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dimanche 24 mai 2026

La Quotidienne centriste du 24 mai 2026. L’accord de Trump avec l’Iran sera aussi catastrophique que celui qu’il avait négocié avec les talibans


Tout le monde l’a oublié – et surtout lui-même! – mais c’est Trump et non Biden – qui a été injustement critiqué pour ça – qui a négocié et signé le 29 février 2020 lors de sa première présidence, l’accord avec la talibans qui leur a permis de revenir au pouvoir et de faire replonger l’Afghanistan dans les temps obscurs.

Il avait ainsi discuté avec les principaux chefs de ce groupe terroriste et s’était enorgueilli d’avoir réglé le problème insoluble dont les Etats-Unis voulaient se débarrasser à tout prix.

Il avait alors déclaré: «je crois vraiment en la parole des talibans.»

Mais il avait tout faux.

Comme l’expliquait un rapport publié en 2022, le moral dans les rangs militaires afghans a été détruit lorsqu’il a conclu cet accord ce qui a entraîné la chute du régime démocratique juste après le départ des troupes américaines.

Un accord lamentable d’un négociateur lamentable.

Et c’est ce qui est exactement en train de se reproduire avec les mollahs!

Mais ici, c’est encore pire, puisqu’il veut un accord toujours à tout prix qui sera en fait une défaite en rase campagne que, bien évidemment, il présentera, en victoire éclatante.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


L’Humeur du Centriste. Radios Moscou, Téhéran et Pékin mentent mais Radio Paris vend souvent du vent en reprenant leur propagande


Il y a les faits et leurs travestissements.

Il y a la réalité et les opinions.

Il y a l’information et la propagande.

Si, à chaque fois, ces différences sont bien spécifiées et si les mensonges les plus éhontés sont éliminés, alors les médias libres font leur travail envers leurs publics.

Et le service public en remplissant sa mission citoyenne.

Malheureusement, ce n’est pas le cas.

Non pas parce que les journalistes sont dupes ou ignorants – même si certains ne semblent pas être très au fait de ce dont ils parlent – mais parce que cela fait de l’audience, ce qui, en un sens, est bien pire.

Dès lors, dès que la propagande de Poutine, des mollahs ou de Xi publie quelque chose, voilà que nos médias reprennent leurs assertions en les mettant peu en perspective du fait qu’elles viennent de régimes totalitaires.

Ce manque de précautions s’appelle de la désinformation.

A noter que les médias font la même chose avec Trump qui est considéré comme un affabulateur compulsif et dont les journalistes américains ont consigné les milliers et milliers de mensonges.

Mais, à l’inverse de ce qui se passe en Russie, en Iran et en Chine, il y a encore une presse américaine libre qui peut démonter les dires de l’extrémiste populiste.

D’où, d’ailleurs, un festival quotidien de «breaking news» sur les chaînes d’information en continue françaises où les informations sur les dires de Trump se contredisent les unes après les autres sans que cela ne gène les journalistes ou ne les interrogent sur leur déontologie.

Rappelons que l’information dans une démocratie républicaine libérale n’est pas un produit mais un élément essentiel pour que les citoyens soient au courant et puissent se faire une opinion essentielle pour prendre des décisions qui affectent leurs existences.

Centristement votre.
Le Centriste

 


Vues du Centre. Un jour sombre pour la démocratie américaine

Par Aris de Hesselin et Alexandre Vatimbella


Certains estimeront que nous exagérons et dramatisons car ce jour sombre est celui où le licenciement de Stephen Colbert de CBS et l’annulation du show qu’il animait sur cette chaîne, Late night show, une institution dans le paysage audiovisuel américain, ont été effectifs en cette fin de semaine.

Pourtant, qu’on aime ou pas le personnage ou son émission son départ et cette suppression de la grille des programmes en dit long sur l’état de la démocratie aux Etats-Unis.

En effet, les animateurs des talk-shows de fin de soirée sont devenus, dans l’Amérique de Trump, des voix libres et critiques envers l’extrémiste populiste.

Leurs émissions sont très regardées – même avec l’apparition des réseaux sociaux et des plateformes comme Netflix ou Disney channel.

A ce titre Stephen Colbert comme Jimmy Kimmel et à un degré moindre Jimmy Fallon et Seth Meyer sont des voix qui comptent.

Et s’ils sont populaires auprès d’une grande partie de la population, ils sont aussi haïs et pourchassés par la sphère MAGA et son chef, Donald Trump.

On ne compte plus les innombrables messages postés sur les réseaux sociaux par ce dernier pour les insulter avec une prédilection pour Jimmy Kimmel puis Stephen Cobert.

Il a demandé sans cesse leur renvoi par les chaînes concernées, CBS pour Colbert et ABC pour Kimmel, menaçant celles-ci de mesures de rétorsions, voire de perte de licence de diffuseur si elles n’obtempéraient pas.

Dans le cas de Kimmel, ABC a bien sanctionné Jimmy Kimmel mais devant le tollé provoqué par son absence de l’écran, elle a été obligée de le faire revenir.

Dans le cas de Colbert, CBS, elle, s’est pliée au diktat trumpien.

D’une part parce que l’ancien propriétaire de la chaîne voulait la vendre et qu’il avait besoin de l’autorisation de l’Administration Trump pour qu’il n’y ait pas un veto.

D’autre part, parce que le nouveau propriétaire est un milliardaire qui soutien Trump.

Stephen Cobert est donc la victime d’une chasse aux sorcières de l’extrême-droite américaine et de la haine du président des Etats-Unis.

Son renvoi est emblématique de la volonté de ceux-ci de faire taire les voix qui sont critiques.

Derrière tout cela, il y a le projet d’affaiblir puis de détruire la démocratie républicaine libérale américaine.

C’est donc bien un jour sombre pour celle-ci et la liberté.

Aris de Hesselin
Alexandre Vatimbella

 

[Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste. 
Aris de Hesselin est un avocat international, centriste et un européen, défenseur d’une mondialisation humaniste. 
Alexandre Vatimbella est directeur du CREC]