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lundi 31 août 2026

Propos centristes. France – Rentrée scolaire / Dette publique / Budget 2027 / Dangers de LFI et du RN et de leurs programmes économiques / Promesses et risques de l’IA…


Voici une sélection, ce 31 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Jour important pour l’amitié entre la Suède et la France. Des choix forts en matière de coopération de défense, une nouvelle étape de notre partenariat stratégique, une même ambition : une Europe forte, souveraine, maîtresse de son destin.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> La proposition de Jean-Luc Mélenchon de ne pas rembourser notre dette est une faute morale, une faute économique et une faute patriotique. Une faute morale : emprunter de l’argent et décider de ne pas le rendre, cela s’appelle du vol. Une faute économique : c’est créer une faille dans notre système monétaire européen et abîmer la zone euro. Une faute patriotique : la signature de la France est encore respectée. Introduire le doute, c’est abîmer quelque chose qui fonctionne. Tout son programme repose sur le contraire du réel. Pour le financer, il fallait bien proposer quelque chose d’irréel.

> Faire des économies ne signifie pas frapper les plus fragiles : pas de gel du RSA, pas de désindexation des petites retraites, pas d’économies sur la Complémentaire santé solidaire. Je veux une Sécurité sociale de progrès. Un médicament qui apporte un progrès médical majeur doit être remboursé. Quand un traitement ancien n’apporte presque plus de bénéfice, son remboursement doit pouvoir être réexaminé. La science doit guider nos choix. Il faut aussi combattre les abus d’arrêts maladie pour mieux protéger ceux qui sont vraiment malades.

> Ma priorité : maîtriser la dépense pour ne pas augmenter les impôts. Un choc fiscal casserait une croissance déjà fragile. À quelques mois de la présidentielle, ce n’est pas à ce Gouvernement de bouleverser notre fiscalité. C’est aux Français d’en décider l'année prochaine.

> Préférer cinquante petites décisions efficaces et intelligentes, à trois ou quatre grandes spectaculaires, mais impossibles à faire voter. C’est un chemin étroit, mais c’est le seul réaliste.

> L’État portera l’essentiel de l’effort : ses dépenses continueront d’augmenter, mais moins que l’inflation. Je proposerai que les dépenses de fonctionnement des collectivités progressent au rythme de l’inflation : ni plus, ni moins. C’est juste. Les dépenses sociales progresseront davantage, notamment à cause du vieillissement de la population. Un budget, ce sont des choix, pas un rabot aveugle.

> Le désordre international est déjà là : guerre en Iran, énergie plus chère, tensions sur les marchés. N’y ajoutons pas en plus un désordre politique intérieur français. « Le petit jeu politique s’arrête là où commence le risque financier. » Il faut donc un budget pour 2027. Voter un budget avant la présidentielle ne confisque pas le choix des Français. Le texte n’est pas ficelé : nos orientations seront discutées avec les formations politiques, puis au Parlement. Et il sera réversible : la future majorité pourra le modifier dès son arrivée.
Pourquoi ? Sans budget, les aides nouvelles aux agriculteurs, aux sinistrés des incendies ou aux travailleurs face au prix du carburant ne pourront pas entrer en vigueur au 1er janvier. Les candidats à la présidentielle seraient les premières victimes du blocage : sous la pression des taux, leurs programmes pourraient être disqualifiés avant même l’élection. Nous pouvons encore prendre des mesures difficiles, ciblées et réversibles. Si nous attendons, la prochaine majorité, peu importe sa couleur politique, n’aura plus ce choix : elle devra prendre des mesures brutales. Empêcher tout budget aujourd’hui, c’est saboter sa propre capacité à agir demain.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)

> [Discours lors de la Rencontre des entrepreneurs de France] Nous sommes en 2031. L’Europe traverse une crise économique, sociale et politique majeure. Devenue totalement dépendante des États-Unis pour l’IA et la puissance de calcul, elle est déclassée économiquement, vassalisée politiquement : elle a perdu le contrôle de son destin, elle est le maillon faible des chaînes de valeur mondiales dont la Chine et les États-Unis captent l’essentiel de la valeur ajoutée.
Certains d’entre vous auront reconnu le scénario dystopique de l’ouvrage « Europe 2031 » paru il y a quelques mois, et que je vous recommande. 
Ses auteurs y présentent un scénario d’alerte dans lequel les erreurs que nous commettrions aujourd’hui pourraient produire, demain, des conséquences néfastes en cascade. Ils en distinguent trois principales : sous-estimer la capacité transformationnelle de l’IA pour nos économies, notre sécurité, notre défense, sur la formation des opinions et nos démocraties ; sous-estimer sa vitesse de développement ; surestimer notre capacité de rattrapage. Autrement dit : ne pas prendre la mesure du pouvoir de l’IA, de son accélération et de la nécessité d’y adapter nos politiques et d’y consacrer des moyens en conséquence.
Non, personne en Europe ne sous-estime le pouvoir transformationnel de l’IA, pour nos économies, notre école, notre défense, nos démocraties, nos vies. 
L’IA n’est pas une technologie parmi d’autres ni une industrie de plus. C’est une technologie générale qui augmente la puissance de toutes les industries. Prendre l’avantage dans l’IA, c’est potentiellement prendre l’avantage partout ailleurs. Être totalement dépendants des autres, c’est s’exposer au risque de « kill switch », le pouvoir qu’ont ceux qui contrôlent les modèles les plus puissants, les infrastructures ou les composants critiques de nous en restreindre ou couper l’accès arbitrairement, pour nous contraindre ou nous punir. 
Avec des effets qui seraient d'autant plus dévastateurs que nos États, nos organisations, vos entreprises, les auraient déjà pleinement intégrés à leur fonctionnement. Certaines décisions chinoises et américaines récentes montrent que cela n’a rien d’hypothétique
Non, plus personne non plus en Europe ne sous-estime l’accélération de l’IA.
D’après le Stanford AI Index, la capacité de calcul dédiée à l’IA a augmenté de trois fois par an, soit un doublement tous les sept mois, 36 fois en trois ans. Les clusters sont de plus en plus gigantesques. Leur unité de mesure est désormais le gigawatt. 
Les investissements s’envolent : ils doublent chaque année et pourraient atteindre 1.000 milliards de dollars en 2026 au niveau mondial. Dans l’IA, l’avance et le retard sont cumulatifs et l’écart est exponentiel. Les effets de réseau et l’ampleur des investissements nécessaires donnent un avantage considérable aux acteurs déjà établis. Ils créent une dynamique de concentration. Et cette dynamique est déjà à l’œuvre : sous nos yeux, quelques acteurs sont en train de s’arroger des positions dominantes.
Arthur Mensch a été très clair devant l’Assemblée nationale en mai dernier : « il faut investir dès aujourd’hui, dans deux ans, il sera trop tard ».
L’Europe a pris du retard, c’est certain.
Deux puissances se livrent une concurrence acharnée pour la domination de l’IA. 
Il y a les États-Unis, qui possèdent les modèles les plus avancées, les meilleures infrastructures, les meilleurs puces GPU et les facteurs indispensables à l’entraînement de l’IA : des talents et du capital abondant. 
Rien qu’en 2025, cinq entreprises américaines ont investi environs 450 milliards de dollars dans l’IA.
Il y a le rattrapage de la Chine, que peu avaient anticipé. À la manière de DeepSeek ou Moonshot, des entreprises chinoises jusque-là inconnues sortent des modèles à la frontière. La Chine réduit l’écart avec les États-Unis et offre ses modèles ouverts gratuitement, comme on offre une langue pour mieux imposer sa grammaire.
L’Europe au milieu, qu’on caricature volontiers, serait reléguée au rang de spectateur: pour l’essentiel, elle exporterait ses cerveaux vers la Californie pour réimporter à prix d’or les modèles qu’ils contribuent à créer, un peu comme si elle payait deux fois la même intelligence, sans rien capter de la valeur. 
70% à 80% de ses citoyens et de ses entreprises utilisent des modèles américains. 
L’Europe avait largement raté la révolution internet. Faute de volonté et de ressources suffisantes, elle serait en passe de manquer définitivement celle de l’IA.
Mais il faut tordre le cou à cette idée : la messe n’est pas dite.
Il n’y a aucune fatalité à ce que quelques monopoles étrangers accaparent les promesses de l’IA et les profits qu’elle permettra de générer.
L’Europe a pris du retard, mais il est réversible. Elle est parfaitement consciente des enjeux et de l’ampleur des efforts à accomplir. Elle a la volonté de les accomplir. Elle s’en donne désormais les moyens. 
En moins de trois ans, l’Europe est passée d’une logique de régulation à une logique de capacité et de puissance. 
Avec InvestAI, l’Union européenne mobilise jusqu’à 200 milliards d'euros pour l’IA, avec l’objectif de disposer de dix-neuf AI factories et jusqu’à cinq gigafactories, dotées chacune de cent mille puces, pour entraîner des modèles de pointe. Avec l’Allemagne, nous allons développer des modèles de frontière. Nous possédons des supercalculateurs ultraperformants avec JUPITER en Allemagne, LUMI en Finlande, Leonardo en Italie, MareNostrum en Espagne. La France déploiera son supercalculateur exascale Alice Recoque dans les prochains mois. Séparés, ils sont déjà de rang mondial. Ensemble, leurs puissances se conjuguent.
Sur les semi-conducteurs, nous avons ASML, leader incontesté et levier de puissance. Avec le Chips Act, c’est 43 milliards d’euros qui permettront de doubler la part de marché mondiale de l’Europe. 
S’agissant des données, la création d’un marché unique est en cours. 
Quand on l’en disait incapable, l'Europe a su faire Airbus face à Boeing, Ariane pour devenir une puissance spatiale de rang mondial. Elle est en passe de le faire dans l’IA.
Dans ce sursaut européen, la France prend toute sa part.
Avec le déploiement d’une stratégie nationale ambitieuse dès 2018 et les dizaines de milliards d'investissements privés du sommet pour l’action sur l’IA à Paris en 2025 et des sommets Choose France, notre écosystème est le plus vibrant en Europe : plus de 1.000 start-ups, 16 licornes, 4.000 chercheurs, 180 chaires d'excellence. Mistral AI est un leader européen de l’IA générative. Notre énergie décarbonée, abondante et compétitive nous distingue.
Dans les classements mondiaux, la France est première en Europe et cinquième dans le monde. Nous avons accueilli plus de projets de centres de données en 2025 que tout autre pays au monde. C’est le résultat de l’action ambitieuse menée par le président de la République et le Premier ministre.
Il n’est pas fortuit d’ailleurs qu’après les fondateurs de Mistral AI, Yann LeCun, l'un des pères du deep learning, ait quitté la Silicon Valley pour revenir en France fonder sa société. 
Au-delà de ces quelques éléments très encourageants, je me réjouis de l’adoption rapide de l’IA dans l’économie française : en 2025, 20% de vos entreprises utilisaient l’IA, le double par rapport à 2024. 
Elle a fait son entrée dans l’administration, y compris au Quai d’Orsay, et je l’utilise moi-même tous les jours.
Si le chemin reste ardu, la volonté est là et la direction est bonne.
Mais il y a une autre erreur à ne pas commettre et que n’ont pas imaginé les auteurs d’« Europe 2031 » : sous-estimer les risques de l’IA, alors que ces risques se précisent et que leur réalisation conduirait à des scénarios plus dystopiques encore pour l’humanité toute entière. 
Le premier risque est un « scénario Frankenstein », où la créature échapperait à son créateur. Les récents incidents sur des modèles d'Anthropic et d'OpenAI montrent que la menace est là. Qu'on en ait eu connaissance que parce que ces entreprises les ont rendus publics suggère qu'ils ne sont pas ou ne resteront pas isolés.
Le deuxième risque touche à l’intégrité des personnes et de nos démocraties. Intrusions, manipulations, usurpations, contenus synthétiques indiscernables du réel : l’IA peut brouiller la frontière entre le vrai et le faux, rendre le faux crédible et le vrai contestable. Lorsque qu’on ne peut plus s’accorder sur ce qui est vrai, c’est la possibilité même d’une réalité commune et du débat démocratique qui est jeu. « La liberté d'opinion est une farce si l'information sur les faits n'est pas garantie » disait Hannah Arendt.
Le troisième est financier et économique : c’est celui de la soutenabilité d'investissements si massifs qu'ils conduisent désormais les pourtant richissimes géants de la tech américaine à s'endetter massivement, au point de peser sur les taux souverains et le coût de financement des États. Pour le FMI, la BCE et nombre d’autres grandes institutions financières publiques et privées, la question n'est plus de savoir s'il existe une bulle de l'IA, mais quand aura lieu la correction et quelle sera son intensité. 
Du chemin de fer à Internet, en passant par l'électricité, l’histoire nous enseigne que le « boom » financier qui accompagnent les révolutions technologiques est souvent suivi d’un « crash » brutal. 
Quand on sait que près de la moitié de la capitalisation boursière américaine est liée à l’IA et que les ménages européens eux-mêmes y sont exposés pour plusieurs centaines de milliards, on imagine aisément les conséquences si le « boom » devait se transformer en « crash ».
Bien sûr, ces risques ne doivent pas nous détourner des efforts nécessaires pour rester dans la course et reconquérir notre souveraineté technologique. Car l’histoire enseigne aussi que les technologies survivent aux crises et aux peurs qu’elles suscitent : le chemin de fer, l’électricité et Internet ont effectivement transformé nos économies et transformé nos vies. 
Il en ira de même, profondément, de l’intelligence artificielle. 
Mais ces risques sont si graves et les enjeux si importants qu’on ne peut juste détourner le regard en espérant qu’ils ne se matérialisent pas. Parce qu’il faut du courage pour « voir ce que l’on voit » (Péguy), et je vois que les signaux sont là, sous nos yeux, et ils sont de moins en moins faibles. 
L’IA doit ainsi avoir à rendre des comptes, non pas pour brider l’innovation, freiner le progrès ou retarder sa diffusion dans nos économies et dans nos sociétés. Mais précisément pour en conjurer les périls les plus graves pour nos économies et pour nos sociétés. 
Une « discipline » de l’IA pourrait s’articuler autour de quelques principes simples : évaluer avant de déployer les modèles les puissants ; surveiller après le déploiement; notifier les incidents ; partager l’information entre États.
Entre l’IA du toujours plus, livrée à elle-même et sans garde-fous et l’IA de la censure, il y a de la place pour une troisième voie : une IA politiquement agnostique, respectueuse de la diversité des cultures, de la planète et des personnes. Au service du bien commun et de l’humanité, comme l’a rappelé récemment le Pape, pas au service d’une poignée de techno-césaristes fascinés par leur propre puissance ou d’autocrates obsédés par le contrôle social des masses. 
Avec toutes les nations qui veulent saisir toutes les promesses de l’IA sans se résigner au pire, l’Europe entend incarner cette troisième voie. Elle en a la volonté, et, consciente de ses faiblesses, elle s’en donne désormais les moyens. 
L’enjeu pour l’Europe est certainement de rester dans la course à l’IA. 
Il est aussi de contribuer à décider où cette course nous mènera. 
Avec le courage de « courir le risque de l’espérance » (Bernanos). 

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Soins dentistes] Il ne s’agit pas de « passer en force ». Les consultations des caisses ont eu lieu comme prévu et le Conseil d’État a examiné les textes. Surtout, le 100 % santé n’est pas remis en cause. Couronnes, bridges, dentiers restent intégralement pris en charge dans ce cadre. Avec M’T dents, nous renforçons aussi la prévention en offrant chaque année une consultation gratuite aux 3-24 ans. Notre responsabilité est de garantir l’accès aux soins dentaires, notamment les plus coûteux, tout en assurant la pérennité de notre modèle social.

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Derrière les formules simplistes de Jean-Luc Mélenchon, il y a une réalité : refuser de rembourser notre dette, mettre en péril la signature de la France, la confiance de nos partenaires et notre crédibilité économique. On ne gouverne pas un pays en niant le réel.

 

● Autres ministres
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)

> À tous les professeurs et à tous les personnels de l’Éducation nationale qui reprennent aujourd’hui le chemin de leur école, de leur collège ou de leur lycée : demain, vous accueillerez près de 12 millions d’élèves. Les instruire, leur donner les clés pour comprendre le monde, contribuer à en faire des citoyens libres et éclairés, c’est le sens de notre mission. Merci pour votre engagement au service de l’École et de la réussite de nos élèves. Très belle rentrée à toutes et tous !

> Les réformes les plus ambitieuses de l'Éducation nationale ne sont pas forcément celles dont on entend le plus parler. Notre École évolue grâce au travail de fond : la qualité de la pratique pédagogique, la formation des professeurs, la lutte contre les violences sexuelles, la santé des élèves… Ces chantiers sont ceux qui changent durablement le quotidien des élèves et des enseignants.

> Chaque année, en novembre, nos élèves répondent à un questionnaire sur le harcèlement. Cette année, il portera aussi sur les violences sexuelles. De la grande section à la terminale, plus de 10 millions d’élèves seront interrogés sur ce qu’ils ont pu subir. Chaque élève qui le souhaite pourra y laisser son nom pour rencontrer un adulte de confiance. Beaucoup d’enfants n’ont jamais eu l’occasion de dire ce qu’ils vivent : nous souhaitons la leur donner, pour agir et les protéger.

> Cette semaine, j’étais à Mayotte aux côtés du Premier ministre et du gouvernement. Éducation, santé, immigration clandestine, eau, environnement, nous accélérons sur tous les fronts. Pour l’École, l’objectif est double : donner au territoire les capacités scolaires dont il a besoin, et permettre aux élèves mahorais d’aller au bout de leurs ambitions, notamment par le développement de formations d’excellence à Mayotte.
Nous accélérons les constructions : + 308 classes dans le premier degré d’ici la rentrée prochaine, dont 89 livrées dans les prochains mois, + 3 600 places au collège et + 6 400 au lycée d’ici 2030.
Nous ouvrons des parcours qui mènent loin. Avec Ambdilwahedou Soumaila, maire de Mamoudzou, nous avons inauguré le nouvel internat d’excellence de Kaweni, qui comporte 200 places dès cette rentrée pour les lycéens et les étudiants de prépa et de BTS.
En 2027 suivront le lycée des métiers du bâtiment de Longoni, avec plus de 1 800 élèves, et la cuisine centrale de Kaweni, qui pourra servir plus de 8 000 repas par jour. J’ai aussi demandé à la rectrice d’étudier l’ouverture d’une classe préparatoire MPSI. Une méthode claire fixée par le Premier ministre, et des rendez-vous réguliers pour vérifier que tout avance. Merci aux équipes du lycée Bamana, de l’école Magnélé Houmadi et à l’ensemble des équipes académiques mobilisées.

 

Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> L’absence de budget 2027 coûterait 15 milliards d’euros au pays. Le déficit atteindrait 5,9%. SébastienLecornu a résumé la situation en une phrase, particulièrement juste : les calculs politiques doivent s’arrêter là où commence le risque financier.

> Il n’y a pas d’alternative viable et sérieuse à l’adoption d’un budget pour 2027. « Le petit jeu politique s’arrête là où commence le risque financier. On peut discuter de tout, sauf de cela. » (Sébastien Lecornu)

 

Alice Rufo (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur de la ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Quand nous sommes arrivés au pouvoir, le flanc Nord était une région insuffisamment investie par la France. Nous avons décidé de relancer cette relation, car nous avons des intérêts de sécurité communs, comme l’a démontré la guerre en Ukraine. L’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan, en 2024, nous a confortés dans cette idée.

 

Sébastien Martin (ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> Très fier du succès de Bull qui remporte ce marché majeur de 400 M€ en Finlande. Après sa restructuration et l'engagement de l'État pour sécuriser nos actifs stratégiques, la France démontre à nouveau son excellence industrielle dans les supercalculateurs et l’IA !

> Et oui…Le programme économique du RN, c’est du bricolage. Passer de 16 à 120 milliards d'économies sur les mêmes recettes magiques en 4 ans, c'est insincère. Notre économie, nos chefs d’entreprises, ont besoin de sérieux.

> Si les patrons ont ri face à Mélenchon, c'est par lucidité : un salaire se finance par la création de richesse, pas par décret. Forcer des hausses massives sans marge, c'est condamner nos entreprises à la faillite. LFI et économie, ça rime mais ça sonne faux.

 

Anne Le Henanff (ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique)
> le Premier ministre dresse un constat juste : en matière de cybersécurité, l'heure n'est plus à la naïveté. Comme il le rappelle très justement, sans hygiène numérique de base, même les systèmes d’information les plus protégés seront vulnérables. La meilleure serrure du monde ne sert à rien si on laisse la clé sous le paillasson. Face à des menaces de plus en plus hybrides, où se mêlent espionnage étatique et criminalité organisée, nous devons impérativement muscler notre cyberdéfense. Sous l'autorité du Premier ministre, le Gouvernement a adopté une feuille de route ambitieuse pour protéger l'Etat : nous rattrapons des années de retard où ces enjeux n'étaient pas jugés «prioritaires». Nous avons décidé d’agir dès le 30 avril avec la création de l'ARIANE et une augmentation des budgets ministériels dédiés au cyber. Protéger nos données, c'est garantir notre souveraineté nationale. On continue !

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Parler de réduction de la dépense publique comme le fait Madame Le Pen sans parler de la dette sociale, c’est de la démagogie et de la facilité. Oui, nous devons travailler plus longtemps et assumer le débat sur la désindexation des retraites.

> Marine Le Pen démontre clairement que son projet réel n’a jamais changé : le rejet de l’Union Européenne et le Frexit.

> Le peuple islandais a choisi par référendum de ne pas reprendre ses négociations d’adhésion à l’Union européenne.  C’est un choix souverain que nous respectons. Contrairement aux empires prédateurs qui nous entourent, notre Europe respecte la souveraineté des peuples qui veulent la rejoindre ou la quitter. C’est sa force. Marché unique, Erasmus, espace Schenghen: nos destins sont déjà fortement liés et le resteront pour continuer à écrire notre histoire commune.

> Je suis fier de ce nous avons accompli avec Emmanuel Macron: attractivité économique, baisse du chômage, transformation de l’Europe. Face aux pressions chinoise et américaine, à l’agression russe, il nous reste beaucoup à faire pour renforcer notre Europe.

> Outrance après outrance, LFI aura encore passé un été antisémite. DJ juive intimidée, entrepreneuse juive ciblée, film réhabilitant Georges Ibrahim Abdallah, familles qualifiées de « nuisibles », attaques contre le CRIF, toutes les lignes rouges sont franchies.

> Nous avons fait changer le logiciel européen sur l’immigration. Pacte asile et migrations, règlement retour, renforcement de Frontex, utilisation des visas et des accords commerciaux: depuis deux ans, les entrées irrégulières sur le territoire européen ont diminué de moitié.

> Retraite par capitalisation : regardons ce que font nos voisins. La Suède a introduit une part de capitalisation dans les années 90. Aujourd’hui, les fonds de pensions financent les entreprises suédoises, les plus capitalisées d’Europe.

> Notre pays a besoin d’un budget, pas de calculs politiciens sur le dos des Français. Pour financer nos services publics, le réarmement du pays, les mesures d’urgence aux agriculteurs. Sébastien Lecornu présentera un budget responsable: aux parlementaires de négocier et l’adopter.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> une nouvelle frappe russe a tué au moins 27 personnes dans le district de Boutcha, près de Kyiv. Des dizaines d’autres ont été blessées, dont des enfants. Jusqu’où la Russie ira-t-elle dans l’horreur ? Rien ne peut justifier que des civils, des familles, des enfants paient ainsi le prix de cette guerre. Mes pensées vont au peuple ukrainien et aux familles endeuillées. Dans cette terrible épreuve comme depuis le premier jour, l’Ukraine peut compter sur notre solidarité et notre soutien. Nous sommes à vos côtés.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> La France insoumise et le Rassemblement national n'ont qu'un seul objectif : fracturer le pays. Moi, j'en ai un autre : faire de la France la première puissance d'Europe en 10 ans. Je veux que chaque Français puisse se dire que ses enfants et ses petits-enfants vivront mieux que lui. C'est possible, grâce à 4 chantiers capitaux : l'École, les salaires, les frontières et l'IA.

> Pendant que certains s'enferment dans la tambouille politique, j'ai passé mon été sur le terrain aux côtés des agriculteurs, des entrepreneurs, des Français qui travaillent. Écouter les problèmes de nos compatriotes sur le terrain et construire ensemble les solutions, voilà ce dont notre pays a cruellement besoin.

> Face aux difficultés, nos agriculteurs et nos éleveurs tiennent bon. À nous de leur garantir un avenir. Car il n’y aura pas de pays fort sans eux.

> Ils sont en première ligne. Chaque jour, chaque nuit, ils protègent, ils secourent, ils veillent. À nos sapeurs-pompiers, gendarmes, militaires, femmes et hommes de la sécurité civile, soutien et reconnaissance.

 

Elisabeth Borne (députée)
> Pour la première fois depuis 15 ans, tous les postes offerts aux concours de recrutement des enseignants ont été pourvus. Et dans le premier degré, la moyenne du dernier admis progresse de trois points en un an. C’est tout le sens de la réforme de la formation initiale des enseignants que j’ai portée : mieux former nos futurs professeurs, plus tôt et plus concrètement, et mieux les rémunérer dès leur formation. Une réforme essentielle pour l’avenir de notre École et de notre jeunesse !

 

Violette Spillebout (députée)
> Sur les retraites, nous devons sortir d’un débat qui se résume trop souvent à quelques paramètres, notamment celui de l’âge. Gabriel Attalpropose de changer profondément de système : repartir sur une retraite universelle, fondée sur la durée de cotisation, avec une part de capitalisation. Après avoir engagé à Matignon la réduction des dépenses de l’État, il porte aujourd’hui la même exigence sur notre modèle social : construire un système plus juste, plus lisible et durable.

> Le Rassemblement national parle beaucoup d’économies, mais il a voté contre les 15 heures d’activité pour les bénéficiaires du RSA, contre la réforme des retraites et contre la réforme de l’assurance chômage préparée par Gabriel Attal. On ne peut pas dénoncer la dette et refuser systématiquement les réformes qui permettent de la réduire.

> « Rien ne résiste au peuple français. Rien ne résiste aux entrepreneurs français. » C’est cette France que porte Gabriel Attal: une France qui croit en sa capacité à innover, à produire, à être compétitive et à redevenir le leader économique de l’Europe. Face à ceux qui nous expliquent que le gâteau va forcément rétrécir et qu’il ne resterait plus qu’à désigner qui doit payer, je crois au contraire en la croissance. Je crois en une France qui avance, qui crée et qui réussit.

> Devant les entrepreneurs de France, Gabriel Attal a porté une vision claire pour le pays, nourrie par un été passé sur le terrain, au contact des agriculteurs, des entrepreneurs et des PME. Quatre priorités : l’école, le travail, les frontières et l’intelligence artificielle. Ne réduisons pas trop vite la présidentielle à une bataille de personnes. Parlons d’abord du projet que nous voulons pour la France.

 

Marie Lebec (députée)
> Réévaluer les critères du principe de précaution ? Oui, car il ne doit pas devenir un principe général d’inaction. D’ailleurs, avec Gabriel Attal, nous défendons un principe d’innovation responsable : protéger face aux risques avérés tout en permettant l’expérimentation et le progrès. L’intelligence artificielle, l’industrie, la défense ou encore la réhabilitation des friches exigent que nous retrouvions cette capacité à décider et à accélérer. La reconstruction de Notre-Dame a démontré que lorsque l’intérêt général l’exige, la France sait agir vite, coordonner les décisions et faire confiance aux acteurs. Le risque zéro n’existe pas. Mais le risque de ne rien faire, lui, est bien réel !

> La méthode Notre-Dame doit devenir la nouvelle approche pour la France. Finissons-en avec les formalités, exemption d’études pour toute extension sur une friche industrielle ! Voilà une mesure de simplification pleine de bon sens portée par Gabriel Attal.

 

Paul Midy (député)
> Supprimer trois normes par-ci, trois normes par-là ne suffira pas à simplifier le Code du travail. Il faut repartir de zéro et faire un véritable « annule et remplace ». Nous avons besoin d’une Constitution du travail de 50 pages maximum avec les règles essentielles. Pour le reste, faisons confiance aux branches et aux réalités du terrain !

> Stop au bricolage sur les retraites ! Chaque nouveau gouvernement veut changer l’âge de départ. À chaque fois le même psychodrame. C’est l’entièreté du système qu’on doit changer : un régime universel, une part de capitalisation et plus d’âge légal de départ.

> Moins de charges, plus de stabilité, plus de financement et surtout une vraie stratégie pour réussir la révolution de l’IA, gagner en productivité et augmenter tous les salaires. Les ajustements de paramètres ne suffisent plus, il est temps de changer le système !

 

● MoDem 
François Bayrou (président)

> La France est prise dans l’étau d’une double menace, la menace de l’extrême-gauche avec Jean-Luc Mélenchon et la menace de l’extrême-droite avec Marine Le Pen. Ces deux menaces sont mortelles pour notre pays. Parce qu’à l’instant même, elles créent un chaos dont la France ne se relèvera pas

> L’antisémitisme, c’est hélas un choix tactique de Jean-Luc Mélenchon. Aujourd’hui il y a des catégories entières de Français qui ont peur. Il y a des Juifs qui ont peur et qui envisagent même de quitter la France. Ils ont peur de ce qui pourrait se produire avec l’élection de Mélenchon. Ils voient se multiplier les propos à peine déguisés d’antisémitisme de la part de Mélenchon et de LFI. Jamais je n’ai vu ça de ma vie. Et symétriquement, vous avez des Français d’origine musulmane qui ont peur de ce qui pourrait se passer avec l’élection du RN.

> Quelle que soit l’extrême qui gagnera, vous verrez que des mouvements violents, séditieux se mettront en place. C’est inéluctable, la violence appelle la violence.

> C’est la première fois de ma vie que je vois monter les questions de d’origine, de couleur de peau, de religion revenir comme une obsession non dite. Il n’y a pas pire pour un pays. Ça devient pour le pays qui est le nôtre, une maladie mortelle. 

> [Tribune] Inutile d’insister, à la veille de l’élection présidentielle, sur la gravité de la situation pour notre pays. La crise financière arrive, force 10, même si les « responsables » politiques s’obstinent à l’ignorer. Parallèlement, la planète est entraînée dans un maelström de déstabilisation générale. Les guerres sont partout, d’abord chez nous en Europe, et sans fin au Moyen-Orient. La violence, militaire, diplomatique, commerciale, est maîtresse du jeu.
Le président américain dans une sarabande pathologique en vient à attaquer ses alliés, européens, canadiens, japonais, et affiche sa connivence avec nos pires ennemis comme la Corée du Nord. Enfin une menace politique imminente plane sur la France. Depuis trois quarts de siècle, quelles que soient les difficultés, notre pays a résisté aux menaces et aux risques de l’extrémisme des deux bords.
Mais à la veille de l’élection de 2027, une tenaille infernale s’est mise en place : Mme Le Pen apparaît largement en tête des sondages et l’extrême gauche de Mélenchon, porté par une campagne puissante, est aux portes du deuxième tour. Or cette tenaille, dans ses deux branches, porte un danger mortel pour notre pays.
Ce n’est pas seulement que tous les deux multiplient les promesses délirantes. Mais surtout, tous les deux ont choisi de cibler leur politique sur des boucs émissaires, de diviser le pays contre lui-même, classe contre classe, origine contre origine, France contre Europe, haine contre haine, et d’entraîner les plus jeunes dans ces déchirures et détestations.
Selon son bord, on se focalise sur l’horreur de l’un ou de l’autre. C’est notre honneur d’affirmer que ces deux périls, désormais imminents, menacent également la vie de notre pays. Pour la première fois depuis la guerre, de nombreux citoyens français ont peur.
Peur d’être ciblés pour leur origine, réelle ou supposée, proche ou lointaine, leur religion réelle ou supposée, pour leur couleur de peau, la communauté culturelle dans laquelle ils sont nés. Pour la première fois, de nombreux citoyens français se disent incapables de supporter la menace et envisagent, disent-ils, de quitter ce pays qu’ils aimaient.
C’est une insupportable honte pour l’idée que nous nous faisons de la France. Et ces deux extrêmes se nourrissent l’un l’autre, chacun des deux se présentant, auprès de ceux qui ont peur, comme le seul rempart contre l’autre. Cette « tenaille du pire » change la nature de l’élection présidentielle qui vient.
Celle-ci, en raison de la règle qui ne permet la présence au deuxième tour que des deux seuls candidats arrivés en tête, faisait du premier tour un tour de sélection, et pour le second un tour décisif où l’on pouvait éliminer le risque le plus grave.
Cette fois, la situation est tout autre. Si le grand ensemble des démocrates, des républicains, des réformistes, des humanistes, part divisé au premier tour, ce sont les deux extrêmes qui seront au second tour. Le pire contre le pire. Catastrophe assurée. La question de notre responsabilité collective est donc posée.
Aucun des candidats déjà déclarés, aucun de ceux qui pensent à se déclarer, ne marque de points décisifs. Aucun ne paraît réellement porteur du renouvellement que le pays attend en cette fin de cycle politique. Aucun n’a la légitimité suffisante pour dominer tous les autres. Chacun prétend que les sondages vont lui apporter la prééminence. Et aucun mouvement significatif ne peut dissimuler l’inexorable effritement de l’ensemble.
Le constat qui s’impose est sans ambiguïté. Si nous sommes responsables, dans ce grand espace républicain, démocratique, de liberté, d’économie créative et de vocation sociale, de conscience européenne, il faut un seul candidat. Pour que ce candidat s’impose il faut qu’il soit choisi dans un processus commun. C’est le seul chemin pour conquérir la légitimité perdue.
Une compétition loyale et franche à l’intérieur de ce grand espace, borné par deux frontières, « jamais avec le RN » et « jamais avec LFI ». Un débat de plusieurs semaines, tranché à la fin du mois de janvier par un vote par Internet ouvert aux millions de Français qui veulent que notre pays échappe au piège qui lui est tendu.
Ce n’est pas une primaire habituelle, puisque cette compétition n’aura pas lieu à l’intérieur d’un seul parti, ni d’un seul camp. Ce ne sera pas comme les primaires habituelles un mécanisme de division, mais au contraire un mécanisme de rassemblement, puisque tous les candidats seront obligés de s’adresser non pas seulement à leurs partisans, ce qui pousse à l’outrance, mais à d’autres sensibilités, compatibles mais différentes.
Il faudra convaincre non seulement ses amis, mais des gens venus d’autres horizons, rassemblés sur l’essentiel. Celle ou celui qui convaincra aura la légitimité qui permet de rassembler. On pourra construire ensemble. La question n’est plus celle des camps, elle est celle de la République et de la nation.

 

Erwan Balanant (député)
> [Droits voisins] Le texte que nous avons voté à l’unanimité au Sénat et à l’Assemblée renforce leurs obligations de transparence et raccourcit les délais de négociation. Surtout, il donne à l’Arcom la capacité d’arbitrer, voire de fixer les prix quand les plateformes traînent. (…)
Les plateformes profitent de toutes les failles pour ne pas payer. Meta et X sont dans une réticence totale. Seul Google a un peu négocié, même si le déploiement de son agent IA Overviews, présenté par courrier aux éditeurs comme réglé, était pour le moins cavalier. (…)
Il y a une urgence vitale pour la presse, une urgence démocratique. Je souhaiterais un compte d’affectation spéciale pour ces amendes, plutôt qu’un versement au budget général, afin de financer l’Arcom et les aides à la presse. Cette disposition relève toutefois de la loi de finances.

> L’intelligence artificielle fait peser une double menace sur la presse. La première est économique. Les IA ont pillé l’ensemble de la création humaine, sans respect du droit moral ni du droit patrimonial, pour bâtir des offres par abonnement très lucratives. Le second péril est juridique. Ces outils échappent à la chaîne de responsabilité éditoriale qui fonde notre liberté d’expression. Or, transformer des articles pour en créer un nouveau, c’est un acte d’édition, qui engage une responsabilité.

 

● Parti radical
> Alors que le débat sur la protection des mineurs face aux réseaux sociaux revient au premier plan, le Parti Radical appelle à dépasser la seule logique d’interdiction des écrans. Il propose la création d’un statut numérique du mineur, évolutif selon l’âge, protégeant les adolescents des usages dangereux sans les priver des bénéfices du numérique.

 

Nathalie Delattre (présidente)
> Notre responsabilité n’est pas d’élever une génération à l’écart du numérique, mais de lui apprendre à y évoluer libre, protégée et éclairée. La technologie doit rester au service de l’enfant et de son autonomie, jamais l’inverse.

> Protéger nos frontières et offrir des perspectives dans les pays d’origine ne sont pas deux politiques contradictoires. Elles doivent devenir les deux piliers d’une même stratégie européenne, responsable et durable.

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Pascal Canfin (député)
> La catastrophe au Népal a été provoquée par un effondrement de glacier du Langtang Lirung à 5200 mètres d'altitude.
Le lien entre nos émissions et la fonte des glaciers n'est pas une hypothèse. Une analyse à l'échelle mondiale montre que chaque kg de CO2 émis (principalement par l'utilisation d'énergies fossiles) entraîne la fonte d'environ 15 kg de glace de glaciers.
Nos émissions ont un impact direct, mesuré, et déjà catastrophique.

> Durant l’été, la BCE a décidé d’étendre son facteur climatique aux prêts aux entreprises. Je salue vivement cette décision importante. Concrètement, lorsque les banques empruntent de l’argent à la BCE, elles doivent offrir en retour quelque chose en garantie : il s’agit généralement de prêts aux entreprises.
Avec cette nouvelle décision, les prêts accordés aux entreprises présentant des risques de transition climatique plus élevés auront moins de valeur. Cela signifie que financer des activités polluantes devient de plus en plus coûteux pour les banques. La mesure précédente ne couvrait que 2% des garanties promises à la BCE. Avec ces changements, ce nombre atteint 29%. La durabilité devient un véritable signal tarifaire, et malgré l’Omnibus I, les banques poseront davantage de questions à leurs clients sur leur exposition aux risques de transition climatique. Des données sur la durabilité seront nécessaires, même si elles ne relèvent pas du CSRD.

 

● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)

> L’aménagement du territoire, ou son échec, c’est ce qui crée le déclassement. Cela doit donc redevenir une priorité nationale. Nous avons fait 39 propositions très concrètes pour accélérer les projets locaux de transport, d’énergie… dans le « rapport Cadot » en début d’année. Nous proposerons dans quelques jours un nouveau « plan Freycinet » pour relancer un aménagement du territoire ambitieux, qui recrée de la cohésion sociale et ne laisse personne de côté.

 

Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> L’IA ne peut pas devenir une machine à fabriquer l’insoutenable. J’ai saisi la Commission européenne sur les dérives de Grok. Face aux contenus pédocriminels : ni zone grise, ni impunité. Tout mon soutien aux victimes qui trouvent la force de dénoncer et d’agir en justice.

> La pédocriminalité est une abjection. Aucune excuse. Aucune banalisation. Condamné à 18 mois de prison avec sursis, le maire de Sassetot-le-Mauconduit a quitté l’agglomération, mais conserve sa mairie. Pourquoi ? L’exemplarité ne se divise pas !

 

 


La Quotidienne centriste du 31 août 2026. De mensonges en mensonges, jusqu’où peut aller Trump?


Après une fausse photo montrant Dolly Parton à son bras pour faire croire qu’ils étaient amis, Trump a publié une fausse vidéo montrant l’armée américaine détruisant les installations militaires et pétrolifères sur l’île de Kharg en Iran afin de démontrer qu’il gagne une guerre qu’il est plutôt en train de perdre.

Mais, quotidiennement, l’extrémiste populiste multiplie les mensonges, passant à une vitesse jamais vue alors même qu’il a accumulé des milliers de mensonges depuis son deuxième mandat alors que la comptabilité lors de son premier passage à la Maison blanche selon le Washington Post atteint le chiffre astronomique de… 30573 !

Le nombre de fois où il a expliqué qu’il avait gagné la guerre contre l’Iran où qu’il avait conclu un accord avec les autorités de Téhéran sont emblématiques de la mythomanie compulsive du président des Etats-Unis.

Celle-ci ne sert pas seulement à le glorifier mais aussi à changer le cours de l’Histoire en détruisant à petit feu la démocratie américaine en installant une réalité alternative lui permettant de devenir un autocrate à vie.

Dans le panthéon de ses affabulations on trouve l’affirmation selon laquelle les élections gagnées par les démocrates sont toutes corrompues ou celle selon laquelle il aurait conclu la paix dans pratiquement tous les conflits de la planète, sans oublier celle où il affirme avoir vaincu l’inflation.

Dénoncer les mensonges de Trump comme ses insultes, ses menaces et ses théories complotistes n’est évidemment pas nouveau.

Mais l’emballement actuel avec l’utilisation quasi-systématique de l’IA pour les maquiller, interroge sur l’objectif poursuivi alors que se profilent à l’horizon les élections de mi-mandat où le Parti démocrate part favori puis les prochaines présidentielles où, selon la Constitution, il ne peut se représenter sauf s’il parvient grâce à ses mensonges à empêcher qu’elles se déroulent et qu’il puisse en déclarant l’état d’urgence à les reporter indéfiniment.

Tout cela n’est pas de la politique fiction puisqu’il a déclaré plusieurs fois que c’était son but.

Et pour une fois, ce n’est pas un mensonge!

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


dimanche 30 août 2026

Vues du Centre. Avant de s’informer sur ce que feront Le Pen et Mélenchon, demandez-vous ce qu’ils auraient fait s'ils avaient été au pouvoir

Par Jean-François Borrou


Avant de confier les destinées aux extrémistes populistes, ceux qui se proposent de voter pour eux doivent bien sûr se renseigner sur ce qu’ils se proposent de faire.

Mais il est tout aussi important de se demander ce qu’ils auraient fait face aux événements qui se sont produits ces dernières années et où ils auraient conduit la France aujourd’hui parce que cela dit autant de leur ligne politique et de leur vision du pays ainsi que de son organisation.

La pandémie de la covid19, l’agression de Poutine contre l’Ukraine, la guerre économique de Trump, la menace chinoise de plus en plus prégnante, le changement climatique qui s’accélère, le réarmement de la France et de l’Europe, la protection des enfants, la lutte contre les violences sexuelles, la réformes des retraites, la réindustrialisation du pays, l’immigration, etc., les dossiers ne manquent pas pour faire un bilan des prises de position de LFI et du RN et de leurs alliés et proxys.

Il ne s’agit pas d’être exhaustif ici, chacun pourra consulter plus en avant telle ou telle question mais de dégager les grandes lignes du positionnement ses extrêmes.

Le premier point est l’attitude que ceux-ci ont eu, en particulier au Parlement et plus précisément à l’Assemblée nationale.

Force est de constater que LFI et le RN ont joué systématiquement sauf rares exceptions, contre toutes les mesures du gouvernement et des autres partis, provoquant le blocage (par le biais du dépôt de milliers d’amendements sur certains textes en discussion), le chaos (avec des incidents de séance, des interruptions constantes et intempestives des orateurs du gouvernement et des autres partis) et utilisant souvent l’insulte, voire la diffamation.

Donc, pas de rôle constructif de la part de leurs députés et sénateurs, pas de volonté de travailler pour trouver des consensus, au contraire, une posture du contre tout et tous.

Ces attitudes des parlementaires font directement écho à leurs déclarations sur les grands sujets qui ont impactés la présidence d’Emmanuel Macron.

L’agression de Poutine contre l’Ukraine est un bon exemple de cette opposition systématique qui se traduit par une bienveillance étonnante vis-à-vis du régime totalitaire en place en Russie et par un refus d’aider les Ukrainiens et de réarmer l’Europe.

Si le RN a été, comme d’habitude, proche de Moscou qui est depuis longtemps un de ses soutiens les plus fidèles, lui ayant même prêter de l’argent, LFI a souvent choisi Poutine, un nationaliste d’extrême-droite et criminel, contre Zelendsky, un démocrate centriste, avant par un antiaméricanisme et un antieuropéanisme primaires où l’ennemi de mes ennemis est mon ami.

Du coup, si un de ces deux partis avaient été au pouvoir, non seulement, la France aurait de bonnes relations avec la Russie mais elle n’aiderait pas l’Ukraine, ne lui enverrait pas d’armes et aurait refusé d’augmenter son budget en faveur de sa défense et de celle de l’Union européenne.

Ce qui serait mettre en danger la sécurité du pays.

La réforme des retraites est un autre dossier qui montre que les deux extrêmes jouent la démagogie plutôt que la responsabilité.

Revenir à la retraite à 60 ans est un des slogans préférés des extrêmes et une de leurs promesses les plus démagogiques.

S’ils avaient été au pouvoir LFI et le RN auraient donc fait voter cette mesure qui aurait plombé l’économie et fragilisé la protection sociale des Français, augmentant le déficit public.

La défiance envers l’Union européenne que les deux formations pratiquent inlassablement auraient évidemment affaibli celle-ci et en conséquence la France.

Et ainsi de suite.

On le constate, le bilan de leur gouvernance aurait été catastrophique.

Mais, on peut imaginer, comme cela a été le cas de plusieurs partis extrémistes, populistes et démagogiques qui sont parvenus au pouvoir ces dernières années, que les promesses ne soient pas tenues parce qu’elles étaient impossibles à implémenter.

Pour l’extrême-gauche, on a l’aventure Syriza qui a d’abord appauvrit la Grèce avant que le gouvernement d’alors, obligé par le réel, abandonne tout son programme populiste.

Pour l’extrême-droite, on a le cas Fratelli d’Italia qui dirige actuellement l’Italie et qui a dû tourner le dos à nombre de ses promesses, sachant que la plupart de celles qui ont été mises en place ont affaibli la démocratie et l’économie transalpines.

Mais alors à quoi bon voter pour des partis qui tourneraient le dos à leurs promesses et feraient la politique de l’axe central.

Autant voter pour les formations le représentant, l’original valant toujours mieux que les copies!

Dès lors, que les extrémistes, les populistes et les démagogues aient appliqué leurs programmes ou qu’ils aient du tourner le dos à leurs promesses intenables et dangereuses, leur bilan devrait décourager tout électeur sensé et voulant défendre ses intérêts de voter pour eux.

 

[Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste. 
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes.]

 

 


La Quotidienne centriste du 30 août 2026. L’Islande dit non à l’UE, et alors?


Qu’une île de 400.000 habitants, éloignés du continent et repliée sur elle-même, dise non à des négociations en vue d’une adhésion à l’Union européenne et, déjà, des commentaires vont bon train sur l’absence d’attrait de celle-ci pour les pays dits «riches» en faisant un parallèle avec le refus de la Norvège d’en devenir membre.

La Suisse, elle, n’a jamais demandé son adhésion.

Ce qui questionne ici c’est que les peuples norvégien, suisse et islandais veulent les avantages de l’UE sans en avoir les devoirs.

Le premier à son pétrole, le second ses banques et le troisième sa pêche qu’ils ne veulent surtout pas partager avec les autres européens.

En revanche, ils sont totalement d’accord de pouvoir commercer avec l’Union européenne et s’enrichir grâce à elle et, surtout, pouvoir compter sur l’aide de celle-ci s’ils étaient agressés.

On est plus ici dans une vision égoïste que dans un refus qui serait une fierté nationaliste, ce que l’on peut peut-être dire du Royaume-Uni qui a quitté l’union dans une décision que sa population paye tous les jours.

Quoi qu’il en soit, le refus des Islandais d’ouvrir des négociations d’adhésion – le non obtenant 52,8% – ne va pas gêner plus que cela l’UE.

Sans oublier que frappent à sa porte la Serbie, le Monténégro, la Macédoine du Nord, l’Ukraine, la Moldavie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine qui représentent des enjeux autrement plus importants que l’Islande.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


samedi 29 août 2026

Propos centristes. Union européenne – UE: la protection des consommateurs, une priorité / Soutien à l’Ukraine / Mettre Meta au pas comme aux Etats-Unis / Pologne: limiter l’accès aux réseaux sociaux aux enfants / Italie: Meloni ne veut plus fournir d’armes à l’Ukraine…


Voici une sélection, ce 29 août 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.

► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)
> En cette fête nationale ukrainienne, nous rendons hommage au courage exceptionnel du peuple ukrainien. Pendant plus d'un tiers de son existence en tant que nation souveraine, l'Ukraine a dû lutter pour empêcher la Russie de la priver de sa liberté. Aujourd'hui, j'ai rejoint la Coalition des volontaires pour discuter du renforcement de la défense aérienne ukrainienne, de l'aide pour l'hiver et de l'accroissement de la pression sur Moscou. Grâce au prêt d'appui à l'Ukraine, l'UE a déjà versé 8,47 milliards d'euros d'aide à la défense, et d'autres aides, notamment pour la défense aérienne, sont en préparation. Je propose des sanctions plus sévères contre la Russie cet automne, et nous renforçons encore le contrôle de la flotte clandestine russe afin de priver Moscou des fonds nécessaires à la guerre. Plus nous renforcerons l'Ukraine, plus vite nous contraindrons la Russie à la table des négociations.

 

Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> Cette semaine, j'ai eu le grand plaisir de rencontrer l'ambassadeur Andrew Puzder, ambassadeur des États-Unis auprès de l'UE, ainsi que les congressistes Mike Flood, Ritchie Torres et Randy Feenstra, en visite officielle.

Notre rencontre s'inscrit dans la continuité de ma récente visite à Washington, où j'ai eu des échanges constructifs avec des membres du Congrès, l'administration et d'autres acteurs clés. Nous avons abordé plusieurs domaines relevant de mon portefeuille où la poursuite du dialogue et une coopération UE-États-Unis plus étroite peuvent renforcer davantage notre partenariat transatlantique.
L'un des domaines essentiels est le cadre de protection des données UE-États-Unis. Les flux transatlantiques de données sous-tendent environ 1 000 milliards de dollars d'échanges commerciaux et d'investissements chaque année, tandis que les décisions de l'UE en matière d'adéquation des données, telles que le cadre de protection des données (DPF), devraient stimuler le commerce numérique jusqu'à 14 %. Il est de notre intérêt commun de maintenir des flux de données transatlantiques stables et fiables, afin d'offrir aux entreprises la sécurité juridique dont elles ont besoin et de soutenir notre économie numérique partagée.
Nous avons également discuté de la directive sur le devoir de diligence en matière de développement durable des entreprises (CSDDD). Une diligence raisonnable efficace peut contribuer à une meilleure gestion des risques, à des chaînes de valeur plus résilientes et à une compétitivité durable des entreprises – des objectifs essentiels pour les entreprises et les économies des deux côtés de l'Atlantique. L'UE considère les États-Unis comme un partenaire proche et stratégique. Notre relation repose sur des valeurs démocratiques partagées, des liens économiques étroits, des relations humaines fortes et un engagement commun en faveur de la prospérité, de la sécurité et de l'état de droit. Nos économies sont profondément intégrées, avec un commerce annuel de biens et de services d'environ 1 750 milliards d'euros et des investissements mutuels d'environ 4 800 milliards d'euros. Des millions d'emplois en Europe et aux États-Unis dépendent de ces liens économiques. 🇪🇺 🇺🇸 Même les partenaires les plus proches ne seront pas toujours d'accord – et c'est normal. La force de la relation transatlantique réside dans notre capacité à discuter ouvertement de nos divergences et à œuvrer de manière constructive pour trouver un terrain d'entente. Je me réjouis de poursuivre ce dialogue et de renforcer notre coopération dans les mois à venir.

> Avez-vous remarqué que vos en-cas préférés rétrécissent alors que leur prix reste le même ? Nous luttons contre les pratiques trompeuses grâce à la législation européenne sur la protection des consommateurs, notamment contre les hausses de prix cachées. L’affichage clair des prix au kilo ou au litre est obligatoire. Il vous permet de repérer facilement les produits dont le volume diminue en rayon et de comparer les prix. La législation européenne autorise les autorités nationales à mettre fin aux présentations trompeuses des commerçants, destinées à vous induire en erreur sur la taille réelle d’un produit. Fini les mauvaises surprises au supermarché ! La protection des consommateurs est une priorité au sein du marché unique européen. 

> La criminalité évolue à la vitesse du numérique. La justice doit pouvoir suivre le rythme. Le règlement européen sur la preuve électronique est entré en vigueur, permettant aux autorités judiciaires d'obtenir plus rapidement et plus facilement les preuves électroniques nécessaires aux enquêtes pénales dans toute l'UE. Un SMS. Un courriel. Un fichier numérique. Dans de nombreuses enquêtes, ces éléments peuvent constituer la preuve décisive. Aujourd'hui, plus de la moitié des enquêtes pénales impliquent une demande transfrontalière de preuves électroniques. Jusqu'à présent, obtenir ces preuves auprès d'un prestataire de services situé dans un autre pays de l'UE pouvait prendre des semaines, voire des mois.
Avec l'entrée en vigueur du règlement sur la preuve électronique, le processus est désormais plus rapide et plus efficace :
- Les autorités peuvent demander directement des preuves aux prestataires situés dans un autre pays de l'UE.
- Les prestataires disposent généralement de 10 jours pour répondre, ou de seulement 8 heures en cas d'urgence.
- Un canal numérique sécurisé permettra un échange rapide et sûr des ordonnances et des preuves. Mais la rapidité ne doit pas se faire au détriment des droits.
- Les nouvelles règles prévoient des garanties solides pour les droits fondamentaux et les données personnelles, notamment des recours juridiques pour les personnes dont les données sont demandées.
Pour les catégories de données les plus sensibles, les autorités du pays du fournisseur peuvent, dans certains cas, refuser une injonction. La prochaine étape consiste à s’assurer de l’efficacité de ces règles dans la pratique. La Commission continuera de collaborer avec les États membres et les fournisseurs de services pour faciliter leur mise en œuvre. L’Europe a besoin d’un système judiciaire capable de lutter contre la criminalité à l’ère numérique : rapidement lorsque cela s’avère nécessaire et toujours dans le respect des droits fondamentaux.

> Lors de la cérémonie de la Journée du drapeau national ukrainien, le bleu et le jaune flottaient fièrement sur l'Esplanade Solidarność, au cœur de l'Europe. Un lieu chargé de symbolisme. Depuis des générations, ces couleurs incarnent la lutte de l'Ukraine pour la liberté. Réprimées sous le régime soviétique, elles ont été hissées à nouveau lors de la reconquête de l'indépendance ukrainienne, et sont aujourd'hui portées par un peuple qui défend son pays contre la guerre d'agression illégale menée par la Russie. Mais l'Ukraine défend bien plus que ses frontières. Les Ukrainiens défendent le principe fondamental de notre projet européen : notre avenir est déterminé par le droit et la démocratie, et non par la force. C'est pourquoi le soutien de l'Europe doit être à la hauteur du courage de l'Ukraine. Cela signifie être aux côtés de l'Ukraine sur la voie de l'adhésion à l'UE, jusqu'à ce que son drapeau flotte aux côtés de ceux de tous nos États membres. Cela signifie exiger que les responsables de l'agression russe rendent des comptes et que les victimes obtiennent réparation. Et cela signifie œuvrer sans relâche pour le retour des enfants ukrainiens expulsés illégalement et transférés de force. Pour eux, la justice commence par les retrouvailles avec leurs familles. Debout aujourd'hui sous cet immense drapeau ukrainien, je me suis souvenu que les drapeaux sont bien plus que de simples symboles. Ils représentent les choix qu'une nation fait quant à son identité et à l'avenir qu'elle souhaite. L'Ukraine a fait son choix : la liberté, la démocratie, la justice et l'Europe. Je remercie la cheffe de mission par intérim, Oksana Diakun, et la mission de l'Ukraine auprès de l'Union européenne de nous avoir réunis en cette journée si importante. L'Union européenne restera aux côtés de l'Ukraine sur cette voie – avec constance, unité et aussi longtemps qu'il le faudra.

 

Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises)
> Alors que les familles népalaises sont toujours à la recherche de leurs proches, nous intensifions nos efforts. Nous fournissons 2 millions d'euros d'aide d'urgence pour l'alimentation, les soins de santé, l'eau potable et l'assainissement. Nos partenaires sont sur le terrain. Copernicus cartographie également les zones sinistrées. Nous sommes solidaires avec le Népal.

> L'entrée illégale des forces de sécurité israéliennes au centre d'entraînement de Kalandia, à Jérusalem-Est, et les travaux non autorisés qui y sont menés sont absolument inacceptables. Israël a l'obligation de protéger et de respecter l'inviolabilité des locaux de l'ONU.
Ce centre permet à des centaines de jeunes réfugiés palestiniens d'accéder à une formation professionnelle. Les installations des Nations Unies doivent être protégées. Le droit international humanitaire doit être respecté.

> Des feux de forêt exceptionnellement précoces aux Pays-Bas ont mis l'Europe à l'épreuve ce printemps. La France et l'Allemagne ont apporté leur aide via le mécanisme de protection civile de l'UE. Plus tard, les Pays-Bas ont rendu la pareille en Belgique. La solidarité européenne est réciproque.

> Neuf ans après la répression de 2017 qui a contraint les Rohingyas à fuir le Myanmar, Plus de 1,2 million de personnes se trouvent toujours à Cox's Bazar, au Bangladesh. Un retour en toute sécurité reste impossible. L'UE demeure un donateur d'aide fiable : 15,3 millions d'euros seront alloués à l'aide alimentaire et nutritionnelle en 2025.

> La liberté ne se défend pas seulement en première ligne. Elle se protège aussi en offrant un abri et en assurant la sécurité des personnes, en rétablissant les services essentiels et en aidant les communautés à traverser les moments les plus difficiles. Voilà ce que signifie notre solidarité humanitaire. Joyeuse fête de l'Indépendance, Ukraine !

 

Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Ce matin, alors que des frappes russes s'abattaient près de son bureau, je me suis entretenu avec le Premier ministre Koretskyi au sujet des réformes nécessaires pour faire progresser le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'UE et de ses besoins de financement pour les mois à venir. Malgré ces attaques intenses, l'Ukraine poursuit ses efforts pour construire son avenir européen. Nous continuerons d'aider l'Ukraine à satisfaire ses besoins immédiats en matière de financement, d'énergie et de défense, tout en faisant avancer son processus d'adhésion à l'UE.

> Le Parlement monténégrin a voté à une très large majorité en faveur du renforcement de l'indépendance du pouvoir judiciaire et de la Banque centrale dans sa Constitution. Il s'agit d'une nouvelle étape importante pour le Monténégro sur la voie de l'intégration européenne. Ce vote témoigne d'un large consensus et constitue un pas de géant vers la résolution des questions fondamentales essentielles.

> Aujourd'hui, l'élargissement de l'UE représente bien plus qu'un simple élargissement de notre Union.
L’élargissement de l’UE concerne le type d’Europe que nous aspirons à être demain.
Dans un monde où nous subissons des pressions de l'Est et de l'Ouest, où les anciennes alliances s'effritent et où de nouvelles émergent, où les dépendances sont instrumentalisées et où nous subissons des attaques directes contre notre démocratie et notre mode de vie, devenir plus forts ensemble est notre plus grand atout.
Laisser subsister des zones grises sur notre continent nous expose tous, accroît l'incertitude et nous rend plus vulnérables.
C’est pourquoi l’élargissement aujourd’hui ne vise pas à agrandir notre Union.
L'épanouissement personnel consiste à se rendre plus fort.
Il s'agit de la création d'une Europe capable de défendre ses propres intérêts face à la concurrence croissante des autres puissances mondiales.
Nous ne pourrons y parvenir qu'en stabilisant notre continent et en intégrant à l'UE les pays candidats qui respectent leurs engagements. Car aucun pays européen ne peut y parvenir seul.
Aujourd'hui, c'est l'heure de l'Europe.
L’élargissement retrouve son rôle de stabilisateur géopolitique de l’Europe. Et nous tenons nos promesses.
2026 devrait être une année record pour les progrès en matière d'élargissement de l'UE.
Huit mois après le début de l'année, nous avons déjà ouvert et clôturé plus de chapitres de négociation que durant n'importe quelle autre année des 25 dernières années.
Ce nouvel élan est impulsé par le voisinage immédiat de la Croatie.
Le Monténégro a désormais bouclé plus de la moitié des chapitres de négociation, et les États membres ont commencé à préparer son traité d'adhésion.
L'Albanie vient également de franchir l'étape intermédiaire cruciale en matière d'état de droit et a commencé à tourner la page.
L’Ukraine et la Moldavie ont réalisé des progrès techniques considérables sur l’ensemble de l’acquis communautaire au cours des deux dernières années. Il est temps désormais pour nos États membres d’égaler le niveau de réforme atteint par ces deux pays, avec l’ouverture formelle de tous les groupes de négociation restants.
Plus tard cette semaine, l'Islande votera sur la reprise des négociations d'adhésion. Déjà membre du marché unique, elle pourrait finaliser ces négociations d'ici un à deux ans.
Je souhaite également que d'autres pays candidats rejoignent ce groupe de pays en tête. Et ils le peuvent, s'ils font preuve de la même détermination à honorer leurs engagements et à instaurer un climat de confiance avec tous nos États membres.
Mais dans le monde d'aujourd'hui, cette confiance repose sur bien plus que l'adoption de la législation européenne.
Plus que jamais, il s'agit aussi des choix stratégiques que font les pays en matière d'énergie, de transport, de commerce, ainsi que de défense et de sécurité.
Les pays candidats doivent véritablement choisir l'Europe. Notre sécurité commune. Nos valeurs partagées.

 

♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Le respect des critères de l'Accord du Vendredi saint déterminera si et quand un référendum sur l'unité irlandaise sera organisé. Aucun gouvernement, britannique ou autre, n'a le pouvoir de rejeter cette question. L'Accord du Vendredi saint est clair. Les Irlandais, du Nord comme du Sud, ont voté pour.

> Donald Trump Trump et JD Vance ont menacé l'UE au sujet de la loi sur les services numériques (DSA), la qualifiant d'attaque contre la technologie américaine. La DSA vise à garantir des protections fondamentales aux utilisateurs, et les tribunaux américains ainsi que la META ont validé les fondements de cette réglementation.

 

Dan Barna (vice-président)
> La liberté et l'indépendance ont toujours été conquises par le sacrifice du peuple. Aujourd'hui marque le 35e anniversaire de la rupture de la République de Moldavie avec le passé soviétique. Pendant 35 ans, les Moldaves ont lutté avec dignité, jour après jour, contre les pressions et l'ingérence russes. Aujourd'hui, le chemin européen de la République de Moldavie est irréversible et consolidé par les réformes, le courage et la dignité. Chișinău en a été la preuve sur la scène internationale. La Roumanie est et restera le partenaire le plus fidèle de la Moldavie sur la voie de la grande famille européenne. Joyeux anniversaire à tous les citoyens de la République de Moldavie !

> La Commission européenne ne doit pas se laisser berner par les tentatives de réforme déguisées des États membres. Les sociaux-démocrates roumains, de concert avec l'extrême droite, ont lancé une attaque fondamentale contre l'État de droit, et cette attaque ne doit en aucun cas être soutenue par le Fonds de réforme et de réforme (FRR) ni par aucun autre fonds européen.

> Une Ukraine indépendante et forte est la garantie essentielle de la sécurité de la Roumanie et de l'Europe entière.
Aujourd'hui, jour de l'indépendance de l'Ukraine, il est important de se souvenir :
- Depuis 1 643 jours, la Russie mène une guerre d'agression brutale et cynique. Au-delà des discours pro-européens ou souverainistes, nous avons vécu 1 643 jours de guerre à la frontière orientale de la Roumanie.
- Les drones russes qui s'écrasent sur le territoire roumain ne sont plus des « incidents isolés », mais la preuve manifeste que notre sécurité est menacée par cette guerre.
- L'Ukraine a déclaré son indépendance de l'Union soviétique il y a 35 ans. Depuis 4 ans et 6 mois, elle résiste à l'agression russe et défend notre sécurité ainsi que celle de l'Europe.
- Notre soutien et notre solidarité avec l'Ukraine sont un choix nécessaire pour notre liberté et notre avenir communs.
- Il n'y a pas d'autre voie à suivre que de rester unis. Bonne fête de l'indépendance !

 

Irena Joveva (vice-présidente)
> Le gouvernement slovène, dirigé par Janez Janša, a opposé son veto à la condamnation, par l'Union européenne, de la nouvelle expansion des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée. Selon des sources diplomatiques, la Slovénie était le seul État membre, parmi les 27, à s'opposer à la position européenne commune, illustrant ainsi une soumission de plus en plus manifeste au gouvernement israélien, qui se traduit par une série de décisions prises par l'actuel gouvernement slovène.
Le soutien inconditionnel de Janez Janša à Benjamin Netanyahu n'a rien de nouveau. Mais cette fois, il ne s'agissait pas seulement de son soutien aux politiques de Netanyahu. Il s'agissait d'empêcher activement l'Union européenne – enfin unie – de les condamner clairement.
Viktor Orban était récemment considéré comme le principal allié de Netanyahu au sein de l'UE, mais Janez Janša semble désormais s'être approprié ce rôle sans hésitation, et sans le moindre scrupule. En quelques semaines, il a bouleversé la politique étrangère slovène. D'une position intègre et crédible, fondée sur le respect du droit international, nous en sommes arrivés à une situation où la Slovénie est le seul État membre, parmi les 27, à bloquer une condamnation claire de l'expansion des colonies illégales en Cisjordanie.
Il ne s'agit plus simplement d'un changement de politique étrangère. Il s'agit de servilité.
Pour ne rien arranger, tout cela se produit à un moment où même ses alliés traditionnels prennent leurs distances avec Israël en raison des politiques de Netanyahu.
Quels intérêts le gouvernement slovène actuel défend-il dans cette affaire ? Il est très difficile de se prononcer sur l’intérêt national, sans parler de l’intérêt humanitaire.
Levée des sanctions. Levée des interdictions d'entrée visant les personnes faisant l'objet d'allégations graves de violations du droit international. Annonce du gel de la reconnaissance de la Palestine. Et maintenant, un veto slovène, alors que Netanyahu a (une fois de plus) besoin d'aide à Bruxelles.
Il ne s'agit plus d'une coïncidence, mais d'une tendance. Si un pays oriente systématiquement sa politique étrangère en faveur d'un gouvernement étranger, il est tout à fait légitime de se demander : pourquoi ?
Que doit encore faire exactement le régime génocidaire de Netanyahu pour que le gouvernement de Janša dise « ça suffit »?
La politique étrangère d'un État souverain est menée dans son propre intérêt et selon des principes, et non selon les souhaits de Benjamin Netanyahu.
Mais après le départ d'Orbán du pouvoir et, par conséquent, son vote au sein de l'UE, ce dernier a manifestement besoin d'une nouvelle figure de proue basée à Bruxelles. De toute évidence, il l'a trouvée. Janez Janša s'est porté volontaire pour ce rôle.
Après tout ce que nous avons appris sur le Black Cub israélien et les événements qui ont précédé les dernières élections législatives slovènes, s'agit-il vraiment de la politique étrangère slovène, ou Janez Janša ne fait-il que régler ses comptes concernant l'aide préélectorale ?
Si la réponse est la première, le Premier ministre actuel devrait expliquer quel est l'intérêt de la Slovénie à être le seul, parmi les 27 États membres, à sauver Netanyahu d'une condamnation européenne unifiée. Si la réponse est la seconde, alors malheureusement, nous avons un problème bien plus grave qu'un simple droit de veto.

 

Petras Austrevicius (député)
> Félicitations à l'Ukraine pour son 35e anniversaire de l'indépendance ! Douze ans après son indépendance, l'Ukraine doit faire face à une guerre et à une agression militaire totale orchestrée par la Russie. Nous sommes solidaires de l'Ukraine et des Ukrainiens, aussi longtemps qu'il le faudra !

> Deux drones russes ont frappé un centre commercial à Kryvyi Rih, en Ukraine centrale, faisant au moins 14 morts et plus de 120 blessés. Une journée tragique de plus en Ukraine, alors même que la Belgique continue d'importer du GNL russe (100 % en juillet 2026). Arrêtez de soutenir Poutine !

 

Engin Eroglu (député)
> Nous savons ce dont notre industrie et nos PME ont besoin. Ce qui manque, c'est la volonté politique. Pour les 10 prochaines années, les employeurs européens n'ont pas besoin de nouvelles contraintes imposées par Bruxelles. Moins de réglementation. Moins d'obligations de déclaration. Plus de marge de manœuvre pour l'investissement, l'innovation et la croissance. L'#IAA doit donc envoyer un message clair : Laissez notre industrie reprendre son activité ! Parallèlement, nous devons lutter contre les pratiques d'importation déloyales. Des mesures de protection temporaires peuvent se justifier si elles s'inscrivent dans une stratégie claire visant à rétablir une concurrence loyale.

> Qu’en est-il de la démographie chinoise ? Selon la Commission nationale de la santé chinoise et l’EIU, d’ici 2035, plus de 30 % de la population – soit plus de 400 millions de personnes – aura plus de 60 ans. Selon l’ONU, la Chine perdra également environ 700 millions de consommateurs d’ici 2100. Un modèle économique qui repose sur les exportations en raison d’un marché intérieur trop faible est donc voué à l’échec. Sans jeunes consommateurs, il n’y aura pas de demande intérieure à l’avenir. La surcapacité de production de la Chine constitue non seulement un problème politique, mais aussi une véritable poudrière démographique.

> Drones, reconnaissance, guerre électronique, précision et rapidité transforment la guerre. L’Europe a besoin de sa propre capacité de défense, pilier essentiel de son autonomie stratégique. Avec ses 450 millions d’habitants, l’UE possède la force économique, technologique et industrielle nécessaire pour se défendre. Nous devons investir, développer les technologies clés, renforcer notre industrie de défense et équiper nos soldats des meilleurs systèmes. La paix exige de la force. La dissuasion exige de la crédibilité. L’autonomie stratégique exige de l’action. L’Europe doit être suffisamment forte pour que personne n’envisage de l’attaquer.

 

► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne 
♦ FDP 
> Le seul point sur lequel les partenaires de la coalition s'accordent encore est l'endettement. Les dépenses s'emballent. Aucune mesure de priorisation ou de réduction des coûts n'est en vue.

> Au lieu d'allégements fiscaux, la coalition CDU/CSU-SPD instaure des hausses d'impôts secrètes. Parallèlement, le coût des grands travaux publics s'envole.

> Personne ne veut l'entendre, mais c'est nécessaire : l'Allemagne doit aussi exploiter ses ressources nationales. Oui à l'augmentation des financements !

 

Martin Hagen (secrétaire général)
> Annoncée : une taxe sur les boissons sucrées, dont les recettes seraient affectées au système de santé. Mise en œuvre : une taxe qui s'applique également aux boissons sans calories et dont les recettes sont versées au budget général. Jusqu'où ce gouvernement compte-t-il aller pour emmerder ses citoyens ?

 

● Belgique 
♦ Les Engagés 
Yvan Verougstraete (président, député européen)

> Les révélations qui émergent du procès de Meta aux États-Unis sont particulièrement interpellantes. En 2021, le patron d’Instagram, Adam Mosseri, vantait publiquement le succès de la fonctionnalité « Take a break », destinée à inciter les jeunes à faire une pause dans leur utilisation du réseau social. Il expliquait que cet outil fonctionnait bien. Or, devant la justice, il vient de reconnaître que Meta savait qu’à l’époque, seuls 1 à 2 % des mineurs avaient activé cette fonctionnalité. Autrement dit : Meta présentait publiquement comme un succès un outil de protection dont l’entreprise savait qu’il n’était quasiment pas utilisé. Et ce n’est pas un cas isolé : la supervision parentale était, elle aussi, adoptée par moins de 1 % des adolescents. Ces révélations doivent nous servir de leçon : nous ne pouvons pas confier la protection de nos enfants aux seuls géants du numérique. Leur modèle économique repose largement sur notre attention et sur le temps passé sur leurs plateformes. Nous ne pouvons donc pas simplement compter sur leur bonne volonté pour fixer eux-mêmes les règles censées protéger les mineurs. Face aux GAFAM, la puissance publique doit prendre ses responsabilités. C’est ce que fait le gouvernement fédéral, en portant des mesures pour mieux protéger les mineurs dans l’univers numérique. C’est également ce que je défends, comme député européen, au Parlement européen : des règles fortes, contraignantes et effectivement contrôlées, plutôt que des engagements volontaires et des outils de protection que presque personne n’utilise. Nos enfants ont droit au numérique. Mais ils ont surtout droit à un numérique qui ne les expose pas à des mécanismes conçus pour capter toujours davantage leur attention. Il est plus que temps de reprendre la main. La protection de nos enfants doit passer avant les intérêts économiques des géants de la tech.

> L’Allemagne commence-t-elle enfin à ouvrir les yeux ? Depuis des mois, nous le disons : la Chine n’est plus seulement un partenaire commercial. C’est un concurrent qui, avec ses surcapacités et ses subventions massives, menace directement notre industrie européenne, de manière déloyale.
Je ne cesse de le répéter au Parlement européen : arrêtons de regarder le monde comme il était. Regardons-le comme il est. Arrêtons d'être naïfs. Protégeons nos industries. Cette semaine, le chancelier allemand a laissé entendre que son pays est prêt à adopter une attitude plus ferme vis-à-vis de la Chine.
Enfin. Le réveil reste toutefois difficile : «Nous reconnaissons que l’industrie allemande a apparemment changé de position en ce qui concerne les déséquilibres commerciaux mondiaux» (F. Merz).
Mais ce changement de position doit être perçu comme un premier signal encourageant. Ne relâchons pas la pression!

> La population a besoin d'une réponse forte et rapide. Notre capitale vient de connaitre 6 fusillades en l'espace de quelques jours. Un commissariat de police a été visé. Des enfants ont été témoins de cette violence. Quand l'Etat est attaqué, il doit répondre. Avec fermeté. Fini les querelles politiques. Les Bruxellois et Bruxelloises ne demandent pas qui a tort ou qui a raison, ils veulent que cela s’arrête. Toutes les forces politiques doivent s'unir pour libérer nos villes des violences liées au narcotrafic. Tolérance zéro.

> Cette semaine, le Parlement européen célèbre l'indépendance de l'Ukraine et réaffirme sa solidarité avec les Ukrainiens. L'invasion illégale de la Russie n'est pas seulement une attaque contre l'intégrité territoriale de l'Ukraine, mais contre les valeurs fondamentales en lesquelles nous croyons.

> Je condamne avec la plus grande fermeté les tirs qui ont visé un commissariat à Anderlecht. S’attaquer à nos forces de l’ordre, c’est s’attaquer à celles et ceux qui, chaque jour, assurent notre sécurité et protègent l’État de droit. Soutien total aux policiers visés et à l’ensemble de nos forces de l’ordre. Face au crime organisé et à ceux qui cherchent à les intimider, nous ne céderons rien. Les auteurs doivent être identifiés, poursuivis et sanctionnés avec la plus grande sévérité.

 

♦ DéFI 
François de Smet (député)

> Le parquet national financier sera, sans doute, la réalisation la plus importante et peut-être la seule réellement utile du gouvernement Arizona... ... et pourtant elle vient du programme de DéFI. Personne d'autre que nous ne défendait cette idée aux élections de 2024. Pourtant, il y a encore du travail. La version "Arizona" actuelle, qui sera débattue au Parlement, n'est pas encore mûre, comme en attestent les avis du Conseil d'Etat et du Conseil Supérieur de Justice. Critique essentielle: contrairement à ce qui avait été annoncé, ce parquet ne sera pas réellement indépendant. J'ai déposé et déposerai encore une série d'amendements pour faire en sorte que ce projet soit amélioré. Si nous voulons réellement mettre fin aux fusillades et au narcotrafic, à Bruxelles ou ailleurs, nous devons frapper les têtes, démanteler les réseaux et confisquer l'argent. La réussite de ce parquet doit donc transcender les oppositions.

> Echange jeudi dernier avec le ministre de l'Intérieur sur les incendies dans les Fagnes. J'ai rappelé les propos du même ministre en avril dernier, il y a quatre mois à peine, en commission: il estimait alors que l'investissement dans des moyens aériens de lutte contre le feu ne se justifiait pas. Le réel nous montre le contraire: à part deux hélicoptères de la police fédérale dont ce n'est pas la fonction, tous les moyens aériens sont venus du privé ou de l'étranger. Que se passera-t-il demain si nos voisins doivent lutter contre leurs propres catastrophes et que nous avons besoin de leur aide ? Les Pays-Bas disposent d'hélicoptères anti-feu qui coûtent un peu plus de la moitié d'un F-35. Renoncer à quelques F-35 pour se doter d'une capacité anti-feu digne de ce nom serait de bon sens. Car les incendies, eux, ne se font pas arrêter par des armes de dissuasion.

> Comme durant la campagne électorale, le MR tente de faire croire que la police, la justice et la lutte contre le narcotrafic seraient devenus à Bruxelles (et rien qu'à Bruxelles, bien évidemment) une compétence régionale, et de blâmer les autres pour expliquer son échec à mettre fin aux fusillades, en record depuis l'Arizona. Non: la criminalité organisée est d'abord du ressort de la police judiciaire fédérale. Et on peut blâmer les autorités locales tant qu'on voudra: ce qui fait prospérer fusillades et trafic, ce sont d'abord ces réseaux qui bénéficient du port d'Anvers comme passoire géante de cocaïne, et font de Bruxelles leur plateforme de distribution. On peut arrêter les dealers et autres petites mains à la pelle; ils sont indéfiniment remplaçables. Ce sont les têtes, les réseaux et l'argent qu'il faut cibler. Plutôt que de placer de l'énergie dans une fusion de zones absurde qui va encore empirer la situation en éloignant les policiers des quartiers, il est temps de se mettre à niveau face à des criminels qui, en attaquant un commissariat, envoient clairement le message: ce gouvernement ne nous fait pas peur.

> Attaquer délibérément un commissariat de police vise à envoyer un message simple: «Nous, narcotrafiquants, n'avons pas peur de l'Etat». Il est vraiment temps que le gouvernement prenne la mesure de la guerre qui est en train de se livrer.

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 

> L'Italie n'enverra pas d'armes, pas même de défense aérienne, à l'Ukraine. Elle enverra des générateurs. Tout cela parce que Meloni craint Vannacci et les difficultés de la Ligue. Forza Italia reste muette, comme toujours. Les pays européens et le Royaume-Uni, en revanche, confirment leur soutien, qui dépasse déjà largement le nôtre. J'ai honte d'un gouvernement si lâche qu'il est incapable de tenir bon sur les questions fondamentales, qu'il préfère satisfaire deux pro-Russes et continuer à patauger. Derrière les appels incessants aux valeurs, à l'honneur, aux paroles et au courage, il n'y a rien. Les âmes mortes de la droite flottent aux côtés de celles de la gauche, muettes, loin de l'histoire et de la grandeur de la lutte pour la liberté et l'indépendance. Honte à vous ! Nous nous battrons pour ce que nous pouvons lors des élections afin d'empêcher cette dérive lâche qui nous éloigne de notre destin d'Européens et d'hommes libres.

> En renonçant à son soutien militaire à Kiev, l'Italie commet la plus grave erreur historique depuis l'après-guerre. Tout cela est dû aux craintes de Meloni envers Vannacci et Salvini. C'est extrêmement grave. Plus grave encore, personne, ni à droite ni à gauche, n'a la volonté ou le courage de dire la vérité : certains par intérêt personnel, d'autres par peur de l'impopularité. Nous continuerons à le faire. Et chaque fois que vous me direz : « Vous voulez nous entraîner dans la guerre », je répondrai toujours de la même manière : c'est exactement le contraire, car ce sont ceux qui paraissent faibles et isolés qui finissent par faire la guerre. Ceux qui sont forts et capables de se défendre n'y sont pas. Vive l'Europe fédérale !

> Je considère cette décision de l'Italie comme extrêmement grave, tant d'un point de vue stratégique que pour le positionnement du pays dans la construction de l'OTAN européenne dont nous avons besoin. C'est une nouvelle preuve du manque de courage du gouvernement italien – et Meloni le sait parfaitement –, un manque de courage qui n'a rien à voir avec l'envoi de troupes en Ukraine, mais avec le renforcement de la coopération militaire nécessaire pour rendre l'Europe de plus en plus indépendante et autonome vis-à-vis des États-Unis. C'est une position que Azione condamne avec la plus grande fermeté : construire une Europe fédérale et unie, capable de se défendre, est notre seule alternative à la colonisation.

> Vannacci est un fasciste déclaré et porte-parole de Poutine depuis de nombreuses années. Son intégration à une coalition électorale et gouvernementale exigerait une réaction extraordinaire et coordonnée de toutes les forces politiques démocratiques. Azione ne se déroberait certainement pas.

> La seule chose qui compte, c'est la construction d'une Europe fédérale dans les plus brefs délais, afin que nos enfants ne vivent pas dans des colonies soumises aux nouveaux grands empires.

> Il y a deux jours, le directeur de la CIA s'est rendu à Moscou pour avertir Poutine : s'il attaque un pays de l'OTAN, l'Amérique ne restera pas les bras croisés. La mer Noire est fermée. Les céréales ukrainiennes sont bloquées. La chaîne d'approvisionnement en diesel est en crise, et avec elle, toute l'agro-industrie. Pour la première fois, les réserves d'or dépassent les réserves de dollars. Et de quoi parle-t-on ? De la culture woke, du patriarcat méditerranéen, des trois migrants arrivés à Ceuta, ou de la façon dont les autres devraient ou ne devraient pas vivre. Il est temps de dire stop. La politique-spectacle doit cesser. Revenons aux choses sérieuses. Avec des chiffres, du pragmatisme et du bon sens.

> La situation économique et politique internationale n'a jamais été aussi dangereuse depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Poutine est de plus en plus proche d'une escalade des tensions avec l'Ukraine et les pays de l'OTAN. La situation au Moyen-Orient est totalement hors de contrôle. Le blocus d'Ormuz et de la mer Noire fait flamber les prix du diesel et des céréales, avec de lourdes répercussions sur l'inflation et les salaires. Parallèlement, les actions américaines, qui soutiennent le système financier international, sont soumises à une forte pression, et les investissements dans l'IA prennent l'apparence d'une bulle. Voilà à quoi nous sommes confrontés. Raconter des histoires différentes ou nous bercer d'illusions en pensant que nous pouvons continuer à parler de politique progressiste, de primaires ou de CEUTA est dangereux et insensé. Nous avons besoin que la droite et la gauche prennent conscience du caractère exceptionnel de cette situation, mettent de côté leurs divergences et entament un dialogue. Les élections sont et resteront le cadet de nos soucis. La musique s'arrête. Meloni doit se rendre immédiatement au Parlement et exposer clairement comment elle entend relever les défis auxquels nous sommes confrontés.

> Pour réduire de manière structurelle et concrète les taxes d'accise sur les carburants, Azione a proposé de rééquilibrer celles sur le tabac, les spiritueux et les jeux de hasard, qui figurent parmi les plus basses d'Europe. Afin de réduire structurellement les coûts de l'énergie, nous avons demandé la mise en appel d'offres pour les concessions hydroélectriques et la révision des rémunérations figurant sur les factures de Terna et d'Enel Distribuzione. Si ces deux mesures de bon sens ne sont pas appliquées, c'est en raison de l'emprise considérable que les monopoles publics et les grands producteurs de tabac, entre autres, exercent sur la politique italienne. Fin de l'histoire. Le reste n'est que du théâtre.

> Aujourd'hui, nous célébrons l'indépendance de l'Ukraine, acquise il y a 35 ans après des décennies d'oppression soviétique. Aujourd'hui encore, après plus de quatre ans de guerre et d'invasion, et douze ans depuis l'occupation de la Crimée, les Ukrainiens nous montrent, ainsi qu'au monde entier, que seul le courage préserve la liberté. Honneur à ceux qui se battent pour leur destin, à ceux qui savent défendre leur terre, à ceux qui ne se rendent pas à l'envahisseur. Déshonneur à ceux qui, même chez eux, raillent, attaquent et soutiennent le dictateur fasciste Poutine. Les Ukrainiens seront libres car ils savent ce que signifie vivre sous le joug impérialiste, et s'en libérer est leur aspiration la plus profonde. Ils feront tout pour y parvenir. Slava Ukraïni.

> Un discours remarquable, empreint de sérieux, de fierté et de concret, de la part de Carney [Premier ministre canadien]. Tandis qu'ici la gauche s'exprime sur le « woke » et la droite sur le rapport, partout dans le monde, des îlots de courage démocratique libéral résistent fermement aux dictateurs et à ceux qui aspirent à le devenir. Reconstruisons en Italie un espace politique de sérieux, de force et de compétence, afin de combler le vide laissé par le populisme de droite comme de gauche.

 

♦ Spazio pubblico 
Pina Picierno (leader)

> Andy Burnham a comparé la résistance ukrainienne face à la Russie à la lutte de la Grande-Bretagne contre l'Allemagne nazie et a fourni à Zelensky des informations déclassifiées lui permettant de développer indépendamment des missiles à longue portée capables de frapper en profondeur le territoire ennemi russe. La gauche, avec la lucidité et l'engagement nécessaires. Sans le jargon politique confus et lâche que nous sommes contraints de subir de la part de nos propres camps.

> En ce 35e anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine, les couleurs bleu et jaune brillent plus que jamais, reflétant le courage des Ukrainiens qui défendent chaque jour la liberté et la sécurité de tous les Européens. Depuis des décennies, le peuple ukrainien défend sa liberté, son indépendance et son identité linguistique, culturelle et historique : hier contre la répression soviétique et la russification, aujourd'hui contre l'agression impérialiste de la Russie de Poutine. L'Ukraine se bat pour son droit à l'existence, pour choisir son propre avenir et pour être pleinement européenne. C'est pourquoi nous ne pouvons nous contenter de la solidarité. Nous devons défendre les Ukrainiens sans hésiter, car défendre l'Ukraine, c'est défendre le droit de chaque peuple à la liberté, à la souveraineté et à l'autodétermination. La Russie doit répondre de la guerre qu'elle a déclenchée, des crimes qu'elle a commis et des ravages qu'elle a causés. Il n'y aura pas de paix juste sans une Ukraine libre, souveraine et indépendante. Et il n'y aura pas de véritable sécurité européenne sans l'Ukraine.

 

● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)

> L'une des missions les plus importantes de ce gouvernement est d'assurer la sécurité des Pays-Bas. Or, face à des menaces sans précédent, il s'agit d'un défi de taille. Afin de doter les services de renseignement et de sécurité des capacités nécessaires, nous mettons en place une nouvelle loi : la loi sur la protection de la sécurité nationale par les services de renseignement et de sécurité. Cette loi nous permettra de garantir que les services puissent accomplir leur mission de la manière la plus efficace possible. 

> Construire l'avenir de l'Europe avec détermination : telle est notre mission. Cet après-midi, j'ai participé en ligne à une réunion inspirante avec des collègues européens partageant les mêmes idées, au sujet d'un budget pluriannuel européen moderne et ambitieux. Les défis qui nous entourent sont considérables, mais c'est précisément maintenant que nous devons investir avec conviction dans ce qui nous fait véritablement progresser, nous et l'Europe : une économie innovante et verte, une politique d'asile humaine et efficace, et notre sécurité partagée. Le monde évolue rapidement, ce qui nous offre l'opportunité de rendre l'Europe plus forte, plus agile et plus durable. Cela exige un budget intelligent et maîtrisé, où chaque euro est consacré aux priorités de demain. Bien entendu, nous veillons à ce que le budget soit d'une taille acceptable et que la répartition des fonds soit équitable, mais notre objectif à long terme demeure inchangé. Dans les mois à venir, nous aborderons les négociations avec une confiance totale. Notre objectif est clair : un excellent accord pour une Europe forte, sûre et prospère.

> Quel meilleur endroit pour célébrer la rentrée universitaire que la région d'Arnhem-Nimègue, où j'ai moi-même passé plusieurs années pendant et après mes études ? À l'Université des Sciences Appliquées HAN, j'ai évoqué l'importance d'une formation de qualité, l'adéquation des cursus aux besoins du marché du travail et la nécessité de l'innovation et de la collaboration, afin que chaque établissement d'enseignement n'ait pas à réinventer la roue. Face au vieillissement de la population active, à la concurrence internationale et à un avenir géopolitique incertain, les Pays-Bas ne peuvent se permettre de rester les bras croisés. Ce n'est pas sans raison que le gouvernement investit 600 millions d'euros dans l'enseignement supérieur, la recherche et la science. Dans ce cadre, nous devons nous concentrer sur les thématiques qui font véritablement progresser les Pays-Bas, telles que la numérisation et l'intelligence artificielle, la résilience économique et les technologies climatiques. Mais surtout, la vie étudiante, c'est faire de nouvelles rencontres, découvrir ses talents et persévérer face aux difficultés. Ces leçons m'ont en partie conduit là où je suis aujourd'hui, et je souhaite la même chose à tous les étudiants néerlandais. Je souhaite à tous bonne chance et beaucoup de plaisir ! Faisons de cette année universitaire une année fantastique ensemble !

> Le soutien à l'Ukraine et la pression exercée sur la Russie portent leurs fruits. Cela renforce notre détermination à continuer de soutenir l'Ukraine. C'est le cœur de nos discussions d'aujourd'hui, jour où l'Ukraine célèbre son indépendance, avec nos partenaires internationaux de la Coalition des volontaires et le président Zelensky. En tant que membre de la Coalition antimissile balistique, les Pays-Bas contribuent à une défense aérienne robuste. Ceci est indispensable, car ces dernières semaines, la Russie a intensifié ses attaques balistiques contre l'Ukraine. Nous protégeons ainsi les infrastructures énergétiques et hydrauliques du pays ; à l'approche de l'hiver, c'est une priorité. Nous avons également évoqué l'importance pour l'Ukraine de poursuivre la mise en œuvre de réformes cruciales et d'intensifier la lutte contre la corruption. Nous n'abandonnerons pas l'Ukraine ; ni maintenant, ni jamais. Slavia Ukraine.

 

● Pologne
♦ Polska 2050
> Notre politique de sécurité ne sera pas dictée par le Kremlin. Par conséquent, une participation pleine et entière au partage nucléaire est dans notre intérêt.

> Un autre projet de loi, Polska 2050, est entré en vigueur ! Le Président a signé la loi qui confère aux chiens de sauvetage des sapeurs-pompiers volontaires (OSP) une place claire dans la loi : des normes communes de formation et d’examen avec le Service national d’incendie et de secours (PSP), et une base de coopération avec d’autres services. Et nous continuons à faire notre part : nous sommes à l’écoute des citoyens et nous proposons une législation efficace.

> La sécurité des enfants avant les intérêts des géants du numérique. Un grand OUI à la limitation de l'accès aux réseaux sociaux !

> Le président a protégé le marché des cryptomonnaies de toute surveillance à trois reprises. Il ne protège plus le public contre les pertes. La Coalition du 15 octobre a déposé à trois reprises une proposition de loi transposant la réglementation européenne MiCA. Celle-ci visait à renforcer la sécurité des échanges de cryptomonnaies et à compliquer la tâche des fraudeurs. Karol Nawrocki y a opposé son veto à chaque fois. Parallèlement, le scandale Zondacrypto continue de s'étendre et de plus en plus d'indices pointent vers la droite polonaise.

> Le salarié moyen est imposé à un taux de 32 %, tandis que les grandes entreprises continuent de bénéficier d'avantages fiscaux. Où est la justice là-dedans ? Absolument nulle part ! C'est pourquoi le programme Polska 2050 propose des réformes concrètes : un relèvement du second seuil d'imposition, une simplification du système d'imposition forfaitaire et une fiscalité plus équitable pour les plus grandes entreprises.

> La violence ne devient pas un divertissement simplement parce qu'on allume une caméra. Et nuire aux personnes ou aux animaux ne devrait pas être un moyen de gagner de l'argent ou d'accroître son audience. De nouvelles réglementations sont déjà en vigueur. Diffuser, à des fins lucratives ou personnelles, des contenus montrant des crimes contre des personnes, des actes de violence illégaux envers des animaux ou des traitements dégradants envers autrui, même avec son consentement, constitue un délit. Le « patostreaming » est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison, et jusqu'à cinq ans si les images mettent en scène un mineur. Fini l'impunité pour la simple recherche d'audience.

> Mentzen et Braun sont visiblement euphoriques. L'AfD met en œuvre son idéal politique : affaiblir l'Europe. Libre circulation pour les citoyens des États membres, transports et commerce plus efficaces. Pour l'extrême droite, c'est un problème, pas une réussite. Et après ? Abandonner une Ukraine en difficulté et renouer avec la Russie ? Le Kremlin apprécie ce genre de « patriotes ».

 

Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> Voilà encore un petit problème de plus à régler. Protégeons les Polonais de Meta. Protégeons-les des arnaques. Mais protégeons aussi les enfants – de la dépendance et des conséquences désastreuses des plateformes de Meta sur le développement psychologique des jeunes. Le problème est immense. Les algorithmes sont conçus pour créer une dépendance – comme une drogue, littéralement. Jusqu'à 71 % des jeunes se sentent dépendants de leur téléphone portable (Youth Diagnosis 2026). Les enfants qui passent plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux ont deux fois plus de risques de souffrir de troubles mentaux. Et un élève de primaire passe en moyenne plus de quatre heures par jour sur les réseaux sociaux (Rapport NASK). De nombreux pays ont déjà réagi. L'Australie a interdit l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, et d'autres initiatives sont en cours en Europe et en Asie. Un accord vient d'être conclu aux États-Unis, dans lequel Meta s'est engagée à mettre en place de nouvelles mesures de protection pour les jeunes utilisateurs de Facebook et Instagram. Il est temps pour la Pologne de passer à l'étape suivante. Après une école sans smartphones, il est temps d'interdire les réseaux sociaux aux enfants polonais.

 

♦ Unia Centrum
Paulina Hennig-Kloska (présidente)
> Le budget de l'année prochaine doit tenir ses promesses sans falsification. Une réduction de 3 600 PLN par personne et par an, pour un couple marié déclarant conjointement, représente un gain de 7 200 PLN et pourrait constituer un allègement fiscal important pour de nombreuses familles. Le Centrum Club soumettra des amendements à ce sujet. L'une de mes principales revendications est la mise en œuvre définitive de l'indexation des tranches d'imposition.

 

● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)

> La fête nationale de la République de Moldavie a été une excellente occasion de nous retrouver et de réaffirmer les liens étroits qui unissent la Roumanie et la République de Moldavie. Cette journée a été placée sous le signe des peuples, de l'amitié entre nos deux pays et de notre engagement pour une intégration européenne. La visite a débuté à Cahul, où nous avons découvert une ville chargée d'histoire et constaté les investissements de la Roumanie dans les infrastructures culturelles et éducatives locales. À Chișinău, nous avons célébré le 35e anniversaire de l'indépendance de la République de Moldavie, en compagnie de la présidente Maia Sandu et du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et leur avons exprimé notre plein soutien à leur intégration européenne. Les discussions bilatérales ont porté sur le renforcement de la sécurité énergétique, la résilience face aux menaces hybrides et la mise en œuvre de mesures concrètes pour relever les défis dans les espaces aérien et maritime. Nous avons également tenu une réunion trilatérale dans le cadre du Triangle d'Odessa, avec Volodymyr Zelensky, au cours de laquelle nous avons souligné notre engagement commun envers l'indépendance de l'Ukraine et la construction d'une région plus sûre et plus européenne.

> J'ai eu aujourd'hui à Chișinău une réunion trilatérale substantielle et constructive avec la Présidente de la République de Moldavie, Maia Sandu, et le Président de l'Ukraine, Volodymyr Zelensky. Le format de coopération du Triangle d'Odessa entre la Roumanie, la République de Moldavie et l'Ukraine est plus pertinent que jamais et renforce la sécurité régionale et les projets communs qui apportent des avantages concrets à nos citoyens dans les domaines de l'interconnexion énergétique, des infrastructures et de l'intégration européenne. La Roumanie a développé des partenariats stratégiques avec la République de Moldavie et l'Ukraine, et nous continuerons à œuvrer ensemble au renforcement de la sécurité et de la résilience de la région de la mer Noire et de l'Europe du Sud-Est. Au cours de cette réunion, nous avons réaffirmé notre soutien à l'indépendance, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. En tant que pays voisins, la Roumanie et la République de Moldavie sont fortement exposées aux conséquences complexes de la guerre, et nous travaillons ensemble pour contrer le large éventail de risques et de menaces. Nous soutenons une paix juste et durable et nous collaborerons étroitement à la reconstruction de l'Ukraine. Nous avons également évoqué la voie européenne de la République de Moldavie et de l'Ukraine. La Roumanie soutiendra activement l'ouverture rapide de tous les groupes de négociation en suspens, tant avec la République de Moldavie qu'avec l'Ukraine, sur la base du principe d'adhésion au mérite. Ensemble, la Roumanie, la République de Moldavie et l'Ukraine sont plus fortes. Par le dialogue et la coopération, nous pouvons atteindre nos objectifs communs et bâtir une région plus sûre, plus résiliente et plus européenne.

> A Chișinău, je me suis entretenu avec la Présidente Maia Sandu au sujet des priorités de l'agenda bilatéral et des questions d'actualité aux niveaux européen et international. À cette occasion, j'ai adressé mes félicitations à la Présidente Maia Sandu et aux citoyens de la République de Moldavie à l'occasion de la fête nationale, et leur ai formulé des vœux de paix, de prospérité et de sécurité au sein de la famille européenne. Notre rencontre d'aujourd'hui témoigne une fois de plus de la proximité qui unit la Roumanie et la République de Moldavie et de la relation privilégiée qui nous unit, fondée sur une histoire, une langue, une culture et des traditions communes. J'ai adressé des paroles d'encouragement à la République de Moldavie pour les progrès accomplis dans le processus d'intégration européenne, qui ont une fois de plus démontré une mobilisation politique, administrative et citoyenne exemplaire en faveur de la mise en œuvre de la législation européenne et des réformes nécessaires. Les réformes doivent se poursuivre à un rythme soutenu, à tous les niveaux, et la Roumanie restera à nos côtés, offrant son expertise technique et son soutien diplomatique afin d'accélérer le processus d'intégration européenne. Nous avons également abordé la question de la sécurité énergétique et des projets d'interconnexion. Nous partageons un engagement fort à poursuivre nos efforts dans ce domaine. Nous avons également abordé aujourd'hui les thèmes de la résilience, de la lutte contre la désinformation et les menaces hybrides, ainsi que la nécessité de contrer les pressions exercées par la Russie. Parmi ces sujets, la violation de l'espace aérien par des drones russes constitue un défi constant pour nos autorités et nous allons renforcer notre coopération dans ce domaine.

> Nous avons promulgué une loi importante qui corrige une injustice résultant de l'application du régime de TVA et vient en aide aux contribuables concernés. La loi vise en premier lieu les contribuables dont le numéro de TVA a été annulé et qui, bien qu'ils n'aient pas facturé séparément ni collecté la TVA auprès de leurs clients, se sont vu ultérieurement imposer rétroactivement, par voie de décision fiscale, des obligations de TVA, majorées d'intérêts et de pénalités. Pour nombre d'entreprises concernées, l'accumulation de ces obligations pour les exercices fiscaux précédents a engendré une charge financière considérable, avec des répercussions négatives directes sur leur activité. La loi remédie à cette situation en annulant les principales obligations fiscales et les obligations accessoires y afférentes dans les cas expressément prévus par la loi. Elle couvre aussi bien les obligations déjà établies par décision fiscale que les situations où la décision a été rendue mais pas encore notifiée, ainsi que celles où l'administration fiscale n'a pas encore rendu de décision pour les périodes concernées. Il est important de souligner qu'il ne s'agit pas d'une annulation générale et inconditionnelle des obligations de TVA. La loi ne s'applique pas aux opérations pour lesquelles le contribuable a facturé ou facturé la TVA séparément, ou a perçu, en tout ou en partie, la TVA auprès des bénéficiaires. Lorsque la TVA a été facturée séparément ou effectivement perçue auprès des clients, l'obligation fiscale demeure. L'annulation des obligations visées par la loi est effectuée d'office par l'administration fiscale. Les contribuables ayant payé les montants fixés par les décisions fiscales relevant de la présente loi pourront en demander le remboursement. Ainsi, la mesure a également des effets pour ceux qui ont déjà rempli leurs obligations fiscales, évitant ainsi qu'ils ne soient désavantagés par rapport aux contribuables dont les obligations ne sont pas encore éteintes. Cette loi supprime, dans les situations expressément prévues, les conséquences patrimoniales disproportionnées et libère des ressources qui resteront investies dans l'activité des entreprises. Il s'agit d'une mesure visant à un traitement fiscal plus juste et plus prévisible, sans pour autant exonérer de paiement la TVA effectivement facturée séparément ou perçue auprès des bénéficiaires. L'ANAF dispose de 30 jours à compter de l'entrée en vigueur de la loi pour approuver la procédure d'application. Un système fiscal équitable exige à la fois le respect des obligations des contribuables et la capacité de l'État à corriger les situations où l'application des règles fiscales produit des effets disproportionnés.

 

● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)

> Le 13 septembre, vous pouvez voter pour un parti qui ne trahira jamais les droits des femmes. Votez pour les Libéraux.

> L'antisémitisme est partout. Aujourd'hui, il est courant de se moquer des Juifs ou d'affirmer que quiconque prend ses distances avec l'antisémitisme est à la solde des Juifs ou d'Israël. J'éprouve de la compassion et de la détermination pour tous les Juifs qui y sont confrontés quotidiennement. Les Libéraux souhaitent sensibiliser le public à la lutte contre l'antisémitisme et instaurer des sanctions plus sévères pour les auteurs d'actes antisémites. La Suède n'est pas aujourd'hui un pays où les Juifs ont les mêmes possibilités que les autres de vivre librement, ouvertement et en toute sécurité. Mais cela changera.

> Les classes sont beaucoup trop chargées. Les enseignants n'ont tout simplement pas le temps de répondre à chaque enfant qui lève la main et les cours sont trop chaotiques. Aujourd'hui, seulement la moitié des élèves parviennent à se concentrer et une majorité d'enseignants tirent la sonnette d'alarme face à ces classes surchargées. Les municipalités sociales-démocrates et les propriétaires d'écoles privées peu scrupuleux peuvent, avec la réglementation actuelle, entasser davantage d'élèves dans une même classe pour faire des économies. Ce n'est pas acceptable. Les Libéraux souhaitent des classes de 20 élèves maximum et nous commençons aujourd'hui à concrétiser cette promesse électorale en nommant une commission d'enquête chargée de réglementer la taille des classes. Des classes plus petites permettront aux enseignants d'avoir plus de temps pour aider les élèves, ce qui se traduira par des cours plus sereins. Mais pour que cela devienne réalité, vous devez voter pour les Libéraux le 13 septembre. Nous pourrons alors poursuivre notre travail pour instaurer la paix et la tranquillité dans les écoles, un travail qui risque d'être interrompu si nous avons un gouvernement de gauche.