez que la Cour est à équidistance du Parlement et du Gouvernement. Je tiens donc à vous remercier, Monsieur le Président de la Commission des Finances qui représentez le Président du Sénat, Messieurs les rapporteurs généraux, pour votre présence.
En tant qu’ancienne parlementaire, je formule le souhait, sincère, d’approfondir avec vous, cette mission d’assistance au Parlement que nous confie la Constitution, pour nourrir le débat parlementaire et faire en sorte que députés et sénateurs puissent se saisir pleinement des recommandations des juridictions financières. J’exprime aussi ma reconnaissance aux hautes autorités du Conseil constitutionnel, M. le Président, du Conseil d’État, M. le Vice-président, de la Cour de cassation, M. le Procureur Général, et à Madame la Défenseure des droits, avec lesquelles la Cour entretient depuis toujours des relations étroites et constructives et partagent un patrimoine républicain commun fondé sur la juste répartition des pouvoirs entre nos institutions. Je suis par ailleurs très sensible à vos mots de bienvenue, Madame la Présidente, et Madame la Procureure générale. Madame la Présidente, alors que vous venez de recueillir mon serment, je vous suis, avec l’ensemble des membres des juridictions financières, très reconnaissante d’avoir assuré ces semaines d’intérim, incarnant ainsi la permanence et la continuité de notre juridiction. Madame la Procureure générale, je sais pouvoir compter sur votre appui et me réjouis d’une collaboration fructueuse entre le siège et le parquet pour œuvrer ensemble au respect de l’ordre public financier. Permettez-moi aussi de saluer à cette occasion Hélène Gisserot, qui fut la première Procureure générale, après avoir été déléguée à la Condition Féminine.
A l’heure où je deviens Première présidente, j’ai une pensée pour toutes les «premières» qui m’ont précédée dans cette institution. Je pense d’abord à la première femme qui entra en 1915 à la Cour en tant que « dactylographe auxiliaire », tandis que les hommes étaient partis au front. Elle s’appelait Gabrielle Grémillet. Elle fut suivie ensuite par une série de premières « dames » exerçant les fonctions de dactylographes, lingères, concierges, selon l’expression du temps. En 1940, Hélène Binet, chartiste, devient directrice de la bibliothèque. Puis peu à peu, les premières femmes purent accéder aux fonctions de magistrate. Il fallut attendre 1955, soit 10 ans après la création de l’ENA, pour l’arrivée des deux premières auditrices, Anne-Marie Hackett et Jacqueline Rougié ! La première conseiller-maître – on ne féminisait pas les titres à l’époque – fut Yvette Chassagne en 1979, et les premières présidentes de chambre furent, il y a à peine vingt ans, en 2006, Claire Bazy-Malaurie et Marie-Thérèse Cornette, que je salue.
En tant que première Première présidente, je me réjouis que la Cour soit désormais paritaire dans ses présidences, et que tant de femmes fassent aujourd’hui vivre ses missions et ses métiers. Je salue ainsi toutes les femmes des juridictions financières, présentes ici ou ailleurs. Je saurai me montrer digne de la détermination et de l’excellence de toutes ces « premières », qui ont permis non pas seulement de féminiser notre juridiction, mais aussi de la rendre plus crédible dans le débat public.
Je salue enfin tout particulièrement la présence de mes prédécesseurs, François Logerot, Didier Migaud, Pierre Moscovici. Vous avez chacun œuvré pour l’intérêt du pays en imprimant à notre Institution votre vision, vos convictions, toujours pour la renforcer dans son indépendance, et la rendre sans cesse plus utile aux Français. Souvent élus de la République, parfois anciens ministres, toujours hommes d’Etat, vous avez su incarner pleinement notre institution et son collectif d’hommes et de femmes. Vous avez été, chacun avec vos personnalités, les promoteurs et les porte-parole des travaux de la Cour, et les garants d’une Cour entendue, écoutée et respectée. J’associe à cet hommage André Chandernagor, qui nous a quittés récemment, ainsi que Philippe Séguin.
Lors de sa séance d’installation, ici même il y a 22 ans, le Premier président Séguin disait justement de sa forte voix : « Soyons bien conscients de ce qui est attendu de la Cour ». C’est en effet d’une attente démocratique profonde du citoyen que la Cour tient sa permanence. Cette attente est plus vive que jamais, et il nous appartient de la servir au mieux pour le temps présent. Comme un rappel à ce devoir, cette attente est inscrite, au-dessus de nous, en cette Grand’Chambre, surmontée d’une représentation de la République. C’est l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ».
Réaffirmons-le aujourd’hui : le contrôle de l’utilisation de l’argent public est au cœur de notre démocratie, et depuis 2008 de notre Constitution. Je dirais même plus : informer le citoyen contribuable est devenu un marqueur démocratique essentiel dans notre pays, comme c’est le cas dans bien d’autres démocraties. En témoigne la présence des représentants des réseaux internationaux, européen et francophone des institutions supérieures de contrôle, que je salue ici chaleureusement et avec qui j’aurai grand plaisir à travailler. Si la Cour a survécu à tous les régimes et à tous les soubresauts de notre histoire, c’est parce que son identité est solide. Dire la vérité aux Français, être un repère de notre débat démocratique et inciter chaque décideur, chaque agent, à mieux utiliser l’argent public : telles sont les sources de la confiance que les Français et leurs représentants ont placée dans les juridictions financières. Je ferai tout pour qu’elles restent dignes de cette confiance et aucun pouvoir démocratiquement élu ne pourra remettre cela en cause. « Tout Etat exige un trésor. Tout trésor exige un compte. Tout compte exige un contrôle par un juge désintéressé. » disait Pierre Moinot, ancien Procureur général et éminent membre de notre compagnie, qui rappelle aussi la tradition littéraire vivace des magistrats de la Cour, qui n’est en rien une frivolité. Le mot juste, la phrase claire, le bon chiffre, l’analyse impartiale, sont l’expression de notre devoir à tous.
Oui, la Cour est un trésor pour notre démocratie, surtout quand celle-ci peut être ébranlée : nos valeurs d’indépendance, de collégialité et de contradictoire, gages d’objectivité et d’impartialité constituent un patrimoine que nous devons préserver et défendre, avec force.
La Cour est à un moment charnière de son histoire, parce que nous sommes à un moment charnière de notre démocratie. Conforter les juridictions financières, protéger leur indépendance, renforcer l’impact de leurs travaux, veiller à la responsabilité des gestionnaires publics, c’est renforcer notre démocratie. C’est la responsabilité collective – et j’insiste sur ce terme – de celles et ceux qui sont liés par le serment que je viens moi-même de prêter, que d’incarner, jour après jour, les valeurs de la Cour, en particulier en ces temps troublés, et à l’approche d’échéances électorales qui portent tant d’enjeux pour notre pays.
Dans un contexte marqué par une telle gravité, je voudrais insister sur trois messages : Le premier, c’est que la condition essentielle de la souveraineté d’un pays est financière. Et celle-ci est aujourd’hui menacée par notre trop grand déficit : sans comptes en ordre, aucune souveraineté n’est possible. Sans marges de manœuvre financières, nous ne pourrons pas assurer notre défense, financer les investissements indispensables aux transitions écologique et numérique, soutenir nos entreprises ou préparer l’avenir de notre jeunesse en proie aux doutes. La réduction du déficit n’est pas un dogme de la Cour mais un choix de justice entre les générations. Parce qu’elle s’inscrit dans le temps long et qu’elle détient une mémoire dans un monde dirigé par l’immédiateté, la Cour est dans son rôle quand elle éclaire les choix à faire pour protéger celles et ceux qui viennent après nous. Mon deuxième message, c’est la nécessité de protéger nos institutions dans un contexte de remise en cause du modèle démocratique dans le monde, y compris en Europe, amplifié par les bouleversements géopolitiques que nous connaissons.
Dans ce contexte, des idéologies progressent en instrumentalisant les faiblesses de la démocratie, pour diffuser un programme de négation de ses principes. Suit invariablement, dans un nombre croissant de pays, la remise en cause des institutions qui sont le socle de la démocratie, leur « trésor » comme l’est la Cour pour la France, avec les autres institutions républicaines dont les représentants sont présents parmi nous aujourd’hui, et se propagent alors des attaques intolérables contre les juges et leurs décisions.
Troisième message, notre espace informationnel a été profondément bouleversé par les technologies numériques, et nous ne percevons que depuis peu tout leur impact néfaste sur le débat public. La prolifération des fausses nouvelles et de ce que d’aucuns appellent des « faits alternatifs » est un défi aux Lumières de l’article 15.
Dans un débat où il n’y a plus ni vrai, ni faux pour beaucoup, les juridictions financières doivent rester un phare dans un brouillard de plus en plus épais pour nos concitoyens. Soyons donc bien conscients de ce qui est attendu de la Cour : « Dat ordinem lucendo », rétablir l’ordre en faisant la lumière. Voilà une devise qui remonte aux origines de notre institution, mais qui porte, à mon sens, une partie de la réponse à ces trois enjeux qui traversent aujourd’hui notre démocratie. Lumière et ordre. Cette articulation entre transparence et impact, débat public et transformation des politiques publiques est la boussole que nous devons suivre plus que jamais. Plutôt qu’un plan d’actions déjà complet, que je souhaite bâtir dans les prochains mois avec les autorités, les magistrats et les agents de la Cour et des chambres régionales et territoriales des comptes, je me bornerai ici à exposer deux priorités immédiates que j’entends porter au début de mon mandat.
Première priorité, protéger l’indépendance de la Cour pour renforcer notre démocratie. Protéger l’indépendance des juridictions financières signifie d’abord renforcer encore leur exemplarité. La Cour dispense des conseils et des recommandations à tous les acteurs publics : il est donc essentiel qu’elle soit irréprochable dans sa gestion interne et dans ses procédures et transparente dans son fonctionnement. A cet égard, la probité et l’exemplarité de ses membres sont la clé de voûte de la confiance, à commencer par la Première présidente. Dès mon entrée en fonctions, comme le prévoit le code des juridictions financières, j’ai remis ma déclaration d’intérêts au collège de déontologie, que je veux remercier pour ses observations. La conférence des présidents s’est ensuite réunie pour établir, sous la présidence de la doyenne des présidents de chambre, les modalités concrètes de mise en œuvre de ses recommandations. Ces modalités décidées collégialement s’imposeront à moi et seront partagées en toute transparence dès cet après-midi avec tous les agents des juridictions financières. De la même façon, je sais pouvoir compter sur la déontologie et l’éthique de chacun pour préserver l’image et l’indépendance de notre institution. Si notre corpus de référence est déjà solide, nos pratiques en la matière ne sont pas encore toutes suffisamment encadrées. En tant que cheffe de corps, je serai intransigeante sur le respect de nos règles communes. Trop de débats ont surgi dans la période récente sur des recrutements ou des expressions publiques de nos membres qui nuisent à l’image et à la crédibilité de notre institution. Dans l’époque que nous vivons, rien ne doit menacer la crédibilité de la Cour, ni troubler son travail collégial, impartial et son rôle de tiers de confiance vis-à-vis de nos concitoyens. C’est pourquoi je remercie Didier Migaud, Premier président honoraire et ancien Président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, d’avoir accepté de mener une mission visant à proposer, en partant de notre socle de référence actuel, un cadre encore renforcé pour que rien ne puisse affaiblir notre indépendance dans nos actions, pour ce qui concerne nos recrutements, la conduite de nos travaux et l’expression publique des membres et agents des juridictions financières. Je souhaite qu’il puisse me rendre ses préconisations en juin afin d’en tirer les conclusions pour toutes les juridictions financières dans les meilleurs délais.
Deuxième priorité, donner plus d’impact à nos travaux, pour que la lumière rétablisse encore davantage l’ordre. La transparence, comme l’exemplarité, est l’un des fondements de la confiance publique et un accélérateur de la transformation. La réforme dite du « 100 % publication », impulsée par Pierre Moscovici, a constitué à cet égard une évolution stratégique décisive : elle a rendu davantage accessibles nos travaux aux Français et a ainsi renforcé leurs attentes de changement. Mais publier ne suffit pas : encore faut-il veiller à la cohérence de nos messages, à leur pertinence et à leur calendrier, afin qu’ils aient le maximum d’impact possible. Nos travaux ne sont pas les opinions de quelques-uns, ce sont des avis collégiaux fondés sur l’investigation et le contradictoire, précis dans leurs constats, rigoureux dans leurs analyses et nuancés dans leurs recommandations. Cette collégialité doit nous donner le courage de la nuance et la force de l’autorité.
Rappelons-nous que la Cour est un organisme de contrôle et non un organisme d’études : c’est cela même qui justifie ses pouvoirs étendus et sa nature juridictionnelle que je souhaite conforter. Et un rapport n’est pas une fin en soi : c’est un instrument de transparence utile à l’amélioration des administrations et des politiques publiques, et au contrôle de l’action du Gouvernement par le Parlement.
Être utile aux administrations, c’est leur apporter un regard extérieur sans les submerger de sollicitations. C’est formuler des recommandations opérationnelles et chiffrées, intégrant la complexité de leurs missions. Être utile au Parlement, c’est fournir des analyses robustes au moment opportun. Être utile aux citoyens, c’est publier des rapports clairs et accessibles et en assurer le suivi de façon résolue. Pour formuler ces recommandations crédibles et pertinentes, nous devons continuer de recruter des femmes et des hommes qui « ont tenu le manche et qui comprennent les textes et le contexte de l’action publique » comme Jean Castex a eu l’occasion de le dire, et je le remercie de sa présence aujourd’hui à nos côtés. Et, en retour, pour attirer les meilleurs profils, la Cour doit soutenir ses membres.
Quand je partirai, car je partirai bien un jour, je voudrais m’être assurée, comme cheffe de corps, que la Cour demeure ce vivier de serviteurs de l’Etat qui rayonnent, cette maison où l’on vient pour servir résolument, pour acquérir des compétences reconnues et utiles à l’extérieur ; en bref, un endroit d’où l’on reparte encore meilleur. Cet enjeu d’utilité et d’impact vaut aussi pour notre mission juridictionnelle. La réforme de la responsabilité financière des gestionnaires publics vise à contrôler le bon emploi des deniers publics sans entraver la capacité d’action des acteurs de terrain mais en assumant qu’il y a bien, toujours, des responsables. Cette réforme conduite sous votre autorité, M. le Président de la République, M. le Premier ministre, nous devons la faire pleinement réussir et la faire accepter en étant clairs sur nos procédures, en accompagnant les administrations, tout en étant fermes sur le fait qu’il n’y a pas d’impunité lorsqu’il y a faute de gestion. Prenons garde, à peine quelques années seulement après l’adoption de cette réforme, à ne pas remettre en cause ses fondements dans le contexte de défiance que j’évoquais tout à l’heure. Plus largement, si la Cour est souvent entendue, elle doit être davantage écoutée. Ainsi, ne nous contentons pas des excellentes statistiques que nous connaissons tous : oui, plus de la moitié des recommandations de la Cour sont mises en œuvre et c’est heureux. Mais le sont-elles dans la durée ? Permettent-elles toujours de transformer en profondeur et de réorganiser efficacement l’action publique ? Permettent-elles des économies durables ? Je souhaite que soient démultipliés les contrôles de suivi, pour que la Cour puisse s’assurer du devenir effectif de ses recommandations à échéances plus régulières, et que ce suivi-même soit porté à la connaissance du grand public, en devenant une part plus importante de la programmation de nos travaux que je souhaite plus stratégique et plus ciblée. Cela permettra également de valoriser autant les réussites que de faire état des points d’amélioration. Ce que la Cour aura contribué à transformer, à améliorer, à réaliser concrètement au service du bien public doit être davantage connu de tous. Je forme donc le vœu que nous lisions désormais dans la presse ce que la Cour a permis d’améliorer, encore davantage que ce qu’elle a déploré, hélas avec raison.
Monsieur le Président de la République, Mesdames et messieurs, Chers collègues, Je terminerai tout naturellement par une célébration de la force du collectif de cette Maison, qui s’exprime dans une convivialité humaine et dans la collégialité des décisions que je veux encore renforcer au cours de mon mandat, de même que le lien entre la Cour et les chambres régionales et territoriales des comptes. Je souhaite que nous prenions le temps nécessaire d’un bilan de JF 2025, cette grande et nécessaire transformation portée par Pierre Moscovici, avant de lancer de nouveaux chantiers. Ce doit être l’occasion de mesurer ses effets, de consolider ses acquis et d’ajuster ce qui doit l’être. A nous de poursuivre cette dynamique alors que l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles possibilités mais réinterroge nos métiers. A cet égard, ma démarche sera guidée par trois mots qui constituent des boussoles personnelles : sincérité, confiance, humilité. Sincérité d’abord. Sincérité des comptes, sincérité dans l’écoute, le dialogue, le débat, sincérité dans l’engagement. Mais aussi confiance. Confiance dans l’institution et dans ses membres, confiance dans notre nation, confiance en l’avenir. Et donc pour moi, humilité au service d’un collectif. Dans une maison marquée par le sceau de la collégialité, chacun peut beaucoup par son travail, son audace, son imagination. Mais personne ne peut réussir seul.
Car je le redis à tous les membres de notre compagnie et à l’ensemble des personnels ici et dans tout le pays, d’Orléans à Nouméa, de Noisiel aux Antilles : « soyons bien conscients de ce qui est attendu de la Cour ».
Avant de lever la séance, je vous prie, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir demeurer quelques instants à votre place afin de permettre à Mme la Procureure générale et à moi-même de raccompagner M. le Président de la République, que je remercie à nouveau de sa présence. La séance est levée.

 

 


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