lundi 8 avril 2019

Actualités du Centre. Paroles centristes spécial Grand débat

Voici une sélection des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux à propos des premières conclusions du Grand débat et de l’intervention du Premier ministre, Edouard Philippe, sur le sujet.

Edouard Philippe (Premier ministre)
- A tous les Français qui ont pris le temps d’écrire une contribution, de répondre à un questionnaire en ligne, de remplir un des 16 000 cahiers citoyens disponibles dans les mairies, de participer à des réunions publiques : merci.
- Dès notre arrivée, nous avons baissé les cotisations sociales, baissé la taxe d’habitation, baissé l’impôt sur les sociétés. Notre pays a atteint une sorte de "tolérance fiscale zéro": nous devons aller encore plus vite.
- Un débat, ça ne marche que si des femmes et des hommes s’en emparent, le nourrissent, le modifient, le densifient, l’agitent. Et cela, il n’y a que l’intelligence collective qui en est capable : celle du peuple français.
- Ce temps consacré au Grand débat était nécessaire : pour que chacun puisse s'exprimer, pour que nous puissions écouter, pour que les thématiques retenues s'installent dans le débat public et pour que d'autres thématiques puissent émerger.
- Dans ce débat, rien ne devait être caché et très vite, la liberté de parole a pris le relais. Toutes les données sont désormais disponibles et ouvertes à tous ceux qui voudront s'en saisir, les interroger et les analyser.
- Le besoin de changement est si radical que tout conservatisme serait impardonnable. Vous pouvez compter sur ma détermination absolue pour faire du succès du Grand débat, une chance pour les Français, pour nos territoires et pour notre avenir.
- Les Français ne sont pas climato-sceptiques. Changer de comportement, oui. En revanche, ils ne veulent plus que des taxes leur dictent ce qu’ils doivent faire
- Certains annonçaient l’avènement d’une forme de démocratie directe et médiatique permanente. Ce n’est pas ce que les Français veulent. Ils veulent une démocratie plus représentative, plus transparente, plus efficace.
- Nous ne pourrons plus gouverner comme avant. L'expérience du Grand débat sera utile pour bâtir une démocratie participative au long cours.
- Nous vivons dans un pays où, à certains endroits, on ne se voit plus et on ne se parle plus. Et quand le service public ferme ou déménage, c’est l’Etat – le dernier rempart - qui abandonne aussi.
- Les Français ont compris, avec plus de maturité que certaines formations politiques, qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique.
- Ces réunions publiques se sont déroulées dans des conditions exemplaires. Nous avons reconquis des espaces publics dans lesquels il est possible d’échanger avec respect plutôt que de s’insulter dans l’anonymat. Sans les maires de France, ce débat n’aurait eu de grand que le nom.

Sébastien Lecornu (LREM, ministre des collectivités territoriales, animateur du Grand débat)
- Que ce soit sur Internet, dans un cahier citoyen ou dans un débat public, tous les Français ont pu participer au Grand débat national.
- Le Grand débat national est désormais achevé et les différentes contributions citoyennes ont été analysées de façon indépendante, sous l'autorité du collège des garants.
- J’ai pu constater l’envie, la mobilisation, et quelques soient les sensibilités politiques ou la taille de la commune, une attitude républicaine des maires dans le Grand débat! Ils ont organisé 50% des 10 134 réunions locales et 16 337 maires ont ouvert des cahiers citoyens.

Emmanuelle Wargon (LREM, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, animatrice du Grand débat)
 Partout en France, il y a eu des débats sur les enjeux nationaux avec animation et avec respect. C’était un vrai moment démocratique.

Marc Fesneau (MoDem, ministre des relations avec le Parlement)
Grand débat et paroles des Français: Premier enseignement : un débat inédit par sa forme et son ampleur. 1 commune sur 2 engagée, grâce aux maires comme chevilles ouvrières 2,8M de citoyens ayant consulté la plateforme en ligne 1,9M de contributions 10 000 réunions locales. Deuxième enseignement : un débat ouvert, transparent, apaisé et serein. Un débat dont les garanties d’honnêteté et d’inclusion sont reconnues par le collège des garants.

Stanislas Guerini (LREM, délégué général)
Pour ces jeunes qui se lèvent et qui disent au gouvernement "ne laissez pas tomber nos propositions pour l'environnement", nous avons le devoir d'apporter des réponses fortes, de dépasser nos différends pour refaire Nation.

François Bayrou (MoDem, président)
- Ce qui est important, c'est de mesurer l'enjeu qui est immense car, d'habitude, c'est l'élection présidentielle qui permet à un pays de définir tant bien que mal, parce qu’il y a évidemment la pression des sondages, la pression de l'air du temps, ce que va être le cap, la direction mais cela fait trente ans que, les Français l'ont vérifié, l'élection présidentielle de ce point de vue-là ne suffisait pas, car, dès qu’elle est passée, on se retrouve avec les difficultés de la veille et les habitudes de la veille. Cette fois-ci, parce qu'il y a eu ce mouvement et parce qu'il y a eu le Grand débat avec des centaines de milliers de Français qui ont participé, qui ont donné leur sentiment, leur avis directement ou par écrit, alors maintenant on va pouvoir, en dehors des pressions électorales, définir ce que doit être ce que les Français attendent de la direction de leur pays.
- [Emmanuel Macron] a déjà montré beaucoup de courage en allant, pendant des dizaines d’heures et même on dit une centaine d’heures, directement devant les Français pendant un temps extrêmement long et qui a permis à tout le monde de voir quel homme il était, de quel homme il s'agissait.
- [Il faut] que les Français vérifient que c'est un nouvel acte qui va s'ouvrir. Je disais trente ans d'insatisfactions, de déceptions, de fermentation de ces questions que l'on a vu surgir et qui sont de toutes natures, démocratiques, sociales, économiques et de considérations pour les Français. Donc, il faut que tous les citoyens aient le sentiment, la certitude, que c'est un nouvel acte qui va s'ouvrir.

Mouvement radical
Le gouvernement a entendu l’exaspération de nos concitoyens et pointé les priorités : justice fiscale et sociale, démocratie directe, transition écologique. Le Mouvement radical fait des propositions concrètes. Place maintenant à l’action avec les élus et corps intermédiaires!

Laurent Hénart (Mouvement Radical, président)
Le Premier ministre a officiellement conclu ce jour le Grand Débat national. Si les radicaux restent vigilants sur l’utilisation de la production de ce Grand débat, nous saluons cette opération inédite d’expression citoyenne. Le Premier ministre a fait preuve d’écoute et de compréhension des fortes demandes exprimées par nos concitoyen(ne)s en matière de justice fiscale et sociale, de transition écologique, de renouvellement démocratique ou de soutien nécessaire à l’économie. Sur tous ces sujets, les radicaux ont d’ores et déjà travaillé à des mesures concrètes, telles que la généralisation de l’intéressement (ou participation) à toutes les entreprises de plus de 10 salariés, une nouvelle gouvernance basée sur des relations contractuelles entre l’État, les territoires et les acteurs sociaux, la garantie de vraies libertés pour les territoires, notamment l’attribution d’un pouvoir réglementaire, ou encore l’utilisation de référendums citoyens encadrés et préparés. Nous appelons désormais l’exécutif à passer à l’action en changeant en profondeur de méthode pour répondre aux problèmes critiques auxquels nos concitoyens sont confrontés. Tous, la démocratie représentative, les corps intermédiaires et les citoyen(ne)s directement par l’usage du référendum, doivent désormais participer à la transformation de notre pays.

Bertrand Pancher (Mouvement radical, député)
Restitution du Grand débat national par Edouard Philippe: C’est important d’indiquer les grandes tendances , ce qui le sera davantage ce sont les 1ères mesures demandées, la façon dont on va travailler collectivement les propositions et le nouveau cadre démocratique


Européennes 2019. Sondage (Ifop) – LREM-MoDem en tête à 23% (↘), UDI à 3% (↗); centristes à 26% (=)

Selon la vague de ce lundi 8 avril 2019 du sondage quotidien euro-rolling de l’IFOP pour Paris Match, CNews et Sud radio, la liste Renaissance (LREM-MoDem), en baisse de 0,5 point, demeure en tête des intentions de vote pour les élections européennes de mai et garde sa marge (2,5 points) face au RN qui subit la même baisse.
Avec une nouvelle hausse de 0,5 point, la liste Les Européens (UDI) est, pour la deuxième fois consécutive au plus haut dans ce sondage quotidien (à 3%) même si elle est encore loin d’être en mesure d’avoir des élus mais pourrait être remboursée de ses frais de campagne...
En tout cas, cet apport permet au Centre de demeurer à des niveaux élevés (26%) des intentions de vote.

► Les intentions de vote par liste selon les scores (du plus haut au plus bas):
- LREM-MoDem (La république en marche, Mouvement démocrate, Agir, Mouvement radical & divers; centre): 23% (-0,5)
- RN (Rassemblement national; extrême-droite populiste): 20,5% (-0,5)
- LR (Les Républicains; droite & droite radicale): 13% (=).
- LFI (La France insoumise; extrême-gauche populiste): 8,5% (=)
- EELV (Europe-écologie-les-verts; écologie): 7,5% (=)
- PS (Parti socialiste; gauche): 5% (=)
- DLF (Debout la France; droite radicale populiste): 4,5% (-0,5)
- Gilets jaunes (populiste): 3,5% (+0,5)
- Génération.s (gauche radicale): 3% (-0,5)
- UDI (Union des démocrates et indépendants; centre): 3% (+0,5)
- PC (Parti communiste; extrême-gauche): 2,5% (+0,5)
- LP (Les Patriotes; extrême-droite): 2,5% (+0,5)
- Autre liste (1% (=)
- UPR (Union pour la république; droite radicale populiste): 1% (=)
- LO (Lutte ouvrière; extrême-gauche): 1% (=)
- Résistons (droite radicale, populiste): 0,5% (=)
- NPA (Nouveau parti anticapitaliste; extrême-gauche: 0,0% (=)

► Les listes centristes obtiennent 26% des intentions de vote (=), avec une baisse pour la liste Renaissance (LREM-MoDem) et une progression de 0,5 point pour la liste Les Européens (UDI).

Rappelons que le seuil de remboursement de campagne est à 3% et le seuil d’élection de députés est à 5%.

(Sondage IFOP réalisé par internet tous les jours depuis le 8 mars 2019 auprès d’un échantillon quotidien de 500 personnes (40.000 personnes sur la période totale du sondage) représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur de 3 points)


Européennes 2019. Sondage des sondages (Politico) – Centristes à 116 députés (=) dont 94 ALDE et 22 LREM

Voici, au lundi 8 avril 2019, les résultats en sièges des différents groupes du Parlement européen selon le sondage des sondages quotidien réalisé par le site Politico Europe pour les élections européennes, avec des centristes stables à 116 députés.
- Alliance des Libéraux et démocrates pour l’Europe (ALDE, centre): 94 (=)
- Alliance progressiste des socialistes et démocrate (S&D, gauche): 137 (=)
- Conservateurs et réformistes européens (CRE, droite radicale): 59 (=)
- Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD, populiste de droite): 32 (=)
- Europe des nations et des libertés (ENL, extrême-droite): 63 (=)
- Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL, extrême-gauche): 48 (=)
- Groupe des Verts/Alliance libre européenne (The Greens/EFA, écologiste): 44 (=)
- Parti populaire européen (PPE, droite): 178 (=)
- Non-inscrit: 8 (=)
- Nouveau (partis créés depuis la dernière élection au Parlement européenne de 2014): 42 (=) dont 22 LREM (=)
Score des centristes: ALDE + LREM: 116 (=)


L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Entre raison et progrès, je pari sur le second pour sauver la planète

Est-il possible de transformer les humains en êtres raisonnables, respectueux et responsables? Non.
En tout cas, cet état n’a jamais existé au cours de l’Histoire et rien ne prouve qu’il puisse exister dans un futur proche ou dans un avenir lointain.
Devons nous alors en tirer la conclusion que nous devons abandonner tout espoir en la matière? Non.
Devons faire le constat irrémédiable que, étant ce que nous sommes, étant ce qu’est notre existence incertaine dans un monde incertain, nous soyons incapables définitivement de sauver notre planète? Non.
Devons-nous, comme le prônent certains écologistes extrémistes et illuminés, souhaiter la disparation de la race humaine pour le bien de la planète Terre? Bien évidemment que non.
Devons-nous continuer à tenter malgré tout, sans relâche jusqu’à l’épuisement, tel Sisyphe sur son rocher, d’inculquer à l’humain les valeurs humanistes? Oui.
Pourquoi?
Parce que c’est la seule façon de sauver, in fine, l’Humanité et la planète sur laquelle elle vit tout en assurant à la première une vie décente et à la seconde une protection contre nos dégradations.
Que l’on ne se méprenne pas.
Si nous continuons à vivre comme nous le faisons, l’Humanité entière ne disparaitra pas mais une partie d’entre elle, plus ou moins importante.
Quand les dinosaures ont disparu après le cataclysme dont on ne connait pas exactement les causes (météorites, éruption volcanique…), les mammifères, eux, espèce à laquelle nous appartenons, ont résisté et ils résisteront à une extinction sauf si la planète implose ou si les conditions de vie sont définitivement détruites partout et pour tous, deux probabilités extrêmement faibles avant l’explosion du soleil dans quelques milliards d’années…
Donc, et d’ailleurs certains – et pas seulement les «survivalistes»! – y pensent, il y aura des survivants.
Combien?
Cent mille, dix millions, plus, moins?
Personne ne peut le dire.
Mais, ce constat n’est pas et ne peut être une réponse humaniste qui est de sauver tout le monde dans la limite du possible, c'est-à-dire de l’action humaine et de ses capacités d’aujourd’hui et de demain.
Et, dans ces capacités il y a celles de la raison, du respect et de la responsabilité.
Attention, là aussi, il ne faut pas se méprendre.
Ce n’est pas parce que nous avons théoriquement les trois capacités citées ci-dessus que nous voulons les mettre en œuvre.
Jusqu’à maintenant, la réalité est là, nous ne l’avons jamais fait collectivement ou lors de circonstances exceptionnelles et très limitées dans le temps (comme faire la paix, par exemple ou signer une convention sur les droits de l’enfant).
Dès lors, suite à ce constat désespérant,  pour sauver la planète, je choisis à court et moyen terme le progrès plutôt que la raison par simple application du principe de réalité.
L’être humain n’est pas du tout raisonnable, loin d’être responsable et peu respectueux, surtout quand il est en groupe où la raison, la responsabilité et le respect se diluent et s’évaporent soudainement, donnant naissance à des comportements inacceptables, voire intolérables.
Que tous ceux qui ont été un jour supporteurs d’une équipe de football me disent le contraire!
En revanche, il est ingénieux.
Nous avons réussi à vivre une existence à peine croyable par nos ancêtres pas si lointains avec les progrès de l’hygiène, de la médecine, de l’agriculture, de nos artefacts, etc.
Mais cela ne nous a pas empêché de nous entretuer, de perpéter des massacres indicibles, de détruire nos écosystèmes, de créer les conditions d’un holocauste mondial.
Le XX° siècle a été dans ces domaines l’exemple (indépassable?!) de notre génie et de notre infamie.
Malheureusement, le deuxième millénaire ne nous a pas encore montré un changement consistant dans nos comportements tout en nous démontrant que notre capacité à créer était bien extraordinaire.
Or donc, ce n’est pas la raison qui a sauvé le monde jusqu’ici mais bien le progrès.
Et demain, ce sera pareil.
Comme il est donc impossible de nous transformer en êtres raisonnables, respectueux et responsables dans des temps proches, c’est pourquoi, entre raison humaine et progrès scientifique et technologique, je pari sur le second.
Avec des regrets mais avec lucidité.
Et je ne pars pas battu mais raisonnablement optimiste dans notre capacité à trouver des solutions pérennes.
Bien sûr, quand nous avons remplacé les chevaux par les moteurs à explosion dans les villes, tout le monde s’est écrié que nous avions vaincu une pollution absolument invivable avec, dû au crottin de cheval qui s’amoncelait dans les rues, dans les décharges et partout ailleurs, des odeurs nauséabondes mais aussi des risques sanitaires importants.
En réalité, nous avions remplacé, sans vraiment le savoir, un problème par un autre.
Et c’est sans doute ce qui nous guette avec la voiture électrique qui, si elle se généralise comme la voiture à essence, génèrera une pollution monstrueuse due aux batteries électriques (sans oublier tous les autres fluides et matériaux que l’on trouve déjà dans nos voitures actuelles).
Pour autant, nous avançons même si nous devons nous rappeler que, de tout temps, la vie sur terre a été un risque où nous devions choisir une voie par rapport à une autre tout en sachant qu’aucune des deux n’étaient sûres à 100%.
Ainsi en ira-t-il encore demain et après-demain.
Néanmoins, nous savons un peu mieux où nous devons aller, et cela est une grande force pour trouver des outils scientifiques et technologiques qui nous permettront de mettre en place une société meilleure.
Cela ne nous exemptera jamais de trouver la raison, de pratiquer le respect et d’accepter notre devoir de responsabilité et de mettre en œuvre réellement les valeurs humanistes.
Jamais.