Voici une sélection, ce 12 janvier 2026,
des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux
sociaux dans l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens
français sont à lire dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> L’accord UE-Mercosur est un atout majeur pour le libre-échange, contribue
à diversifier nos liens économiques et réduit les dépendances dangereuses.
Dans un monde sujet aux chocs, il témoigne clairement de l’engagement de
l’Europe en faveur de partenariats solides et fiables, fondés sur des valeurs
et des principes partagés.
Cet accord dépasse le simple cadre des volumes d’échanges. Il s’agit d’un choix
géostratégique pour l’Europe et marque le début d’une nouvelle ère de
coopération entre l’UE et l’Amérique latine.
> Le peuple iranien se bat pour son
avenir. En ignorant ses revendications légitimes, le régime révèle son vrai
visage.
Des images en provenance de Téhéran témoignent d'une riposte disproportionnée
et brutale des forces de sécurité.
Toute violence contre des manifestants pacifiques est inacceptable. Couper
internet tout en réprimant violemment les manifestations révèle un régime qui
craint son propre peuple.
> Poutine ne veut pas la paix ; la
réponse de la Russie à la diplomatie est un déchaînement de missiles et de
destruction. Ce schéma meurtrier de frappes russes majeures et répétées se
poursuivra tant que nous n’aurons pas aidé l’Ukraine à y mettre fin.
L’utilisation présumée d’un missile Orechnik par la Russie constitue une
escalade manifeste contre l’Ukraine et un avertissement à l’Europe et aux
États-Unis.
Les pays de l’UE doivent renforcer leurs capacités de défense aérienne et agir
sans délai. Nous devons également accroître le coût de cette guerre pour
Moscou, notamment par des sanctions plus sévères.
> L’Égypte est un partenaire
indispensable pour l’UE.
Son rôle diplomatique de premier plan a été crucial pour prévenir une nouvelle
déstabilisation au Moyen-Orient.
Ensemble, l’Europe et l’Égypte obtiennent des résultats concrets en matière de
commerce, d’investissement, de sécurité et de science. Notre relation est déjà
solide, et nous la renforçons encore.
> L’Égypte est, et restera, un
partenaire stratégique de l’UE, jouant un rôle de premier plan dans la sécurité
et la stabilité régionales. Notre partenariat porte ses fruits : le
prochain milliard d’euros d’aide macrofinancière de l’UE destiné à renforcer
l’économie égyptienne et son programme de réformes est en cours de versement.
> L'Ukraine aura besoin de garanties de
sécurité étendues après la guerre pour dissuader la Russie de toute nouvelle
agression. La Coalition des volontaires a pour mission de transformer les plans
en une protection concrète. Ses dirigeants se sont réunis aujourd'hui à Paris
pour consolider ces garanties de sécurité : une armée ukrainienne
renforcée, appuyée par une force multinationale et les États-Unis. Notre
priorité est de mettre fin à la guerre, mais pour l'instant, la Russie refuse
catégoriquement la paix.
Michael McGrath (commissaire à la
démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> Au début de 2026, la Commission européenne intensifie ses travaux pour
renforcer la compétitivité de l’Europe. En termes pratiques, cela signifie
construire une économie qui offre aux populations et offre aux entreprises des
conditions prévisibles et favorables à leur croissance.
Un pilier central de ce travail est la réalisation d’un marché unique
véritablement fluide. Le 28e Régime proposé vise à combler un fossé reconnu
depuis longtemps : un cadre optionnel de droit des sociétés à l’échelle de
l’UE, qui facilite non seulement l’implantation en Europe, mais aussi
l’expansion au-delà des frontières en toute confiance.
Pour les entreprises, les avantages sont évidents. Plutôt que de naviguer dans
27 régimes nationaux différents de droit des sociétés, les entreprises auraient
la possibilité de choisir un cadre standardisé de l’UE – le soi-disant 28e
régime.
Cette approche unifiée améliorerait également l’accès à l’investissement et au
financement, aidant les entreprises à lever des capitaux et à se développer
plus efficacement dans l’UE.
Le 28e régime fera partie d’un ensemble plus large. Il sera soutenu par des
initiatives connexes telles que la Loi européenne sur l’innovation et le
portefeuille économique européen, qui visent à réduire les obstacles
persistants dans le marché unique et à accroître la simplicité administrative.
Un engagement fort dans la consultation publique reflète un fort intérêt pour
cette réforme. Notre priorité est sans ambiguïté : renforcer la compétitivité
de l’Europe grâce à un 28e régime cohérent, moderne et à l’avance.
Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué à l’exercice de consultation
publique du 28. Vos opinions sont valorisées et seront soigneusement prises en
compte.
J’ai hâte de présenter une proposition législative pour ce nouveau 28e régime
au Collège des commissaires en mars.
> Je salue l’approbation d’aujourd’hui
par les États membres de l’UE de l’accord UE–Mercosur. En période d’incertitude
mondiale, cette décision envoie un signal important : l’Union européenne reste
ouverte aux affaires et engagée à approfondir et diversifier nos partenariats
commerciaux mondiaux.
Cet accord ouvrira d’importantes nouvelles opportunités pour les entreprises
européennes dans de nombreux secteurs. En économisant environ 4 milliards
d’euros chaque année aux exportateurs de l’UE en droits d’exportation, il offre
aux entreprises de l’UE un meilleur accès à un marché de 270 millions de
personnes, soutenant la prospérité, la compétitivité et l’emploi à travers
l’Union. Cela renforce également l’engagement de longue date de l’UE envers un
commerce international fondé sur des règles et une coopération mondiale
prévisible.
La voix des consommateurs n’est souvent pas entendue lorsque des accords
commerciaux comme celui-ci sont négociés et débattus. En tant que commissaire
européen à la protection des consommateurs, je crois que cet accord apportera
également des avantages concrets aux consommateurs européens, en plus des
opportunités qu’il crée pour les entreprises européennes.
L’accord UE–Mercosur a mis des décennies à être élaboré et la Commission a
travaillé en étroite collaboration avec les États membres et les parties
prenantes pour répondre aux préoccupations soulevées, y compris celles
relatives au secteur agricole.
Elle inclut des garanties et des mesures de protection conçues pour garantir
que les secteurs sensibles soient correctement pris en compte, tout en
permettant aux producteurs européens de bénéficier d’un nouvel accès aux
marchés. Pour les agriculteurs de l’UE, cet accord pourrait entraîner une
augmentation de 50 % des exportations agroalimentaires, tout en protégeant les
produits alimentaires et boissons traditionnels de haute qualité de l’UE contre
les imitations.
Cet accord s’inscrit dans l’approche plus large de l’UE en matière de commerce,
façonnée sous la direction de la présidente von der Leyen et du commissaire
Šefčovič, qui vise à connecter notre marché unique de 450 millions de personnes
à des partenaires à travers le monde, tout en maintenant des normes élevées,
des garanties et un terrain de jeu équitable.
> Alors que nous entamons 2026, la
Commission européenne transforme l’ambition en réalisation.
L’Europe navigue dans un paysage exigeant : incertitude géopolitique,
transformation numérique rapide et pression croissante sur nos démocraties. Mon
objectif en tant que Commissaire à la démocratie, à la justice, à l’État de
droit et à la protection des consommateurs est de veiller à ce que l’Europe
reste juste, stable et forte – ancrée dans les droits, la certitude juridique
et la résilience de nos démocraties.
Cette année, mon équipe et moi allons nous concentrer sur plusieurs fichiers👇 clés
Le 28e régime crée un cadre juridique optionnel historique à l’échelle de l’UE
permettant aux entreprises d’opérer sans interruption au-delà des frontières,
réduisant la fragmentation et renforçant le marché unique pour soutenir la
croissance et la compétitivité.
La loi sur l’équité numérique vise à réinitialiser l’équité dans l’économie
numérique. Il affrontera les schémas sombres, le design addictif et les
pratiques en ligne déloyales, renforcera la protection des consommateurs et des
enfants en ligne, et fournira aux entreprises des règles claires et
prévisibles.
La protection des 450 millions de consommateurs européens reste au cœur de mon
mandat, notamment à mesure que le commerce électronique continue de croître.
Cette année, nous réviserons le Règlement sur la coopération en matière de
protection des consommateurs afin de renforcer les outils d’application,
d’améliorer la coopération entre les autorités nationales et d’assurer un
terrain de jeu équitable pour les entreprises conformes.
La démocratie soutient notre Union – et elle doit être activement protégée. Le
Paquet Démocratie Européenne a été livré l’année dernière. En 2026, l’accent se
porte sur la mise en œuvre, garantissant que le Bouclier de la démocratie
européenne et la Stratégie européenne pour la société civile aient un impact
réel sur le terrain.
L’État de droit est la base de systèmes judiciaires bien fonctionnels et de
confiance démocratique. Les rapports annuels sur l’État de droit suivent les
progrès dans les États membres et fournissent des recommandations concrètes
d’amélioration. En 2026, les rapports continueront de refléter la dimension du
marché unique, parallèlement à l’inclusion des pays candidats.
La corruption nuit aux citoyens, affaiblit les institutions et fausse les
économies. En 2026, nous mettrons en œuvre la toute première Stratégie
anti-corruption de l’UE, garantissant que l’UE soit solidement équipée pour
prévenir la corruption, renforcer l’application et protéger la confiance dans
la vie publique.
L’UE s’appuie sur un écosystème solide pour protéger ses intérêts financiers –
y compris le Parquet européen et l’OLAF. En 2026, nous examinerons le
fonctionnement de cette architecture afin de garantir qu’elle reste à l’épreuve
de l’avenir, efficace et robuste.
Cette année, nous réviserons également le mandat d’Eurojust afin de renforcer
son rôle et d’améliorer l’efficacité de la coopération judiciaire
transfrontalière.
2026 sera une année chargée – et sans aucun doute importante. Comme toujours,
je vous tiendrai informés alors que nous travaillons à renforcer les valeurs
qui ancrent notre Union.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à
la gestion des crises)
> Depuis mille jours, le Soudan est en proie à un conflit qui engendre la
plus grave crise humanitaire de notre époque.
En 2025, l'UE a alloué 273 millions d'euros pour répondre à la crise
soudanaise. Nous poursuivrons notre soutien humanitaire, mais le peuple
soudanais mérite un avenir fondé sur la paix.
> Des températures glaciales. Pas de
chauffage, pas d'eau. Plus d'un million de foyers ukrainiens sont touchés par
les attaques russes odieuses contre les infrastructures énergétiques. L'Ukraine
est pourtant préparée et résiliente. L'UE continuera de fournir du matériel
énergétique et de l'aide humanitaire. Les civils ne doivent pas être pris pour
cible.
> Le point de passage d'Adré avec le
Tchad est essentiel pour acheminer l'aide humanitaire au Soudan. Je salue la
prolongation de trois mois récemment annoncée, mais j'insiste sur la nécessité
d'une ouverture permanente afin de garantir un accès sans restriction. Aucun
obstacle bureaucratique ne doit entraver l'action des organisations
humanitaires auprès des populations dans le besoin.
> [Déclaration conjointe avec la haute-représentante
Kallas et la commissaire Šuica sur l'enregistrement des ONG internationales en
Palestine] La situation humanitaire à Gaza continue de se détériorer.
Avec l'arrivée de l'hiver, les Palestiniens sont exposés à de fortes pluies et
à une chute brutale des températures, sans abri sûr. Les enfants restent
déscolarisés. Les structures médicales fonctionnent au ralenti, avec un
personnel et un équipement réduits au minimum.
Dans ses conclusions du 18 décembre, le Conseil européen s'est félicité de
l'adoption de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies
relative à la création d'un Conseil de paix et d'une Force internationale de
stabilisation temporaire, conformément au Plan global pour mettre fin au
conflit de Gaza. Le Conseil européen a appelé toutes les parties à mettre en
œuvre la résolution dans son intégralité, conformément aux principes juridiques
internationaux pertinents, et s'est engagé à contribuer à sa mise en œuvre.
Par ailleurs, le Conseil européen a souligné la nécessité d'un acheminement
rapide, sûr et sans entrave, ainsi que d'une distribution durable d'aide
humanitaire à grande échelle, à destination et sur l'ensemble du territoire de
Gaza. En conséquence, il a exhorté Israël à ne pas appliquer la loi sur
l'enregistrement des organisations non gouvernementales (ONG) dans sa forme
actuelle.
Nous appelons Israël à autoriser les ONG internationales à opérer et à
acheminer une aide vitale aux civils palestiniens dans le besoin.
Sans ces ONG internationales, l'aide humanitaire ne peut être acheminée à
l'échelle nécessaire pour éviter de nouvelles pertes de vies humaines à Gaza.
Pour acheminer l'aide rapidement, en toute sécurité et à l'échelle requise, les
ONG internationales doivent pouvoir opérer de manière durable et prévisible.
Sans elles, l'aide vitale ne peut atteindre les personnes qui en ont besoin.
L'acheminement de l'aide humanitaire et la fourniture de services aux civils
dépendent de l'accès. En vertu du droit international humanitaire, toutes les
parties à un conflit doivent permettre et faciliter le passage rapide et sans
entrave d'une aide humanitaire conforme aux principes.
♦ Renew Europe (groupe centriste et
libéral au Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens
français sont à lire dans Propos centristes France]
> Lorsque des régimes autoritaires menacent l'ordre mondial, l'Europe doit
rester ferme : défendre à la fois ses frontières et ses valeurs.
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Lors de son discours sur
l’état de l’Union, la présidente de la Commission a promis de réunir des
experts afin d’évaluer des limites d’âge sur les réseaux sociaux et de lancer
une enquête sur l’impact des réseaux sociaux sur le bien-être en ligne des jeunes.
Grok doit insuffler un sentiment d’urgence à ce processus. Nous attendons des
mesures dans le mois.
> Il est difficile
de comprendre pourquoi le président américain et J.D. Vance apporteraient leur
soutien à de très grandes plateformes en ligne, agissant ainsi avec une telle
arrogance et un tel mépris pour le droit européen. La protection des enfants
contre l'exploitation en ligne est, à n'en pas douter, non négociable.
> Le Mercosur présente des failles.
Malgré certains aspects positifs, je suis profondément préoccupé par son impact
sur le secteur bovin en Irlande, la confiance du public dans la sécurité
alimentaire et le risque d'incitation à la destruction de la forêt amazonienne.
C'est pourquoi je voterai contre au Parlement européen.
> [Mercosur] Le bœuf irlandais est
unique en son genre. Il est élevé en plein air, de manière durable et proche de
la nature. L'idée de nuire à cette filière en autorisant l'importation de
viande de moindre qualité et moins durable dans l'UE est absurde, tant pour les
producteurs que pour les consommateurs.
> Avoir trop d'épargne n'est en réalité
pas bon pour l'économie irlandaise. Le gouvernement irlandais devrait mettre en
place des comptes d'épargne et d'investissement (CEI) afin d'encourager les
citoyens à investir dans les infrastructures essentielles telles que l'eau,
l'électricité et le logement.
Dan Barna (vice-président)
> Lors de la dernière session plénière du Parlement européen en 2025, j'ai
condamné, dans mon discours, l'augmentation alarmante du nombre de prisonniers
politiques en Azerbaïdjan tout au long de l'année, parmi lesquels des
militants, des journalistes et des universitaires. Il s'agit là d'un abus de
pouvoir au nom de la « sécurité nationale » pour faire taire les voix qui
militent pour la paix et la liberté académique.
En tant que rapporteur du Parlement européen pour l'Azerbaïdjan, j'ai
demandé :
- la libération immédiate des prisonniers politiques ;
- que l'UE envisage des sanctions contre les responsables ;
- que tout futur partenariat avec l'UE soit conditionné à des progrès tangibles en matière d'état de droit.
Petras Austrevicius (député)
> La position de l'UE sur les manifestations de masse et la lutte contre le
régime des mollahs au pouvoir en Iran illustre l'absence de ligne politique
claire. C'est un exemple de bureaucratie inactive et indécise ! Iran libre.
> Le peuple iranien réclame à nouveau
un avenir libéré de l'oppression. Son appel au changement doit être entendu au
sein de l'UE et dans le monde entier. Il scande : « À bas
l'oppresseur, qu'il s'agisse du Shah ou du Guide suprême ! » Soutenez
la lutte pour un Iran libre !
> [Groenland] La déclaration conjointe
UE/Royaume-Uni concernant Seven est un rappel opportun du principe de sécurité
transatlantique, de plus en plus remis en question par l'administration Trump.
> Le régime des mollahs en Iran a
plongé le peuple iranien dans la dictature, la misère et une incertitude
croissante. Nous sommes solidaires du peuple iranien. Le changement est
inévitable.
Engin Eroglu (député)
> En cette période d'instabilité mondiale, l'accord conclu par les États
membres de l'UE sur l'accord du Mercosur envoie un signal géopolitique fort :
une fois ratifié, 700 millions de citoyens de l'UE et des pays d'Amérique
latine bénéficieront d'un partenariat équitable et fondé sur des règles.
Cela offrira une autonomie stratégique et un coup de pouce économique à toutes
les parties prenantes, y compris à l'agriculture européenne. Cependant, ce dont
nos agriculteurs ont le plus besoin, c'est d'une réduction des réglementations
paralysantes et des contrôles disproportionnés. Moins de bureaucratie, plus de
confiance.
> [Groenland] Une résistance se forme
au sein des Républicains. Des voix comme celle du sénateur McConnell continuent
de faire preuve de responsabilité et de réflexion stratégique. Espérons
qu'elles l'emporteront.
Une attaque contre le Groenland signifierait la fin de l'OTAN avec les
États-Unis. L'alliance se poursuivrait, sans les États-Unis, sous un nouveau
nom.
> Soutien total à Jean-Noël Barrot. Le
Groenland n'est pas un enjeu géopolitique. Seul le peuple groenlandais décide
de son avenir. La solidarité européenne demeure.
> Maduro est un dirigeant autoritaire –
cela ne fait aucun doute. Il a perpétré des violations massives des droits de
l'homme, réprimé l'opposition, manipulé les élections et ruiné l'économie
vénézuélienne. Il ne mérite aucune sympathie.
Cependant, il faut reconnaître qu'il n'a envahi aucun pays voisin et ne
bombarde pas quotidiennement des civils.
> Le renversement ou l'enlèvement par
la force d'un chef d'État en exercice par une puissance étrangère – sans mandat
de l'ONU ni allégation de légitime défense – constitue une violation flagrante
du droit international.
Le droit ne saurait être sélectif. Le «deux poids, deux mesures» sape l'ordre
international fondé sur des règles et exacerbe les conflits.
> Maduro ne mérite aucune
sympathie : la répression, les élections truquées et les violations
systématiques des droits humains sont largement documentées.
Cependant, le recours à la force militaire et les enlèvements sans mandat de
l’ONU constituent une violation flagrante du droit international.
Une violation du droit reste une violation, quel que soit son auteur.
Bart Groothuis (député)
> Le courageux peuple iranien mérite tout le
soutien possible, y compris dans le domaine numérique, pour se libérer de ses
tyrans. La liberté est en marche.
Veronika Cifrová (députée)
> J'ai écrit officiellement à Ursula von der Leyen
pour l'exhorter à prendre des mesures concernant le chatbot Grok, utilisé sur
la plateforme X. Des rapports montrent que Grok génère des images à caractère
sexuel sans consentement, y compris de femmes et de mineurs. Il ne s'agit pas
d'innovation, mais d'abus numérique.
Avec Billy Kelleher, Valerie Hayer et des dizaines de députés européens de
notre groupe Renew Europe, nous appelons la Commission à agir fermement sur
cette question.
Les plateformes opérant dans l'UE ont des responsabilités claires en vertu du
règlement sur les services numériques. Protéger les utilisateurs, notamment les
enfants, est une obligation. L'UE a établi les règles. Il est maintenant
nécessaire de les faire appliquer fermement.
> Les applications de mise à nu et la
pornographie infantile produite par de l’IA. La Commission peut immédiatement
engager des procédures formelles contre Grok pour des défaillances systémiques
dans l’atténuation des risques et la protection des mineurs, comme le prévoient
les articles 28, 34 et 35 du Digital Services Act. Elle a également le pouvoir
de suspendre temporairement Grok pendant la durée de l’enquête. Nous devons
mettre fin à l’idée selon laquelle tout ce qui se fait en ligne échappe à
l’emprise du droit. Nous ne sommes pas impuissants — mais nous semblons choisir
de l’être.
Marie-Agnes Strack-Zimmermann (députée)
> Le peuple iranien continue de lutter avec un
courage incroyable pour la liberté et l'autodétermination, sachant qu'il risque
d'être persécuté, emprisonné ou tué par le régime. Ce courage ne doit pas
s'éteindre. Il mérite un soutien réel, concret et efficace.
Je salue tout particulièrement la prise de
position claire du chancelier Merz, du président Macron et du Premier ministre
Starmer. Des paroles de soutien fortes sont importantes. Mais la crise
iranienne révèle aussi la faiblesse de l'Europe lorsqu'elle se contente de
vaines paroles. Le peuple iranien a besoin de plus que de déclarations et de
marques de sympathie ; il a besoin d'actions concrètes.
L'Europe doit désormais agir ; ses institutions et ses dirigeants doivent
prendre des mesures concrètes : des sanctions cohérentes contre l'appareil
répressif, l'isolement international des Gardiens de la révolution, le soutien
aux médias indépendants et à l'accès numérique, des programmes de protection
pour les personnes persécutées et une solidarité visible et ferme avec la
société civile et l'opposition en exil. C'est le strict minimum si nous prenons
nos propres valeurs au sérieux.
Le peuple iranien aspire à la liberté depuis des décennies et risque
aujourd'hui sa vie pour qu'elle devienne réalité. L'Europe ne peut rester les
bras croisés. Il est temps d'agir.
> La terreur exercée par la Russie
contre la population civile ukrainienne prend à nouveau des proportions si
dramatiques qu'il est totalement irresponsable de la part du chancelier et
surtout du SPD de continuer à refuser de livrer des avions Taurus à l'Ukraine.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
Christian Dürr (président)
> En Iran, des personnes courageuses manifestent pour leur liberté et la fin
de l'oppression. L'Europe ne doit pas détourner le regard. Le gouvernement
allemand doit réagir et exiger un renforcement des sanctions de l'UE ainsi
qu'un isolement total du régime des mollahs à tous les niveaux.
> Le chef du gouvernement berlinois
joue au tennis alors que de vastes quartiers de la ville sont privés
d'électricité par un froid glacial, laissant de nombreuses personnes sans abri.
Et ensuite, il ment à tout le monde à ce sujet. C'est vraiment inexplicable,
Monsieur Wegner.
> Il faudrait doubler les
investissements dans l'enseignement primaire afin de garantir la meilleure
éducation possible dès le plus jeune âge. Sans langage, il n'y a pas
d'éducation. Et sans éducation, il n'y a pas de liberté.
> Je souhaite faire de la politique
migratoire une compétence fondamentale des Libéraux-démocrates. Nous ne devons
pas laisser ce domaine aux mains des extrémistes allemands. L'Allemagne est un
pays cosmopolite. Mais il doit être plus facile de venir y travailler que de
venir y travailler sans emploi.
> Et si, au début de la prochaine
législature, il était décidé que toutes les lois adoptées depuis 2000
expireraient à la fin de cette législature ? Les politiciens auraient
alors quatre ans pour promulguer uniquement les lois véritablement nécessaires.
> Les Libéraux-démocrates ne font plus
partie d'un camp politique qui soutient le statu quo. Nous sommes le parti qui
a le courage d'envisager une Allemagne pleinement libre.
> Ce qu'un homme politique peut perdre
de plus précieux, c'est son poste. L'entrepreneur, lui, prend tous les risques
et mérite donc toutes les opportunités.
> En Allemagne, il est grand temps de
prendre davantage de risques. Ceux qui n'en prennent pas ont déjà perdu leur
avenir.
> Il est parfois bon de changer de
perspective. Car, souvent, avec un regard extérieur, on y voit plus clair.
> Le FDP n'est pas le protecteur de
ceux qui ont déjà tout réussi. Il est le protecteur de ceux qui veulent
construire quelque chose par leurs propres efforts.
> En Ukraine, le courant est rétabli
quelques heures après un bombardement. À Berlin, une panne de courant dure au
moins cinq jours. Un triste exemple de la défaillance de l'État dans ses
responsabilités fondamentales.
Nicole Buettner (secrétaire générale)
> Elles luttent ouvertement contre un régime qui craint la liberté. Les
femmes iraniennes montrent au monde ce que signifie le courage. Alors qu'elles
risquent leur vie pour leur liberté, nous ne devons pas rester silencieux.
C'est clair : nous entendons vos voix et nous les amplifions – des voix de
liberté.
> « Hausse des impôts sur les
successions d'entreprises »
Ainsi, au lieu de la croissance économique, Lars Klingbeil privilégierait une
augmentation des faillites en dévalorisant davantage les petites et moyennes
entreprises (PME) ? La transformation économique semble compromise.
Désormais, tout cela n'est plus qu'un vœu pieux.
> Des manifestations quotidiennes ont
lieu en Iran, suivies chaque jour de répressions violentes, mais le
gouvernement allemand garde le silence. Si l'UE veut être une voix crédible en
matière de liberté et de droits humains – et l'Allemagne une voix forte au sein
de l'UE – alors tout doit être mis en œuvre pour isoler le régime des mollahs.
> L'incapacité de l'État à protéger
adéquatement les infrastructures de notre capitale contre le terrorisme
d'extrême gauche est déjà grave. Mais le fait que la gestion de crise de Kai
Wegner – alors que la population souffre du froid – consiste à mentir aux
citoyens prouve qu'il n'est pas fait pour ce poste.
> Notre message libéral à tous ceux qui
veulent faire bouger les choses est le suivant : nous sommes à vos côtés,
nous ne vous mettons pas des bâtons dans les roues !
Car c’est ainsi que se crée la prospérité. C’est ainsi que nous favorisons
l’ascension sociale. C’est ainsi que nous protégeons la liberté.
> Si nous privilégions toujours la peur
de commettre des erreurs, de ne pas respecter les règles sans le savoir ou de
franchir les limites plutôt que la brillante idée, alors nous gagnons la
sécurité de ne pas faire d'erreurs, mais nous perdons la liberté d'être
courageux et de penser librement.
> Nous devons faire preuve de plus
d'audace en matière d'innovation. Nous vivons dans un pays où la prudence et la
sécurité priment sur le courage et l'innovation. Protection maximale des
données, sécurité maximale au travail, protection maximale des animaux et des
espèces. Mais il est urgent d'atteindre un point où le courage l'emporte sur la
simple préoccupation !
Wolfgang Kubicki (ancien vice-président du
Bundestag)
> Le parti d’extrême-gauche Die Linke, qui parfois peine à trouver l'énergie
de sa jeunesse, se nourrit en partie du bourbier antidémocratique dans lequel
les dictateurs sont défendus, le terrorisme minimisé et les populations
menacées.
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> Les Antifas liégeois et d’autres sections pensent devoir aller crescendo
dans la violence symbolique de leurs messages. Outre que c’est
probablement pour eux politiquement contre-productif car cela finit par
accroître la sympathie pour les personnes qu’ils stigmatisent aussi violemment,
c’est aussi éthiquement inacceptable. Par leurs excès, ils fragilisent
aussi la position de leurs alliés lorsque le débat sur le glissement de ces
mouvements vers les dynamiques extrémistes s’invite à la table des discussions.
Et puis ils viendront s’étonner que certains pensent leur interdiction de plus
en plus légitime… Ne nourrissez pas ce sentiment! Je ne peux que les
appeler à un sursaut et cesser cette violence imagée d’un autre temps. La
contestation est toujours légitime, mais pas toutes ses formes.
> La Belgique condamne fermement les
dernières frappes brutales menées par la Russie sur Lviv et Kiev, ciblant des
infrastructures énergétiques et des zones résidentielles.
L’utilisation de missiles hypersoniques et de drones pour tuer des civils,
détruire des habitations et couper le chauffage et l’électricité constitue un
nouveau mépris flagrant pour la vie humaine et le droit international.
Nous sommes également profondément préoccupés par le fait que l’ambassade du
Qatar à Kiev ait été touchée. Cibler une mission diplomatique est inacceptable.
La Belgique se tient aux côtés de l’Ukraine : nous continuerons à soutenir
sa résilience et appelons à une pression internationale accrue sur la Russie
pour qu’elle mette fin à cette guerre.
> On peut évidemment contester des
politiques menées. On peut être en désaccord avec des orientations
gouvernementales. Mais commencer à brûler des poupées ou des représentations
d’élus, les mettre sur le bûcher, empêcher qu’ils se réunissent, tenir des propos
d’une hostilité qui frôle l’appel à la haine, ce n’est pas acceptable quand
l’expression de son mécontentement se veut saine. Ou alors c’est qu’on a
soi-même basculé dans les excès que l’on prétend dénoncer. J’ai connu aussi ces
moments de pendus à des arbres à mon effigie. Entre autres absurdités et
menaces de mort. Ceux qui les profèrent se pensent-ils malins ? Croient-ils
vraiment que c’est la manière pertinente d’exprimer leurs frustrations ? Quoi
que l’on puisse penser de son partenaire ou adversaire politique, c’est le rôle
de la classe politique dans son ensemble de s’indigner de telles dérives qui
visent les uns aujourd’hui, qui en viseront d’autres demain, et qui finiront un
jour par viser tout le monde. Et il sera trop tard : l’agressivité aura été
banalisée.
> Je viens de conclure une mission de
deux jours très fructueuse à Washington D.C., durant laquelle j'ai eu le
plaisir de m'entretenir avec le secrétaire d'État Rubio, le secrétaire d'État
adjoint Landau, le secrétaire au Commerce Lutnick, le représentant au commerce
Greer, le sous-secrétaire à la Défense Colby, le conseiller à la sécurité
nationale adjoint Baker et la sénatrice Shaheen.µ
J'ai eu l'honneur de commencer cette mission par un hommage aux soldats
américains morts pour la liberté de l'Europe, au cimetière national
d'Arlington. Comme mes grands-parents et mes parents me l'ont toujours appris,
nous n'oublierons jamais leur sacrifice.
J'ai également eu l'occasion de constater de visu l'important travail mené par
le Centre national de ciblage, avec lequel la police et les douanes belges
collaborent étroitement.
Cette mission a confirmé que la Belgique et les États-Unis sont des amis et des
alliés de longue date, et que nous le resterons. Que ce soit en matière de
politique étrangère, de commerce ou de défense, nous partageons des intérêts
communs qui exigent une coopération plus étroite afin de nous renforcer
mutuellement, et non des initiatives qui nous affaiblissent. Nous ne partageons
pas toujours les mêmes points de vue, et je l'ai clairement indiqué. Mais nous
devons accepter nos divergences d'opinions ; c'est ce qui fait la force et
la santé de nos relations.
J'ai été ravi de partager ces conclusions au Conseil de l'Atlantique avant de
rentrer en Belgique. Merci encore pour votre invitation.
Je me réjouis d'explorer prochainement de nouvelles pistes pour approfondir nos
liens transatlantiques.
> La sécurité arctique est une
préoccupation commune qui doit être abordée collectivement par les alliés, dans
le plein respect du droit international, notamment de la souveraineté, de
l'intégrité territoriale et de l'inviolabilité des frontières.
La perspective d'une annexion, même partielle, du Royaume du Danemark est
inacceptable et inconcevable.
La voie à suivre doit passer par le dialogue avec le Danemark et le peuple
groenlandais, et certainement pas par une démonstration de force contre un
allié de l'OTAN et de l'Europe.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Le débat Mercosur ne se résume pas à être pour ou contre le commerce
international. Il pose une question simple et fondamentale : peut on accepter
un accord qui ne garantit pas la réciprocité pour nos agriculteurs et nos
producteurs ? La réponse est non.
Depuis des mois, la Commission européenne elle-même reconnaît que la
réciprocité est la clé de voûte de cet accord.
Sans engagements clairs, vérifiables et contraignants de la part des pays du
Mercosur, il n’y aura pas de majorité politique au Parlement européen. On ne
peut pas demander à nos agriculteurs de respecter des normes toujours plus
exigeantes, environnementales, sanitaires et sociales, tout en ouvrant grand
notre marché à des produits qui n’y répondent pas. C’est une question de
justice, de crédibilité et de cohérence européenne.
> Solidarité avec le peuple iranien qui
se mobilise pour sa liberté, sa dignité et ses droits fondamentaux face à un
régime autoritaire et répressif. La liberté ne se censure pas. Le silence ne
sera jamais la réponse.
> Ok pour la divergence d’idées. Ok
pour la différence de point de vue. Mais brûler l’effigie d’un responsable
politique, c’est inacceptable, intolérable, débile et dangereux pour la
démocratie. On ne défend pas ses idées en détruisant celles des autres. Solidarité
avec le président du MR.
♦ DéFI
François de Smet (député)
> Les non-ingénieurs de l'Arizona ont prévu de doubler la TVA... des repas
chauds dans les écoles qui se font fournir à l'extérieur. Même inquiétude
d'ailleurs pour toutes les collectivités : hôpitaux, homes... Puissent-ils
amender leur réforme kafkaïenne au moins sur ce point.
> Voici une question métaphysique que
je n’aurais jamais cru devoir poser dans un parlement: sur quelle base
philosophique décrétez-vous qu'un sandwich à midi est un « acte alimentaire »
taxé à 12 %, mais qu'une viennoiserie le matin est une simple abstraction
fiscale à 6 % ?
> La diplomatie à l'eau tiède offerte
par les Engagés et l'Arizona est-elle adaptée aux basculements actuels du monde
? On peut en douter. Il est temps d'être beaucoup plus fermes face aux empires
en résurgence autour de nous. Monsieur Trump ne trouve personne pour lui dire «non»,
ni chez lui ni à l'étranger. Cela doit changer.
> Trump, Venezuela, Groenland.
Monsieur le ministre, Vous avez déclaré: “Personne ne regrettera Nicolas
Maduro”. Le Premier ministre a ajouté: “La place de Maduro est en prison”. Oui
sans doute, mais c'est le genre de déclarations qu'on entend seulement... une
fois que l'intéressé est en prison. Ce qui serait courageux aujourd'hui par
exemple c’est de dire que la place de Vladimir Poutine est en prison - c’est
encore plus vrai que pour Nicolas Maduro car lui, ce n’est pas un mandat
d’arrêt américain qu’il a contre lui, mais un mandat de la Cour pénale
internationale. Et pourtant c’est une phrase que vous ne direz jamais. Parce
que vous avez plus de chances de croiser Poutine que Maduro - surtout à présent
- mais surtout parce que nous la Belgique, nous les Européens, nous ménageons
depuis trop longtemps les empires en résurgence, que ces empires soient russe,
chinois ou américain. Et c’est ça le problème. Que ce soit dans la
communication du Premier ministre ou dans la vôtre, le fait de commencer par
accabler Maduro - qui est en effet un autocrate corrompu, ce n’est pas la
question - , cela vise à dire que même si Trump exagère, même s’il ne respecte
pas le droit international, il a quand même un peu raison parce qu’il fait le
sale boulot et que personne ne peut défendre Maduro. Non ! Trump a tort quel
que soit le pédigrée du président qu’il a fait enlever. C’est cela qu’il faut
avoir le courage de dire. Parce qu’il a utilisé la force pour intimider le
monde entier. La première chose que vous auriez dû dire l’un et l’autre, plutôt
que de ménager la chèvre et le chou, c’est cela. C’est pour cela que je ne suis
pas rassuré pour le Groenland. Je voudrais entendre de vous des mots forts,
beaucoup plus forts de soutien au Danemark, au Groenland; qui ne disent pas
simplement que “l’intégrité territoriale c’est important” mais qui disent que
tout aussi atlantistes que l’on soit, nous ne pourrons pas accepter un usage de
la force entre membres et que cela signerait de facto la fin de l’Alliance.
Pourquoi est-ce important ? Parce que Trump joue l'intimidation. Il pense qu’en
criant très fort, il n'aura pas besoin de prendre ce territoire par la force.
Il est temps de sortir de l’eau tiède. Il est temps que monsieur Trump
rencontre des personnes et des pays qui osent lui dire “non”. Ce n’est pas
l’impression qu’on a quand on voit vos photos tout sourire avec le Secrétaire
d'Etat Marc Rubio.
> Nous, Europe, sommes un continent
pétri de valeurs, mais sans force, au milieu d'empires en pleine résurgence
(Chine, Russie, Etats-Unis). ` Il est temps de nous doter de plus de force -
indépendance en défense, en énergie, en technologies - et de conserver les
valeurs.
> Quels que soient les désaccords ou
les oppositions, brûler des effigies à l'image de personnalités politiques est
injustifiable. Nous sommes en démocratie. Chacun dispose d'outils et de droits
pour faire valoir ses arguments sans recours à la violence, ni réelle ni
symbolique.
> Je pense qu’on ne doit pas
sous-estimer ce qui se passe. Si M. Trump voulait simplement des garanties de
défense, les Américains les ont déjà. Ils ont une base sur place, ils ont les
accords nécessaires avec les Groenlandais, les Danois et les alliés de l’OTAN.
Donc non on n’est pas là-dedans: on est dans un projet d'accroissement
territorial. On est dans un projet impérialiste. Et il faut hausser le ton.
> L’empire de l'intimidation
L’enlèvement du président en exercice du Venezuela par les Etats-Unis de Donald
Trump constitue un événement historique qui cristallise brutalement la logique
impérialiste de l’Amérique. Qui n’est pas neuve mais connaît une accélération
et un affichage public sans précédent. Bien sûr, il ne s’agit pas ici de
défendre le régime corrompu et catastrophique de l'héritier de Chavez. Nicolas
Maduro était un dictateur et un autocrate dont le pouvoir n’était pas légitime.
Comme Vladimir Poutine, comme le président chinois, comme beaucoup d’autres. La
démocratie, de toute façon, n’a pas un instant été mentionnée par Trump.
L’intérêt et le sort des Vénézuéliens non plus. La vraie raison est le pétrole,
l'influence, et surtout - ce qui est dans doute le pire - l’intimidation. Faire
un exemple. “Regardez ce que nous ferons si vous ne restez pas nos vassaux.” Et
le faire frontalement pour sidérer le monde entier. Seuls les voyous agissent
ainsi. En soi, attaquer la 51ème armée du monde lorsqu’on est la première n’a
rien de glorieux. Il ne s’agit que de saisir d’effroi tous les autres.
Contrairement à une idée reçue, le droit international n’est pas un code
idéaliste rédigé par des bisounours naïfs. C’est l'héritage du droit de la
guerre et du droit des gens. C’est la prise en en compte de la violence
inhérente aux rapports entre Etats, pour y placer des règles qu’on espère
universelles, non pas pour annihiler toute violence en ce bas monde, mais pour
permettre de l’atténuer, et d’incarner de manière pragmatique une idée héritée
de la rotondité de la Terre: nous sommes tous dans le même bateau. Car en
réalité la règle du jeu est simple: si tel puissant retient sa puissance de
fort qu’il peut exercer sur les faibles, alors les autres puissants le feront
également. Et parmi les puissants, les démocraties, supposées inspirées par un
principe de justice portent la responsabilité morale de concilier force et
valeurs. Bien entendu, les livres d’histoire montreront à l’envi combien les
Occidentaux, et les USA en premier, s’affranchissent depuis longtemps,
ponctuellement, du respect du droit international. Mais le coup qui lui a été
porté le week-end dernier est potentiellement fatal, parce qu’il inscrit
l'intimidation comme règle du jeu. On ne voit plus désormais ce qui freinera la
Russie en Ukraine, ou ce qui empêcherait la Chine d’attaquer Taïwan. Tout est
permis si vous êtes une grande puissance nucléaire. Oui, sauf qu’il n’y en a
pas une seule, mais une dizaine environ. Et tous viennent de recevoir le plus
beau des prétextes pour assouvir leurs propres envies impérialistes. Des jours
sombres et instables nous attendent. Dans ce contexte, la faiblesse inouïe avec
laquelle l’Europe et la Belgique ont réagi a de quoi inquiéter. Nous avons un
président d’un parti de moins en moins libéral qui, loin de saisir la gravité
de l’événement, en profite simplement pour tacler un adversaire politique (le
PTB) et renvoie ceux qui s’inquiètent du droit international aux violations
commises par le régime de Maduro lui-même - autant dire que le droit du talion,
dans cette vision, sur le droit international. Nous avons un ministre des
affaires étrangères Engagés dont la réaction commence par condamner le
président enlevé comme devant “rendre des comptes”, et non par la condamnation
de l’acte inouï d’enlèvement et d'intimidation commis par les Etats-Unis.
L’appel au respect du droit international qui s'ensuit apparaît comme de l’eau
bien tiède. Les autres réactions européennes sont du même niveau de vacuité. Or
ce que Trump fait ici, c’est nous tester. Et la suite est connue: c’est la
mainmise des USA sur le Groenland, territoire autonome mais appartenant
toujours au Danemark, membre de l’Union européenne et de l’OTAN. Comment
réagira l’Europe ? Comment réagira la Belgique ? Comment pourrons-nous
continuer à faire fonctionner l’OTAN avec un partenaire qui ne nous respecte
plus ? Comment, plus accessoirement, ne pas voir que continuer à acheter des
F-35 est irresponsable ? Telles sont les questions que je poserai ces prochains
jours au premier ministre, au ministre de la défense et au ministre des affaires
étrangères. Les Européens doivent prendre conscience qu’ils sont au milieu de
plusieurs empires, qui nous voient comme un terrain de jeu et un marché, et non
plus comme des partenaires. Il est temps de se faire respecter.
● Danemark
♦ Venstre liberale parti
> Le Groenland fait partie du Commonwealth danois, et nous devons donc en
prendre grand soin.
> Il est temps d'en finir avec les
mauvaises surprises à chaque fois qu'on voit le ticket de caisse au supermarché
!
Chez Venstre, nous œuvrons pour faciliter la vie des Danois.
C'est pourquoi nous voulons baisser la TVA sur tous les produits alimentaires,
afin que les Danois puissent économiser et avoir plus d'argent dans leur
panier.
> En 2026, nous avons obtenu un
allégement fiscal de 16,3 milliards, qui profite à la fois aux familles, aux
retraités, aux jeunes, aux entreprises et aux entrepreneurs.
> Si vous venez au Danemark et
commettez un crime grave, vous pouvez facilement repartir.
Nous n'accepterons pas les étrangers criminels venant au Danemark pour semer le
chaos et l'insécurité. Par conséquent, nous expulserons tous les étrangers
condamnés à au moins un an de prison.
> Enfin, le premier loup a été abattu.
Le loup abattu à Klosterhede, dans le Jutland occidental, rôdait derrière une
clôture anti-loups et a donc dû être abattu.
À Venstre, nous nous battons depuis longtemps pour que l'abattage des loups qui
effraient les Danois soit autorisé, et nous sommes heureux que ce soit
désormais chose faite. Cela n'aurait jamais été possible sans nos efforts.
La sécurité des Danois est bien plus importante que celle du loup, et il est
inadmissible que les habitants du Jutland central et occidental craignent de
croiser un loup près de chez eux.
● Espagne
♦ Ciudadanos
> Les financements régionaux ne sont pas à vendre
aux enchères : nous exigeons transparence et une réforme équitable pour
tous.
Partager. Le gouvernement de Pedro Sánchez instrumentalise les financements
régionaux à des fins politiques et nous avertissons que le ministre des
Finances a confirmé un traitement spécial et préférentiel pour la Catalogne.
Le financement régional est une question d'importance nationale et doit faire
l'objet de négociations multilatérales entre le gouvernement central et toutes
les communautés autonomes, et non d'accords bilatéraux conclus en dehors des
institutions établies. Transformer ce financement en une surenchère pour
obtenir le soutien du Parlement compromet l'égalité entre les Espagnols et
affaiblit la solidarité territoriale.
Comme l'a expliqué la ministre María Jesús Montero, cette approche pourrait
entraîner une perte de ressources pour les communautés historiquement
défavorisées, telles que l'Estrémadure. C'est pourquoi elle a annoncé un
mécanisme supplémentaire pour garantir qu'« aucune communauté ne perde d'argent
». Cependant, cette garantie n'est pas appliquée de manière égale. Alors que
des communautés comme l'Estrémadure et la Cantabrie seraient seulement assurées
de ne pas perdre de ressources, la Catalogne recevrait, selon Oriol Junqueras,
jusqu'à 4,7 milliards d'euros supplémentaires par an. Il en résulte un système
avec des allocations garanties pour la Catalogne, mais pas pour d'autres
communautés comme Madrid, qui sont dans une situation relativement plus défavorable
et ne bénéficient d'aucune garantie similaire.
Chez Ciudadanos, nous prenons cette proposition très au sérieux : elle confirme
que la réforme des financements régionaux n'est pas fondée sur des critères
techniques et équitables, mais bien sur les directives d'ERC pour soutenir le
gouvernement du PSOE.
Les financements régionaux ne font l'objet d'aucune vente aux enchères ni
d'aucune négociation bilatérale. Nous exigeons la suspension immédiate de cet
accord, la participation de toutes les communautés autonomes et une véritable
réforme du système, fondée sur des critères techniques, la transparence, la
coresponsabilité fiscale et la solidarité, garantissant l'égalité des droits et
des chances pour tous les Espagnols, quel que soit leur lieu de résidence.
Carlos Pérez-Nievas (secrétaire
général)
> Nous suivons de près la situation au Venezuela et espérons une solution
qui garantisse la démocratie et un avenir.
Nous avons toujours défendu la démocratie au Venezuela et, avec le peuple
vénézuélien, nous avons dénoncé la dictature de Nicolás Maduro. Les démocrates
vénézuéliens ont tout notre soutien dans leurs efforts pour la transition
démocratique qui doit s'engager. Ce processus doit être accompagné par les
organisations internationales et s'appuyer sur le droit international,
condition indispensable à la stabilité démocratique et à une véritable liberté.
Edmundo González, grâce au soutien décisif de María Corina Machado, a remporté
les élections truquées par le régime de Maduro. M. González vit à Madrid,
espérant retourner dans son pays en toute liberté et sécurité.
L'Espagne a une responsabilité historique. Nous avons accueilli des centaines
de milliers de Vénézuéliens fuyant la répression, le manque de liberté et de
perspectives. Nous avons accordé l'asile au président légitime. Aujourd'hui,
avec l'Union européenne et l'Amérique latine, nous devons mener et promouvoir
le processus de transition démocratique.
La priorité absolue est de contribuer à garantir la paix et la sécurité des
Espagnols au Venezuela et de l'ensemble du peuple vénézuélien. Il est temps
d'agir. Huit millions de Vénézuéliens sont à l'étranger, des familles sont
séparées, l'économie est dévastée et des prisonniers politiques attendent leur
libération.
L'Espagne sait gérer une transition ; nous en avons un exemple récent et
remarquable. Nous savons que les transitions démocratiques reposent sur le
dialogue, le consensus et la collaboration. Nous demandons au gouvernement de
reconnaître officiellement Edmundo González comme président élu du Venezuela et
de promouvoir, de concert avec l'Union européenne, une coordination
internationale en vue d'une transition pacifique, ordonnée, démocratique et
pleinement équitable. Le rôle que les États-Unis joueront dans cet avenir pour
le Venezuela déterminera l'évaluation finale de leurs actions d'aujourd'hui.
Le peuple vénézuélien attend sa liberté depuis plus de vingt ans, et l'Espagne
et l'Europe doivent se montrer à la hauteur.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> Ce qui se passe en Iran exige de nous tous une démonstration de
solidarité. Je crois que toutes les forces politiques et syndicales devraient
s'unir pour manifester publiquement leur soutien.
> L'alternative [face à Trump], c'est
de construire l'Europe. Mais il faut en avoir la volonté. Or, si l'on soutient
Orbán un jour et Merz le lendemain, on n'ira nulle part. Il nous faut des idées
claires sur la suppression de l'unanimité au Conseil européen et la mise en
place d'une défense forte et indépendante. Mais sur ces points, le gouvernement
manque d'initiative et reste indécis.
PS : Discuter avec Poutine pendant qu'il bombarde l'Ukraine et refuser un
cessez-le-feu est une erreur tragique. Anchorage nous en a donné la leçon.
> On assiste à un débat surréaliste sur
les garanties post-paix pour l'Ukraine. Je constate que Poutine intensifie les
bombardements. Aucun signe de paix n'est en vue. Concentrons-nous sur
l'essentiel : fournir des armes et des moyens de défense.
> Voter contre le Mercosur est une
grave erreur, tant sur le fond que sur la forme (cela affaiblit le pouvoir de
négociation de l'Europe). En fin de compte, comme c'est souvent le cas, la
France se dit pro-européenne en paroles et nationaliste en actes. Aujourd'hui,
alors qu'une grande unité européenne est nécessaire, ce comportement est
particulièrement préoccupant.
> Trump incarne un mélange inédit
depuis Caligula ou Héliogabale d'impérialisme, de kleptocratie, de tyrannie et
de folie pure.
Les messages adressés à la Chine – « Je ne pense pas qu'ils attaqueront Taïwan,
mais c'est leur choix » – à la Russie et aux alliés de l'OTAN sont dénués de
toute cohérence et de toute stratégie. Il est un agent du chaos. Le chaos peut
aussi, par inadvertance, produire un effet positif (voir l'Iran), mais en
général, il conduit à l'instabilité et à l'extension des conflits. Nous,
Européens, aurions dû tourner la page il y a des mois et accélérer notre
développement à deux vitesses : la défense, l'énergie et la technologie
d'abord, en prévision du transfert des structures de l'OTAN aux Européens.
> Guerre civile américaine. Ces fous
furieux, Trump et Vance, sont en train de détruire les États-Unis à une vitesse
record. Et nous, Européens, en sommes encore au stade de la déclaration
commune. 2026 sera véritablement l'année où l'opinion publique européenne se
mobilisera ou bien nous mourrons.
> Je considère Trump, au même titre que
Poutine, comme la principale menace pour la démocratie libérale dans le monde.
Il ne faut pas s'y tromper. C'est un aspirant monarque absolu qui détruit les
derniers vestiges du système international fondé sur l'état de droit. Un
kleptocrate dangereux et irresponsable. Il nous appartient, à nous Européens,
de le reconnaître et de devenir indépendants, unis et forts. Si ce n'est
maintenant, quand ?
> Nous assistons tout simplement à un
retour à l'ère des empires, avec toutes les conséquences que cela implique.
Pour éviter de devenir des vassaux, nous, Européens, devons nous comporter
comme une grande puissance. Nous devons être indépendants militairement,
industriellement, énergétiquement et technologiquement. Nous avons la masse
critique, les ressources financières et la puissance économique et industrielle
nécessaires. Il ne dépend que de notre volonté politique d'accepter le retour
d'une ère de force.
Force ne signifie pas violence, mais constance, capacité à défendre notre
système et nos intérêts, en abandonnant les positions idéologiques sur
l'écologie, le pacifisme absolu et les conceptions simplistes du
multiculturalisme et du multilatéralisme.
Si nous voulons préserver notre mode de vie et le dernier bastion de la
démocratie libérale, nous devons faire preuve de pragmatisme dans nos
politiques et d'idéalisme dans la construction de notre unité politique et
culturelle, en nous protégeant de toute ingérence étrangère.
● Pays-Bas
♦ D66
Rob Jetten (président)
> Images horribles en provenance d'Iran. À Téhéran, des familles sont
contraintes d'identifier leurs proches décédés dans la rue, la morgue étant
saturée. Plus de 500 manifestants ont été tués et de nombreux autres blessés ou
arrêtés.
Terreur d'État contre un peuple courageux qui ne souhaite rien d'autre que
vivre en liberté. L'UE doit inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur
sa liste des organisations terroristes. Que notre pays montre l'exemple en la
matière.
> Depuis deux semaines, des
manifestations ont lieu dans tout l'Iran. Au péril de leur vie, les Iraniens se
mobilisent pour la liberté, la justice et une vie meilleure.
Il est absolument inadmissible que le régime iranien tente de briser ces
manifestants par la violence et la répression. Des personnes sont arrêtées et
tuées. Cela s'inscrit dans un contexte plus large d'oppression structurelle.
Les voix critiques sont systématiquement réduites au silence et emprisonnées.
Les droits des femmes en Iran sont gravement et délibérément bafoués. Le régime
utilise la répression contre son propre peuple pour se maintenir au pouvoir.
Les Iraniennes et Iraniens qui descendent aujourd'hui dans la rue, au péril de
leur vie, méritent notre respect. Cela exige également une réponse
internationale ferme : il faut inscrire les Gardiens de la révolution
iraniens sur la liste européenne des organisations terroristes, afin que
l'oppression du peuple iranien ne reste pas impunie et que les prisonniers
politiques soient libérés. D66 soutient les forces démocratiques en Iran et
nous sommes solidaires de tous les Iraniens qui luttent pacifiquement pour un
avenir libre et porteur d'espoir.
● Pologne
♦ Polska 2050
> Le président Nawrocki a bloqué une loi qui visait
à donner à la Pologne le contrôle de la lutte contre les abus en ligne !
Le vice-ministre McGramat a déclaré : « Cette décision est inutile,
irresponsable et tout simplement stupide. »
> Encore un veto illogique du président
Nawrocki ! Il a bloqué des réglementations visant à renforcer la
protection des internautes, notamment des enfants. L’objectif était de
responsabiliser les plateformes quant à la publication de contenus illégaux
tels que la pornographie infantile, le trafic d’êtres humains ou les contenus
terroristes, et de les obliger à justifier clairement leurs décisions et à
permettre aux utilisateurs de contester les contenus bloqués ou supprimés.
Il ne s’agit pas de censure. Ce sont des règles claires pour les géants du
numérique, destinées à garantir la protection des utilisateurs.
Un veto de plus qui met en péril la sécurité des Polonais !
> Et une autre pathologie disparaît du
marché immobilier !
Le Président a signé la loi Pologne 2050, qui met fin à la fraude au mètre
carré.
Lorsque vous achetez un appartement, vous achetez une surface habitable
clairement définie, sans ajout de cloisons, d'alcôves ou de compteurs fictifs.
Un mètre carré, c'est un mètre carré. Point final.
Pendant des années, de puissants groupes d'intérêts ont profité d'une
réglementation opaque. Pologne 2050 rend le marché immobilier au peuple
- Fin des prêts hypothécaires à taux zéro
- Transparence des prix demandés
- Déblocage du Registre des
prix immobiliers
- Proposition de loi anti-promoteurs abusifs
- L'année prochaine, un budget record sera alloué au logement social
Nous avançons !
> Le Sénat a approuvé le projet de loi
Pologne 2050.
Le 12 avril sera la Journée des personnes handicapées de guerre.
Cette journée est dédiée à celles et ceux dont la vie a été bouleversée par la
guerre : soldats blessés, partisans et anciens combattants. C’est un
important geste de mémoire et de respect.
> Nous déposons un projet de loi visant
à garantir un financement adéquat aux municipalités possédant des espaces
naturels précieux.
On ne peut exiger des municipalités qu'elles protègent la nature au détriment
de leur propre développement.
Actuellement, les collectivités locales gérant des parcs nationaux disposent
souvent de moins de ressources et de moins d'opportunités de développement car
elles sont chargées de la gestion de ces espaces naturels précieux. Cette
situation est injuste.
C'est pourquoi nous déposons un projet de loi qui renforce le soutien financier
apporté à ces municipalités.
Si l'État souhaite la présence de parcs nationaux ou de réserves naturelles, il
doit financer équitablement leur gestion sur le territoire des municipalités.
Ce financement doit être bénéfique pour la collectivité locale. Grâce à ces
fonds, les municipalités pourront réaliser davantage d'investissements pour
leurs habitants, améliorant ainsi leur qualité de vie.
> Le Sénat a adopté la loi Pologne 2050
sur le vote électronique aux élections !
Cette réforme modernise enfin le processus électoral sans remettre en cause les
solutions existantes. Le vote peut désormais se faire électroniquement via le
portail de la Commission électorale nationale (PKW), accessible uniquement
pendant les périodes électorales. Le bulletin papier reste disponible ;
les électeurs disposent simplement d’une option supplémentaire.
La sécurité du processus sera assurée par des outils éprouvés et déjà
utilisés : un profil sécurisé, une identité électronique et une signature
électronique qualifiée.
Il ne reste plus qu’à obtenir la signature du président !
> Bruit, présence d'inconnus dans les
escaliers, va-et-vient incessant des locataires : les habitants le savent
bien.
Les locations de courte durée ont un impact non seulement sur le quotidien des
résidents, mais aussi sur le marché du logement.
C'est pourquoi ils soutiennent la loi Pologne 2050, qui encadre le marché des
locations de courte durée.
> Les résultats de la consultation
publique sur la prochaine loi Pologne 2050, qui encadrera le marché immobilier,
ont été publiés !
86 % des participants ont approuvé le projet de loi sur les locations de
courte durée. Que proposons-nous ?
- Enregistrement obligatoire des locations de courte durée auprès des municipalités,
- Droit des copropriétés et des coopératives d’habitation de décider si les locations
de courte durée sont autorisées dans un immeuble donné – avec possibilité de les refuser,
- Pouvoir des collectivités locales d’appliquer des réglementations locales, notamment des limitations du nombre de jours de
location ou des interdictions dans certaines zones,
- Règles de responsabilité claires et sanctions en
cas de non-respect de la réglementation,
- Distinction entre les locations occasionnelles et les activités de type hôtelier.
La consultation a clairement démontré que les Polonais souhaitent une
réglementation des locations de courte durée. Ils attendent des règles qui
garantissent la sécurité et le confort quotidien des résidents.
> 2026 sera l'une des années
d'investissement les plus importantes de ces dernières décennies !
180 milliards de PLN, provenant de l'UE, financent des investissements
spécifiques qui seront visibles dans tout le pays, non seulement dans les
grandes villes, mais aussi dans les petites villes et les communes .
Ces fonds seront alloués aux chemins de
fer, aux routes, aux infrastructures locales, à la santé et à l'énergie. Il
s'agit d'investissements qui renforcent les régions et améliorent la qualité
des services publics.
Ce développement est prévu à grande échelle et concernera toutes les régions de
Pologne, et pas seulement les plus grandes agglomérations.
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Libérez l’Iran
Un régime islamique qui opprime sa population et bafoue les droits des femmes
depuis des décennies.
Mariana Leitão, présidente de l'Initiative libérale, interroge : où sont
passés les partis de gauche ? Où est l'indignation face aux violations des
droits humains ? Où sont les flottilles ?
Liberté pour le peuple iranien.
> Priorité aux problèmes du pays
Le Premier ministre devrait aborder les débats parlementaires moins obnubilé
par Mariana Leitão et davantage préoccupé par la résolution du problème
scandaleux du système de santé et des services d'urgence au Portugal. Des vies
sont en jeu.
> Soit l'Europe maintient sa sujétion
et admet être laquais d'autres puissances, soit elle prend une fois pour toutes
en main son autonomie stratégique.
> L'aide d'urgence est une fonction
essentielle de l'Etat.
Lorsque l'État manque à sa mission principale et irremplaçable, qui devrait
être sa priorité absolue – la protection de la vie –, des réformes majeures de
son fonctionnement s'imposent.
Nos impôts doivent servir à garantir l'intervention des secours en cas
d'urgence.
> Dans une société libérale, il est
impossible de se sentir pleinement libre lorsqu'on côtoie des personnes
souffrant de la faim ou de la misère.
Les valeurs morales priment sur l'intérêt personnel.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> La Roumanie a voté en faveur de l'accord commercial entre l'Union
européenne et les États du Mercosur, dont l'Argentine, le Brésil, le Paraguay
et l'Uruguay font partie, après avoir négocié, avec d'autres États européens,
des éléments supplémentaires pour protéger les producteurs roumains et
européens, avec une prédiction dans le secteur agricole.
Grâce à cet accord, qui conduira à la création de l'une des plus grandes zones
de libre-échange au monde, les pays européens augmentent leur présence dans une
importante région commerciale, et la Roumanie aura ainsi la possibilité
d'exporter des produits en franchise des droits de douane élevés qui ont été
appliqués à ce jour.
J'ai été activement impliqué ces dernières semaines dans les négociations avec
les autres dirigeants européens, afin que la Roumanie et l'UE puissent avoir
des avantages commerciaux dans d'importants secteurs économiques, tout en
soutenant les agriculteurs roumains et le commerce agroalimentaire. Pour les
secteurs agricoles sensibles, nous avons obtenu, après des discussions
fructueuses avec nos homologues européens, un certain nombre de concessions
importantes par rapport à la forme originale de l'accord.
L'accord avec le Mercosur prévoit l'élimination des droits de douane pour 91 %
de tous les produits importés de l'UE, et la Roumanie pourra exporter des
produits provenant de secteurs importants tels que les équipements de
transport, en particulier les composants automobiles, les machines et
dispositifs mécaniques et électriques, les produits métalliques, les matières
textiles.
Dans le même temps, le nouvel accord entraînera une augmentation des
exportations de services de la Roumanie vers le Mercosur et augmentera l'accès
de notre pays aux matières premières critiques, un aspect essentiel d'un point
de vue stratégique, car il réduit la dépendance vis-à-vis d'autres sources qui
peuvent utiliser cette dépendance comme un outil de pression politique.
La baisse significative des droits de douane sur les importations offre
également des opportunités pour le secteur agroalimentaire roumain. Parmi les
indicateurs géographiques européens qui seront protégés sur les marchés du
Mercosur, 15 sont des produits agricoles roumains.
Des restrictions de libéralisation sont en place, en limitant les quantités qui
peuvent être importées à des tarifs douaniers bas - viande bovine à un maximum
de 1,5 % de la production annuelle de l'UE, volaille à 1,3 % et tout ce qui
dépasse ces quantités sera importé aux tarifs douaniers en vigueur aujourd'hui.
Dans le même temps, une mesure supplémentaire de protection a été incluse par
l'introduction de la clause de sauvegarde bilatérale, qui agit en fait comme un
frein à main pouvant être activé à tout moment. Les importations d'un produit
croissent rapidement et mettent en danger les fabricants indigènes.
C'est-à-dire que nous faisons des affaires, mais nous nous protégeons aussi
lorsque cela est nécessaire, y compris en imposant le respect des normes de
production de l'UE pour les produits En ce qui concerne les pesticides ou
d'autres substances, tout doit être produit selon les normes élevées de l'UE
pour être importé ici.
Outre le contenu de l'accord, y compris suite aux demandes de la Roumanie
d'adopter des mesures au niveau de l'UE pour soutenir ses propres agriculteurs,
la Commission européenne avance pour la politique agricole commune une somme
supplémentaire de 45 milliards d'euros sur la marge de flexibilité.
En conclusion, en abaissant les droits de douane, la Roumanie va gagner de
nouveaux marchés pour les exportations et notre agriculture est protégée. Cet
accord négocié par l'UE est une opportunité pour la Roumanie.
> Les dépenses de l'administration
présidentielle en 2025 ont été réduites de 30%, soit 30 millions de lei, plus
que ce que j'avais engagé en juillet.
● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)
> Aucun enfant ne devrait être contraint de rester à la maison pour
s'occuper d’enfants. Derrière chaque chiffre se cache un élève qui risque de
prendre du retard et d'être oublié si la société ne lui apporte pas un soutien
total. C'est pourquoi les Libéraux au pouvoir souhaitent détecter les absences
plus tôt grâce à un registre national des absences. Avec un soutien adapté et
mis en place à temps, nous garantissons aux élèves un retour progressif à
l'école.
> Les libéraux veulent voir une Union
européenne de défense.
Nous vivons à une époque où notre liberté et notre mode de vie ne peuvent plus
être considérés comme acquis.
Nous le voyons dans notre région immédiate à travers la guerre offensive
brutale de la Russie en Ukraine. Dans le même temps, l'incertitude mondiale
s'aggrave, les États-Unis deviennent de plus en plus imprévisibles. Le monde a
changé et l'Europe doit changer avec lui.
La sécurité et la défense doivent être l'un des piliers fondamentaux de la
coopération de l'UE. C'est pourquoi les libéraux veulent une Union européenne
de défense.
Lorsque l'Europe assume la responsabilité commune de notre sécurité, nous
sommes plus forts. C'est ainsi que nous protégeons notre liberté, notre
démocratie et notre mode de vie.
> Nous franchissons maintenant une
nouvelle étape pour éliminer les propriétaires d'écoles indépendantes sans
scrupules.
Les Libéraux mettent en œuvre les plus importantes réformes du système scolaire
indépendant depuis plus de 30 ans. Nous renforçons la transparence, instaurons
une interdiction de profit pour les établissements présentant des lacunes en
matière de qualité et nous nous penchons sur les indicateurs de satisfaction
des élèves.
J'ai reçu aujourd'hui la dernière partie de l'enquête sur les profits. Elle
contient plusieurs propositions fermes visant à débusquer les acteurs sans
scrupules. Il s'agit notamment d'empêcher ceux qui présentent de graves lacunes
dans leur gestion de créer ou d'acquérir de nouvelles écoles. Cela devrait être
évident dès aujourd'hui.