jeudi 15 avril 2021

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Le Centrisme un idéal pragmatique basé sur des valeurs humanistes immuables et le principe de réalité

Bien évidemment, le combat politique est contingent de la situation du moment.

Se positionner face à l’Allemagne (et non aux Allemands) au temps d’Hitler n’est pas la même chose que le faire du temps de Merkel.

La lutte contre l’extrême droite quand celle-ci fait 1% des voix n’a pas la même prégnance que quand elle est à 30%.

Adopter de fortes mesures sociales en cas de crise économique et restreindre certaines libertés en cas de guerre ne veut pas dire que l’on a renoncé à promouvoir la liberté d’entreprendre et celle d’opinion quand aucune urgence ne menace la communauté.

De même pour une crise sanitaire qui peut imposer des mesures ponctuelles pour protéger les populations contre un risque extrême.

Evoluer sur certaines questions parce que la société a évolué (par exemple de pouvoir donner plus de responsabilités à des populations qui sont devenues capables de remplir et gérer certaines tâches) n’est pas en contradiction avec le refus de le faire quand les circonstances ne s’y prêtaient pas.

Oui, le principe de réalité impose l’adaptation continuelle par rapport aux circonstances que celles-ci soient positives ou négatives.

De même, il faut prendre en compte tout ce qui concoure à des évolutions sociétales, soit pour les réguler, soit pour les combattre.

Quant aux mutations longues et profondes, il faut les accompagner pour qu’elles produisent du progrès et non une régression.

En revanche, ce que je réfute c’est l’adaptation des valeurs que l’on porte et que l’on défend à la situation du moment.

Car c’est bien parce que l’on porte des valeurs – humanistes dans mon cas –, qu’on les défend et qu’on ne les galvaude pas ou qu’on les renie au moindre changement, que l’on peut s’adapter à toutes les situations en ne perdant pas de vue les objectifs que l’on poursuit.

Etre pragmatique, porter un idéal pragmatique n’est pas renoncement, bien au contraire mais adaptation de son comportement aux nécessités et réalités du moment tout en gardant sa philosophie de vie et d’action.

Le Centrisme est ce courant de pensée qui, dans une responsabilité sans faille, a toujours décidé de se confronter au réel et pas de le masquer par des constructions idéologiques fumeuses.

Et face à cette réalité incontournable, il a toujours estimé que le pragmatisme devait être une manière de se comporter.

Mais il n’a jamais estimé que celui-ci devait mettre en retrait les valeurs humanistes qu’il porte parce que celles-ci ne peuvent être relatives à une situation donnée.

Elles sont universelles et éternelles.

Ainsi le respect de la dignité humaine ne souffre aucune «pause» ou «restriction».

En outre, rien n’empêche jamais la démocratie républicaine de fonctionner comme l’ont prouvé les Etats-Unis lors de la Guerre de sécession.

En revanche, le Centrisme sait que la marche de l’Humanité n’est pas linéaire et rectiligne, tout comme le progrès, et qu’il faut savoir agir et réagir pour protéger les acquis et ne pas grever les avancées futures.

Valeurs humanistes immuables et principe de réalité ne sont pas opposables, bien au contraire mais les marier constamment nécessite une gouvernance responsable loin des artifices idéologiques et des clientélismes de la Droite et de la Gauche.

Seul le Centrisme, celui du juste équilibre et du respect peut ainsi relever les défis d’une démocratie républicaine quelles que soient les circonstances.

 

 

mercredi 14 avril 2021

Propos centristes. France – Elections régionales; réouverture des commerces; économie, le bout du tunnel est là; aides aux entreprises tant que la crise durera; pollution de l’air, un fléau; gel et agriculture; créer un Etat efficace; agression russe en Ukraine…

Voici une sélection, ce 14 avril 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.


Gouvernement

[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

[Elections régionales les 20 et 27 juin] Les semaines qui nous séparent du scrutin ne seront pas de trop. Pour nous donner le temps utile, nous allons décaler d’une semaine supplémentaire les dates des élections. (…) Nous mettrons en œuvre toutes les dispositions permettant d’assurer la sécurité sanitaire des personnes concourant aux opérations de vote et de tous les électeurs. Le recours au vote par procuration sera à nouveau facilité : chaque électeur aura la possibilité de disposer de deux procurations ; le dispositif http://maprocuration.gouv.fr permet par ailleurs d’établir une procuration de façon presque totalement dématérialisée. Trois semaines avant le premier tour, les communes seront invitées à faire connaître la liste des personnes non vaccinées membres des bureaux de vote et fonctionnaires mobilisés le jour du scrutin afin qu’une vaccination puisse leur être proposée.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)

- [Ukraine – Déclaration des ministres des Affaires étrangères du G7] Nous, Ministres des affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, et le Haut-représentant de l’Union européenne, sommes profondément préoccupés par les mouvements significatifs de forces armées russes en cours aux frontières de l’Ukraine ainsi qu’en Crimée, territoire ayant été annexé de manière illégale.
Ces mouvements de troupes à grande échelle, intervenant sans notification préalable, constituent une menace et un facteur de déstabilisation. Nous appelons la Russie à mettre un terme à ses provocations et à procéder immédiatement à une désescalade des tensions conformément à ses obligations internationales. Nous appelons en particulier la Russie à respecter les principes et engagements de l’OSCE sur la transparence des mouvements militaires qu’elle a souscrits, et à répondre à la procédure prévue au Chapitre III du Document de Vienne.
Rappelant notre déclaration du 18 mars dernier, nous réaffirmons notre soutien inébranlable à l’indépendance, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues. Nous approuvons la retenue de l’Ukraine.
Nous soulignons notre vive appréciation des efforts persistants déployés par la France et l’Allemagne dans le cadre du format Normandie pour garantir la pleine application des Accords de Minsk, qui représente la seule voie permettant de parvenir à un règlement politique durable du conflit. Nous appelons toutes les parties à adopter une approche constructive au sein du Groupe de contact trilatéral sur les propositions de l’OSCE pour confirmer et consolider le cessez-le-feu.

- [Publication du rapport sur l’emploi d’armes chimiques à Saraqib en Syrie] Nous réitérons notre ferme condamnation de tout emploi d’armes chimiques en tout lieu, à tout moment, par quiconque et en toutes circonstances

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

- La pollution de l'air est un fléau. Je présente aujourd'hui un plan d'action pour réduire de 50% en 10 ans les émissions de particules fines dues au chauffage au bois. Nous réduirons la circulation des voitures polluantes dans nos grandes villes avec la loi Climat et résilience.

- [Rénovation thermique] L'ambition est là, on est dans un changement de paradigme. Avec ces mesures, on passe d'une logique d'incantation à une logique de faisabilité.

- [Passoires thermiques] Au moins 4 millions de logements devront obligatoirement être rénovés avant d'être mis en location : c'est concret, c'est voté !

- [Chauffage au bois] Un Français sur quatre utilise le chauffage au bois, qui est un mode de chauffage neutre en carbone. Pour la moitié d’entre eux, c’est le principal moyen de chauffage. Je me réjouis de ce constat, tout en restant vigilante sur la performance du chauffage au bois domestique qui est le premier émetteur de particules fines en France. Car une combustion de mauvaise qualité peut émettre jusqu’à 10 fois plus de particules fines, particulièrement dangereuses pour la santé. Le plan d’action que nous proposons vise à œuvrer pour la cause climatique en promouvant un chauffage au bois plus performant tout en améliorant la qualité de l’air, sans les opposer.

- Environ 20.000 hectares par an d'espaces naturels et forestiers sont artificialisés. C'est l'équivalent du département des Hauts-de-Seine qui disparaît sous le béton tous les ans.

- Marine Le Pen aborde l'écologie comme tous autres sujets : avec un discours haineux, mensonger et incohérent.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

Le sport de plein air dans le respect des gestes barrières! Nous encourageons le sport pour les enfants en cette période de vacances avec des éducateurs sportifs.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

- Nous soutiendrons les entreprises françaises aussi longtemps que cette crise durera. Le jour où nous lèverons les restrictions sanitaires, nous retirerons les aides progressivement. Il n'y aura pas de retrait brutal.

- Je ferai le maximum pour éviter les faillites dans notre pays. (…) Je veux que l'on regarde (…) pour savoir quelles sont les entreprises qui commencent à voir un vrai problème d'endettement. A ce moment-là, je propose qu'on puisse réunir l'ensemble des parties prenantes, c'est-à-dire l'Etat bien entendu mais aussi le commissaire aux comptes, les représentants du tribunal du commerce et aussi évidemment les créanciers c'est-à-dire les banquiers, et qu'on dise au cas par cas : 'cette entreprise-là, elles en difficulté, elle est face à un mur de dettes, on voit venir le problème, on ne va pas attendre que l'entreprise se prenne le mur. (…) On va regarder les situations, l'étudier tous ensemble et voir s'il faut étaler sa dette, voire annuler sa dette en partie. Je suis favorable à ce que nous regardions toutes ces hypothèses là et je proposerai d'ici quelques semaines un dispositif de concertation et de conciliation qui doit permettre à toutes les entreprises qui sont en train d'arriver face à ce mur de la dette de leur proposer une solution sur-mesure. Il faut du sur-mesure.

- Préparer la réouverture, c'est regarder d'abord le calendrier, regarder ensuite les différentes activités – ce n'est pas la même chose un restaurant terrasse, un restaurant en salle, un hôtel, un bar – et regarder ensuite les protocoles sanitaires (…) pour que la réouverture soit réussie. (…) Je souhaite évidemment que la réouverture se fasse sur des bases sanitaires solides qui sécurisent le client et qui nous garantissent ensuite qu'on n'est pas forcé à fermer de nouveau. (…) Je ne donnerai pas de calendrier. (…) Le 15 mai fait partie des hypothèses. On suit l'évolution sanitaire (…) et c'est sur cette base là que les décisions sont prises.

- Le gouvernement est déterminé à accompagner la transformation de notre industrie automobile, car la France est et restera une grande nation automobile. C’est le sens du plan de 8 milliards d’euros que le président de la République a annoncé l’été dernier. Ce plan repose sur quatre piliers. D’abord, les primes à l’achat, qui connaissent un très grand succès. Ensuite, les aides aux industriels en échange d’engagements de relocalisation. C’est ce que fait Stellantis à Douvrin, à Trémery ou encore à Metz ; Carlos Tavares tient ses engagements et je sais qu’il continuera à les tenir. Nous soutenons aussi l’innovation, par exemple avec le projet ACC sur les batteries électriques, dont je redis mon souhait que Renault le rejoigne. Enfin, nous anticipons cette transition en aidant à financer la formation et l’accompagnement des salariés.

- Prenons la mesure du défi: l’automobile est confrontée à une transformation technologique radicale, la plus importante depuis un siècle. Elle doit réaliser cette transition à marche forcée, dans un environnement économique de crise. Nous ne réussirons pas cette transition en nous arc-boutant sur des technologies dépassées, mais en faisant des choix innovants. Nous savons que, d’ici à 2030, 50.000 emplois peuvent disparaître, notamment dans la sous-traitance. D’où notre mobilisation depuis 2017 pour préparer et garantir la reconversion. Nous réunirons le 26 avril tous les acteurs - y compris Renault et Stellantis - concernés par le sujet de l’avenir de nos fonderies. De la qualité de notre dialogue dépendra notre capacité à construire des solutions pragmatiques. De nouveau, l’exemple des batteries électriques est emblématique: c’est main dans la main que l’État et les acteurs privés ont réussi à bâtir un projet pour notre souveraineté technologique: ACC.

- La transition écologique est impérative. La filière automobile y participe, notamment en développant les véhicules propres. Mais les normes environnementales européennes doivent rester incitatrices, et non destructrices de notre industrie. Des négociations sont en cours sur la prochaine norme Euro 7. Soyons clairs: à ce stade, cette norme ne nous convient pas. Certaines propositions qui circulent sont excessives. Nos constructeurs ne pourront pas suivre. Il faut donc continuer le travail. Par ailleurs, si nous faisons le choix de notre indépendance en produisant des batteries électriques peu émettrices de CO2 en Europe, alors la même exigence environnementale doit être imposée aux batteries étrangères. Ne faisons pas le jeu de nos concurrents asiatiques!

- [Bornes de recharge pour véhicules électriques pas en nombre suffisant] Avec Jean-Baptiste Djebbari, nous avons repris ce sujet en main en réunissant les différents acteurs: énergéticiens, sociétés d’autoroutes, concessionnaires. Non seulement nous allons rattraper notre retard, mais nous allons accélérer. D’ici à l’été prochain, 40 % des aires d’autoroute devront offrir des bornes de recharge rapide. Quelque 100 millions d’euros de France  relance sont consacrés à cet objectif.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

Le Préfet pourra s’opposer à l’ouverture d’un établissement scolaire « pour des motifs tirés des relations internationales de la France ou de la défense de sa souveraineté ».  Cela permettra de s’opposer à l’ouverture d’écoles comme celle d’Albertville par le Milli Gorus.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

- En entreprise comme dans la fonction publique, l’emploi des jeunes est une priorité.

Nous sommes mobilisées aux côtés des collectivités territoriales pour permettre à tous les jeunes qui le souhaitent d’y trouver leur voie.

- Pour que les entreprises soient prêtes pour la saison d'été que les Français attendent, elles peuvent dès maintenant embaucher leurs saisonniers habituels et les placer en activité partielle. Elles protègent ainsi leurs salariés, en préparant à la reprise.

- En 2018, Emmanuel Macron lançait un plan d'investissement dans les compétences inédit de 15 milliards €. 3 ans après, les premiers résultats sont là : jamais autant de demandeurs d'emploi n'étaient entrés en formation. On continue !

 

Sébastien Lecornu (ministre des Outre-mer)

À l'occasion des 10 ans de la départementalisation de Mayotte, j’ai rappelé les moyens inédits déployés par l’État à Mayotte. Pour se projeter dans les 10 prochaines années, je propose une loi-programme pour développer l'archipel et tendre vers l'égalité réelle.

 

Roselyne Bachelot (ministre de la Culture)

L’objectif du projet de loi que je défends est la protection de notre création culturelle. Ce texte renforce la lutte contre le piratage, modernise la régulation et garantit l'accès aux œuvres cinématographiques et audiovisuelles.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

Face à la crise les associations ont démontré leur formidable engagement auprès des plus précaires. Et nous continuerons de les soutenir. 100 millions d’€ du plan France relance financeront les projets de 33 d’entre-elles au niveau national et près de 600 au niveau régional.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

e ne tolèrerai aucune complaisance vis-à-vis du racisme et de l'antisémitisme dans le supérieur. Notre devoir collectif : mieux informer, mieux prévenir et mieux aider les victimes pour les accompagner systématiquement vers des dépôts de plainte.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

- [Vague de gel subie par les agriculteurs] Nous serons à la hauteur du défi qui est devant nous. Nous serons aux côtés de ceux qui nous nourrissent.

- Cellule de crise gel avec les professionnels pour élaborer les dispositifs les plus adaptés pour chaque filière Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement est mobilisé pour accompagner tous les agriculteurs, viticulteurs & arboriculteurs victimes de cette vague de gel.

- France relance soutient les projets collectifs des filières agricoles ! Construites par plusieurs maillons d’une même filière, ces initiatives apportent des solutions concrètes pour plus de création de valeur, d'emplois et de souveraineté.

 

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)

- Pour répondre aux enjeux du XXIème siècle, nous devons repenser la formation de la haute fonction publique dans notre pays. C'était une promesse, et nous la réalisons !

- Nous vivons une période qui nous impose de repenser le logiciel de la haute fonction publique (...) nous formerons un État efficace, accessible aux Français et humain.

- Refonder le service de l'intérêt général du XXIe siècle, redonner du sens aux carrières des femmes et des hommes qui l'incarnent chaque jour. Je ne compte plus les responsables politiques qui ont fait la même promesse sans avoir le courage d’aller jusqu’au bout.

- [Suppression de l'ENA] L’objectif est de créer un Etat efficace.

- Après l'annonce par le Président de la réforme de la haute fonction publique, qui est contre ? Les populistes qui sont contre tout, les impuissants qui n'ont rien fait aux responsabilités, les phraseurs qui s'affichent contre mais qui proposent la même chose que nous.

- Trop de règles héritées du passé freinent les nouveaux projets des entreprises. Dans le cadre de France relance, nous accélérons le déploiement d'une politique qui permet de déroger aux lois et règlements pour innover : France Expérimentation.

-  L’apprentissage dans les Collectivités territoriales est déterminant pour l'emploi des jeunes. Le gouvernement ne l’a jamais autant soutenu. Nous avons réuni les employeurs territoriaux pour travailler ensemble à des solutions durables pour le développer encore davantage.

 

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)

- [Elections régionales] Il était donc en effet bien utile et nécessaire de demander leur avis aux maires sur les conditions de faisabilité du scrutin. Cette participation massive le démontre. Elle permettra au gouvernement d’en tenir compte et d’en tirer les conséquences, en responsabilité.

- [Vote sanction pour la majorité aux régionales] Il y a toujours un contexte national mais des équations locales peuvent se construire.

- Il faut essayer de rouvrir, de maintenir l'activité (...) mais pas au prix de la santé des Français.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

- Il y a 74 ans, Germaine Poinso-Chapuis devenait la 1ère femme ministre. Il y a 49 ans, Marcelle Campana devenait la 1ère femme ambassadrice. Il y a 40 ans, Yvette Chassagne devenait la 1ère femme préfète. Notre fonction publique s'est depuis considérablement féminisée. (…) Nous sommes déterminées à favoriser la place des femmes dans les postes d'encadrement de la fonction publique. C'est un enjeu de justice sociale ainsi que de performance.

- La formation est un levier majeur d’égalité des chances. Via le Plan d'investissement dans les compétences, la France n’a jamais autant formé de demandeurs d’emploi et de jeunes peu ou pas qualifiés. 3 ans après son déploiement, record battu.

- Cette semaine, nous célébrons la disparition de Joséphine Baker, artiste aux multiples talents qui a choisi la France, jusqu'à tout risquer pour elle au sein des Forces Françaises Libres. Militante antiraciste infatigable, elle reste une ambassadrice éternelle de l'humanisme.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)

- La baisse des chiffres de la construction et des permis de construire octroyés par les maires. Nous devons continuer à construire pour ceux qui ont le plus de mal à se loger ! J'appelle les maires à la responsabilité dans la crise actuelle.

- [Rénovation énergétique : 2,7 milliards d'euros sont provisionnés pour les bâtiments publics dans le cadre du plan de relance] La rénovation des bâtiments publics a démarré, a lieu, est en marche.

 

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)

- Le bout du tunnel est là, oui. L’objectif est qu’à la fin de la période de restrictions, en lien avec la vaccination, nous revenions à une activité et une vie normales. Nous sommes conscients d’avoir demandé de gros efforts aux Français ; nous avons aussi tout fait pour les accompagner. Ce qui a eu un coût économique inédit en 2020: 158 milliards d’euros. Ce n’est pas une surprise, c’est la traduction budgétaire du quoi qu’il en coûte. L’année 2020 s’est toutefois terminée avec une dégradation moins importante que ce que nous avions craint: la récession a atteint 8,2 % au lieu des 11 % anticipés en fin d’année dernière, et le déficit public 9,2 % du PIB au lieu de 11,3 %, avec des recettes fiscales plus dynamiques que prévu. 350.000 emplois ont été supprimés, alors que l’on parlait de 900.000 destructions de postes. Quant au pouvoir d’achat des ménages, il a augmenté de 0,6 % en moyenne en 2020. Tout cela montre que les mesures que nous avons prises étaient efficaces et que nos choix étaient les bons.

- Nous serons aux côtés des entreprises et des Français tant que la crise durera. Nous retirerons progressivement les aides en place, à mesure que la situation s’améliorera, mais sûrement pas du jour au lendemain. Aujourd’hui, nous ne pouvons dire avec précision quand ces aides seront supprimées, nous ne nous fixons donc pas de limite temporelle… Certaines mesures d’urgence vont s’éteindre d’elles-mêmes parce qu’elles ne seront plus sollicitées par les entreprises quand l’activité sera repartie. D’autres s’adapteront, selon la situation de chaque secteur. On ne peut pas supprimer les aides d’un coup à un restaurateur si on ne l’autorise, par exemple, qu’à servir en terrasse.

- Nous sommes en mesure de continuer à accompagner les entreprises et les Français car notre pays a une capacité de financement importante et une signature solide sur les marchés financiers. En 2020, nous étions en moyenne à un taux de - 0,14 % sur l’emprunt à dix ans. Au total, sur 2020, 2021 et 2022, la réponse globale de la France à la crise aura été de 424 milliards d’euros, quand on additionne les mesures d’urgence, de relance, la hausse des dépenses sanitaires, l’ajustement automatique de nos dépenses sociales et des recettes publiques. Beaucoup comparent notre plan de relance au plan Biden, mais il faut regarder l’image globale et nous n’avons pas à rougir.

- Dans l’hypothèse actuelle d’un retour progressif à la normalité à partir de la mi-mai, les mesures d’urgence vont représenter 55,8 milliards d’euros cette année, dont 14 milliards au titre de la Sécurité sociale, et le reste sur le budget de l’État pour l’activité partielle, le fonds de solidarité et les exonérations de cotisations. Nous avions prévu 35 milliards d’euros dans le budget de l’État pour 2021 et nous n’avons pas encore tout consommé. Nous réévaluerons la situation d’ici à l’été, mais nous ne sommes pas dans l’urgence et nous pouvons pour l’instant procéder par redéploiements de crédits entre les différents dispositifs de soutien.

- [2022] Nous avons deux grands objectifs à tenir. D’une part, nous devons nous concentrer sur la mise en œuvre du plan de relance et son exécution totale en 2022, nous y veillons avec Bruno Le Maire. D’autre part, les dépenses ordinaires doivent être maîtrisées au maximum en respectant les objectifs et engagements pris avant la crise. Par conséquent, nos priorités se concentreront sur la justice, l’enseignement ou encore la défense. Du côté des économies, les emplois publics, par exemple, resteront stables en 2022 comme en 2021.

- Nous avons fait la preuve de notre crédibilité puisque nous sommes le premier gouvernement, depuis bien longtemps, à être parvenu à ramener le déficit sous les 3 %, dès la première année du mandat. Nous nous fixons aujourd’hui l’horizon de 2027 car il aurait fallu mener une politique d’austérité pour assainir le déficit plus tôt, ce que nous refusons. D’un autre côté, attendre 2030 aurait entraîné un décrochage et un déclassement de notre pays par rapport à ses voisins. Je rappelle que nous ne cherchons pas à atteindre les 3 % par dogme, mais parce que c’est le niveau qui permet une stabilisation de la dette. 2027 est un horizon à la fois exigeant et réaliste. (…) Hors plan de relance et mesures d’urgence, nous visons en effet une progression des dépenses de + 0,7 % chaque année, ce qui induira des efforts importants par rapport à leur dynamique naturelle. Ce rythme n’est pas inatteignable: c’est celui que nous avons réalisé durant les premières années du quinquennat. Pour tenir cette trajectoire, nous avons bien conscience qu’il faudra mener des réformes structurelles. Au-delà de l’emblématique dossier des retraites, nous avançons aussi sur certains dossiers techniques. L’optimisation de notre politique d’achat, par exemple, pourrait permettre d’économiser 1 milliard d’euros. Des efforts seront demandés dans tous les ministères. Et il faudra veiller à ce que d’une part des dépenses conjoncturelles de crise ne se transforment pas en dépenses structurelles. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que nous excluons d’augmenter les impôts.

- Révision des règles budgétaires européennes] C’est à la Commission européenne d’ouvrir le débat ; elle devrait le faire à l’automne. Nous nous positionnerons en fonction de ce qu’elle proposera. Nous pouvons d’ores et déjà dire que nous croyons en la mise en place d’une règle d’évolution globale de la dépense publique, qui pourrait ensuite être déclinée au niveau de l’État, des administrations sociales, et du bloc local. Mais, pour l’instant, l’urgence, c’est la relance européenne. (…) Les hypothèses envoyées à Bruxelles ont été partagées avec le président de la République et le premier ministre. Ce programme de stabilité envoie des messages forts: le refus d’entrer dans le débat sur l’annulation de la dette, l’affirmation de la nécessité de circonscrire dans le temps les mesures d’urgence et de relance, l’importance des dépenses d’investissement, l’engagement de rétablir les finances publiques sans hausse d’impôts pour ne pas casser la reprise… En tout état de cause, un programme présidentiel ne se résume pas à une trajectoire budgétaire.

 

Alain Griset (ministre chargé des Petites et moyennes entreprises)

- La France est un des pays qui aura le plus appuyé les entreprises (...) nous avons mis en place un dispositif qui consiste, à partir du mois de janvier, à prendre en charge les frais fixes pour accompagner les repreneurs.

- Se numériser, c'est renforcer son activité, développer de nouveaux clients et gagner du temps. C'est donc indispensable. Grâce au chèque France numérique, élargi et rallongé, nous accompagnons toujours plus nos entreprises.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

La proposition de loi pour la sécurité globale renforce les pouvoirs de la police municipale. Cette loi fait des polices municipales la troisième force de sécurité intérieure.

 

Brigitte Klinkert (ministre chargée de l'Insertion)

- De bonnes nouvelles pour l’emploi de nos concitoyens en situation de handicap ! 11 500 emplois supplémentaires en entreprises adaptées créés avec le soutien du plan de relance pour l’inclusion.

- A travers le pays les métiers agricoles permettent à des femmes et des hommes éloignés de l’emploi de retrouver des repères. Nous travaillons au développement des filières agricole, viticole et forestière solidaires grâce à l'insertion.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- J’ai un regret : il n’y avait pas d'Europe de la santé au début de la crise. Je suis pour une Europe de la santé, pour qu’on ait des décisions communes, qui nous permettent de réagir vite et groupé !

- La quarantaine est encadrée juridiquement et fonctionne si elle est ciblée car elle doit être vérifiée ; nous travaillons à la renforcer. D’ores et déjà, on ne peut pas entrer en France sans motif impérieux et test PCR.

- [Brésil] Nous devions agir. Il n’y a aucune solution parfaite. Des risques de contournement ? On les a limités, car les autres pays européens prennent des mesures. Et puis nous devons trouver des solutions pour nos ressortissants s'ils veulent rentrer en France.

- [Variant brésilien] Il y a partout en Europe des dispositifs très restrictifs à l'égard du Brésil.

- [Sofagate] C’est la Turquie qui a tendu un piège protocolaire, et donc symbolique, à l'Union européenne. Soyons extrêmement fermes, pas seulement sur les messages de fond, mais aussi sur tous ces symboles qui font l’image de l'Europe pour nos concitoyens. 

- L’Etat, aux côtés des collectivités, augmente son soutien financier à « Strasbourg, capitale européenne ». Un appui concret, un signal fort en faveur d’une Europe ancrée dans notre pays, consciente de son histoire, fière de ses valeurs.

 

Bérangère Abba (secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité)

- Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à prendre la mesure des impacts de leurs activités sur la biodiversité et à vouloir agir pour la préserver, comme elles le font pour le climat.

- Comme je m’y étais engagée en janvier, la Réserve naturelle nationale des Étangs et rigoles d'Yveline est créée! Protéger ces zones humides en proximité immédiate de grands centres urbains c’est donner à tous l’opportunité d’une pause fraîcheur de reconnexion à la nature.

 

Nathalie Elimas (secrétaire d’Etat chargée de l’Education prioritaire)

Les cas de cyber-harcèlement augmentent pendant les périodes de confinement. Pour nos élèves qui en seraient victimes ou témoins, un seul numéro : le 3018, à retrouver également sur les réseaux sociaux.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

- Parce que leur rôle est essentiel, d'autant plus depuis le début de la crise COVID19, le gouvernement versera avant l'été 100 millions d’euros France relance à des associations qui œuvrent auprès des plus précaires.

- Derrière chaque association se trouvent des françaises et des français engagés. Malgré la crise de la Covid19, cette générosité s’est renforcée ! Un immense merci aux donateurs !

- Le SNU se tiendra cette année pour la 1ère fois dans chaque département. C’est une nouvelle expérimentation, une véritable montée en puissance. C’est la naissance d’une des plus grandes politiques de jeunesse des 15 dernières années.

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)

- Les deep fakes sont un versant encore plus dangereux que les fake news dont notre vie politique est la victime régulière : on peut plus facilement contredire un texte qu'une image. Il faut construire notre réponse face à cette menace, par l'éducation notamment.

- La finance change. Pendant des années, les épargnants ont du faire un choix entre un placement rentable ou un placement durable. Ce "ou" est en train de devenir un "et" : on peut aujourd'hui trouver des placements et durables et rentables.

- A peine un an après la publication du décret, il y a aujourd'hui près de 160 sociétés à mission, dont beaucoup de PME et cela malgré la crise qui a d'ailleurs plutôt réaffirmé le besoin pour les entreprises de donner un sens à ce qu'elles font.

- Avec la loi Pacte, nous avons posé un cadre, un nouveau statut pour l’entreprise de demain : la société à mission. Bilan 1 an après les décrets d’application : près de 160 TPME s’en sont emparées. Rentables et durables, elles écrivent l’Histoire.

- [Directive européenne sur l'information extra-financière des entreprises] Cette directive doit uniformiser la façon dont les entreprises vont communiquer sur leur impact social ou écologique et sur leur gouvernance. Demain, vous pourrez comparer ce que font les entreprises sur le partage de valeur, le traitement des déchets ou l'usage des circuits courts. Il s'agit de donner un nouveau sens à leur "performance", trop longtemps jugée à l'aune des seuls critères financiers. Cette norme sera l'expression du modèle économique, social et environnemental européen. Derrière le mot barbare de "performance extra-financière", elle porte un enjeu de souveraineté et de vision sur notre civilisation. Nous ne souhaitons pas que cette norme soit définie par d'autres modèles que le nôtre. (…) Nous aurons un socle commun d'indicateurs génériques (typiquement, un bilan de gaz à effet de serre), des indicateurs sectoriels (par exemple, la dépendance aux énergies fossiles pour les entreprises d'électricité) et probablement des critères en phase avec les caractéristiques propres à chaque Etat-membre. Nous avons pour ambition de toucher les entreprises de plus de 250 salariés, cotées et non cotées. Je tiens aussi beaucoup à ce que cette norme ait une portée mondiale, qu'elle s'applique ainsi à des filiales américaines ou chinoises installées en Europe. L'Europe doit être à l'avant-garde de la définition d'un standard mondial exigeant.

- La grande force de l'administration américaine est de mesurer l'importance des règles du jeu économique, quel que soit le président. Nous l'avons appris à nos dépens il y a vingt ans, lorsque les Etats-Unis ont imposé à la planète des normes comptables internationales (IFRS). Cette fois, nous devons nous affirmer, comme nous l'avons fait en matière de protection des données personnelles. L'Europe est le continent de la RSE (responsabilité sociétale et environnementale) et doit tout faire pour le rester.

- L'Europe a une histoire, un présent et, je l'espère, un avenir! Aujourd'hui, 82% des stocks de fonds d'investissement labellisés comme vertueux en matière de performance écologique ou sociale sont européens, selon Morningstar. Et c'est un domaine où la France inspire l'Europe : nous avons été le premier pays à émettre des obligations vertes en 2017, nous avons été pionnier dans la mise en place du reporting extra-financier des gérants de portefeuilles sur leur politique d'investissement. Les Américains ne s'y sont pas trompés en établissant le centre de gravité de l'agence de notation Standard & Poors sur l'extra-financier à Paris et non pas à New York.

- Les ONG et les associations traquent l'écoblanchiment et demandent des comptes. Et la future directive va accroitre la pression en uniformisant les indicateurs : il sera plus difficile de prétendre agir pour l'environnement si vos indicateurs d'impact démontrent le contraire. Mieux mesurer permettra de mieux identifier les filous qui communiquent mais ne font pas vraiment. La directive signera la fin de la RSE en autarcie, où chaque entreprise promeut ses bonnes pratiques sans pouvoir se mesurer aux autres.

- Avec Bruno Le Maire, nous devons harmoniser le concept de finance à impact d'ici la fin de l'année avec les banques, les gestionnaires d'actifs et les assurances qui proposent aujourd'hui des produits avec cette étiquette mais sans norme commune et claire, ce qui peut perdre l'épargnant. Pourtant, les chiffres de l'épargne démontrent un engouement des Français pour ces placements à impact écologique ou social. Entre 2016 et 2019, l'encours labellisé ISR (investissement socialement responsable) a connu un taux de croissance annuel moyen de 130% pour atteindre 212 milliards d'euros, soit déjà près de 6% de l'épargne financière des ménages français. Nous allons vers une épargne de conviction et nous devons l'accompagner en offrant de la visibilité et du sens aux épargnants.

 

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles)

Les cyberviolences sont en hausse de 30% ! (…) Nous devons assurer aux jeunes une protection contre toutes les formes de violences qui les menacent, y compris celles exercées en ligne, car les cyberviolences n'ont de "cyber" que le nom. 3018: Gratuit, anonyme et confidentiel, 6j/7 de 9h à 20h, sur 3018.fr.

 

Assemblée nationale

Richard Ferrand (président)

- La France ne doit pas laisser des minorités dévoyer telle ou telle religion, ou laisser des puissances étrangères venir construire des nids d'influence au sein de la République

- [Régionales] Une démocratie, ce n’est pas seulement le jour où l’on met un bulletin dans l’urne. La vie démocratique, c’est projet contre projet, équipe contre équipe!

- [Régionales] Les Français me parlent plus du vaccin que du scrutin.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

- Parce que l’Europe est au cœur de notre ADN. À quelques mois de la présidence française de l’UE, plus que jamais nous devons défendre notre devise « relance, puissance, appartenance».

- Au-delà, nous devons tirer les enseignements de cette pandémie pour repenser nos outils démocratiques. Le Mouvement que je représente porte la volonté de généraliser le vote par internet. Je souhaite que nous puissions le mettre en place dès le prochain quinquennat.

- Au moment où l’on pourra, nous le souhaitons tous, retourner dans un musée, un cinéma, retrouver je l’espère une terrasse de café, on pourra légitimement exercer ce droit fondamental, le droit de voter.

- Le renouvellement des élus sera un enjeu essentiel pour la réussite du pays, pour sa capacité à se relever de la crise. Les régions doivent être les accélérateurs de la relance, les départements doivent être les relais efficaces de nos politiques d’accompagnement des + fragiles! Pour toutes ces raisons, je souhaite que les élections se tiennent en juin. Mais pour cela nous devons définir, avec la plus grande des clarté, des mesures d’accompagnement de campagne, les mêmes pour tous les candidats.

- Le jour J du vote doit aussi pouvoir se dérouler dans les meilleures conditions. Nous pourrions par exemple réfléchir à la possibilité d’étendre les horaires de vote ou encore proposer des autos-tests gratuits pour tous ceux qui tiennent les bureaux ou participeront au dépouillement. (…) Il est essentiel de mettre en place des aménagements supplémentaires qui profiteront aux candidats et surtout aux électeurs, comme la mise en place d’un numéro vert afin qu'ils se renseignent sur leur programme électoral ou encore l'allongement de la campagne. (…)Le gouvernement a déjà pris plusieurs mesures pour faciliter la tenue de ces scrutins dans le contexte sanitaire, comme la double procuration ou l'obligation de l'État de fournir tous les équipements de protection nécessaires, aux bureaux de votes.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- Après une large et nécessaire consultation, le gouvernement prend une décision en responsabilité, saluée par l’Assemblée Nationale Les élections régionales et départementales se tiendront les 20 et 27 juin, avec des modalités adaptées.

- Marine Le Pen toujours prête à mentir, prétend que la ruralité est négligée par la vaccination. Rappel des faits (en son absence de l'Assemblée - comme d'habitude): les Hauts-de-France sont la région avec la meilleure couverture vaccinale des populations rurales.

 

● MoDem

Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)

[Régionales] Dans un pays encore imparfaitement numérisé, une campagne 'zéro Covid', ce sera un scrutin 'zéro électeur’. (…) Ce calendrier électoral nous inquiète. Nous nous opposerons très majoritairement, en espérant que nos craintes seront démenties par les faits. (…)Pour ces élections locales, nous avons vu deux risques : un risque sanitaire et un risque démocratique. Et nous avons embrassé une cause : celle du report des élections dans le temps.

 

● UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Pascal Brindeau (député)

[Régionales] Nous ne pouvons pas transiger avec le principe démocratique.

 

● Mouvement radical

Nathalie Delattre (sénatrice)

- L'épisode de gel en France est une catastrophe sans commune mesure depuis deux siècles.

- Au sujet du projet de loi sur les principesrépublicains, nous n'avons cessé d'avertir des dangers qui menaçaient notre pacte républicain. Je suis favorable pour mieux qualifier cette loi afin de lutter contre l'ensemble des séparatismes.

 

 

lundi 12 avril 2021

Propos centristes. France – Lutte contre la covid19 et accélération de la vaccination; gelée tardive et agriculture; plan de relance européen et France relance; loi climat et résilience; fake news; élections régionales…

Voici une sélection, ce 12 avril 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)

À vous, agriculteurs qui, partout en France, avez lutté sans relâche, nuit après nuit, pour protéger les fruits de votre travail, je veux vous dire notre soutien plein et entier dans ce combat. Tenez bon ! Nous sommes à vos côtés et le resterons.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

Il faut remonter à 1991 pour recenser un épisode climatique comparable à celui qui a ravagé nos exploitations agricoles. Au-delà de notre indéfectible soutien, le secteur agricole attend une réponse puissante et immédiate de l’État. Il sera au rendez-vous. Tous les mécanismes de soutien seront activés sans délai (dégrèvement de taxe foncière, report ou annulation de charges) et nous irons encore plus loin avec un dispositif supplémentaire financé par la solidarité nationale. Nous devons aussi agir sur le long terme : c'est ce qu'attendent nos agriculteurs de plus en plus confrontés aux aléas climatiques. France relance va leur permettre de mieux protéger leurs cultures en investissant dans des équipements de protection.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

- La loi climat et résilience sera un tournant pour la rénovation des logements et la lutte contre la bétonisation. Fin de la location de passoires thermiques, création d'un accompagnateur rénovation, fin des centres commerciaux qui poussent au milieu des champs : l'ambition est là.

- Nous favorisons le train par rapport à l'avion sur des courtes distances : c'est concret, c'est voté !

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

Le sport de plein air dans le respect des gestes barrières! Nous encourageons le sport pour les enfants en cette période de vacances avec des éducateurs sportifs.

 

Florence Parly (ministre des Armées)

Déplacement au centre militaire de vaccination d’Olivet, dans le Loiret, où le 12ème régiment de cuirassiers est mobilisé dans le cadre de l'opération Résilience. L’opération Résilience ? C’est la mobilisation, depuis plus d’un an, des armées dans la lutte contre la pandémie. Ici, concrètement, nos militaires participent à la gestion logistique du centre et s’assurent de son bon fonctionnement. En participant à l’effort vaccinal, les militaires poursuivent leur mission : protéger les Français. Nous sommes prêts à faire plus si besoin.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- Lors de l’examen du Projet de loi confortant le respect des principes de la République au Sénat, j’ai déposé à la demande d’Emmanuel Macron un amendement pour lutter contre les ingérences étrangères par l’intermédiaire d’ouverture d’écoles hors contrat. (…) Le préfet pourra s’opposer à l’ouverture d’un établissement scolaire « pour des motifs tirés des relations internationales de la France ou de la défense de sa souveraineté ».  Cela permettra de s’opposer à l’ouverture d’écoles comme celle d’Albertville par le Milli Gorus.

- Notre première priorité, c’est la lutte contre la drogue. Partout en France, comme ici à Nice, nos forces de sécurité harcèlent et déstabilisent les points de deal. Leur action contre ce fléau porte ses fruits, les résultats sont là.

- Les nombreuses inscriptions anti-musulmanes sur les murs de la mosquée Avicennes de Rennes sont inacceptables. Toute ma solidarité avec les musulmans de notre pays.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

- En 2018, Emmanuel Macron lançait un plan d'investissement dans les compétences inédit de 15 milliards €. 3 ans après, les premiers résultats sont là : jamais autant de demandeurs d'emploi n'étaient entrés en formation. On continue !

- La crise a été plus difficile au plan professionnel pour les femmes mais les dispositifs comme l'activité partielle nous ont permis de ne pas creuser les inégalités et notamment le taux de chômage des femmes.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

- Je ne veux plus de remises de peine automatiques.

- Mon texte de loi revitalise la cour d’assises avec une audience préparatoire et redonne toute sa place au jury populaire en changeant la règle de majorité de culpabilité.

 

Roselyne Bachelot (ministre de la Culture)

- Mesure exceptionnelle de soutien en faveur des radios et des télévisions locales dont les revenus, notamment publicitaires, ont été affectés par la crise. Elles pourront, dans les prochains jours, déposer un dossier de demande de subvention.

- Je défendrai prochainement au Parlement le projet de loi relatif à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique. Ce texte est fondamental pour la défense de la création française !

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- Reconnaître l’engagement des soignants aujourd’hui, et susciter les vocations de demain. C’est l’engagement du Ségur de la santé. J’ai annoncé ce jour aux syndicats et organisations professionnelles la revalorisation des carrières pour plus de 500 000 soignants paramédicaux. Plus de 200 000 aides-soignants bénéficieront également de carrières mieux rémunérées, de 228 à 651€ nets par mois en plus. Les métiers de la rééducation et du médico-technique seront également concernés par ces revalorisations : les masseurs-kinésithérapeutes verront leur rémunération augmenter de 302 à 576€ nets par mois.

- La France élargit la vaccination en suivant les recommandations des autorités de santé. Toutes les personnes agées de 55 ans et plus pourront se faire vacciner en pharmacie ou en médecine de ville avec les vaccins AstraZeneca et Johnson&Johnson. À partir des premières injections du 14 avril, les 2 doses Pfizer et Moderna seront espacées de 42 jours.

- Le vaccin d'AstraZeneca est très efficace et protège contre les formes graves du Covid‑19. C'est ce que nous disent toutes les autorités sanitaires. De très rares cas de thrombose ont été observés, alors que plusieurs dizaines de millions de personnes ont été vaccinées en Europe. L'Agence européenne des médicaments, qui pointe un risque rare surtout chez les jeunes femmes, conclut que la balance bénéfice-risque demeure favorable. La France a toujours pris des précautions – suspension temporaire puis limitation aux plus de 55 ans – et a toujours suivi l'avis de la Haute Autorité de santé et de l'Agence nationale de sécurité du médicament, qui recommandent aujourd'hui, tout comme le Conseil d'orientation du professeur ­Fischer, de poursuivre son utilisation, avec les mêmes indications qu'aujourd'hui. (…) AstraZeneca était jusqu'à présent réservé aux seuls plus de 55 ans atteints de comorbidités. Dès lundi, tous les Français de plus de 55 ans, sans conditions, pourront recevoir ce produit. On élargit la vaccination ! Les autorités sanitaires y sont, là aussi, favorables. Ça complète l'annonce de l'extension de la campagne vaccinale par Pfizer et Moderna à tous les plus de 60 ans à compter du 16 avril. Beaucoup d'aidants familiaux ont entre 55 et 60 ans, d'autres sont en couple avec un partenaire plus âgé. Ils s'inquiétaient de devoir attendre un mois de plus. Ils pourront désormais se protéger avec AstraZeneca. (…) L'hésitation vis‑à-vis du vaccin AstraZeneca ne m'étonne pas et ne m'inquiète pas, dès lors qu'il y a eu un signal de sécurité européen. La confiance revient déjà. Vendredi, plus de 157 000 Français ont reçu une injection avec ce produit. Ça redécolle ! Et souvenons-nous que les Français, autrefois sceptiques, sont désormais à 70 % favorables aux vaccins.

- Une première livraison du vaccin Johnson & Johnson est attendue demain en France, avec une semaine d'avance. Ces 200 000 doses vont intégrer très prochainement le circuit de distribution des pharmacies et des cabinets médicaux et infirmiers. J'en ouvre aussi l'accès, par cohérence et souci d'efficacité, à tous les plus de 55 ans, sans conditions. Par ailleurs, nous activons un autre levier : l'espacement des deux doses de vaccin à ARN messager de Pfizer-BioNTech et Moderna. À compter du 14 avril, pour toutes les premières injections, nous proposerons un rappel à quarante-deux jours au lieu de vingt-huit actuellement. Ça va nous permettre de vacciner plus vite sans voir se réduire la protection, car l'âge moyen des personnes vaccinées baisse et le niveau d'immunité des moins de 70 ans est suffisant pour espacer les deux injections sans perte de chance. Les scientifiques estiment désormais avoir le recul suffisant, et beaucoup de nos voisins le font déjà. Pour les personnes fragiles, le délai pourra rester de vingt-huit jours sur avis médical. Enfin, à compter de la fin avril, nous allons expérimenter en Moselle – où le variant sud-africain est très présent – la distribution du vaccin Moderna aux pharmacies et aux médecins. Ce dispositif sera étendu en mai puis généralisé en juin.

- L'espacement des doses de vaccins à ARN messager doit nous faire gagner 1,8 million d'injections sur la seconde quinzaine de mai. Pour rendre le dispositif encore plus souple, nous ajoutons la possibilité, quand cela se justifie, d'utiliser ces deux vaccins au mécanisme biologique identique. Par exemple, de recevoir une première dose de Pfizer-BioNTech et une seconde de Moderna. Ce ne sera pas la règle, mais ce ne sera pas un obstacle.

- Les autotests vont se déployer progressivement dans des milliers d'officines tout au long de la semaine et compléter utilement les près de 4 millions de tests gratuits, PCR et antigéniques, effectués chaque semaine en France. On pourra se tester chez soi et, en cas de résultat positif, il faudra confirmer celui-ci par PCR. Non seulement pour vérifier s'il y a un variant, mais aussi pour conserver un outil de suivi. Ils vont être rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires. Nous envisageons d'aller jusqu'à deux tests par semaine par élève et par enseignant.

- [Pic de la troisième vague] Nous voyons les premiers signes qui montrent que le comportement des Français, les mesures de freinage et la vaccination ont enrayé la très forte hausse. Aujourd'hui, nous sommes autour de 40.000 cas quotidiens. Ça reste très haut. Cette stabilisation est plus nette encore dans les départements où les mesures de freinage ont été prises dès le 20 mars. Gageons qu'après la stabilisation viendra la baisse. Pour cela, nous devons encore tenir.

- Il est bien trop tôt pour relâcher nos efforts. Lors de la deuxième vague, nous étions montés à 50.000 cas quotidiens et la descente s'était faite de manière rapide, jusqu'à 10.000 cas début décembre. Nous avons cette fois un handicap, puisque les variants sont plus contagieux et plus dangereux. Mais nous avons aussi des atouts : la vaccination, le climat plus chaud et moins humide. Tout cela nous donne de bonnes raisons d'espérer, mais il est trop tôt pour dire à quel rythme ça va baisser.

- La pression reste très forte et le nombre d'admissions en réanimation va continuer d'augmenter pendant plusieurs jours, nous le savons. Les mesures de freinage devraient nous permettre d'éviter d'atteindre le pic de la première vague, mais celui de la deuxième sera dépassé. Nous mobilisons tous les soignants, retraités, étudiants et libéraux, pour ouvrir des lits de réanimation – 350 la semaine dernière – en fonction des besoins. La plateforme Renfort Covid a déjà recueilli 25.000 inscriptions de volontaires, et 500 nouveaux les ont rejoints après l'appel du Président. Les soignants ont besoin de reconnaissance et de perspectives. Au-delà de l'augmentation générale de 183 euros net déjà accordée, j'avais annoncé une revalorisation des carrières à l'hôpital. Demain, lors du comité de suivi du Ségur de la santé, je proposerai des revalorisations fortes des grilles salariales aux infirmiers, aides-soignants, cadres de santé ou encore kinés. Une infirmière en fin de carrière touchera enfin plus de 3.000 euros net par mois.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

Je condamne avec la plus grande fermeté les tags antisémites commis sur les murs de Sciences Po Paris ce matin. La haine n'a pas sa place dans notre République. Tout sera mis en œuvre pour identifier et poursuivre les responsables.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

- La guerre des prix c'est antinomique avec la qualité de notre agriculture. Il faut avoir le courage politique de dire que cette agriculture de qualité doit être rémunérée.

- La France s'est battue pour qu'on ait un budget ambitieux. On a 9,5 milliards d'euros de financements européens par an. Aujourd'hui se joue la répartition de ce montant au sein des territoires et des productions.

- [Gelées tardives] La France connaît probablement la plus grande catastrophe agronomique de ce début de XXIe siècle.

 

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)

- La rhétorique de l'impuissance et de l'irresponsabilité de l'Etat cultivée par la gauche et la droite a fait le lit des extrêmes. Nous voulons prouver aux Français que la démocratie est efficace avant qu'il ne soit trop tard.

- La dernière fois que nous avons consulté le Parlement, les sénateurs LR n'ont même pas pris part au vote. C'est un peu facile de quitter la salle au moment de prendre ses responsabilités, et de se prétendre bafoués ensuite.

- En 2022, c’est le « dernier kilomètre » qui va compter. Le meilleur projet contre le populisme que nous pourrons présenter, ce sont des résultats dans le quotidien des Français.

- La droite veut bazarder notre fonction publique et détruire son statut. Nous, nous préférons regarder en face les vrais sujets d'efficacité : comment on forme, qui on recrute, comment on évalue les fonctionnaires sur leurs résultats, comment on les laisse innover.

- En supprimant l'ENA on met fin au système des corps, pour avoir une vraie politique de ressources humaines au sommet de l'administration de l'Etat : les bonnes compétences, au bon endroit.

- Refonder notre haute fonction publique n'est ni une diversion politique, ni du populisme. C'est une politique essentielle et concrète pour un Etat efficace, encore plus nécessaire dans la crise.

- Philippe de Villiers donne un spectacle médiatique moins bon que ses sons et lumières du Puy-du-fou : une pincée de populisme sanitaire, des mensonges sur les aides à nos indépendants et commerçants, des affabulations sur le Président, et une grosse portion de xénophobie.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

Face à la haine antisémite, l'État ne laissera rien passer. Jamais. Au-delà d'en être la négation, ces ignominies sont une insulte à nos valeurs républicaines.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)

[Rénovation énergétique] Notre cible c'est un parc bas carbone en 2050, logements anciens comme neufs.

 

Jean-Baptiste Djebbari (ministre chargé des Transports)

La France a longtemps manqué d’une culture du vélo. C’est en train de changer. Nous faisons tout pour. D’ici 3 ans, 800 000 enfants de 6 à 11 ans vont pouvoir apprendre à rouler à vélo

 

Olivier Dussopt (ministre chargé des Comptes publics)

L’État accompagnera les agriculteurs de tout le pays touchés par la vague de froid.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

- Ceux qui tapent sur les industriels français et les empêchent de travailler sont ceux qui nous feront importer des marchandises de l'autre bout du monde avec un bilan carbone et social détestable. La solution c'est de réindustrialiser et de produire en France.

- Ce que nous montre cette crise, c’est que nous n’avons pas assez d'Europe. Si l'UE avait eu les moyens et les compétences que les USA ont avec leur BARDA, nous aurions pu également financer massivement la recherche et les essais cliniques.

- Il faut aller de plus en plus vite. Il faut vacciner matin, midi, soir, samedi, dimanches et jours fériés.

- Notre industrie pharmaceutique était leader il y a 20 ans en Europe. Elle a glissé progressivement jusqu'à la 4e place : que nos oppositions balaient devant leur porte et assument leur bilan. Et ce bilan il n'est pas de droite ou de gauche, il est de droite et de gauche.

- Mon objectif, c'est que le président de la république gagne en 2022 contre un candidat qui ne soit pas Marine Le Pen. Le projet de Marine Le Pen consiste à dire tout et son contraire, pourvu de taper contre Emmanuel Macron.

- L'écologie doit être pragmatique, pas dogmatique. Dans l'aéronautique, nous prenons nos responsabilités en matière d'écologie, mais nous soutenons nos fleurons industriels parce qu'ils ont des savoir-faire d'exceptions.

- Du moment où nous aurons un accord international sur la taxation des plateformes numériques , nous retirerons la taxation française pour coller aux règles internationales.

- Aujourd'hui, ce que nous voulons, c'est nous préparer à disposer de réponses vaccinales de deuxième génération.

- Ce que nous a montré cette crise, c'est que nous n'avons pas assez d'Europe.

- [Gestion de l'épidémie covid19] Le choix que nous avons fait , c'est ni excès de zèle, ni laxisme. Il faut aussi que l'ensemble de la société française fonctionne.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

La laïcité c’est aussi la liberté de culte. Croire ou ne pas croire sans être inquiété pour cela. Je soutiens les musulmans visés par d’odieux tags.

- La laïcité c'est aussi la liberté de conscience, c'est aussi la liberté de pratiquer son culte sans être inquiété pour cela (...) La laïcité ça n'est pas contre les religions (...) C'est inadmissible de s'en prendre aux croyants

- La démocratie doit se poursuivre. Je suis favorable au maintien des élections en juin. Mais c’est positif que le gouvernement consulte les maires, qui vont organiser ces élections, pour écouter et obtenir un consensus.

- Quand j’étais ado, Jean-Marie Le Pen à 15%, ça donnait lieu à des manifestations, des chansons, des protestations... là, on dirait que tout le monde acte Marine Le Pen au 2ème tour. C’est un échec collectif.

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- C’est sur le plan de relance européen qu’on a fondé le plan de relance français, et l'argent européen nous permet déjà d’avoir un plan de relance national plus important. On n’aurait pas les 100 milliards d’euros de France relance sans l'Europe. 

- [Vaccins covid19] Les 1,8 milliard de doses annoncées vendredi ont été commandées pour anticiper. Par précaution et par anticipation, nous négocions déjà avec les laboratoires une 2ème génération de vaccins, notamment pour adapter les vaccins aux variants.

- AstraZeneca n'a pas honoré ses engagements et s'est d'une certaine façon moqué des européens».

- C’est normal, dans une période compliquée, qu’il y ait une critique qui se reporte sur l’Europe, car il y a une impatience et une fatigue. Mais l’Europe est souvent, dans le discours politique, un bouc émissaire facile. 

- On doit faire encore plus de choses dans la lutte contre les discriminations, pour l’engagement européen, pour les jeunes. Je souhaite qu’on fasse entendre tout ce qu’on a fait, comme l’accueil de réfugiés. Nous n’avons pas une politique réactionnaire ou de droite. 

- L’Union européenne a dénoncé la situation en Pologne, mais cela ne suffit pas. Aujourd’hui, nous avons des mécanismes juridiques plus puissants pour sanctionner : recours possible devant la Cour de Justice européenne et un mécanisme d’Etat de droit pour suspendre les financements.

- L’Accord du Vendredi saint pour la paix en Irlande du Nord fête ses 23 ans aujourd’hui. Il a incarné le courage de construire la paix et la stabilité au sein de l’Europe. Ne laissons pas les sirènes du nationalisme menacer une paix qui n’est jamais acquise.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

L'abstention est le 1er parti de notre jeunesse. Et pourtant les jeunes que je rencontre ont soif d'engagement. Notre enjeu est devenu de faire interagir les jeunes avec la société, afin de conjuguer engagement et moments démocratiques à venir.

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)

- [Prochaine élection présidentielle avec complotisme, deep fakes, fake news... est-ce la campagne de tous les dangers?] Je m'inquiète de voir, à une heure de très grande écoute, des deep fakes présentés sur un mode ludique aux Français dans l'émission La Grande Métamorphose, à une heure de grande écoute sur une chaîne bien connue des Français. Certes, c'est sur le ton de l'humour, mais je m'inquiète que l'on puisse faire dire tout et n'importe quoi à n'importe qui. Des exemples m'ont marquée récemment, comme cette vidéo montrant la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, parlant comme si elle était ivre en public. En réalité, les images étaient ralenties. En 2018, le site Buzzfeed a alerté sur ces dangers en produisant de manière pédagogique une fausse vidéo de Barack Obama insultant Donald Trump. En tant que responsables politiques, on peut assez facilement démonter un mensonge écrit en produisant un autre écrit. Mais il est très difficile de mettre en face d'une vidéo deep fake une autre vidéo. Les images restent imprimées dans la rétine même quand elles sont fausses.  

- On n'échappera pas aux deep fakes en 2022. Pour deux raisons. D'abord, il est encore difficile de les détecter et de les identifier. Ensuite, je crains que nous n'ayons pas le temps nécessaire pour mener un travail d'éducation civique des citoyens et les informer de ce danger. Aujourd'hui, les initiatives pour détecter les deep fakes sont surtout prises par les GAFA, en particulier Facebook. Il n'est pas normal de laisser la régulation d'un sujet à ceux qui ont contribué à le faire émerger. Je trouverais tout à fait judicieux que l'Etat s'en saisisse. On pourrait tout à fait financer de la recherche algorithmique dans des écoles françaises et les associer à d'autres acteurs européens ou à des médias comme l'AFP qui fait déjà un travail remarquable de vérification des faits. 

- Je pense que nous avons la responsabilité collective de mener la lutte contre les deep fakes et je pense que la puissance publique a un rôle à jouer dans sa régulation bien sûr, et peut-être aussi pour accompagner son financement. La recherche algorithmique, notamment pour contrer les deep fakes, est un investissement d'avenir. 

Faire de la politique, c'est accepter d'être une cible. Si l'on ajoute une couche de vidéos truquées qui nous font dire des horreurs, à nous qui sommes déjà condamnés d'avance, comment ressortons-nous la tête de l'eau ?

- On est dans un pays fantastique où ceux qui nous expliquent qu'installer TousAntiCovid est dangereux sont parfois les mêmes qui n'ont aucun souci à utiliser Reface, une application qui aspire vos photos pour vous transformer en Shakira ou en Leonardo DiCaprio. Il y a beaucoup trop de défiance vis-à-vis d'outils qui pourraient être proposés par la puissance publique - que l'on est d'ailleurs libre d'installer ou pas sur son smartphone - et beaucoup trop de confiance dans des applications qui, sous prétexte d'être ludiques, aspirent des données visuelles. Je crois que l'Etat doit créer les conditions pour que les citoyens soient éclairés sur les dangers de ces pratiques. On n'a pas encore vu le quart du tiers du début de l'impact qu'auront les deep fakes. 

- On tourne en rond et on devient fous. Chaque semaine, une actu de ce genre chasse l'autre. En tant qu'historienne de formation, cela ne me rappelle pas les périodes les plus lumineuses de la France. Je voudrais bien savoir sur quel fondement journalistique se fonde le chroniqueur qui fait venir un type masqué sur le plateau de C8 et le laisse dire qu'il a vu un ministre avec des cheveux gris dans un restaurant clandestin. Et on va lui montrer le trombinoscope des membres du gouvernement ! C'est irresponsable. Qui sont ces procureurs du PAF ? Un animateur n'est pas enquêteur ou juge. Je rappelle qu'une enquête est en cours. S'il y a eu une faute, celui ou celle qui l'a commise ne tiendra pas trois minutes, et je serai la première à me satisfaire qu'il ou elle parte.  

- Je suis plutôt d'avis de tenir un engagement politique quand on le prend, mais il faut avoir conscience que tous ceux qui se sont engagés en 2017 l'ont fait pour différentes raisons. Certains avaient la politique dans le sang. D'autres avaient un engagement plus thématique. A l'aune de la brutalité de la vie politique, il est compréhensible que certains se demandent s'ils ne peuvent pas aussi servir leur cause ailleurs. Je ne sais pas si notre plus grande réussite sera d'avoir fait de la politique autrement, mais je rappellerai que l'on n'avait jamais fait entrer autant de femmes à l'Assemblée avant 2017, et que c'est nous qui avons fait le grand débat et la Convention citoyenne sur le climat.  

- Dans deux ans, plus personne ne se souviendra de la notation de la Convention citoyenne sur le climat alors qu'il y aura 50% de produits durables dans nos assiettes et dans celles de nos enfants à la cantine. Je suis très sensible aux notes, alors j'ai regardé dans le détail la notation des membres de la Convention citoyenne sur le climat. Sur la reprise intégrale, mot pour mot, de la réforme de l'article 1er de la Constitution, on n'obtient que 6,1. Cela veut dire que lorsque l'on verse intégralement une mesure de la Convention citoyenne sur le climat dans le projet de loi, cela ne vaut pas plus que 6,1 sur 10. J'en conclus que, si l'échelle de notation va de 0 à 6,1, on a la moyenne avec 3,3. Au-delà de ces postures, je suis convaincue que le caractère inédit de l'élaboration de cette loi restera. Tous mes homologues étrangers me demandent comment on a fait pour embarquer 150 citoyens à ciel ouvert pendant 17 mois.  

- Quand on regarde l'explosion du bio, du commerce équitable ou de la cosmétique, on voit que les modes de consommation des Français ont évolué. C'est frappant dans l'épargne. Ils ont de plus en plus de convictions et cela se voit. Fin 2019, on comptait 25 milliards d'euros d'épargne en investissements socialement responsables. C'est cinq fois plus qu'en 2018. La finance solidaire a été multipliée par trois, et les encours labellisés "Greenfin" (finance verte) ont doublé sur la même période. C'est exponentiel. On connaissait l'épargne de précaution, il y a désormais l'épargne de conviction. Je sais que ce que je fais ici est utile car cela correspond à un mouvement de fond et aux aspirations des Français dans le domaine de l'emploi, de la consommation et de l'épargne. 

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- Xavier Bertrand veut baisser de moitié les impôts de production? Nous l'avons fait il y a 2 mois : 10 mds de baisse pour 600 000 entreprises ! Soit il n'est pas au courant, soit il veut faire oublier que ses amis LR ont voté contre. Merci pour la fausse bonne idée du jour.

- Mon objectif: que Marine Le Pen ne soit pas en tête au premier tour. Marine Le Pen veut le pouvoir à tout prix. C'est la Barbapapa de la politique. Elle transforme son discours selon ses besoins, mais elle garde toujours la même couleur, celle de l'extrême droite.

- Notre stratégie vaccinale est claire: protéger d'abord les plus fragiles, puis élargir la cible. Chez les oppositions, une seule stratégie: toujours critiquer, quitte à se contredire d'un jour sur l'autre.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)

L'antisémitisme et l'antisionisme sont des fléaux qui doivent âtre combattus sans relâche dans notre pays. Nous ne devons rien céder.

 

● MoDem

Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)

Xavier Bertand propose la baisse des impôts de production dès 2023. Ça tombe bien: les députés MoDem et LaREM ont voté cette mesure en 2020. Et les députés LR ont voté contre. Le niveau monte...

 

● UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Pascal Brindeau (député)

L’exécutif cherche par tout les moyens à se dédouaner de la décision concernant les élections. Oui il faut les organiser en juin . Pas plus de nos concitoyens la démocratie ne peut être confinée dans la durée.

 

Olivier Henno (sénateur)

Il en va des élections comme des matchs de football. Ceux qui souhaitent le report sont toujours ceux qui ont peur de se prendre une taule ! Le reste, c’est du baratin !

 

● Mouvement radical

Laurent Hénart (président)

Une avancée dans la lutte contre la covid19: les autotests sont en vente dans les pharmacies. Ils permettront de tourner une nouvelle page dans la stratégie de dépistage et de repérer plus facilement et plus massivement les cas asymptomatiques.

 

Bertrand Pancher (député)

Je demande solennellement au gouvernement de prendre des mesures immédiates pour éviter la propagation en France [du variant brésilien de la covid19].

 

► Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)

Nathalie Loiseau

2 constats:
- Personne à la gauche d’
Emmanuel Macron ne battrait Marine Le Pen.
- L’attitude actuelle des oppositions quelles qu’elles soient assurerait au RN d’être présent au 2ème tour.
On s’attendrait un peu de retour sur soi de quelques dirigeants politiques.