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lundi 10 août 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Pourquoi Trump fera tout pour ne pas rendre le pouvoir


La popularité de Trump n’a jamais été aussi basse alors que les Américains sont confrontés à nombre de difficultés dans leur vie quotidienne dues avant tout à sa politique – ou son absence de politique – et à ses décisions erratiques et dangereuses pour les Etats-Unis et le monde entier.

Certains croient qu’il suffit de faire le dos rond, de supporter encore deux ans un personnage déplorable qui quittera définitivement et pour toujours la Maison blanche en janvier 2029 comme le veut la Constitution.

Néanmoins rien n’est moins sûr.

D’abord, si la démocratie fonctionne encore à cette date, il se peut que son remplaçant soit encore pire que lui.

Tel sera le cas s’il s’agit de son vice-président JD Vance, un vrai idéologue d’extrême-droite encore plus dangereux, si cela est possible, que Trump pour la démocratie étasunienne.

Mais, il se peut que Trump tout simplement ne rende pas le pouvoir.

Et tout indique que c’est son objectif, non seulement parce qu’il l’a déjà évoqué publiquement, -- rappelons qu’il avait affirmé aux électeurs en 2024 que s’ils votaient pour lui se serait dans doute la dernière présidentielle –, mais aussi pour trois raisons principales.

D’abord parce qu’il rêve d’être président à vie.

Son admiration pour les dictateurs, de Poutine à Kim en passant par Xi ainsi que pour les autocrates dans les pays occidentaux comme c’était le cas avec Orban ainsi que son ambition d’être couronner roi des Etats-Unis sont connues de tout le monde.

Ensuite, parce qu’une fois redevenu simple citoyen, il risque la prison.

Il a déjà été reconnu coupable avant son deuxième mandat et si aucune peine n’a encore été prononcé, c’est parce que la justice a estimé que sa réélection repoussait celle-ci après son mandat.

De même, il est soupçonné de nombreuses autres possibles malversations et corruptions qui semblent indéniables pour beaucoup d’entres et dont les enquêtes et les comparutions devant les tribunaux pourront reprendre dans deux ans.

Et il pourrait être mis en cause dans les violences issues directement de sa politique comme celle de l’immigration avec la police ICE même si la Cour suprême semble lui avoir donné une immunité en la matière.

Dès lors, il fera tout pour ne pas se retrouver en prison comme le fait actuellement son compère israélien Netanyahu en s’accrochant au pouvoir.

Enfin, parce cette présidence lui permet de s’enrichir lui et sa famille.

Les sommes considérables qu’il a amassé depuis deux ans sont indécentes et totalement inédites pour un président des Etats-Unis même par ceux qui furent reconnus de corruption au cours de l’histoire du pays.

Son avidité sans limite le poussera à tout faire pour ne pas laisser partir cette poule aux œufs d’or.

Le premier test sur ses réelles intentions aura lieu en novembre prochain lors des élections de mi-mandat qu’il fait tout pour les truquer avec nombre de mesures qui avantage les républicains notamment les difficultés faites aux groupes ethniques et sociaux favorables aux démocrates de voter.

S’il les perd, ce que prédisent l’ensemble des sondages, va-t-il accepter les résultats?

Pour empêcher le Congrès alors aux mains des démocrates de remplir sa mission, il peut entraver son action jusqu’à déclarer l’état d’urgence.

Un état d’urgence qu’il pourrait aussi utiliser pour repousser les prochaines présidentielles ad vitam aeternam.

Pour cela, il aura deux ans pour mettre en place son plan et il ne manque pas de complices pour parvenir à ses fins.

Dès 2016, Trump avait engagé le combat pour abattre la démocratie étasunienne.

Son refus de reconnaître sa défaite en 2020 face à Joe Biden, montrait qu’il était prêt à aller jusqu’au bout de celui-ci.

Les électeurs américains lui ont offert la chance de pouvoir le faire, sachant que Trump, en la matière ne la laisse pas passer quand il le peut.

 


La Quotidienne centriste du 10 août 2026. Pédocriminels: des déficiences inacceptables des services de l’Etat dont nous sommes tous responsables


Le courrier envoyé par Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, à Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur sur les déficiences des forces de l’ordre et de la magistrature en matière de violences physiques et sexuelles à l’égard des enfants fait grand bruit et c’est tant mieux parce que le sujet doit être sans cesse une priorité des pouvoirs publics.

Au-delà des remous et des polémiques à propos du contenu qui regorge d’exemples de comportements inacceptables, il faut le dire et le redire, politiques, policiers, gendarmes, magistrats mais aussi toute la société sont responsables de la situation.

Il faut cesser cette hypocrisie qui est de s’indigner lorsqu’un fait divers dramatique fait la une des médias – pourquoi d’ailleurs celui-là et pas un autre? – et que l’opinion publique sort de son indifférence quotidienne devant tous les cas quotidiens identiques et que l’on «s’occupe» de la question.

Parce qu’une société digne de ce nom ne doit pas fonctionner sur alternateur quand il s’agit de protéger ses enfants.

Les valeurs humanistes que défend une démocratie républicaine nous donne un devoir impératif que nos enfants vivent dans la plus grande sécurité possible, en particulier contre les prédateurs pédocriminels.

Ce que l’on veut dire ici est qu’une priorité des pouvoirs publics doit se baser absolument sur une priorité de la société, donc de tous ses membres, sinon elle n’est qu’un effet d’annonce parce que la mobilisation de tout le corps social est, dans ce domaine, la seule manière de traiter cette ignominie et la réduire le plus possible, le plus qu’on le puisse.

Oui, des erreurs et des fautes ont été commises par des agents et des services de l’Etat et des mesures doivent être prises contre ceux qui ont mal agi et pour réformer un système déficient.

Mais, cela ne suffira pas si la communauté toute entière ne se mobilise pas tout le temps et sur la durée.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour]