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vendredi 13 février 2026

Editorial du CREC. Pourquoi les extrêmes refusent d’être nommés ainsi et qualifient les centristes d'extrémistes


Non, selon lui, le RN n’est pas d’extrême-droite.

Non, selon elle, LFI n’est pas d’extrême-gauche.

Oui, selon eux, les centristes sont d’extrême-centre…

Ce refus de ne pas accepter l’étiquette d’extrémisme tout en accusant ses adversaires de l’être est bien sûr stratégique.

Car, oui, le RN est d’extrême-droite.

Car, oui, LFI est gauche.

Car, non, il n’existe pas d’extrême-centre.

Reprenons avec d’abord cette remarque: être extrémiste n’est a priori pas une insulte, ni même une tare en politique, elle résulte d’un positionnement idéologique, d’un projet, d’un programme et des références à des personnalités.

Si l’on regarde ces quatre marqueurs, il est bien évident que le RN et LFI sont des formations extrémistes.

C’est aussi le cas si on regarde leurs objectifs communs qui définissent leur extrémisme qui sont, entre autres, une remise en cause de la démocratie républicaine libérale, la désignation de groupes comme ennemis du pays ou du peuple, le refus systématique du compromis et du consensus, la volonté de mettre en place un pouvoir fort et une proximité avec des autocraties et des totalitarismes.

Ce qui est exactement ce que rejette les formations centristes.

Leurs fondements ainsi que leurs propos et leurs agirs démontrent aisément qu’elles ne se rapprochent en rien, de près ou de loin, à des organisations extrémistes.

Un juste équilibre n’est évidemment pas un extrémisme ou alors il faut croire qu’avec sa médiété, Aristote n’a rien compris!

Par définition, le Centrisme peut être intransigeant sur les valeurs et les principes qu’il défend mais il ne peut être extrémiste par ce que ces mêmes valeurs et principes sont le contraire de l’extrémisme.

Par exemple, être intransigeant dans la défense de la liberté n’est pas être extrémiste mais, au contraire, empêcher l’établissement de tout régime qui, par idéologie extrémiste, la supprimerait.

Mais pourquoi donc LFI et le RN tentent par tous les moyens de ne pas se faire cataloguer comme formations d’extrême-gauche et d’extrême-droite?

C’est uniquement une stratégie de «dédiabolisation» d’autant plus importante en période pré-électorale et électorale.

Ainsi, ni LFI, ni le RN ne peuvent gagner un scrutin en se présentant comme extrémistes.

Pour cela, il faut ratisser le plus large possible et séduire une partie de l’électorat de gauche pour LFI et de droite pour le RN.

Nombre de propos tenus ces derniers temps par leurs représentants respectifs vont dans ce sens car il n’a échappé à personne que dans un an il y a une présidentielle en France…

Ce stratagème que l’on peut qualifier de tromperie sur la marchandise est peu dangereux pour eux, notamment vis-à-vis de leur base électorale qui, elle, sait bien où se trouvent les deux partis qui ne manquent jamais par des références et des clins d’œil de lui rappeler quel est leur réel positionnement sur l’échiquier politique.

Et pour faire en sorte de séduire un électorat plus modéré, il faut, en retour, diaboliser ceux qui représentent des idéologies rassembleuses comme les formations centristes en les accusant d’être sectaires et extrémistes.

D’où leur utilisation de cet oxymore de l’extrême-centre.

Malheureusement, des médias colportent celui-ci en lui donnant une certaine crédibilité.

Et c’est pourquoi il est important de rappeler que les mots ont un sens et qu’on ne peut honnêtement leur tordre le cou pour une simple volonté partisane et électoraliste.

 

 


La Quotidienne centriste du 13 février 2026. JO: un sportif ukrainien disqualifié pour «propagande» pendant que des fédérations sportives réintègrent la Russie…


Cela n’aurait échappé à personne que l’agression de Poutine contre l’Ukraine continue et que, quotidiennement, le dictateur russe assassine des femmes et des enfants.

Un coureur ukrainien de skeleton – un des meilleurs au monde –, qui plus est porte-drapeau de sa délégation, avait décidé de porter un casque, sans slogan mais avec les visages d’athlètes de son pays tombé sur le front ou lors de bombardements afin de leur rendre hommage.

C’en était trop pour le Comité olympique qui a annoncé, le 12 février, la disqualification de Vladyslav Heraskevych, c’est son nom.

La raison: il est interdit de faire de la propagande politique aux Jeux olympiques!

Mais de quelle propagande s’agit-il d’afficher sur un casque des visages d’athlètes décédés sachant qu’aucun texte ne les accompagnait pouvant renseigner sur qui ils étaient?

Et cela nous rappelle que Poutine a organisé les JO à Sotchi juste avant d’envahir une première fois l’Ukraine et d’annexer la Crimée et qu’il avait attendu juste après les JO de Pékin, à la demande de son ami Xi, pour l’envahir à nouveau…

Surtout, après avoir été exclu de la plupart des compétitions mondiales, la Russie commence à être réintégrée par certaines fédérations sportives comme celle d’escrime (des sportifs russes ont pu participer à des compétitions mais sans mention de leur nationalité et sous bannière neutre).

Donc, deux poids, deux mesures où l’on puni l’agressé et récompense l’agresseur.

Voilà qui en dit beaucoup sur le soi-disant apolitisme du sport de compétition et de ses représentants officiels.

 

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]