vendredi 12 avril 2024

Présidentielles USA 2024. Trump veut se faire réélire pour se venger et mettre les centristes Clinton et Biden en prison


Il le dit et le redit comme une litanie lors de tout ses meetings, ses tweets et ses interviews, Donald Trump se vengera.

De quoi?

Essentiellement d’avoir été battu lors de la présidentielle de 2020 face à Joe Biden qui, rappelons-le, a obtenu, non seulement, un nombre délégués nettement supérieur au sien (306 contre 232) mais plus de sept millions de voix en plus (très exactement 7.052.120).

Peu importe, et peu importe qu’il y croit ou non, il estime qu’on lui a volé cette élection.

En réalité personne ne sait vraiment s’il le pense car entre son narcissisme, son esprit dérangé et une sénilité précoce décelée, il est possible qu’il se soit lui-même persuadé qu’il avait été battu par un complot de ce qu’il appelle le «deep state», cet état profond qui gouvernerait les Etats-Unis comme une secte au profit de ces «escrocs de démocrates».

Au-delà de cette fascination, au sens premier du terme, qu’il puisse actuellement rivalisé dans les sondages avec Joe Biden et qu’il ait écrasé les primaires du Parti républicain, donc qu’il compte autant de fan(atique)s, son état psychique fait peser une très lourde menace sur la démocratie étasunienne ainsi que ses convictions extrémistes sans parler de son populisme virulent.

Parce qu’en 2016, lorsqu’il a réussi à se faire élire alors même qu’il avait perdu le vote populaire face à Hillary Clinton de trois millions de voix, ce fut une divine surprise pour lui de se retrouver à la Maison blanche où il n’avait strictement aucune idée de comment gouverner et avec qui à ses côtés.

Ce n’est plus la cas.

Sa revanche, il la prépare depuis novembre 2020 et il a tout un programme et des équipes pour l’appliquer.

Quand il veut gouverner «comme un dictateur» selon ses propres termes, s’attaquer au système judiciaire (ce qu’il avait déjà commencé à faire lors de sa première présidence), juger et mettre en prison ses principaux opposants (dont les centristes Joe Biden et Hillary Clinton) mais aussi tous ceux qui l’ont «trahi» (il promet la peine de mort à certains) ou qui se sont mis ou se mettront en travers de son chemin, être à nouveau dans les pas de Poutine tout en délaissant l’OTAN et ses alliés européens et s’accorder toutes les impunités pour les crimes et les malversations qu’il a commis et qu’il commettra, etc., tout cela est préparé minutieusement ce qui fait que son deuxième mandat serait autrement plus dangereux que son premier passage à Washington.

Raciste, menteur, complotiste, incompétent, psychiquement malade, extrémiste de droite et populiste assumé, fomenteur d’un coup d’Etat après sa défaite en 2020, mis en examen pour 91 chefs d’accusation, le tout animé d’un esprit de revanche et d’une haine rageuse, voilà ce que, peut-être, les Etats-Unis auront comme président au soir du 5 novembre prochain.

Et il pourra compter sur toute une populace tout aussi haineuse que lui pour le soutenir, celle où l'on trouve des hommes et des femmes qui disent que Trump a été envoyé (littéralement) par Dieu pour sauver l'Amérique et qu'ils préfèreront mourir s'il était battu par Joe Biden.

 

jeudi 11 avril 2024

Européennes 2024. Sondage quotidien IFOP – RN à 31% / Majorité présidentielle à 18% / PS à 12,5% / Extrêmes à 51%


Selon les résultats de la troisième vague du sondage quotidien («rolling») de l’institut IFOP pour LCI, Sud Radio et Le Figaro concernant les élections européennes, la liste du RN arrive en tête des intentions de vote avec 31% (-0,5) devant la liste de la majorité présidentielle (Renaissance, MoDem, Horizons) avec 18% (-0,5).

Viennent ensuite la liste du PS à 12,5% (+0,5), celle de LR à 8,5% (=), celle de LFI à 8% (=), celle de Reconquête à 6,5% (=) et celle d’EELV à 6% (+0,5).

Les listes des partis extrémistes sont à 51% (-0,5) des intentions de vote.

 

Résultats
- LO: 0,5% (=)
- NPA: 0,5% (=)
- LFI: 8% (=)
- PC: 3% (+0,5)

- Nouvelle donne: 0,5 (=)
- PS: 12,5% (+0,5)
- EELV: 6% (+0,5)
- PRG: 0,5% (=)
- Parti animaliste: 1,5% (+0,5)
- Ecologie au Centre: 1% (-0,5)
- Renaissance/MoDem/ Horizons: 18% (-0,5)
- LR: 8,5% (=)
- UPR: 0,5% (=)
- Alliance rurale: 0,5% (-0,5)
- RN:31% (-0,5)
- Reconquête: 6,5% (=)
- Les Patriotes: 0,5% (=)
- Autres: 0,5% (=)
(Nota: Les listes en-dessous de 0,5% d’intentions de votes ne sont pas prises en compte; celles qui n’ont pas de comparaison avec la précédente vague sont celles qui étaient en-dessous de 0,5% d’intentions de vote)

 

En projection de sièges:
- LFI: 7 (=)
- PS: 11 (=)
- EELV: 5 (=)
- Majorité présidentielle: 16 (-1)
- LR: 7 (=)
- RN: 29 (=)
- Reconquête: 6 (+1)
(Toutes les autres listes n’ont aucun élu)

 

Rappel résultats
- Présidentielle 2022: Droite: 40,19%; Gauche: 31,94%; Axe central: 27,85%
- Législatives 2022: Droite: 36,80 %; Gauche: 33,20%; Axe central: 27,87%; divers: 2,13%
- Européennes 2019 / 34 listes ayant obtenu des voix dont: RN: 23,24%; Majorité présidentielle: 22,42%; EELV: 13,48%; LR: 8,48%; LFI: 6,31%; PS: 6,19%

 

(Sondage IFOP réalisé par internet du 4 au 11 avril 2024 auprès d’un échantillon de 1343 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur selon l’institut entre 1,1 et 2,1 points)

 

 

Vues du Centre. Quand les charognards croient que le pouvoir est en train de s’effondrer

Par Jean-François Borrou


Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste. 
Jean-François Borrou est le pseudonyme d’un journaliste proche des idées centristes. 

Les attaques violentes, sans nuances, grossières voire insultantes pleuvent de plus en plus sur le Président de la république, le Gouvernement et sa majorité centrale et centriste.

A la manette, quelques politiciens, toujours les mêmes ainsi que certains médias avec quelques nouveautés.

Pas dans les attaques mais dans le degré de celles-ci.

Ainsi, par exemple, du Figaro dont toutes les dernières Unes sont, non seulement, à charge contre le pouvoir en place mais avec des accroches virulentes et excessives dont le but est une volonté manifeste de déconsidérer la majorité en place afin de susciter une anxiété donc une réaction démesurée.

Mais le quotidien de droite de plus en plus radicale n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Les magazines Le Point et Marianne, eux, sont carrément dans la fake news et l’insulte, rappelant des pratiques «journalistiques» passées peu ragoûtantes…

Plus dans la fourberie mais tout autant dans la critique sans nuance, il y a Le Monde du côté gauche de l’échiquier politique avec des constantes insinuations, des commentaires systématiquement à charge et étayés le plus souvent par des «sources» qui sont toujours anonymes voire par l’invention pure et simple de propos, évidemment rapportés...

Mais, comme ses alter ego de droite, ce comportement est celui de charognards qui, sentant avec raison ou non, que le pouvoir en place est dans une grande fragilité, se préparent à la curée avec délectation.

Car ce n’est pas ici une remise en question de la liberté d’opinion, donc d’expression, donc de la presse et du droit à la critique dont on parle.

Non, ce qui est en cause ici c’est une sorte de désinformation à grand spectacle et d’une accusation disproportionnée constamment à charge par la volonté d’établir un climat de confrontation qui, quels que soient les arrière-pensées de ces médias, serviront d’abord les extrémistes et les populistes.

Bien sûr les élections européennes sont un des motifs de cet emballement.

Mais pas seulement parce que ces oppositions virulentes se disent qu’il y a un coup à jouer si la liste de la majorité présidentielle obtient un score très bas.

Comme le rêve d’ailleurs le RN qui, fort de son score et de son avance dans les sondages, a déjà appelé à une dissolution de l’Assemblée nationale, un rêve que partage LFI!

Jean-François Borrou