samedi 14 mars 2026

La Quotidienne centriste du 14 mars 2026. Pour l’instant, le seul vainqueur de la guerre du golfe 2026, c’est Poutine


C’est une évidence, la seule personne qui a obtenu un succès dans la guerre contre l’Iran menée par les Etats-Unis et Israël c’est… Vladimir Poutine!

Devant l’impossibilité pour les tankers et les méthaniers d’emprunter le détroit d’Ormuz depuis que les mollahs menacent d’attaquer tout navire qui ne serait pas à destination d’un pays ami (essentiellement la Chine) et que Trump est incapable d’assurer la sécurité de la navigation de cette voie maritime où passe 20% du pétrole consommé dans le monde, l’extrémiste de la populiste de la Maison blanche a autorisé le dictateur russe, son ami, de vendre le sien notamment à l’Inde.

Voilà qui est une bouée de sauvetage pour l’économie russe mais surtout une aubaine pour Poutine de financer son agression contre l’Ukraine dont le dernier raid de drones et de missiles a encore fait quatre morts civils la nuit dernière.

Et, évidemment le régime en place au Kremlin de parader, de remercier Trump et de proposer son pétrole et son gaz aux pays européens (qui, eux, ont refusé de lever les sanctions)!

Alors que Trump est en train de perdre la face au Moyen-Orient parce qu’il est incapable de gagner la guerre et qu’il se ridiculise constamment avec des déclarations aussi contradictoires que mensongères, ce qui aura sans doute des répercussions négatives lors des élections de mi-mandat – si elles ont lieu et qu’elles ne sont pas truquées par son administration – pour le Parti républicain qui pourrait perdre la majorité au Congrès, en tout cas, à la Chambre des représentants, Poutine est ravi de cette nouvelle aide qui, une fois de plus, démontre de quel côté sont aujourd’hui les Etats-Unis dans la guerre en Ukraine, sachant qu’au même moment Volodymyr Zelensky est fustigé par Washington parce qu’il ne fait pas les concessions demandées par Moscou.

Et, cerise sur le gâteau, Poutine pourrait ne pas perdre son allié iranien puisque la résistance du régime des mollahs fait que, même s’ils perdent in fine militairement, ils pourraient se maintenir au pouvoir à l’instar de la dictature chaviste au Venezuela où Trump n’a fait que remplacer Maduro qu’il a enlevé par sa vice-présidente et faire des affaires avec elle.

Grâce à Trump, il y a aujourd’hui un Vladimir qui rit et un Volodymyr qui pleure.

Et un peuple ukrainien qui n’a pas fini de souffrir.

 

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