Voici une sélection, ce 30 janvier 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne et dans le monde.
● Argentine
♦ Propuesta Republicana
> Le kirchnérisme prétend maintenant nous donner
des leçons de santé publique, après l'avoir instrumentalisée à des fins de
privilèges et de corruption.
Au sein de PRO, nous nous opposerons toujours à ceux qui ont prôné des
quarantaines interminables, organisé des fêtes clandestines et volé des
vaccins.
> [Découverte de trois dispositifs d'espionnage dans le bureau du gouverneur de la province d’Entre Ríos] Ces événements sont extrêmement graves et rappellent les pires pratiques du passé. Nous soutenons pleinement Rogelio Frigerio pour avoir dénoncé cet espionnage illégal et pour avoir poursuivi les enquêtes. Dans une démocratie, il n'y a pas de place pour les opérations clandestines, la coercition ou les structures clandestines. Que la justice enquête et punisse les responsables.
Mauricio Macri (président)
> J'appuie la demande de Nacho Torres et des gouverneurs de Patagonie visant
à faire adopter la loi d'urgence incendie lors des sessions extraordinaires.
Cette loi permettra de coordonner les efforts provinciaux avec le gouvernement
national. Ces incendies ont déjà ravagé plus de 230 000 hectares de
patrimoine naturel. La région traverse une situation climatique critique, avec
sa plus longue sécheresse depuis 1965. Davantage de ressources et d'outils sont
nécessaires pour lutter contre les incendies et protéger les vies et les biens
des Argentins.
● Bolivie
♦ Gouvernement
Rodrigo Paz (président)
> La Bolivie a décidé de cesser de se plaindre et de s'asseoir à la même
table que le reste du monde, sur un pied d'égalité. Nous comprenons que la
stabilité économique est un bien public ; c'est pourquoi nous entreprenons
une transformation globale vers un capitalisme productif qui vise à démanteler
l'État-providence et à éradiquer la corruption. Nous ouvrons la voie à des
accords transparents dans les secteurs productifs, garantissant ainsi aux
investisseurs des retombées directes dans un climat de confiance et de sécurité
juridique.
> Le commerce est le moteur de la transformation des nations et la clé du développement de la Bolivie. À l'instar du canal de Panama, notre pays a le potentiel de devenir la plaque tournante de l'Amérique du Sud. En collaborant avec nos voisins, nous bâtirons une économie forte, créatrice d'emplois et de prospérité pour tous. Il est temps de nous ouvrir au monde et de construire notre avenir !
> Au Forum économique de la CAF, il est essentiel de positionner la région sur la scène internationale. Nous devons bâtir une économie en constante transformation, fondée sur la vérité et une confiance mutuelle vérifiable entre les nations. Il est fondamental de comprendre que les idéologies ne nourrissent pas les populations ; seul l’emploi le permet. Par conséquent, nous devons privilégier une intégration pragmatique et tirer parti de nos frontières. Partant du principe que la Bolivie ne peut être viable que si vous l’êtes aussi, l’objectif est de générer l’abondance grâce à un modèle où le capitalisme est au cœur de l’économie sociale, toujours porté par une éducation qui transforme notre capital humain.
> L'idéologie ne nourrit pas ; ce qui nourrit, c'est le travail, l'emploi, les services publics, la santé et l'éducation. Je m'engage à instaurer un modèle décentralisé où 50 % des ressources seront directement allouées aux ministères et aux municipalités afin que vous puissiez revitaliser vos économies.
● Brésil
♦ Movimento Democrático Brasileiro
Baleia Rossi (président )
> Je suis favorable à une enquête approfondie sur l'affaire Master. Peu
importe les conséquences. Par conséquent, je soutiens la décision de la
Commission des affaires économiques (CAE) d'enquêter sur les faits mis au jour
jusqu'à présent par la Police fédérale.
La CAE est une commission technique permanente, composée de sénateurs
expérimentés et d'une équipe de fonctionnaires de carrière.
Le Congrès ne peut rester silencieux.
● Canada
♦ Gouvernement
Mark Carney (Premier ministre)
> Pendant des décennies, des pays comme le Canada ont prospéré au sein d’un
ordre international fondé sur des règles. Cet ordre ne reviendra pas, mais nous
pouvons nous servir de cette fracture pour bâtir un monde meilleur, plus fort,
plus juste.
> Nous achetons canadien et nous bâtissons canadien.
> Le moment est venu de défendre nos valeurs.
> [Discours: «Bâtir le Canada ensemble»]
Cet endroit [Plaines d’Abraham au Québec] est chargé de souvenirs.
Au XVIIIe siècle, deux armées se sont affrontées ici dans une
bataille qui a changé à jamais le cours de l’histoire de ce continent. Lorsque
la fumée s’est dissipée, les deux commandants, Wolfe et Montcalm, gisaient
mourants, leurs destins liés même dans la mort.
La Nouvelle-France était tombée. L’Amérique du Nord britannique était née.
Il aurait été facile, voire prévisible, d’en rester là.
Le scénario habituel de la conquête : les vaincus sont assimilés, leur
langue supprimée, leur foi interdite, leurs lois remplacées. C’est ce que les
conquérants ont fait pendant des millénaires.
De la Grande déportation des Acadiens, en passant par le Rapport Durham suite à
la Rébellion des Patriotes, certains ont cherché à imposer ce modèle :
l’assimilation, la logique habituelle de la conquête.
Mais finalement, ce n’est pas la voie que le Canada a choisie.
Pourquoi?
D’abord, grâce à la résilience des francophones. Une résilience parfois
silencieuse, souvent combative, mais toujours déterminée à préserver une
langue, une culture, une identité.
Ensuite, par pragmatisme.
Les autorités britanniques ont rapidement compris qu’on ne gouverne pas
durablement 70 000 habitants contre leur volonté, surtout avec des
colonies américaines instables au sud.
Ainsi, tout au long de l’histoire de notre pays, des décisions ont été prises
pour construire quelque chose de différent. Ici. Ensemble.
Cela n’a pas toujours été une ligne droite. Les progrès ont été réalisés à
travers des tensions, des compromis et parfois des échecs. Mais à plusieurs
reprises, le Canada a choisi une voie différente.
De ce choix, d’abord pratique, voire égoïste, est né quelque chose de
remarquable. Pas un mythe. Pas un miracle. Mais un engagement croissant à
croire que la coexistence pouvait nous rendre plus forts, que nous pouvions
construire une identité qui non seulement respectait nos différences, mais les
célébrait aussi.
Un projet audacieux : que deux peuples, récemment ennemis, parlant des
langues différentes, pratiquant des religions différentes, vivant sous des
traditions juridiques différentes, puissent partager un même pays, et le bâtir
ensemble.
Le philosophe canadien Charles Taylor affirme qu’à la base, les êtres humains
ne sont pas des pages blanches, mais que notre identité, tant personnelle que
nationale, se construit à travers l’histoire. Que le passé s’est sédimenté dans
le présent. Que nos choix sont façonnés par ce qui les a précédés.
Notre pays a été bâti par trois peuples : les Autochtones, les Français et
les Britanniques.
Bien avant la bataille qui s’est déroulée sur ces Plaines, bien avant que les
premiers navires français ne remontent le Saint-Laurent, les peuples
autochtones étaient les premiers gardiens de cette terre. Ils ont bâti des
Nations, des réseaux commerciaux et des systèmes de gouvernance qui
s’étendaient sur tout le continent. Les Haudenosaunee, les Anishinaabe, les
Wendat et les Innus ont façonné cette terre et ont été façonnés par elle.
Les Français ont ensuite bâti une nouvelle société adaptée aux réalités de
l’Amérique du Nord, façonnée par le fleuve et la forêt, par le commerce avec
les Nations autochtones et par la détermination à survivre et à prospérer dans
un climat difficile.
Lorsque les Britanniques sont venus, cette civilisation n’est pas disparue.
Elle a perduré, et aujourd’hui, elle prospère.
La Confédération est née de cette histoire. L’un de ses pères fondateurs,
George-Étienne Cartier, a déclaré à l’époque que les Canadiens et Canadiennes
étaient « de races différentes, non pas pour [se] faire la guerre, mais afin de
travailler conjointement à [leur] propre bien-être ». Qu’ils vivent « les uns à
côté des autres, comme de grandes familles ».
Ce pacte a été renouvelé lorsque Wilfrid Laurier a gouverné un pays qui avait
autrefois conquis son peuple.
Il a été renouvelé avec l’avènement du bilinguisme officiel.
Il a été renouvelé lorsque les Québécois ont choisi, à deux reprises, de rester
au sein du Canada, estimant que ce partenariat, malgré toutes ses frustrations,
méritait non seulement d’être préservé, mais aussi d’être renforcé.
Les Plaines d’Abraham symbolisent un champ de bataille, et aussi le lieu où le
Canada a commencé à faire le choix historique de privilégier l’adaptation
plutôt que l’assimilation, le partenariat plutôt que la domination, la
collaboration plutôt que la division.
Cette fondation était imparfaite. Elle excluait trop de gens. Elle reposait en
partie sur la dépossession des peuples autochtones et sur la violation des
traités conclus avec eux.
Mais cette fondation reposait sur l’idée fondamentale que l’unité ne passe pas
nécessairement par l’uniformité.
Que nous pouvons partager un pays sans nous conformer à une identité unique.
Que nos différences, reconnues honnêtement et gérées dans le respect, sont une
source de force.
Ce choix résonne à travers notre histoire.
Il résonne dans les choix faits par les nouveaux arrivants venus des quatre
coins du monde pour s’établir au Canada.
Il résonne dans les choix faits par chaque génération déterminée à continuer de
bâtir, non pas sur le sang ou la terre, mais sur quelque chose de plus exigeant
et de plus durable : un engagement commun à vivre ensemble, à accepter les
différences et à rechercher le bien commun.
Et grâce à chacun de ces choix, le Canada est devenu plus riche, plus inclusif
et plus équitable.
Qu’est-ce qui fait du Canada l’un des meilleurs pays au monde?
C’est parce que c’est un pays extraordinaire pour tout le monde. C’est le
meilleur pays du monde où être un citoyen moyen. Vous n’avez pas besoin d’être
né riche, ni de venir d’une famille établie. Vous n’avez pas besoin d’être
d’une certaine couleur, ou de croire en un certain dieu.
Les Canadiens et les Canadiennes croient en la valeur de chacun de leurs
concitoyens, et en leur potentiel sans borne à faire du Canada un pays encore
meilleur.
Nos ancêtres, malgré leurs différences, croyaient en eux-mêmes, et ils
croyaient en nous.
Il y a eu de longues périodes de l’histoire où ces valeurs ont pu être
embrassées sans être remises en question. La nôtre n’est pas l’une d’entre
elles.
Nos valeurs doivent maintenant être défendues. C’est ce que nous faisons, et
les Canadiens sont prêts à le faire.
Notre histoire est marquée par une inclusion croissante, passant du
biculturalisme au multiculturalisme, du statut de sujets britanniques à celui
de citoyens canadiens, de deux peuples fondateurs à de nombreux peuples
désireux de vivre en véritable partenariat avec les peuples autochtones.
De la citoyenneté sociale de William Lyon Mackenzie King à l’internationalisme
libéral de Louis St-Laurent, de la vision « d’un seul Canada » de John
Diefenbaker à la Charte canadienne
des droits et libertés de Pierre Elliott Trudeau, de l’environnementalisme de Brian Mulroney au pluralisme et à la
réconciliation de Justin Trudeau, chaque génération de Canadiens a bâti un État
moderne, progressiste et libéral qui adhère aux valeurs de solidarité et de
partage, d’équité et de justice pour tous.
Les institutions constituent le fondement de cet État progressiste; nos valeurs
en sont le cœur.
Des institutions du Code civil aux soins de santé publics, en passant par les
accords modernes d’autonomie gouvernementale et la reconnaissance, par le
Parlement, du peuple québécois comme une nation. Des valeurs d’inclusivité,
d’équité, de solidarité, de durabilité et d’ambition.
Le peuple canadien est inclusif. Nous savons que notre pays est plus fort
lorsque tout le monde y a sa place. Lorsque les nouveaux arrivants sont
accueillis. Lorsque les minorités sont protégées. Lorsque les peuples
autochtones sont de véritables partenaires.
Notre engagement à l’égard de
l’inclusion a été institutionnalisé dans la Déclaration canadienne des droits
et inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’est manifesté par l’adoption du multiculturalisme, d’abord comme une
politique, puis comme une loi.
Dans le même esprit, le fait d’inscrire dans la loi la Déclaration des Nations
Unies sur les droits des peuples autochtones témoigne de notre engagement
fondamental en faveur de la réconciliation et du respect des peuples
autochtones en tant que partenaires égaux dans le pays que nous bâtissons
ensemble.
L’inclusion va au-delà de la protection des droits : elle passe par
l’engagement à créer une société dans laquelle chacun peut s’épanouir. C’est
pourquoi nous avons présenté la
Loi visant à lutter contre la haine, qui préserve la liberté des personnes de
pratiquer leur foi et leur culture sans intimidation, harcèlement ou violence.
Les Canadiens et les Canadiennes veillent les uns sur
les autres, surtout dans les moments difficiles. Cet esprit de solidarité a
inspiré les fondements de l’État-providence moderne au lendemain de la Grande
Dépression, notamment l’assurance-chômage, les allocations familiales et la
sécurité de la vieillesse.
De nouveaux piliers institutionnels de solidarité ont
été ajoutés avec la création du Régime
de pensions du Canada et de la Loi canadienne sur la santé.
Je suis fier que nous ayons élargi ces fondements au
cours des dernières années avec le régime national de soins dentaires, les
services de garde d’enfants, le plan d’assurance-médicaments et le Programme
national d’alimentation scolaire.
Au Canada, c’est lorsque nous sommes unis que nous
sommes les plus forts – lorsque nous veillons les uns sur les autres et que
nous veillons à ce qu’aucun enfant, aucune famille, personne ne soit laissé
pour compte. Cet esprit de solidarité et de générosité contribue à définir
notre identité en tant que nation.
Les Canadiens et les Canadiennes croient que l’équité
passe par l’égalité des chances, afin que chacun ait la chance de mener une vie
agréable et épanouie. Cet engagement repose sur l’accès pour tous les Canadiens
et Canadiennes à des services publics comparables, en particulier les soins de
santé et l’éducation. Cet engagement a été institutionnalisé lorsque le système
de péréquation a été mis en place en 1950, puis intégré à la Constitution en
1982.
Et en protégeant des services tels que la garde
d’enfants, les soins dentaires et l’assurance-médicaments, nous renforçons le
sentiment de sécurité sur lequel les Canadiens et les Canadiennes comptent
chaque jour.
Un Canada fort et uni est un pays qui défend les
familles et les travailleurs et qui protège les personnes les plus vulnérables,
qu’il s’agisse de nouveaux arrivants, de personnes en situation de handicap ou
de membres de la communauté 2ELGBTQI+.
L’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) remettra
en question l’équité, l’inclusion et la solidarité, tout en créant d’énormes
possibilités d’améliorer notre façon de vivre, de travailler et de nous
divertir.
Et les tensions ne pourront être atténuées que si l’IA
profite à tous. L’IA peut offrir des solutions puissantes – des améliorations
dans les domaines de l’éducation, des soins de santé et des services
gouvernementaux. Elle peut permettre aux Canadiens et aux Canadiennes
d’acquérir de nouvelles compétences pour occuper des emplois plus
épanouissants. Mais pour exploiter équitablement son potentiel, il faudra
réformer en profondeur notre système d’éducation. La manière dont on gère la
formation professionnelle et les systèmes d’aide sociale.
Notre prochaine stratégie visant l’IA pour tous
permettra de commencer à relever les défis afin de maximiser le potentiel de
l’IA pour tous les Canadiens et Canadiennes.
Le développement durable assure l’équité entre les
générations. Les Canadiens sont les gardiens d’un territoire vaste et précieux.
Nous avons pris des mesures pour le protéger au moyen de traités internationaux
comme le traité de 1991 sur les pluies acides et l’Accord de Paris de 2015,
ainsi que par nos progrès constants en matière de conservation de notre
patrimoine naturel, conformément à nos engagements pris lors de la COP de
Montréal en 2022.
Au cours des prochains mois, notre gouvernement mettra
en œuvre de nouveaux plans ambitieux visant à accélérer le développement
durable au pays, à réduire les factures liées à l’énergie pour les familles et
les entreprises, et à protéger la richesse naturelle du Canada.
Le Canada est ambitieux. Le Canada est une nation
ambitieuse de bâtisseurs et d’explorateurs. Nous avions cartographié le
continent avant même que les Américains ne quittent Saint-Louis. Nous avons
construit un chemin de fer transcontinental en cinq ans et la voie maritime du
Saint-Laurent en quatre ans. Nous avons créé un système de santé qui est devenu
un modèle pour le monde entier.
Le nouveau gouvernement du Canada partage cette
ambition. Nous avons déjà éliminé tous les obstacles fédéraux au commerce
interprovincial et nous mobilisons des centaines de milliards de dollars
d’investissements dans des projets d’intérêt national.
Nous doublons nos dépenses de défense d’ici la fin de
la décennie. Nous faisons en sorte que les capacités fondamentales du Canada,
notamment dans les domaines de l’IA, de l’informatique quantique, de la
cybersécurité et des minéraux critiques, permettent de maximiser pour les
Canadiens les retombées économiques des nouveaux impératifs en matière de
sécurité.
Maintenant, nous devons passer à l’action. De manière
équitable. Et rapide.
Les valeurs canadiennes, telles que l’inclusion, la
solidarité, l’équité, la durabilité et l’ambition, ne sont pas des idéaux
abstraits, mais des guides pratiques qui font partie intégrante de notre
identité.
Notre tâche est de nous en inspirer pour continuer à
bâtir en ces temps révolutionnaires.
Dans des moments comme ceux-ci, le Canada doit assumer
deux rôles à la fois.
Premièrement, il doit être un bastion de sécurité et
de prospérité pour nos citoyens. Nous devons défendre notre souveraineté,
sécuriser nos frontières, protéger nos communautés et bâtir une économie qui
offre des possibilités à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes.
Nous renforçons le système de justice pénale comme
jamais depuis des générations. En investissant dans la défense à une échelle
sans précédent depuis une génération. En sécurisant nos frontières grâce à un
plus grand nombre d’agents de l’Agence des services frontaliers du Canada et de
ressources de surveillance.
Nous bâtissons une seule économie canadienne et
lançons des projets d’intérêt national qui relieront et transformeront notre
pays. Et nous nous offrirons bien plus que ce que n’importe quel pays étranger
ne pourrait jamais nous prendre.
L’un des premiers objectifs de notre gouvernement est
de réduire les coûts pour les Canadiens et Canadiennes. Dès le premier jour,
nous avons aboli la taxe sur le carbone qui semait la division. Nous avons
réduit les impôts sur le revenu pour 22 millions de Canadiens et de
Canadiennes. C’est en visant cet objectif que nous avons réduit les taxes pour
les acheteurs d’une première propriété. Nous avons diminué les péages sur le
pont de la Confédération et les tarifs des traversiers de l’Atlantique, et nous
avons lancé le programme Maisons Canada afin de favoriser la construction
résidentielle abordable à une vitesse que nous n’avons pas vue depuis la fin de
la Seconde Guerre mondiale.
L’automne dernier, nous avons mis en place des
prestations fédérales automatisées pour près de 5,5 millions de Canadiens
et de Canadiennes à faible revenu afin de garantir que les plus vulnérables
reçoivent l’argent auquel ils ont droit, et nous avons rendu permanent le
Programme national d’alimentation scolaire afin que les enfants aient les
aliments nutritifs dont ils ont besoin à l’école.
Nous voulons poursuivre avec la même détermination qui
nous anime depuis le début, c’est-à-dire nous concentrer sans relâche sur la
réduction des coûts afin d’aider les Canadiens et Canadiennes à aller de
l’avant.
J’ai dit que nous devions faire deux choses. La
première est d’être un bastion.
La seconde est d’être un phare, un exemple pour un
monde à la dérive.
À une époque marquée par la montée du populisme et du
nationalisme ethnique, le Canada peut montrer que la diversité est une force,
et non une faiblesse.
À une époque où la démocratie est en déclin, nous
pouvons montrer comment les droits peuvent être protégés et les libertés
préservées.
À une époque où des murs se dressent et les frontières
se resserrent, nous pouvons montrer comment un pays peut être à la fois ouvert
et sécuritaire, accueillant et fort, attaché à ses principes et puissant.
Des milliards de personnes aspirent à ce que nous
avons bâti : une société pluraliste qui fonctionne, une sphère publique
animée, diversifiée et libre, une économie qui assure une prospérité partagée
entre tous, une démocratie qui choisit de protéger les plus vulnérables contre
les plus puissants.
Le Canada ne peut pas résoudre tous les problèmes du
monde. Mais nous pouvons montrer qu’une autre voie est possible, que le cours
de l’histoire n’est pas voué à dériver vers l’autoritarisme et l’exclusion. Il
peut encore évoluer vers le progrès et la justice.
Nous ne nous faisons aucune illusion. Le monde est de
plus en plus dangereux et divisé. Les anciennes alliances sont en train d’être
redéfinies et, dans certains cas, rompues.
Dans cette nouvelle ère, le leadership du Canada se
définira non seulement par la force de nos valeurs, mais aussi par la valeur de
notre force. Nous procédons au plus important renforcement de nos capacités
militaires et de sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale. Nous disposons des
ressources dont le monde a besoin. Nous avons les talents nécessaires pour
transformer ce potentiel en croissance. Et nous avons l’ambition de relever les
défis de cette nouvelle ère.
Nous consolidons notre force à l’intérieur de nos
frontières et renforçons notre résilience en diversifiant nos partenariats à
l’étranger grâce à une approche polyvalente qui défend nos valeurs et fait
progresser nos intérêts.
Permettez-moi de revenir là où j’ai commencé :
aux origines du Canada.
Il y a 267 ans, cette terre était imprégnée de
sang. Deux empires se sont affrontés. L’un a prévalu. Que s’est-il passé
ensuite?
La conclusion qui s’est peu à peu imposée, sans être
parfaite et non sans difficultés, mais de manière indéniable, était la
coopération. Le partenariat. Un avenir commun.
Cette conclusion n’était pas inévitable. Cette
conclusion a été choisie.
Choisie par les administrateurs britanniques qui ont
fini par comprendre la sagesse de la coopération.
Choisie par les Canadiens français qui se sont
éventuellement engagés à bâtir leur avenir dans cette nouvelle réalité.
Choisie par les fondateurs de la Confédération qui
croyaient que deux peuples pouvaient devenir partenaires dans un seul pays.
Choisie par chaque génération suivante qui a pu bâtir en s’appuyant sur ces
fondations.
Les traces de notre passé sont ancrées dans notre
présent : dans nos deux langues officielles, dans nos deux traditions
juridiques, dans notre système fédéral, dans notre compréhension grandissante
de la notion d’appartenance.
Nous sommes désormais les gardiens de cet héritage. Et
il est de notre responsabilité de le faire fructifier puisque nous avons la
chance de le faire.
En cette période cruciale, on choisit de travailler
ensemble en vue de bâtir une économie canadienne unifiée. On a accompli
d’énormes progrès en ce sens au cours de la dernière année, mais on doit
maintenant redoubler d’efforts avec les provinces et les territoires.
On choisit de trouver de nouveaux marchés et d’établir
de nouveaux partenariats. Au cours des six derniers mois, nous avons annoncé
une douzaine de nouveaux partenariats économiques et de sécurité sur quatre
continents. D’autres suivront. Tous vont se développer.
On choisit de bâtir en solidarité avec les
travailleurs canadiens, en créant des centaines de milliers de bons emplois
syndiqués bien rémunérés et en investissant dans l’apprentissage et la
formation professionnelle pour que les jeunes Canadiens et Canadiennes puissent
profiter des carrières de demain.
On choisit de bâtir avec des ressources canadiennes, à
l’aide de travailleurs, de technologies et de matériaux canadiens. Nous serons
nos meilleurs clients.
De bâtir de manière durable, parce que nous savons que
lutter contre les changements climatiques est à la fois un devoir moral et un
impératif économique.
On choisit de bâtir de manière inclusive, en
partenariat avec les peuples autochtones. De manière inclusive afin que l’IA
profite à l’ensemble de la population canadienne.
De respecter la diversité, d’accepter les autres et de
combattre la haine, pour permettre à chaque Canadien et à chaque Canadienne
d’être soi-même et de réussir dans le plus formidable pays du monde.
Lorsque nous incarnons nos valeurs dans nos vies, nous
grandissons en tant que personnes et nous bâtissons en tant que peuple.
Lorsque nous faisons preuve de solidarité, la
solidarité grandit.
Lorsque nous sommes unis, notre sentiment
d’appartenance grandit.
Lorsque nous sommes Canadiens et Canadiennes –
inclusifs, équitables et ambitieux – le Canada grandit.
Le Canada et les États-Unis ont établi un partenariat
remarquable dans les domaines de l’économie, de la sécurité et par le biais
d’échanges culturels enrichissants.
Mais le Canada n’existe pas « grâce aux États-Unis ».
Le Canada est prospère parce que nous sommes
Canadiens.
Nous sommes maîtres chez nous.
C’est notre pays. C’est notre avenir. Le choix nous
appartient.
Nous choisissons un avenir radieux, digne de la terre
sur laquelle nous vivons.
Nous choisissons le Canada.
> Nous saluons les progrès réalisés pour la sécurité de l'Arctique grâce à l'action conjointe de l'OTAN. Nous collaborerons avec nos alliés de l'OTAN, dont les huit pays nordiques et baltes, pour défendre la région et renforcer la sécurité des flancs nord et ouest de l'Alliance.
> Nous quadruplons nos dépenses de défense, notamment en investissant plus dans la sécurité de l'Arctique pour défendre le flanc nord-ouest.
> Les PM des provinces et des territoires et moi entendons bâtir une économie canadienne forte et indépendante. Nous établissons des partenariats commerciaux à l’étranger et bâtissons des infrastructures au pays. Nous transformons notre économie – une mission d’Équipe Canada.
> Le Canada est plus fort, plus prospère et plus sûr lorsque nous sommes unis. Les PM des provinces et des territoires et moi sommes à Ottawa pour éliminer les obstacles au commerce, accélérer la réalisation de grands projets et bâtir une économie forte, durable et indépendante.
> L’islamophobie n’a pas sa place au
Canada. Il y a 9 ans aujourd'hui, 6 Canadiens musulmans ont perdu la vie de
façon horrible dans un acte terroriste islamophobe commis à Québec lors duquel
19 autres personnes ont également été blessées. (…)
Nous pensons et
rendons hommage à Ibrahima Barry, Mamadou Tanou Barry, Khaled Belkacemi,
Abdelkrim Hassane, Azzeddine Soufiane et Aboubaker Thabti, qui ont été
sauvagement assassinés dans l’attentat islamophobe survenu au Centre culturel
islamique de Québec à Sainte-Foy, lequel a également fait 19 blessés.
L’horreur de cette journée nous rappelle tragiquement
l’omniprésence de l’islamophobie ainsi que les conséquences dévastatrices de la
haine.
Il est de notre devoir d’assumer nos responsabilités
tout en honorant la mémoire des victimes – et de bâtir un pays où toutes les
Canadiennes et tous les Canadiens peuvent vivre ouvertement, librement et en
toute sécurité. Le gouvernement prend des mesures décisives pour lutter
contre la montée alarmante de la haine et des crimes motivés par la haine dans
nos communautés, notamment au moyen du Plan d’action canadien de lutte
contre la haine. De plus, nous nous sommes engagés à collaborer avec les
Canadiennes et Canadiens de partout au pays, en réformant le Programme pour la
sécurité communautaire du Canada, afin d’aider les communautés à lutter de
manière plus efficace contre les crimes motivés par la haine.
Notre gouvernement est solidaire de la communauté
musulmane dans sa lutte contre la haine et il reste déterminé à bâtir un pays
où les Canadiennes et Canadiens de toutes confessions peuvent s’épanouir.
> Le Canada est plus fort quand on veille les uns sur les autres. C’est pourquoi nous avons créé la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, qui va aider plus de 12 millions de Canadiens à revenu modeste à bien s’alimenter.
> Elie Wiesel nous a mis en garde en déclarant que le fait d’« oublier les morts reviendrait à les tuer une seconde fois ». Le Canada n’oubliera pas, pour que « Plus jamais ça » reste toujours vrai.
> À pareille date en 1945, la libération
d’Auschwitz-Birkenau a permis de montrer l’ampleur des crimes nazis à la face
du monde et est devenue le symbole des horreurs de l’Holocauste, de la
résilience de ses survivants et de la culpabilité de ceux qui en ont été
complices.
Le régime nazi a assassiné systématiquement et sans
raison six millions de Juifs et a aussi tué des millions d’autres personnes,
dont des centaines de milliers de Roms et de Sintis, d’opposants politiques, de
personnes 2ELGBTQI+, de prisonniers de guerre et de personnes en situation
de handicap.
Aujourd’hui, nous nous souvenons des conséquences de
l’ignorance, de la haine et de la complicité, et nous reconnaissons que
détourner le regard n’est pas un acte passif, mais une trahison concrète.
Nous devons aujourd’hui nous rappeler ces leçons. La
communauté juive a été touchée par une résurgence dévastatrice de
l’antisémitisme au Canada et dans le monde. Des synagogues et des écoles ont
été attaquées, des personnes ont été harcelées en raison de leur foi, et des
gens ont tenté de minimiser ou de nier les horreurs du 7 octobre.
Il est de notre devoir, en tant que Canadiens, de
bâtir un pays où les Juifs peuvent vivre en toute sécurité, ouvertement et
librement. Notre gouvernement a pris des mesures, notamment en déposant la Loi
visant à lutter contre la haine, qui rendra criminel le fait d’obstruer
intentionnellement et en connaissance de cause les lieux de culte, les écoles
et les centres communautaires religieux ou culturels. Ces lois sont
nécessaires, même si elles sont loin de suffire.
Le devoir de combattre l’antisémitisme nous incombe à
tous, et cette responsabilité commence par le souvenir.
Le Canada se souviendra.
> Le Canada forge de nouveaux partenariats dans le monde, dont un nouveau partenariat stratégique avec le Qatar qui renforcera nos industries, stimulera les investissements dans nos entreprises et créera de nouvelles possibilités de carrière pour les Canadiens et les Canadiennes.
● Côte d’Ivoire
♦ Gouvernement
Alassane Ouattara (président de la république)
> La Cérémonie d'échanges de vœux, avec les Forces de Défense et de Sécurité
a été l'occasion de les féliciter et leur traduire la reconnaissance de la
Nation pour leur professionnalisme et le remarquable travail accompli pour la
sécurité de nos concitoyens et la préservation de la paix et de la stabilité
dans notre pays.
> Je me réjouis de constater que la culture de la paix, de la cohésion nationale et du vivre-ensemble continue d’inspirer l’action publique et de guider notre engagement collectif au service de la Nation.
> La Côte d’Ivoire a maintenu sa dynamique de croissance, portée par la bonne tenue des secteurs agricole, industriel et des services, ainsi que par la poursuite des investissements publics et privés.
> A l’occasion des échanges de vœux avec la Communauté diplomatique, j’ai réaffirmé notre engagement à continuer d’œuvrer, aux côtés de nos partenaires, pour le renforcement du multilatéralisme face aux défis globaux qui appellent des réponses concertées et solidaires.
● Etats-Unis
♦ Parti démocrate
Hakeem Jeffries (leader du Parti démocrate à la Chambre des
représentants)
> Un an après l'arrivée au pouvoir de Trump, la situation aux États-Unis est
un véritable désastre. Donald Trump et les Républicains ont trahi le peuple
américain sur tous les plans. Le coût de la vie est totalement hors de
contrôle. Le logement, les courses, l'électricité, les soins de santé, la garde
d'enfants : tout cela est hors de prix. L'Amérique est devenue beaucoup trop
chère et Donald Trump et le Parti républicain n'ont rien fait pour y remédier.
Sous leur politique, le coût de la vie n'a pas baissé, il a augmenté, notamment
à cause des droits de douane imposés par Trump, qui ont alourdi la facture de
plusieurs milliers de dollars par an pour les Américains.
Notre système de santé est défaillant et la crise du système de santé est
orchestrée par les Républicains. Ces derniers ont infligé à Medicaid la plus
importante réduction de son budget jamais enregistrée aux États-Unis. Hôpitaux,
maisons de retraite et centres de santé communautaires ont fermé leurs portes à
cause des politiques néfastes des Républicains, notamment la loi controversée
sur la protection des patients et les soins abordables (Affordable Care Act).
De plus, les Républicains au Sénat refusent de prolonger les crédits d'impôt de
l'Affordable Care Act, ce qui va faire exploser le coût des soins pour des
dizaines de millions d'Américains qui n'auront plus les moyens de consulter un
médecin lorsqu'ils en auront besoin.
Donald Trump et les Républicains avaient promis de réduire les dépenses aux
États-Unis. Or, le Département de la Sécurité intérieure, dirigé par les
Républicains, ôte froidement des vies américaines. C'est totalement
inacceptable. L'argent du contribuable devrait servir à améliorer le coût de la
vie pour les Américains, et non à brutaliser des citoyens ordinaires ou à tuer
des Américains. C'est pourtant ce qui se passe actuellement aux États-Unis, et
c'est pourquoi une réforme radicale du Département de la Sécurité intérieure
est indispensable avant que toute loi de finances relative à l'ICE ou au CBP ne
soit examinée. Telle est la position des Démocrates, car telle est la position
du peuple américain.
> Donald Trump doit limoger Kristi Noem immédiatement. Nous savons qu'elle est une personne malveillante, corrompue et une menteuse pathologique. Elle est incompétente. Elle n'aurait jamais dû être confirmée par les Républicains au Sénat américain. Elle nuit au peuple américain. L'argent des contribuables est utilisé par le Département de la Sécurité intérieure pour tuer des citoyens américains et brutaliser des familles d'immigrants respectueuses des lois ; c'est inacceptable. Elle doit donc partir. Nous entamerons une procédure de destitution contre Kristi Noem si elle n'est pas licenciée.
> En cette Journée de commémoration de la Shoah, nous honorons la mémoire des six millions de Juifs victimes de la Shoah et des millions d'autres personnes assassinées par le régime nazi. Les crimes d'une horreur inouïe perpétrés contre l'humanité durant la Shoah ne doivent jamais être oubliés. À l'occasion de l'anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau, nous nous engageons à éradiquer le poison de l'antisémitisme où qu'il se manifeste. Que le souvenir des victimes soit une source de réconfort.
> Donald Trump et le Département de la
Sécurité intérieure sont totalement incontrôlables. Aujourd'hui, des individus
masqués et sans foi ni loi, se faisant passer pour des agents des forces de
l'ordre, ont brutalement assassiné un autre citoyen américain dans les rues de
Minneapolis, sans aucune justification. Le meurtre de sang-froid d'Alex Jeffrey
Pretti, infirmier au sein de l'administration des anciens combattants, est une
tragédie horrible et évitable.
Le peuple américain mérite une enquête approfondie et indépendante, sans
ingérence ni obstruction de la part du Département de la Sécurité intérieure.
Chaque agent fédéral responsable de ce meurtre injustifié doit être tenu
pénalement responsable et puni avec toute la rigueur de la loi.
L'argent du contribuable est détourné par le Département de la Sécurité
intérieure pour brutaliser en toute impunité des citoyens américains et des
immigrants respectueux des lois. Le peuple américain rejette cet affront à ses
valeurs.
Les démocrates de la Chambre des représentants pleurent la disparition de M.
Pretti et se solidarisent avec les courageux habitants de Minneapolis en ces
temps de plus en plus difficiles et incertains. Les opérations de l'ICE et du
CBP au Minnesota doivent cesser immédiatement.
> Donald Trump et le Département de la
Sécurité intérieure sont totalement incontrôlables. Aujourd'hui, des individus
masqués et sans foi ni loi, se faisant passer pour des agents des forces de
l'ordre, ont brutalement assassiné un autre citoyen américain dans les rues de
Minneapolis, sans aucune justification. Le meurtre de sang-froid d'Alex Jeffrey
Pretti, infirmier au sein de l'administration des anciens combattants, est une
tragédie horrible et évitable.
Le peuple américain mérite une enquête approfondie et indépendante, sans
ingérence ni obstruction de la part du Département de la Sécurité intérieure.
Chaque agent fédéral responsable de ce meurtre injustifié doit être tenu
pénalement responsable et puni avec toute la rigueur de la loi.
L'argent du contribuable est détourné par le Département de la Sécurité
intérieure pour brutaliser en toute impunité des citoyens américains et des
immigrants respectueux des lois. Le peuple américain rejette cet affront à ses
valeurs.
Les démocrates de la Chambre des représentants pleurent la disparition de M.
Pretti et se solidarisent avec les courageux habitants de Minneapolis en ces
temps de plus en plus difficiles et incertains. Les opérations de l'ICE et du
CBP au Minnesota doivent cesser immédiatement.
> Nous voulons éviter une paralysie du gouvernement, mais il est indispensable que le Département de la Sécurité intérieure change radicalement ses pratiques. L'argent du contribuable doit servir à résoudre la crise du logement abordable aux États-Unis, une crise bien réelle et non une invention. Elle est d'ailleurs toujours d'actualité. L'argent du contribuable ne doit pas servir à brutaliser ou tuer des citoyens américains, ni à cibler violemment des familles immigrées respectueuses des lois. C'est pourquoi diverses réformes, réclamées par le peuple américain, doivent être mises en œuvre. Votre propre sondage a montré que les Américains estiment que l'ICE a outrepassé ses prérogatives et que ses agissements doivent être encadrés.
> Donald Trump et les Républicains ont paralysé l'administration fédérale pendant 43 jours cet automne. Les Démocrates ont été très clairs : nous trouverons une solution bipartite. Nous refusions catégoriquement de cautionner la destruction du système de santé américain. Aujourd'hui, notre position est on ne peut plus claire – et partagée par le peuple américain – : l'ICE doit se comporter comme n'importe quel autre service de police du pays et cesser de brutaliser les citoyens américains en utilisant abusivement l'argent du contribuable.
> Nous sommes déterminés à lutter contre le coût élevé de la vie aux États-Unis, à faire en sorte que les citoyens représentés par le gouverneur Moore, ceux pour qui nous œuvrons sans relâche ici à Washington, puissent réaliser le rêve américain : travailler dur, respecter les règles et mener une vie confortable, abordable et digne. Nous sommes également déterminés à garantir des élections libres et équitables, afin que le peuple américain décide de la composition de la majorité à la Chambre des représentants après les élections de mi-mandat. Des élections libres et équitables, contrairement à ce que les Républicains tentent manifestement de faire : manipuler l’échiquier politique et perpétuer artificiellement l’extrémisme dont font preuve certains Républicains irresponsables au sein de cette même Chambre.
Chuck Schumer (leader de la majorité
démocrate au Sénat)
> Donald Trump tente de saper l'indépendance de la Réserve fédérale, au
risque d'entraîner une hausse des taux d'intérêt et des turbulences
économiques. Kevin Warsh a le devoir d'empêcher cela.
Si Trump persiste dans son offensive contre la Fed, le Sénat ne doit pas donner
suite à la nomination de Kevin Warsh.
> Quarante-deux jours après avoir
enfreint la loi en ne publiant pas l'intégralité des dossiers Epstein, le
ministère de la Justice de Trump a rendu publics des millions de pages
supplémentaires. J'examine actuellement ces dossiers et j'ai quelques questions
pour le procureur général Bondi :
1. Vous affirmez que tous les documents sont publiés. Cela inclut-il TOUS les
mémos des complices, les notes de protection des entreprises, les rapports
originaux du département de police de Palm Beach, etc. ?
2. Toutes les informations pertinentes concernant chacun des dix complices
présumés d'Epstein ont-elles été publiées ?
3. Vos chiffres changent constamment. Vous dites avoir rassemblé six millions
de pages, mais vous n'en publiez que trois millions. Que contiennent ces trois
millions de pages manquantes ?
4. Tous les documents mentionnant le nom de Trump ont-ils été publiés ?
> Une fois de plus, l'administration se
comporte exactement comme les États policiers et les régimes autoritaires de
l'histoire : elle a arrêté un journaliste pour avoir fait son travail.
Soyons clairs : cette arrestation ne concerne pas un seul journaliste et un
incident isolé. C'est un message adressé à tous les journalistes : si vous osez
critiquer cette administration, méfiez-vous. Ce n'est pas la démocratie.
C'est un État policier, c'est la pure violence autoritaire. La démocratie
étouffera si le gouvernement bafoue nos libertés civiles.
Don Lemon doit être libéré immédiatement et les accusations frivoles portées
contre lui doivent être abandonnées.
> Le président Trump a déclaré vouloir
apaiser les tensions à Minneapolis, mais il n'a pris aucune mesure concrète en
ce sens.
Hier, la direction de la police des frontières a indiqué à ses agents que les
opérations « devraient se poursuivre comme prévu ».
Si Trump était sincère, il retirerait immédiatement tous les agents de l'ICE du
Minnesota.
> Il est scandaleux que Kristi Noem
occupe encore un poste au sein de l'administration après que des agents
fédéraux ont assassiné deux citoyens américains en seulement deux semaines.
Noem est incompétente et doit démissionner.
Son supérieur, Stephen Miller, doit également être démis de ses fonctions.
> Les plus hauts responsables de
l'administration Trump ont choisi de mentir effrontément au peuple américain au
sujet du meurtre d'Alex Pretti :
Stephen Miller a qualifié Pretti d'aspirant assassin.
Greg Bovino a affirmé que Pretti voulait massacrer les forces de l'ordre.
Kristi Noem a prétendu qu'il était impliqué dans des actes de terrorisme
intérieur.
Ces mensonges sont méprisables, contraires aux valeurs américaines et
révoltants.
> Aujourd'hui, Journée internationale
de commémoration de la Shoah, nous célébrons le 81e anniversaire de la
libération des quelques Juifs ayant survécu à leur détention à Auschwitz. En ce
jour solennel, nous commémorons les six millions de Juifs et les innombrables
autres victimes du régime nazi, et nous réaffirmons que nous ne pouvons plus
jamais permettre à l'antisémitisme – ni à aucune autre forme de haine – de
prospérer, ni permettre que les horreurs de la Shoah se répètent.
Face à la montée du négationnisme et de la distorsion de la Shoah, de
l'antisémitisme et de la haine dans le monde entier et ici même aux États-Unis,
nous devons rester fermes dans notre opposition à tout refuge pour le
néonazisme et la haine. Nous devons toujours dire la vérité sur ce qui est
arrivé au peuple juif il y a 81 ans, et nous ne pouvons jamais permettre que
cette histoire soit oubliée, passée sous silence, effacée délibérément ou
répétée.
« Plus jamais ça » n'est pas un simple slogan ; c'est – et cela doit rester –
un appel à l'action. Cela exige que nous ne laissions aucune place à la survie
de l'antisémitisme, de la haine ou du sectarisme.
> Kristi Noem est une menteuse.
Kristi Noem est incompétente.
Kristi Noem est vicieuse.
Kristi Noem doit être licenciée.
> Aujourd'hui aurait dû marquer le 53e
anniversaire de l'arrêt Roe v. Wade. En seulement un an, Trump a porté un
préjudice terrible à la santé des femmes à travers le pays :
- Retrait des directives obligeant les hôpitaux à pratiquer des avortements
vitaux
- Démantèlement du département de la santé reproductive des CDC
- Fermeture forcée ou réduction des services de plus de 50 cliniques pratiquant
l'avortement
- Interdiction de l'accès à l'avortement pour les vétérans via le Département
des Anciens Combattants
Et bien d'autres mesures encore.
Je continuerai à me battre pour rétablir les droits reproductifs.
Barack Obama (ancien président des
Etats-Unis)
> De plus en plus d'Américains expriment leur indignation face aux tactiques
employées par les agents fédéraux au Minnesota. Il est cependant essentiel de
comprendre les implications plus larges des actions de cette administration et
la menace qu'elles représentent pour les libertés fondamentales de chaque
Américain.
> Le meurtre d'Alex Pretti est une
tragédie déchirante. Il devrait également servir de signal d'alarme à tous les
Américains, quel que soit leur parti politique, car bon nombre de nos valeurs
fondamentales en tant que nation sont de plus en plus menacées.
Les agents fédéraux chargés de l'application de la loi et de l'immigration ont
un travail difficile. Mais les Américains attendent d'eux qu'ils s'acquittent
de leurs fonctions de manière légale et responsable, et qu'ils collaborent avec
les autorités locales et régionales, plutôt que de s'opposer à elles, afin
d'assurer la sécurité publique.
Cela doit cesser. J'espère qu'après cette dernière tragédie, les responsables
administratifs reconsidéreront leur approche et commenceront à trouver des
moyens de collaborer de manière constructive avec le gouverneur Walz et le
maire Frey, ainsi qu'avec la police locale et celle de l'État, afin d'éviter
davantage de chaos et d'atteindre des objectifs légitimes en matière
d'application de la loi.
En attendant, tous les Américains devraient soutenir et s'inspirer de la vague
de manifestations pacifiques qui déferle sur Minneapolis et d'autres régions du
pays. Elles nous rappellent à point nommé qu'il appartient en fin de compte à
chacun d'entre nous, en tant que citoyens, de dénoncer les injustices, de
protéger nos libertés fondamentales et de demander des comptes à notre
gouvernement.
Ce n'est pas ce que nous observons dans le Minnesota. En fait, c'est tout le
contraire.
Depuis plusieurs semaines, les citoyens de tout le pays sont à juste titre
indignés par le spectacle offert par les recrues masquées de l'ICE et d'autres
agents fédéraux qui agissent en toute impunité et recourent à des tactiques qui
semblent destinées à intimider, harceler, provoquer et mettre en danger les
habitants d'une grande ville américaine. Ces tactiques sans précédent, que même
l'ancien avocat en chef du département de la Sécurité intérieure de la première
administration Trump a qualifiées d'embarrassantes, illégales et cruelles, ont
désormais entraîné la mort par balle de deux citoyens américains. Et pourtant,
plutôt que d'essayer d'imposer un semblant de discipline et de responsabilité
aux agents qu'ils ont déployés, le président et les responsables de
l'administration actuelle semblent désireux d'aggraver la situation, tout en
offrant des explications publiques pour les fusillades de M. Pretti et Renee
Good qui ne sont étayées par aucune enquête sérieuse et qui semblent être
directement contredites par des preuves vidéo.
Bill Clinton (ancien président des
Etats-Unis)
> Ces dernières semaines, nous avons assisté à des scènes horribles à
Minneapolis et dans d'autres villes, des scènes que je n'aurais jamais cru
possibles en Amérique. Des personnes, y compris des enfants, ont été arrêtées à
leur domicile, sur leur lieu de travail ou dans la rue par des agents fédéraux
masqués. Des manifestants pacifiques et des citoyens exerçant leur droit
constitutionnel d'observer et de documenter les forces de l'ordre ont été
arrêtés, battus, gazés et, plus tragiquement encore, abattus dans les cas de
Renee Good et d'Alex Pretti.
Tout cela est inacceptable et aurait dû être évité. Pire encore, à chaque
étape, les responsables nous ont menti, nous ont dit de ne pas croire ce que
nous avions vu de nos propres yeux et ont eu recours à des tactiques de plus en
plus agressives et hostiles, allant jusqu'à entraver les enquêtes des autorités
locales.
Au cours d'une vie, nous n'avons que quelques rares occasions où nos décisions
et nos actions façonneront notre histoire pour les années à venir. Nous en
sommes un. Si nous abandonnons nos libertés après 250 ans, nous risquons de ne
jamais les récupérer.
Il nous appartient à tous ceux qui croient en la promesse de la démocratie
américaine de nous lever, de prendre la parole et de montrer que notre nation
appartient toujours au peuple.
Hillary Clinton (ancienne secrétaire
d’Etat)
> Des lueurs d'espoir nous montrent que la démocratie, bien que fragile, est
loin d'être perdue.
Nous traversons une période qui exige à la fois réflexion et détermination.
Partout dans le monde, et ici même, la démocratie est menacée, les citoyens
perdent leurs droits et les institutions sur lesquelles nous comptons sont
mises à rude épreuve. L'année écoulée a ébranlé nombre d'entre nous, plongeant
certains dans le désespoir quant à l'avenir.
Et pourtant, même dans les moments les plus sombres, des lueurs d'espoir
subsistent. La société civile – et notamment la communauté de la Fondation
Clinton – s'est mobilisée et a prouvé que la démocratie, bien que fragile, est
loin d'être perdue.
Le défi est clair. Dans trop de pays, y compris ici même aux États-Unis, les
forces autoritaires gagnent du terrain. Partout dans le monde, les autocraties
sont désormais plus nombreuses que les démocraties pour la première fois en 20
ans. Près des trois quarts de la population mondiale vivent sous des régimes
autocratiques. On a trop souvent parlé de « recul démocratique ». Mais, comme
je l'ai dit lors de notre réunion annuelle de la Clinton Global Initiative
(CGI) en septembre, c'est un euphémisme qui ne rend pas compte de la réalité.
L'État de droit ne recule pas ; il est délibérément sapé. Les dirigeants ne se
contentent pas de manquer à leur devoir de protéger les droits ; ils s'emparent
et consolident activement le pouvoir. Nous l'avons constaté dans des pays comme
la Russie, le Nicaragua, la Hongrie et la Turquie – et maintenant, nous le
constatons chez nous.
J'ai suivi avec une profonde inquiétude le démantèlement des programmes de
santé, d'éducation, de développement économique et d'aide aux sinistrés dont
dépendent nos voisins et nos communautés ici en Amérique. Des décennies
d'investissement dans le développement à travers le monde sont anéanties sans
que l'on se soucie des personnes qui mourront sans le soutien de l'USAID et
d'autres formes d'aide internationale. Et oui, les garde-fous et les normes qui
ont protégé notre démocratie pendant 250 ans sont balayés.
De nombreuses forces œuvrent de concert pour mettre en péril notre démocratie.
Des technologies comme les réseaux sociaux et l'IA peuvent certes diagnostiquer
et traiter des maladies, mais elles peuvent aussi amplifier la propagation de
la désinformation et de la mésinformation, récompensant l'extrémisme au lieu de
l'empathie. Les réseaux sociaux ont permis à des individus mal intentionnés de
diviser davantage les Américains, créant des écosystèmes informationnels
cloisonnés et générant une désinformation virale. Et même en l'absence
d'efforts organisés, il est difficile de distinguer le vrai du faux en ligne.
Sans confiance dans ce que l'on voit ou lit, on peut facilement se décourager,
se sentir marginalisé ou manipulé. Lorsque notre environnement informationnel
devient une chambre d'écho de méchanceté et de colère, on perd la capacité de
nouer des liens avec autrui.
On parle souvent de « monde post-vérité ». Je crains qu'un monde post-vérité ne
soit aussi un monde de post-confiance. Une démocratie florissante est
impossible dans un tel monde.
Et ce n’est pas un hasard si les droits des femmes demeurent un enjeu crucial
dans ce combat. 2025 a marqué le 30e anniversaire de la quatrième Conférence
mondiale des Nations Unies sur les femmes à Pékin, où j’ai déclaré que « les
droits humains sont les droits des femmes, et les droits des femmes sont des
droits humains ». Pourtant, nous constatons une recrudescence des attaques
contre ces droits à travers le monde. Le président argentin s’est engagé à
retirer du code pénal les assassinats ciblés de femmes et de filles. La Turquie
s’est retirée du traité du Conseil de l’Europe contre la violence à l’égard des
femmes. Les femmes afghanes sont exclues de la vie publique. Même ici, aux
États-Unis, les droits des femmes sont bafoués : restrictions en matière
de soins de santé reproductive, licenciement de femmes servant notre pays dans
l’armée et d’autres fonctions, suppression de toute référence aux droits des
femmes dans le rapport annuel du Département d’État sur les droits humains.
Dans le cadre de l'engagement d'action du CGI, l'Institut de politique mondiale
de l'Université Columbia, dont j'ai l'honneur de présider le conseil
consultatif, a publié un rapport présentant les priorités politiques
essentielles pour relever les défis contemporains et faire progresser le
Programme de Beijing au cours des 30 prochaines années.
Ce rapport est à la fois une vision d'avenir et un appel à l'action. Le constat
est clair : se battre pour la démocratie, c'est se battre pour les femmes.
Et se battre pour les femmes, c'est se battre pour la démocratie. Des
mouvements pour le suffrage féminin aux droits civiques, la participation des
femmes a toujours été un moteur de la démocratie. Ainsi, lorsque des autocrates
s'attaquent à la démocratie, ils ciblent les femmes en restreignant les
protections juridiques, en démantelant les services de santé reproductive et en
les reléguant au foyer. L'inverse est également vrai : promouvoir les
droits des femmes et leur pleine participation à la vie de leurs communautés,
de leurs économies et de leurs pays est un outil essentiel dans la lutte contre
l'érosion démocratique.
Nous devons agir sur de nombreux fronts, simultanément.
Une métaphore simple permet d'illustrer les conditions nécessaires au
développement de sociétés libres et prospères : celle d'un tabouret à
trois pieds. Le premier pied est une économie de marché ouverte et dynamique.
Le deuxième, un gouvernement démocratique efficace et responsable.
Le troisième, une société civile dynamique. Cette vision a inspiré Bill Clinton
à fonder la Fondation Clinton et l'Initiative mondiale Clinton il y a vingt
ans. Aujourd'hui, elle explique pourquoi ce travail est plus important et
urgent que jamais. L'un des piliers de notre société est menacé, tandis qu'un
autre ne profite qu'à une minorité. Le gouvernement fédéral est devenu
inefficace et opaque. Notre économie est gangrenée par la corruption et les
inégalités. Tout cela confère à la société civile un rôle crucial.
Mais cela ne signifie pas que tout espoir est perdu. Cela signifie qu'il nous
incombe à tous de veiller à la solidité de notre démocratie. Aucun sauveur
providentiel ne viendra la sauver. C'est à nous de la préserver, ainsi que nos
droits. Société civile, organisations philanthropiques, militants, communautés
religieuses, entreprises à mission, citoyens : nous devons montrer
l'exemple.
Nous avons vu tant de personnes réagir en conséquence. Ici, aux États-Unis, les
élections locales et étatiques ont enregistré une participation
exceptionnellement élevée. Des manifestations massives ont rassemblé des
personnes de tous horizons dans les rues pour faire entendre leur voix
J'aimerais pouvoir vous donner un guide simple : cinq étapes faciles pour
défendre la démocratie. Mais ce n'est pas facile, et il n'existe pas de
solution miracle. Nous devons agir sur de nombreux fronts, simultanément.
Défendre la démocratie par des manifestations pacifiques. La défendre en
intentant des actions en justice contre les abus juridiques et
constitutionnels. La défendre par les urnes. Et veiller à ce que notre pays
soit un lieu où l'humain est au cœur des préoccupations, afin que les familles
et les communautés puissent s'épanouir. L'histoire et les exemples
internationaux nous apprennent que la démocratie ne prospère que lorsqu'elle
produit des résultats concrets. Cela implique des investissements à long terme.
Cela implique de bâtir des institutions qui œuvrent pour le bien de tous. (…)
(…)
Le combat pour notre avenir.
Nous menons un combat pour notre avenir, mais ce combat porte sur notre passé
et notre présent. Certains veulent effacer des pans de notre histoire et
réécrire l'histoire de notre identité américaine et de notre citoyenneté
mondiale. Ils nous obligent à nous interroger : qui sommes-nous en tant que
peuple ? Quelles sont nos valeurs ? Quels sont nos devoirs les uns envers les
autres ? (…)
Compte tenu de la situation à Washington, nous savons que pour réaliser des
progrès significatifs au cours des quatre prochaines années, nous devons nous
tourner vers les États. Ce n'est pas un hasard si les États sont considérés
comme des « laboratoires de la démocratie ». Nombre des idées politiques les
plus novatrices et efficaces proviennent des États et des collectivités
locales, et nous collaborons avec les dirigeants étatiques et locaux pour
développer des idées, élaborer et mettre en œuvre des lois et des politiques
qui pourront ensuite être partagées et reproduites dans tout le pays. (…)
J'aime me référer aux paroles d'une autre femme leader ayant vécu à une époque
où les idéaux mêmes de liberté et de justice étaient menacés : Eleanor
Roosevelt. Elle écrivait : « Le courage est plus exaltant que la peur
et, à long terme, il est plus facile. Nous n'avons pas besoin de devenir des
héros du jour au lendemain. Un pas après l'autre, en affrontant chaque
obstacle. » À l'aube de cette nouvelle année, nul besoin d'être un héros
solitaire pour sauver la démocratie. Il nous suffit d'agir à notre échelle et
de trouver des personnes partageant les mêmes idées pour nous accompagner dans
cette démarche. Et lorsque vous réfléchirez à tout ce que la Fondation a
accompli cette année, vous constaterez que des personnes s'engagent chaque
jour.
Le moment est venu d'évaluer ce que signifie pour chacun d'entre nous être un
leader et un citoyen. Car ce qui se passe actuellement dans de nombreuses
régions du monde est une tentative délibérée de nous déposséder de notre
pouvoir, de nous dissuader de croire que nous avons le moindre contrôle. Nous
pouvons tous démontrer le contraire et, ce faisant, nous soutenir mutuellement.
Même un petit geste de bonté ou un infime pas en avant est comme une prise de
position contre l'obscurité et l'autoritarisme qui menacent de nous dénaturer.
Nous avons tous un rôle à jouer.
J'ai toujours dit qu'il faut tout un village pour élever un enfant. Eh bien, il
faut aussi tout un village pour sauver la démocratie. Cette année, comme chaque
année, je vous remercie de faire partie de la communauté de la Fondation
Clinton. En ce début d'année, j'espère que vous prendrez un instant pour être
fiers du travail auquel vous contribuez : obtenir des résultats concrets
pour les gens, soutenir les communautés et défendre la démocratie. Et j'espère
que vous vous interrogerez sur ce que ce travail impliquera pour vous à
l'avenir. Nous serons là, prêts à vous aider à amplifier votre impact et à
continuer de transformer des vies pour le mieux.
> La guerre de MAGA contre l'empathie
Lorsque j'ai vu pour la première fois la vidéo du meurtre d'Alex Pretti,
infirmier en soins intensifs à l'hôpital des anciens combattants de
Minneapolis, j'ai immédiatement pensé à la parabole du Bon Samaritain. Des
agents fédéraux ont abattu Pretti après qu'il a tenté de porter secours à une
femme qu'ils avaient jetée à terre et aspergée de gaz poivré. Jésus nous
enseigne à aimer notre prochain comme nous-mêmes et à aider les plus démunis. «
Faites cela et vous vivrez », dit-il. Pas dans l'Amérique de Donald Trump.
Les Américains ont désormais constaté de leurs propres yeux le prix des abus de
pouvoir et du mépris de la Constitution par le président Trump. Les vidéos du
meurtre de Pretti et de Renee Good par des agents fédéraux ont mis à nu les
mensonges des responsables de l'administration Trump, qui se sont empressés de
qualifier les victimes de « terroristes intérieurs ». Même les Américains
habitués aux excès de Trump ont été profondément choqués par ces meurtres et
par la réaction, d'une cruauté et d'une malhonnêteté systématiques, de
l'administration.
Cette crise révèle aussi une profonde corruption morale au cœur du mouvement
MAGA de Trump. Quelles que soient les opinions sur la politique d'immigration,
comment une personne de conscience peut-elle justifier le manque de compassion
et d'empathie envers les victimes du Minnesota, envers les familles déchirées
ou vivant dans la peur, envers les enfants séparés de leurs parents ou qui ont
peur d'aller à l'école ?
L'idée que la compassion est faible et la cruauté forte est devenue un dogme
des partisans de Trump. Trump et ses alliés pensent que plus le traitement est
inhumain, plus il a de chances de semer la peur. C'est le but du déploiement
massif de forces fédérales lourdement armées dans des États démocrates comme le
Minnesota et le Maine : une mise en scène des plus dangereuses. D'autres
présidents récents, notamment Joe Biden, Barack Obama, George W. Bush et Bill
Clinton, sont parvenus à expulser des millions d'immigrants sans papiers sans
transformer les villes américaines en champs de bataille ni sans faire étalage
de la détention d'enfants.
> Au Minnesota, des dizaines de
citoyens ordinaires veillent courageusement sur leurs voisins, défendent leurs
communautés et protestent contre la violence illégale.
Ils incarnent ce que l'Amérique a de meilleur.
> Faire respecter la loi est une chose. Terroriser une population, utiliser des enfants comme monnaie d'échange, en est une autre. J'ai le cœur brisé pour Liam Ramos et sa famille.
● Japon
♦ Coalition centriste pour la réforme
> L'ancien vice-Premier ministre Okada a évoqué les trois grands axes de la
politique que le Premier ministre Takaichi souhaite changer pour justifier la
dissolution de la Chambre basse : (1) la gestion budgétaire, (2) la politique
de sécurité et (3) la politique en matière de renseignement.
Concernant la gestion budgétaire, il a critiqué : « Le Premier ministre
Takaichi affirme mener une politique budgétaire responsable et proactive, mais
un budget de 140 000 milliards de yens et une augmentation de 40 000 milliards
de yens de l'émission d'obligations d'État constituent une politique budgétaire
proactive irresponsable qui risque de faire encore grimper les prix. » Il a
affirmé qu'il ne pouvait y avoir de croissance économique sans enrichissement
de la vie des citoyens et correction des inégalités.
En matière de politique de sécurité, tout en reconnaissant la nécessité de
disposer d'équipements pour défendre le pays, il a souligné qu'« aucune
information n'avait été donnée sur le moment, l'objet et le montant des
dépenses budgétaires, ni sur l'augmentation des impôts qui en résulterait ». Il
a mis en garde contre le danger d'une attitude consistant à laisser tout en
suspens jusqu'après les élections.
Concernant la politique de renseignement, il a déclaré : « Il est nécessaire de
lutter contre l'espionnage, mais l'exercice sans limite du pouvoir menace la
liberté et la vie privée des citoyens ». Il a souligné la nécessité d'un débat
parlementaire prudent en citant des exemples d'affaires judiciaires
injustifiées survenues dans le passé. Il a appelé à soutenir « la coalition
réformiste centriste et le candidat Hashimoto afin de freiner la dérive extrême
droite de la politique ».
> Le 30 janvier, le co-président Yoshihiko Noda a participé à une réunion publique conjointe des circonscriptions 1 et 2 de Kyoto, organisée dans la ville de Kyoto. Aux côtés de Kozo Hirata, candidat de la circonscription 1 de Kyoto, et de Yuriko Kono, candidate de la circonscription 2 de Kyoto, il a appelé les participants à soutenir la mise en œuvre d'une politique donnant la priorité aux citoyens.µ
Kozo Hirata, candidat (1er district de Kyoto): « Je me suis lancé dans cette aventure avec l'idée qu'il fallait essayer de faire quelque chose avant de baisser les bras face à une politique qui impose ses décisions par la force du nombre sans tenir compte des voix désespérées des citoyens », a déclaré M. Hirata en revenant sur les élections législatives de 2024. En tant que professeur d'université en contact avec les étudiants, il a pris conscience de la réalité à laquelle sont confrontés près de la moitié d'entre eux, qui doivent rembourser leurs prêts étudiants et payer des impôts dès l'obtention de leur diplôme. « J'ai pris conscience de la distorsion d'une société dans laquelle les jeunes ne peuvent pas avoir d'espoir. L'insécurité financière les dissuade de se marier et d'avoir des enfants, ce qui accélère le déclin démographique. » Il a appelé à passer d'une société qui attise les divisions et les conflits et impose la responsabilité individuelle à une société solidaire où chacun est valorisé et peut travailler et vivre en toute sécurité, afin de mettre en œuvre une « politique qui donne la priorité aux citoyens ».
Yuriko Kono, candidate (2e circonscription
de Kyoto): La candidate Yuriko Kono a déclaré que les principes de la coalition
réformiste centriste, à savoir « placer la vie des citoyens au cœur de la
politique » et « suivre une voie médiane, ni à droite ni à gauche »,
correspondaient à ses propres convictions politiques. Elle a remis en question
la politique qui donne la priorité au « renforcement du pays » malgré les
difficultés de la vie causées par la hausse des prix et la dépréciation du yen,
et a déclaré : « Je souhaite rétablir l'ordre politique correct, selon lequel
la vie des citoyens et la vie de chaque individu sont au cœur de la vie du
pays. » Âgée de 28 ans, elle est actuellement inscrite en doctorat et enseigne
à temps partiel à l'université. Elle a déclaré avoir pris conscience des
difficultés de la vie quotidienne à travers les générations grâce à son
engagement dans une association à but non lucratif qui lutte contre la «
précarité menstruelle », et a affirmé avec force sa volonté de « promouvoir une
politique proche des gens ». Elle a également exprimé sa vive inquiétude face à
la discrimination envers les étrangers et les personnes handicapées, et a
déclaré vouloir reconstruire une société respectueuse de la diversité.
> Le co-président Noda a déclaré que la Coalition pour la réforme centriste
avait pour slogan « Les citoyens d'abord » et a exprimé son sentiment d'urgence
face à la hausse particulièrement grave des prix des denrées alimentaires dans
un contexte d'inflation. « Au cours de l'année écoulée, environ 20 000 produits
ont vu leur prix augmenter, rendant l'accès à la nourriture difficile. Manger,
c'est vivre », a-t-il déclaré, expliquant ainsi le contexte dans lequel
s'inscrit la proposition de supprimer la taxe sur la consommation pour les
denrées alimentaires. Il a également évoqué la baisse des revenus annuels de la
classe moyenne et l'impact du remboursement des prêts étudiants sur la vie
quotidienne et le mariage, soulignant que « la classe moyenne s'appauvrit et
sombre dans la pauvreté ». Concernant la précarité menstruelle, il a déclaré :
« À une époque où l'on ne peut plus acheter de nourriture, on ne peut plus non
plus acheter de produits d'hygiène féminine », et a insisté : « Notre politique
consiste à soutenir les personnes à revenus moyens et modestes en difficulté ».
Elle a ajouté : « Avant que le pays ne devienne plus fort, il faut que chaque
individu soit riche et heureux, sinon cela n'a aucun sens », appelant à la
compréhension et au soutien d'une politique modérée qui s'oppose à la division
et aux extrêmes.
> Les deux coprésidents Yoshihiko Noda
et Tetsuo Saito ont participé le 30 janvier à un meeting électoral organisé
dans les rues de Nagoya, dans la préfecture d'Aichi, où ils ont appelé à
soutenir massivement la « Coalition réformiste du centre » (abrégée en « Centre
»), actuellement en position défavorable dans les sondages pour les élections à
la Chambre des représentants, afin de lui permettre de renverser la tendance et
de remporter la victoire.
Le co-président Saito a évoqué le fait que les deux co-présidents avaient été
surnommés « Dojo et Tetsu-chan » dans une émission de télévision, et a déclaré
: « Nous voulons faire de cette nouvelle coalition centriste un parti populaire
grâce à cette double puissance, ces deux moteurs. Nous unirons nos forces pour
créer un parti au service des citoyens ». Le co-président Noda a ensuite pris
le micro et a déclaré : « Je suis Dojo, co-président avec Tetsu », avant
d'ajouter avec force : « Avec nos deux moteurs, nous voulons créer une vague de
réforme centriste qui partira de Nagoya pour se propager dans la préfecture
d'Aichi, puis dans l'ouest et l'est du Japon ».
Dans son discours, le co-président Noda a
présenté les candidats Tsunekiko Yoshida (1re circonscription d'Aichi), Shōichi
Kondo (3e circonscription d'Aichi), Yoshio Maki (4e circonscription d'Aichi),
Atsushi Nishikawa (5e circonscription d'Aichi) et la nouvelle venue Nobue
Kunizaki (6e circonscription d'Aichi), tous anciens ou anciens députés, et a
appelé à soutenir ces candidats compétents et spécialisés dans leurs domaines
respectifs.
Il a ensuite dénoncé le fait que « le Parti libéral-démocrate (PLD) ait
officiellement soutenu plus de quarante personnes impliquées dans une affaire
de fonds occultes lors de cette élection. Cette élection, qui coûte 85,5
milliards de yens aux contribuables, va-t-elle servir à réintégrer des députés
impliqués dans des affaires de fonds occultes ? » Il a demandé à l'auditoire
s'il n'y avait pas là un manque de réflexion, ce à quoi celui-ci a répondu avec
enthousiasme : « Oui ! ».
Le co-président Saito a souligné que la politique « axée sur les citoyens »
prônée par le « centre » avait pour objectif « le bonheur des citoyens
ordinaires. Il est certes important d'avoir un pays fort et une économie forte,
mais le gouvernement actuel en fait une fin en soi. Les objectifs du parti au
pouvoir actuel et ceux du parti centriste sont fondamentalement différents. »
Il a ajouté d'une voix forte : « Pour garantir le bonheur des citoyens et la
paix au Japon, je vous demande de nous aider à renverser la tendance et à
remporter la victoire. »
♦ Parti démocrate constitutionnel
> Le 23 janvier, le Parti constitutionnel démocrate a tenu une assemblée
générale des membres des deux chambres au sein de la Diète. Suite au départ de
l'ancien président Yoshihiko Noda et d'autres membres de la Chambre des
représentants et à la formation d'un nouveau parti, le « Centre réformiste »,
le parti a élu, conformément à son règlement, le président de la Chambre des
représentants, Shunichi Mizuoka (président par intérim), comme nouveau
président et a approuvé la nomination de nouveaux membres du comité exécutif.
Au début de la réunion, M. Masayoshi Tanabe, secrétaire général de la Chambre
haute, a rendu compte de la situation au nom des membres de la direction. Il a
souligné qu'il n'était pas souhaitable que le parti, qui compte près de 40
députés, de nombreux élus locaux et des organisations régionales, se retrouve
sans président après le départ de l'ancien président Yoshihiko Noda.
Conformément à l'article 14, paragraphe 6, des statuts du parti, il a proposé,
en raison de l'urgence de la situation, d'élire immédiatement un nouveau
représentant lors de l'assemblée générale des membres des deux chambres, ce qui
a été approuvé à l'unanimité.
Le secrétaire général de la Chambre des conseillers, M. Tanabe, a ensuite
proposé que M. Shunichi Mizuoka, membre de la Chambre des conseillers, qui
assurait jusqu'alors l'intérim, soit élu nouveau représentant. Le nouveau
représentant Mizuoka a été élu sous les applaudissements des membres présents.
Dans son discours, le nouveau représentant Mizuoka a déclaré : « Je suis
conscient de l'importance de cette responsabilité et je me sens très solennel
». Il a ensuite évoqué la semaine écoulée, marquée par la formation d'un
nouveau parti à l'approche des élections législatives anticipées, en déclarant
: « Je pense que mes collègues ont traversé une période d'inquiétude et de
réflexions diverses ».
Il a ensuite souligné qu'il fallait éviter « une situation où le Parti
constitutionnel démocrate, qui compte des élus locaux, des membres et des
sympathisants dans tout le pays, ainsi que 40 collègues à la Chambre haute, se
retrouve sans représentant et sans responsable chargé des négociations ». «
Nous sommes certes déconcertés par ces changements radicaux, mais notre mission
est de faire de notre mieux dans chaque situation. Nous voulons prendre un
nouveau départ en tant que parti et faire tout notre possible », a-t-il
déclaré, exprimant sa détermination à assurer la survie et l'unité du parti.
Le président Mizuoka a immédiatement proposé la nomination de nouveaux
dirigeants (voir ci-dessous), qui a été approuvée lors de l'assemblée générale.
M. Tadashi Tanabe, membre de la Chambre des conseillers et nouveau secrétaire
général, a déclaré : « Je tiendrai compte des sentiments de nos nombreux amis
qui ont soutenu le Parti constitutionnel démocrate et j'assumerai cette lourde
responsabilité. Je vais d'abord mettre tout en œuvre pour que le plus grand
nombre possible de nos amis soient élus lors des prochaines élections
générales. »
M. Yoshitaka Saito, membre de la Chambre des conseillers et nouveau président
de la commission des affaires parlementaires, a évoqué l'incertitude qui règne
après les élections et déclaré : « Le Parti constitutionnel démocrate devra
prendre des décisions de manière autonome. Je souhaite faire face à chaque
situation en coopération avec vous tous. »
Mme Eri Tokunaga, membre de la Chambre des conseillers et nouvelle présidente
de la commission des affaires politiques, a déclaré : « Le nouveau parti et le
Parti constitutionnel démocrate sont deux partis distincts, mais leurs
programmes et leurs politiques sont globalement cohérents. Il y aura des
situations où une coordination avec le nouveau parti sera nécessaire, mais je
m'efforcerai de fournir des informations de manière minutieuse et de mener des
activités qui suscitent la confiance. »
À la fin de l'assemblée
générale, le président Mizuoka a indiqué que, compte tenu de l'imminence des
élections générales, les réunions du comité exécutif permanent et autres
instances seraient reprises après les élections. Il a conclu en déclarant : «
Nous allons d'abord nous concentrer sur les élections générales, puis nous
discuterons avec vous de l'orientation du parti et des avis des organisations
locales.»
> Le 22 janvier, M. Jun Azumi, ancien
secrétaire général du Parti constitutionnel démocrate et membre de la Chambre
des représentants, a assisté à la 4e réunion du comité exécutif central de la
Fédération japonaise des syndicats (Rengo) et a présenté les étapes de la
création du nouveau parti « Union réformiste du centre » et a remercié la Rengo
pour sa compréhension à l'égard du nouveau parti.
4e comité exécutif central de la Renmei « Politique pour la 51e élection à la
Chambre des représentants » - Réaction de la Renmei à la création du nouveau
parti « Union réformiste du centre »
Ces derniers temps, le Parti constitutionnel démocrate et le Parti démocrate
national ont été considérés comme des « partis politiques coopérant à la
réalisation des politiques » et ont mené des actions telles que l'examen de
projets de loi et la formulation de demandes. Ils ont également avancé dans la
procédure de recommandation des candidats pour la 51e élection à la Chambre des
représentants. Dans ce contexte, il est indéniable que ce revirement soudain a
provoqué une certaine agitation au sein de la Confédération, mais nous
respectons la décision du Parti constitutionnel démocratique, considérant que
la création d'un nouveau parti, dans un contexte où le temps presse, offre une
nouvelle alternative au parti au pouvoir, dont l'attitude méprisante envers la
Diète et le peuple est de plus en plus manifeste.
Bien que nous puissions globalement adhérer au programme et aux orientations
politiques fondamentales du nouveau parti, rendus publics le 19 janvier 2026,
nous estimons qu'il est difficile, compte tenu des contraintes de temps,
d'approfondir notre compréhension mutuelle des détails. C'est pourquoi, lorsque
les fédérations régionales soumettront des candidatures à la direction du
syndicat, elles concluront des accords politiques avec les candidats et
s'efforceront de mettre en œuvre les politiques et les programmes du syndicat
par l'intermédiaire des candidats recommandés par celui-ci lors des prochaines
élections législatives.
● Royaume Uni
♦ Liberal democrats
> Le Royaume-Uni est à son meilleur lorsqu'il reste
fidèle à ses valeurs : la tolérance, la dignité, le respect des libertés
individuelles et l'État de droit.
Nous ne pouvons pas laisser Nigel Farage anéantir tout cela en transformant la
Grande-Bretagne en une Amérique à la Trump.
Choisissez un avenir meilleur avec les Libéraux-démocrates.
Ed Davey (leader)
> Trump ferait mieux de se calmer et d'arrêter d'intimider la
Grande-Bretagne avec ses menaces de droits de douane.
La campagne d'espionnage et de répression du gouvernement chinois doit cesser –
mais ne faisons pas semblant que cela préoccupe Trump. Il ne s'intéresse qu'à
lui-même.
> Nigel Farage souhaite que tous les
policiers soient systématiquement armés.
La fusillade de civils innocents par des agents gouvernementaux masqués à
Minneapolis est le pire de l'Amérique de Trump.
Nous ne pouvons pas laisser les États-Unis devenir la Grande-Bretagne de
Farage.
> En cette Journée de commémoration de
la Shoah, nous nous souvenons des six millions d'hommes, de femmes et d'enfants
juifs assassinés pendant la Shoah, et des millions d'autres victimes des
persécutions nazies.
Nous rendons hommage aux survivants et réaffirmons notre engagement envers un
pays où chacun peut vivre et pratiquer sa religion en toute sécurité.
> Avec Trump à la Maison-Blanche, les
États-Unis ne peuvent plus être considérés comme un allié fiable.
La Grande-Bretagne doit réagir rapidement. Ses droits de douane pénaliseront
les Britanniques.
C’est pourquoi nous militons pour une union douanière.
> Un autre meurtre glaçant commis par
un agent fédéral à Minneapolis, cette fois-ci une infirmière. Toutes mes
pensées vont à la famille d'Alex Pretti.
Nous ne pouvons pas laisser Nigel Farage et le parti Reform importer les
sombres dérives politiques de Trump au Royaume-Uni.
> Comment le lâche qui occupe la
Maison-Blanche ose-t-il salir le courage et le sacrifice de nos troupes
britanniques ?
Le parti Reform et Nigel Farage devraient avoir honte de s’associer à lui. (…)
457 soldats britanniques ont perdu la vie en Afghanistan.
Trump a échappé au service militaire à cinq reprises.
Comment ose-t-il remettre en question leur sacrifice ? Farage et tous ceux
qui continuent de l'encenser devraient avoir honte.
> Le flagorneur en chef de Trump frappe
encore.
Farage n'est pas un patriote, c'est juste un pantin de la Maison-Blanche.
> Donald Trump se comporte comme un
chef mafieux qui rackette les plus démunis et menace de ruiner notre économie
s'il ne s'empare pas du Groenland.
Le Premier ministre saura-t-il tirer les leçons de l'histoire et s'opposer
véritablement à Trump ?
● Suisse
♦ Le Centre
> Financement de la sécurité de la Suisse: Le
Centre soutient le choix de l’augmentation de la TVA, une solution démocratique
Le Conseil fédéral a suivi la proposition du conseiller fédéral Martin Pfister
et examine une augmentation temporaire de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
afin de renforcer la sécurité de la Suisse. Le Centre salue cette
décision. Il s’agit d’une solution démocratique qui permet à la population de
se prononcer sur le financement de l’armée et des offices fédéraux.
La situation en matière de politique de sécurité en Europe a fondamentalement
changé au cours des dernières années. La guerre en Ukraine, les tensions
géopolitiques croissantes ainsi que les nouvelles menaces dans le cyberespace
et l’espace aérien posent de grands défis à la Suisse. La capacité de défense
de notre pays, et donc la sécurité de la population, doit être garantie.
Le Conseil fédéral a approuvé aujourd’hui la proposition du conseiller fédéral
Martin Pfister. Celle-ci prévoit une augmentation de 0,8 point de pourcentage
de la taxe sur la valeur ajoutée, destinée à alimenter un fonds temporaire. Cet
instrument doit permettre de dégager les moyens supplémentaires nécessaires au
financement de l’armée, des offices fédéraux et des dépenses d’armement
indispensables. Le Centre salue expressément cette mesure.
Davantage de moyens pour l’armée sont indispensables
L’armée dispose de
systèmes obsolètes dans des domaines clés et n’est pas suffisamment équipée
pour faire face aux menaces actuelles et futures. Les besoins financiers
supplémentaires sont considérables. Les mesures décidées dans le cadre du
paquet d’allègement sont loin de suffire pour garantir les investissements
nécessaires dans l’équipement, les infrastructures et les capacités.
Une réalité de
politique financière claire
Le financement de
ces investissements indispensables à la politique de sécurité ne peut être
ignoré. Il existe en réalité deux options: soit l’État s’endette aux
dépens des générations futures, soit on veille dès aujourd’hui à générer les
recettes nécessaires. Pour Le Centre, une chose est claire: une
politique de sécurité solide et responsable ne doit pas se faire uniquement aux
dépens de la prochaine génération.
Démocratique,
transparent et limité dans le temps
Le Centre soutient
donc une augmentation temporaire de la TVA, en veillant à ce que cette
augmentation reste socialement acceptable. Cette voie est démocratiquement
correcte et transparente: le peuple décide s’il est prêt à apporter une
contribution clairement définie à la sécurité de la
Suisse. Cette solution respecte le frein à l’endettement et renforce
la légitimité démocratique des décisions en matière de politique de
sécurité.
Le président du
parti, Philipp Matthias Bregy, résume la situation ainsi: «Si
nous augmentons la TVA, la population peut décider si elle souhaite ou non
consacrer cet argent à sa sécurité. C’est la voie correcte démocratiquement.»
La sécurité est le fondement de la liberté et de la
prospérité
Une défense nationale crédible n’est pas une fin en
soi. Elle est la condition de la liberté, de la stabilité, du développement
économique ainsi que de la protection de la population et des infrastructures.
En période d’incertitude, il faut faire preuve de responsabilité, de
clairvoyance et de courage pour prendre des décisions inconfortables, mais
nécessaires.
Le Centre défend une politique de sécurité réaliste,
équitable entre les générations et solidement ancrée dans la
démocratie. Pour une Suisse qui reste, à l’avenir aussi, sûre, libre et
capable d’agir.
♦ Vert’libéraux
> Nous devons analyser les plans du Conseil fédéral
avec précision
Le PVL adopte une position critique à l’égard du financement de dépenses
supplémentaires en matière de sécurité par une augmentation de la TVA. « Nous
ne rejetons pas catégoriquement les plans du Conseil fédéral, mais nous devons
d’abord les analyser en détail. Présenter la facture avant de savoir quels
biens d’armement et quelles prestations pourront effectivement être achetés
n’est, à nos yeux, pas la bonne approche », déclare le conseiller national Beat
Flach.
Le PVL salue toutefois le fait que le DDPS adopte une définition large de la
sécurité. Enfin, la Suisse se prépare à une forme de guerre hybride et
s’efforce de renforcer la protection de notre démocratie ainsi que de nos
infrastructures critiques. Le Conseil fédéral reconnaît également que notre
pays doit être intégré dans l’architecture de sécurité européenne. Cette
reconnaissance doit désormais se traduire par des actes concrets.
En revanche, le PVL voit d’un œil particulièrement critique le fait que ce
financement doive passer par une augmentation de la TVA, compte tenu de la
charge déjà élevée qui pèse sur la population. D’autant plus qu’il est
également prévu de recourir à la TVA pour financer la 13e rente AVS. Les
Vert’libéraux s’interrogent en outre sur l’ampleur des besoins financiers
supplémentaires annoncés : il convient d’examiner précisément si 31 milliards
de francs supplémentaires sont réellement nécessaires pour garantir la
sécurité. Le PVL constate toutefois avec satisfaction que le Conseil fédéral
reconnaît désormais que la Suisse ne fait pas face uniquement à un problème de
dépenses, mais que la question des recettes doit elle aussi être abordée.
« Nous devons absolument améliorer et renforcer de manière ciblée les capacités
de défense de notre armée. Ces augmentations doivent en outre s’accompagner
d’un renforcement de la cybersécurité et d’une coopération étroite avec
d’autres démocraties européennes. Ce n’est qu’ainsi que la Suisse deviendra
plus sûre », souligne la vice-présidente Céline Weber. Il s’agit actuellement
de l’un des investissements les plus efficaces pour la sécurité de l’Europe –
et donc pour notre propre sécurité.
Céline Weber (vice-présidente)
> Le parti salue le fait que le Conseiller fédéral adopte une définition
large de la sécurité, en tenant compte de la possibilité de guerre hybride,
pour renforcer notre protection.
● Venezuela
♦ Vente Venezuela
> Au Venezuela, le régime détient la plus jeune
prisonnière politique de l'histoire : un bébé né en prison.
Maykelis Borges a été enlevée et a disparu de force alors qu'elle était
enceinte de deux mois. Elle a été contrainte d'accoucher en détention. Aujourd'hui,
elle est toujours emprisonnée avec son enfant!
C'est de la violence.
C'est de la torture.
Nous exigeons la libération immédiate de Maykelis Borges et de son bébé.
María Corina Machado (leader)
> Je suis très reconnaissant au Secrétaire d'État, Marco Rubio, pour
l'excellente conversation que nous avons eue aujourd'hui. Cette rencontre
confirme la priorité que l'administration du Président Trump accorde aux
menaces, aux défis et aux opportunités auxquels nous sommes confrontés dans les
Amériques, et plus particulièrement au Venezuela.
Vingt-sept années de dévastation criminelle exigent que tous les Vénézuéliens
consacrent leurs talents et leurs efforts à bâtir une grande nation dotée
d'institutions démocratiques solides, de liberté et de dignité, une nation où
nos enfants pourront revenir.
Chers Vénézuéliens, soyez assurés qu'avec le soutien de nos véritables alliés
et avec l'aide de Dieu, nous y parviendrons !
> Chers Vénézuéliens, nous avançons
résolument. Je retournerai très prochainement au Venezuela pour travailler
ensemble à la transition et à la construction d'un pays exceptionnel, où nos
enfants pourront revenir.
La raison et la force de ce combat, c'est notre peuple.
