samedi 15 août 2026

Propos centristes. France – Interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans / Droite à l’aide à mourir / Sécurité publique / Situation des agriculteurs…


Voici une sélection, ce 15 août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> La question de la fin de vie touche chacun d’entre nous. Elle interroge nos principes fondamentaux : la liberté individuelle, la protection des plus vulnérables et le respect de la dignité humaine. Il y’a quelques mois, le Parlement a adopté la proposition de loi qui va renforcer considérablement les soins palliatifs. Il a ensuite adopté la proposition de loi relative à la fin de vie. A l’Assemblée nationale, le débat s’est tenu jusqu’à son terme, à la différence du Sénat qui a adopté une motion de rejet préalable.
Certaines questions soulevées par celles et ceux qui s’interrogent sur les conséquences concrètes, profondes, humaines d'une telle évolution de notre droit n'ont pas toutes reçues une réponse. Face à ces interrogations légitimes, j’ai choisi de saisir le Conseil Constitutionnel afin qu’il évalue la conformité du texte aux principes constitutionnels, en particulier le respect de la dignité humaine et des libertés fondamentales.
Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision. Je me réjouis que son analyse permette de lever trois incertitudes:
- dans le cas des majeurs protégés, l'avis de la personne chargée de la protection devra être pris en compte ;
- aucun établissement ne sera contraint de pratiquer l'aide à mourir si c'est contraire à son projet et si elle peut être mise en oeuvre dans un autre établissement local ;
- une clause de conscience est reconnue aux pharmaciens.
Cette décision permet, je le crois, de garantir un indispensable équilibre. 
Les deux textes, celui sur les soins palliatifs et celui sur la fin de vie sont désormais lois de la République. La phase qui s’ouvre sera désormais déterminante. Les textes d’application qui en découleront devront refléter pleinement l'intention des représentants de la nation et l'équilibre issu de la décision du juge constitutionnel. Je veillerai à ce que ce travail soit conduit avec la même exigence de rigueur et de respect des droits de chacun.

> Bilan d’un an d’action: Une Nation souveraine est d’abord une Nation capable de produire ce dont elle a besoin pour se nourrir.
Le Conseil constitutionnel a rendu son avis et vient de valider la loi d’urgence agricole voulue par le gouvernement, elle va pouvoir entrer en vigueur sans attendre.  En réponse à la crise profonde que traverse l’agriculture française, cette loi apporte des solutions concrètes à nos agricultrices et à nos agriculteurs:
- Sortir du «deux poids, deux mesures» face à la concurrence déloyale, en renforçant les contrôles pour garantir une règle simple: ce qui est interdit en Europe ne doit pas se retrouver dans les produits importés ;
- Assumer une préférence renforcée en faveur des produits français et européens dans la restauration collective, avec une exigence d’exemplarité de l’Etat ;
- Simplifier les normes qui pèsent sur nos agriculteurs et faciliter les projets utiles en matière de stockage d’eau ;
- Construire des projets d’avenir, au plus près du terrain, pour répondre aux défis de l’agriculture de demain.
Pour renforcer notre souveraineté agricole et alimentaire, il faut faire confiance à nos agricultrices et nos agriculteurs. 

> Bilan d’un an d’action: Nos communes tiennent grâce à l’engagement d’un demi-million d’élus. Notre responsabilité est de les soutenir en leur donnant les moyens d’agir. À l’initiative du Gouvernement, le Parlement a adopté cette année la loi créant un véritable statut de l’élu local.
Elle prévoit notamment :
- une meilleure reconnaissance et valorisation du travail des élus en termes d’indemnisation et de formation ;
- un meilleur accompagnement des élus en situation de handicap, ou concernés par des problématiques de frais de garde (enfants ou assistance) ;
- une protection fonctionnelle systématique pour les élus victimes de violences, de menaces ou d’outrages, car il en va de nos valeurs républicaines les plus essentielles.
Car l’engagement local ne faiblit pas. Le nombre très élevé de candidatures aux élections municipales, partout en France et jusque dans nos communes rurales, en est la preuve. À nous de donner à tous ceux qui veulent s’engager les moyens de le faire et de protéger celles et ceux qui font vivre nos communes au quotidien.

> Le Conseil constitutionnel vient de confirmer la loi RIPOST. Cette loi comble des angles morts de notre arsenal législatif : lutte contre le détournement des mortiers d’artifice en armes, contre les rodéos motorisés, contre l’usage détourné du protoxyde d’azote à l’origine de drames trop nombreux. Elle donne aussi des moyens accrus à nos forces de l’ordre, nos enquêteurs et nos services de renseignement face à la criminalité organisée. Une loi de terrain, pensée avec ceux qui nous protègent chaque jour. Des mesures immédiates et lisibles, pour des résultats rapidement perceptibles.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> Le Conseil constitutionnel valide aujourd’hui la quasi-totalité des mesures de la loi RIPOST. Je me félicite de cette décision et renouvelle mes remerciements aux très nombreux parlementaires qui se sont mobilisés pour enrichir et faire aboutir ce texte.
Dès la rentrée prochaine, cette loi permettra d’améliorer la sécurité de nos concitoyens, en particulier :
- en apportant une réponse aux troubles à l’ordre public qui pourrissent leur quotidien, qu’il s’agisse de l’utilisation détournée des mortiers d’artifice, de la participation à des rassemblements musicaux illégaux ou à des rodéos urbains, de la consommation de produits stupéfiants ou de protoxyde d’azote, véritables fléaux pour notre jeunesse ;
-
en dotant nos forces de sécurité intérieure de nouveaux moyens, avec des prérogatives renforcées pour lutter contre les trafics d’armes et de stupéfiants dans les territoires frontaliers, un recours accru aux nouveaux moyens technologiques (lecture automatisée de plaque d’immatriculation, usage des drones, recours à la vidéo algorithmique), et des outils supplémentaires pour les investigations (garde à vue allongée pour les délinquants financiers et inscription des AFD au bulletin numéro 2 du casier judiciaire).
C’est une avancée majeure.
Mon objectif est clair, avec le président de la République et le premier ministre: plus de sécurité et plus d’efficacité.

> J’ai réuni à Beauvau cet après-midi les directeurs généraux de la gendarmerie et de la police nationales ainsi que le préfet de police pour un point d’étape sur la note que m’a adressée le garde des Sceaux. Ont été examinées, sans esprit de polémique, les réponses argumentées qui seront apportées aux observations formulées par chaque parquet général sur le traitement par les forces de sécurité intérieure des plaintes pour violences sexuelles commises à l’encontre des mineurs.
Ce travail permettra de rétablir certaines vérités et viendra poursuivre les efforts engagés depuis 2017:
- avec la création en 2027, comme en 2026, de 700 emplois pour la filière judiciaire si sollicitée. Une grande partie de ces enquêteurs renforcera les unités en charge du traitement des violences faites aux mineurs permettant de conforter les mesures mises en œuvre depuis 2017 avec la création de l’OFMIN dont les antennes seront augmentées ou encore la création des 100 maisons de protection des familles en gendarmerie;
- augmentation continue des formations à l’audition des mineurs victimes en plus des 22000 policiers et gendarmes déjà formés;
- création de nouvelles salles Mélanie pour une prise en charge et un recueil de la parole adaptés qui viendront s’ajouter aux 378 salles existantes.
Je tiens à rappeler mon soutien total aux agents chargés de mission de police judiciaire et à leur hiérarchie qui doivent faire face à un volume d’affaires qui a explosé dans tous les domaines, alors que la procédure pénale n’a cessé de se complexifier. Je n’ignore rien, pour avoir été leur chef, des difficultés de leurs missions et de l’engagement irréprochable qui est le leur, que rien ne saurait et ne doit injustement remettre en cause. Attaché à la qualité des relations de travail avec les procureurs de la République et leurs greffes, confrontés aux mêmes difficultés et faisant preuve du même engagement, je veillerai personnellement, en lien étroit avec le garde des Sceaux, à ce que la confiance entre les forces de sécurité et la justice demeure.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> L’été 2026 marque une mobilisation inédite de nos forces armées dans la lutte contre les feux de forêt. Sébastien Lecornu a confié une mission à plusieurs parlementaires concernant le projet de loi de modernisation de la sécurité civile. Dans ce cadre, j’ai souhaité confier un mandat complémentaire afin d’évaluer la contribution des armées à la résilience et à la lutte contre les feux de forêt et de formuler des propositions opérationnelles. Je le remercie de mener ces travaux pour rendre l’action de nos armées encore plus efficace, et mieux articulée avec l’ensemble des acteurs de la sécurité civile dans le cadre du protocole Héphaïstos.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> La protection de nos enfants face aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques est un impératif de santé publique. Anxiété, troubles du sommeil, addiction, exposition à des contenus dangereux : nous connaissons désormais les conséquences que peut avoir une utilisation excessive des écrans et des réseaux sociaux sur la santé et le développement des plus jeunes. Ces risques sont notamment documentés dans le rapport co-présidé par le Pr Prabenyamina et Servane Mouton et remis par la commission enfants et écrans installée par le Président de la République.
Le Conseil constitutionnel a censuré les modalités prévues par le texte, mais il a reconnu la légitimité de restreindre l’accès des mineurs aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques pour assurer leur protection. Nous allons donc poursuivre le travail avec les parlementaires pour trouver une rédaction conforme à notre Constitution et au droit européen. Nous pouvons instaurer une majorité numérique. Nous devons le faire. Parce que lorsqu’il s’agit de la santé et de la protection de nos enfants, nous ne pouvons pas attendre.

 

David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes publics)
> La DGFIP, garante des informations fiscales des Français, a récemment été l'objet d'une cyberattaque particulièrement sophistiquée. Malgré la mobilisation continue des agents de la DGFiP et de l'ANSSI, des données fiscales de nombreux Français ont été volées.
Au-delà des excuses que nous devons aux victimes, ce sont des actions qu'elles attendent. J'ai demandé à la DGFiP de communiquer à chaque contribuable concerné de manière individuelle le détail des données volées ainsi que les conseils de vigilance appropriés. La DGFiP continuera d'informer en temps réel et de manière transparente de l'état des investigations, comme je lui ai demandé de le faire dès que le vol de données a été identifié cette semaine. Une enquête supervisée par l'Office anti-cybercriminalité traquera les coupables. Enfin, un audit sera conduit avec l'appui de l'ANSSI pour tirer toutes les leçons de cette attaque et sera transmis aux parlementaires des commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat.
Mais ce qui doit nous alarmer va au-delà : les cyberattaques se multiplient, la DGFiP, comme de nombreux services publics, en repousse tous les jours - 6 972 par la seule DGFiP en 2025. La menace cyber, alors que des acteurs hostiles sont nombreux et que l'IA décuple les moyens des attaquants, ira croissante. Ce doit donc aussi être le cas de nos protections.
Sur ce point, nous devons la vérité : l'État a accumulé certaines « dettes techniques » pendant des décennies, et nos doctrines doivent être mises à jour de manière beaucoup plus rapide. C'est le sens du plan de cybersécurité annoncé par le Premier ministre le 30 avril.
C'est aussi la raison pour laquelle, dès ma prise de poste en février, j'ai engagé le travail pour accélérer la modernisation de la cybersécurité de la DGFiP.
Généralisation accélérée de la double authentification pour tous les agents.
Déploiement de systèmes d'alerte précoce pour mieux détecter toute fuite après intrusion.
Revue complète de l'ensemble des accès aux données qu'ils soient directs ou via nos partenaires.
Voici quelques exemples des urgences absolues pour lesquelles j'ai demandé une mobilisation totale.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Jamais la France n’acceptera de composer avec l’antisémitisme et la haine. Les menaces antisémites proférées à l’encontre de touristes résidant en France sont intolérables et nous les condamnons avec la plus grande fermeté.

> Actes antisémites dans une buvette dans une station en Isère : l’auteure des faits est convoquée dès ce jour par la gendarmerie et nous procédons immédiatement à un signalement au procureur de la République.

 

Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Prévenir la délinquance, c’est d’abord créer du lien avec les jeunes Le Ministère de l’Intérieur agit sur deux jambes : la répression lorsque c’est nécessaire, mais avant tout la prévention. Or prévenir, c’est agir avant le décrochage, avant le passage à l’acte. Être sur le terrain, c’est aussi entendre directement les jeunes, leurs questions, leurs doutes, leurs attentes. C’est à partir de leurs réalités que nous construirons des politiques publiques utiles et concrètes pour tous, dans tous les territoires. À Dreux, j’ai rencontré les jeunes, les policiers, les élus locaux et les acteurs associatifs engagés dans deux dispositifs essentiels pour prévenir la délinquance et renforcer le lien police-population : le Centre de loisirs jeunes de la Police nationale et RAID Aventure. Leur objectif est simple : créer du lien, construire la confiance, rapprocher les jeunes et les forces de sécurité, et éviter que certaines trajectoires ne basculent. Sur le terrain, les forces de sécurité, les associations, les collectivités et les services de l’État mènent ce travail de longue haleine. Ils écoutent, accompagnent, transmettent des repères, rappellent les règles et ouvrent le champ des possibles. Merci à toutes celles et tous ceux qui font vivre chaque jour cette ambition et travaillent à renforcer la confiance avec nos jeunesses !

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> Protéger la qualité de l'eau est une exigence sanitaire et environnementale majeure. La loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole, validée par le Conseil Constitutionnel, introduit, dans les aires d'alimentation des captages prioritaires, des programmes d’actions prévenant ce qui nuit à la qualité des eaux. C’est un progrès décisif pour la santé environnementale.

 

Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Les vacances accessibles pour toutes et tous sont un sujet important au coeur l'été.
La semaine prochaine, j’irai à la rencontre des acteurs qui, partout en France, agissent et construisent des solutions afin que les personnes en situation de handicap, leurs familles et leurs proches vivent pleinement leur été, synonyme de détente et d’évasion.
En ville ou en pleine nature, à la plage ou à la montagne, grâce aux loisirs, au sport, à la culture ou simplement en prenant le temps d’être ensemble.
Ces acteurs ont pensé la pleine accessibilité de leur offre : associations de vacances adaptées organisées, organismes gestionnaires qui déploient des solutions de répit, professionnels accompagnants et encadrants diplômés, élus de terrain, ainsi que tous les acteurs de la culture, du sport et des loisirs.

 

● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)

> Le ministère de la Justice s’est engagé aux côtés des maires qui s’opposent au détournement du mariage, en demandant aux procureurs, par une circulaire, de soutenir les oppositions des maires en cas d’union suspecte ou frauduleuse.

 

Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> Je voudrais dire à tous les agriculteurs ma compassion pour ce qu'ils vivent, ma solidarité. Et je sais bien qu'à travers moi, ce sont tous les Français qui le disent. D'ailleurs, ils sont courageux, ils sont solidaires. Vous avez vu ce qu'ils ont fait au moment des incendies. Ils ont fait partie de ceux qui nous ont protégés. Aujourd'hui, c'est à nous de les protéger. Ce qu'ils vivent, ce n'est pas une sécheresse de plus. C'est un épisode inédit aux conséquences très lourdes pour l'agriculture. En particulier pour le maraîchage, pour certaines céréales comme le maïs. Évidemment, pour l'élevage : moins de fourrage, moins de production de lait. (…)
Alors, avec le Premier ministre, notre priorité immédiate, c'est d'épauler les agriculteurs dans cette épreuve. Pour protéger leurs revenus, leurs exploitations, leurs capacités de production. C'est cette réalité qui nous guide dans chaque décision que l'on prend. Alors, pour ce qui est de l'évaluation, c'est un point effectivement très important. J'ai demandé à chaque préfet d'installer, cet été, un comité sécheresse. Et je vais les réunir dans quelques jours pour qu'ils me fassent un état des lieux précis qui nous permettra de calibrer le plan d'aide massif que j'ai annoncé.

> S'agissant du plan massif d'aide que le Premier ministre et moi avons souhaité mettre en place, il y a tout d'abord des aides d'urgence d'appui aux trésoreries, parce qu'il y a des agriculteurs qui n'ont pas produit, qui ont vu leur production complètement éteinte par la sécheresse et par la canicule, ce qui montre au passage l'importance de la question de l'eau, mais peut-être qu'on y reviendra au cours de l'interview. Des aides à la trésorerie pour les agriculteurs qui sont les plus en difficulté, ceux qui n'ont pas pu produire. (…)
Il y aura un chiffrage, bien évidemment. Dans les prochains jours, pour cette aide d'urgence à la trésorerie et aussi à la relance de la production, parce qu'il y a deux choses dans la crise que vivent les agriculteurs. Il y a à la fois l'indemnisation pour ce qu'ils ont perdu et aussi l'aide à retrouver des capacités à produire à nouveau l'an prochain. Donc ça, c'est le premier volet des aides à la trésorerie qui seront à la main des préfets. Ce sont les préfets qui vont disposer de ces sommes d'argent qu'ils vont pouvoir attribuer en fonction des besoins les plus urgents.

> A l'heure actuelle, on n'observe pas encore d'augmentation de prix généralisée. Il n'empêche, c'est toute la filière, jusqu'à la distribution, qui doit être mobilisée. Je sais qu'elle l'est, mais il faut en faire encore davantage compte tenu de l'impact de la sécheresse. Ce que nous vivons, c'est une obligation de solidarité généralisée. Ce n'est pas seulement la crise des agriculteurs, c'est notre crise à tous. Il faut accepter des calibres de fruits différents, il faut accepter quand un agriculteur demande une revalorisation de ses prix. Il faut accepter de privilégier l'origine France chaque fois que c'est possible, c'est dans l'intérêt de tous. Donc là, je pense que la grande distribution jouera le jeu de la solidarité parce qu'il y a également un intérêt pour son approvisionnement.

> Chacun a bien compris à quel point ce que nous vivons est hors norme. Et la grande distribution peut... Alors évidemment, il y a la question du prix des aliments, mais il y a aussi la question de la promotion, la promotion des productions françaises, l'acceptation de calibrages un peu différents. Vous savez que ce sont des cahiers des charges exigeants.

> Je pense qu'on vit cette année une situation tout à fait exceptionnelle, mais qui peut se répéter. On a commencé à travailler à la transition, évidemment. Le fonds hydraulique que j'ai mis en œuvre, la rénovation des vergers, le plan des serres, tout ça est mis en route déjà depuis plusieurs années. Mais cette agricultrice a raison. Il faut passer d'une logique de réaction à une véritable réflexion sur notre modèle agricole. Et voir aujourd'hui son métier dans un climat à plus deux degrés. Et ma boussole à moi, c'est de préparer l'agriculture des dix prochaines années. Parce qu'une France qui ne s'adapte pas au climat est une France qui dépendra des autres pour se nourrir.

> Ce n'est pas l'eau des agriculteurs, c'est l'eau de l'alimentation que nous mangeons. Quand vous mangez une tomate, c'est 90% d'eau. C'est de l'eau alimentaire, c'est de l'eau qui permet de manger ce qu'on produit en France. Si on ne veut pas permettre aux agriculteurs d'avoir accès à de l'eau quand elle manque, tout simplement, nous nous privons de produire de l'alimentation pour les Français. Et ça, je ne peux pas m'y résoudre. Donc, la loi d'urgence, effectivement, elle apportera des réponses en matière de gestion de l'eau parce que c'est indispensable. Cette agricultrice qui crie sa détresse, elle vous dit qu'il y a la question de la canicule, la question de la température, mais il y a aussi la question de l'accès à l'eau. Sans eau, on ne peut pas produire.

 

Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur la loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Il reconnaît que la restriction d’accès des mineurs aux réseaux sociaux poursuit l’objectif de protection de l’intérêt supérieur de l’enfant. Sa décision implique en revanche d'en repenser les modalités. Nous le savons : les réseaux sociaux ont des conséquences graves sur la santé et le bien-être de nos jeunes. Protéger les plus vulnérables de leur emprise est une urgence de santé publique. Le Gouvernement poursuivra le travail pour rendre cette protection effective, dans le respect de notre Constitution et du droit européen. Protéger nos enfants, c’est les protéger de ce qui les met en danger. Nous trouverons le chemin pour y parvenir.

 

Françoise Gatel (ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation)
> Plus de 500.000 élus locaux, dont beaucoup ne touchent pas d'indemnités, sont engagés dans nos 34 875 communes au service de leurs concitoyens. Ils sont le socle de la République.

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> La France entre dans le Top 10 mondial du classement de Shanghai. Avec 27 établissements classés cette année, notre pays gagne une place et se hisse au 10e rang mondial. Paris-Saclay conserve sa 13e place mondiale, sa place de 3e université européenne et de 1re d’Europe continentale. Quatre universités françaises figurent dans le Top 100. Je salue également l’Université de Bretagne Occidentale, qui fait son entrée pour la première fois dans le classement, et le retour de l’Université d’Angers. Ces résultats récompensent avant tout l’excellence et l’engagement de toute notre communauté scientifique. Ils témoignent aussi des effets d’une politique universitaire menée dans la durée. Un classement ne dit évidemment pas tout de la qualité de notre enseignement supérieur et de notre recherche. Mais dans une compétition scientifique internationale toujours plus forte, cette reconnaissance compte. Félicitations aux 27 établissements français classés cette année et à toute notre communauté scientifique !

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> La France a mené ce combat pour la protection de nos enfants, suivie aujourd’hui par une trentaine d’Etats. Nous ne lâcherons rien. Le travail va continuer pour aboutir à un texte tenant compte de la décision du conseil constitutionnel et du cadre européen.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> Je suis mère et je sais à quel point protéger nos enfants des dangers des réseaux sociaux est devenu vital. Cyberharcèlement, contenus violents, mécanismes addictifs : nous en connaissons les risques et nous ne pouvons pas nous résoudre à laisser les plus jeunes y être exposés sans protection. Le Conseil constitutionnel s’est prononcé. Prenons acte de sa décision et trouvons désormais, ensemble, le chemin juridique qui nous permettra d’avancer et de mieux protéger nos enfants. C’est une responsabilité collective. Gouvernement et Parlement, nous devons y parvenir au plus vite.

> Le Conseil constitutionnel valide la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. C’est une décision importante, qui confirme le choix fait par le Parlement de créer ce nouveau droit pour les français, assorti de garanties juridiques strictes et protectrices. Une dernière étape est franchie avant l’entrée en vigueur de cette avancée majeure.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Nous en prenons acte, et respectons cette décision qui s’impose à tous. Notre devoir est cependant clair : tout faire, continuer à nous battre pour protéger notre jeunesse face à ce qui s’annonce comme l’épidémie du siècle : l’addiction des plus jeunes aux réseaux sociaux. C’est un poison mortel pour nos enfants. L’urgence est là. Avec nos députés, nous poursuivons le travail pour atteindre notre seul objectif : protéger nos enfants et notre jeunesse.

> Infirmiers, policiers, saisonniers, entrepreneurs. Aux côtés des Français qui travaillent. Cet été comme le reste de l’année. Cet été pour que les Français puissent sereinement prendre des vacances. Je veux me battre pour eux, pour tous ceux qui travaillent, pour tous ceux qui se lèvent tôt. Je veux que les salaires payent. Il faut aller « droit au brut » !

> Nous savions que Jean-Luc Mélenchon voulait bordéliser la France. Nous apprenons désormais que son projet est de la mener à la banqueroute totale. Refuser d’honorer nos créanciers est un délire pur et simple. Ce genre de proposition ne fait que renforcer ma détermination à me battre pour que lui et sa meute n’accèdent jamais au pouvoir.

 

Elisabeth Borne (députée)
> Le Conseil constitutionnel a validé la loi relative à l’aide à mourir. Cette décision marque l’aboutissement d’un long travail démocratique et parlementaire, mené avec écoute, respect et exigence. Je salue cette validation définitive d’un texte qui garantit à chacun la liberté de choisir, dans un cadre strict et protecteur.

 

Marc Ferracci (député)
> Le Conseil constitutionnel a tranché : la loi sur l’aide à mourir est conforme à notre Constitution. C’est l’aboutissement d’un long combat démocratique et parlementaire, mené avec sérieux, respect et humanité. Désormais, chacun pourra choisir sa fin de vie, dans un cadre strict et protecteur. Librement. Dignement. Une avancée majeure pour notre société.

 

Violette Spillebout (députée)
> Cette décision du Conseil Constitutionnel me choque. Elle est totalement décalée des dangers de notre époque. En cet instant, j’ai une pensée particulière pour toutes les familles auditionnées à l’Assemblée pendant les travaux sur cette loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Ces parents qui sont venus, avec un courage immense, raconter leur douleur. Ceux qui ont perdu un enfant à cause des réseaux sociaux. À l’heure où les algorithmes évoluent chaque jour pour capter, retenir, rendre addict nos enfants, où la vitesse des réseaux sociaux n’a jamais été aussi grande, c’est notre droit, c’est notre Constitution, qui doit évoluer pour les protéger. On ne peut pas laisser le rythme des plateformes dicter celui de la protection de l’enfance. Nous continuons le combat.

 

● Parti radical
> Fin de vie: le Parti radical se félicite de la validation par le Conseil constitutionnel de la loi qui crée un droit à l'aide à mourir. Une décision équilibrée qui permet la mise en œuvre de cette liberté nouvelle, protectrice et strictement encadrée.

 

► Autres 
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)

> Je prends acte de la décision du Conseil constitutionnel sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, mais je ne me résigne pas. Le combat pour protéger nos enfants continue !

 

 


La Quotidienne centriste du 15 août 2026. Cinq ans que la terreur est revenue en Afghanistan


L’Afghanistan est un cas d’école à étudier pour tous ceux qui défendent la démocratie républicaine.

Celle-ci a échoué, il y a cinq ans, lors du retour des talibans au pouvoir après une campagne militaire qui n’avait rien à envier à la blitzkrieg d’Hitler.

Ce qui a été surprenant, a été l’absence de défense du gouvernement mais aussi de la population face à cette offensive comme si les Afghans n’en avaient rien à faire d’être dans un régime de liberté et défendant des valeurs humanistes.

Sauf que le retour des talibans suscita la fuite de la population, des mouvements de panique et de désespoir ce qui signifiait clairement que le retour des talibans n’était pas souhaité, plus, était redouté.

Bien sûr, l’armée afghane, pourtant équipée par les Américains et entrainée par les Occidentaux, n’a pas été à la hauteur, minée par la corruption et par l’incompétence de ses chefs, mais cela ne peut expliquer l’effondrement aussi rapide d’un régime qui, au-delà de ses tares, assurait aux hommes mais surtout aux femmes et aux enfants, une liberté et une sécurité qu’ils ont perdu avec le régime totalitaire des fous de dieu dont l’idéologie n’a rien à envier à celle des mollahs en Iran, voire avec les organisations terroristes comme Al Qeida ou Daesh.

Certains diront que les Afghans n’étaient pas prêts pour la démocratie comme si un peuple ne voulait pas de la liberté.

En tout cas, leur apathie est la principale cause de la disparition de la démocratie et non le départ des Américains et des Occidentaux.

Car on peut supposer sans beaucoup de tromper que ce départ ait eu lieu il y a cinq ans, aujourd’hui ou dans cinq ans, tout aurait été pareil.

Les Afghans ont ainsi oublié une chose au même titre que les populations occidentales: la liberté et donc la démocratie, ça se défend, non pas de temps en temps mais sans cesse et toujours.

L’exemple de l’Afghanistan doit réveiller nos consciences.

Quant aux Afghans, personne ne peut se satisfaire de leur condition actuelle.

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Editorial du CREC. Réseaux sociaux: revers pour Macron ou pour les enfants?


Evidemment, dès que la décision du Conseil Constitutionnel retoquant la mesure sur l’interdiction des réseaux sociaux au moins de quinze ans a été connue, une partie de l’opposition et des médias ont affirmé avec leur gourmandise habituelle qu’il s’agissait d’une défaite, voire d’un «camouflet», pour le Président de la république.

Bien sûr, si l’on prend l’angle d’une basse polémique politicienne, c’est bien un revers d’Emmanuel Macron qui la portait avec conviction et qui avait réussi à la mettre au centre de débats en Europe et dans le monde.

En revanche, si l’on se préoccupe de la protection des enfants, ce qui parait ici le plus important, alors les vaincus ce sont bien eux.

Peut-être que la loi n’était pas assez bien ficelée comme l’a déclaré le Conseil Constitutionnel qui a préféré mettre en avant la liberté plutôt que la sécurité des enfants dans sa décision mais il n’en reste pas moins que les réseaux sociaux recèlent d’évidents dangers pour les plus jeunes qu’il convient d’éliminer le plus possible.

Ainsi, ceux qui se sont emparés de cette polémique politicienne, comme LFI qui est d’ailleurs à l’origine du recours devant le conseil avec le PS, sont sans doute moins préoccupés par protéger l’enfance que de permettre à des prédateurs de pouvoir la menacer au nom de la liberté.

Rappelons que pendant des années la société française a eu une indulgence plus que coupable envers les pédophiles qui étaient même invités sur les plateaux de télévision au nom de la création littéraire et autres billevesées.

Encore aujourd’hui certains artistes continuent à être adulés alors que leur comportement coupable vis-à-vis des enfants n’est plus à démontrer comme c’est le cas de Michael Jackson.

Ceux qui mettent en avant la liberté se trompent parce qu’ici, il s’agit de licence.

Toujours est-il qu’à la demande du Président de la république, une autre loi est en préparation et devait être votée avant la prochaine présidentielle.

 


vendredi 14 août 2026

Propos centristes. Union européenne – Budget de l’UE / Relation Europe-Chine / Italie: les mensonges de Meloni sur l’immigration / Pologne: l’extrême-droite contre l’UE et l’OTAN…


Voici une sélection, ce 14 août 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.

► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)
> La décision des autorités israéliennes de prolonger jusqu’à fin juin 2027 les mandats des deux missions PSDC de l’UE à Rafah et en Cisjordanie constitue une étape importante après des mois de négociations diplomatiques. Je remercie le SEAE et les États membres concernés pour leur engagement résolu en faveur de ces prolongations. Ces missions ont un objectif clair : contribuer à sécuriser et à fluidifier les passages, soutenir la police palestinienne et participer à la stabilité régionale. Nos missions PSDC continuent de collaborer avec tous leurs interlocuteurs pour remplir leurs mandats. Elles répondent aux besoins concrets des Palestiniens et demeurent un élément essentiel de l’engagement de l’UE sur le terrain. L’UE continuera de soutenir le plan de paix pour Gaza, entériné par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies.

> Chaque nouvelle attaque contre l'Ukraine est une raison supplémentaire pour l'Europe de renforcer sa pression sur la Russie. En réponse à la récente série de frappes aériennes russes, l'UE a adopté aujourd'hui de nouvelles sanctions visant cinq personnes impliquées dans le complexe militaro-industriel russe. Son armée étant immobilisée sur le terrain, Moscou intensifie sa campagne de terreur contre les civils. L'UE doit maintenir la pression sur la Russie jusqu'à ce qu'elle mette fin à la guerre.

 

Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> Les droits des victimes doivent être une réalité partout en Europe. Comment mieux protéger et soutenir les victimes d’infractions dans toute l’Union européenne ? Nous préparons la prochaine stratégie de l’UE relative aux droits des victimes et nous souhaitons recueillir vos avis. Chaque victime d’infraction mérite une protection et un soutien adaptés à ses besoins, ainsi qu’un accès effectif à la justice et à une indemnisation. Grâce à la directive révisée relative aux droits des victimes, nous avons renforcé le cadre juridique européen. La prochaine étape consiste à garantir que ces droits soient pleinement appliqués sur le terrain. La nouvelle stratégie nous permettra d’atteindre cet objectif, notamment grâce à une coopération renforcée et à l’échange de bonnes pratiques. Car des droits solides, inscrits dans la loi, doivent se traduire par une protection réelle lorsque les personnes en ont le plus besoin.

 

Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises)
> 300 jours après le cessez-le-feu à Gaza, 300 enfants auraient été tués. Depuis octobre 2023, ce sont 21 000 enfants qui ont perdu la vie. Chaque enfant tué est une vie volée, un avenir brisé et une violation inacceptable du droit international humanitaire.

> 563 000 civils piégés à El Obeid (Soudan). 105 000 personnes avaient déjà été déplacées. Stations-service, marchés et hôpitaux touchés. Toutes ces infrastructures sont protégées par le droit international. El Obeid ne doit pas devenir un autre El Fasher. Les civils ne peuvent plus continuer à en payer le prix. Un partenariat entre l’Union africaine et l’Union européenne est essentiel.

> Face à des besoins toujours immenses, l'UE poursuit ses efforts pour soulager les souffrances à Gaza. Un autre vol du pont aérien humanitaire a atterri aujourd'hui à Al-Arish, transportant du matériel médical et scolaire qui sera acheminé à Gaza par l'intermédiaire de nos partenaires humanitaires.

> Pour la première fois, Amsterdam accueille la WorldPride ! Cette année marque également le 25e anniversaire de la légalisation du mariage pour tous aux Pays-Bas, premier pays à franchir cette étape. Un tournant qui a changé des vies et inspiré le monde entier. Fière d'être Européenne.

 

♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Dan Barna (vice-président)
> La négociation la plus importante au Parlement européen porte sur le prochain budget pluriannuel : 2 000 milliards d’euros pour la période 2028-2034.
Ce nouveau cadre financier apporte également une simplification majeure : nous passons de plus de 50 programmes fragmentés à 3 piliers de financement clairs :
Plans nationaux et régionaux : ils regroupent les fonds de cohésion, d’agriculture et de développement régional dans un cadre intégré pour chacun des 27 États membres.
Compétitivité économique : une ligne budgétaire dédiée aux entreprises innovantes, à la recherche, aux transitions écologique et numérique et aux technologies stratégiques, afin d’accroître la compétitivité de l’UE.
Fonds Europe mondiale : des ressources pour le développement, l’aide humanitaire et la sécurité dans le voisinage de l’UE et à l’international.

 

Petras Austrevicius (député)
> Du carburant russe interdit continue d'entrer dans l'UE tandis que huit États membres poursuivent leurs activités comme si de rien n'était, fermant les yeux et ouvrant leurs poches. Il s'agit d'un phénomène politiquement cynique et, du point de vue de la sécurité, dangereux.

 

Engin Eroglu (député)
> Une réflexion depuis Munich : Aujourd'hui, lors de ma tournée estivale en Allemagne, j'ai visité Helsing, une jeune entreprise européenne remarquable qui œuvre à la croisée de l'IA, des logiciels, des systèmes autonomes, des drones et des technologies de défense. Fondée en 2021 seulement, Helsing a déjà démontré que l'Europe peut développer des technologies de défense d'envergure mondiale à une vitesse extraordinaire. Et c'est précisément le type d'innovation dont l'Europe a besoin.
Quand on parle de la sécurité de l'Europe, il ne faut pas se limiter aux chars, aux avions ou aux effectifs militaires. La question cruciale est : qui aura l'avantage technologique demain ? L'IA, les systèmes autonomes, les drones, les données et les capacités électroniques transforment en profondeur la guerre moderne. Des entreprises comme Helsing illustrent ce que l'Europe peut accomplir lorsque l'innovation est libre de se développer. Il ne s'agit pas seulement de politique industrielle. Il s'agit de dissuasion.
La paix est plus sûre lorsque chaque agresseur potentiel comprend qu'une attaque contre l'Europe serait non seulement une erreur, mais aussi stratégiquement impossible à gagner, avec des conséquences qu'il ne faut jamais sous-estimer.
L'Europe n'a besoin de menacer personne. L'Europe doit devenir si puissante technologiquement que personne n'oserait même envisager de l'attaquer. La souveraineté technologique est une politique de paix. Et l'Europe devrait commencer dès maintenant à développer cette puissance.

> Pour l’Europe, la tâche reste de développer nos relations avec la Chine sur la base du respect mutuel, d’intérêts clairs et d’une compréhension réaliste des opportunités et des défis auxquels nous sommes confrontés.

> J'ai visité ERC Systems sur la base aérienne d'Erding. Ce qui m'intéresse particulièrement lors de visites comme celle-ci, c'est la question de savoir comment concilier innovation technologique et puissance industrielle allemandes avec nos besoins en matière de sécurité. Ces dernières années ont démontré que la sécurité ne se limite plus aux seules capacités militaires traditionnelles. Les drones, les systèmes électroniques, les capteurs, les technologies numériques et l'intelligence artificielle transforment en profondeur le paysage sécuritaire.
C'est pourquoi nous avons besoin d'entreprises en Allemagne qui développent et produisent des technologies innovantes et renforcent nos capacités de sécurité. La politique de sécurité est aujourd'hui aussi une politique industrielle et d'innovation.
Mon impression suite à cette réunion : l'Allemagne possède un savoir-faire considérable et des entreprises hautement qualifiées. Ce qui fait souvent défaut, ce sont des décisions plus rapides, une bureaucratie allégée et de meilleures conditions pour garantir que l'innovation soit effectivement développée, produite et déployée en Europe. Au niveau européen, nous devons également réduire nos dépendances technologiques et renforcer nos propres capacités. Si nous voulons être en sécurité, nous devons aussi être capables d'assurer notre propre sécurité.

 

Jan-Christoph Oetjen (député)
> Alors que l’Angola se prépare aux élections générales de 2027, la protection de l’espace démocratique doit être une priorité absolue. Toutes les forces politiques doivent pouvoir s’organiser, se réunir et faire campagne librement et en toute sécurité, sur un pied d’égalité et sans intimidation ni ingérence. La compétition politique doit se dérouler dans les urnes, jamais dans la rue par la violence ou la coercition.

 

► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne 
♦ FDP 
> Il y a soixante-cinq ans, la construction du mur de Berlin commençait. En une nuit, Berlin était divisée, des familles déchirées et des personnes privées de leur liberté. Le 13 août nous rappelle que la liberté, la démocratie et les droits humains ne sont pas des acquis.

 

Wolfgang Kubicki (président)
> Il est révélateur que la coalition Merz-Klingbeil soit incapable de réaliser quoi que ce soit en matière de politique économique, mais puisse passer sous silence une attaque historique contre les droits civiques pendant la pause estivale.

> Les mesures d'allègement fiscal, annoncées en grande pompe il y a quelques semaines à peine, ont disparu. La dernière promesse électorale est ainsi discrètement enterrée.

> Quand je vois Mme Brantner, du Parti vert, affirmer que la plus grande liberté commence par le « nous » et non par le « je », je constate que c'est exactement le contraire de ce que prônent les Démocrates libres. Nous nous concentrons sur l'individu, et non sur le collectif. Ni sur le « nous », ni sur la communauté nationale.

 

Martin Hagen (secrétaire général)
> Un facteur clé de la compétitivité de l'Allemagne réside dans son statut de démocratie libérale dotée d'un État de droit pleinement fonctionnel. Il est particulièrement important, face à la concurrence des régimes autoritaires, de ne laisser planer aucun doute à ce sujet.

> Le gouvernement de coalition néglige largement les dépenses prioritaires et toute mesure de réduction des coûts. C'est la classe moyenne laborieuse qui en fait les frais, ses revenus étant victimes de l'insatiable ministre des Finances, Klingbeil.

 

● Belgique 
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement de la Belgique) 

> Déclaration conjointe de 32 pays et du Haut Représentant de l’Union européenne condamnant les exécutions de manifestants en Iran. La peine de mort ne doit jamais servir à faire taire la dissidence ni à punir les personnes qui exercent leurs droits. L’Iran doit mettre fin aux exécutions et libérer les personnes détenues arbitrairement.

> Je salue avec force la décision historique du Parlement libanais d’abolir la peine de mort. La Belgique s’oppose à la peine de mort, toujours et partout. Nous œuvrons depuis longtemps à son abolition universelle. La décision du Liban constitue une avancée majeure pour les droits humains et un signal important pour toute la région. Elle est d’autant plus forte que le peuple libanais a traversé tant d’épreuves et d’insécurité ces dernières années. Lors de ma visite à Beyrouth cette année, mon message était clair : la Belgique se tient aux côtés du Liban, de sa souveraineté et de son peuple. Nous soutenons également celles et ceux qui œuvrent au renforcement de ses institutions et à la poursuite des réformes. Cette décision courageuse montre que, même dans les circonstances les plus difficiles, le progrès reste possible. Le Liban peut continuer à compter sur la Belgique.

 

♦ Les Engagés 
Yvan Verougstraete (président, député européen)

> C'est ce qui s'appelle un méchant retour de boomerang. En raison de la sécheresse, le Rhin est tellement à sec que la navigation des bateaux pourrait être interrompue.
Or, l'industrie allemande et donc européenne sont hyper dépendantes de ce fleuve : près de deux-tiers du volume de transport fluvial dans l'UE y transite. Une fois de plus, cela démontre l'incohérence de la CDU allemande qui plaide, au nom d'une soi-disant nécessité économique, pour renoncer aux ambitions climatiques européennes.
Plutôt que freiner, la puissance allemande doit se mettre au service de l'Europe pour imposer un système qui fait gagner économiquement ceux qui font des efforts. Impact économique du réchauffement, dépendance dangereuse vis à vis des fournisseurs d'énergies fossiles, désavantage concurrentiel structurel face aux Américains, ...
Tous les signaux vont dans le même sens. Il est totalement absurde d'opposer transition et économie. Il n'est pas trop tard pour agir.

> Réveillons-nous !
Les patrons européens (allemands) sont dans le déni, incapables de voir le monde tel qu’il est, pour sauver leurs derniers rendements court terme et risquent de nous emmener dans leur chute.
Qu’est-ce qu’on attend pour réagir?
La Chine a longtemps abusé d’une pseudo-ouverture, d’une sous-évaluation structurelle de leur monnaie et d’une politique de dumping bien huilée pour développer ses filières industrielles et construire des positions dominantes. Vous ne payez pas avec Visa ou MasterCard en Chine, vous n’allez pas sur Facebook ou Google comme si vous étiez chez vous.
Par contre, nous sommes obligés d’acheter des panneaux photovoltaïques ou des terres rares contrôlées par les chinois. Les Etats-unis l’ont compris et les pseudo-tenants du libéralisme réagissent, voyant leur capacité d’user de leur position dominante mise en danger, en abusant de leur puissance, du dollar, des tarifs ou, comble de l’ironie en invoquant les droits de l’homme pour interdire certains produits (vous vous rappelez ce qu’ils disaient de la CSDDD (devoir de vigilance des entreprises )?
Pour défendre leur souveraineté, les américains feront tout pour conserver ou reconstruire la production « made in USA ». Ils ne se laisseront pas envahir par les robots, imposent le raffinage de terres rares sur leur sol, se battent pour gagner leur indépendance en matière de puces électroniques, etc.
Et pendant ce temps-là, les européens, emmenés par les Allemands et les pseudo «grands patrons» visionnaires, ne plaident que pour la simplification.
Même la préférence européenne, quand on utilise l’argent européen (!), semble inacceptable pour certains. Ils sont prêts à sacrifier notre liberté et notre prospérité économique à long terme au nom de la «concurrence», du pouvoir d’achat aujourd’hui ou afin de préserver leurs derniers profits court terme !
Comment peut-on être aussi aveugle?? Aucune stratégie ne s’est jamais mise en place sans faire certains sacrifices à court terme sans vision. Il est temps de regarder le monde tel qu’il est, d’avoir une stratégie digne de ce nom. De se faire respecter, de protéger l’avenir de nos enfants.
Et la réponse devra être politique. Ce n’est pas le rôle des entreprises de s’occuper de nos territoires. Elles optimisent, ici ou ailleurs. On pourrait rêver d’autre chose mais c’est la réalité. Soit les politiques imposent les règles pour corriger les dysfonctionnements économiques et se battent pour l’avenir des européens, soit notre déclin continuera et nos adversaires nous laisseront juste assez d’argent pour consommer leurs produits. Alors agissons, révoltons-nous.
Pas avec violence mais avec détermination. Car nous avons les moyens d’y arriver. Si nous sommes unis.
Face aux menaces de Trump sur le Groenland, nous avons refusé la soumission.
Face à Poutine qui devait avaler l’Ukraine en quelques jours, nous avons soutenu les Ukrainiens. Leur liberté, c’est aussi la nôtre.
Face à notre dépendance aux énergies fossiles, nous avons toutes les technologies pour être plus résilients. Nous avons tous les atouts.
Face à la nécessité d’investir plus pour maîtriser notre destin technologique, nous avons une épargne abondante. Utilisons-la.
Face aux abus des entreprises chinoises ou américaines, nous avons la maîtrise de notre marché.
Osons utiliser notre souveraineté! Osons prendre quelques mesures radicales pour infléchir le cours de l’histoire.
Osons imposer du contenu local, osons imposer des tarifs à ceux qui trichent, osons favoriser les investissements locaux. Il sera toujours temps de rouvrir après. Progressivement. Avec ceux qui jouent le jeu correctement et veulent vraiment collaborer.

 

♦ DéFI 
François de Smet (député)

> Il y a actuellement:
- zéro réacteur nucléaire en marche
- zéro avancée sur une prolongation de Doel 4 et Tihange 3 après 2035
- zéro avancée décisive sur le nucléaire nouvelle génération. Tenir une promesse, ce n'est pas juste abroger une loi.

 

Danemark
♦ Venstre liberale parti

> Le gouvernement rouge refuse toujours d'autoriser les jeunes en formation à gagner un peu plus d'argent. Pourquoi ? Ils ne répondent pas à cette question.

> Les loups s'approchent dangereusement des habitations. Nous exigeons des mesures ! À plusieurs reprises cette année, des loups se sont approchés très près des zones habitées. Ils ont été aperçus sur des chemins privés, dans des aires de jeux et dans des jardins privés où jouaient des enfants. Cette situation engendre une inquiétude légitime. Personne ne devrait avoir peur de laisser ses enfants jouer dans le jardin ou de se promener dans la nature. L'année dernière, plus de 1 200 têtes de bétail ont été tuées par des loups. C'est pourquoi nous demandons au ministre de nous consulter. Assez de rumeurs ! Nous voulons une réponse claire sur les mesures concrètes que le gouvernement compte prendre avant que le problème ne s'aggrave. La sécurité des Danois passe avant tout.

> Le gouvernement rouge veut vous soutirer de l'argent en douce. Il le fait par le biais d'une manœuvre technique consistant à geler plus de 200 seuils financiers du système fiscal. Une manœuvre qui permettra de soutirer plus de 12 milliards de couronnes aux Danois !
Peu importe à quel point le gouvernement rouge présente cette « taxe cachée » de manière technique et incompréhensible, il s’agit bel et bien d’une augmentation d’impôt pour les Danois qui travaillent.
Au sein du parti Venstre, nous voulons nous assurer qu’il soit toujours avantageux de travailler et que les Danois puissent conserver une plus grande partie de leur argent.

> Tout porte à croire que le gouvernement préférerait importer du pétrole et du gaz du Moyen-Orient plutôt que de s'approvisionner en mer du Nord. C'est aberrant ! Pour le Parti libéral, il est politiquement évident que nous devons poursuivre nos efforts pour obtenir une prolongation des licences d'exploitation en mer du Nord. Toute autre décision serait imprudente, tant du point de vue climatique que de celui de la sécurité.

 

● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom

> Nous proposons au gouvernement Tisza la création d'une agence publique de logement étudiant. Chaque mois, des milliers d'étudiants et leurs familles peinent à se loger pendant leurs études. La situation s'aggrave d'année en année et la crise du logement étudiant devient rapidement insoutenable. C'est pourquoi nous soumettons une proposition concrète au gouvernement. Que proposons-nous ? La création d'une agence publique de logement, qui servira d'intermédiaire entre les étudiants et les propriétaires, garantissant ainsi des locations sécurisées et des loyers équitables pour les deux parties. Des loyers jusqu'à 30 % moins chers que les prix du marché. La suppression du dépôt de garantie pour les locations étudiantes. La gratuité de la certification notariale pour tous les contrats de location étudiants. Une exonération fiscale pour les propriétaires louant leurs appartements à prix réduit par l'intermédiaire de l'agence. Une garantie publique pour les propriétaires, les assurant de ne pas subir de pertes en cas d'impayés. Il ne s'agit pas d'une utopie. Dans plusieurs pays européens, une solution éprouvée consiste à ce que l'État s'implique activement sur le marché locatif étudiant et n'abandonne ni les étudiants ni les propriétaires. Pour résoudre la crise du logement étudiant, nous avons demandé au gouvernement, dans un premier temps, de rendre immédiatement la certification notariale gratuite pour tous les locataires munis d'une carte étudiante. Il s'agit d'une mesure ponctuelle et facile à mettre en œuvre à court terme. À long terme, cependant, la création d'un organisme public de logement pour les étudiants constitue la solution aux problèmes de logement des jeunes. Nous demandons au gouvernement d'entamer des discussions sur notre proposition et de prendre les décisions nécessaires pour que les opportunités offertes par cet organisme public de logement pour les étudiants soient effectives dès la prochaine année universitaire. Il est temps que le gouvernement agisse concrètement pour les jeunes, et non plus seulement qu'il parle de leur situation !

> Joyeux anniversaire, Hongrie ! Pour la première fois depuis longtemps, nos fêtes nationales peuvent être synonymes d'unité et non de division. Cette année, chacun peut célébrer plus librement, et nous souhaitons offrir un espace et une opportunité propices à cette célébration. 20 août – Jour de la Fondation de l'État Nous préparons un événement riche en activités pour tous ceux qui souhaitent se détendre, célébrer ensemble, échanger, même sur des sujets politiques d'actualité, si le cœur vous en dit. Mais surtout, être ensemble. Si vous souhaitez pique-niquer, apportez une couverture. Il y aura de la place pour s'allonger, discuter et se détendre. Nous attendons petits et grands. Le programme détaillé sera bientôt annoncé. Dans un esprit de nouvelle culture politique et de respect mutuel, nous avons coordonné cet événement en amont avec les autorités afin de le célébrer en parallèle des festivités nationales, dans un esprit de complémentarité et de non-interférence. Venez nombreux et célébrons ensemble l'anniversaire de la liberté de la Hongrie !

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 

> La question de la gestion des migrants est extrêmement complexe et ne saurait se résoudre par des slogans (à droite) ou par l'ignorance (à gauche). Actuellement, nous ne disposons d'aucun processus efficace pour le rapatriement des migrants en situation irrégulière ayant commis des infractions, et c'est le premier problème auquel nous devons nous attaquer.

> Meloni, Conte, Vannacci, la gauche : personne ne se soucie vraiment des Italiens. Ils ont transformé la politique en spectacle, et à chaque fois, quelqu’un d’autre arrive pour raconter des mensonges encore plus gros. Cela fait trente ans que ça dure, et rien n’a changé. Voulons-nous vraiment continuer ainsi ?

> Est-il possible que nous devions avoir au gouvernement des illettrés fonctionnels comme Salvini, incapables de lire un chiffre avant de commenter quoi que ce soit ?

> Trump est prêt à tout pour conserver le pouvoir, avec la complicité de ceux qui, autrefois capitalistes, sont aujourd'hui des oligarques au service du régime.

> L'un des secrets les moins bien gardés est que, lorsqu'ils arrivent en Italie, les migrants poursuivent leur route vers d'autres pays européens, encouragés avec enthousiasme par les gouvernements italiens. De fait, si l'on se réfère aux estimations du ministère de l'Intérieur concernant le nombre de migrants en situation irrégulière, ce nombre reste plus ou moins constant. Il faut vraiment être naïf pour remettre en question l'espace Schengen ou invoquer les traités qui obligent notre pays à accueillir tous les migrants ayant transité par la péninsule !

> La droite et le camp progressiste continuent de défendre leurs ailes les plus extrêmes, alors que l'Italie a besoin de bien plus, la tempête se préparant à l'horizon. Au final, la course se jouera entre cinq candidats, et la seule voie possible sera de former un gouvernement pro-européen au Parlement, avec une vision d'ensemble. C'est pourquoi, en octobre, nous tenterons de rassembler tous les acteurs du Tiers-Pôle. Aux réformistes, au sein et en dehors du Parti démocrate, nous disons simplement : rejoignez-nous.

> Cette farce entre l'Italie et l'Espagne, alors que le monde est en proie aux flammes, doit cesser immédiatement. Si nous, Européens, voulons avoir une quelconque influence, nous devons collaborer. Cela devrait être évident, même pour un enfant.

 

♦ Spazio pubblico 
Pina Picierno (leader)

> L'impérialisme criminel du Kremlin bat son plein : il se rend sur des territoires faisant partie intégrante du Japon pour inspecter la flotte russe du Pacifique. Une nouvelle provocation inacceptable.

> Ces prétendus antifascistes, le poing serré, qui laissent ensuite les fascistes d'aujourd'hui s'imposer par la force, nous font sourire. Je leur rappellerai toujours la différence entre ceux qui ont combattu les envahisseurs nazis et ceux qui sont restés les bras croisés face à cette brutalité.

> Le débat italien sur l'Ukraine semble voué à tourner en rond : faut-il envoyer ou non des armes à Kiev, investir ou non dans la défense, réarmer ou désarmer ? Une discussion souvent idéologique qui élude la question la plus gênante : pourquoi ces armes sont-elles devenues nécessaires ? Comment avons-nous permis le retour d'une guerre de conquête en Europe ?
L'invasion russe du 24 février 2022 n'est pas tombée du ciel. Pendant vingt ans, nous avons accumulé les erreurs : nous avons cru que l'interdépendance économique engendrerait la modération ; nous avons attribué notre propre rationalité à Poutine ; nous avons privilégié les intérêts économiques à la sécurité ; nous avons toléré une agression progressive car chaque pays semblait trop faible pour réagir efficacement ; nous avons sous-estimé le lien stratégique entre la Russie et la Chine ; nous avons continué à vivre dans le monde d'après 1989, celui de la « fin de l'histoire » ; nous avons préféré faire des économies aujourd'hui en acceptant des risques bien plus importants demain.
Tout le monde n'a pas commis les mêmes erreurs. Après l'annexion de la Crimée, l'Allemagne a poursuivi le projet Nord Stream 2, tandis que la Pologne construisait le terminal GNL de Świnoujście pour s'affranchir du gaz russe. Après l'invasion de la Géorgie, la France a finalisé la vente des navires Mistral à Moscou, tandis que l'Estonie, suite à la cyberattaque russe de 2007, a fait de la cyberdéfense une priorité nationale. Tandis que Berlin réduisait ses effectifs, ses approvisionnements et ses capacités militaires, la Finlande maintenait ses réserves et sa défense territoriale.
Qui avait raison ? Cette question devrait particulièrement interpeller ceux qui expliquent aujourd'hui que la paix se construit en réduisant la dissuasion. Car nous risquons de commettre les mêmes erreurs avec la Chine, cette puissance qui contribue aujourd'hui à soutenir l'économie russe et, par le commerce de biens à double usage, sa machine de guerre.
En 2019, le gouvernement Conte a intégré l'Italie, seul pays du G7, à l'initiative chinoise des Nouvelles Routes de la Soie ; nous l'avons quittée en 2023. Le Japon se prépare désormais à l'éventualité où son énorme interdépendance économique avec Pékin ne suffirait pas à empêcher une guerre à propos de Taïwan. C’est là que la possibilité d’un nouveau gouvernement Conte devient un problème stratégique.
Non pas parce que les opposants aux armes souhaitent la victoire de Poutine, bien sûr. Le problème stratégique réside dans la théorie sous-jacente à ces positions : une dissuasion moindre, moins d’armes, davantage de dialogue et d’interdépendance engendreraient automatiquement plus de paix. Or, c’est précisément le pari que nous avons déjà perdu avec Poutine.
Le paradoxe est que nous continuons de qualifier de « pacifisme » la lutte contre les armes nécessaires alors que la guerre a déjà éclaté, au lieu de discuter sérieusement des moyens de l’empêcher.
Le pacifisme ne consiste pas à laisser un pays attaqué sans armes, en espérant que l’agresseur s’en contentera. Il ne consiste pas à devenir dépendant d’une puissance autoritaire, en croyant qu’elle n’exploitera pas cette dépendance à notre détriment. Le pacifisme, c’est tirer les leçons des erreurs qui ont rendu cette guerre possible. Renforcer la dissuasion avant qu’elle ne soit nécessaire. Réduire les dépendances avant qu’elles ne se transforment en chantage.
Répondre à la première agression, et non à la cinquième. Accepter un coût économique aujourd'hui permet de ne pas le payer demain en armes, en destructions et en vies humaines. Car agir pour prévenir une guerre, c'est précisément le pacifisme dont l'Italie et l'Europe ont besoin. Le reste n'est que poudre aux yeux pour s'attirer les faveurs électorales du désir légitime de paix des Italiens.

 

 Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)

> Les Pays-Bas souhaitent redonner la priorité à l'agriculture, à la nature et à la construction. Pour ce faire, il est impératif de sortir de l'impasse concernant l'azote. Cette situation a des conséquences pour de nombreux membres de notre société, notamment nos agriculteurs. Aujourd'hui, à l'invitation de LTO, je me suis entretenu avec plusieurs agriculteurs au sujet des implications potentielles du plan de réglementation de l'azote pour leurs exploitations. Ils ont tous des idées, des souhaits et des inquiétudes quant aux changements nécessaires. Le message clé est le suivant : il est essentiel de maintenir le calme et la clarté, tout en respectant la diversité du secteur. En maintenant le dialogue, nous pourrons collaborer efficacement afin de construire une vision d'avenir.

> Le Vietnam et les Pays-Bas entretiennent des relations de partenariat solides depuis de nombreuses années. Outre nos échanges commerciaux étroits et notre coopération stratégique en matière d'agriculture durable, d'eau et d'adaptation au changement climatique, nous souhaitons approfondir notre coopération, notamment dans les secteurs des hautes technologies et des semi-conducteurs. Nous défendons tous deux l'état de droit international, pour lequel le Vietnam est un partenaire important dans la région indo-pacifique. J'en ai discuté ce matin avec le Premier ministre Lê Minh Hưng. Ensemble, nous voulons hisser le partenariat entre le Vietnam et les Pays-Bas à un niveau supérieur.

> La World Pride d'Amsterdam touche à sa fin. Cela signifie la fin des festivités et d'une formidable conférence sur les droits humains, mais pas la fin de notre combat. Car la protection des libertés et des droits des personnes LGBTI est une responsabilité que nous partageons. Pas seulement pendant la Pride, mais chaque jour.

 

● Pologne
♦ Polska 2050
> La dernière idée de Braun [extrême-droite]: supprimer les radars automatiques et les contrôles de vitesse régionaux. Apparemment, les contraventions ne devraient être dressées qu’à l’arrivée d’un corbillard. Selon la police, 1 660 personnes mourront sur les routes polonaises en 2025. Près d’un tiers d’entre elles, soit 536 décès, seront imputables à des excès de vitesse. La Cour des comptes nationale (NIK) a constaté qu’après l’introduction de contrôles de vitesse régionaux sur les routes étudiées, le nombre d’accidents a chuté de 57 % et le nombre de décès de 71 %. Mais qui se soucie des chiffres ? Dans l’univers de Braun, les preuves sont de la censure, la réglementation est une atrocité et manifester impunément sur la voie publique est un droit fondamental.

> D'abord, ils voulaient exclure la Pologne de l'UE. Maintenant, ils veulent la sortir de l'OTAN. Mateusz Piskorski, un proche de Braun [extrême-droite] accusé d'espionnage au profit de la Russie, a annoncé ce plan à la télévision russe. Il s'agit d'un sabotage politique visant la sécurité de la Pologne.

> La détention provisoire ne saurait constituer une peine avant le prononcé du jugement. Nous souhaitions supprimer la disposition autorisant la privation de liberté d'une personne du seul fait qu'elle encourt une peine importante. Le président Nawrocki a opposé son veto à la réforme, et ce mécanisme défaillant demeure donc en vigueur. Nous lançons un appel au ministre Waldemer Zurek: accélérons les travaux sur le projet de Polska 2050 de Paweł Śliz et corrigeons cette disposition. La détention a pour but de garantir le bon déroulement de la procédure, et non de se substituer à une peine.

> Bonne nouvelle pour les épargnants ! La loi sur les comptes d'investissement personnels a été promulguée par le Président. À partir de janvier 2027, les Polonais pourront investir jusqu'à 100 000 PLN en actions et en fonds sans être soumis à la taxe Belka. Les citoyens auront ainsi plus d'argent dans leur poche !

> La classe moyenne n'est pas la source de revenus de l'État. Le seuil d'imposition est resté inchangé depuis des années, les salaires ont augmenté et les autorités fiscales prélèvent une part toujours plus importante du travail qu'ils accomplissent.

> Beaucoup de choses ont évolué depuis avril concernant la deuxième tranche d'imposition. Polska 2050 a préparé un projet de loi, l'a soumis à la Diète et a refusé de laisser tomber le dossier. Le président a soutenu notre proposition, le ministère des Finances s'est mis au travail et même le parti Droit et Justice (PiS) a soudainement compris que c'était la bonne voie à suivre. Aujourd'hui, la question n'est plus de savoir s'il faut relever la deuxième tranche d'imposition, mais quand. Notre réponse est simple : au plus vite. Car de plus en plus de travailleurs paient des impôts plus élevés non pas parce qu'ils ont soudainement fait fortune, mais parce que cette tranche est restée inchangée pendant des années. Il est temps de leur donner plus d'argent dans leur poche.

> Nous doublons les frais de prêt en bibliothèque. Plus de 10 millions de PLN pour les auteurs et les éditeurs. Un changement bienvenu pour la culture et ceux qui la créent.

> Un homme politique du parti « Pologne souveraine » a trouvé refuge au sein du parti pro-russe Tiraspol. Prochaine étape : la Crimée occupée ou direction Moscou ?

> Les géants du numérique n'ont aucun scrupule. Pourtant, l'exigence de Poland 2050 que ces géants paient leurs impôts honnêtement en Pologne suscite encore des résistances. Assez de ces deux poids, deux mesures ! Les géants du numérique doivent aussi payer leurs impôts !

> 50 lois, 16 ministères, des centaines de collectivités locales. le programme KPO a tenu ses engagements ! Le plus important projet d'investissement et de réforme du gouvernement de coalition du 15 octobre a vu le jour grâce à un travail colossal et à une coopération transpartisane. Polska 2050 transforme les fonds du KPO en investissements, en emplois et en un puissant moteur pour le développement local. Voilà à quoi ressemble un changement véritablement concret.

> La Pologne bénéficiera de 33 milliards de zlotys supplémentaires provenant du Programme opérationnel national (PON) ! Ces fonds seront alloués à la sécurité, à la modernisation du système de santé, au transport ferroviaire et à l’énergie. Autant d’investissements qui dynamiseront l’économie, créeront des emplois et amélioreront le quotidien des citoyens polonais. Le programme Polska 2050 concrétise les fonds européens en actions de développement qui renforcent la sécurité nationale et le développement local.

> Les Polonais approuvent une politique raisonnable en matière d'alcool. C'est maintenant au tour des politiques ! Polska 2050 affirme depuis longtemps que le lobby de l'alcool ne doit pas dicter nos vies. Nuisances sonores, troubles à l'ordre public, sollicitation excessive des services d'urgence et insécurité ne sauraient être le prix à payer pour les profits faciles de cette industrie. Limiter la vente d'alcool la nuit est une étape importante, mais un ensemble de réformes est nécessaire. Il est temps de mettre fin à la publicité et à la promotion de l'alcool, même lorsque les marques se présentent sous l'appellation de leurs alternatives sans alcool. Par ailleurs, il est temps de lancer enfin le projet Polska 2050, qui permettra d'affecter les recettes supplémentaires issues de la hausse des droits d'accise au Fonds national de santé (NFZ) pour la prévention, le traitement et l'aide aux personnes dépendantes. Le soutien social est là. Les solutions existent. Il est temps d'agir.

> Polska 2050 propose des réformes. Et aussitôt, d'autres se mettent à parler de… Polska 2050. Deuxième tranche d'imposition : nous discutons des détails, ils parlent de nous. Locations de courte durée : nous discutons des détails, ils parlent de nous. Blablabla. C'est toujours la même rengaine. Un débat important nous attend concernant le budget 2027. Et le même refrain revient déjà. Polska 2050 maintient le cap. Nous nous battrons pour des réformes au service du peuple. Car soit l'État se réforme aujourd'hui, soit Braun, Bosak et Czarnek s'en chargeront demain.

 

♦ Unia Centrum
> Le Programme pour un air pur est relancé ! Le Conseil des ministres a adopté aujourd'hui un projet de loi. Ce texte apporte une aide concrète à des milliers de familles victimes d'entrepreneurs et d'entreprises malhonnêtes qui ont perçu des acomptes pour des travaux de rénovation thermique sans jamais les mener à terme. « Les personnes lésées pourront suspendre le remboursement des dettes contractées suite à cette fraude. L'État les soutiendra dans les poursuites contre les auteurs et veillera au recouvrement des sommes dues. » - Paulina Hennig-Kloska Avantages pour les victimes : La possibilité de suspendre le remboursement des acomptes impayés pendant la durée de la procédure. Après la condamnation définitive de l'entrepreneur, l'exonération totale du remboursement des acomptes, à hauteur de sa part de responsabilité. Un soutien de l'État pour poursuivre les entrepreneurs malhonnêtes. Le Fonds de protection de l'environnement se charge du recouvrement des créances auprès du fraudeur, et non auprès de la victime. Les entrepreneurs malhonnêtes seront exclus du programme pendant 5 ans. Il s'agit d'une nouvelle étape vers l'assainissement du programme « Air pur » après des années d'abus !

> Un second référendum sur le climat ? Ce n’est pas ainsi que l’on renforce la position de la Pologne en Europe, mais au contraire que cela compromet la politique commune et creuse les divisions. De telles idées nous mèneront-elles plus près d’un Polexit ?

 

Paulina Hennig-Kloska (présidente)
> En tant que parti Union du Centre, nous travaillons actuellement sur une série de projets de loi fiscaux avec lesquels nous comptons lancer la campagne électorale, ainsi que sur notre programme électoral.

 

● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)

> Moody's a confirmé les progrès importants réalisés par la Roumanie au cours de l'année écoulée pour équilibrer ses finances publiques et réduire ses dépenses. Le maintien de la notation du pays dans la catégorie « investissement » est également le fruit des efforts institutionnels, de la mobilisation des citoyens et du dynamisme du monde des affaires. Les évaluations des agences de notation ne sont pas de simples analyses techniques ; elles ont un impact concret sur la vie de chacun, car elles se traduisent par des coûts d'emprunt publics plus bas, une confiance accrue des investisseurs et, de facto, de meilleures perspectives d'investissement, de développement et de création d'emplois. Toutefois, les perspectives restent prudentes, car il reste encore beaucoup à faire dans les mois à venir. Moody's, à l'instar de Fitch, souligne la nécessité d'un budget pour 2027, adopté d'ici la fin de l'année, et de mesures visant à limiter la hausse des dépenses publiques. Il est également essentiel que la Roumanie renoue avec la croissance économique en accélérant les investissements, en stimulant le secteur privé, en assurant une gestion de qualité dans les entreprises publiques et en garantissant la prévisibilité budgétaire. Concernant l'adhésion à l'euro, face aux nombreuses réactions, mais aussi à la désinformation, les partis se sont accordés sur le principe que notre pays devrait revenir à une prise de position concrète en faveur de cet objectif. Il s'agit toutefois d'un processus de longue haleine qui doit être une priorité et au cours duquel nous tiendrons tous les débats nécessaires. Tous ces objectifs ne pourront être atteints que si les partis renoncent aux agendas politiques et au discours électoral et œuvrent pour les citoyens qui les ont élus. Toutes les nations qui progressent placent l'intérêt commun du peuple et du pays au-dessus de tout clivage partisan. Je suis convaincu que la Roumanie peut mener à bien les réformes entreprises.

 

● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)

> La démocratie suédoise repose sur des valeurs et des idées libérales. Rien de tout cela n'a été acquis sans sacrifices. Les hommes et femmes politiques, notamment ceux de mon propre parti, se sont battus pour ces valeurs libérales pendant un siècle. C'est ce qui a permis à la Suède de devenir l'un des meilleurs pays au monde où vivre. Cependant, un fossé de valeurs est apparu en Suède. Et cela a de graves conséquences sur la liberté individuelle. L'homophobie, le culte de l'honneur, l'islamisme et le népotisme sont bien plus répandus dans nos quartiers défavorisés que beaucoup, notamment les politiciens de gauche, n'osent l'admettre. Affirmer que les valeurs suédoises n'existent pas, c'est comme être un poisson qui ne voit pas l'eau dans laquelle il vit : celui qui n'a jamais rien vu d'autre ne les voit tout simplement pas.
Aujourd'hui, Bi Puranen et le World Values Survey ont présenté une nouvelle étude importante sur le sujet. Les résultats sont alarmants. Près d'une personne sur deux qui consulte le Sfi partage des valeurs homophobes. Près d'un migrant sur trois pense qu'une mère qui travaille est forcément une mère dont les enfants souffrent. 41 % estiment que les relations sexuelles avant le mariage sont inacceptables. Bien que nous parlions des valeurs suédoises depuis dix ans en Suède, les mêmes arguments reviennent sans cesse dans le débat : la nécessité d’examiner de plus près les différences de valeurs serait liée au racisme et à la stigmatisation. J’espère que nous pourrons désormais passer d’une discussion sur l’existence des valeurs suédoises à une discussion sur la manière de lutter contre l’islamisme, le sectarisme, la corruption et l’extrémisme.

> Aujourd'hui, le Riksdag a voté en faveur de la proposition des Libéraux visant à interdire la réalisation de profits dans les écoles indépendantes. Cette mesure s'appliquera à toutes les écoles indépendantes nouvellement créées, à celles qui changent de propriétaire et à celles présentant des lacunes importantes en matière de qualité. Nous autorisons également l'Inspection générale de l'Éducation nationale à infliger de lourdes amendes aux directeurs d'écoles indépendantes qui ne respectent pas leurs engagements et nous garantissons aux municipalités la possibilité d'exiger le remboursement des subventions indûment utilisées. Ce sont des mesures importantes pour éliminer les acteurs à court terme qui privilégient le profit au détriment de classes à effectifs réduits et de manuels scolaires de qualité. Prochainement, nous légiférerons sur la réduction des effectifs par classe et la garantie de manuels scolaires pour tous les élèves. Pour une école où personne n'est laissé pour compte ni ne souffre de retard scolaire.

> Augmenter les salaires des enseignants. Dès mon arrivée à la tête du parti, j'ai pris un engagement important : les enseignants seront la priorité. Ils exercent le métier le plus important de Suède. Nombre d'entre vous, comme moi, gardent sans doute de précieux souvenirs des enseignants qui vous ont accompagnés à l'école. Un bon enseignant peut faire toute la différence pour qu'un enfant puisse s'épanouir pleinement. Or, les enseignants ont été oubliés lorsque les sociaux-démocrates ont municipalisé les écoles. Leurs conditions de travail se sont dégradées et leurs salaires ne sont plus à la hauteur de leur contribution essentielle à la société. Il est temps que cela change. Les Libéraux souhaitent augmenter le salaire des enseignants certifiés de 10 000 couronnes par mois. Nous prenons cette mesure car les écoles ont besoin de plus d'enseignants qualifiés en classe, afin que davantage d'élèves puissent réussir scolairement.

> Aujourd'hui, les Libéraux voteront pour abolir la réduction de peine. Pour moi, c'est une évidence. Je veux que les personnes dangereuses qui commettent des crimes graves soient punies à la hauteur de leurs actes. Sinon, le risque est qu'elles soient libérées trop tôt et commettent de nouveaux crimes graves, souvent au détriment d'enfants et de femmes innocents. Mais les sociaux-démocrates, alliés à leurs partis rouges-verts partenaires V, C et MP, voteront contre. C'est, excusez-moi du terme, complètement absurde. Il s'agit de personnes dangereuses qui menacent quotidiennement la vie et la sécurité des enfants et des femmes. De nombreux exemples illustrent l'injustice du système de réduction de peine, notamment envers les victimes. Je pense à cet homme qui travaillait dans un établissement scolaire et a commis de graves crimes de pédopornographie. Il possédait, entre autres, des films d'abus graves et prenait des photos d'élèves dans les vestiaires. Au lieu de purger une longue peine de prison pour ses nombreux et odieux crimes, sa peine a été réduite grâce à la réduction de peine pour nombre d'infractions. C'est une trahison envers tous les enfants qui ont été victimes de ses abus. J'ai moi-même rencontré des jeunes filles qui m'ont raconté comment des adultes du milieu scolaire ont abusé de leur position pour commettre des crimes graves et des abus. Le monde adulte leur doit tout pour éloigner les individus dangereux de la société. Alors pourquoi les partis rouge-vert veulent-ils maintenir la réduction de peine pour un individu comme lui ? La suppression de cette réduction, telle que proposée par le gouvernement, aurait au contraire entraîné des peines plus sévères. Pourquoi les partis rouge-vert souhaitent-ils une peine plus légère pour le chef de gang qui, entre autres, implique des enfants dans des activités criminelles et menace de mort les jeunes qui contactent la police ? Ou encore, pourquoi quelqu'un qui escroque systématiquement les personnes âgées en leur dérobant leurs économies et commet plusieurs fraudes graves devrait-il voir sa peine réduite ? C'est un signe clair de ce qui nous attend si les partis rouge-vert accèdent au pouvoir cet automne. Pour siéger à Rosenbad, Magdalena Andersson est prête à accorder un droit de veto au Parti communiste et au Parti communiste (MP) sur la politique de lutte contre la criminalité. Ces partis ont systématiquement voté contre le plan de Gunnar Strömmer contre l'insécurité, un plan qui a permis de réduire de moitié les fusillades et de diminuer significativement les cambriolages. C'est une information cruciale pour les Suédois, et notamment pour les femmes, lassées de vivre dans la peur constante et de regarder derrière elles la nuit. Force est de constater qu'un gouvernement de coalition rouge-verte ne supprimera pas les réductions pour volume et ne fera pas de la sécurité des enfants et des femmes une priorité. C'est une trahison. Une trahison envers les victimes de la criminalité. Et une atteinte aux efforts essentiels pour retirer les criminels dangereux de la rue.

> La Suède repose sur le savoir et l'innovation. La recherche joue un rôle crucial dans l'économie du pays et dans son rayonnement international. Elle nous permet de développer de nouveaux traitements contre le cancer et des technologies vertes pour un avenir meilleur. Les Libéraux ont toujours fait de la recherche une priorité gouvernementale, mais il est nécessaire d'aller plus loin. C'est pourquoi nous votons pour un gouvernement qui investira 1 % du PIB dans la recherche et le développement. Ce message est particulièrement important pour le monde des affaires. Avec les Libéraux, la recherche sera au cœur de nos priorités.

> Une femme qui décide d'avorter en Suède doit savoir que l'intervention sera pratiquée en toute sécurité, dans le respect de la confidentialité et le plus rapidement possible après sa décision. Ce droit ne saurait être subordonné au lieu de résidence, aux périodes de vacances ou à l'affluence dans les services de santé. Il s'agit d'une question fondamentale de liberté pour vous, pour moi et pour toutes les femmes de notre pays.

> De l'espace dans le portefeuille et dans le casse-tête du quotidien Le parti de gauche souhaite supprimer la déduction fiscale pour les tâches ménagères. Mais le ménage, la lessive et toutes les autres tâches quotidiennes ne disparaîtront pas pour autant. Les libéraux en veulent plus. Nous appelons cela le féminisme du casse-tête du quotidien : Réintroduction de l'aide aux devoirs (RUT) Augmentation de l'indemnisation VAB de 80 à 90 % pendant les cinq premiers jours Création d'une RUT 70+, avec un plafond plus élevé et davantage de services Autorisation pour les pharmacies de renouveler certaines ordonnances et de proposer des tests, des bilans de santé et des vaccinations Intégration de la pension professionnelle dans le partage des biens en cas de divorce.