jeudi 10 janvier 2019

Actualités du Centre. Nouvelle édition corrigée et augmentée de l’ouvrage «Sans information citoyenne pas de vraie démocratie d’Alexandre Vatimbella

La nouvelle édition de l’ouvrage d’Alexandre Vatimbella «Sans information citoyenne, pas de démocratie» vient de sortir avec corrections et ajouts aux Editions du CREC.
Pour se le procurer cliquez ici.
Deux autres ouvrages du même auteur devraient paraitre en 2019: «L’individu du XXI° siècle, prédateur de la démocratie?»; «La démocratie du respect et de la dignité».

Voici un extrait de l’ouvrage (la table des matières est consultable avec le lien ci-dessus):

Cela fait longtemps que je m’intéresse au problème de l’information citoyenne, de sa véracité et de son rôle éminent dans le fonctionnement d’une démocratie républicaine. Cela fait également longtemps que je travaille sur le sujet. Mais je n’avais pas imaginé qu’en ce début de XXI° siècle nous allions entrer aussi vite dans l’ère des «fake news» (infox en français), de la «post-vérité», du mensonge organisé, des «faits alternatifs», des fausses équivalences et du complot, même si tous ces termes, certains récents, font référence à des pratiques immémoriales qui se font appeler depuis toujours propagande et désinformation. Sans doute que la dorénavant prégnance d’internet dans l’information des citoyens avec, entre autres, le développement exponentiel des réseaux sociaux et des blogs, mais aussi un quotidien désormais réglé par l’information 24 heures sur 24 ont fait passer cette propagande et cette désinformation dans une démocratie d’un travail artisanal style PME à une production industrielle style multinationale…

Quoi qu’il en soit, cette situation nécessite une réelle réflexion sur l’information citoyenne car il en va de l’avenir de la démocratie dans les pays où elle est le régime en place mais aussi dans le monde entier. Les agissements d’un populiste démagogue, Donald Trump, qui, grâce aux mensonges proférés tout au long d’une campagne électorale, est devenu le président de la première puissance mondiale en 2016, l’utilisation de l’information grand public pour déstabiliser tous les opposants et les critiques de son régime autocratique par l’inquiétant Vladimir Poutine depuis son arrivée au pouvoir en Russie, la crédulité de la population des pays démocratiques malgré une élévation de son niveau intellectuel, démontrent l’urgence que les sociétés libres et ouvertes se mobilisent, s’emparent de la thématique, réfléchissent et agissent rapidement. Bien entendu, l’importance de cette réflexion va nettement au-delà de ces manifestations conjoncturelles parce que ces dernières sont les témoignages d’une situation critique qui doit être étudiée et dénoncée afin de trouver les solutions indispensables pour (re)venir à cette information citoyenne, pilier de la démocratie républicaine.

Ce travail s’inscrit donc dans cette tâche de permettre aux citoyens de s’informer du mieux possible, c’est-à-dire en ayant accès aux informations, en pouvant savoir ce qui s’est passé pour qu’ils se forment en toute indépendance une opinion qui leur permettent d’exercer leur rôle en toute capacité et en toute responsabilité dans une démocratie républicaine.

Cependant, que le lecteur ne se méprenne pas: il ne s’agit en aucun cas d’un ouvrage contre les médias, la presse, le journalisme et les journalistes et encore moins contre la liberté d’expression et la liberté de la presse qui en découle, toutes deux fondamentales pour l’existence de la liberté. Au-delà de leur rôle indispensable pour qu’une démocratie républicaine existe, s’il y a des mauvais (voire très mauvais) médias et journalistes, il y en a aussi des bons (voire des très bons). Et même s’il y a des médias et des journalistes qui jouent contre cette même démocratie républicaine, c'est-à-dire le seul régime qui permet leur existence et leur liberté, il y en a d’autres qui sont pleinement conscients de leur rôle et de leur mission pour la faire vivre et émanciper le citoyen avec un grand professionnalisme et une évidente déontologie. Comme dans tout secteur économique et professionnel, il y a des crapules et des escrocs mais aussi des entreprises et des individus de très grande qualité.

Mais que le lecteur comprenne bien, néanmoins, que le but de cet ouvrage est avant tout un plaidoyer pour l’existence réelle d’une information qui libère et émancipe le citoyen, donc il est critique de la situation que ce dernier vit actuellement dans un monde où dans la plupart des pays il n’a pas de liberté d’expression et où n’existe pas celle de la presse pour qu’il s’informe en toute indépendance, et où dans des démocratie républicaines celles-ci sont parfois et très souvent loin de répondre à l’indispensable information citoyenne.


Actualités du Centre. Axe central: Alain Juppé défend la démocratie et l’Europe

Alain Juppé
Lors de ses vœux pour la nouvelle année, Alain Juppé s’est inquiété du climat politique avec la montée des populismes caractérisée actuellement par le mouvement de foule des gilets jaunes, celle de l’extrémisme, au moment où des membres de LR (parti qu’il a fondé) rejoignent le Rassemblement national de la famille Le Pen et où Laurent Wauquiez, son président, tient des propos de plus en plus radicaux, mais aussi par la crise de l’Union européenne qui risque de marginaliser les pays européens.
Et, contrairement à d’autres, il estime que le temps est, pour les défenseurs de la démocratie républicaine libérale et représentative, à l’union autour des valeurs et des principes que partagent tous les démocrates libéraux.
Dans ses propos tenus à Bordeaux, la ville dont il est le maire, il a confirmé son départ de LR parce qu’entre autres, «Il y a les mots et les faits: on continue de dire que LR n'a rien à voir avec le Rassemblement national. Mais il y a des moments où je me demande qui j'entends à la radio, s'il s'agit d'un membre de LR ou du RN…».
Quant à sa situation politique, il se réjouit d’être «à un moment de ma vie où ne plus avoir d'étiquette me donne plus de liberté d'expression. Je me sens libre».
Concernant les gilets jaunes, selon lui, la démocratie et la liberté sont en danger:
«Quand j'entends dire que la séparation des pouvoirs, l'équilibre des pouvoirs, les contre-pouvoirs, tout ça c'est du pipeau et qu'il faut passer maintenant à la souveraineté populaire, ça me rappelle des choses un peu terrifiantes en termes historiques».
«Sans dramatiser, ajoute-t-il, je me demande si notre liberté n'est pas menacée par toutes sortes de forces contraires et de pressions diverses», avec «un poujadisme et un populisme de toutes sortes» ainsi que des «ultras anarchistes ou révolutionnaires qui veulent casser la baraque et casser la République».
Quant aux «voleurs, pillards, vandales, comme on en a vu samedi après samedi dans les rues de Bordeaux, ils n'ont pas leur place dans l'espace public ni ailleurs. Donc le gouvernement doit faire respecter l'ordre républicain».
Evoquant le grand débat public, il estime qu’il doit «donner la parole à ceux qui veulent la prendre de bonne foi, qui ont des propositions concrètes à faire et d'essayer ensuite d'en tirer des mesures à proposer».
Sur l’Europe, il sera aux côtés de la liste «qui sera la plus apte à porter le projet européen» qu’il soutient.
Car, poursuit-il, «l'enjeu est fondamental: si nous nous séparons les uns des autres en Europe, nous allons devenir de petits pays vassaux de la Chine, la Russie ou les États-Unis, et perdre notre souveraineté. (…) L'Europe est menacée de tous les côtés, mais aussi de l'intérieur par ceux qui contestent ses valeurs fondamentales (…) Il faut donc que les vrais européens, les pro-européens se mobilisent et je le ferai».
Et il espère que le scrutin européen de mai prochain ne se transformera pas en un vote «pour ou contre le gouvernement. Certains partis vont tout faire pour» que ce soit le cas.