Voici une sélection, ce 25 mai 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Les frappes russes se succèdent contre des objectifs civils en Ukraine,
comme à nouveau cette nuit. La France condamne cette attaque et le recours au
missile balistique Oreshnik, qui signent surtout une forme de fuite en avant et
l’impasse de la guerre d'agression de la Russie. Notre détermination à
continuer de soutenir l'Ukraine, à tout mettre en œuvre pour une paix juste et
durable et à renforcer la sécurité de l'Europe n'en est que renforcée.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Le Gouvernement simplifie et libéralise la prime carburant en la passant
de 300 à 600€ ! Toutes les entreprises pourront aider leurs salariés face à la
hausse des carburants. Cette prime est totalement défiscalisée et désocialisée,
sans condition. Tous les salariés qui viennent travailler en voiture pourront
la toucher.
> À partir du 1er octobre, les taxis pourront bénéficier d’une aide à l’acquisition ou à la location d’un véhicule électrique, avec un plafond relevé à 65 000 euros par véhicule. Pour les chauffeurs de taxis, la voiture est un outil de travail. La hausse durable des carburants pèse donc directement sur leur activité. Objectif : permettre aux flottes de taxis de ne plus subir durablement les hausses des prix du carburant en accélérant leur électrification.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> Collégiens, lycéens, et déjà ambassadrices et ambassadeurs !
Cette année, le concours organisé par la direction des Archives diplomatiques du
ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a réuni 6 300 participants
dans neuf régions académiques. C’est un record ! Et un message d’optimisme
: les jeunes s’intéressent de plus en plus aux relations internationales, aux
grands débats du monde, à la parole diplomatique.
Cette édition 2026 est consacrée aux accords de Munich, qui constituent un
précédent tragique pour tous les diplomates.
Les accords de Munich constituent un précédent tragique pour tous les
diplomates. En 1938, les démocraties se sont couchées face aux prétentions
territoriales, colonialistes et idéologiques du IIIe Reich. Elles n’ont pas su
dire « non ». Elles n’ont pas réussi à arrêter la folie d’Hitler. On connaît la
suite. Plus de 60 millions de morts et le plus grand génocide du XXe siècle.
C’est un épisode de notre Histoire que nous devons garder en mémoire. Il montre
combien le métier de diplomate est exigeant. Et combien la compromission n’est
jamais une solution.
La paix est un travail de patience, de rigueur et de courage. Mais bien
d’autres facteurs entrent en considération. Et malheureusement, la diplomatie
n’est pas une science exacte. Doit-on pour autant baisser les bras ? Non !
Gardons à l’esprit la chance que nous avons de vivre dans un pays libre et
démocratique. Cette liberté, nous nous sommes battus pour l’obtenir. Mais elle
n’est pas acquise pour toujours. C’est pourquoi nous ne devons pas relâcher nos
efforts. La guerre n’est jamais loin. Regardez en Ukraine : à 2 000 km de chez
nous, une guerre d’agression se déroule sous nos yeux.
En Europe, depuis 80 ans, nous nous sommes habitués à la paix. Nous avions
déposé les armes de l’esprit : il nous faut les reprendre. Nous avions cru que
chacun avait entendu le message pacifique de Robert Schuman, il nous faut le
porter à nouveau. Tous nos espoirs reposent sur la jeunesse. Sur vous. C’est à
votre génération qu’il appartient de dire « non » aux logiques de
confrontation. « Non » aux logiques de blocs. « Non » à la guerre.
Je veux saluer l’engagement remarquable des élèves, celui de leurs professeurs
qui les ont accompagnés avec passion et exigence, ainsi que l’ensemble des
équipes mobilisées pour faire vivre ce concours depuis 2017.
Et rendez-vous en 2027 pour une nouvelle édition consacrée à « À la conquête de
l’espace », alors d’ici l’année prochaine, je n’ai qu’un conseil à vous donner
: soyez curieux ! Continuez à écouter les autres. Continuez aussi à
lire et à débattre. Prenez le temps de vous plonger dans le passé pour mieux
préparer l’avenir.
Croyez en la force de la parole. Croyez en votre parole ! En votre capacité à
transformer le monde.
Cela vous mènera loin.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Les récentes actions du ministre de la Sécurité nationale israélien,
Itamar Ben Gvir, sont inacceptables. La France, fidèle à ses valeurs, a pris
des mesures. Itamar Ben Gvir est désormais interdit de territoire français.
Nous avons demandé qu’il soit également ciblé par des sanctions européennes.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Il y a depuis trop longtemps une sous-estimation des violences sexuelles
faites aux enfants, qui peuvent être en danger jusqu’au sein de la cellule
familiale. Dans le périscolaire, deux phénomènes s’additionnent : on
entend peu la parole de l’enfant et on impose peu de règles aux personnes qui
les encadrent. Tout cela aboutit à une situation de honte. J’entreprends au
ministère de la Justice un changement radical pour imposer l’écoute des enfants
victimes et le principe de précaution. Personne ne peut comprendre qu’on
applique ce principe de précaution à l’environnement et pas à nos enfants.
> [Violences périscolaires à Paris] Les seize interpellés de la semaine, parmi lesquels trois ont été déférés, n’avaient apparemment pas de casier judiciaire dans ce domaine. Mais les trois cas précités étaient dans le même périscolaire, et cela pose évidemment la question du contrôle et du suivi. Mais au-delà du cas parisien – qu’il a fallu attendre pour avoir une réaction médiatique alors que le phénomène est malheureusement répandu ailleurs –, nous ne prenons pas les moyens d’un contrôle sérieux, en vérifiant systématiquement les condamnations ou mises en examen passées pour quiconque veut travailler auprès d’enfants. Par exemple, il n’y a pas de vérification des casiers judiciaires sur certains sites de nounous. Nous allons changer cela.
> [Protection des enfants] Dès le 7 janvier
2025, dix jours après mon arrivée, j’avais défini dans une circulaire trois
priorités : la protection des enfants, la lutte contre le narcotrafic et
les atteintes à la laïcité et à la souveraineté de l’État. Le travail des magistrats
et des agents spécialisés est formidable, mais c’est l’ensemble du monde
judiciaire qui doit se 5sentir concerné. J’ai donc décidé de changer notre
façon de fonctionner. J’ai adressé cette semaine une nouvelle circulaire
demandant que chaque signalement de maltraitance obtienne systématiquement un
retour. Les parquets ont pour consigne de répondre, pour lever le doute. Notre
mobilisation va devenir générale. (…)
Depuis un an et demi, j’ai créé cinquante cabinets de juges pour enfants
supplémentaires. Nous allons installer un procureur spécialisé chargé des
mineurs victimes dans chaque parquet. Quand j’étais ministre de l’Intérieur,
j’avais déjà doublé le nombre d’enquêteurs à la brigade des mineurs de Paris et
créé le premier office de police judiciaire s’occupant des enfants (Ofmin).
Cet effort général doit se poursuivre. Nous manquons de psychologues et
d’infirmiers spécialisés. Je vais mettre en place un plan Marshall pour
recruter davantage d’experts, qui manquent pour poursuivre les enquêtes. (…)
Aujourd’hui, la peine encourue est la même lorsqu’un criminel viole un ou
cinquante enfants. Je souhaite qu’on modifie la loi pour créer une circonstance
aggravante en cas de viols sériels, passant ainsi de vingt à trente ans de
prison, ainsi que pour mettre fin à la prescription en matière de crimes sur
mineurs. Ce crime est gravissime, il touche à notre humanité, aux êtres les
plus vulnérables que sont nos enfants. Notre Code pénal doit le spécifier.
> [Protection des enfants] La justice peut et doit
intervenir dans les cas de divorces ou séparations conflictuels lors desquels
cette question se pose. Nous devons par exemple nous pencher sur le cas de ces
mères qui encourent des poursuites pénales pour non-présentation d’enfant,
lorsqu’elles soupçonnent un abus sexuel du père. La justice est trop lente pour
étudier leurs signalements et ne croit pas assez la parole de l’enfant. C’est
la raison pour laquelle je veux dépénaliser la non-présentation de l’enfant
lorsqu’une enquête pour violences sexuelles est en cours. Je présenterai
prochainement un texte de loi, qui vient d’être validé par le Conseil d'État,
créant une ordonnance de sûreté mettant à l’abri urgemment un enfant, comme
nous l’avons fait pour les femmes victimes de violences. La justice va
s’organiser sous mon impulsion pour lever ou confirmer ce doute très
rapidement. Le principe de précaution doit s’appliquer en matière de protection
de l’enfance. (…)
La justice est sans doute mal organisée. Lorsqu’un divorce se complique et que
des problèmes se posent, l’enfant se retrouve ballotté entre trois juges
différents : le juge pour enfants – souvent débordé, qui s’occupe des
mineurs victimes comme des mineurs auteurs –, le juge aux affaires familiales –
qui s’occupe du divorce et du lieu de résidence de l’enfant –, et enfin le juge
correctionnel – qui s’occupe des questions pénales. Résultat, aucun des trois
n’a de vision globale sur la cellule familiale, l’intérêt de l’enfant et celui
des parents. Ce qui conduit parfois à des décisions contradictoires ou
inapplicables. Je souhaite donc que l’on crée un juge des familles,
interlocuteur unique et garant des intérêts de l’enfant. Ces situations exigent
également que nous allions beaucoup plus vite. Les familles ne peuvent plus
patienter des mois ou des années pour lever une suspicion, arbitrer un régime
de garde.
> Contrairement à ce que j’entends, le mariage n’est pas une affaire privée, mais publique : il se déroule devant le portrait du président de la République, porte ouverte, et des articles du Code civil sont énoncés. Le maire est dans sa fonction de maire lorsqu’il dit en substance qu’il soupçonne un mariage frauduleux, visant à obtenir des papiers ou la nationalité française, qui plus est lorsque l’un des conjoints est frappé d’OQTF et qu’il n’a donc pas vocation à rester en France. À la suite de cette affaire, j’ai d’ailleurs envoyé une circulaire pour dire aux procureurs de la République qu’ils doivent mieux entendre les avis des maires lorsqu’ils refusent de prononcer des mariages. Sans m’immiscer dans cette affaire en particulier, je veux dire que j’ai porté le soutien du gouvernement à un texte de loi examiné en ce moment permettant de refuser le mariage avec une personne frappée d’OQTF. J’irai par ailleurs le 1er juin à Béziers, visiter la prison à la demande de Robert Ménard.
> [Immigration] Le sujet n’est pas la couleur de
peau ou l’origine des personnes, mais l’amour de la France et le respect des
règles de la République. Les thèses racialistes nous mènent au pire. Cependant,
l’absence, par certains étrangers, de respect des valeurs d’intégration et
d’assimilation pose problème. Or nous sommes arrivés à la limite de nos
capacités d’intégration et d’assimilation. J’ai donc désormais une conviction
très forte : il faut mettre fin à l’immigration telle qu’elle est
aujourd’hui. Raison pour laquelle je propose un moratoire de trois ans sur
l’immigration légale, et cette question devra être tranchée à la prochaine
présidentielle. (…)
Il s’agit de tarir très fortement l’immigration. Nous pourrions commencer par
considérer que les titres de séjour délivrés pour le travail – ce qui est sans
doute important dans certains secteurs d’activité – n’ouvrent plus droit au
regroupement familial. Je propose également de réformer la Constitution pour
permettre d’établir des quotas limitatifs – et non indicatifs comme c’est le
cas aujourd’hui. Que l’on puisse débattre du nombre, des zones géographiques
d’origine et des qualifications recherchées. Mettons un coup d’arrêt à
l’immigration, expulsons ceux qui doivent l’être en conditionnant les visas à
l’acceptation des OQTF, et travaillons aujourd’hui à l’assimilation de ceux qui
sont sur le territoire national. Chacun doit prendre ses responsabilités. Y
compris en évitant de promouvoir un capitalisme sauvage qui se sert de
l’immigration pour faire pression sur les salaires. Car nombre d’emplois
pénibles sont désormais réservés à des travailleurs étrangers, particulièrement
mal payés et exploités par des patrons sans scrupules.
> Tout comme le ressort de l’abject antisémitisme, le ressort racialiste aide La France insoumise. C’est un fait et je le combats politiquement parce que je crois ces revendications contraires à notre conception française de la nation. Mais c’est vrai que c’est un débat qui s’est malheureusement invité, et qu’on ne connaissait pas il y a quinze ans en France. Cette thèse racialiste est profondément dangereuse. C’est elle qui empêche par exemple que de très nombreux Français de Nouvelle-Calédonie puissent voter ! La France est une idée, comme disait Bainville. Pas une race. Mais je n’aurais pas l’idée de faire la leçon aux Français qui se sentent dépossédés dans leur propre pays. Il faut prendre cette angoisse sincère en considération. La réponse à cette angoisse a un nom : l’amour de l’histoire de France et le respect strict des règles de la République qui aime tous ses enfants.
> [Algérie] Les naïfs estiment que l’on peut
accepter que l’Algérie, pays souverain, ne réponde jamais à nos demandes.
D’autres estiment qu’elle se moque de nous et qu’il ne faut plus lui parler,
voire lui faire la guerre. Ces deux attitudes sont contraires à notre intérêt
national. Je rappelle que nous sommes le premier client du gaz algérien et que,
quoi que nous en pensions, l’Algérie, plus grand pays d’Afrique, garde en
partie nos frontières au sud. Si ce pays s’effondrait, cela poserait d’énormes
problèmes de sécurité et d’immigration. Alors oui, nous avons des désaccords
profonds avec l’Algérie, mais sur la lutte contre l’islamisme, elle a elle-même
payé le prix du sang et se montre extrêmement coopérative pour notre sécurité
depuis longtemps. Ce que j’ai fait en me rendant à Alger, suivant la ligne
fixée par le président de la République, c’est de la diplomatie. Et la
diplomatie, cela consiste à parler avec tout le monde en respectant ses
interlocuteurs. (…)
Quand j’étais en charge du dossier des OQTF, nous obtenions de l’Algérie
plusieurs milliers d’expulsions par an, notamment les personnes les plus
dangereuses. Cela s’est quasiment arrêté ensuite. Cette question relève
désormais de Laurent Nuñez, qui fait un travail formidable. En tant que ministre
de la Justice, le sujet principal de mon voyage a été la coopération
judiciaire. Nous avons des cibles, directement responsables de meurtres ou
d’importation de cocaïne, présentes au Maghreb. Quand elles sont algériennes ou
franco-algériennes, la coopération est nécessaire puisque l’Algérie n’extrade
pas ses ressortissants (et nous non plus). Nous leur demandons donc d’arrêter
et de condamner ceux qui le méritent. Lorsque nos cibles sont françaises, il
faut obtenir leur extradition. Depuis quinze ans, la France n’a obtenu de
l’Algérie qu’une seule extradition. J’agis pour changer cela. (…)
Avec la procureure nationale en charge de la criminalité organisée que j’ai
emmenée dans ma délégation, je suis revenu avec de précieuses informations pour
la sécurité des Français. Cette coopération-là n’existait plus depuis deux ans
du fait de la crise diplomatique que vous évoquiez. Ensuite, nous leur avons
donné une liste de personnes dangereuses que la France poursuit, et nous avons
demandé des extraditions de narcotrafiquants français. Nous verrons ce qu’ils
en font. Nous avons passé une demi-journée sur chacun de ces noms. (…)
Nous avons évoqué le cas de Français directement impliqués dans la DZ Mafia par
exemple. Nous attendons désormais que la Cour suprême algérienne valide ou non
ces extraditions. Je l’ai obtenu, avec l’aide du président de la République, de
plusieurs pays, comme les Émirats arabes unis. Je suis certain que face au
drame de la drogue, comme elle le fait contre le terrorisme, l’Algérie nous
aidera, pour la sécurité de nos deux grands peuples.
> [Narcotrafic] Édouard Philippe a raison. Il veut que nos services secrets se saisissent du narcotrafic qui sape les fondements de l’État. Je suis absolument d’accord. Il évoque la nécessaire reconnaissance faciale dans certains quartiers, en raison de l’état d’urgence. Cette proposition est détonante, mais essentielle. Enfin, il évoque le nécessaire renforcement des peines, et je suis entièrement d’accord. Le Sénat vient d’ailleurs de voter l’interdiction des permissions de sortir pour les condamnés du narcotrafic à ma demande. Il veut aussi créer une sorte de DGSI financière et il a raison : quand 7 milliards d’euros circulent chaque année pour le narcotrafic et qu’on en saisit quelques dizaines de milliers, c’est que nous sommes totalement aveugles sur les « blanchisseuses ». Édouard Philippe veut ainsi poursuivre ce que nous avons fait avec le président de la République : mettre un signe égal entre le terrorisme et la criminalité organisée.
> [Réforme de la police judiciaire critiquée] Aucune réforme n’est parfaite. Mais il fallait créer une filière de police judiciaire qui aille du directeur de la PJ à l’officier de terrain. Cela offre une meilleure visibilité dans les dossiers, et une mobilisation plus facile des forces nécessaires en cas de grosse opération, comme par exemple dans l’affaire Amra. Si nous augmentons sans cesse le nombre d’interpellés et de saisies de drogue, c’est bien parce que la police est ainsi réformée. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que nous manquons cruellement d’OPJ. Le ministre de l’Intérieur y travaille.
> [Prisons] Il faut discriminer les détenus selon
leur dangerosité. Sur 90 000 détenus, un peu moins de 20 000 le sont pour des
infractions routières ou pour des violences conjugales. Cela mérite évidemment
d’être puni, mais ce sont des personnes d’une autre dangerosité pour la société
que les narcotrafiquants qui commanditent des assassinats depuis leurs
cellules.
Le régime carcéral ne peut pas être le même. C’est le choix que j’ai fait avec
la création des prisons de haute sécurité, que nous avons rendues possibles en
quelques mois, alors que tout le monde nous disait que c’était impossible. Nous
nous apprêtons à inaugurer la troisième ! (…)
La réinsertion de ceux qui sont réinsérables doit être une priorité en prison.
Mais pour les Français, la première mission de la détention est de les protéger
des personnes les plus dangereuses.
> [Prisons] Depuis mon arrivée, 1 500 détenus étrangers sont partis purger leur peine dans leur pays, ce qui représente une augmentation de 70 % de ces expulsions en seulement un an. Pour cela, nous avons créé un service chargé des étrangers dans ce ministère, dans lequel ce mot était tabou. Ensuite, j’organise des réunions très concrètes entre préfets et magistrats chaque mois, permettant notamment les relevés d’empreintes et les expulsions. Enfin, je négocie moi-même avec les pays d’origine. Je suis par exemple allé en Roumanie : sur le près d’un millier de Roumains qui sont incarcérés en France, 300 sont déjà partis ou sur le point de partir. Nous avons aussi 4 000 Algériens, et j’ai bon espoir de réussir à en faire repartir cette année, ce qui serait une première depuis vingt ans.
> [Prisons] Trois mille places de prisons modulaires seront livrées d’ici deux ans. J’inaugure la première en octobre, dans l’Aube. Et trente autres sont déjà lancées. Nous construisons désormais les prisons trois fois plus vite et deux fois moins cher.
> [Prisons] Nos conditions de détention en prison
sont indignes. On peut être pour une grande fermeté et pour la fin des matelas
au sol : le texte prévoit la construction importante de places de prison.
(…)
Aujourd’hui, nous avons à peu près 7 500 détenus qui dorment sur un matelas.
Or, les chantiers actuellement lancés font que 9 000 places de prison seront
ouvertes d’ici cinq ans. Donc les libérations anticipées ne seront pas
nécessaires. L’idée de la loi, c’est d’écrire que si l’État ne construit pas de
places de prison, alors il faudra un processus de régulation carcérale. Je veux
forcer l’État à construire des places de prison. (…)
La régulation carcérale est une idée tellement insupportable pour l’opinion
publique que cela forcera tout le monde à libérer les crédits nécessaires à ces
constructions, qui sont le point de blocage essentiel aujourd’hui. Cette loi
serait donc une sorte de programmation qui ne dit pas son nom.
> [Présidentielle] Sans aucun doute. Bruno
Retailleau représente la droite conservatrice. Gabriel Attal représente la
social-démocratie. Pour ma part, j’essaye d’incarner la droite sociale, faite
d’autorité, de protection des Français et de sensibilité à leurs hématomes. Quant
à Édouard Philippe, il me semble aujourd’hui le mieux placé. S’il est capable
de faire progresser sa candidature et de rassembler toutes ces tendances dans
un esprit sincère d’écoute et dans un projet national où chaque Français comme
chaque responsabilité a sa place. Il porte une grande responsabilité. (…)
Je ne plaide pas pour une candidature négative, liée à je ne sais quel front
républicain qui relève de la posture morale. J’estime en revanche que nous
n’avons pas les moyens de nous payer « l’expérience » du RN au
pouvoir. L’aventure économique communiste du RN nous coûterait trop cher. Cela
tuerait la France, son économie, ses travailleurs. J’ai le sentiment que le
pays, dans ses profondeurs, le sait. Chez moi, dans le Nord, les gens ont
tendance à voter fortement pour LFI ou le RN et plus rarement pour le bloc
central. Mais je constate qu’ils rejettent ces partis à l’approche de la
présidentielle. Pas au nom de valeurs morales, mais inquiets d’une aventure
incertaine. (…)
J’ai choisi de rester au gouvernement pour être utile jusqu’au bout aux
Français. J’agis. Cependant, il va se passer beaucoup de choses d’ici un an. Je
prendrai ma décision en fonction du seul intérêt de mon pays.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> [Baisse du nombre d’élèves] J’ai été le premier à demander une projection
à dix ans, glissante et à la maille départementale. Jusqu’ici, on ne voyait pas
au-delà de trois ans, et uniquement à l’échelle académique. Ce travail a pris
cinq mois. Il révèle que le système scolaire devrait perdre 1,7 million
d’élèves en moins de 10 ans, avec des situations extrêmement contrastées.
En Bretagne, l’Ille-et-Vilaine perdra 8 % de ses élèves du primaire en dix
ans, les Côtes-d’Armor près de 21 %. La ville de Paris, elle, aura perdu
40 % de ses effectifs du premier degré en quinze ans. Ce n’est pas une
baisse, c’est une vague sismique. Et elle touche 100 % du territoire. J’ai
donc souhaité, ce qui est la première étape, doter notre ministère et les
collectivités d’une visibilité à long terme sur le sujet. (…)
Jusqu’ici, on fonctionnait dans une double annualité, l’année scolaire et
l’année budgétaire. Quand les effectifs sont stables ou croissants, pas de
problème. Face à une chute de cette ampleur, ce modèle ne tient plus. On ne
peut pas se contenter de fermer des classes au mois de mars pour la rentrée de
septembre. Quel maire peut vivre ça sereinement ? Il faut reconsidérer
l’École comme un élément majeur d’aménagement du territoire.
J’ai lancé une expérimentation dans dix-huit départements. L’idée est
d’inverser la logique : au lieu que le projet de budget national descende
vers les académies pour construire la carte scolaire, je demande aux directeurs
académiques départementaux d’élaborer leur carte scolaire à horizon cinq ans,
en lien avec les élus locaux, les préfets, les départements et les régions, les
syndicats… Où allons-nous démographiquement ? Quelle offre scolaire
voulons-nous maintenir ou développer ? Si cela fonctionne, c’est à partir
de ce travail de terrain que nous construirons les budgets à l’avenir. Nous
aurons les premiers retours en juillet, pour alimenter la préparation du budget
2027. C’est un vrai changement de culture. (…)
Le budget adopté pour 2026 prévoit la suppression d’environ
4 000 postes d’enseignants pour la prochaine année scolaire. Ce que
je peux vous dire, c’est que si nous avions suivi la baisse démographique à la
lettre, il aurait fallu supprimer autour de 9 000 postes. Nous
continuons donc à baisser, comme chaque année depuis 2017, le nombre moyen
d’élèves par classe à l’école.
Certains voudraient au contraire ne procéder à aucun ajustement pour baisser
plus vite le nombre d’élèves par classe. Je l’entends et je le comprends, mais
je pense que ce serait irresponsable de ma part : dans 8 ou 10 ans,
cela obligerait mes successeurs à réduire drastiquement les nouveaux
recrutements, donc à enrayer une dynamique qui demande une dizaine d’années
pour se relancer une fois brisée. Ce serait les mettre face à une crise, avec
l’impossibilité de recruter plus de professeurs pour trop peu d’élèves. Ma
ligne, c’est de ne pas casser cette machine et les vocations des étudiants. Il
faut que des jeunes continuent à entrer dans le métier chaque année, sans pour
autant nier les évolutions démographiques. Ce qui compte, c’est que nous ayons
une vision de long terme, pluriannuelle et qui parte des besoins du terrain.
> Les langues vivantes régionales sont une richesse
de notre patrimoine national. Il faut avoir une vision politique d’ensemble sur
leur enseignement et sur le baccalauréat. Or, aujourd'hui, le parcours bilingue
suivi par les élèves n’est pas valorisé au moment de l'examen.
À partir de la session 2028, les candidats au baccalauréat pourront passer une
des deux épreuves de spécialité dans une langue régionale dès lors :
- Qu'ils auront suivi un enseignement bilingue dans cette spécialité sur la
totalité des classes de première et de terminale ;
- Qu’ils auront appris cette langue au lycée en deuxième ou troisième langue
vivante.
Si la moyenne est obtenue dans les deux épreuves, le diplôme comportera la
mention « section bilingue ». Une partie du grand oral, qui porte sur cette
spécialité, pourra également être passée dans la langue régionale en question.
L'autre spécialité ainsi que la totalité des autres épreuves terminales
resteront en français. Après des années de flou, cette décision permet de
donner un cadre clair et définitif à la question de la place de ces langues au
baccalauréat. À la clé : des parcours plus cohérents et ambitieux pour nos
élèves.
> Il faut repartir d’une vision politique globale sur les langues régionales : breton, basque, occitan, corse, créole… On « bricole » depuis trop longtemps, selon les périodes et les demandes, sans jamais tirer les conséquences du caractère bilingue d’une formation sur l’examen lui-même. Un élève qui suit aujourd’hui une spécialité entière en langue régionale ne peut que passer son épreuve en français, sauf si la langue elle-même constitue la spécialité. C’est quand même paradoxal. Il faut une solution définitive, cohérente avec le parcours de l’élève, et ne pas rouvrir ce débat tous les deux ans. (…)
Une véritable section bilingue. À partir du moment où un élève aura suivi une spécialité sur les deux années de première et de terminale – le « cycle terminal » – dans une langue vivante régionale, il pourra passer l’épreuve correspondante dans cette langue. Le sujet sera le même, simplement traduit. Le grand oral étant adossé aux deux spécialités, la partie qui porte sur celle suivie en langue régionale pourra, elle aussi, se dérouler dans cette langue. À l’issue, si l’élève obtient la moyenne dans les deux cas, son diplôme de baccalauréat comportera la mention « section bilingue ».
Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du
territoire et de la Décentralisation)
> J’ai eu l’honneur d’ouvrir aujourd’hui la 7e édition du Printemps des
Territoires. Cet événement rassemble tous ceux et celles qui font vivre nos
territoires : collectivités locales, entreprises...
Cet événement met à l’honneur ce que nos territoires ont de plus précieux :
leur capacité à se transformer et à inventer l’avenir. Le ministère de
l’Aménagement du territoire et de la décentralisation a une responsabilité :
être le ministère du lien entre ces territoires.
C’est sous cet angle que nous portons la décentralisation, en lien avec le
terrain et en confiance. C’est cela qui guide notre action territoriale, avec
une ambition : celle de la Stratégie nationale d’aménagement du territoire que
nous construisons aujourd’hui.
> En conseil des ministres, j’ai présenté le projet
de loi visant à renforcer l’Etat local, articuler son action avec les
collectivités territoriales et sécuriser les décideurs publics.
Ainsi, ce projet de loi permet :
- d'apporter des réponses adaptées aux territoires
- de sécuriser l'action des décideurs publics.
Ce projet de loi porte également une stratégie d’aménagement du territoire, qui
renforcera la cohérence et de la contractualisation des politiques publiques
avec les collectivités territoriales.
> Au 5e Conseil de planification écologique: L'Etat
et les collectivités locales s’engagent pour atteindre les objectifs de la
France sur :
- le développement durable
- la souveraineté alimentaire
- la souveraineté énergétique
L’État accompagne les collectivités dans leur transition, via le Fonds vert,
ses dotations d’investissement, le Fonds Barnier ou encore ses opérateurs, qui
sont au plus près de leurs enjeux.
L'Etat met et continuera à mettre à la disposition des collectivités de
nouvelles données pour les aider à anticiper des conséquences du changement
climatique et aménager leur territoire en conséquence.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> Ne laissons pas penser que recharger une voiture électrique coûte aussi
cher qu’un plein de carburant.
> Pas question de changer le calendrier des aides carburant quand bien même le détroit d'Ormuz serait rouvert bientôt.
> [Création d’une GPA éthique] J'y suis extrêmement défavorable, ce n'est pas à l'image du féminisme en 2026.
> il n'y aucun risque de sûreté dans les centrales nucléaire qui utilisent beaucoup d'eau pour leur refroidissement. Il n'y a aucune raison de les mettre au ralenti, ni de risque d'approvisionnement en électricité.
Alice Rufo (ministre déléguée auprès du ministre de
l’Intérieur de la ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Je me suis entretenue avec Liudmyla Buimister, députée et présidente du
groupe d'amitié Ukraine - France à la Rada d'Ukraine. Le peuple ukrainien se
bat avec un courage qui force le respect. Chaque jour, au prix de sacrifices
immenses, il défend sa liberté. Au cours de notre échange, nous avons évoqué la
question des combattants et des anciens combattants. L'objectif : travailler
ensemble à l'amélioration concrète de leur prise en charge en se nourrissant de
nos savoir-faire propres.
> J’ai échangé avec les représentants du conseil d’administration du GICAT, qui fédère plus de 500 entreprises de la base industrielle et technologique de défense terrestre et aéroterrestre française. Dans un contexte marqué par le retour des conflits de haute intensité, l’industrie terrestre s’est pleinement mobilisée pour répondre aux exigences de l’économie de guerre. Nos échanges ont porté sur les défis et perspectives de la filière terrestre : montée en cadence industrielle, innovation, export, coopération industrielle européenne et dialogue entre l’État et les industriels de défense. À l’approche de Eurosatory 2026, grand rendez-vous européen des industriels et des forces terrestres, ces sujets sont plus que jamais au cœur de notre souveraineté et du réarmement de notre pays.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Cette nuit encore, le régime russe a frappé Kyiv avec une brutalité
insoutenable. L’utilisation d’un missile balistique Oreshnik relève d’une
escalade destinée à terroriser les Ukrainiens autant qu’à intimider les
démocraties européennes. Nous ne serons pas intimidés. Nous ne céderons pas.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Je suis candidat à l’élection présidentielle pour une conviction simple :
notre pays doit arrêter de seulement colmater les dettes du passé pour enfin
préparer l'avenir. Parce que c’est le meilleur service qu’on peut rendre aux
Français, en particulier aux jeunes générations.
> Je crois toujours au dépassement politique. Je ne suis pas candidat pour faire gagner la droite ou la gauche, mais pour relancer l’avenir du pays.
> C'est un projet d'espoir pour le pays sur lequel nous travaillons depuis 2 ans. Un programme qui montre que la France a encore les plus belles pages de son histoire à écrire. Aujourd'hui, j'ai lancé quatre premiers chantiers capitaux : École, hausse des salaires, frontières, IA.
> Je souhaite débloquer l'avenir de notre pays. Je souhaite que la France caracole de nouveau en tête de tous les classements internationaux. Pas pour faire joli, mais parce que ça changera la vie des Français.
> Je suis le seul, à ce stade, à faire de l'avenir un projet politique et à porter une campagne résolument optimiste. Parce que la France a tous les atouts, tous les talents pour réussir.
> Aujourd'hui, la politique est devenue "50 nuances de gestion du déclin". Je refuse cette fatalité. Le déclin, la fatalité, ce n'est pas l’esprit français.
> C'est en homme libre que je me présente devant les Français, animé par la force d'agir.
> Je ne me voyais pas ailleurs qu'au milieu de Français pour annoncer ma candidature à la présidence de la République. Il n'y a pas d'arrière-pays, il n'y a qu'un seul pays. Et c'est à tout ce pays à qui je veux m'adresser.
> Je refuse que le seul choix pour les Français au second tour de l'élection présidentielle se résume à un face-à-face entre LFI et le RN. Je veux que les Français qui veulent défendre la liberté d'entreprendre, la construction européenne, la fermeté sur les questions d'autorité et le progressisme sur les questions sociales et climatiques puissent être représentés au second tour de l'élection présidentielle.
> L'intelligence artificielle, c'est comme chaque révolution technologique : soit on la subit, soit on la maîtrise. Moi, je veux que la France maîtrise. Ça commence dès l'école : nous devons former nos jeunes, forger leur esprit critique face aux réponses de la machine, et surtout leur « apprendre à apprendre ».
> L'Ukraine se bat pour sa liberté et pour la nôtre. J'y suis allé quatre fois depuis un an et demi. Ce que je vois sur le terrain, c'est que notre soutien militaire, notamment celui de la France, porte ses fruits. La Russie ne progresse plus militairement et pour la première fois, l'Ukraine reprend du terrain. Nous devons rester à leurs côtés, sans faille.
> Notre système de retraites actuel est à bout de souffle. Je propose de changer de modèle profond pour redonner de la liberté aux Français : supprimons l'âge légal de départ pour ne garder que la durée de cotisation et assumons de compléter notre socle de répartition par de la capitalisation.
> L'École est pour moi la mère de toutes les batailles. C'est l'École qui nous permettra de redevenir une grande nation de scientifiques, d'ingénieurs et d'ouvriers. C'est l'École qui nous permettra d'être unis.
> L'Éducation nationale a trois priorités absolues : élever le niveau, faire respecter l'autorité et assurer le bien-être de nos élèves. Et sur la question de l'autorité, j'ai fait respecter nos règles et nos lois sur la laïcité.
> Il faut donner à nos enfants le meilleur cadre possible pour apprendre. Alors évidemment, pour la santé mentale et la réussite de nos élèves, il est temps de faire évoluer nos rythmes scolaires.
> L'autorité, c'est simple : il y a des règles, on les respecte et on respecte ceux qui les font appliquer.
> La France de 2017, le monde de 2017, n’ont plus rien à voir avec ceux d’aujourd’hui, en 2027. Tout a changé. Tout doit changer.
> Je refuse qu'une fracture générationnelle s'installe dans notre pays. Des jeunes qui travaillent mais qui n'arrivent plus à devenir propriétaires, dont le salaire net ne décolle pas et qui ont le sentiment d'être lâchés par la France : nous ne pouvons pas l'accepter.
> Le narcotrafic, la délinquance des mineurs et l'entrisme constituent trois menaces pour la sécurité des Français. Je souhaite mener, pour répondre à ces défis, un grand tournant sécuritaire
> Face à une crise, il faut répondre à l’urgence. Et l’urgence, c’est d’aider les Français qui travaillent et qui ont besoin de leur voiture pour travailler. Et préparer l’avenir, en électrifiant nos usages pour ne plus dépendre des variations des prix du pétrole.
Jean-René Cazeneuve (député)
> Le Premier ministre a annoncé un nouveau plan de soutien de 710 millions
d'euros pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin.
Ce plan s'ajoute aux 380 millions déjà engagés depuis le début de la guerre en
Iran, portant l'effort total à plus d'un milliard d'euros pour protéger le
pouvoir d'achat et soutenir notre activité économique.
Voici les 5 mesures concrètes à retenir.
- La prime carburant est renforcée et simplifiée. Son plafond passe de 300 à
600 euros, sans fiscalité, sans charges sociales et sans justificatif demandé. Les
conditions de versement sont supprimées pour les employeurs : plus de
contrainte sur le lieu de résidence, sur l'existence d'un transport collectif
ou sur le cumul avec d'autres primes. Cette prime concerne tous les salariés
qui se rendent au travail en voiture.
- L'aide pour les grands rouleurs est doublée, passant de 50 à 100 euros, soit
l'équivalent de 20 centimes par litre jusqu'à fin août. Elle s'adresse aux 3
millions de travailleurs contraints d'utiliser leur véhicule pour aller
travailler, aides à domicile, infirmières, ouvriers, artisans…
- Les aides sectorielles sont prolongées jusqu'à la fin du mois d’août pour les
secteurs les plus exposés. Les pêcheurs bénéficient d'une aide jusqu'à 35
centimes par litre, les agriculteurs de 15 centimes par litre sur le gazole non
routier. Les transporteurs voient leur guichet reconduit, et le BTP bénéficie
d'une aide à 20 centimes par litre, désormais élargie aux entreprises de moins
de 50 salariés, contre moins de 20 auparavant.
- Les aides s'étendent aussi aux professions qui utilisent leur véhicule au
quotidien. Les aides à domicile bénéficient d'une revalorisation des indemnités
kilométriques à 20 centimes par litre, ainsi que d'une aide à la location d'un
véhicule électrique à partir de 50 euros par mois pour 15 000 véhicules. Les 60
000 taxis peuvent bénéficier d'une aide à l'acquisition d'un véhicule
électrique avec un bonus élargi aux véhicules jusqu'à 65 000 euros. Les agents
publics, AESH, professeurs remplaçants, aides-soignantes, voient leurs
indemnités revalorisées à hauteur de 20 centimes par litre.
- Face à la crise, l'approvisionnement en carburant reste maîtrisé : 95% des
stations-service ne rencontrent aucune difficulté d'approvisionnement sur le
territoire.
Les marges des distributeurs sont stables et inférieures à leur niveau
d'avant-crise : 27,0 c€/L pour le gazole contre 28,1 avant la crise, et 27,5
c€/L pour le SP95 contre 29,6 avant la crise. Personne ne profite de la
situation.
Ces aides sont financées de manière responsable. La hausse des prix du
carburant n'a généré que 10 millions d'euros de recettes fiscales
supplémentaires au 20 mai par rapport à la même période en 2025, il n'y a pas
de cagnotte.
Le gouvernement prend un engagement clair pour le prochain budget : aucune
hausse d'impôts.
> Le gouvernement fait ici le choix de la responsabilité. La hausse automatique du SMIC liée au contexte international ne peut conduire mécaniquement à 2 Md€ supplémentaires d’exonérations non ciblées et non financées. Le maintien de l’enveloppe à 74 Md€ permet de préserver le soutien aux entreprises tout en gardant des marges de manœuvre pour accompagner les secteurs et les salariés les plus exposés à la crise.
Pierre Cazeneuve (député)
> Redonner de l'air aux entreprises en baissant la TVA... que les
entreprises ne paient pas. Décidément l'économie c'est vraiment pas ça au
Rassemblement National.
> La ligne du RN sur les retraites est encore moins claire que quand on regardait Canal+ sans avoir l'abonnement.
Olivia Grégoire (députée)
> La France, première d’Europe pour les investissements étrangers pour la 7e
année consécutive. Les réformes menées paient, même si certains ne veulent pas
le reconnaître et préfèrent s’enfermer dans des postures. Les faits sont têtus.
Prisca Thevenot (députée)
> La priorité de Gabriel Attal, c’est l’éducation. Parce qu’elle fait une
Nation et lui permet de rester debout. Il faut remettre l’autorité au cœur de
l’école. Il faut provoquer un choc des savoirs. D’ailleurs, son premier
déplacement en tant que candidat était dans un collège.
> Renaissance et Horizons ne sont ni ennemis ni opposants. Nous avons gouverné ensemble et partageons une responsabilité : éviter un duel RN/LFI. L’heure n’est pas aux petites phrases, seul le fond compte. Exemple, sur les retraites: ils défendent une réforme à 67 ans, pas nous.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> Soutien et solidarité avec le peuple ukrainien à nouveau visé par les
missiles de Poutine. Encore et toujours notre soutien à la résistance ukrainien
reste entier et ne faiblira pas tant qu’une paix juste et durable ne sera pas
scellée.
> La remise en cause des ZFE était un recul grave pour la santé et l’environnement. La mesure n’avait rien à faire par ailleurs dans le texte de simplification économique. Je salue la décision du Conseil constitutionnel de censurer leur suppression.
Violette Spillebout (députée)
> Auditions, tables rondes, échanges avec les victimes, associations,
syndicats, ministères, professionnels du droit et de l’éducation… Depuis
plusieurs semaines, nous poursuivons à l’Assemblée nationale un travail
transpartisan approfondi autour de la proposition de loi visant à protéger les
enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire. Notre objectif
reste de mieux reconnaître les victimes, prévenir les violences et renforcer
durablement la protection des enfants. Désormais, direction l’examen du texte
en commission des affaires culturelles et de l’éducation, puis dans l’Hémicycle
le 1er juin.
Marie Lebec (députée)
> Baromètre EY 2026 : Pour la 7e année consécutive, la France est le pays le
plus attractif d’Europe pour les investissements étrangers !
- 852 projets d’IDE en 2025
- Près de 28 000 emplois créés
- Leader européen des investissements étrangers industriels
Derrière ces investissements, il y a des emplois, de l’innovation et de la
souveraineté économique pour notre pays. Le travail engagé par le président de
la République depuis 2017 porte ses fruits. La France attire les
investissements d’avenir et reste la nation de confiance pour investir,
produire et innover !
Anne Genetet (députée)
> J’ai voté l’actualisation de la LPM parce que le monde a changé : la
guerre est en Europe, les puissances subversives réarment, les démocraties
doivent se préparer. Renforcer nos armées, bâtir notre souveraineté
technologique, protéger les Français : la paix exige des moyens.
Paul Midy (député)
> Notre priorité doit être l’augmentation des salaires de tous les
Français !
Laure Miller (députée)
> J’ai déposé ce mois-ci une nouvelle proposition de loi, cosignée par
70 de mes collègues, du PS à LR, pour assurer un accompagnement effectif des
jeunes majeurs de l’ASE jusqu’à 25 ans (l’âge moyen du départ du foyer
parental). En accompagnant mieux ces jeunes, on leur permet de se préparer
personnellement et professionnellement pour une vie autonome, le tout en
économisant des ressources publiques. Une étude a en effet montré qu’un jeune
bien accompagné rapporte sur l’ensemble de sa vie beaucoup plus à l’Etat que s’il
est laissé sans accompagnement à 18, ou même à 21 ans, comme le prévoit la loi
actuellement, bien qu’elle soit très partiellement respectée... Alors allons-y
!
Charles Rodwell (député)
> Oui, je suis binational. Et oui, je suis patriote. Comme des millions
de Français binationaux, le combat mené par Éric Zemmour et l’extrême-droite
contre nous me choque et m’affecte profondément. Je n’ai aucune leçon de
patriotisme à recevoir de la part de ces apparatchiks, qui ne font qu’attiser
les fractures du pays à des fins électorales.
> Pour la 7e année consécutive, la France reste le
pays le plus attractif d’Europe pour les investissements internationaux !
C’est la principale conclusion du baromètre EY de l’attractivité, et le fruit
de la politique économique que nous avons menée depuis 2017 malgré les crises
économiques et politiques.
La France et l'Europe doivent également retrouver le pouvoir de financer
massivement leur propre révolution technologique et industrielle. Pour cela,
deux réformes sont capitales :
- Au niveau national, pas de financement de notre révolution technologique et
industrielle, sans retraite par capitalisation. La capitalisation universelle
et obligatoire est le seul moyen de sauver les retraites de tous les Français,
tout en finançant massivement l'indépendance industrielle de notre pays.
- Au niveau européen, pas de financement de notre révolution technologique et
industrielle, sans union des marchés de capitaux. Son déploiement est crucial
pour mobiliser des centaines de milliards d’euros d’épargne des Européens vers
le financement de l’appareil productif et technologique européen, ainsi que
pour donner aux entreprises européennes un meilleur accès aux fonds propres en
facilitant leurs introductions en bourse tout en soutenant le développement du
capital-investissement.
Nous continuerons de poursuivre ces objectifs, notamment dans le cadre du
sommet Choose France 2026, qui se tiendra dans notre circonscription à
Versailles le 1er juin 2026, mais également dans le cadre de la mission que le
gouvernement nous a confiée pour renforcer la sécurité économique de nos
entreprises.
Daniel Labaronne (député)
> Encore ! Toujours plus fort ? La France reste championne d'Europe pour
les investissements étrangers ! 7 ans de suite au sommet.
852 projets en 2025, 28 000 emplois créés.
Notre politique d'attractivité marche.
> Face aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, le Gouvernement fait le choix de la responsabilité. Ni baisse des aides aux entreprises, ni hausse d’exonérations qui aurait dû être financée par plus d’impôts. Protéger le travail, la compétitivité, les salariés : c’est le cap.
Constance Le Grip (députée)
> Défendre le ciel en Ukraine, protéger les Ukrainiens !
> Que Mme Le Pen fasse état de son souhait de voir la France quitter le commandement militaire intégré de l'OTAN est significatif de son incapacité à comprendre les menaces et défis d'aujourd'hui et de demain auxquels la France a à faire face ! Tourner ainsi le dos à la stratégie française de construction du pilier européen de l'OTAN, prendre nos distances d'avec nos partenaires européens ne servira qu'un seul intérêt : celui de la Russie de Poutine !
> C'est voté ! Le projet de loi d'actualisation de la Loi de Programmation Militaire réaffirme notre souveraineté, renforce notre soutien à nos soldats et nos capacités opérationnelles, abonde de 36 milliards d'€ supplémentaires le budget 2026-2030 et met l'accent sur l'innovation.
● MoDem
Maud Gatel (secrétaire générale)
> Heureuse que, grâce à l’action des députés MoDem, les cavaliers
législatifs aient été retoqués, annulant de fait la décision de l’Assemblée de
supprimer les ZFE. Merci à tous les députes qui se sont associés à cette
saisine du Conseil Constitutionnel.
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à
l’Assemblée nationale)
> Retour sur un sujet crucial de la loi d'urgence agricole débattue cette
semaine à l'Assemblée : adapter le stockage de l'eau, débloquer les projets
validés et protéger la biodiversité. C’est le cœur des articles 5 à 8 que nous
avons fait adopter, avec une conviction forte : oui, nous devons faciliter les
créations d’ouvrages (retenues, partage de l’eau, etc.). Mais nous devons le
faire à deux conditions : adapter chaque projet à son territoire et placer la
sobriété au cœur de nos choix. Parce qu'aucun ouvrage ne suffira si nous ne
faisons pas évoluer nos usages face aux tensions hydriques qui s'aggraveront.
Parce que notre agriculture doit être plus résiliente face au dérèglement
climatique. D'autant plus que les agriculteurs se sont déjà engagés sur cette
voie : haies, irrigation de précision, etc. À nous de les accompagner en levant
les freins administratifs, notamment. C'est la ligne que j'ai défendue comme
ministre, en 2023, avec le Plan Eau et le lancement du fonds hydraulique. C’est
celle que nous portons avec les députés Démocrates. Adaptation des usages,
stockage de l'eau, sobriété. Aucun n'ira sans les autres face au dérèglement
climatique.
Erwan Balanant (député)
> L'affaire Bruel révèle l'état de notre société. La présomption d'innocence
doit être respectée. Mais remplir des salles dans ces conditions ne peut pas
aider au travail serein de la Justice. Chacun doit prendre ses responsabilités.
> Oui, les propos du PDG de Canal+ sont dérangeants. Oui, les attaques contre le CNC sont inacceptables. Mais Canal+ a besoin du cinéma et le cinéma a besoin de Canal+. Cet écosystème, le monde nous l'envie. Plutôt que de l’abimer, défendons-le.
Maud Petit (députée)
> [Commission d’enquête sur l’inceste] Il faut que la parole
[des «mères protectrices»] porte au-delà
des murs de cette institution, pour que les consciences s'ouvrent à ce que
vivent ces enfants victimes d'inceste, et à ce que vivent les parents qui
tentent de les protéger. Aujourd'hui,
j'ai la parfaite conscience que la France n'aime pas ses enfants et c'est
terrible pour moi de le dire, j'ai honte.
Frédéric Petit (député)
> Nouvelle nuit terrible à Kyiv. Le Kremlin devient fou, il ne se cache même
plus derrière des objectifs militaires, et refuse la réalité de son échec :
5ème année de morts inutiles surtout côté russe, et revendications toujours «maximum».
● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> La France décroche
démographiquement et ce déclin silencieux n’a désormais plus rien d’une alerte
passagère.
Pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle, notre pays enregistre
davantage de décès que de naissances. Avec 644 000 naissances en 2025, contre
plus de 830 000 quinze ans auparavant, la chute est brutale. Notre indice de
fécondité s’établit désormais autour de 1,5 enfant par femme, loin du seuil de
renouvellement des générations fixé à 2,1.
Ce décrochage démographique n’est pas une donnée abstraite réservée aux
statisticiens. Il transforme déjà notre quotidien. Moins d’enfants, ce sont des
classes qui ferment, des territoires qui se fragilisent, une population active
qui diminue et un modèle social qui s’affaiblit progressivement.
Longtemps, la France a pourtant fait figure d’exception démographique en
Europe. Ce n’est plus le cas.
Le plus préoccupant est que le désir d’enfant demeure présent chez une
grande majorité de Français. Mais ce désir se heurte désormais à une
accumulation d’obstacles : coût du logement, précarité économique, difficultés
d’accès aux modes de garde, organisation du travail peu compatible avec la
parentalité, difficultés de mobilité ou encore inquiétudes croissantes face à
l’avenir.
Notre société est devenue plus difficile pour les familles.
Face à cela, nous ne pouvons pas nous contenter de mesures ponctuelles ou
dispersées. Il faut changer de logique et replacer la natalité au cœur de notre
réflexion collective.
C’est le sens du pacte de parento-natalité que je défends aujourd’hui : une
approche globale visant à permettre à celles et ceux qui souhaitent fonder une
famille de pouvoir le faire dans des conditions dignes, stables et soutenues.
Cela suppose de mieux accompagner financièrement les familles, de repenser
l’articulation entre vie professionnelle et vie familiale, de faciliter l’accès
au logement et aux modes de garde, mais aussi de faire de la santé reproductive
et périnatale une priorité de santé publique.
Au-delà des mesures concrètes, c’est aussi un changement de regard qui est
nécessaire. La politique familiale ne doit plus être considérée comme une
dépense, mais comme un investissement stratégique dans l’avenir démographique,
économique et social de notre pays.
Depuis plusieurs années, nous avons su intégrer l’exigence environnementale
dans l’ensemble de nos politiques publiques et de nos choix budgétaires. Nous
devons désormais faire de même avec la démographie.
Fiscalité, logement, travail, santé, aménagement du territoire : aucune
politique publique ne peut plus être pensée sans mesurer son impact sur la
capacité des Français à fonder une famille.
C’est dans cet esprit que, dans les prochains jours, je déposerai au Sénat
une proposition de résolution visant à faire de la parento-natalité un principe
structurant de l’action publique et un axe majeur des choix budgétaires de la
Nation.
Une nation qui ne fait plus d’enfants organise son déclin. Une nation qui
choisit d’en faire une priorité choisit son avenir.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Christophe Grudler (député)
> Cette semaine, 19 morts au Liban dont 3 enfants et 3 femmes, selon le
ministère de la Santé. Comme cela a été mentionné dans la Cérémonie de l’Ordre
européen du mérite, l’UE doit garder son rôle historique d’artisan de paix sur
la scène géopolitique mondiale.
Grégory Allione (député)
> Voilà le genre de crise où aucun pays ne s'en sort seul. La semaine
dernière, à Strasbourg, l'Intergroupe Résilience et protection civile a reçu
deux responsables espagnols : Javier Padilla, secrétaire d'État à la Santé, et
Virginia Barcones, secrétaire générale de la Protection civile et des Urgences.
Pour un retour d'expérience sur l'épidémie de hantavirus des Andes survenue à
bord du navire de croisière MV Hondius. Un dossier grave. Onze cas, trois
décès, des passagers de 23 nationalités, un navire bloqué en mer, des
évacuations médicales et des rapatriements à organiser vers plusieurs pays en
quelques jours. Exactement le type de crise transfrontalière où aucun État ne
peut s'en sortir seul. Et c'est précisément là que l'Europe a montré son
utilité. Coordination entre la Commission, les États membres, l'OMS et les
partenaires internationaux ; appui de l'Espagne pour accueillir le navire aux
Canaries avec des moyens médicaux renforcés ; organisation des rapatriements.
Une coopération qui s'appuie en partie sur le mécanisme de protection civile de
l'UE ! Voilà ce qu'est l'Europe que je défends.
Nathalie Loiseau (député)
> Bombardements aériens russes massifs sur Kyiv cette nuit encore, sur
des cibles civiles. Terrorisme et crimes de guerre sans fin. Soutien et
solidarité avec le peuple ukrainien ne doivent pas rester des mots en l’air
mais doivent se traduire en actes.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> L’Europe est un projet radical ! En 1950, personne n’y croyait.
Aujourd’hui, elle protège et agit. Des vaccins contre le Covid au soutien à
l’Ukraine. De la régulation numérique à Erasmus. De l’ambition écologique à la
lutte contre les incendies. Changeons la mais aimons-la !
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> En cette journée internationale des enfants disparus, rappelons que 112
enfants disparaissent chaque jour en France. Une fugue n’est jamais anodine :
elle peut cacher une souffrance, une emprise, un danger. (…) Nous devons mieux
prévenir, mieux repérer les signaux faibles et rappeler avec force qu’il ne
faut jamais attendre pour signaler la disparition d’un enfant. Les premières
heures sont essentielles. (…) La mobilisation des pouvoirs publics, des
professionnels de l’enfance, des forces de l’ordre et de toute la société est
indispensable pour protéger les enfants et accompagner les familles. Je salue
le travail des équipes et j’appelle à faire du 116 000 un réflexe, un véritable
numéro à connaître.
