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lundi 4 mai 2026

La Quotidienne centriste du 4 mai 2026. Mélenchon, celui qui fera gagner le RN?


Jean-Luc Mélenchon a donc déclaré sa candidature – la quatrième! – à l’élection présidentielle.

Pour la justifier et la légitimer, le populiste d’extrême-gauche a estimé que face à la situation, il était le seul à gauche à avoir assez d’expériences et de compétences pour se présenter et, surtout, gagner.

Il a même affirmé péremptoirement qu’il remporterait l’élection face à Jordan Bardella, affirmant que face à un pétainiste, les Français voteraient largement en sa faveur.

Mais on peut voir les choses différemment.

Le leader de LFI peut être celui qui fera enfin gagner l’extrême-droite même s’il ne passe pas le premier tour et certainement s’il est un des deux finalistes.

Tous les sondages montrent qu’il est un repoussoir absolu pour une grande partie des électeurs du PS et pour la presque totalité de ceux du Centre et de la Droite.

Il n’a aucune chance de pouvoir faire un rassemblement autour de sa personne s’il venait à être présent au second tour, tout simplement parce qu’il ne pourra convaincre qu’il serait un moindre mal face au candidat du RN.

Mais, dès le premier tour avec ses postures, ses déclarations incendiaires et ses insultes – tout ce qu’il est incapable de contrôler pendant toute la durée de la campagne –, il peut convaincre nombre d’électeurs d’aller voter pour l’extrémiste de droite qui pourrait alors apparaître comme une sorte de modéré tout à fait acceptable puisque l’on sait que celui-ci la jouera consensuel et digne dans le comportement et le langage.

Ainsi, Mélenchon dédiaboliserait le RN/FN bien mieux que ce qu’a été capable de faire Marine Le Pen!

Par quel que bout qu’on la prenne, la candidature de Mélenchon est dangereuse pour la démocratie républicaine libérale.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Présidentielle 2027. Sondage Toluna: Gabriel Attal à 14% qualifié pour le second tour


Selon la première vague du sondage Toluna pour Challenges et ne concernant que le premier tour de la présidentielle, Gabriel Attal obtient 14% des intentions de vote s’il était le candidat unique de l’actuelle majorité présidentielle (et est devancé par Edouard Philippe qui obtient 19% si c’était lui le candidat unique).

Résultat du premier tour selon les personnalités sélectionnées et les cas de figure retenus par Toluna:
> Cas de figure 1 (avec Edouard Philippe et Jordan Bardella)
- Nathalie Arthaud : 1%
- Fabien Roussel : 4%
- Jean-Luc Mélenchon : 12%
- Marine Tondelier : 4%
- Raphaël Glucksmann : 11%
- Edouard Philippe: 19%
- Bruno Retailleau: 9%
- Nicolas Dupont-Aignan: 1%
- Jordan Bardella: 34%
- Eric Zemmour: 5%

> Cas de figure 2 (avec Gabriel Attal et Jordan Bardella)
- Nathalie Arthaud : 1%
- Fabien Roussel : 3%
- Jean-Luc Mélenchon : 13%
- Marine Tondelier : 4%
- Raphaël Glucksmann : 12%
- Gabriel Attal: 14%
- Bruno Retailleau: 12%
- Nicolas Dupont-Aignan: 1%
- Jordan Bardella Marine Le Pen: 35%
- Eric Zemmour: 5%

> Cas de figure 3 (avec Edouard Philippe et Marine Le Pen)
- Nathalie Arthaud : 1%
- Fabien Roussel : 4%
- Jean-Luc Mélenchon : 12%
- Marine Tondelier : 4%
- Raphaël Glucksmann : 11%
- Edouard Philippe: 19%
- Bruno Retailleau: 10%
- Nicolas Dupont-Aignan: 1%
- Jordan Bardella: 32%
- Eric Zemmour: 6%

> Cas de figure 4 (avec Gabriel Attal et Marine Le Pen)
- Nathalie Arthaud : 1%
- Fabien Roussel : 4%
- Jean-Luc Mélenchon : 12%
- Marine Tondelier : 4%
- Raphaël Glucksmann : 12%
- Gabriel Attal: 14%
- Bruno Retailleau: 13%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2%
- Jordan Bardella Marine Le Pen: 33%
- Eric Zemmour: 5%

En ce qui concerne les thèmes prioritaires des sondés, les cinq premiers sont:
- Le pouvoir d’achat (52%)
- La santé (41%)
- L’immigration (37%)
- Les impôts, la fiscalité (31%)
- La sécurité des personnes et des biens à égalité avec les retraites (28%)

Pour ce qui est des sympathisants du Centre ce sont:
- Le pouvoir d'achat (46%)
- La lutte contre les déficits et la dette publique (34%)
- La santé (32%)
- Les retraites (29%)
- Les impôts, la fiscalité (23%)

 

(Sondage réalisé par internet entre les 28 et 30 avril 2026 auprès d’un échantillon de 1725 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur selon l’institut entre 1 et 2,3 points)

 


L’Humeur du Centriste. Entre Hitler et Staline, peut-on choisir?


Imaginons un improbable duel à une élection quelconque entre Hitler et Staline.

Si l’on est un partisan de la démocratie républicaine libérale, un défenseur des valeurs humanistes, un amoureux de la liberté et de l’égalité, peut-on choisir, voire doit-on choisir notamment pour éviter l’un des deux prioritairement?

Dans ce scénario hautement fictif et même de science-fiction puisque l’on connaîtrait le bilan des deux personnages est-il possible de glisser dans l’urne un bulletin portant le nom d’Hitler ou de Staline?

Certains prétendent que le boucher de Moscou était moins ignoble que le monstre de Berlin et qu’il n’a pas provoqué de génocide.

Mais les famines sciemment provoquées notamment en Ukraine ressemblent fort aux gazages dans des camps de concentration en ce qui concerne la volonté et le résultat final.

Et leurs bilans respectifs qui se comptent en millions de morts dont ils sont responsables ne peut être mis en balance en comptant le nombre de victimes ce qui n’aurait aucun sens vu l’amas de cadavres qu’ont produit leurs dictatures respectives.

Sans oublier qu’ils ont signé le Pacte germano-soviétique contre les démocraties et qui a permis à Hitler d’entreprendre sa guerre avec l’envahissement de la Pologne (Staline l’envahissant également pour prendre son dû).

Quant à l’idéologie qu’ils défendaient, elles sont, certes, différentes mais non radicalement opposées par les moyens et même les objectifs poursuivis même si l’appel à l’élimination des juifs est évidemment propre au nazisme.

Mais, ajoutons immédiatement, que les idéaux communistes n’ont guère été le moteur de la gouvernance de Staline.

Ici, le dilemme n’est pas entre le nazisme et le communisme mais entre Hitler et Staline.

Si l’on en reste au profil des deux alors pour un partisan de la démocratie républicaine libérale, c’est blanc bonnet et bonnet blanc expression populaire utilisée par Jacques Duclos le candidat communiste à la présidentielle de 1969 et stalinien notoire pour refuser de choisir au second tour entre Georges Pompidou et Alain Poher, tous deux des démocrates.

Dès lors, la réponse à la question posée est un non catégorique.

Centristement votre.
Le Centriste