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lundi 15 juin 2026

La Quotidienne centriste du 15 juin 2026. L’extrême-droite en passe de gagner dans toute l’Europe?


Selon une étude de Pew Research center, depuis le Brexit en 1976, l’extrême-droite populiste n’a cessé de progresser en Europe.

Elle est aux portes du pouvoir dans plusieurs pays et gouverne déjà en Italie à laquelle il faut ajouter la Slovaquie.

En revanche, elle a été chassée du pouvoir par les électeurs en Hongrie, en avril dernier, et la Pologne en 2023.

Mais que ce soit en France (RN), en Allemagne (AfD) et au Royaume-Uni (Reform), les partis d’extrême-droite et néo-nazi en ce qui concerne l’AfD, ne cessent de progresser.

Dans ces trois pays principaux du continent, ils sont même en tête des sondages et gagnent des élections partielles et intermédiaires sans oublier qu’en France le RN possède le groupe le plus important à l’Assemblée et qu’en Allemagne, l’AfD possède le deuxième au Bundestag.

Et n’oublions pas que les Pays-Bas avaient vu la victoire de l’extrême-droite avant qu’elle soit battue de justesse lors des dernières législatives, que celle-ci est en hausse constante en Espagne et au Portugal.

Tout semble donc s’aligner pour que l’Europe soit gouvernée bientôt majoritairement par l’extrême-droite populiste avec l’exemple venu des Etats-Unis avec Trump.

Dans cette optique désespérante pour la démocratie républicaine, le pire n’est peut-être pas inévitable comme vient de le montrer la Hongrie et, avant elle, la Pologne et les Pays-Bas en octobre 2025 où une mobilisation a permis de se débarrasser de ce populisme extrémiste.

C’est aussi ce qui s’est passé en France en 2017 et en 2022 ainsi qu’aux dernières législatives.

En rev anche, que ce soit au Royaume-Uni ou en France, l’extrême-droite, sans être majoritaire, est largement favorite pour les scrutins à venir.

Le Pew research center tente d’expliquer les raisons de cette montée en puissance :
«De nombreux facteurs ont façonné la montée du populisme de droite en Europe et ailleurs, notamment les frustrations économiques, les griefs culturels et la colère contre la classe politique.»

Pour autant, le problème est qu’il n’y a aucune rationalité dans cette adhésion populaire pour les partis et les candidats d’extrême-droite.

Car, que ce soit aux Etats-Unis, en Hongrie, en Pologne, en Italie, leur bilan est mauvais voire catastrophique et ils n’ont rempli quasiment aucune de leurs promesses notamment en matières économique et sociale tout en étant le plus souvent dans une corruption qui soi-disant était une de leur priorité à éradiquer.

La seule solution demeure une union de tous les partis démocratiques qui a donné des résultats dernièrement avec la défaite d’Orban en Hongrie.

Reste qu’elle semble difficile en France ou au Royaume-Uni alors que l’Allemagne réussit pour l’instant avec cette coalition entre le SPD et la CDU.

Pour le Pew research center:
«Au cours de la dernière décennie, les commentateurs ont évalué et réévalué à plusieurs reprises la fortune des populistes de droite en Europe sur la base des résultats des élections les plus récentes. Mais le plus important est que, quel que soit le résultat des élections, les populistes de droite sont devenus une caractéristique régulière du paysage politique et ont considérablement perturbé la politique européenne. Au cours des 18 prochains mois, les élections dans des pays comme la France, la Grèce, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et la Suède nous en diront davantage sur l’orientation du populisme de droite en Europe.»

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


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