vendredi 29 mai 2020

Propos centristes. France – Commission d’économistes pour conseiller Macron; deuxième phase de déconfinement; attractivité de la France; UE et solidarité européenne; taxer les géants du numérique; Plan Angela contre le harcèlement de rue; aides aux collectivités locales; deuxième tour des municipales; StopCovid…


Voici une sélection, ce 29 mai 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- Bâtissons le jour d’après. Climat, inégalités, démographie : nos économies sont confrontées à des défis profonds qui nécessitent des actions audacieuses. J’ai installé une commission de 26 économistes qui remettra ses recommandations à la fin de l’année.
- Avec les scientifiques, avec le gouvernement, nous sommes mobilisés pour réussir la prochaine étape du déconfinement. La priorité reste et restera la santé des Français.
- Lorsqu’une entreprise étrangère choisit la France, c’est une chance pour l’emploi, pour la vie de nos territoires, pour notre économie. La France a tous les atouts pour redémarrer fort, sortir plus résiliente encore de la crise que nous traversons.
- [Journée de la Résistance] Ne jamais renoncer. Espérer toujours. Vouloir et agir. C’est la leçon éternelle des combattants de Londres et des fantassins de l’ombre qui, dans l’exil ou la clandestinité, par-delà mille dangers, ont « maintenu la France » et l’esprit de la République.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Edouard Philippe (Premier ministre)
- Le plan de confinement nous a obligés à mettre à l’arrêt une très grande partie de notre économie. Le pays va devoir se battre contre l’impact d’une récession historique. Le déconfinement doit sonner la mobilisation de tous pour une reprise vigoureuse et déterminée.
- Au cours de cette phase 2 du déconfinement, la liberté va redevenir la règle, et l’interdiction constituera l’exception.
- [Déconfinement] La reprise d’une vie normale passe par l’investissement local. Nous annonçons un plan de soutien massif aux collectivités locales pour faire face à la crise.
- [Déconfinement] Pour les personnes à risque : continuez d’appliquer rigoureusement les gestes barrières, de pratiquer la distanciation physique et de limiter les contacts.
- [Déconfinement] Compte tenu de l’évolution de la crise sanitaire, les restaurants, bars et cafés pourront ouvrir dans tous les départements à partir du 2 juin. Dans les départements qui font l’objet d’une vigilance particulière, seules les terrasses pourront ouvrir au 2 juin.
- [Déconfinement] Dès ce week-end, les parcs et jardins seront ouverts sur tout le territoire. À la demande des maires, les préfets pourront, par mesure de précaution supplémentaire, imposer le port du masque dans les espaces publics.
- À l’intérieur de l’Europe, l’épidémie ralentit : la France sera favorable à une réouverture des frontières intérieures de l’Europe à compter du 15 juin si la situation sanitaire le permet, sans quatorzaine pour les voyageurs en provenance de pays européens.
- La phase 2 de déconfinement va entraîner une multiplication des contacts, notamment dans des lieux publics. Grâce à l'application StopCovid, vous pourrez être alerté immédiatement lorsque vous avez été dans une situation à risque de contamination.

Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
- Le 2 juin, une nouvelle phase du déconfinement va s'ouvrir : c'est un pas vers plus de liberté, mais ce ne doit pas être un pas dans le vide. Une fois encore, nous comptons sur le civisme et la responsabilité des Français pour se protéger eux-mêmes et protéger les autres.
- Dans l’UE, les restrictions de circulation aux frontières perdurent, avec des dispositions pour alléger les formalités, notamment pour les travailleurs transfrontaliers. Nous œuvrons à la réouverture de l’espace européen pour l’été, en veillant à limiter la circulation du virus.
- La protection de nos concitoyens se construit main dans la main entre la France et l’Allemagne, sur les questions des sécurité comme pour la gestion du COVID19. Ce travail en confiance nous permet d‘avancer dans la coopération et la cohérence.
- Conformément à l'annonce du premier ministre, le second tour du scrutin municipal est prévu le 28 juin : j'ai ainsi présenté en Conseil des ministres 2 décrets portant convocation des électeurs. Cette décision est un choix prudent, réversible en fonction de l'évolution de l'épidémie. Nous nous préparons à toutes les éventualités et nous travaillons main dans la main avec associations d'élus et représentants de partis politiques pour que ce scrutin et sa campagne se tiennent dans le plus strict respect des règles sanitaires.

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)
- Nous avons lancé une mobilisation mondiale pour aider l'Afrique à anticiper les conséquences de la crise Covid19 avec un soutien aux systèmes de santé nationaux, l'appui à l'activité économique, une réponse humanitaire et le soutien à l'expertise scientifique.
- L'Europe doit réagir pour préparer l'avenir. Les 4 piliers du plan de relance sont : notre souveraineté en terme de santé; la solidarité par un fonds de relance; la transition écologique et numérique; le renforcement de la souveraineté économique-industrielle.
- Il y a eu, vis-à-vis de la crise Covid19, du retard à l'allumage de la part de l'Union Européenne. Mais je considère que les institutions européennes ont été au rendez-vous dès la fin du mois de mars sur la gestion de la crise puis sur ses conséquences.

Nicole Belloubet (ministre de la justice)
StopCovid: Cette application n'a pas vocation à devenir l'alpha et l'oméga de la lutte contre la Covid 19. Elle n'est pas non plus un prétexte pour que l'Etat se transforme en État policier. C’est un outil au service des citoyens et non une menace pour ses libertés.

Florence Parly (ministre des Armées)
-Pour une Europe plus souveraine et plus protectrice de ses 446 millions de citoyens. Nous en avons les moyens, nous en avons la volonté, osons la solidarité.
- [Lettre des ministres de la défense française, allemande, espagnole et italien, le 29 mai 2020]
Dans les circonstances, sans précédent, de la pandémie de COVID-19, les quatre ministres ont souhaité réaffirmer leur engagement en faveur d’une coopération européenne renforcée en matière de sécurité et de défense, et partager leurs réflexions communes pour aller vers une Europe plus solidaire, résiliente et souveraine.
Par ce courrier, les ministres proposent sept axes prioritaires d’action, pour les mois à venir :
1 - accroître la solidarité et la résilience de l’UE et des États membres face aux crises ;
2 - consolider la coopération structurée permanente ;
3 - affermir la base industrielle et technologique de défense européenne et réduire nos dépendances dans les secteurs critiques ;
4 - progresser vers une analyse partagée des menaces ;
5 - renforcer l’engagement opérationnel extérieur européen ;
6 - améliorer la cohérence des initiatives européennes ;
7 - développer la coopération avec les partenaires.
Les ministres entendent ainsi rappeler toute leur détermination à progresser vers une « Europe de la défense » à la hauteur des défis futurs, protégeant ses citoyens et contribuant pleinement à la relance économique européenne
- Déplacement à Brest pour découvrir les prototypes de la nouvelle guerre des mines. Plus performant, plus sûr, plus précis, le nouveau système franco-britannique de déminage par drones est un véritable saut technologique.
- Journée nationale de la résistance ce 27 mai. Souvenons-nous des valeurs qui ont mené ces milliers de résistantes et résistants, farouches combattants de notre liberté, à tout sacrifier pour la France.

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
- Après les bons chiffres sur l’attractivité, l’Insee vient de revoir à la hausse la croissance française à 1,5% en 2019 contre 1,3% estimé. Une croissance supérieure à la moyenne de la zone euro qui valide la politique économique du gouvernement.
- Lors du deuxième Conseil économique État-Régions, j’ai proposé aux présidents des régions de travailler ensemble au plan de relance économique. Nous devons rester unis pour faire face à la crise.
- La France, pays d’Europe le plus attractif en 2019 pour les investisseurs étrangers. Notre politique économique a donné des résultats ! Lorsqu'une entreprise investit en France, ce sont des milliers d'emplois et des usines qui ouvrent.
- Une fiscalité plus juste au 21ème siècle, c’est taxer les géants du numérique.Ils paieront une taxe en France en 2020. Une fiscalité plus juste, c’est l'impôt minimal pour éviter l’évasion fiscale ou la tarification carbone aux frontières de l’UE pour décarboner l'économie.
- Le plan de relance proposé par la Commission européenne est historique. Il réaffirme le caractère absolument central du couple franco-allemand Angela Merkel-Emmanuel Macron. Je souhaite qu’un accord puisse être trouvé dans les prochaines semaines entre les pays de l’UE.
- Notre politique économique a donné des résultats: la France est devenue le pays d’Europe le plus attractif en 2019 aux yeux des investisseurs étrangers. La confirmation de ces investissements, ce sera des milliers d’emplois et des usines qui ouvrent.
- Avec sa proposition de plan de relance financé par une dette commune, la Commission européenne est au rendez-vous de l’histoire. L’accord franco-allemand a été décisif pour construire cette réponse. Enfin, la solidarité en Europe n’est plus simplement un mot mais un acte!
- Le soutien aux véhicules électriques va permettre la relocalisation et le développement d’activités industrielles en France. Les engagements pris par les constructeurs sont puissants : 1 million de véhicules propres produits en France d’ici 2025.

Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique et solidaire)
- Le Premier ministre a annoncé aujourd’hui 1 milliard d’€ pour soutenir les investissements verts des collectivités territoriales. Dans toutes ses réponses à la crise, le gouvernement allie relance économique et transition écologique, au service de l’emploi et de la planète.
- On est en train, en quelques semaine, de gagner des années de politique vélo. Moi je m'en réjouis.
- Evidemment [le gouvernement] a été très attentif, en contrepartie des aides apportées, à l'emploi. Effectivement Renault a indiqué qu'il n'y aurait pas de licenciements secs.
- Face à la crise du Covid19, l’Europe choisit l’écologie comme stratégie de relance économique. Une réponse à la hauteur des enjeux pour surmonter cette épreuve et assurer un avenir durable à notre continent.
- Pour encourager l'achat de voitures électriques, il faut que les Français puissent les utiliser facilement. Dès 2021, la France se dotera de 100.000 bornes de recharges à travers tout le territoire.
- Le Plan Auto permet aux Français d'utiliser des véhicules qui consomment et polluent moins. Avec le bonus de 7000€ pour l'électrique. Avec la prime à la conversion : changer sa vieille voiture, c'est réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre.

Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education)
- L’épidémie n’est pas vaincue, il faut avancer pas à pas mais il est certain que nous franchissons une étape importante dont le mot clef est liberté.
- Une nouvelle étape décisive d’ouverture pour l’éducation: pour les écoles, les collèges et les lycées. Dans le respect des règles sanitaires, nous accueillerons plus d’élèves dans toute la France.

Olivier Véran (ministre de la Solidarité et de la Santé)
- Nous portons une ambition sociale forte : élargir le périmètre de la Sécurité sociale tel que pensé en 1945 pour préparer l'avenir, en protégeant les Français contre la perte d'autonomie. Cela passera par la création tant attendue d'une cinquième branche de la Sécurité sociale.
- Gestes barrières, distanciation physique : c’est en respectant ces règles que nous faisons reculer l’épidémie ! L’évolution du fameux « R effectif », qui indique combien de personnes je vais contaminer si je suis moi-même malade, dépend du civisme de chacun.
- Hôpital, médecine de ville, médico-social : pour construire l’avenir, il faut tenir compte des retours d’expériences des professionnels de santé.

Didier Guillaume (ministre de l’Agriculture)
- Mesures de soutien supplémentaires à la filière viticole : exonérations de charges, enveloppe distillation portée à 145 M€, ouverture de l’aide au stockage pour 15 M€, aide aux distilleries pour 10 M€.
- Adoption définitive de la proposition de loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires à l’Assemblée: l’étiquetage d’origine permet de donner du sens à l’acte d’achat des consommateurs au bénéfice de nos agriculteurs!
- La souveraineté alimentaire est absolument indispensable, il faut une certaine re-localisation.

Franck Riester (ministre de Culture)
Les musées et monuments nationaux propriété de l’Etat vont rouvrir à partir du 2 juin. J’ai réuni ce matin les présidentes et présidents de ces établissements pour échanger sur les mesures qui seront prises pour assurer la protection et la santé des personnels et des visiteurs.

Gérald Darmanin (ministre de l'Action et des Comptes publics)
- Nous devons mieux associer le capital et le travail notamment en généralisant la participation et l’intéressement dans toutes les entreprises. Tout doit être fait pour récompenser ceux qui travaillent.
- Le troisième budget rectificatif pour 2020 apportera des mesures inédites et massives pour aider les collectivités locales à faire face à la crise. Mobiliser 750 millions € pour compenser les pertes fiscales des communes. Permettre aux communes de lisser sur 3 ans le coût des dépenses liées au COVID19. Doter d’un milliard € supplémentaire le fond pour accompagner les investissements verts des communes.
- Le fonds de solidarité a d'ores et déjà versé plus de 3,3 milliards d’euros d’aides aux petites entreprises les plus touchées par la crise.

Muriel Pénicaud (ministre du Travail)
- [Chiffres du chômage] C’est la plus forte hausse mensuelle depuis la création de la série statistique, en 1996. On s’attendait à un mauvais chiffre, l’activité ayant tourné au ralenti en avril, mais la hausse est très élevée et montre la violence de la crise. Et ce même si, grâce au dispositif de chômage partiel que nous avons déployé, Il n’y a pas une vague de licenciements massive dans les entrées à Pôle emploi. Ce résultat est la conséquence de l’effondrement des sorties du chômage, à cause notamment de l’arrêt des embauches, et du transfert des catégories B et C (activité réduite) vers la catégorie A. C’est le cas pour les missions d’intérim et CDD à temps partiel qui n’ont pas été renouvelés. Je note que les offres d’emploi des entreprises, qui ont plongé pendant le confinement, sont reparties à la hausse en mai: 459.000 sont disponibles sur le site de Pôle emploi.
- La crise a mis un coup d’arrêt à la baisse du chômage qui nous avait permis d’atteindre, en début d’année, les niveaux les plus bas enregistrés depuis plus de dix ans. Il faut être lucide, on ne ressortira pas de cette crise dans l’état où on y est entré. Il va falloir faire preuve de pragmatisme et d’une détermination sans faille pour limiter la hausse du chômage.
- On ne reviendra pas à la normale du jour au lendemain et je suis fière que nous ayons mis en place si rapidement un dispositif de chômage partiel massif, efficace et protecteur. Il a apporté en avril un bouclier de protection à 8,6 millions de salariés qui, sans cela, auraient pour une partie été licenciés. Maintenant que l’activité reprend, de manière certes encore inégale, il faut faire évoluer le dispositif pour éviter qu’il ne devienne contre-productif. Il doit accompagner dans la durée la réduction d’activité pour maintenir l’emploi. La participation de l’État au dispositif de chômage partiel va diminuer à partir de lundi et il y aura un reste à charge de 15% pour les entreprises. Cette évolution ne concernera pas les entreprises dont l’activité est toujours à l’arrêt. Notre objectif est clair: accompagner la reprise et protéger l’emploi.
- Pour les secteurs, comme l’automobile, qui vont rester durablement affectés par la crise mais qui disposent de perspectives à moyen ou long terme, nous travaillons en effet à la création d’un dispositif d’activité partielle de longue durée. Ce type de dispositif pourrait permettre, en échange du maintien de l’emploi, d’adapter le temps de travail et les rémunérations pendant un certain temps, avec un soutien financier de l’État. Les salariés, qui travailleraient moins, pourraient en profiter pour se former vers de nouveaux métiers liés à la transition écologique et numérique.
- Pour les entreprises, dont l’activité ne repartira pas, il faudra sans doute renforcer la dimension formations et reconversion des salariés, en cas de reclassement pour aller vers d’autres secteurs qui recrutent.
- L’État ne peut pas durablement payer les salaires de millions de personnes dans le secteur privé. L’activité peut et doit reprendre, en protégeant les salariés grâce aux guides sanitaires que nous avons publiés. Pour beaucoup d’entreprises, dont l’activité et la rentabilité vont être dégradées, la question du maintien de l’emploi va se poser et chacun devra prendre ses responsabilités. Le fait que l’État ait autant soutenu l’économie, et c’était son rôle, avec ces mesures d’urgence, donne à chacun des obligations. Notre boussole est claire: la préservation de l’emploi ou la reconversion des compétences pour répondre à des offres existantes ou à venir. Nous le ferons en utilisant les outils les plus pertinents. Le président de la République abordera cette question la semaine prochaine avec les partenaires sociaux pour avancer sur la définition d’un contrat social renouvelé.
- Je vais mobiliser les dispositifs d’insertion par l’activité économique que l’on avait développés avant la crise. Mais l’autre population qui me préoccupe le plus est celle des jeunes qui ont déjà sur leurs épaules le poids des dettes économique et écologique et ont besoin de se projeter. Ma priorité, c’est d’offrir à chaque jeune la capacité de bâtir son avenir et en premier lieu par l’apprentissage.
- Il faut combattre le réflexe court-termiste de ne plus embaucher de jeunes en cas de crise, notamment des apprentis. Elles doivent continuer à investir dans les compétences et miser sur les apprentis. Et ce d’autant qu’on était en train de gagner la bataille culturelle sur le champ de l’alternance, enfin reconnue à sa juste valeur en matière d’insertion professionnelle.
- [Réforme de l’assurance-chômage] La réforme en cours d’application a été bâtie dans un contexte de croissance et de baisse du chômage, et il nous faut regarder les conséquences de la crise avec les partenaires sociaux. Nous avons déjà mis en place des mesures exceptionnelles pour adapter le régime à la crise sanitaire: prolongation des droits, suspension de la mise en œuvre de la dégressivité, élargissement de la période d’affiliation… Mais il faut aller plus loin et regarder les paramètres dans un contexte de forte dégradation de l’emploi. C’est l’objet de nos discussions dans les prochaines semaines.
- [Réforme de la santé au travail] C’est un des chantiers des mois à venir. On n’a, paradoxalement, jamais autant parlé de santé au travail. (…) On n’a pas fait de réforme globale mais des travaux pratiques grandeur nature. On va maintenant revisiter le document d’orientation qu’on avait préparé au printemps pour l’enrichir de notre expérience des deux derniers mois et renforcer notre ambition en la matière.
- Le partage de la valeur fait partie des propositions que j’ai faites dans le cadre de la relance. On a beaucoup fait dans la loi Pacte et on doit aller plus loin. À court terme, cela sera un équilibre avec l’inévitable modération salariale dans les entreprises qui vont mettre du temps à se relever de la crise. Je crois depuis longtemps que c’est un levier essentiel pour associer les salariés à la réussite de l’entreprise, garantir leur engagement et évoluer vers des entreprises robustes et attractives. On doit simplifier la participation, généraliser l’intéressement et encourager l’actionnariat salarié.

Julien Denormandie (ministre de la Ville et du Logement)
- Ne rien laisser passer. Tolérance zéro contre les marchands de sommeil qui exploitent la détresse de certains. La loi ÉLAN que j’ai portée renforce drastiquement les sanctions.
- Dans les quartiers, le manque d'équipement informatique empêche certains élèves de bénéficier de la continuité éducative. Nous avons créé un fonds de 10m€ pour que les collectivités locales puissent acheter le matériel nécessaire pour eux.
- La crise a accentué des inégalités préexistantes en termes d'infrastructures et d'usages du numérique. Inverser la donne doit être une priorité. Nous l'avons fait pour le New Deal mobile. Nous continuerons. Pour que le numérique soit réellement au cœur de la relance pour tous.

Frédérique Vidal (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation)
- Dans les prochaines semaines, j'irai à la rencontre des acteurs de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation qui joueront un rôle déterminant dans la France de demain.
- Sortir de la crise sanitaire actuelle par la mobilisation de la recherche scientifique pour mieux rebondir et relancer le pays.
- Lutter contre la fracture numérique alors que la crise a accentué les phénomènes d’isolement. L’Etat est aux côtés des acteurs de terrain pour lutter contre les inégalités.
- La France est en pointe sur la recherche vaccinale, nous nous engageons pour la soutenir : 3 projets de candidats vaccins ont été sélectionnés.
- Nous travaillons avec l’ensemble des établissements sur plusieurs scenarii pour préparer une rentrée avec des contraintes sanitaires. Nous espérons tous qu’elle pourra se dérouler dans les conditions les plus normales possibles.
- Emmanuel Macron a annoncé un investissement de 25Md€ dans la recherche pour les 10 prochaines années. C’est la valeur ajoutée que nous donnerons à nos filières industrielles françaises par l’innovation qui nous permettra de continuer à rayonner dans le monde.
- Prévenir les risques psychologiques des étudiants figure parmi nos priorités notamment en cette période de crise qui a parfois été une réelle épreuve pour nos jeunes.

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance)
Durant la crise, les Français ont été la vigie de la sécurité des enfants. La France ne peut plus accepter qu'un enfant meure tous les quatre jours sous les coups de ses parents. J'annonce des états généraux contre les violences faites aux enfants.

Amélie de Montchalin (secrétaire d’Etat aux Affaires européennes)
- Cette crise majeure doit faire passer à l'Europe un nouveau cap : souveraineté et solidarité. L’objectif de la France est d'obtenir un accord politique début juillet, car il y a urgence.
- Si on n’aide pas l’Italie à la hauteur du choc qu’elle a subi, la France ne repartira pas non plus. Nos entreprises françaises ont besoin de leurs clients et de leurs fournisseurs italiens!
- Il n’y a pas de France, ni d’Allemagne, ni d’Espagne, ni de Pays-Bas forts dans une Europe faible. Aucun pays n’est une île qui peut s’en sortir seule. Cette réalité est notre meilleur argument pour convaincre tous les États membres.
- Quand on met du poids politique, de la volonté, de la persévérance, comme Emmanuel Macron, Angela Merkel, et Ursula von der Leyen, on fait avancer l’Europe. Maintenant, il nous faut trouver un accord le plus vite possible sur cette proposition de fonds de relance et de budget européen.
- L’initiative francoallemande pour l’Europe restera comme l’un des moments politiques les plus forts depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Elle a mis l’Europe sur la route de la solidarité et de la souveraineté. La persévérance, le courage, la volonté, ça paye.

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé du numérique)
Le principe de StopCovid, c'est le volontariat. Aucun avantage n'est lié à son installation, aucune contrainte non plus. Comme pour les gestes barrières et le respect du confinement, nous faisons confiance aux Français.

Jean-Baptiste Lemoyne (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)
Il est temps de pouvoir programmer ses vacances et les préparer.

Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes et à la Lutte contre les discriminations)
- Pour que les femmes puissent être en sécurité dans l’espace public, libres d’aller et venir y compris via les transports en commun ou les VTC, je lance avec plusieurs partenaires engagés le Plan Angela contre le harcèlement de rue.
- Le harcèlement de rue pourra désormais être jugé en comparution immédiate. Concrètement, alors que les auteurs peuvent déjà être verbalisés dans la rue dans le cadre d’un flagrant délit ou être condamnés en justice à la suite de plainte pour ″outrage sexiste″, ils seront maintenant détenus jusqu’à leur jugement le jour même en cas de récidive aggravée de faits délictuels.

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale)
Alors qu'aucune aide n'avait été apportée aux collectivités après la crise de 2008, la majorité est à leurs côtés face au COVID19: maintien des dotations depuis 2017, plan massif de soutien à l’investissement des communes et intercommunalités et à la transition écologique.

Stanislas Guerini (délégué général)
- 750 millions € pour aider les communes à faire face à la crise et 1 milliard € pour accompagner leurs investissements dans la transition écologique. Le Gouvernement sera aux côtés des collectivités locales pour accompagner la reprise comme il l’a été ces 3 dernières années.
- Si notre pays a tenu ces dernières semaines, c’est aussi grâce aux réformes engagées depuis trois ans qui ont amélioré notre résilience collective. Le “libérer-protéger” devra rester notre mantra politique.
- En choisissant de s’allier avec Les Républicains, avec la bénédiction de Laurent Wauquiez, plutôt que d’œuvrer au rassemblement de notre famille politique, Gérard Collomb franchit une ligne rouge. Je ne peux l'accepter. Nous ne troquerons jamais nos valeurs contre un mandat.
- Grâce au sens des responsabilités des Français, les nouvelles sont bonnes ! Nous allons pouvoir retrouver plus de libertés. Mais ne relâchons rien de notre vigilance : la bataille n'est pas encore gagnée. Nous la gagnerons, ensemble.
- La politique menée depuis 3 ans porte ses fruits et nous a rendus plus robustes pour affronter la crise. Nous devons rester fidèles à notre mantra : renforcer toujours plus la protection de nos concitoyens sans tourner le dos à la politique de compétitivité des entreprises.
- Les priorités des mois qui viennent sont claires : l'emploi, l'environnement et le social. Ce seront les trois piliers du projet politique que nous porterons.
- Il y a bien une troisième force, celle du dépassement des clivages, qui doit prendre toute sa place. Le 28 juin, il n'y aura qu'un seul bulletin pour le changement à Paris : celui d'Agnès Buzyn. Ensemble, pour Paris.
 - À la base d’En Marche, il y a l’idée du dépassement des clivages politiques. Le dépassement, ce n’est pas la restauration de courants de gauche ou de droite. Plutôt que de se perdre dans des virages dans un sens ou dans l’autre, nous devons continuer à marcher sur nos deux jambes en poursuivant le “libérer-protéger” qui est notre mantra politique depuis trois ans : permettre à nos entreprises de se développer et de créer des emplois tout en renforçant la protection des plus fragiles. Nous avons des sensibilités diverses. Elles font notre force. C’est grâce à elles que nous avons réussi à réformer le monde du travail, à baisser les impôts, à faire de la France le moteur de la transition écologique en Europe, à mener la bataille contre la pauvreté, à faire de l’éducation une chance pour tous les enfants. Je serai vigilant à ce que nous ne cédions pas aux facilités qui ont conduit les partis traditionnels à leur perte. La République En Marche, c’est avant tout un collectif, et ce collectif restera soudé.
- Cette crise rebat les cartes et appelle chacun à se réinventer. C’est l’objet du travail que nous menons actuellement avec nos adhérents pour reconstruire ensemble notre pays. Dans le temps de l’urgence qui est aujourd’hui le nôtre, j’ai deux obsessions : sauver les emplois à tout prix et ne laisser aucun Français sur le bord de la route. Sauver les emplois, c’est protéger aussi bien les jeunes que nos PME. Il faut tout faire pour que l’on n’ait pas une génération sacrifiée du Covid-19 alors même que l’on était en train de gagner la bataille du chômage. Je propose donc de créer une prime à l’embauche pour les jeunes et, en même temps, d’exonérer de charges toute signature d’un premier CDI pour favoriser la création d’emplois durables. Mais, pour sauver les emplois actuels, il faut protéger celles qui les créent, notamment nos PME. Pour cela, je propose de créer un “livret R” comme “reconstruction” afin d’inciter les Français à rediriger leur épargne vers nos petites entreprises et leur permettre de se financer, d’investir et donc de conserver leurs emplois. Nous devons également veiller à ne laisser aucun Français sur le bord de la route. Pour cela, il faut renforcer nos dispositifs de protection à destination des plus démunis qui ont été très fragilisés par la crise. Je souhaite que l’on mette en place un “chèque déconfinement” pour leur venir en aide ces prochains mois et leur permettre de se nourrir et de s’offrir des loisirs. Pour ce qui est du plan de reconstruction, LaREM plaide pour qu’il repose notamment sur des investissements publics essentiels pour notre avenir en commun : l’éducation, la culture, l’environnement et la santé. Cela nous permettrait par exemple de mettre en place un plan de rénovation thermique des bâtiments publics, au premier rang desquels les écoles, et un plan de développement de la voiture électrique afin de bâtir une économie décarbonée. Les annonces faites en ce sens par le président de la République pour sauver notre industrie automobile et faire de la France le premier producteur européen de véhicules propres sont, à cet égard, historiques. Mais pour pouvoir agir en matière sociale et d’écologie, il nous faudra poursuivre notre politique de soutien à la compétitivité des entreprises. Car se réinventer, ce n’est pas faire table rase du passé. Si notre pays a tenu ces dernières semaines, c’est aussi grâce aux réformes engagées depuis trois ans qui ont amélioré notre résilience collective. Le “monde d’après” ne s’écrira pas à partir d’une page blanche mais à partir d’un système que nous aurons réussi à maintenir debout.

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
- Les résultats sont bons. Si nous pouvons retrouver nos libertés, c'est que nous avons su appliquer les règles. Continuons de respecter celles encore en place et nous gagnerons ensemble.
- Les députés LaREM ont voté aujourd’hui pour que l’application stopcovid voie le jour afin d’augmenter la sécurité sanitaire de nos concitoyens face au Covid19.

Aurore Bergé (porte-parole)
- La crise a aussi révélé des forces : nos agriculteurs, nos libraires, nos entreprises se sont adaptés. Aujourd'hui, la question n'est pas de demander aux Français de travailler plus mais de permettre que l'activité redémarre.
- Les maux qui existaient avant le confinement n'ont pas disparu. Les fractures éducatives, culturelles, numériques se sont d'autant plus révélées. C'est par l'éducation, par la culture, par la réponse écologique que l'on pourra définir un monde d'après.
- La vie culturelle va reprendre ses droits avec la réouverture des salles de spectacle, des théâtres, des salles de cinéma. La liberté retrouvée ne peut exister sans culture. Notre responsabilité est d'accompagner cette réouverture économiquement.
- J'ai quitté les LR parce que je refusais de faire la campagne de François Fillon et que j'ai toujours cru au dépassement politique. Et nous sommes nombreux dans ce cas. Ça n'est certainement pas pour accepter aujourdhui des alliances avec Wauquiez ou Dati.

Coralie Dubost (député)
La crise que nous traversons remet à l’honneur cette idée gaulliste d’association entre les différents acteurs au sein de l’entreprise. Nous avons en effet tous constaté pendant le confinement le rôle majeur joué par des employés aux salaires peu élevés. Il faut en tirer les leçons en associant mieux tous les salariés aux résultats de leur entreprise. (…) La loi Pacte s’était essentiellement attelée à simplifier et rendre plus attractif l’intéressement, un excellent outil managérial que l’on peut adapter au cas par cas au profil de chaque salarié. En revanche, la participation, au ressort plus collectif, avait été peu réformée. (…) Il faudrait d’abord revoir la formule de la participation, plus adaptée aux entreprises très hiérarchiques des années 1970 qu’aux groupes de services que nous connaissons aujourd’hui. Lors de la loi Pacte, j’avais aussi défendu, sans succès à l’époque, l’idée de rendre le montant de la participation progressif jusqu’à 80.000 euros de salaire, au lieu de 120.000 euros, et de réinjecter dans les bas salaires les économies réalisées sur les plus aisés. Cela me semble d’actualité.

●MoDem
Dépôt par le groupe MoDem d'une proposition de loi visant à rétablir le vote par correspondance. Elle doit permettre de mettre en place un cadre démocratique pour que chaque citoyen puisse remplir son devoir, sans choisir entre ses droits civiques et sa santé.

Nathalie Avy-Elimas (députée)
- Le confinement a mis à mal des budgets déjà fragiles qui risquent le surendettement. Je demande que les familles soient soutenues dès le plan de relance et porterai des propositions concrètes ds mon rapport
- L'épidémie n'est pas derrière nous, nous devons maintenir nos efforts et être collectivement responsables.

Isabelle Florennes (députée)
- Ce que j’ai retenu du discours du Premier ministre, c’est que nous allons pouvoir souffler un peu!
- Le plus important c’est que ces lycées puissent réouvrir leurs portes, accueillir les élèves et leur permettre d’accéder à une certification.

●Mouvement radical
Laurent Hénart (président)
Un immense travail est devant nous maintenant pour relancer notre économie, protéger nos emplois et retrouver une convivialité... sans mettre en péril notre santé. Je serai au rendez-vous de ce nouveau défi, comme je l’ai été depuis le début de la crise.

● Autres
(Personnalités ou organisations centristes)
Jean-Pierre Raffarin (ancien premier ministre)
- USA-OMS. Quitter les instances internationales n’est pas une attitude favorable à la Paix. Le multilateralisme sans les USA cela n’a pas de sens. Tout le monde doit être autour de la table. La chaise vide, c’est le recul de la raison. C’est dangereux!
- Cette crise doit lancer un nouvel élan pour la décentralisation. L’Etat ne peut se renforcer que par l’audace. La congestion cérébrale le guette.
- Débat décentralisation: et si les régions et l’Etat créaient ensemble "un collège national de la prospective régionale". Les démocraties ne peuvent sacrifier le long terme. "Quand l’immédiat dévore, l’esprit dérive" (E.Morin).
- Débat décentralisation: Et si on confiait les politiques de l’emploi aux régions? Elles gèrent déjà plusieurs politiques économiques.
- Débat décentralisation: Et si chaque niveau de collectivité avait une ressource fiscale spécifique, au lieu de la confusion actuelle?
- Débat décentralisation: et si on fusionnait des départements moins peuplés avec leur voisin?