Le Centrisme, c’est la radicalité morale par le respect, l’ouverture sociale par la solidarité, le dynamisme économique par la liberté, le tout dans le juste équilibre.

www.lecentrisme.com est un site associé au site www.centrisme.free.fr. Publié par le CREC (Centre de recherches et d'études du Centrisme) Il se veut un espace de réflexions et de propositions ouvert à ceux qui veulent contribuer au débat pour un Centrisme indépendant et responsable fier de ses valeurs et de ses principes, un Centrisme moderne tourné vers l'avenir.
Alexandre Vatimbella / Directeur du CREC

23 novembre 2009

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella: Le Centre définit la Gauche et la Droite, non l’inverse

La propagande politique a toujours eu comme but la désinformation. C’est la règle. Celle de la Droite et de la Gauche vis-à-vis du Centre n’y déroge pas, au contraire. Celle-ci prétend que le Centre n’est qu’un mélange insipide de la Droite et de la Gauche agrémenté d’opportuniste, c’est-à-dire pas grand chose, une sorte d’être politique hybride, un caméléon faible et médiocre. Le malheur pour le Centre c’est qu’elle a très bien marché puisqu’il souffre bien aujourd’hui de cette image négative et relativiste, une image même partagée par certains centristes désorientés qui se sentent obligés de se positionner au centre-droit ou au centre-gauche pensant que cela donne une certaine respectabilité à leur centrisme…

En réalité, c’est tout le contraire! Ainsi, le Centrisme en politique est bien la juste référence. Et c’est par rapport à celui-ci que les idéologies périphériques, toutes celles de droite et de gauche se positionnent dans un mélange de clientélisme et d’opportunisme. Car c’est bien la Gauche et la Droite qui se définissent par rapport au Centre et non l’inverse. Une proposition logique et cohérente, les périphériques se définissant toujours par rapport à leur centre, même en politique.

L’évidence est qu’une gouvernance équilibrée est la juste recherche de tout pouvoir politique légitime, celui qui gouverne pour le bien être de toute la population et non pas pour une faction contre une autre. Une voiture dont les pneus sont mal équilibrés va se diriger soit vers la gauche, soit vers la droite de la route. Celle qui sera bien équilibrée gardera se position centrale et pourra poursuivre son chemin en emmenant ses occupants à destination et en sécurité, d’autant plus su son conducteur est un chauffeur responsable.

Etre du Centre n’est pas être entre la Droite et la Gauche. Mais c’est bien à une inversion de la proposition qu’il faut procéder. Etre de Gauche c’est être à gauche du Centre et être de Droite c’est être à droite du Centre. Et ce n’est pas seulement de la sémantique ridicule mais bien de préséance ou de légitimité politique qu’il est question. D’autant que seul le Centre développe avec le Centrisme une vision de juste équilibre et bâtit une architecture politique dans un souci de donner à chacun le plus qu’il peut recevoir sans léser l’autre et la communauté.

Dès lors, les Centristes honteux que l’on rencontre un peu partout, ceux qui tentent d’expliquer qu’ils sont plutôt du centre-droit ou du centre-gauche n’ont guère compris toute la légitimité qu’ils ont à occuper cette place centrale dans tous les sens du mot et non pas une position clientéliste.

Les partis centristes seraient ainsi bien inspirés de ne pas céder à cette désinformation agressive qui les assimile à une bande d’opportunistes. Ils doivent, tout au contraire affirmer que la place qu’ils occupent est bien la plus responsable et la plus naturelle politiquement parlant. C’est à cette seule condition qu’ils feront enfin comprendre que le Centrisme est bien l’endroit d’où tout part et à partir duquel se font tous les autres positionnements politiques, c’est-à-dire se construisent en réaction, sur le rejet du consensus et sur une volonté clientéliste. Mais pour cela ils doivent aussi faire le ménage dans leurs rangs afin de renvoyer dans leurs petites boutiques tous les opportunistes en quête de voix qui leur permettent de postuler à des strapontins et qui parasitent depuis si longtemps le message du Centre.

21 novembre 2009

Actualités – France – Sondage régionales: le Nouveau centre à 2%, le Mouvement démocrate à 7%

Les sondages se suivent et se ressemblent désespérément pour les formations centristes. Dans la nouvelle vague du baromètre Opinionway pour Le Figaro et LCI, les deux partis du Nouveau Centre et du Mouvement démocrate peinent à décoller. Ainsi, les listes du Nouveau Centre sont créditées de 2% et celles du Mouvement démocrate de 7% soit sensiblement les mêmes scores que lors de la précédente vague. C’est sans doute pourquoi les deux formations recherchent des alliances de second tour et même, de plus en plus, de premier tour afin de masquer leurs faiblesses.

(Sondage réalisé les 17 et 18 novembre auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / méthode des quotas / marge d’erreur de 3 points)

18 novembre 2009

Actualités – France – L’Alliance centriste définit sa ligne politique pour les régionales

La direction de l’Alliance centriste a défini sa ligne politique pour les prochaines élections régionales de mars 2010 alors que de nombreux appels du pied sont faits pour qu’elle rejoigne les listes de la majorité présidentielle.

Selon le texte adopté, l’objectif du parti centriste «est de prendre part à des listes centristes au premier tour des élections régionales». Cet engagement sur des «listes centristes autonomes» ne pourra se faire que si «trois conditions» sont remplies:

«1) le rassemblement significatif des sensibilités de la famille centriste;

2) la perspective raisonnable d'obtenir un score autorisant le maintien au second tour (10%);

3) l'engagement de tous les candidats de respecter la décision conduite au second tour. Ce n'est que dans l'hypothèse où le maintien de la liste centriste apparaîtrait susceptible de faire élire la liste la plus éloignée de nos valeurs et propositions que nous étudierons la possibilité d'une fusion.»

A noter que ce texte semble exclure la présentation de listes composées uniquement par des membres de l’Alliance centriste. De même, l’hypothèse d’obtenir 10% des voix au premier tour semble indiquer que peu de listes seront réellement constituées sachant que cet objectif ne pourrait être réalisé que si le Nouveau Centre et le Mouvement démocrate s’alliaient avec l’Alliance centriste. Une hypothèse bien hypothétique…

15 novembre 2009

Actualités – France – Lancement de «Terre démocrate» par Corinne Lepage

La vice-présidente du Mouvement Démocrate, Corinne Lepage, est en délicatesse avec la direction du parti de François Bayrou et de son fonctionnement qu’elle juge trop autocratique. Pour se donner un peu de liberté de ton, elle a lancé un club de réflexion baptisé «Terre Démocrate» qui veut «bâtir un projet de société en partant de toutes les transformations qui sont déjà en cours dans notre pays ou ailleurs, de les relier pour les mettre en cohérence et de promouvoir les valeurs communes que les membres partagent». Une initiative qui, si elle rencontre le succès, pourrait permettre à la toujours présidente de Cap 21 de concurrencer la prééminence du tandem Bayrou-Sarnez au Mouvement démocrate ou ailleurs dans la mouvance du centre-gauche.

12 novembre 2009

Actualités – France – Pour Hervé Morin (Nouveau Centre), le bilan du gouvernement est positif

Lors d’une interview à France 2, le Président du Nouveau Centre, Hervé Morin, a expliqué que le gouvernement et le président de la république, Nicolas Sarkozy, avaient un bilan positif. Le leader centriste a aussi, à nouveau, plaidé pour une "société apaisée". Extraits.

Qu’est-ce que vous dites sur le bilan à mi mandat présidentiel?

Hervé Morin: La France de 2007 c’est une France qui déclinait depuis 25 ans avec un taux de croissance inférieur à la moyenne européenne, un taux d’activité des jeunes ou des plus de 50 ans inférieur à la moyenne européenne. Quand les Allemands font 170 milliards d’euros d’excédent commercial avec la même monnaie que la nôtre, nous on fait 70 milliards d’euros de déficits. Bref, donc un pays qui déclinait tranquillement et sûrement. Et donc N. Sarkozy et le Gouvernement ont engagé des réformes structurelles absolument majeures et on s’est beaucoup occupé de la France. (…) Je voudrais quand même que vous mesureriez toutes les réformes structurelles dont on parlait durant toutes les campagnes électorales et qui ne se faisaient jamais : alors la réforme du RMI, les 35 heures, l’autonomie des universités, le Grenelle, la réforme des armées. Toute une série de sujets sur lesquels on nous attendait et on a fait enfin ce que nous avions dit que nous ferions. La France a retrouvé sa place aussi sur la scène internationale. Souvenez-vous de la crise de la Géorgie, souvenez-vous de la crise financière...

Et pourtant malaise aujourd’hui, on sent dans la majorité, dans l’opinion, on voit bien le désamour actuellement vis-à-vis du chef de l’exécutif...

Il est relatif parce que c’est à peu près le même pour tous les chefs d’Etat à mi mandat.

Pour vous donc il vit actuellement, tout simplement le cycle mi mandat?

Je rencontre beaucoup les militants du Nouveau Centre à travers toute la France. Je pense que nous avons besoin collectivement d’adresser un message à une société plus apaisée. On a beaucoup construit depuis des années et des années ou mis en opposition les Français les uns aux autres: les catégories populaires aux élites, les fonctionnaires aux salariés du secteur privé, les ouvriers aux patrons et on peut multiplier ça à l’infini. Eh bien, moi je pense qu’on doit porter l’idée d’une société apaisée, d’une société où l’on dit: la réussite des uns dépend de la réussite des autres et que c’est collectivement que nous serons capables de porter un avenir plus serein et plus confiant. Et donc je pense qu’on a besoin d’adresser un message de confiance, d’apaisement dans une société qui est profondément angoissée. Elle est angoissée parce qu’il y a la crise économique, parce qu’on parle du réchauffement climatique, parce qu’il y a la dette, parce qu’il y a le problème des retraites et je crois qu’on a besoin d’adresser aux Français un message d’apaisement, de confiance, en dressant en quelque sorte ou en levant aussi les coins de ciel bleu. En leur disant, toutes ces réformes structurelles faites pour la France, elles sont aussi au bénéfice des Français.

On voit les difficultés que vous avez à exister à côté de l’UMP, qui à chaque fois essaye quand même comme ça de vous englober, qu’est-ce qu’aujourd’hui vous pouvez apporter?

Quand j’évoque l’idée d’une société apaisée, c’est un message que le Nouveau Centre veut porter, l’idée d’une société de la reconnaissance. Moi je suis très frappé de la société dans laquelle on vit. C’est-à-dire qu’on reconnaît les fonctions de l’argent, les bonus, les traders, et on ne reconnaît pas les grandes fonctions sociales qui structurent une société et sans lesquelles une société ne peut pas vivre. Je pense aux fonctions de l’éducation, aux fonctions de la santé, aux fonctions de la recherche. Toutes ces fonctions sociales elles sont majeures pour qu’une société puisse progresser et avoir confiance en son avenir. Eh bien faisons en sorte qu’à travers une société apaisée, on reconnaisse aussi les fonctions sociales majeures d’une société.

11 novembre 2009

Actualités – France – Le Nouveau Centre investit la toile

Après le Mouvement démocrate et sur un modèle proche de celui de Barack Obama pour sa campagne présidentielle de 2007-2008 (copié par Ségolène Royal), le Nouveau Centre a décidé de se positionner fortement sur Internet afin d’accroître son exposition vis-à-vis du grand public et d’apparaître comme un parti réellement indépendant de l’UMP et porté vers l’avenir tout en revendiquant son héritage politique.

Et cet héritage politique, selon les dirigeants du Nouveau Centre, c’est l’UDF. Ainsi, désormais, le site du parti indique qu’il est «L’UDF d’aujourd’hui» comme le rappelle quasiment toutes ses interventions officielles. Cette posture est martelée depuis que le Mouvement démocrate, propriétaire du nom UDF, a officiellement décidé de se tourner vers la gauche et ne peut plus décemment revendiquer le nom d’un parti dont l’idée de ses fondateurs était de le positionner au centre-droit.

Pour accompagner cette conquête d’internet, le Nouveau Centre a mis en service deux autres services, Think-centre.fr, qui est un endroit de réflexion ouvert à tous, et Epicentres.fr, qui doit être la plateforme de mobilisation des militants.

Selon l’agence de communication qui a élaboré cette stratégie, celle-ci se décline en trois axes, communication, participation et coordination. Le coût de cette communication est estimé à 100.00 euros sur trois ans.

10 novembre 2009

Actualités – France – François Fillon tente d’embrigader l’Alliance centriste dans la majorité gouvernementale

Le Premier ministre, François Fillon, a demandé dans un discours un rassemblement de la Majorité présidentielle dès le premier tour pour les élections régionales de mars prochain. Une demande qui s’adressait bien sûr au Nouveau Centre qui est tenté de présenter des listes autonomes dans certaines régions (ou à monnayer cher sa participation à des listes communes) mais aussi, plus bizarrement, à l’Alliance centriste qui, d’une part, était largement ignorée par l’UMP depuis sa création en juin dernier et, d’autre part, n’a jamais indiqué qu’elle faisait partie intégrant de la majorité présidentielle évoquant plutôt un soutien critique au gouvernement et une liberté politique. Le discours de François Fillon ayant eu lieu à Anger, dans ces terres de l’Ouest terreau traditionnel du Centrisme et où l’Alliance centriste est assez bien implanté explique peut-être cet appel du pied.

05 novembre 2009

Editorial d’Alexandre Vatimbella: Entre «plus» et «mieux», le Centrisme choisit toujours le «mieux»

«Mieux» devient à la mode en politique et à tendance à remplacer «plus». Ce n’est pas pour déplaire aux centristes qui ont toujours été des adeptes inconditionnels du «mieux» face au «plus». Car le «mieux» ressort d’une expertise politique cohérente et responsable alors que le «plus» n’est souvent issu que d’une arrière-pensée électoraliste où l’on prend des mesures populistes afin de contenter superficiellement et conjoncturellement des groupes dont on veut s’attacher les faveurs au préjudice de la communauté.

Beaucoup d’hommes et de femmes politiques font souvent croire qu’en donnant «plus» on fait «mieux». Or, non seulement c’est une solution de facilité mais c’est un principe totalement erroné. Non pas que «plus» ne soit pas parfois justifié mais «mieux» est toujours plus pertinent. Car si «plus» ne signifie pas toujours «mieux», «mieux» signifie toujours «plus», c’est-à-dire une avancée positive de la situation que l’on veut améliorer. Dès lors, avant de donner «plus», il faut s’atteler à faire «mieux».

Bien évidemment, il ne faut pas faire une mauvaise interprétation de l’opposition entre «mieux» et «plus». Le «mieux» inclut toujours le «plus», c’est-à-dire une valeur ajoutée alors que le «plus» n’inclut pas forcément le «mieux» c’est-à-dire une amélioration qualitative et, in fine, une quelconque amélioration.

Une des meilleures analogies pour expliquer la différence fondamentale entre ces deux concepts vient de notre alimentation. Manger plus n’améliore pas toujours la santé alors que manger mieux, oui.

Mais on aussi en prendre d’autres. Gagner plus d’argent n’a pas beaucoup d’intérêt si, en même temps, les impôts et l’inflation augmentent et grignotent de pouvoir d’achat. Ce dernier peut donc s’améliorer en gagnant mieux, c’est-à-dire si l’augmentation des revenus se déroule dans une situation économique et fiscale est stabilisée. Ainsi, on peut se permettre de faire une augmentation de salaire moindre tout en faisant une augmentation du niveau de vie plus importante.

De même pour les dépenses publiques. Dépenser mieux, c’est dépenser le juste prix pour le meilleure résultat possible et non dépenser le plus qui aboutit souvent à une gabegie.

En matière de maladie, ce n’est pas plus de soins qui est la principale recherche d’un système de santé efficace mais de donner de meilleurs soins qui permettent de vaincre au mieux l’affection. Certains diront que pour avoir de meilleurs soins, il faut plus de soins. C’est totalement faux. Si les soins uniquement utiles étaient d’une qualité optimum, on n’aurait pas besoins d’en donner plus qu’il n’en faut. Or, c’est parce que la qualité fait parfois défaut que l’on est obligé de donner plus de soins afin de palier à la déficience qualitative.

Autre exemple, ce n’est pas en construisant le plus de kilomètres d’autoroutes que l’on rend la communication entre les différentes régions du pays meilleure mais en organisant au mieux le réseau routier ce qui ne passe pas forcément par un allongement du réseau autoroutier.

Dans la gestion de l’appareil étatique, ce n’est pas de recruter le plus de fonctionnaires possible mais de mieux les recruter, de mieux les former, de mieux définir leur mission et de mieux leur assurer la possibilité de faire leur travail au mieux qui permet de l’optimiser en matière de ressources humaines.

Du coup en faisant mieux, on donne plus à la population en termes de qualité de vie et d’efficacité tout en évitant de jeter l’argent par les fenêtres.

Le Centrisme a toujours préféré le «mieux» au «plus» parce qu’il sait que l’organisation et la gestion de la société doit se faire d’abord sur des critères qualitatifs et non quantitatifs. Ainsi, une politique doit d’abord définir ce qui est mieux avant de donner plus. Or, souvent, on donne plus en essayant en ensuite de faire en sorte que ce soit mieux. Une erreur qui aboutit à un gaspillage et à un mécontentement de ceux qui en pensant avoir plus espéraient être mieux ce qui n’est pas le cas.

Le principe même du juste équilibre, pierre angulaire du Centrisme est de faire «mieux» pour tous face aux extrémismes de droite et de gauche qui prônent le «plus» pour leurs clientèles électorales.

Le théorème «plus n’amène pas forcément un mieux alors que mieux est forcément un plus» dont nous avons parlé plus haut doit donc guider l’action de ceux qui se réclament du Centrisme. Bien évidemment, le «mieux» nécessite la mise en place d’expertises ainsi que de règles de bonne gouvernance. Car il ne doit surtout pas devenir un cache-misère où on prônerait une qualité hypothétique pour éviter de faire la juste dépense.

04 novembre 2009

Actualités – Etats-Unis – Revers électoraux pour les démocrates qui inquiètent l’Administration Obama

Les défaites des gouverneurs démocrates de Virginie et du New Jersey sont des indications sur les difficultés que rencontre actuellement Barack Obama et son Administration. En revanche, la victoire du candidat démocrate à la Chambre des représentants dans une circonscription du nord de l’Etat de New York où aucun démocrate n’avait été élu depuis 150 ans est une mauvaise nouvelle pour les républicains de la droite conservatrice et pose la question du positionnement politique du parti alors que de plus en plus de monde chez les démocrates mais surtout chez les républicains réfléchit à la création d’un troisième parti centriste.

Pour en revenir aux deux défaites dans les élections des gouverneurs, la situation locale (la Virginie est traditionnellement à droite et le New Jersey est gangréné par la corruption) explique en partie du résultat. Mais la principale cause est certainement le taux de chômage très élevé qui frappe encore le pays. Du coup, si la situation sur le front de l’emploi s’améliore dans les mois qui viennent, les élections de mi-mandat de novembre 2010 pourraient sourire aux démocrates. Dans le cas contraire, elles seront très risquées pour eux..

Actualités – Etats-Unis – Le centriste Bloomberg réélu à la mairie de New York

Michael Bloomberg, homme le plus riche de New York, a été réélu maire de sa ville pour un troisième mandat après avoir dépensé près de 100 millions de dollars pour sa réélection (et 250 millions de dollars pour les trois campagnes successives). Indépendant après avoir été démocrate et républicain, il est un centriste et avait été un temps intéressé par se présenter à l’élection présidentielle de 2008 avant de renoncer tout en gardant des ambitions dans ce domaine. Ce sera son troisième mandat après qu’il ait fait modifier les règles électorales qui, à New York, ne permettait pas à un marie d’effectuer trois mandats consécutifs. Sa victoire été annoncée comme écrasante mais celle-ci a été beaucoup plus serrée que prévue puisqu’il ne l’emporte face à son concurrent démocrate que par 51% des voix contre 46%. La participation a été assez faible.