vendredi 31 août 2007

Actualités du Centre. Belgique Les centristes du cdH proposent des négiociations aux niveaux des régions pour sortir de la crise de la formation d’un gouvernement de centre droit

La présidente du cdH Joëlle Milquet est d'avis qu'il faut impliquer les entités fédérées dans les discussions sur une grande réforme de l'Etat. On permet ainsi, dit-elle, à tous les partis démocratiques d'être associés. Dans un entretien au quotidien La Libre, Mme Milquet dit vouloir impliquer les entités fédérées dans une discussion institutionnelle. « Nous ne voulons pas d'une réforme de l'Etat qui soit contraire aux intérêts des francophones. Mais je n'entends pas, dans un fédéralisme moderne, mener des discussions dans le cadre desquelles les entités fédérées ne seraient pas impliquées: quand on parle 'financement', il faut impliquer les principaux acteurs institutionnels du pays. En impliquant toutes les entités, on permet à tous les partis démocratiques d'être associés », déclare la présidente du cdH. Et elle ajoute qu'il faut trouver un cadre intelligent pour le faire et associer tous ceux qui ont une responsabilité gouvernementale à un titre ou à un autre. La présidente des Humanistes précise qu'il s'agit d'une piste et qu'il existe d'autres méthodes.

jeudi 30 août 2007

Actualités du Centre. Municipales 2008 Le maire de Paris déclare n’avoir « aucun tabou » pour s’allier au Mouvement démocrate

Bertrand Delanoë, qui n’a pas encore annoncé s’il serait candidat à sa propre succession comme maire de Paris en 2008 (il veut attendre l'automne pour l’annoncer) a déclaré à propos des alliances éventuelles avec le Mouvement démocrate qu’il n'avait « aucun tabou » à les envisager. Mais il dit aussi attendre de connaître le programme du Mouvement démocrate à Paris, qui regroupe d'anciens  UDF mais aussi d'anciens Verts.

dimanche 26 août 2007

Actualités du Centre. Nombreuses réactions politiques au décès de Raymond Barre

Les réactions élogieuses étaient nombreuses samedi pour saluer la mémoire de l'ancien Premier ministre Raymond Barre, décédé dans la nuit à l'âge de 83 ans:
- Nicolas Sarkozy a salué la perte « d'un esprit libre et indépendant ». « Son expérience internationale et sa hauteur de vues en ont fait un homme d'Etat qui avait la passion de la France, en même temps qu'un personnage à part dans le personnel politique français », a rappelé Nicolas Sarkozy. « Il a incarné sa vie durant l'exigence intellectuelle et morale dans la conduite de l'action publique ».
- Raymond Barre « a incarné toutes les facettes de l'homme politique français et porté haut les valeurs d'exigence morale et de rigueur », a jugé le Premier ministre François Fillon. « Son parcours démontre qu'il n'y a pas d'autre chemin que de dire la vérité aux Français et de prendre résolument des mesures parfois difficiles ».
- « Les Français lui doivent beaucoup », a insisté l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, « c'est un homme qui a énormément travaillé pour eux ». « Il avait une énergie au travail incroyable » et il a « maintenu l'économie française dans une situation exceptionnelle face à la crise pétrolière deux fois de suite ».
- « Raymond Barre a été un grand homme d'Etat, un économiste brillant et un grand européen », a salué la Commission européenne. Pour son président José Manuel Barroso, « la conviction, la compétence et expérience européenne de Raymond Barre l'ont toujours amené à concevoir la vie politique nationale en ayant à l'esprit l'idéal, les exigences et les opportunités de l'Europe ».
- Raymond Barre était « un homme soutenu, aimé et admiré parce que c'était un homme d'Etat », a expliqué le président du MoDem François Bayrou. Un homme d'Etat « c'est quelqu'un qui met l'intérêt général au-dessus des intérêts particuliers, qui met l'intérêt du pays au-dessus des intérêts de clans, de partis, des personnes », a-t-il ajouté.
- « C'était un personnage d'une intelligence rare, mais il mariait cette intelligence à une bonhomie et une simplicité humaine tout à fait remarquable. On le considérait comme un grand monsieur », a décrit Anne-Marie Comparini, conseillère régionale de Rhône-Alpes (MoDem) qui a travaillé pendant plus de 25 ans aux côtés de Raymond Barre.
- Hervé Morin, le président du Nouveau centre et ministre de la Défense, a rappelé la stature de « brillant universitaire (...) dont l'expertise avait dépassé les frontières nationales » de l'ancien Premier ministre.
- Jacques Delors a lui pointé l'apport de Raymond Barre à la construction européenne. Quand il a été vice-président la Commission entre 1967 et 1972, « il a été sans doute l'un des premiers pendant cette période à plaider pour une coordination des politiques économiques et monétaires entre les pays européens. »

samedi 25 août 2007

Actualités du Centre. Décès de Raymond Barre

L'ancien Premier ministre Raymond Barre, homme politique du Centre depuis toujours, est mort dans la nuit de vendredi à samedi à l'âge de 83 ans à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, où il avait été admis en avril dernier, apprend-on de source familiale. L'ex-Premier ministre et ancien maire de Lyon avait été hospitalisé le 12 avril à Paris après avoir été victime d'un malaise cardiaque sur la Côte d'Azur. Il s'était retiré de la vie politique en 2002 pour des raisons de santé. En février dernier, ses propos sur son ancien ministre Maurice Papon et le « lobby juif » avaient provoqué une vive polémique. Né le 12 avril 1924 à Saint-Denis, sur l'île de la Réunion, Raymond Barre, qualifié de « meilleur économiste de France », fut Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing de 1976 à 1981 et a incarné la politique de « rigueur ». Maire de Lyon (1995-2001) et député du Rhône, il avait été en outre candidat malheureux à l'Elysée en 1988, battu au premier tour par François Mitterrand et Jacques Chirac. Raymond Barre, qui avait eu 83 ans le 12 avril, souffrait depuis plusieurs années de problèmes rénaux et cardiaques. En 2001, il avait renoncé à se représenter à la mairie de Lyon pour des raisons de santé. L'année suivante, il abandonnait son mandat de député dans sa circonscription du Rhône pour les mêmes raisons.
Il avait publié au début de l'année « L'expérience du pouvoir », un livre d'entretien avec le journaliste Jean Bothorel dans lequel il revenait sur sa carrière atypique de professeur d'économie entré sur le tard dans l'arène politique. Il revenait aussi sur sa candidature à l'élection présidentielle de 1988 et sur la nécessité, à ses yeux, de gouverner la France au centre. « (...) Je n'aurais eu aucune objection de principe à gouverner avec des socialistes raisonnables, à l'instar de ce que l'on a vu dans d'autres pays européens », y disait-il notamment. « Je crois que notre pays a besoin de cet équilibre, sinon le débat politique se crispe jusqu'à se caricaturer », ajoutait-il.

Actualités du Centre. Etats-Unis Michael Bloomberg affirme qu’il ne se présentera pas à l’élection présidentielle

Michael Bloomberg, le maire de New York « centriste », affirme qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle de 2008 aux Etats-Unis, qu'il ne s'estime pas en mesure de remporter. Bloomberg a déjà assuré par le passé qu'il ne comptait pas se porter candidat à la succession de George Bush, mais ces démentis n'avaient pas mis fin aux rumeurs sur une possible candidature en tant qu'indépendant. Dans une interview accordée au journaliste Dan Rather sur la chaîne de télévision HDNet, Bloomberg prié de dire s'il est candidat ou s'il le sera. Il répond « non » aux deux questions. Il n'avait jamais exposé son intention de manière aussi ferme. Il a toutefois refusé d'exclure une candidature à l'avenir, avant d'ajouter, « La réponse est 'non' (...) Si quelqu'un me demande quelle est ma position, je le lui dis. Et ce n'est généralement pas de cette manière que l'on est élu. Personne ne va m'élire président des Etats-Unis. » Bloomberg a longtemps été démocrate avant de passer dans les rangs républicains pour se faire élire maire de New York en 2001. Il a été réélu en 2005 et a annoncé en juin qu'il quittait le Parti républicain pour devenir indépendant.

vendredi 24 août 2007

Actualités du Centre. Jean-Marie Bockel présentera une liste avec des centristes aux municipales

Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération et maire de Mulhouse, a indiqué qu'il constituerait pour les municipales de mars 2008 une « liste d'ouverture » avec des socialistes, des UMP et des centristes. M. Bockel (ex-PS) a indiqué sur RTL que l'UMP ne présenterait pas de candidat à la mairie. « Il y aura une liste d'ouverture qui rassemblera et les socialistes qui me sont fidèles et l'UMP, et les centristes ». « Les choses sont en très bonne voie », a-t-il assuré. Jean-Marie Bockel a expliqué que « comme ministre d'ouverture » et « à partir de son club Gauche moderne », il allait « continuer et structurer sa démarche de rénovation de la vie politique ». Début juillet, Arlette Grosskost, députée UMP du Haut-Rhin, avait fait part de sa volonté d'être elle-même candidate aux élections municipales de mars 2008 à Mulhouse face à M. Bockel. Elle avait indiqué qu'elle ne figurerait « jamais sur une liste » conduite par l'actuel maire.

Actualités du Centre. Belgique Le parti du Centre, le cdH, accusé par les Flamands de l’échec de la formation d’un nouveau gouvernement

La présidente du cdH, Joëlle Milquet, devenue madame « Non » en Flandre, estime vendredi dans les quotidiens francophones, qu'il y avait des solutions en termes institutionnels. « Il fallait les voir, les exploiter, les proposer », précise-t-elle. Joëlle Milquet réfute la thèse selon laquelle elle serait responsable de l'échec. « Est-on responsable d'un échec lorsqu'on considère que la frontière est franchie, lorsqu'on respecte les engagements que tous les partis francophones ont pris publiquement ? » Selon la présidente du cdH, certaines réformes institutionnelles étaient possibles, notamment en matière d'emploi, via des accords de coopération ou à la majorité simple. Joëlle Milquet rejette le sobriquet de « Madame Non ». « Je suis madame 'Oui', mais pour des choses raisonnables, équilibrées et qui vont dans le sens des engagements que j'ai pris vis-à-vis des gens et qui ne lèsent pas fortement les Francophones ». En Flandre, où elle est pointée du doigt comme la principale responsable de l'échec du formateur, certains appellent de leurs voeux la désignation de Mme Milquet comme formatrice. « Ce n'est pas mon ambition ni mon objectif », a-t-elle répondu vendredi, précisant que le cdH n'était pas, arithmétiquement, le plus à même d'endosser une telle mission.

mercredi 15 août 2007

Actualités du Centre. Côte d’Ivoire Au cours d’un séminaire, l’URD rappelle ses engagements centristes

« Faire comprendre aux militants et adhérents quels sont les convictions, quel est le combat qui a fédéré l'URD (Union républicaine pour la démocratie) et tous ses membres dans ce parti politique qui se veut un parti centriste mais qui veut surtout et qui l'a déjà démontré, un grand parti qui a combattu pour la souveraineté nationale et la légalité constitutionnelle ». C'est la raison qui a prévalu à l'organisation du séminaire destiné aux secrétaires de section et administrateurs des organes de base, selon la présidente du parti, Mme Danièlle Boni Claverie. Il s'est agi surtout de faire des militants de l'URD, des personnes responsables et imprégnées des idéaux qui fondent le parti, en vue de le défendre et contribuer ainsi à son rayonnement. Le séminaire qui avait pour thème principal : «l'URD, ses structures et son idéologie» a aussi donné l'occasion au secrétaire général du parti, Roger Gnebei, de dévoiler les ambitions de l'Urd qui sont de hisser la Côte d'Ivoire au rang de pays développé. Pour cela, il a appelé l'ensemble des militants à approfondir leur connaissance politique, à s'approprier les fondamentaux de l'engagement centriste que sont respect de la démocratie et de la liberté. Plusieurs communications ont été axées sur les questions du manifeste centriste de l'URD.

mardi 14 août 2007

Actualités du Centre. Hervé Morin : « l'existence d'un centre droit libre et indépendant n'est pas acquise »

Dans un reportage qui lui est consacré dans Le Figaro, le président du Nouveau Centre et ministre de la défense, explique que sa mission est  d'« occuper le centre droit » déserté par François Bayrou. Une mission dont le croit capable l’ancien député UDF Jean-Christophe Baguet : « Morin est capable de fédérer ces centristes historiques, qui ne se reconnaissent plus dans la démarche de Bayrou ». Pour Hervé Morin, cela est possible « à condition qu'on bosse. Les députés UDF sont venus à moi parce Bayrou voulait en faire de la chair à canon, mais l'existence d'un centre droit libre et indépendant n'est pas acquise. On doit se territorialiser pour s'affirmer localement face à la machine UMP. » Selon Le Figaro, le Nouveau Centre ne souhaiterait pas l’incorporation dans ses rangs des UDF qui avaient quitté le parti pour rejoindre Jacques Chirac en 2002.

lundi 13 août 2007

L'Editorial d'Alexandre Vatimbella. Le volontarisme, un outil politique à manier avec prudence et intelligence

Nous avons élu un président de la république qui se présente comme un volontariste, un président qui souhaite bouleverser les habitudes des Français, sans chichis, pour permettre au pays de s’adapter aux défis d’aujourd’hui et de demain, tant ceux de la mondialisation que des problèmes écologiques. Voilà déjà qui nous change des deux dernières présidences, tout au moins au niveau du discours puisque, évidemment, le temps de l’action est encore beaucoup trop courte pour analyser l’application concrète de cette profession de foi qui est constamment rappelée par son auteur.

La présence, à la tête de l’Etat, d’un tel homme politique va-t-elle, peut-elle aboutir à un changement en profondeur ou tout ceci n’est-il que pure rhétorique ? Cela peut-il changer en profondeur la société française ?

Avant tout, il faudrait définir ce qu’est exactement le volontarisme car dans une acceptation large, on pourrait dire que tout home politique est volontariste puisqu’il défend des idées qu’il désire mettre en pratique et que, sans faire de procès d’intention, il croit à son combat pour les imposer. Dans le même ordre d’idée, tout programme d’un parti est volontariste. Néanmoins, le volontarisme se situe à un autre niveau. Il s’agit, en quelque sorte, non seulement, de s’attaquer aux habitudes en place mais, en plus, de demander à la réalité de se plier à une vision politique, vision politique que le volontariste estime non seulement juste mais, en quelque sorte, visionnaire.

De ce point de vue, le volontarisme peut apparaître comme une supercherie, voire comme un danger. Changer la réalité est, soit une pure fiction, soit un jeu dangereux qui peut aboutir à des crises. Car, comme le rappelle le dictionnaire Larousse, le volontarisme est « une attitude que quelqu’un qui pense modifier le cours des événements par la seule volonté » avec « primauté à la volonté sur l’intelligence et à l’action sur la pensée intellectuelle ».

Comme souvent, les réponses se trouvent dans l’histoire. Nicolas Sarkozy n’est pas le premier volontarisme de la politique et, en particulier, de la politique française. De grands hommes d’Etat ont été labellisés comme volontaristes. Que l’on songe à Armand Duplessis duc de Richelieu, Napoléon Bonaparte, Charles De Gaulle, du côté français. Que l’on songe au « chancelier de fer », Otto Von Bismarck, Théodore Roosevelt, Winston Churchill, Michael Gorbatchev dans le monde. Sans oublier Margaret Thatcher, Ronald Reagan ou, plus près de nous, Tony Blair. Toutes ces personnalités, dont nous ne sommes pas en train de juger les idées politiques ont voulu « changer la donne ». Sans oublier, ceux qui, en tant que volontaristes ont entraîné leurs pays et le monde dans des aventures criminelles et à la ruine comme Hitler, Mussolini ou Lénine.

Le passage à la tête de l’Etat de tous ces politiques ont modifié les choses au cours de l’exercice de leur pouvoir. Mais, sur le long terme, celles-ci ont-elles été profondément modifiées ? Il est évident que la réponse ne peut être faite pour un Tony Blair ou un Michael Gorbatchev. Mais pour Richelieu qui voulait que la France soit un pays uni, pour Théodore Roosevelt qui voulait éliminé la gangrène de la corruption aux Etats-Unis, pour Margaret Thatcher qui voulait que la Grande Bretagne redevienne un pays libéral, pour Charles de Gaulle qui voulait redonner à la France son rayonnement d’antan, quel est la bilan ? Il est mitigé même s’il a montré qu’une volonté doublée d’une forte conviction et d’un pouvoir de convaincre pouvaient faire évoluer les situations.

Sachant que ni Margaret Thatcher, ni Ronald Reagan, par exemple, n’ont changé les sociétés britanniques et américaines en profondeur malgré leur force de conviction et quelques succès indéniables, on découvre rapidement que le volontarisme peut n’être qu’une incantation. Cependant, les présidents volontaristes comme Théodore Roosevelt aux Etats-Unis ou Charles de Gaulle en France ont été des fers de lance du changement, le premier en luttant contre la corruption à tous les niveaux de la société américaine, notamment sur la mainmise des trusts sur l’économie, et le second en relevant l’identité nationale mise à mal durant la seconde guerre mondiale. Dès lors, il semble que le volontarisme donne ses meilleurs résultats dans les périodes de crise aigüe ou de bouleversement important dans une société fragilisée.

De son côté, le nouveau président le république, Nicolas Sarkozy, nous propose un nouveau volontariste pour changer la France et la mettre de plein pied dans le XXI° siècle. A-t-il une chance de réussir et cela permettra-t-il de réconcilier les Français avec eux-mêmes, leur pays, l’Europe et le monde ? Il est beaucoup trop tôt pour répondre comme nous l’avons dit plus haut. Néanmoins, il possède quelques atouts pour pouvoir réussir dans son entreprise. Et un des plus importants est que la société française semble prête à accepter une dose de changement radical. Quelle dose ? Seul l’avenir nous le dira. Un autre indice positif est sa capacité à avoir réuni autour de lui des politiques venant d’horizons divers ce qui semblerait démontrer que sa vision rencontre un fort écho positif chez les décideurs.

Quant à nous, nous croyons à un « volontarisme modéré ». Celui-ci port un nom, le Centrisme. S’il reconnaît l’importance de la volonté individuelle et s’il fait le « pari de l’humain » à l’instar de Confucius, il est aussi ancré dans la réalité et celle-ci n’est pas malléable à l’infini comme voudrait le faire croire certains politiques. Car le volontarisme ne doit pas être confondu avec l’incantation, méthode très à la mode dans le monde politique. Il ne suffit pas de dire ou d’affirmer pour que les choses changent. Il ne suffit pas non plus de décisions mais il faut que celles-ci correspondent à une situation même si c’est pour la modifier ou la changer en profondeur.

Personne ne nie l’existence d’êtres exceptionnels et leur capacité à engendrer le changement. Mais il faudrait être bien naïf pour penser qu’une seule personne peut changer une société qui n’y serait pas consentante. Et ce consentement est aussi une affaire de consensus que l’on recherche constamment et qui est fait d’allers-retours entre la société dite « civile » et le monde politique. La fameuse alternative entre s’adapter au monde qui nous entoure ou l’adapter à soi n’est guère pertinente. Car, c’est bien avec un mélange des deux que l’on obtient les meilleurs résultats. Au risque de froisser quelques égos surdimensionnés…

Ce dont nous avons besoin, pour réconcilier les Français avec leur pays et l’avenir, pour les réconcilier avec la politique, est un président qui prend toute la dimension, à la fois, des défis du XXI° siècle et de la réalité de la société française, économique, social et sociétale pour proposer un vrai contrat politique, c’est-à-dire des buts qui ramènent au concret, à la vie quotidienne de nos concitoyens. Dans cette optique, le volontarisme peut être un atout mais, s’il est débridé, un vrai risque.

Alexandre Vatimbella
Directeur du CREC

jeudi 9 août 2007

Une Semaine en Centrisme. Une réunion des centristes est-elle encore possible ?

Que ce soit du côté du Mouvement démocrate ou du Nouveau Centre, les vacances sont propices à la préparation de la rentrée politique de septembre qui va être essentielle pour l’avenir politique des deux partis en formation mais, plus essentiellement, du Centre à court et moyen terme.
Ainsi, les deux congrès constitutifs des deux formations sonneront peut-être le glas de l’UDF et d’un Centre uni. Peut-être parce que les forces centrifuges, d’une envie de réunion, sont tout autant puissantes que les forces centripètes, celles qui président actuellement à une séparation. Des deux côtés des voix se font entendre pour que les Centristes ne se séparent pas et construisent un avenir ensemble tout n’en ignorant pas leurs différences. 
Est-ce possible ? On sait bien qu’en politique nécessité fait souvent loi mais tout autant que les ambitions personnelles et les inimitiés. Ainsi, un Centre désuni ne comptera plus beaucoup dans la vie politique, déjà qu’il ne pèse pas énormément depuis la fin des années 1990. Néanmoins, à l’inverse, François Bayrou, pour exister, doit se démarquer de la majorité actuelle dans sa stratégie de recours pour l’élection présidentielle de 2012. Ce qui n’est pas le cas des Hervé Morin, Nicolas Perruchot ou autres François Sauvadet qui ne se voient pas dans une opposition stérile pour les cinq prochaines années, ce qui ferait dix ans en tout en comptant le deuxième septennat de Jacques Chirac. De plus, se surajoutent des problèmes relationnels qui ne datent pas d’hier entre André Santini et François Bayrou, par exemple, et qui ne rendent guère optimiste quant à une réunion des deux courants.
D’autant que les deux stratégies politiques sont très éloignées. Le Mouvement démocrate se veut un pont entre le centre et le centre gauche et veut renouveler la vie politique dans une approche que François Bayrou a caractérisée de « social-démocrate » alors que le Nouveau Centre, dans la tradition de l’UDF historique se veut un pôle de centre droit. Tous les nouveaux adhérents du Mouvement démocrate sont plus proches de la gauche que de la droite (ce qui pose évidemment un problème aux adhérents de l’UDF plutôt au centre/centre-droit) alors que les fondateurs du Nouveau Centre sont plus proches des idées défendues par Nicolas Sarkozy.
Bien sûr, le Centre, par définition, c’est une diversité comme l’est la gauche et la droite qui fédèrent des groupes plus ou moins extrémistes, plus ou moins centristes. C’est dans cette optique que des personnalités, comme Jean Arthuis, estiment qu’il est encore possible de réunir les deux groupes du Centre. En tout cas, ce challenge sera très intéressant à suivre car, ne l’oublions pas, les Centristes au cours de l’histoire n’ont pas arrêté de se scinder tout en aspirant à réunir l’ensemble du peuple français. Un paradoxe qu’il serait bon de dépasser une bonne fois pour toute.


Actualités du Centre. Etats-Unis Hillary Clinton se définit comme une « progressiste » plutôt qu’une « libérale »

Dans la tradition de Théodore Roosevelt (Républicain) et Woodrow Wilson (Démocrate), plutôt que dans celle de Franklin D. Roosevelt et John Kennedy (Démocrates), telle est le positionnement politique dont se réclame Hillary Clinton. « Je préfère le mot ‘progressiste’, a-t-elle expliqué, qui a une véritable signification politique en Amérique par rapport à l’ère du progressisme du début du XX° siècle et je me considère moi-même comme une ‘progressiste moderne’ ». La tradition progressiste américaine est plutôt située au centre voire au centre-gauche alors que le terme « libéral » désigne des personnes positionnées plus à gauche. Ce positionnement de la favorite démocrate pour l’élection présidentielle de 2008 est une petite surprise car, devant les positions très à droite de George W. Bush, les démocrates se sont de plus en plus repositionnés vers la gauche en abandonnant la « Troisième voie » centriste mis en œuvre par Bill Clinton pendant sa présidence de 1992 à 2000. Reste que le positionnement centriste demeure encore la base politique des deux principaux candidats démocrates Hillary Clinton et Barack Obama. Ce dernier a toujours affirmé qu’il voulait dépasser les étiquettes partisanes pour trouver un large consensus pour gouverner.

mercredi 8 août 2007

Actualités du Centre. Pologne Création de Gauche et Démocrates, nouveau parti de centre-gauche

Plusieurs partis de centre-gauche ont décidé de bâtir une nouvelle alliance politique capable de s’opposer au parti de droite au pouvoir, Loi et Justice. Ce nouveau mouvement politique s’appelle Gauche et Démocrates et sera dirigé par l’ancien président de la république, Alexandre Kwasniewski, qui est considéré comme le seul capable de reconstruire la gauche modérée et de battre le parti au pouvoir. Gauche et Démocrates veut aussi bâtir une alliance avec Plateforme Civique, le parti de centre-droit et, actuellement, le principal parti d’opposition, afin de pouvoir former un gouvernement fort et stable en cas de victoire aux prochaines élections législatives.

mardi 7 août 2007

Actualités du Centre. Etats-Unis Hillary Clinton à 48% et Rudolph Giuliani à 33% dans les derniers sondages

La sénatrice de New York, Hillary Clinton a augmenté de façon importante son avance sur le sénateur de l’Illinois, Barack Obama dans la course à la nomination démocrate à l’élection présidentielle au moment où une controverse sur la politique étrangère les oppose selon un sondage Gallup pour le quotidien USA today. Celui donne maintenant une avance de 22 points (48% contre 26% pour Obama) à Clinton, soit une très forte progression de 10% par rapport à l’étude précédente de juillet.
Selon Mark Penn, le responsable stratégique de Clinton, « les gens la  voient comme une personne prête pour être présidente », ce que dénie le porte-parole d’Obama, Bill Burton qui explique que les sondages varieront encore jusqu’au vrai vote au début de 2008.
Reste que les électeurs démocrates estiment que Hillary Clinton serait nettement meilleure que Barack Obama sur les questions de terrorisme, de guerre en Irak et de relations avec les ennemis du pays. De plus, si la course à la nomination se déroulait entre Clinton et Obama, celle-ci aurait leur préférence à 59% contre 36%.
Du côté des Républicains, c’est l’ancien maire de New York qui continue à faire la course en tête avec 33% des intentions de vote devant Fred Thompson (21% mais pas encore candidat) et John McCain à 16%.
(Sondage réalisé début août auprès de 1 012 personnes / +/- 3 points de marge d’erreur)

lundi 6 août 2007

Actualités du Centre. Etats-Unis Hillary Clinton et Rudolph Giuliani creusent l’écart dans les sondages

Même si les jeux ne sont pas faits, notamment dans le camp républicain où l’ex-star du petit écran Fred Thompson n’a pas encore décidé s’il allait se présenter, les deux favoris à l’investiture du côté démocrate et du côté républicain, deux centristes, continuent à creuser l’écart.
Ainsi, selon les derniers sondages, Hillary Clinton remporterait les primaires démocrates par 44% contre 23% à son principal concurrent, le sénateur de l’Illinois, Barack Obama. De son côté, l’ancien maire républicain de New York, Rudy Giuliani remporterait les primaires de son parti avec 30% devant… Fred Thompson avec 22%.

samedi 4 août 2007

Actualités du Centre. Baromètre Figaro Magazine : Mouvement démocrate à 46 % de bonnes opinions, le Nouveau Centre à 25 %

Selon le baromètre mensuel TNS-Sofres pour le Figaro-Magazine, 46 % des Français ont une bonne opinion du Mouvement démocrate (contre 39 % une mauvaise) alors que le Nouveau centre n’obtient que 25 % de bonnes opinions (contre 43 % de mauvaises).
Quant aux personnalités du Centre listés dans ce baromètre, voici leur score : Jean-Louis Borloo est en deuxième position avec 56% (-2) ; François Bayrou est en cinquième position avec 52% (-1) ; Gilles de Robien, 22 % (-3) ; Hervé Morin, 12% (-1).
(Sondage réalisé du 25 au 27 juillet en face à face à domicile auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / méthode des quotas / 3 points de marge d’erreur)

vendredi 3 août 2007

Actualités du Centre. Le Nouveau Centre revendique 500 élus locaux et 4 000 adhérents

Lors de la dernière réunion hebdomadaire du Comité exécutif du Nouveau Centre, un point a été fait sur son implantation. Selon les chiffres donnés par le parti, il représente :
- plus de 500 élus locaux, maires, conseillers généraux et conseillers régionaux. « Ils seront pour les prochaines élections municipales et cantonales de mars 2008 le fer de lance du parti pour faire vivre localement les valeurs du Centre, qui a vocation à former des majorités pour gouverner les exécutifs locaux avec nos partenaires de droite » indique le Nouveau Centre. 
- 50 délégués départementaux 
- plus de 4000 adhérents ou demandes d’adhésions.
Les Journées parlementaires du parti se tiendront à Paris le 27 septembre. En outre, les parlementaires entameront un tour de France dans le courant du mois de septembre et une réunion sera organisée dans chaque département autour d’un parlementaire, pour que, dès le début du mois d’octobre l’ensemble des fédérations soient en ordre de marche pour les prochaines échéances électorales.

jeudi 2 août 2007

Actualités du Centre. Etats-Unis Arnold Schwarzenegger : « Centrisme ne signifie pas faiblesse »

Arnold Schwarzenegger, gouverneur républicain de Californie, est devenu, depuis sa réélection triomphale de novembre 2006, le défenseur d'une approche non partisane de la gestion des affaires publiques, travaillant main dans la main avec les élus démocrates majoritaires au Parlement de son État. Récemment, il a de nouveau affirmé que «centrisme ne signifie pas faiblesse (...) Cela veut dire bien équilibré et réaliste».

mercredi 1 août 2007

Actualités du Centre. Etats-Unis Présidentielles 2008 Hillary Clinton distance Barack Obama et serait élue présidente des USA selon un sondage

La sénatrice de New York Hillary Clinton creuse l'écart sur son plus dangereux rival Barack Obama dans la course à l'investiture démocrate en vue des élections présidentielles de 2008, indique un sondage rendu public par The Wall Street Journal et la chaîne NBC. 43 % des sympathisants du Parti démocrate accordent à l'épouse de l'ancien président Bill Clinton leur préférence, un gain de quatre points par rapport à juin, tandis que le sénateur noir de l'Illinois chute de 25% à 22%. Les deux candidats s'étaient étrillés la semaine dernière sur des questions de politique étrangère et la candidate émerge aux yeux des sondés comme la plus expérimentée et la plus compétente. Tous deux battraient le favori à l’investiture du Parti républicain lors des élections présidentielles, l'ancien maire de New York Rudolf Giuliani.
(Sondage réalisé du 27 au 29 juillet 2007 auprès d'un échantillon d'un millier d'adultes / marge d'erreur de 3,1%)