Voici une sélection, ce 20 février 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France à propos de la nomination du gouvernement puis de la démission du premier ministre.
► Emmanuel Macron (Président de la
République)
> [Lynchage d’un militant d’extrême-droite par un groupe
d’extrême-gauche] La vérité doit être faite sur cette affaire, la justice doit
passer. Les partis extrêmes doivent faire du ménage. L’extrême gauche en
l’occurrence, mais l’extrême droite aussi qui a dans ses rangs des militants
qui justifient l’action violente. Il y a, à l’extrême droite, des mouvements
violents. Ils doivent être combattus. En République, il n’y a pas de place pour
les mouvements qui adoptent et légitiment la violence. On doit continuer de les
éradiquer car rien ne saurait les justifier ce face-à-face mortifère pour la
République. Rien ne saurait justifier, ni chez les uns ou chez les autres,
l’action violente. (…)
Aucun groupe violent n’a de légitimité dans la République. Je suis inquiet d’un
climat d’émeute permanente. À chaque fois que des gens vous expliquent qu’ils
ont mis en place des milices pour faire de l’autoprotection, ils ne commettent
pas seulement une faute politique, mais également une faute morale. (…)
Chacun doit rester calme et respecter les principes de la République.
> [Discours lors de l’inauguration du Sommet pour
l’impact de l’intelligence artificielle] Je voudrais commencer
par une histoire. Il y a dix ans, un vendeur ambulant à Mumbai ne pouvait pas
ouvrir de compte bancaire. Sans adresse, sans papiers, sans accès. Aujourd'hui,
ce même vendeur accepte les paiements sur son téléphone, instantanément. Instantanément,
gratuitement, de n'importe qui dans le pays. Ce n'est pas seulement une
histoire de technologie, c'est une histoire de civilisation. Et l'Inde a
construit quelque chose qu'aucun autre pays au monde n'a construit : une
identité numérique pour 1,4 milliard de personnes. Un système de paiement qui
traite désormais 20 milliards de transactions par mois. Une infrastructure de
santé qui a émis 500 millions d'identifiants de santé numériques. Voilà les
résultats. On l'appelle l'India Stack Open Interoperable Sovereign.
Voilà, chers amis, l'objet de ce sommet. Nous sommes clairement à l'aube
d'une accélération considérable, et vous l'avez parfaitement décrite lors de
vos interventions. Mais permettez-moi de récapituler ce qui s'est passé au
cours de l'année écoulée. L'année dernière, lorsque la France et l'Inde ont
co-organisé le Sommet AI Action à Paris, nous avons établi un principe
directeur mondial pour une technologie qui transformerait nos sociétés et nos
économies. Nous affirmons que l'intelligence artificielle permettra à
l'humanité d'innover plus rapidement et de transformer en profondeur les
secteurs de la santé, de l'énergie, des transports, de l'agriculture et des
services publics, pour le bien de tous. Nous croyons fermement en cette
révolution.
Il y a un an, le paysage a commencé à changer. Les États-Unis ont annoncé
Stargate. La Chine a lancé DeepSeek. L'IA est devenue un enjeu majeur de
compétition stratégique et les géants de la tech ont pris une ampleur
considérable. Nombre d'entre eux sont présents et ont encore accéléré leur
développement au cours de l'année écoulée. Les tensions autour de l'IA, des GPU
et des puces se traduisent désormais directement en termes géopolitiques et
macroéconomiques. Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire, il faut bien
le dire.
Mais il est clair qu'il y a un an, nous avons démontré autre chose.
L'hégémonie, quelle qu'en soit l'origine, n'est pas une fatalité. Il existe une
voie vers l'innovation, l'indépendance et l'autonomie stratégique. Et j'en suis
convaincu, c'est cette voie que des pays comme la France et l'Inde doivent
emprunter ensemble. Et nous avons déjà accompli beaucoup. Si l'on parle de
modèles, vous décrivez parfaitement l'accélération et la diversité de ces
modèles. L'Inde a fait un choix souverain délibéré : SML, des modèles de
langage simples, spécifiques à une tâche, conçus pour fonctionner sur un
smartphone. L'Inde a créé la première IA financée par un gouvernement et a
déployé 38 000 GPU à des tarifs extrêmement compétitifs auprès de toutes
les startups du pays, comme vous l'avez si bien décrit, Monsieur le Ministre.
Nous avons opté pour une approche complémentaire. Nous avons investi dans les
grands modèles de langage européens. Mistral, fondée à Paris il y a un peu plus
de deux ans, est aujourd'hui valorisée à 12 milliards d'euros, soutenue par le
leader néerlandais ASML, l'allemand SAP et le français CMA CGM, et compte parmi
ses clients des centaines de grands acteurs en Europe et ailleurs. La semaine
dernière, ils ont annoncé un nouvel investissement dans un centre de données en
Suède et l'acquisition de KOYEB, construisant ainsi un véritable cloud européen
dédié à l'IA. L'Inde a opté pour une approche granulaire et intelligente,
tandis que l'Europe a privilégié la souveraineté et l'envergure. Mais les deux
ont choisi l'indépendance, et les deux ont eu raison. C'est également le cas de
la coopération avec les LLM américains, une coopération fondée sur le respect
mutuel et l'indépendance, qui pourrait ouvrir la voie au progrès.
Après avoir évoqué le modèle et l'infrastructure, vous venez de décrire
l'ensemble des infrastructures mises en place par de nombreuses grandes
entreprises en Inde, et nous tous, nous développons de nouvelles
infrastructures et capacités de calcul. Il y a un an, à Paris, nous annoncions
109 milliards de dollars d'investissements dans l'IA, et nous concrétisons ce
projet avec de nombreux centres de données, pour un montant de 58 milliards
d'euros d'ici 2025, alimentés par notre énergie nucléaire décarbonée. Disposer
d'une énergie bas carbone et disponible est un atout majeur, et c'est
essentiel. L'année dernière, la France a exporté 90 térawattheures d'énergie
bas carbone et d'énergie pilote, ce qui représente une formidable opportunité
pour construire des centres de données plus performants et plus grands.
Au niveau européen, 200 milliards d'euros ont été engagés. Avec l'arrivée
du supercalculateur exascale Alice Recoque, composantes clés de notre ambition
de « fabrique d'IA », nous partageons avec les Pays-Bas et la Grèce
les ressources informatiques, les modèles, les infrastructures et les talents.
L'Inde forme chaque année des centaines de milliers d'ingénieurs en IA. Avec
500 000 ingénieurs, elle possède la deuxième plus grande communauté de
développeurs au monde. En France, nous doublons le nombre de scientifiques et
d'ingénieurs en IA formés, et nous comptons aujourd'hui plus de 1 100
startups spécialisées dans l'IA qui prospèrent et créent des dizaines de
milliers d'emplois. Harmattan AI, en partenariat avec Dassault, Gradium pour
l'IA vocale, Poolside, H, Hugging Face… Je pourrais citer de nombreux exemples
de ces licornes et de ces entreprises à forte capitalisation. C'est clairement
l'un de nos atouts.
En informatique quantique, le prochain domaine d'avenir, la France ne mise
pas sur un seul domaine, mais sur quatre. Quatre technologies. Quatre
entreprises françaises, Pasqal, Quandela, Alice and Bob et Quobly, partagent
une même ambition : faire de l’Europe une puissance quantique. C’est
également l’ambition d’AMI Labs, le laboratoire d’intelligence artificielle
avancée de notre cher Yann Le Cun, dédié à la recherche de pointe. L’IA la plus
performante n’est pas la plus coûteuse, mais celle conçue par les meilleurs
experts et pour un objectif pertinent.
Modèles, infrastructures, talents,
capitaux et adoption : voilà en quoi le modèle indien est véritablement
révolutionnaire, offrant des solutions à tous les Indiens. De 200 millions
d’agriculteurs indiens parlant leur propre dialecte, aux conseils de voyage
pour 400 millions de pèlerins, en passant par les diagnostics par IA pour les
dispensaires ruraux, tout repose sur l’infrastructure numérique publique
indienne. Tarifs ouverts, coûts quasi nuls et adoption sont essentiels.
L’inclusion est tout aussi essentielle.
En Europe, nos centres de recherche en IA optimisent les réseaux énergétiques,
transforment la logistique, réinventent la gestion des soins de santé, et nous
prouvons qu’il est possible de bâtir un secteur de l’IA compétitif tout en
protégeant les données de ses citoyens. Contrairement à ce que certains amis
mal informés ont pu affirmer, l’Europe ne se focalise pas aveuglément sur la
réglementation. L’Europe est un espace d’innovation et d’investissement, mais
c’est un espace sûr. Et les espaces sûrs sont gagnants sur le long terme. J’en
suis convaincu.
L’objectif de ce sommet n’était pas seulement d’intensifier nos efforts, mais
de les améliorer ensemble. L’IA peut être un puissant accélérateur de
productivité et un facteur de transformation majeur pour le marché du travail.
C’est pourquoi l’accès à l’IA pour tous est essentiel. La France et l’Inde
partagent une vision commune : une IA souveraine au service de la
protection de notre planète et de la prospérité de tous. Dans le domaine de la
santé, nous avons lancé l’Institut franco-indien d’IA en santé, un partenariat
entre l’Institut du cerveau de la Sorbonne et l’AIMS de Delhi. Le partenariat
entre H et le St. John’s Research Institute de Bangalore utilisera également
l’IA pour transformer la gestion hospitalière. Dans le domaine linguistique,
nous avons lancé conjointement Current AI for Sustainable and Sovereign Access.
Cette année, nous avons annoncé un outil matériel libre pour la traduction dans
les langues et dialectes indiens, car une IA qui ne comprend pas les dialectes
n’est pas une IA pour tous. C’est pourquoi nous soutenons cette initiative en
faveur de la diversité linguistique.
En matière de développement durable, notre Coalition pour une IA durable compte
désormais plus de 200 membres. Aujourd’hui, avec l’Inde et l’UNESCO, nous
avons lancé un défi international pour des modèles d’IA durables. L'an dernier
à Paris, nous l'avions appelé Action. Cette année à Delhi, nous l'appelons
Impact. Mais son véritable nom est plus simple : IA Ensemble. L'IA et la
numérisation seront au cœur des débats des prochains mois. Elles seront
également le thème central du Sommet Africa Forward que nous organiserons avec
le Kenya à Nairobi en mai. Le continent africain, avec sa population jeune qui
doublera en 25 ans, mérite les meilleurs outils numériques. Et à l'heure où les
tensions s'exacerbent, il est plus urgent que jamais d'orienter tous nos outils
numériques vers cette approche inclusive. Car il s'agit, en effet, d'être forts
ici en Inde, mais aussi sur tout le continent africain.
Concentrons-nous tous ensemble sur le rapprochement plutôt que sur la division,
sur la création plutôt que sur la destruction, sur le partage plutôt que sur
l'accaparement. La France entend mettre à profit sa présidence du G7 pour
promouvoir cette vision. Je sais, Monsieur le Premier ministre, que l'Inde fera
de même grâce à sa présidence des BRICS. Aucun pays n'est condamné à servir
uniquement de marché où des entreprises étrangères vendent leurs modèles et
téléchargent les données de ses citoyens. Aucun pays.
L'une de nos priorités au sein du G7 sera également la protection des enfants
contre l'IA et les abus numériques. Vous venez de l'évoquer, Monsieur le
Secrétaire général. Il n'y a aucune raison que nos enfants soient exposés en
ligne à ce qui est légalement interdit dans le monde réel. Nos plateformes, nos
gouvernements et nos autorités de régulation doivent collaborer pour faire
d'Internet et des réseaux sociaux un espace sûr. C'est pourquoi, en France,
nous entamons un processus visant à interdire les réseaux sociaux aux enfants
de moins de 15 ans. Et nous sommes pleinement engagés dans cette démarche, aux
côtés de nombreux pays européens présents aujourd'hui. La Grèce, l'Espagne… Je
sais, Monsieur le Premier ministre, que vous vous joindrez à nous. C’est une
excellente nouvelle que l’Inde adhère à cette démarche pour protéger les
enfants et les adolescents. Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures
nécessaires pour garantir la sécurité de nos jeunes citoyens. Nous souhaitons
collaborer avec tous les partenaires désireux de concrétiser cette vision. Il
s’agit d’une nouvelle coalition de personnes engagées pour protéger nos enfants
et nos adolescents. Protéger nos enfants, ce n’est pas seulement une question
de réglementation, c’est un impératif de civilisation.
En conclusion, le message que je suis venu transmettre est que nous sommes
déterminés à continuer de façonner les règles du jeu. Et à le faire avec nos
alliés, comme l'Inde, car nous croyons en des valeurs fondamentales
partagées : la science, l'état de droit, l'équilibre mondial, un
multilatéralisme efficace et l'innovation au service de tous. Le moment est
venu de concentrer nos efforts sur ce qui fonctionne : des actions et des
solutions concrètes pour rendre l'IA plus durable, efficace et accessible ;
un financement ciblé pour mobiliser les talents et la créativité ; des
règles appropriées pour prévenir les abus et protéger tous nos citoyens ;
des partenariats solides pour développer de nouvelles solutions d'IA, plus
sûres et plus durables. Je tiens à remercier tous les gouvernements et chefs
d'entreprise présents dans cette salle et engagés dans cette démarche. Je sais
que vous êtes de bonne volonté et déterminés à obtenir ces résultats concrets.
Nous croyons en l'innovation, mais nous croyons aussi en un monde meilleur. Et
je ne crois pas, une fois de plus, que ces deux aspirations soient
incompatibles.
Permettez-moi d'ajouter un mot sur les partenariats, car il ne s'agit pas d'un
jeu à deux. La semaine dernière, l'Inde et les Émirats arabes unis ont annoncé
un partenariat conjoint en intelligence artificielle, la création d'un cluster
de supercalculateurs, de centres de données partagés et d'un corridor
d'innovation. L'Inde apporte son expertise technique et ses modèles économiques
optimisés, tandis que le Golfe fournit les capitaux et les infrastructures.
Ensemble, ils progressent plus vite que chacun ne pourrait le faire
individuellement. La France connaît bien cette dynamique. Avec les Émirats
arabes unis, nous avons investi des milliards d'euros dans l'innovation et les
centres de données sur notre territoire, et ce partenariat crée davantage de
valeur ajoutée. Il ne s'agit pas de dépendance, mais d'une convergence
intelligente entre les gouvernements et les entreprises, des grandes
capitalisations aux startups. C'est précisément cette convergence intelligente
qui peut porter ses fruits. Autrefois, on disait : « Soit on est en
compétition, soit on perd. » Aujourd'hui, on dit : « Soit on se connecte, soit
on est à la traîne. »
J'ai commencé par l'histoire d'un vendeur ambulant à Mumbai. Il y a dix ans, le
monde entier affirmait à l'Inde que 1,4 milliard de personnes ne pourraient pas
être intégrées à l'économie numérique. L'Inde a prouvé le contraire.
Aujourd'hui, certains prétendent que l'IA est un jeu réservé aux plus
puissants, qu'il faut 400 milliards de dollars pour participer à la course, et
qu'il est impossible de faire la part des choses entre ces deux mondes. L'Inde,
la France, l'Europe, avec nos partenaires – entreprises, gouvernements,
investisseurs – qui croient en notre approche, pourraient bien emprunter une
autre voie. La course à l'argent est importante, et nous ne pouvons la
négliger. Mais les retombées et la création de valeur réelle pour notre
population le sont encore plus. L'avenir de l'IA sera bâti par ceux qui
conjuguent innovation et responsabilité, technologie et humanité. L'Inde et la
France contribueront ensemble à façonner cet avenir. Et l'aventure ne fait que
commencer. Jai Ho !
> Nous croyons fermement, tant en Inde
qu'en France, en une IA au service de l'humanité. Cela signifie que nous sommes
prêts à mettre en place une réglementation, et je voudrais citer trois
exemples. Le premier, largement développé, concerne l'enfance. Il est clair que
le système actuel est corrompu, et il suffit de regarder la situation de nos
enfants, de nos adolescents. Si l'on ajoute à ces réseaux sociaux des
messageries instantanées dotées de capacités d'action, c'est le début d'une
situation catastrophique. Et nous en constatons déjà tous les symptômes. Nous
devons donc protéger nos enfants, et nous partageons pleinement cet objectif.
Deuxièmement, nous sommes favorables à la transparence. L'un des principaux
acquis de ce sommet est d'avoir obtenu, à terme, l'obligation pour ces géants
du cloud de fournir une transparence totale sur leurs algorithmes. C'est
extrêmement important, non seulement pour nos chercheurs, mais aussi pour nous
tous en tant que citoyens, car tous les algorithmes comportent des biais. Nous
savons tous que, sur les réseaux sociaux, l'influence des algorithmes est
indéniable : comment ils sont conçus, testés, entraînés et utilisés, et
comment ils nous influencent. Les conséquences démocratiques de ce biais
pourraient être considérables.
Nous ne demandons pas une réglementation en soi, nous ne voulons pas de
propriété intellectuelle, mais simplement de la transparence. Vous êtes pour la
liberté d'expression. Certains prétendent la défendre. Nous, nous sommes pour
un algorithme libre et totalement transparent. Car la liberté d'expression
n'est qu'une illusion si personne ne sait comment elle nous guide, surtout
lorsqu'il s'agit de passer d'un discours haineux à un autre. Je souhaite
simplement un parcours transparent à travers ces différents discours et, par la
même occasion, un certain ordre public. Je veux éviter les discours racistes,
les discours haineux, etc.
Le troisième point concerne le respect de la diversité linguistique. C'est un
aspect extrêmement important, et je pense que c'est un point commun entre
l'Inde et la France. Vous avez au moins 22 langues officielles, mais des
centaines d'autres, et nous sommes très attachés à la Francophonie. Le grand
risque est de se retrouver avec une IA globale, dotée de modèles linguistiques
et d'applications entraînés à 100 % sur des modèles anglais et un portefeuille
largement dominé par les langues anglo-saxonnes et chinoises. La protection de
la diversité, et en particulier de la diversité de nos langues, est une
garantie pour éviter de nombreux biais et améliorer la qualité de nos modèles.
Vous avez d'ailleurs très justement décrit l'impact que l'IA pourrait avoir sur
l'éducation si l'on souhaite un suivi adéquat. Je ne pense pas que l'IA
remplacera les enseignants et les chercheurs, mais je pense que nous devrons
apprendre à enseigner avec l'IA, adopter une approche différente pour améliorer
la qualité des cours et proposer une éducation plus efficace, probablement
personnalisée. Son impact sera significatif si le modèle utilisé est entraîné
sur un portefeuille de contenus approprié et dans la langue adéquate. Je pense
qu'il est également très important, si nous voulons une IA éthique et si nous
voulons une IA sûre, de protéger clairement la diversité des langues.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans
cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de
Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un
homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du
fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> La haine des Juifs, c'est la haine de la République et c'est le
rabaissement de la France.
> Face aux tempêtes et inondations dans l’Ouest, toutes les forces de l’État sont mobilisées. L’indemnisation des sinistrés est une priorité : les premières décisions de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle seront prises dans les 5 jours et les assureurs seront réunis aujourd’hui par le Ministre Roland Lescure pour accélérer les indemnisations. La vigilance reste de mise à l’heure où la tempête Pedro frappe le pays. Mobilisation renforcée des forces de sécurité civile et militaire pour l’assistance aux populations maintenant et pendant la décrue. Merci aux forces mobilisées, aux élus et aux agents qui travaillent jour et nuit pour protéger nos concitoyens.
> Les crues dans l’Ouest exigent une mobilisation totale. L’État est engagé dès maintenant, sans délai et sans relâche, aux côtés des sinistrés et des communes touchées. Les procédures de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle sont lancées. Les communes pourront déposer leur demande pour permettre une évaluation précise des dégâts. Les premiers dossiers seront examinés en commission interministérielle la semaine prochaine. La reconnaissance interviendra rapidement pour permettre une indemnisation au plus vite. Merci aux forces de sécurité, aux sapeurs-pompiers, aux équipes de la sécurité civile, aux élus et aux agents mobilisés jour et nuit. La solidarité nationale s’applique, concrètement.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et
des Anciens combattants)
> Dans le cadre de la visite officielle du Président de la République en
Inde, j’étais à Bangalore aux côtés du ministre indien de la Défense, pour
illustrer la force de notre coopération de défense, puis à New Delhi à la
rencontre de représentants de jeunes industries de défense indiennes. Profonde,
dynamique et ambitieuse, la coopération de défense franco-indienne constitue un
pilier majeur de notre partenariat stratégique et se renforce dans tous les
secteurs, opérationnels comme capacitaires.
Roland Lescure (ministre de l’Economie,
des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Notre partenariat avec l’Inde est solide, stratégique et surtout
prometteur 🇮🇳 🇫🇷
Je viens de passer les deux derniers jours en Inde avec le président de la
République Emmanuel Macron, l’invité du Premier ministre Narendra Modi pour
parler IA, innovation et coopération entre nos deux Nations.
Avec 15,8 milliards d’euros d’échanges commerciaux en 2024 et plus de 730
entreprises françaises implantées en Inde (comme les Galeries Lafayette India),
notre partenariat économique est déjà robuste. Mais l’ambition est claire :
aller plus loin, notamment en attirant davantage d’investissements indiens en
France.
Dans le cadre de la présidence française du G7 en 2026, la coordination avec
l’Inde sera déterminante. Le président de la République a invité le Premier
ministre Narendra Modi à participer au sommet d’Evian et à ses travaux
préparatoires. L’Inde a un rôle clé à jouer pour assurer une réponse collective
aux grands défis et déséquilibres mondiaux.
Enfin, nous avons lancé l’Année franco-indienne de l’innovation, un
accélérateur de projets communs dans les technologies, la santé et l’économie
durable. Ce déplacement a aussi été l’occasion d’inaugurer la 2ème édition du
Sommet pour l’IA après un lancement à Paris l’année dernière, réaffirmant notre
engagement commun pour une intelligence artificielle éthique, inclusive et au
service du bien commun.
Entre coopération économique, dialogue stratégique et innovation responsable,
la France et l’Inde tracent ensemble une voie ambitieuse pour répondre aux
défis globaux.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et
des Affaires étrangères)
> La Commission européenne n'aurait jamais dû assister à la réunion du «Board
of Peace» à Washington aujourd'hui, car elle n'en avait pas reçu le mandat du
Conseil. Au-delà des questions politiques légitimes soulevées par le «Board of
Peace», la Commission doit respecter scrupuleusement le droit et l'équilibre
institutionnel européens en toute circonstance.
> Entreprises françaises, mobilisez-vous. Le Fonds Ukraine II est ouvert jusqu’au 9 avril pour soutenir les infrastructures critiques et les secteurs stratégiques ukrainiens. Investir aujourd’hui, c’est renforcer la résilience de l’Ukraine et préparer sa reconstruction.
> [Déclaration ministérielle conjointe
sur la protection des civils et des opérations humanitaires au Soudan] Nous
sommes vivement préoccupés par les attaques illégales incessantes qui déciment
les populations civiles et prennent pour cible les infrastructures civiles et
les opérations humanitaires, dans le contexte de la poursuite d’intenses
combats dans les États du Kordofan et du Darfour. Les récentes attaques
aériennes et de drones se sont intensifiées, notamment celles visant les
populations déplacées, les installations de santé, les convois de nourriture et
les zones proches des emprises humanitaires, et elles ont fait de nombreuses
victimes et blessés parmi les civils, en entravant l’acheminement de l’aide
humanitaire et en perturbant les routes d’approvisionnement.
Ne serait-ce qu’au cours des dernières semaines, les frappes au moyen de drones
et de missiles visant les camions et entrepôts du Programme alimentaire
mondial, ainsi que sur des installations de santé, ont fait de nombreux morts
et graves blessés parmi les civils et le personnel humanitaire, et ont détruit
des fournitures et infrastructures humanitaires qui font cruellement défaut.
Ces attaques délibérées contre le personnel, les véhicules et les fournitures
humanitaires ainsi que la volonté manifeste d’entraver l’acheminement de l’aide
d’urgence sont contraires au droit international humanitaire et peuvent être
constitutives de crimes de guerre.
Les États du Kordofan et du Darfour continuent d’être au cœur de la plus grande
situation de crise humanitaire et de protection des populations dans le monde.
Les violences sexuelles et sexistes y sont généralisées, la famine attestée et
la faim continue de s’étendre dangereusement. Au cours des derniers mois, dans
les seuls États du Kordofan, près de 100 000 personnes ont été déplacées.
Selon le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, M. Volker Türk, les
exactions et abus commis par les Forces de soutien rapide et leurs milices
alliées dans la ville et la région d’El-Fasher en octobre 2025 risquent de se
répéter dans la région du Kordofan. Nous exhortons à nouveau les Forces de
soutien rapide, les Forces armées soudanaises et les milices qui leur sont
alliées, à cesser immédiatement les combats.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté les violences atroces exercées à
l’encontre des civils, notamment des femmes et des enfants, ainsi que
l’ensemble des violations du droit international humanitaire. Ces violations
peuvent être constitutives de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité
et doivent rapidement donner lieu à des enquêtes impartiales ainsi qu’à des
poursuites contre les auteurs de crimes internationaux.
Toutes les parties doivent respecter le droit international humanitaire,
notamment l’obligation de permettre et de faciliter l’acheminement rapide, sûr
et sans entrave de l’aide alimentaire, des médicaments et des autres
fournitures essentielles pour les civils qui en ont besoin. Les civils
ainsi que le personnel humanitaire doivent être protégés en permanence,
notamment les femmes et les filles qui demeurent exposées aux violences
sexuelles et sexistes. Les personnes fuyant les combats doivent se voir accorder
un passage sûr.
Nous sommes aux côtés des populations soudanaises et des organisations
humanitaires, locales et internationales, qui travaillent sans relâche et dans
des conditions extrêmement difficiles pour leur venir en aide.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des
Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Oui, il y a une vraie question, plus large, sur le regard que notre
société porte sur les plus vulnérables. Et ce n’est pas une question d’aide à
mourir. Aucun patient n’est un poids, notre devoir est d’accompagner et de
protéger
> Aujourd’hui, j’ai reçu le rapport sur le chemsex. Le chemsex est un enjeu de santé publique, à la croisée de la santé sexuelle, de l’addictologie et de la santé mentale. En 2026, le chemsex constituera une priorité structurante de la Stratégie nationale de santé sexuelle. Ce rapport permet de mieux comprendre un phénomène qui peut avoir des répercussions importantes sur la santé physique, psychique et sociale. Il souligne la nécessité d’un accompagnement adapté, coordonné et accessible, notamment lorsque les consommations deviennent difficiles à maîtriser. Il met également en lumière les initiatives déjà engagées sur le terrain — centres communautaires, consultations spécialisées, travail en réseau — tout en identifiant les leviers d’amélioration pour garantir une prise en charge plus homogène sur l’ensemble du territoire. Autour de cinq priorités et d’une dizaine de recommandations, il propose de renforcer le repérage en premier recours, structurer des parcours territoriaux coordonnés, appuyer les réseaux régionaux, mobiliser le numérique et soutenir la recherche et l’innovation. La troisième feuille de route de la Stratégie nationale de santé sexuelle, en cours d’élaboration et coordonnée par mon ministère, intégrera les orientations issues de ce travail.
Amélie de Montchalin (ministre de l’Action
et des Comptes publics)
> Dans un contexte
international profondément instable, l'année 2025 a une nouvelle fois démontré
la capacité d'adaptation et la mobilisation exemplaire de la Douane française.
Je tiens à saluer l'engagement des douanières et des douaniers, qui ont su faire
face aux tensions géopolitiques, à la transformation rapide du commerce mondial
et à la montée des trafics avec professionnalisme et détermination. En
protégeant nos frontières, en garantissant l'équité fiscale face à l'essor du
e-commerce et en soutenant la compétitivité de nos entreprises, la Douane a
pleinement exercé son rôle de pilier de notre souveraineté.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du
Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la
Lutte contre les discriminations)
> Aucun parent ne devrait enterrer son enfant. Aucun parent ne devrait avoir
à enterrer son enfant loin de la France. Devant les tombes d'Ilan Halimi, Yohan
Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada et Yoav Hattab, nous réaffirmons
que toujours nous combattrons l'antisémitisme.
> Aux côtés de la Première Dame de l'Etat d'Israël, Michal Herzog, une grande humaniste qui n'a eu de cesse d'être aux côtés des familles et des survivants du 7 octobre. Nos combats face à l'antisémitisme et face aux violences sexuelles nous rassemblent.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée
auprès du ministre de l’Intérieur)
> À Agen et à Aiguillon, j’ai rencontré des familles évacuées, des élus
engagés, des agriculteurs inquiets pour leur activité, des forces de sécurité
pleinement mobilisées. Être au plus près du terrain Routes coupées, habitations
touchées, bâtiments publics fragilisés : à Aiguillon, une digue a cédé près de
la confluence du Lot et de la Garonne. La ville est durement frappée. Avec Sébastien
Lecornu et Laurent Nuñez, nous prenons des mesures immédiates :
- Dès lundi, 60 agents de la sécurité civile mobilisés pour aider à
reconstruire les serres agricoles.
- Procédure de reconnaissance de catastrophe naturelle accélérée : premiers
dossiers examinés en commission interministérielle dès la semaine prochaine.
L’État est au rendez-vous, aux côtés des élus locaux, des agriculteurs, des
habitants. Aucun territoire ne sera laissé seul face à ces crises d’une
intensité exceptionnelle. Merci aux forces de secours, aux services de l’État,
aux maires, aux bénévoles : votre engagement honore la République.
Catherine Chabaud (ministre délégué
auprès de la ministre de la Transition écologique, de
la Biodiversité et des Négociations internationales sur le
climat et la nature chargée de la Mer et de la Pêche)
> Une bonne nouvelle pour la pêche bretonne.
Les professionnels de la pêche ont trouvé un accord favorisant la cohabitation
entre les différents métiers en Finistère : zone côtière protégée entre l'île
de Sein et les Glénan, limitation des captures, poursuite du dialogue pour un
cadre réglementaire pérenne.
Je me félicite de cet accord, qui a privilégié le dialogue et l’écoute entre
toutes les parties pour la recherche d’une solution responsable et pérenne.
C'est dans cet esprit que je veux continuer à travailler avec toutes les
filières, convaincue que l’on peut construire un chemin vers des solutions
durables pour la ressource, pour les entreprises, pour les familles qui en
dépendent.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès
de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la
Transition écologique)
> À Saintes, durement touchée par les crues. L’État n’abandonnera pas les
sinistrés. Ni aujourd’hui, ni demain. Merci à l’ensemble des forces mobilisées
pour secourir les Français ainsi qu’aux élus locaux pour leur engagement.
> Face à la détresse des sinistrés, nous ne dirons jamais assez combien nous devons à nos policiers, à nos gendarmes, à nos sapeurs-pompiers, aux associations de sécurité civile, aux services de l’État et à nos élus locaux.
Eléonore Caroit (ministre délégué
auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la
Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> À Delhi, la coopération scientifique franchit une nouvelle étape.
Inauguration du Centre franco-indien d’IA en Santé par le président de la
République et signatures d’accords d’entreprises dans le domaine spatial.
Santé, intelligence artificielle, espace : nos écosystèmes se rapprochent et
nos talents innovent ensemble. Un signal fort pour l’Année franco-indienne de
l’innovation.
> J’ai participé à l’entretien du Président de la République avec le Premier ministre indien Narendra Modi. Notre partenariat est désormais un partenariat stratégique global spécial.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du Travail et des Solidarités)
> L'égalité salariale entre les hommes et les femmes est une priorité du
Gouvernement : c'est une question de justice.
> Avec le projet de loi de lutte contre la fraude, nous doterons les agents publics de nouveaux outils pour mieux contrôler les CFA, et fermer ceux aux pratiques frauduleuses. Nous ne ferons aucun cadeau à ceux qui volent l’argent de nos jeunes et prennent en otage leur avenir. Nous prévoyions des dispositifs d'accompagnement et de réorientation dans ces cas de fraudes. Les étudiants et leurs familles seront respectés et protégés, j’y veillerai.
> [Lutte contre la fraude] Il y a des entreprises éphémères qui trichent avec les règles. Elles disparaissent dès qu'on les regarde de trop près. Je veux rendre hommage au Sénat qui a renforcé le texte qui lui était proposé.
Serge Papin (ministre des Petites et
moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir
d’achat)
> La France est la première destination touristique du monde. Avec 102
millions de touristes internationaux accueillis en 2025, soit 2 millions de
plus qu’en 2024, elle devance l’Espagne et les États-Unis. Mais plus encore que
le nombre de visiteurs, c’est la performance économique qui est remarquable. La
dépense moyenne par touriste s’élève à 760 €, portant les recettes issues des
visiteurs internationaux à 77,5 milliards d’euros, en hausse de 9 % en un an.
Par ailleurs, les touristes étrangers dépensent en France 20,1 milliards de
plus que les Français ne dépensent à l’étranger. Le tourisme n’est pas une
rente : c’est un atout ! Un atout pour notre économie et nos territoires, que
nous savons développer. Bravo à toute notre filière touristique ! On continue :
cap sur les 100 milliards de recettes internationales en 2030 !
Edouard Geffray (ministre de l’Education
nationale)
> Internet sans crainte (safer internet day) comment aider les jeunes face
aux réseaux sociaux ?
J'étais cet après-midi au collège Jean Rostand de Milly-la-Forêt, pour échanger
sur l’impact du numérique et l’adoption de comportements responsables sur les
réseaux sociaux.
Merci aux parents, aux équipes pédagogiques et de direction, aux élèves, ainsi
qu’aux associations, pour nos échanges riches et inspirants.
Un constat partagé : à l’heure des écrans, les mots manquent parfois à nos
jeunes. La consommation de réseaux sociaux appauvrit notamment le lexique, et
enferme paradoxalement dans le silence en cas de difficulté. Nous devons donc
créer des espaces de parole - condition première de relations apaisées - pour
permettre aux jeunes d'exprimer leurs émotions, comprendre celles des autres,
alerter en cas de problème, formuler une pensée complexe, donc accepter la
nuance.
Une initiative exemplaire au collège Jean Rostand : les ateliers « vice-versa
».
Des moments d’échange dédiés où les élèves se parlent vraiment, sans écrans
interposés.
Outre l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, face aux écrans,
redonnons à nos élèves le pouvoir des mots.
> Rapport « Femmes et sciences ». Le
diagnostic est clair : les biais de genre persistent et freinent encore trop
souvent l’engagement des jeunes filles vers les filières scientifiques.
Nous partageons ces constats. Des actions sont déjà engagées dans le cadre du
plan Filles et mathématiques, mais nous devons accélérer. La France ne peut se
priver de la moitié de ses talents ni admettre ces inégalités. Former davantage
d’ingénieurs et renforcer notre souveraineté scientifique suppose de mobiliser
pleinement les jeunes filles, dès l’école primaire.
Notre cap est clair : vers 50-50 dans les filières scientifiques. Formation,
mobilisation des rôles modèles dans le cadre du collectif Filles et sciences
que j'ai lancé début février, orientation, partenariats avec le monde
scientifique : nous activerons tous les leviers.
L’égalité entre les filles et les garçons n’est pas un objectif secondaire.
C’est une exigence.
> [Fondation pour la mémoire de l’esclavage] Depuis plusieurs années, le ministère de l’Éducation nationale travaille étroitement avec la Fondation, dont l’expertise est précieuse pour nos élèves comme pour nos professeurs. En 2026, nous poursuivons ensemble la transmission de l’histoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions, notamment à travers le concours La Flamme de l’Égalité, consacré cette année au thème « Femmes en esclavage ».
> Heureux d’avoir signé une convention entre le ministère de l’Éducation nationale, le ministère des Armées et des anciens combattants et la Fédération nationale André Maginot. Un engagement fort pour la mémoire des conflits et l’éducation à la défense. Cet accord renforce concrètement nos partenariats avec les associations mémorielles : formations, sorties scolaires, projets pédagogiques. Pour nos élèves comme pour nos professeurs. À l’heure où disparaissent les derniers témoins des grands conflits du XXe siècle, nous avons la responsabilité d’éveiller la conscience citoyenne des jeunes générations et de faire vivre l’esprit d’engagement.
> Ces dernières années, la voie professionnelle a retrouvé de l’attractivité grâce aux réformes engagées : évolutions pédagogiques, transformation de la carte des formations et gratification des périodes de stage. Oui, la transformation porte ses fruits. Mais nous devons rester lucides et continuer d’ajuster ce qui doit l’être, notamment le « parcours en Y » en terminale.
> Toutes les études internationales le montrent, l’implication des parents est un déterminant majeur de la réussite éducative. Je veux dire à tous les parents : c’est ensemble que nous pouvons offrir à chaque enfant les meilleures conditions pour s’épanouir et réussir.
> Notre destin commun se construit par l’École. Aujourd’hui, 1 actif sur 30 dédie sa vie à faire progresser et prendre soin des enfants des autres. Tous les jours, nous changeons des trajectoires, nous façonnons des citoyens éclairés, nous éveillons des consciences civiques. J’ai une profonde admiration pour les femmes et les hommes de l’Éducation nationale, qui travaillent chaque jour pour l’avenir de nos enfants et celui du pays.
Philippe Baptiste (ministre de
l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> La recherche dans les outre-mer est stratégique. Biodiversité unique,
enjeux climatiques majeurs, vastes espaces maritimes : ces territoires sont des
laboratoires scientifiques essentiels. Avec l’ANR, nous lançons l’AAP «
Tremplin Outre-mer » : 3 jeunes chercheurs internationaux rejoindront des
laboratoires ultramarins pour y mener des projets d’excellence.
> Alors que la section disciplinaire a relaxé l’étudiante qui avait exclu des étudiants juifs d’un groupe de la promo, la décision de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne de faire appel de la décision est la bonne : de tels comportements n’ont pas leur place à l’université. Cette affaire démontre l'urgence de professionnaliser ces instances. C’est ce que demandaient les présidents d'université, je m’y suis engagé, et la loi Levi-Fialaire apportera cette réponse dès le 1er mai prochain. Elle garantira que des faits d'une telle gravité soient examinés avec toute l'expertise et l'impartialité nécessaires.
> Interdire la politique à l'université, certainement pas. Lutter contre la violence politique qui se transforme en une violence physique qui tue, évidemment ! Les choses sont très simples : en cas de risque de troubles graves à l'ordre public, il faut interdire.
Maud Bregeon (porte-parole du
Gouvernement)
> [Lynchage d’un militant d’extrême-droite par un groupe
d’extrême-gauche] Le temps de la clarification est venu : LFI doit prendre une
position claire et exclure Raphaël Arnault. Les doubles discours ne trompent
plus personne.
Sébastien Martin (ministre délégué
auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté
industrielle, énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> Belle victoire pour l’industrie française !
Schneider electric investit 100 millions d’euros à Mâcon pour une usine 100 %
électrifiée, créant 150 emplois locaux, ici, sur notre territoire.
La preuve que la transition écologique n’est pas un frein, mais un accélérateur
d’opportunités !
Ce projet incarne pleinement les ambitions de la PPE3 et du Plan
d’électrification porté par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Une
industrie décarbonée, innovante et compétitive :
- Décarbonation des processus de production
- Création d’emplois locaux et montée en compétences
- Innovation au service de la compétitivité française
La transition écologique est un levier de croissance et d’attractivité et Le
gouvernement continuera d’accompagner ces projets ambitieux, pour faire de la
France un leader de l’industrie verte.
Ce projet est aussi l’occasion de célébrer les 190 ans d’un géant industriel
français, né en 1836 au Creusot : un succès Made in France, qui innove sans
relâche pour propulser nos industries vers l’avenir !
Benjamin Haddad (ministre délégué
auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de
l’Europe)
> [Antisémitisme] Un grand discours républicain de Sébastien Lecornu,
implacable contre toutes les formes d’antisémitisme. Le gouvernement mettra à
l’ordre du jour la proposition de loi de Caroline Yadan pour lutter contre les
appels à la destruction d’Israël, nouvelle forme de haine des Juifs.
> Retour sur mon déplacement à
Toulouse, où la France et l’Europe bâtissent concrètement leur souveraineté
spatiale. Au cœur de l’excellence spatiale française, j’ai rencontré ceux qui
font la force de notre filière. Cet été, nous accueillerons un sommet spatial
pour porter cette ambition au niveau européen.
Pour le prochain budget européen, nous portons une ambition spatiale forte :
- garantir notre indépendance ;
- assumer la préférence européenne ;
- renforcer notre compétitivité ;
- affirmer pleinement notre souveraineté technologique.
IRIS2 en est la démonstration concrète : une Europe qui investit, protège ses
intérêts stratégiques et assume sa puissance dans l’espace.
Chez Thales, l’occasion d’échanger sur les grands défis de la conception de
satellites de télécommunication et de rencontrer de jeunes entrepreneurs
accompagnés par Thales, véritable cluster d’innovations et accélérateur
industriel pour les start-ups.
Chez Airbus Defence and Space, avec ses chaînes d’assemblage de satellites, Airbus
confirme le leadership européen dans les constellations. À l’approche des
prochains rendez-vous européens sur le spatial, consolidons cette excellence
pour renforcer notre compétitivité et affirmer notre souveraineté
technologique.
Au CNES, agence nationale du spatial, pilier de notre stratégie qui met en
œuvre nos priorités en France et en Europe et porte nos coopérations
internationales.
J’ai également visité le Commandement de l’Espace en plein exercice annuel
SparteX. L’espace est un champ de confrontation stratégique. La France s’y
prépare, investit et agit, en lien avec ses partenaires européens et de l’OTAN.
Je remercie les forces engagées pour notre sécurité.
Enfin, j’ai rencontré les acteurs du New Space. Aux côtés de nos grands
industriels, nos start-up et PME innovantes portent l’avenir du spatial. Elles
inventent les technologies de demain, accélèrent l’innovation et renforcent
notre autonomie stratégique. Le New Space sera pleinement associé au sommet
international de juillet.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> C'est une première dans l'histoire de l'Assemblée nationale.
Depuis le 19 janvier, cinq jeunes volontaires en service civique ont rejoint
nos équipes au Palais-Bourbon. Une première, rendue possible grâce à l'agrément
obtenu en septembre 2025, et au partenariat noué avec l'Agence du Service
civique
Leur mission ? Sensibiliser les publics scolaires à la vie politique et
citoyenne. Car chaque année, ce sont près de 75 000 jeunes qui visitent
l'Assemblée nationale soit 40% de nos visiteurs. Autant de regards curieux,
parfois distants, qu'il nous faut conquérir.
Après une phase de découverte de nos institutions, ils travaillent désormais à
la conception d'ateliers de médiation civique qu'ils animeront en autonomie à
partir du 2 mars. Aujourd'hui, ils m'ont présenté leurs projets. Et je dois
dire : ils m'ont impressionnée.
Dans un moment où le lien entre la jeunesse et la démocratie représentative se
fragilise, ce type d'initiative est une réponse concrète à une urgence
démocratique.
L'Assemblée nationale n'est pas seulement le lieu où se fait la loi. C'est
aussi et cela doit l'être davantage un lieu d'engagement, d'apprentissage, de
citoyenneté vécue.
Bienvenue à nos cinq premiers VSC. Vous écrivez une petite page de notre
histoire.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne
sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus
retranscrits]
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Dans ce débat sur la fin de vie à l’Assemblée
nationale, vous construisez une frontière infranchissable entre soins
palliatifs, d’un côté, et aide à mourir de l’autre. Mon expérience a
l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris m’a appris que cette frontière est
beaucoup plus floue que vous voulez bien le dire, du point de vue des médecins,
comme des patients. Lorsqu’une équipe médicale engage une sédation profonde et
continue, c’est une décision lourde. Elle engage les soignants. Et elle conduit
à la mort. Lorsqu’une équipe médicale arrête une circulation extra-corporelle
ou une dialyse parce qu’il n’y a plus d’espoir thérapeutique, c’est une
décision lourde. Elle engage les soignants. Et elle conduit à la mort.
Lorsqu’une équipe décide d’interrompre les soins d’un très grand prématuré,
c’est une décision lourde. Elle engage les médecins. Et elle conduit à la mort.
Des décisions de ce type, il y en a des dizaines prises chaque jour par des
équipes médicales. Elles font partie du soin. Une aide à mourir peut être
pratiquée précisément par souci d'humanité et de soulager des douleurs
réfractaires. Là où certains des soins palliatifs ont pu être vécus très
douloureusement dans les dernières heures de vie par certains de nos proches.
Vous citiez le serment d’Hippocrate qui irait à l’encontre de cette loi. Il dit
pourtant : « Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur
volonté. (…) Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas
abusivement les agonies ». Moi, je le lis comme un soutien à cette loi.
> Les données d’analyses comparatives internationales mettent en lumière des disparités significatives dans l’accès aux médicaments et aux dispositifs médicaux innovants entre la France, l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie. Par ailleurs, si le prix du médicament est l’un des plus faibles au monde en France, ce qui témoigne de la qualité des négociations menées avec les laboratoires, à l’inverse l’attractivité de la France pour produire des médicaments et des dispositifs médicaux innovants est en recul. Le plan France Innovation Santé 2030 avait pourtant prévu toute une batterie de mesures qui avaient commencé à porter leurs fruits, mais qui semblent aujourd’hui moins portées. En commission des affaires sociales, nous avons auditionné Thomas Fatome, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale. Je lui ai alors demandé quelle appréciation il porte sur la situation et quelles recommandations il formule pour l’améliorer.
> [Lynchage d’un militant d’extrême-droite par un groupe d’extrême-gauche] La mort d’un jeune homme, frappé jusqu’à perdre la vie, est un drame absolu. Rien ne justifie la violence. Rien ne justifie qu’un désaccord devienne un affrontement physique. Depuis trop longtemps, les extrêmes - de droite comme de gauche - banalisent des mots qui divisent, désignent des ennemis, déshumanisent l’adversaire. Or, les mots préparent les esprits. Et parfois, ils précèdent les coups. Cette réalité doit être regardée en face. Mais refusons aussi l’autre piège : celui d’un récit qui voudrait faire croire que la France serait au bord de la guerre civile, qu'il y aurait deux France irréconciliables. Ce discours nourrit la peur et alimente les mêmes logiques de tension. Nous, démocrates, avons une responsabilité majeure : tenir la ligne républicaine, refuser avec force les stratégies du pire et ne jamais instrumentaliser la violence. C’est à nous qu’il revient de rassembler, de construire des majorités et de choisir le débat plutôt que le chaos. La démocratie ne se règle pas dans la rue. Elle se décide dans les urnes.
Marc Ferracci (député)
> Bonne nouvelle : l’aéronautique française recrute et confirme la solidité
de notre industrie. Alors que la compétition mondiale s’intensifie, la filière
aéronautique française démontre sa solidité. Carnets de commandes remplis,
innovations en accélération, production en hausse : notre industrie reste un
pilier stratégique de souveraineté.
Dans ce contexte, Airbus Atlantic lance
1 700 recrutements partout en France, notamment à Nantes, Saint-Nazaire,
Toulouse, Mérignac ou Méaulte. Techniciens, mécaniciens, ingénieurs,
spécialistes de la supply chain ou du numérique : toute la chaîne industrielle
est mobilisée.
Signal fort : certains postes sont ouverts sans diplôme ni expérience, avec des
parcours de formation qualifiants permettant de réindustrialiser, former et
ouvrir l’emploi industriel à tous les talents.
Dans un monde incertain, investir dans l’aéronautique, c’est défendre notre
autonomie stratégique, soutenir nos territoires et préparer les technologies de
demain.
La réindustrialisation n’est pas un slogan : elle est déjà à l’œuvre.
> [Lynchage d’un militant d’extrême-droite par un groupe d’extrême-gauche] Sur le plateau de BFM, j’ai voulu rappeler une évidence au sujet de la France Insoumise : dans une démocratie, quand des responsables politiques choisissent d’embaucher, en connaissance de cause, des personnes liées à des milices, il s’agit d’un choix politique. Et d’un signal envoyé à toute la société. La République ne doit tolérer ni les violences organisées, ni les ambiguïtés vis-à-vis de ceux qui les pratiquent.
> Dans la France de Mélenchon on a le droit de frapper pour blesser, pour estropier, mais pas pour tuer. Voilà de laborieuses et misérables circonvolutions pour masquer la responsabilité politique de LFI dans la progression de la violence.
● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> L’examen annuel du projet de loi dit DDADUE peut
paraître technique. Il est pourtant essentiel : il rend concrète l’Europe dans
un monde profondément déstabilisé.
Face au jeu à trois corps formé par Trump, Poutine et Xi, l’Union européenne ne
peut se contenter d’incantations. Elle doit consolider ses piliers stratégiques
au premier rang desquels l’agriculture et l’énergie.
Agriculture : On ne peut demander toujours plus à nos agriculteurs tout en
acceptant des produits importés ne respectant pas les mêmes normes
environnementales & sociales. Les filières bovines et avicoles sont
aujourd’hui fragilisées par une concurrence asymétrique.
Le texte apporte des avancées utiles – protection des indications
géographiques, clarification du régime des élevages – mais elles restent
insuffisantes face aux défis structurels. L’Europe doit se doter d’une
véritable stratégie agricole de long terme.
Énergie: Sans une énergie accessible, stable & décarbonée, il n’y aura ni
réindustrialisation, ni compétitivité, ni transition écologique réussie. La
réforme du marché de l’électricité va dans le bon sens, mais le maintien du
couplage gaz-électricité fragilise la lisibilité.
La décarbonation des transports doit, elle aussi, valoriser toutes les
solutions issues de nos territoires, notamment les biocarburants d’origine
viticole.
L’Europe doit sortir des ambiguïtés et affirmer une stratégie cohérente et
souveraine. C’est ce cap que je défends.
► Autres
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à
l’Enfance)
> Le désir d’enfant est là. Notre responsabilité est de lever les freins :
petite enfance, conciliation vie pro/familiale, universalité des aides.
> Il faut un degré de vigilance. Il y a
des jeux vidéo qui sont aujourd’hui des réseaux sociaux, au-delà de l'œuvre
artistique et culturelle. (…)
Il y a de l’information et de la régulation à faire sur les enfants, car ils ne
sont pas des utilisateurs des jeux vidéo comme les autres. (…)
Qu’est-ce qui crée de l’addiction ? C’est le mécanisme pour garder l’attention,
ce n’est pas le contenu. (…)
L’idée est d’inviter les géants européens à repenser leurs offres pour que les
enfants aient aussi des espaces sécurisants où ils peuvent apprendre, jouer, se
socialiser et s’amuser.
> Soutenir les parents pour protéger les enfants ! Aux côtés de la ministre Stéphanie Rist nous lancions les Assises du soutien à la parentalité : rendre l’accompagnement plus lisible, coordonné et accessible pour qu’aucun parent ne reste seul.
> 70 ans de SOS Villages d’enfant: plus
qu’un anniversaire, une promesse.
Depuis 70 ans, ces villages offrent à des fratries protégées un cadre stable et
affectif. « Faire village », c’est ne jamais laisser un enfant grandir seul.
Merci aux équipes.
> En 30 ans, l’obésité a été multipliée par 4 chez les jeunes. Les chiffres sont alarmants et les inégalités sociales aggravent la situation. Face à cette pandémie silencieuse, l’éducation à l’alimentation est une réponse essentielle. Bravo Olivia Grégoire. Agir tôt, c’est protéger !
> La Commission européenne ouvre une procédure contre Shein grâce à la mobilisation de la France ! Un signal clair : la protection de nos enfants n’est pas négociable, tolérance zéro face aux dérives des plateformes ! L’Europe ne transige pas. Nous ne transigeons pas.
