Par Aris de Hesselin et Alexandre Vatimbella
Avant tout, comme tous les démocrates, nous ne pouvons que nous féliciter de la défaite de Viktor Orban, l’autocrate qui vient de perdre les élections à la fois pour l’Union européenne et évidemment les Hongrois.
L’Europe se débarrasse de son principal ennemi intérieur au pouvoir dans un de ses Etats-membres tandis que la population hongroise renvoie un politicien démagogue, menteur et corrompu.
Mais il y a également une dimension mondiale dans le résultat de ces élections législatives.
Parce que cette défaite d’Orban est aussi celle de Donald Trump, de Vladimir Poutine, de Xi Jinping, de Marine Le Pen, de Jordan Bardella et de tous les extrémistes nationalistes qui sont ses amis et qui l’ont soutenu plus que bruyamment en essayant de truquer le scrutin et en déversant des fake news pour lui assurer la victoire une nouvelle fois.
Il y a quelques jours, par exemple, le vice-président américain, JD Vance s’est même déplacé à Budapest pour une visite de propagande éhontée en faveur d’Orban avec des propos inacceptables sur l’Union européenne et un interventionnisme inacceptable dans les affaires intérieurs de la Hongrie, téléphonant même, lors de son discours, à Trump qui promettait d’aider financièrement le pays s’il élisait son ami Viktor.
C’est bien une défaite sans appel pour l’internationale réactionnaire dans son projet d’abolir la démocratie républicaine libérale et qui devrait redonner de l’espoir à tous les démocrates du monde libre que ce soit aux Etats-Unis mais aussi en France à un an de l’élection présidentielle où, déjà, des sondages montrent que la victoire du RN n’est pas écrite.
C’est aussi une défaite de l’internationale totalitaire sachant avec quelle constance Orban a été défendu et soutenu par l’ensemble des dictatures qui voyaient en lui un de leurs principaux alliés dans leur combat contre la démocratie.
Il est certes trop tôt pour savoir comment le pays sera dirigé par Péter Magyar, le conservateur qui a réussi à battre Orban.
Mais l’espoir est revenu en Hongrie et la satisfaction est de mise dans l’Union européenne, voilà qui est déjà beaucoup.
Aris de Hesselin
Alexandre Vatimbella
[Dans cette rubrique, nous publions
les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas
nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat
et de faire progresser la pensée centriste.
Aris de Hesselin est un avocat international, centriste et un européen,
défenseur d’une mondialisation humaniste.
Alexandre Vatimbella est directeur du CREC]
