vendredi 17 janvier 2020

Propos centristes. France – Agenda du gouvernement; sécurité du pays; condamnation des violences contre la CFDT; élections municipales; personnes âgées; innovation technologique…

Voici une sélection, ce 17 janvier 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- La menace augmente. L'actualité des dernières semaines ne fait que le confirmer. La sécurité de la Nation, son avenir, sont en jeu. Je resterai ferme sur mon engagement : l’objectif reste de porter l’effort de défense à 2% du PIB en 2025.
- Au Proche et Moyen-Orient, malgré les mutations de la région, nos forces engagées dans l’opération Chammal poursuivent les opérations de lutte contre Daech dont le califat territorial n’existe plus mais dont la menace pèse toujours, sous une autre forme, larvée, plus insidieuse.
- Dans la péninsule arabique et dans le Golfe arabo-persique, nous avons déployé en un temps record la Task force Jaguar, et par les initiatives avec nos partenaires européens, nous renforçons la sécurité maritime dans cette région si stratégique pour nous.
- Le groupe aéronaval viendra soutenir l’opération Chammal de janvier à avril 2020 avant de se déployer en Atlantique et en mer du Nord. De nombreux pays européens participeront à l’escorte du Charles de Gaulle au cours de sa mission.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Edouard Philippe (Premier ministre)
- Le Président l’a dit le 31 décembre à l’occasion de ses vœux, il l’a redit à l’occasion de ce séminaire : même si nous sommes à mi-mandat, même si les échéances électorales se dessinent, il est hors de question de ralentir. Nous voulons continuer sur la même lancée que celle qui a prévalue depuis le début du quinquennat, à transformer le pays et apporter des réponses aux questions qui se posent, parfois depuis longtemps. Le programme de travail, vous le connaissez, c’est l’ensemble des grands objectifs fixés par le président de la République pour l’Acte 2 et rappelés lors de son discours de vœux aux Français.
- Notre engagement vis-à-vis du personnel soignant ne baissera pas au gré des actualités, il sera constant tout au long des prochaines années. Dès janvier, les premières mesures du plan d'urgence pour l'hôpital entrent en vigueur avec le versement des premières primes.
- Fermeture de Fessenheim, préservation de la biodiversité, stratégie quinquennale de sortie du plastique, mise en place de zones à faibles émissions : nous nous fixons un agenda très intense en matière d’écologie pour les six prochains mois.
- Nous tiendrons mi-février un Conseil de défense écologique qui sera consacré à deux sujets : D'abord, l'engagement des services de l'Etat dans une démarche exemplaire afin que l'Etat ne soit pas simplement prescripteur mais qu'il soit aussi acteur et qu'il puisse démontrer à son niveau qu'il est possible d'avancer. L'administration prendra notamment le virage des véhicules électriques et hybrides et elle engagera des investissements de réduction de sa consommation d'énergie fossile. Nous aurons l'occasion d'en reparler. Deuxième sujet qui sera traité à l'occasion de ce Conseil de défense, l'adaptation au changement climatique, c'est-à-dire tous les sujets relatifs à la résilience des territoires, à la gestion des canicules, à la prévention des inondations.
- Dès le mois d'avril, la convention citoyenne, qui se réunit depuis plusieurs semaines déjà, présentera des mesures ambitieuses qui montreront que l'on peut réconcilier transition écologique et soutien populaire, ce qui n'avait pas été le cas en 2018 et ce qui, nous le savons tous, est essentiel si nous voulons être à la hauteur de l'ambition de transition écologique que nous portons, bien au-delà même du Gouvernement.
- Le président de la République a eu l’occasion de le dire, nous travaillons à un plan de lutte contre l’islam radical et contre les communautarismes. D’ici le mois de mars, le président annoncera le plan d’action sur ce sujet prioritaire pour l’unité et la concorde nationales. Hors de nos frontières, nous portons un projet de solidarité qui doit permettre la paix, la stabilité et le développement humain, dans des pays souvent attaqués par le terrorisme et qui font face à une explosion démographique. Un projet de loi spécifique sur l’Aide Publique au Développement et notamment un projet de loi de programmation sur l'Aide Publique au Développement, sera déposé en Conseil des ministres au premier trimestre de façon à accompagner les Etats qui sont soumis à ces pressions et à ces défis considérables, et de façon à organiser une aide durable, prévisible, visible et efficace de la République française en la matière.
- Dans un contexte de ralentissement de la croissance européenne, la France sur-performe et poursuit son grand retour dans le peloton de tête de l’OCDE. Les résultats de l’étude Ernst & Young publiés cette semaine sur l’attractivité industrielle montrent que nous sommes sur la bonne voie. La décrue du chômage est incontestable même si je la considère encore trop lente et que nul ne peut se satisfaire en particulier du nombre trop important d’offres d’emplois non satisfaites. Nous savons qu’il faut poursuivre la voie tracée depuis 2017 pour changer l’économie et le marché de l’emploi en profondeur : en misant sur l’éducation, l’apprentissage, la compétence, la formation continue et la recherche ; en maintenant une fiscalité attractive, en encourageant l’initiative, l’entreprenariat et le dialogue social dans les entreprises ; en valorisant le travail et l’émancipation individuelle plutôt que les logiques antiéconomiques et antisociales ; en restant fidèle à notre promesse de justice sociale et d’émancipation
- Avec la prime d’activité et la baisse de l’impôt sur le revenu qui se matérialisera sur la feuille de paye dès janvier, l'ensemble des Français qui payent l'impôt, et singulièrement ceux qui sont au début du barème de l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire les classes moyennes, vont voir que le travail paye mieux aujourd'hui en France. C’est un des grands engagements du président de la République et c’est un des grands facteurs de changement du pays.
- La crise à l'hôpital est toujours là, elle est ancienne, elle est profonde. Et si j'ai la conviction que notre plan est à la hauteur des enjeux, je mesure les sentiments d'urgence, d'impatience qui sont souvent légitimes et souvent justifiés. Les premières mesures du plan d'urgence pour l'hôpital entrent en vigueur avec les premières primes qui seront versées au mois de janvier. Comme prévu, 150 millions d'euros sont délégués aux établissements de santé dès ce mois de janvier pour financer ce que l'on appelle parfois, je ne sais pas si le terme est judicieux mais c'est comme ça que l’on le dit, le « petit investissement » dans le cadre d'un plan de l'ordre de 450 millions d'euros sur les trois années qui viennent. Les travaux sur la reprise de la dette des hôpitaux se poursuivent également. Vous savez que nous nous sommes engagés à reprendre 10 milliards de dettes, c'est-à-dire un tiers de la dette globale des hôpitaux. Ces travaux permettront dès le mois d'avril d'étudier avec chaque établissement les modalités concrètes de cette reprise de dette qui, je le dis, constitue un effort sans précédent vis-à-vis des hôpitaux. C'est la première fois que nous allons reprendre ce montant de dette pour faire en sorte que les hôpitaux retrouvent des marges de manœuvre et puissent se projeter vers l'avenir avec confiance.
- 2020 doit être une année de concrétisation et de changement rapide pour les fonctionnaires de ce pays qui doivent se sentir davantage en responsabilité et reconnus. Il faut rapprocher le service public de nos concitoyens. Ce sera tout l'enjeu du déploiement des 460 premiers espaces France Services qui ouvrent en ce début d'année 2020.
- Beaucoup de lois sont discutées, elles sont souvent complexes. Elles exigent des mesures d'application et il ne faut pas penser qu'alors que la loi serait votée tout serait réglé. Nous avons constaté que grâce à un travail très sérieux, très intense, de l'ensemble des administrations, sous la pression des ministres, le taux d'application des lois était s'agissant de la fin de l'année 2019, tout à fait remarquable puisque le taux de publication des décrets s'élève à 95 %. Autrement dit, là où pendant très longtemps, on se contentait de voter des lois et qu’ensuite les décrets tardaient, nous sommes parvenus à un résultat qui est de l'ordre de 95 % de publication des décrets nécessaires à l'application de la loi.

Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
- Engagés avec humilité et pugnacité pour nous protéger, les femmes et les hommes de la DGSI sont un maillon essentiel et précieux de notre sécurité.
- Interlocuteurs de nos concitoyens et de leurs élus, ils incarnent l'État dans nos territoires: Edouard Philippe s'est exprimé ce matin devant les préfets réunis Place Beauvau. Nous voulons bâtir un État plus fort, et plus proche des Français : il y travaillent au quotidien.

Jean-Yves Le Drian (ministre des Affaires étrangères)
- Les choix de la France sont clairs. Derrière chacun d’entre eux, il y a des convictions fortes. Mais aussi une main tendue.
- Oui, en Irak, il y a des risques de résurgence de Daech.
- La signature de deux accords entre la Turquie et le gouvernement d'entente nationale soulève une inquiétude particulière. [Je condamne] une violation assumée de l'embargo sur les armes des Nations Unies [et une] violation du droit de la mer.
- [Libye] L'Union européenne ne peut assister sans réagir à la déstabilisation de ce pays clé (...) Seul un processus politique permettra de sortir de l'impasse. Il n'y aura pas de victoire militaire.
- Nous devons éviter qu'une crise de prolifération nucléaire s'ajoute à ce contexte compliqué. Nous avons travaillé à la préservation de l'accord de Vienne et nous continuerons à le faire. Il faut s'assurer que l'Iran n'acquiert pas d'arme nucléaire.
- La mission internationale qui se déroule en Irak est essentielle pour la sécurité de ce pays et pour notre propre sécurité. C'est une coalition contre Daech pas contre l'Iran. Elle doit se poursuivre dans le respect de la souveraineté irakienne.
- [Iran & Irak] Nous n'assistons pas à une désescalade mais à une interruption de l'escalade. La situation reste extrêmement volatile.

Florence Parly (ministre des Armées)
Le « soldat augmenté », l’intelligence artificielle ou encore le combat collaboratif : pour faire face à l’irruption des technologies émergentes sur le champ de bataille, j’avais annoncé en avril la création d’un comité d’éthique de la Défense. Il s’est réuni pour la 1ère fois. De quoi parle-t-on ? 18 membres dont certains sont issus du ministère des Armées, philosophes, médecins, historiens et militaires qui réfléchiront aux enjeux éthiques des nouvelles technologies dans le domaine de la défense. Et en pratique ? Ce comité d’éthique peut être saisi par les hautes autorités du ministère des Armées et peut aussi s’auto-saisir sur les sujets qu’il jugera prioritaires. Prochaine étape ? J’ai livré deux sujets à la réflexion du comité d’éthique : le soldat augmenté et les règles éthiques applicables aux systèmes d’armes autonomes. Les premiers travaux sont attendus d’ici 4 mois. La France est la 1ère grande puissance militaire à se doter d’une instance de réflexion permanente sur les enjeux éthiques des nouvelles technologies dans le domaine de la Défense. C’est une fierté : la France pourra porter sa voix sur ces sujets en Europe et à l’international.

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
- Il est indispensable de bâtir une nouvelle fiscalité pour le 21ème siècle. J’ai multiplié les contacts pour convaincre nos amis américains d’accepter la solution d'une taxation internationale des activités numériques. Nous progressons.
- Le livret d’épargne populaire (LEP) est mieux rémunéré que le Livret A, a le même fonctionnement sauf qu’il est sous conditions de ressources. 40% des Français y sont éligibles mais trop peu s’en saisissent. J’ai donc décidé de simplifier les démarches d'ouverture.

Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique et solidaire)
- J’ai consacré ces premiers mois au ministère de l’Ecologie à l’action : 3 textes législatifs majeurs adoptés, la gestion de catastrophes importantes, l’aboutissement de batailles fondatrices comme l’abandon d’Europacity.  L’écologie n’est pas un combat nouveau pour moi. Au long de mon parcours, au contact des collectivités territoriales, des entreprises, des services de l’Etat, une seule réponse au défi : la mobilisation et l’action sur le terrain. J’ai forgé 4 convictions. La première, c’est que la transition écologique appelle une transformation de nos modèles. Production, consommation, mobilité, aménagement du territoire : une révolution systémique est nécessaire. La deuxième est simple : ce n’est pas parce que nous n’avons pas le choix que nous devons vivre moins bien. Je veux donner à voir tout ce qu’une France neutre en carbone, respectueuse de la nature, adaptée au dérèglement aura de positif. Ensuite, la transition écologique est une chance pour les territoires et pour les citoyens. Pour aller dans une société du mieux vivre, nous avons besoin de tous. C’est notamment le sens de la Convention citoyenne! Enfin, la France est garant de l’Accord de Paris, en 2020 nous continuerons à mobiliser le monde entier pour faire bouger les lignes. La lutte contre le péril écologique demande une action globale. Plus qu’une feuille de route, nous aspirons à une révolution, pour être à la hauteur du défi écologique et porter les transformations avec l’ampleur nécessaire. C’est à ces conditions que nous réussirons, pour 2020 et les années à venir.
- Nous voulons que partout les citoyens aient d’autres choix que le tout-voiture pour se déplacer, des solutions plus simples et plus écologiques.

Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education)
- [Rémunération des enseignants ] Augmentations importantes dès l'année 2021.
- [Contrôle continu pour le Bac 2020] Nous voulons la hausse du niveau de nos élèves.

Agnès Buzyn (ministre de la Solidarité et de la Santé)
- [45 ans de la loi Veil] Je voudrais remercier celles et ceux qui rendent possible l'exercice de ce droit au quotidien, et font de la loi Veil ce qu'elle est fondamentalement : un droit au service des femmes, un droit à disposer de leur corps.
- Garantir l'autonomie, c'est aussi adapter l'ensemble de notre cadre de vie : transports, espaces urbains, habitats...avec Julien Denormandie, nous agissons par exemple pour aider les ménages à adapter leurs salles de bains, avec des subventions pouvant aller jusqu'à 5 000€.
- La lutte contre l'isolement est une arme très puissante de prévention. Notre stratégie vise à mobiliser le plus largement possible les acteurs de terrain, au sein des collectivités. Et dès 2020, les jeunes du SNU seront mobilisés contre l'isolement de nos aînés.
- Protéger sa santé grâce à la prévention, c'est protéger son autonomie à long terme, grâce à des conseils personnalisés, un rdv prévention au moment de la retraite, en détectant les fragilités des personnes âgées.
-La perte d'autonomie peut être évitée et n'est pas liée à l'âge : je lance ce matin "Vieillir en bonne santé", une stratégie de prévention permettant pour chacun de préserver son autonomie.

Didier Guillaume (ministre de l’Agriculture)
Total soutien à la CFDT face aux agressions verbales et intrusions dont elle a été victime. Les désaccords sur les idées dans le cadre du débat démocratique, oui. La violence quelle que soient ses formes, non.

Franck Riester (ministre de Culture)
Netflix s'installe en France ! Bienvenue dans notre pays, patrie des Frères Lumière, de Méliès et de la Nouvelle Vague. Je suis certain qu'une collaboration fructueuse va naître entre nous, dans le respect des règles de la politique culturelle et fiscale de la France.


Gérald Darmanin (ministre des Comptes publics)
En janvier, l'impôt sur le revenu baisse ! 17 millions de foyers vont voir leurs impôts diminuer de 300€ en moyenne par an. Nous améliorons le pouvoir d'achat des Français, en particulier des classes moyennes et populaires.

Marc Fesneau (ministre des Relations avec le Parlement)
Solidarité avec la CFDT victime de l’intolérance et de la négation de la démocratie. Et avec tous les élus, syndicalistes, citoyens menacés parce qu’ils pensent différemment. Aux auteurs de ces actes je dis que nous tous républicains ne cèderons jamais à leur violence. Jamais.

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance)
- L'affaire Matzneff en dit beaucoup sur notre époque. Comment en 30 ans nous avons pu laisser faire cela ? Il y a 27 000 plaintes pour agressions sexuelles sur enfants chaque année en France, il faut le signaler!
- Les chiffres sont terribles : 27 000 plaintes d'enfants pour agression sexuelle, 150 000 enfants probablement agressés sexuellement, 4 millions d'enfants victimes d'inceste. Il faut signaler au 119, il faut que ce soit le combat des années 2020.

Amélie de Montchalin (secrétaire d’Etat aux Affaires européennes)
- Mon message au commissaire européen au budget : que l’Europe soutienne le revenu des agriculteurs pour qu’ils transforment leur métier sans se demander de quoi demain sera fait.
- Ce n’est pas le gouvernement que bloquent les grévistes, c’est la vie des Français, et des millions d’emplois. Bloquer nos ports, c’est mettre en échec notre stratégie d’attractivité maritime face la concurrence. Du pain bénit pour Hambourg et Rotterdam !
- Hier on a eu un show médiatique bien huilé de Ségolène Royal et Marine Le Pen, deux ans et demi avant la présidentielle. Les Français ne sont pas dupes. Nous, nous préférons travailler pour eux, loin des numéros politiciens.
- Emmanuel Macron, Edouard Philippe et tout le Gouvernement se sont engagés à transformer le quotidien des Français. Lorsque la Commission européenne reprend hier la proposition française d’avoir un SMIC européen pour arrêter le dumping social, c’est pour les emplois des Français qu’on agit.

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé du numérique)
- Tout mon soutien à la CFDT et aux salariés agressés. La dérive totalitariste de quelques-uns n’aide en rien les revendications sociales. Au contraire.
La fracture numérique et ses conséquences nécessitent une mobilisation nationale qui s’appuie sur l’expérience locale.
- Financement, attractivité, réglementation, talents, formation… L’Etat et tous nos territoires continueront à se mobiliser pour faire de la France le premier pays européen en matière de numérique et de technologie.
- Nous ne nous en contentons pas. Pour nos emplois mais aussi notre souveraineté, dans une économie mondiale dominée par les géants américains et chinois, nous devons continuer à travailler pour faire émerger de nouveaux leaders technologiques en Europe. Les 6 milliards d’euros mobilisés par les investisseurs institutionnels pour investir dans la croissance de l’écosystème vont notamment servir à cela !
- Cette année, les start-up créeront plus de 25000 emplois partout en France et à tous les niveaux de compétence. Elles sont devenues un élément essentiel de notre économie.
- Le gouvernement s’engage et les chiffres sont là : en 2019, la French tech a levé 5,03Md€. C’est 40% de + en 1 an. Félicitation à toutes celles et ceux qui contribuent à faire de la France une puissance technologique et créent de plus en plus d’emplois partout sur le territoire.

Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances)
Avec La Grande Exposition du Fabriqué enFrance qui a lieu ce week-end à l’Elysée nous voulons montrer qu’il est possible de produire en France et de mener la reconquête industrielle. Et lundi nous réunirons à Versailles 200 investisseurs étrangers pour qu’ils choisissent la France.

Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes et à la Lutte contre les discriminations)
- Notre pays s’habitue à la violence au point de relativiser, édulcorer... Il suffit de chanter les menaces et les injures pour qu’elles deviennent excusables ? Soutien à la CFDT.
- Ce n’est pas En marche qui décide d’affronter Marine Le Pen. Ce sont les Français qui font ce choix démocratique. Elle est arrivée au 2e tour de la présidentielle et en tête des européennes parce que les citoyens ont voté pour elle. Ne nous aveuglons pas.
- Avant de parler de l’élection présidentielle, il reste la moitié de ce quinquennat d’Emmanuel Macron à nous de travailler pour transformer positivement la vie des gens, il nous reste encore beaucoup à faire pour cela. 
- La France défend partout dans le monde les droits sexuels et reproductifs des femmes. C’est possible grâce à l’engagement de générations de femmes... 17 janvier: anniversaire de la loi sur l’IVG.

Laurent Nunez (secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur)
Ce qu’il y avait à dire sur la nécessaire exemplarité des forces de l’ordre a été dit. Mais nous ne laisserons pas occulter les violences inacceptables dont elles sont trop souvent victimes, et qui n’ont rien à voir avec la liberté de manifester.

Sibeth Ndiaye (porte-parole)
- Je condamne avec la plus grande fermeté l'intrusion d'individus au sein des locaux de la CFDT. Sans syndicats, pas de démocratie sociale. Aucun désaccord ne peut se régler dans l'intimidation ou la violence.
- L’apprentissage, c’est une voie d’excellence qui constitue un vrai tremplin vers un emploi durable.

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Richard Ferrand (président de l’Assemblée nationale)
- [Violences contre la CFDT] Juste insupportable. La violence n’est pas tolérable dans notre démocratie.Soutien aux personnes agressées
Premier facteur d'émancipation, la mobilité est au coeur de la promesse républicaine.

Stanislas Guerini (délégué général)
- Pour les municipales, mon objectif est clair : faire gagner les idées progressistes, partout en France.
- Pour LaREM, les élections ne sont jamais une fin en soi. Elles sont un début pour agir. Notre objectif n'est pas de planter des drapeaux dans telle ou telle ville. Nous voulons faire gagner nos idées.
- La première exigence des progressistes, c’est de regarder la France telle qu’elle est. Notre pays regorge d'idées mais se meurt de ne jamais regarder ce qui marche !
- Nous présentons «300 projets qui marchent» et qui font la différence sur le terrain pour l'écologie, le logement, les mobilités... Si ces bonnes idées se déploient partout, nous transformerons le pays en profondeur.

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
Je condamne l'intrusion et les agressions au siège de la CFDT. La seule issue à un conflit social, c'est le dialogue et la recherche d'un compromis. Les députés LaREM ne cesseront d'œuvrer en ce sens, comme le souhaitent nos concitoyens.

Aurore Bergé (porte-parole)
Des projets innovants, qui font la part belle à l'écologie, à la démocratie participative, et favorisent l'attractivité économique ou l'inclusion de tous. En marche en a recensés 300 dans nos communes !

●MoDem
Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)
Le groupe MoDem apporte tout son soutien aux salariés de la CFDT agressés lors de cette intrusion inqualifiable. La démocratie sociale, c’est une part indispensable de la démocratie tout court. Un espace où la liberté de penser, parler et agir ne peut être violentée.

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

[Communiqué de presse: L’Europe fait un choix catastrophique pour le climat!]
La Commission Européenne a présenté cette semaine son plan de financement du Green Deal au Parlement Européen, censé permettre à l’Union Européenne d’atteindre la neutralité carbone en 2050
La création d’un fonds de « transition juste » pour les régions les plus dépendantes aux énergies fossiles, tout particulièrement le charbon, va dans le bon sens. Cette initiative permet de renforcer l’acceptabilité sociale de la lutte contre le réchauffement climatique dans les territoires où les leviers pour diminuer nos émissions sont justement les plus importants. En matière d’électricité, il ne peut y avoir de diminution drastique du nombre de centrales à charbon ou au gaz en activité en Europe sans un appui spécifique et une considération pour les Etats qui en dépendent le plus, conformément au projet européen porté par Jean-Christophe Lagarde lors des élections européennes. Il insistait alors sur la nécessité de rassembler et de fédérer l’Europe autour de projets qui unissent le continent et pour lesquels chacun trouvera un intérêt commun, plutôt que de se concentrer sur les sujets qui nous divisent et nous conduisent à un immobilisme contraint.
Malheureusement, sous la pression des écologistes, la Commissaire européenne Elisa Ferreira a annoncé que ce mécanisme de transition juste ne pourra pas financer des projets de construction de centrales nucléaires : le projet de règlement transmis au Parlement européen aux eurodéputés le 14 janvier dispose en effet que « le fonds de transition juste exclut spécifiquement la construction de nouveaux centres nucléaires de production d’électricité ».
L’UDI regrette vivement ce choix qui ralentit le combat de l’Union Européenne contre le réchauffement climatique au moment même où nous avons besoin d’accélérer. Une transition la plus rapide possible vers un mix énergétique qui ne dépende plus à 80% d’énergies carbonées comme c’est le cas aujourd’hui dans l’Union Européenne doit être la priorité de la Commission.
Pour parvenir à diminuer massivement nos émissions de CO², le premier levier est la production d’électricité : rappelons qu’en Europe, la première source d’émissions de gaz à effet de serre reste la production d’électricité, devant les transports.

Jean-Christophe Lagarde (président)
Il y a quelque chose de pourri dans notre démocratie. L'agression subie par la CFDT suite aux fake news diffusées sur les réseaux sociaux est un symptôme de cette perte de rationalité qui appauvrit le débat public et attise la violence.

Sophie Auconie (députée)
Ces attaques à l’encontre de la CFDT sont inadmissibles, j’apporte mon soutien aux victimes de cette grave intrusion. La réforme des retraites est une réforme majeure pour notre pays et nécessite des débats constructifs et respectueux

Laurent Lafon (sénateur)
Le jusqu’au-boutisme de certains grévistes à la RATP et à la SNCF est de plus en plus incompréhensible pour les centaines de milliers d’usagers des transports en commun d’Île-de-France qui ont vraiment le sentiment d’être pris en otage.


Actualités du Centre. Réaffirmation de l’agenda réformiste du gouvernement par Edouard Philippe

Edouard Philippe
A l’issu du séminaire gouvernemental qui s’est tenu le 15 janvier, le Premier ministre, Edouard Philippe a réaffirmé que l’agenda réformiste du gouvernement continuerait à être mis en place, en totale cohérence, a-t-il ajouté, avec les engagements pris par Emmanuel Macron lors de la présidentielle de 2017 qui avait vu sa victoire:
«Le Président l’a dit le 31 décembre à l’occasion de ses vœux, il l’a redit à l’occasion de ce séminaire : même si nous sommes à mi-mandat, même si les échéances électorales se dessinent, il est hors de question de ralentir. Nous voulons continuer sur la même lancée que celle qui a prévalue depuis le début du quinquennat, à transformer le pays et apporter des réponses aux questions qui se posent, parfois depuis longtemps. Le programme de travail, vous le connaissez, c’est l’ensemble des grands objectifs fixés par le président de la République pour l’Acte 2 et rappelés lors de son discours de vœux aux Français.»

Une façon de rappeler à tous ceux qui fomentent des troubles en réclamant la démission du président de la république (ce que l’on entend dans les manifestations de la CGT après l’avoir entendu lors de celles des gilets jaunes et qui est un des slogans favoris des extrêmes avec les propos de Mélenchon et Le Pen), qu’il tenait sa légitimité du suffrage universel et qu’il était en total accord avec ce qu’il avait proposé aux Français.

Idem sur le réforme des retraites qu’il a évoqué en déclarant que «le compromis de ce week-end avec les organisations syndicales [réformistes] et patronales s'inscrit bel et bien dans cette philosophie de l'acte II, qui guide l'action du Gouvernement depuis quelques mois», c'est-à-dire dans les engagements pris par le Président de la république à l’issue du Grand débat national.

Quant à l’agenda de 2020, il sera essentiellement consacré à l’écologie, à la réforme de l’Etat et à la consolidation des bonnes performances économiques de la France.

Une feuille de route totalement en cohérence avec la politique centriste suivie depuis 2017 pour permettre au pays, grâce à une politique réformiste et progressiste, de retrouver une dynamique assise sur un socle solide pour faire face aux défis de ce début de troisième millénaire.



► Voici les principales annonces d’Edouard Philippe:



- Fermeture de Fessenheim, préservation de la biodiversité, stratégie quinquennale de sortie du plastique, mise en place de zones à faibles émissions : nous nous fixons un agenda très intense en matière d’écologie pour les six prochains mois.

- Nous tiendrons mi-février un Conseil de défense écologique qui sera consacré à deux sujets : D'abord, l'engagement des services de l'Etat dans une démarche exemplaire afin que l'Etat ne soit pas simplement prescripteur mais qu'il soit aussi acteur et qu'il puisse démontrer à son niveau qu'il est possible d'avancer. L'administration prendra notamment le virage des véhicules électriques et hybrides et elle engagera des investissements de réduction de sa consommation d'énergie fossile. Nous aurons l'occasion d'en reparler. Deuxième sujet qui sera traité à l'occasion de ce Conseil de défense, l'adaptation au changement climatique, c'est-à-dire tous les sujets relatifs à la résilience des territoires, à la gestion des canicules, à la prévention des inondations.

- Dès le mois d'avril, la convention citoyenne, qui se réunit depuis plusieurs semaines déjà, présentera des mesures ambitieuses qui montreront que l'on peut réconcilier transition écologique et soutien populaire, ce qui n'avait pas été le cas en 2018 et ce qui, nous le savons tous, est essentiel si nous voulons être à la hauteur de l'ambition de transition écologique que nous portons, bien au-delà même du Gouvernement.

- Le président de la République a eu l’occasion de le dire, nous travaillons à un plan de lutte contre l’islam radical et contre les communautarismes. D’ici le mois de mars, le président annoncera le plan d’action sur ce sujet prioritaire pour l’unité et la concorde nationales. Hors de nos frontières, nous portons un projet de solidarité qui doit permettre la paix, la stabilité et le développement humain, dans des pays souvent attaqués par le terrorisme et qui font face à une explosion démographique. Un projet de loi spécifique sur l’Aide Publique au Développement et notamment un projet de loi de programmation sur l'Aide Publique au Développement, sera déposé en Conseil des ministres au premier trimestre de façon à accompagner les Etats qui sont soumis à ces pressions et à ces défis considérables, et de façon à organiser une aide durable, prévisible, visible et efficace de la République française en la matière.

- Dans un contexte de ralentissement de la croissance européenne, la France sur-performe et poursuit son grand retour dans le peloton de tête de l’OCDE. Les résultats de l’étude Ernst & Young publiés cette semaine sur l’attractivité industrielle montrent que nous sommes sur la bonne voie. La décrue du chômage est incontestable même si je la considère encore trop lente et que nul ne peut se satisfaire en particulier du nombre trop important d’offres d’emplois non satisfaites. Nous savons qu’il faut poursuivre la voie tracée depuis 2017 pour changer l’économie et le marché de l’emploi en profondeur : en misant sur l’éducation, l’apprentissage, la compétence, la formation continue et la recherche ; en maintenant une fiscalité attractive, en encourageant l’initiative, l’entreprenariat et le dialogue social dans les entreprises ; en valorisant le travail et l’émancipation individuelle plutôt que les logiques antiéconomiques et antisociales ; en restant fidèle à notre promesse de justice sociale et d’émancipation

- Avec la prime d’activité et la baisse de l’impôt sur le revenu qui se matérialisera sur la feuille de paye dès janvier, l'ensemble des Français qui payent l'impôt, et singulièrement ceux qui sont au début du barème de l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire les classes moyennes, vont voir que le travail paye mieux aujourd'hui en France. C’est un des grands engagements du président de la République et c’est un des grands facteurs de changement du pays.

- La crise à l'hôpital est toujours là, elle est ancienne, elle est profonde. Et si j'ai la conviction que notre plan est à la hauteur des enjeux, je mesure les sentiments d'urgence, d'impatience qui sont souvent légitimes et souvent justifiés. Les premières mesures du plan d'urgence pour l'hôpital entrent en vigueur avec les premières primes qui seront versées au mois de janvier. Comme prévu, 150 millions d'euros sont délégués aux établissements de santé dès ce mois de janvier pour financer ce que l'on appelle parfois, je ne sais pas si le terme est judicieux mais c'est comme ça que l’on le dit, le « petit investissement » dans le cadre d'un plan de l'ordre de 450 millions d'euros sur les trois années qui viennent. Les travaux sur la reprise de la dette des hôpitaux se poursuivent également. Vous savez que nous nous sommes engagés à reprendre 10 milliards de dettes, c'est-à-dire un tiers de la dette globale des hôpitaux. Ces travaux permettront dès le mois d'avril d'étudier avec chaque établissement les modalités concrètes de cette reprise de dette qui, je le dis, constitue un effort sans précédent vis-à-vis des hôpitaux. C'est la première fois que nous allons reprendre ce montant de dette pour faire en sorte que les hôpitaux retrouvent des marges de manœuvre et puissent se projeter vers l'avenir avec confiance.

- Notre engagement vis-à-vis du personnel soignant ne baissera pas au gré des actualités, il sera constant tout au long des prochaines années. Dès janvier, les premières mesures du plan d'urgence pour l'hôpital entrent en vigueur avec le versement des premières primes.

- 2020 doit être une année de concrétisation et de changement rapide pour les fonctionnaires de ce pays qui doivent se sentir davantage en responsabilité et reconnus. Il faut rapprocher le service public de nos concitoyens. Ce sera tout l'enjeu du déploiement des 460 premiers espaces France Services qui ouvrent en ce début d'année 2020.

- Beaucoup de lois sont discutées, elles sont souvent complexes. Elles exigent des mesures d'application et il ne faut pas penser qu'alors que la loi serait votée tout serait réglé. Nous avons constaté que grâce à un travail très sérieux, très intense, de l'ensemble des administrations, sous la pression des ministres, le taux d'application des lois était s'agissant de la fin de l'année 2019, tout à fait remarquable puisque le taux de publication des décrets s'élève à 95 %. Autrement dit, là où pendant très longtemps, on se contentait de voter des lois et qu’ensuite les décrets tardaient, nous sommes parvenus à un résultat qui est de l'ordre de 95 % de publication des décrets nécessaires à l'application de la loi.