Le Centrisme, c’est la radicalité morale par le respect, l’ouverture sociale par la solidarité, le dynamisme économique par la liberté, le tout dans le juste équilibre.

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12 mars 2010

Actualités – France – Régionales: Listes UMP-Nouveau Centre à 29%, listes Mouvement démocrate à 4,5%


Selon un sondage TNS-SOFRES publié pour Le Monde, France Télévisions et Radio France, les listes UMP-Nouveau Centre obtiennent 29% (-1% par rapport au précédent sondage) des intentions de vote, en vue du premier tour des élections régionales, et les listes du Mouvement démocrate obtiennent de leur côté 4,5%.

(Sondage réalisé les 9 et 10 mars auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur de 3 points)

Actualités – France – Régionales: Listes UMP-Nouveau Centre à 28,5%, listes Mouvement démocrate à 4,5%


Selon un sondage CSA publié par Le Parisien-Aujourd’hui en France, les listes UMP-Nouveau Centre obtiennent 28,5% des intentions de vote, en vue du premier tour des élections régionales, et les listes du Mouvement démocrate obtiennent de leur côté 4,5%.

(Sondage réalisé les 10 et 11 mars par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 801 personnes âgées de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur de 3 points)

Une semaine en Centrisme: L’exemple de l’UMP ou de la nécessité de l’indépendance pour les centristes


Le Centre ne peut être lui-même que dans l’indépendance. Indépendance qui ne veut pas dire isolement et refus d’alliances électorales et gouvernementales mais qui signifie que les centristes ne peuvent exister réellement et peser sur la vie politique que s’ils sont maîtres de leur destin. A chaque fois que les centristes ont renoncé à cette indépendance, ils ont perdu leur âme et leurs capacités politiques quel que soit le bord qu’ils ont rejoint.

L’exemple de l’UMP est emblématique à cet égard. Le ralliement d’une frange importante de l’UDF au RPR pour créer un grand parti de la Droite et du Centre a été un fiasco pour les idées centristes même si les ralliés ont pu obtenir pendant un temps des postes importants comme ce fut le cas pour Jean-Pierre Raffarin, Pierre Méhaignerie ou Philippe Douste-Blazy. Mais ceux-ci ont du mettre leurs engagements centristes entre parenthèses, voire plus, et ils n’ont pu infléchir sur le long terme la politique de l’UMP. C’est plutôt le contraire qui s’est produit avec une droitisation des centristes de l’UMP.

Les récentes velléités de quelques ex-centristes membres de l’UMP, autour de Pierre Méhaignerie et de Fabienne Keller, de demander une plus grande considération et une reconnaissance de leurs valeurs est caractéristique d’un certain désarroi dans lequel ils se trouvent. Car, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, ils ne comptent pour plus grand-chose, l’essentiel de la stratégie politique du nouveau Président de la république ayant été de rallier le Nouveau Centre et de l’accoler le plus possible à l’UMP pour lui ôter le plus d’indépendance possible quitte à lui donner une représentation démesurée dans la majorité présidentielle et au gouvernement par rapport à son poids politique réel.

Pour les membres de droite de l’UMP, majoritaires, l’ancien ralliement centriste est désormais considéré comme un ralliement politique total, c’est-à-dire que les anciens de l’UDF qui ont rejoint Jacques Chirac en 1995 puis en 2002 n’ont plus guère d’intérêt électoral en termes de diversité politique et que leur voix doit désormais être au diapason de la leur. C’est une leçon que devrait méditer le Nouveau Centre avant de se faire absorber par l’UMP à plus ou moins brève échéance s’il ne joue pas une carte plus indépendante et s’il abandonne les valeurs centristes. Mais c’est une leçon aussi pour tous les anciens UDF qui se trouvent dans le Mouvement démocrate. La création de ce nouveau parti par François Bayrou pour l’ancrer à gauche de l’échiquier politique a permis aux écologistes et aux socialistes qui l’ont rejoint de noyer la mouvance centriste qui n’a plus guère actuellement de moyen de peser sur le positionnement politique de cette formation.

Le Centre n’est pas soluble dans la Droite ou la Gauche. Il peut s’allier avec l’une ou l’autre dans un programme pour diriger le pays. Mais dès qu’il renonce à son indépendance, il perd son âme et ne gagne que des strapontins avant de ne plus rien gagner du tout.

Alexandre Vatimbella
Directeur du CREC

Jean-Louis Pommery
Directeur des études du CREC

10 mars 2010

L'Editorial d'Alexandre Vatimbella - Centriste: Est-ce celui qui le dit qui l’est?


Qui est centriste? Celui qui dit qu'il l'est? Celui qui l’est parce que les médias le prétendent? Aucun des deux? Est-ce suffisant de le prétendre ou que les journalistes le prétendent pour l'être? Dans la pensée chinoise, notamment confucéenne, une grande attention est portée à la signification des mots. C’est la théorie de la «rectification des noms» qui permet l’adéquation entre le nom et la réalité. Car les mots peuvent aussi bien apporter la lumière de la vérité que l’obscurité de l’erreur. Il suffit de ne pas correctement nommer un sujet ou un objet, intentionnellement ou non, pour changer la vision du monde ou, tout au moins, d’un monde. De nos jours, les médias portent une responsabilité essentielle dans ce domaine et force est de constater qu’ils la remplissent de manière très inégale, peu efficace, voire, plus grave, parfois, sans aucun sens de la responsabilité. Cette négligence n’a souvent guère d’incidence sur le fond de l’information délivrée. Mais ce n’est pas toujours le cas. Particulièrement en politique.

Nommer un oppresseur, un libérateur n’est évidemment pas la même chose. Dire qu’un système est démocratique quand il est totalitaire est du même acabit. Bien sûr, la propagande utilise ces mensonges et en fait son fond de commerce. Mais la presse libre qui agit dans un autre domaine de la communication, informer, ne le devrait pas. Or, pour des raisons idéologiques, certains journalistes ont souvent choisi de s’arranger avec la réalité quand d’autres ne font que du suivisme en la matière.

A un degré moindre, c’est ce qui se passe en matière d’étiquettes politiques. Celles-ci sont souvent distribuées de manière farfelue et sans réflexion de fond (et alors même que ceux à qui on les accole les refuse). Tout démontre alors une absence de sérieux dans l’appellation qui n’est alors qu’une facilité intellectuelle dans un environnement conformiste et sclérosé. En découle alors une vision biaisée des pensées politiques par les citoyens puisque ceux qui sont sensés les défendre selon les médias n’en sont pas des partisans, ne les défendent pas et n’agissent pas par rapport à leurs valeurs…

Si j’en parle ici, c’est évidemment parce que le Centrisme en est plus souvent la victime que d’autres pensées politiques. Ces mêmes médias qui affirment que le Centre et le Centrisme n’existent pas, ne reculent pourtant pas à coller l’étiquette de «centriste» à tout un tas d’hommes et de femmes politiques qui n’en ont pas la moindre caractéristique… De telles contradictions ne les ont manifestement jamais perturbés. Les journalistes en usent et en abusent ainsi que les «experts» et les politologues qui arpentent les plateaux de télévision et qui remplissent les pages opinions des quotidiens.

Dans l’univers centriste actuellement éclaté et en déshérence, où tout le monde revendique la parole sacrée et le titre suprême de grand commandeur des centristes, il n’est pas inutile de tenter de faire la part des choses en étudiant les cas emblématiques de François Bayrou et d’Hervé Morin.

François Bayrou est-il un centriste? Du temps où il était président de l’UDF, la réponse semblait tomber sous le sens pour beaucoup, même si la réalité était plus nuancée. Depuis qu’il a fondé le Mouvement démocrate, un doute s’est instillé chez nombre de ceux qui se définissent comme centristes. D’autant que le leader du MoDem a déclaré, lors d’une conférence de presse tenue pendant la campagne présidentielle de 2007 qu’il n’était pas centriste, qu’il n’avait jamais été centriste et que ce mot ne faisait pas partie de son vocabulaire. Une déclaration nette et précise qui n’a pas empêché les médias de continuer à lui accoler l’étiquette centriste. Quelques temps plus tard, devant des militants du Mouvement démocrate, il a affirmé avoir cherché dans tous les dictionnaires à sa disposition par quelle appellation il pouvait remplacer le mot «centrisme» pour mieux définir son positionnement politique. Pourtant, bizarrement, il ne reprend jamais un journaliste qui le traite de centriste pour lui signifier qu’il ne s’en considère pas un. Mieux, il parle toujours du Centre comme s’il s’en référait comme dernièrement sur RTL où il a mélangé sciemment les mots démocrate et centre.

On comprend, bien entendu, que, dans sa volonté d’avoir une base électorale, il veuille s’accaparer les voix du Centre tout en niant en être pour s’approprier, d’un autre côté, les voix des socialo-écolo-bobos, cibles privilégiées du Mouvement démocrate. Néanmoins, la réalité est que, comme il l’a dit, il n’a jamais été un centriste. François Bayrou a toujours navigué dans un univers d’homme de droite avec une grille de valeur s’inspirant du catholicisme social comme pouvait le pratiquer ces fameux patrons sociaux du XIX° siècle. Ajoutons à cela que sa propension à diriger seul dans les partis politiques dont il est le leader est plutôt antinomique avec les pratiques centristes en la matière.

Si l’on étudie maintenant le positionnement d’Hervé Morin, ancien bras droit de François Bayrou à l’UDF (après évidemment Marielle de Sarnez!), l’analyse démontre que ce dernier n’est pas non plus centriste mais un homme de droite dont les références se trouvent plutôt du côté de la frange libérale de l’UMP que d’un libéralisme social centriste. Hervé Morin ne vient d’ailleurs pas de la famille centriste mais de la droite libérale où il se trouvait aux côtés d’Alain Madelin et de François Léotard, son mentor. Son parcours politique est lié à la frange de droite de l’UDF et non pas à celle de son premier président, Jean Lecanuet, dont le positionnement se situait au centre du Centre. Sa volonté de récupérer aujourd’hui l’appellation UDF n’est donc pas aussi légitime qu’il le prétend. Même s’il a raison d’expliquer que la volonté de François Bayrou de la garder est encore plus illégitime. D’ailleurs, Hervé Morin ne manque pas une occasion de signifier que le Nouveau Centre est un parti de centre-droit et qu’il est un homme de centre-droit. Du coup, tout comme François Bayrou, Hervé Morin ne peut être appelé centriste alors que, dans les médias, il l’est. Pourtant, il ne reprend jamais ces mêmes médias pour les mêmes raisons qui font que François Bayrou fait de même: mettre la main sur l’électorat centriste.

Le fait que ni François Bayrou, ni Hervé Morin n’aient jamais été de vrais centristes ne veut absolument pas dire qu’il n’y en avait pas à l’UDF, ni qu’il n’y en ait pas au Mouvement démocrate ou au Nouveau Centre. Néanmoins, le rapport de force dans ces deux formations politiques ne joue pas en leur faveur pour le moment. C’est sans doute pourquoi la création de l’Alliance centriste est si importante pour la pensée centriste malgré son actuel poids politique. Car le projet de Jean Arthuis qui a été à la base de la création du parti est bien de réunir l’ensemble des centristes autour d’un consensus où ceux qui pensent comme François Bayrou (celui d’aujourd’hui…) et ceux qui pensent comme Hervé Morin s’agrègent autour de ceux qui défendent le Centrisme du juste équilibre.

Bien entendu, l’Alliance centriste est un parti trop jeune pour pouvoir affirmer qu’elle va demeurer une formation du Centre. Mais son discours est bien un discours centriste cohérent alors que ceux du Mouvement démocrate ou du Nouveau Centre ne le sont que par intermittence. Dès lors, les médias seraient bien inspirés d’accoler, au minimum, l’adjectif gauche au centrisme du Mouvement démocrate et droite à celui du Nouveau Centre (entendons-nous bien, il n’y a rien d’infâmant à être de centre-gauche ou de centre-droit) et de réserver le terme de centrisme tout court à la seule Alliance centriste. Cela permettrait de clarifier la situation et aux médias de remplir correctement leur mission d’information qui est si importante pour la démocratie.

Car, comme le disait Tocqueville, «Plus j’envisage l’indépendance de la presse dans ses principaux effets, plus je viens à me convaincre que chez les modernes l’indépendance de la presse est l’élément capital et pour ainsi dire constitutif de la liberté. Un peuple qui veut rester libre a donc le droit d’exiger qu’à tout prix on la respecte.» Même s’il disait également, «Il n’y a pas de milieu entre la servitude et la licence. Pour recueillir les biens inestimables qu’assure la liberté de la presse, il faut savoir se soumettre aux maux inévitables qu’elle fait naître. Vouloir obtenir les uns en échappant aux autres, c’est se livrer à l’une de ces illusions dont se bercent d’ordinaire les nations malades.» D’où, parfois, la nécessité de «rectifier les noms»…

08 mars 2010

Actualités – France – La centriste Simone Veil, femme préférée des Français


Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, publié à l’occasion du centième anniversaire de la Journée internationale de la femme, Simon Veil arrive en tête du classement. Ce qui est intéressant dans cette première place, c’est que l’ancienne ministre de Valéry Giscard d’Estaing qui a fait voter la loi sur l’avortement en 1975 est considérée comme une personne de consensus par les Français, consensus qui est une des valeurs de base du Centrisme auquel elle demeure attachée depuis toujours.

07 mars 2010

Actualités – France – Régionales: Listes UMP-Nouveau Centre à 27%, listes Mouvement démocrate à 5%


Selon un sondage CSA publié par Le Parisien-Aujourd’hui en France, les listes UMP-Nouveau Centre obtiennent 27% des intentions de vote (-2), en vue du premier tour des élections régionales, et les listes du Mouvement démocrate obtiennent de leur côté 5%.

(Sondage réalisé les 2 et 3 mars par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 820 personnes âgées de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur de 3 points)

06 mars 2010

Actualités – France – Régionales: Listes UMP-Nouveau Centre à 30%, listes Mouvement démocrate à 4%


Un sondage TNS-SOFRES pour Le Monde, France Télévisions et Radio France concernant les élections régionales donnent 30% des intentions de vote aux listes de la Majorité présidentielle (UMP-Nouveau Centre et alliés) et 4% pour le Mouvement démocrate. Les listes du Parti socialiste totalisent 28% des intentions de vote et celles d’Europe écologie, 12%.

(Sondage réalisé les 1er et 2 mars par téléphone auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus / méthode des quotas / marge d’erreur de 3 points)

05 mars 2010

Actualités – France – Hervé Morin réitère sa volonté d’être candidat à l’élection présidentielle


Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, veut que le parti soit «en mesure d’avoir un candidat» à la présidentielle de 2012. Il a ainsi expliqué sur la chaîne LCI et la radio France Info qu’il était «dans le schéma d’un président de parti qui fait en sorte qu'après avoir bâti les fondations et restructuré notre formation politique, nous puissions lui donner, pour cette deuxième partie de 2010 à 2012, un projet qui lui permettre d'avoir un candidat». Il a ajouté qu’il y a «toujours eu en France un centre droit (...) cette famille politique a toujours existé et ce n'est pas par hasard qu'à chaque élection présidentielle, il y a eu un candidat pour porter ce message là». Pour lui, «Le Nouveau Centre doit être en mesure de décider de façon autonome d'avoir un candidat à l'élection présidentielle. Il lui appartiendra ensuite de déterminer qui cela doit être». Cette décision devrait être prise en 2011.

04 mars 2010

Actualités – France – Corinne Lepage «défend les valeurs du MoDem» contre François Bayrou


L’après-régionales devrait être chaud entre le président du Mouvement démocrate, François Bayrou et sa vice-présidente, Corinne Lepage. Cette dernière ne fait pas mystère depuis des mois qu’elle n’est plus en phase avec le comportement et la stratégie de François Bayrou. A chaque intervention publique, elle en remet une couche. Elle vient ainsi de déclarer sur Canal Plus que le «MoDem va se retrouver en grande difficulté pour s’être refermé sur lui-même». La faut à qui? A François Bayrou évidemment, même si elle videra son sac après les élections régionales. Néanmoins, elle explique que, elle, elle «défend les valeurs du MoDem fusse contre son président». Une nouvelle banderille qui s’ajoute à bien d’autres distillées dans les médias.

03 mars 2010

Actualités – France – Nouveau Centre à droite, Mouvement démocrate à gauche


Allié exclusivement avec l’UMP, le Nouveau Centre a choisi la Droite. N’envisageant qu’une alliance avec la gauche au second tour des régionales, le Mouvement démocrate a choisi la gauche. Deux stratégies perdantes pour le Centre si l’on en croit les sondages et, surtout, vis-à-vis des valeurs propres au Centrisme.

Il n’y aura sans doute pas de régions qui seront à Droite (avec le Nouveau Centre) et le Mouvement démocrate sera uniquement la cinquième roue du carrosse de la gauche dans les conseils régionaux, comptant pour du beurre. Le Centre est bien sinistré, non pas dans les choix qu’il peut faire dans ses alliances mais par ses allégeances à la Droite et à la Gauche et à leurs idéologies respectives. Ainsi, il est quelque peu incongru d’entendre les dirigeants du Nouveau Centre dénoncer les alliances futures à gauche du Mouvement démocrate quant ils ont choisi, pour leur part, de s’allier directement avec la Droite sans présenter aucune liste centriste indépendante. Les nouvelles déclarations de la collaboratrice la plus proche de François Bayrou, Marielle de Sarnez, déclarant que les seules alliances de second tour se feront avec les socialistes le confirme tout autant que la réaction du Nouveau Centre qui dénonce ses propos alors qu’il a lié son avenir avec l’UMP.