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samedi 7 mars 2026

La Quotidienne centriste du 7 mars 2026. Ne pas oublier l’Ukraine


Ce qui se passe au Moyen-Orient, une nouvelle fois, ne doit pas faire oublier les Ukrainiens et le calvaire qu’ils vivent depuis plus de quatre ans, victimes de l’agression criminelle de Poutine.

Que ce soit lors du massacre du 7 octobre 2023 du Hamas puis de l’intervention meurtrière d’Israël dans la bande de Gaza, de la chute d’Assad en Syrie ou de celle du Hezbollah au Liban ainsi que de la répression du régime des mollahs contre la population iranienne d’une violence inouïe, l’attention des médias s’est déplacée pendant un temps certain et à plusieurs reprises des champs de bataille de l’Ukraine aux terres moyennes-orientales.

Sans parler de l’enlèvement de Maduro au Venezuela par les Américains ou de la volonté de Trump d’annexer le Groenland.

Mais si l’on peut comprendre que ces événements aient suscité l’intérêt médiatique, en revanche, on ne peut être que surpris désagréablement de ces soudaines indifférences coupables de l’agression russe contre l’Ukraine alors que celle-ci a continué et continue à tuer des innocents quotidiennement et à menacer la paix et la sécurité de l’Europe.

Bien sûr, on connait le temps médiatique et l’idée selon laquelle la population se lasse d’entendre la même information tous les jours pendant des mois.

Mais la délivrance de l’information a aussi ses règles qui consiste à parler des événements importants quelle que soit leur durée.

L’Ukraine fait évidemment partie de ces événements importants et en parler encore et toujours, tous les jours, est un devoir déontologique.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Editorial du CREC. En tant que centristes, quelle position adopter dans le conflit au Moyen-Orient


Bien sûr, l’attaque de l’Iran par les Etats-Unis et Israël s’est faite en dehors de toute légalité internationale.

Mais c’est aussi le cas des attaques de l’Iran contre tous les pays du Golfe et au-delà puisque l’Azerbaïdjan, la Turquie et un pays de l’Union européenne, Chypre, ont été victimes de bombardements.

Quant au respect du droit international, les mollahs se sont assis dessus depuis toujours, depuis la prise en otage des diplomates américains de l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran.

Alors, puisque guerre il y a, qui doit la gagner?

Aucun démocrate, ne peut vouloir que ce soit le régime criminel en place en Iran qui l’emporte.

Mais une victoire des Etats-Unis et d’Israël est-elle souhaitable?

D’abord, il est fort probable que cela ne changerait pas la condition d’un peuple iranien opprimé depuis des décennies, ni la situation d’une région où la violence ne cesse de s’exprimer, de l’Irak à la Syrie, du Liban à Israël, de l’Iran à la Lybie en passant par le Yémen.

Et puis, surtout, leur victoire serait en fait celle de deux extrémistes populistes corrompus dont il ne faut pas oublier que s’ils n’étaient pas à la tête de leurs pays respectifs, ils seraient sans doute en prison.

Trump et Netanyahu, puisqu’il s’agit évidemment d’eux, n’hésiteraient pas à s’en glorifier personnellement alors même que leurs projets antidémocratiques sont connus de tous et qu’ils font tout pour demeurer au pouvoir le plus longtemps possible en utilisant tous les artifices possibles dont cette guerre fait sans doute partie.

Reste qu’on ne peut, non plus, souhaiter la défaite des Etats-Unis et d’Israël puisque ce serait une victoire d’un pays au régime totalitaire.

Alors, faut-il qu’il n’y ait pas de gagnants, voire que des perdants?

Et comment cela se pourrait-il être?

Si la guerre s’arrêtait aujourd’hui, le régime iranien se relèverait bien vite.

Sauf s’il se rend et accepte un changement démocratique – hypothèse improbable pour l’instant –, ce serait alors un retour à la case départ, que ce soit pour l’oppression du peuple iranien, les menaces sur la paix de la région et l’existence d’Israël avec la reconstruction des proxys comme le Hezbollah voire le Hamas.

Et, à l’autre bord, Trump et Netanyahu ne manqueraient pas d’affirmer qu’ils ont malgré tout affaibli l’Iran en s’en félicitant.

La meilleure solution, on la connait, une révolte du peuple iranien avec l’aide d’une partie du pouvoir en place – par exemple, l’armée – qui permettrait un changement de régime et la fin de l’attaque américano-israélienne.

Une révolte qui serait couplée avec un mécontentement de peuples étasuniens et israéliens pour une guerre au bilan humain désastreux et qui démontre le comportement violent de Trump et Netanyahu, mécontentement qui se traduirait par leur défaite électorale.

Meilleure solution qui, malheureusement, n’est pas au menu pour l’instant.

Dès lors, les démocrates et les centristes doivent constamment baser leurs réactions sur les droits de l’humain et le droit international.

Dans le même temps, ils doivent prendre toutes les initiatives humanitaires pour que les peuples qui se retrouvent impliqués dans cette guerre soient protégés et aidés le plus possible.

Mais on comprend bien que c’est un pis-aller.

Néanmoins, cela permet de garder une dignité bien absente des deux bords en conflit.

 

 


Chronique centriste. Présidentielle 2027: François Bayrou annonce qu'il ne sera pas candidat


Alors qu’il s’est toujours refusé au cours de sa carrière politique à indiquer longtemps à l’avance qu’il ne serait pas candidat à une présidentielle, estimant qu’il fallait laissé ouvertes toutes les possibilités, cette fois-ci, François Bayrou a décidé, plus d’un an avant l’échéance de l’élection de 2027, d’annoncer: «je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle»

Pour autant celui qui s’est présenté en 2002, 2007 et 2012 et qui a dû renoncer en 2017 devant la vague Macron indique: «j’ai tout à fait l’intention d’apporter mon aide, mon jugement et mon soutien à la réponse que la France doit trouver aux questions qui sont devant elle».

Au-delà de son implication dans cet événement majeur de la politique française, reste à savoir si sa formation, le MoDem, fondée uniquement au départ pour porter sa candidature à l’Elysée, va présenter un autre candidat.

Si tel n’est pas le cas, ce serait la troisième fois de suite que le parti centriste serait absent d’une présidentielle.

Si l’on regarde quels pourraient être les candidats potentiels du MoDem, il est juste de dire qu’aucun de ses dirigeants n’émergent et ne semble avoir une chance, non seulement de gagner, mais de bien figurer.

En outre, depuis 2017 et grâce à Emmanuel Macron, le Mouvement démocrate est devenu présent à l’Assemblée avec nombre de députés et n’est plus obnubilé par l’ambition de son fondateur.

Reste qu’en régime de Ve République, un parti absent d’une présidentielle est relégué au second rang car cette élection, quel que soit le score qu’on réalise, est une vitrine sans nulle pareille afin d’exposer ses projet politique et son programme.

Il reste néanmoins du temps pour trouver un candidat, voire que François Bayrou change d’avis…