Voici une sélection, ce 9 mai 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> C’est la journée de l’Europe. L’Europe est aujourd’hui une évidence qui
pourtant n’allait pas de soi. Elle est un héritage arraché aux ruines, un
trésor façonné par le courage de celles et ceux qui ont refusé que le
nationalisme et la guerre soient notre destin. Face aux crises, l’Europe n’a
cessé de nous protéger et d’agir vite, fort et en solidarité quand l'Histoire
frappe à notre porte. Dans la pandémie, dans les turbulences économiques, face
à la menace russe et à la guerre en Ukraine sur le sol de notre Europe, nous
résistons, toujours. L’Europe est bien plus que les bénéfices de son grand
marché unique : elle soutient notre agriculture, notre jeunesse et nos
universités, notre recherche, nos territoires et nos emplois, notre diversité
culturelle, nos exportations, nos frontières, notre sécurité et notre
indépendance dans un monde de périls. Bien sûr, l’Europe peut et doit encore
s’améliorer. Il y a tant à faire encore. Mais nous devons être fiers d’être
Européens. Fiers de bâtir le continent le plus écologique, le plus exigeant sur
le numérique, celui qui investit dans l’innovation et la technologie pour
produire en Europe et sortir de nos dépendances stratégiques, celui qui défend
partout les valeurs démocratiques et humanistes. Depuis 2017, j’y consacre mon
énergie, pour les Françaises et les Français, parce qu’une partie significative
de notre avenir et de notre souveraineté se joue là : l’Europe respecte et
renforce nos nations. À chaque génération revient le devoir immense de faire
vivre l’Europe, l’aimer, la transformer, pour qu’elle soit forte, puissante,
indépendante, qu’elle nous serve tous et qu'elle protège ce que nous avons en
partage : une certaine idée de l'Homme et une capacité à agir pour assurer
nos choix libres et souverains. C’est encore plus important dans un monde qui
aujourd’hui vacille où notre trésor de paix, d’unité et de souveraineté
européenne a une valeur inestimable. En ce 9 mai, en Européen convaincu,
déterminé et fier, je dis très simplement : Vive notre Europe !
> En ce 8 mai, nous nous souvenons de ces héros qui ont œuvré à la Libération de la France. Leur courage a rendu possible la Victoire, leur sacrifice a ouvert la voie de la paix. À nous de faire vivre ce legs. Gardons vibrantes la flamme de la mémoire et notre exigence de liberté.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, une situation de
finances publiques particulièrement difficile, peu de temps d'ici à la fin du
quinquennat, et une situation internationale complexe, à la fois aux portes de
l'Europe et au Moyen-Orient. Alors certains, évidemment, voudraient y voir des
freins ou des capacités d'entrave complètes. Il y a une autre manière de le
vivre — en tout cas c'est ce que j'essaie de faire depuis que j'ai été nommé à
l'automne dernier — c'est tout simplement de se concentrer sur l'essentiel. Et
quand on se concentre sur l'essentiel, ça aide à faire des choix.
Cela veut dire aussi (et c'est difficile parce qu'on aime la politique, on a
envie de traiter tous les sujets) : c'est avoir le courage, parfois l'amertume,
je dois bien le dire, de se dire que certains sujets peuvent attendre (ou
malheureusement ils devront attendre), et que d'autres sujets, l'intérêt
général, exigent de ne pas laisser s'installer l'immobilisme ou l'inaction.
Mon propos va être assez libre, pour être transparent avec vous. Il est clair
que sur certains sujets, en dépit de l'inertie que certaines forces politiques
parfois peuvent mettre dans le débat politique français, il était impensable de
ne pas bouger. C'est ce qu'on fait en ce moment même au Parlement avec la haute
programmation militaire. C'est impensable de se dire que notre appareil de
défense ne peut pas continuer de s'adapter aux risques de sécurité que nous
connaissons.
Sur l'énergie : heureusement qu'en sortie de séquence budgétaire, on a pris ce
décret pour la programmation pluriannuelle pour l'énergie, là où certains
demandaient encore d'attendre ou de se renvoyer à des hypothétiques
propositions de loi. Avec la crise énergétique que nous connaissons
aujourd'hui, il vaut mieux avoir défini le cap. Après, on peut en penser ce
qu'on veut, mais il y a un cap. Pareil pour les sujets agricoles qui sont
autrement plus complexes. Je le dis ici en Occitanie, avec une crise qui nous a
tous bouleversés cet hiver dernier. Mais enfin, on le voit bien : le rapport à
la nourriture et à la production agricole va devenir un sujet géopolitique de
première ampleur. On le voit sur les engrais. On va très vite le voir, si la
guerre devait se poursuivre au Moyen-Orient : on va avoir potentiellement un
choc international sur les denrées alimentaires qui peut être
extraordinairement brutal. Heureusement pour le peuple français, nous avons des
outils d'autonomie, pour le coup, sur ce sujet, mais enfin, ça va bouleverser
évidemment l'ensemble de l'économie mondiale.
Pourquoi vous dire cela ? Parce que, si on y regarde de près, dans l'essentiel,
il y a malgré tout, quand même, de grandes politiques publiques qui structurent
la vie du pays. On a beaucoup parlé de logement depuis 15 jours ou 3 semaines
avec un plan de relance. On y met du poids de corps, de l'argent, un texte
spécifique. Et il est clair que les questions de transport, inévitablement,
sont toutes aussi importantes.
Et je crois que ça fait longtemps, Jean le disait tout à l'heure, qu'on n'a pas
marché aussi volontairement sur nos deux jambes.
µOn a un patrimoine ferroviaire issu des grands anciens. Et donc celui-ci
mérite d'être et doit être entretenu. C'est ce qu'on appelle dans notre jargon
« la régénération ferroviaire ». Enfin, derrière le mot régénération, je le dis
dans des mots peut-être encore plus grand public, tout l'argent qu'on met sur
la table, cela s'appelle — et notamment parce que nos deux présentes régions
ont beaucoup de petites lignes et des lignes intermédiaires en Occitanie et en
Aquitaine — tout simplement : un plan anti-retard.
C'est faire en sorte que le service public soit de qualité, c'est faire en
sorte aussi que la sécurisation soit au rendez-vous. On se rappelle tous avec
douleur ce qui s'est passé à Brétigny. Et puis lorsqu'on compare avec d'autres
pays européens, que je ne citerai pas, on voit bien la différence entre celles
et ceux qui ont pris leur courage à deux mains pour entretenir leur réseau
ferroviaire et ceux qui ne l'ont pas fait suffisamment.
Mais en même temps, on se projette aussi vers l'avenir. Et c'est vrai que
parfois, nous autres, les élus, je m'en souviens, on peut aimer les grandes
infrastructures : ça crée du mouvement, il y a un attachement des élus locaux à
tout cela. Je m'en souviens, une fois de plus. Je m'en souviens, dans une
région (en Normandie), dans laquelle, précisément, on n'a pas eu de grandes
infrastructures en matière de transport.
Enfin, il y a quand même une réalité qui est l'aménagement du territoire :
Jean-François Gravier, dans Paris et le désert français (1948), ne peut
pas ne pas voir que la dynamique démographique du pays est d'une brutalité
inouïe. Et c'est tout le défi d'ailleurs que le ministre de l'Éducation
nationale doit affronter d'une part, avec la carte scolaire qui bouge un peu
malgré nous parce qu'il y a une réalité démographique, puis, de l'autre côté,
les ministres chargés du grand âge. On voit bien qu'on a là, pour le coup,
aussi, un énorme défi. Mais c'est pareil aussi sur la carte de France : Paris,
Lyon, Marseille. Paris, Marseille, Toulouse et Lyon. C'est la réalité
démographique. Et cela, vous, les élus de ce territoire, vous êtes confrontés à
un défi démographique aussi génial — parce qu'objectivement, c'est génial de
devoir le gérer — qu'il est redoutable.
Et là, au fond, quand je vous disais qu'il faut se consacrer à l'essentiel,
c'est qu'il ne faut pas que tous nos ennuis du moment nous conduisent à
complètement mettre de côté le long terme. Et comme on est sur du temps long —
j'entendais en 1991, Michel Rocard: c'est la première fois où on évoque ce
projet (j'avais 5 ans) — je me dis que si je peux, au moment où je vais
souffler mes 40 bougies dans un mois, donner au moins une impulsion décisive en
la matière, eh bien j'en suis heureux parce que cet aménagement du territoire,
le maire de Bordeaux, le président Rousset le savent : le TGV à Bordeaux (ou la
LGV, comme on veut, à Bordeaux ou pas), ce n'est plus complètement la même vie
et municipale et métropolitaine.
Donc cela, il est clair qu’il ne faut pas que notre classe politique, ce que
nous sommes en ce moment, quelles que soient nos divergences d'opinion, on a
dit du long terme. C'est exactement ce que nous avons souhaité faire sur le
volet militaire, sur le volet énergétique, parce qu'au fond, ce sont quand même
des pans entiers, ça a été dit par Carole, aussi des pans entiers
potentiellement de croissance, de création d'emplois et d'outils qui nous
aident à aménager le territoire.
La troisième des choses, ou plutôt en guise de conclusion de mon propos, je
pense aussi que nos concitoyens et nos concitoyennes en ont un peu marre de
nous voir faire des annonces et qu'à un moment donné, au moment où on a une
crise des finances publiques qui est importante, sur lequel, vous le voyez, on
a des premiers résultats sur le redressement du déficit, même si tout ça peut
être très vite impacté par la guerre que nous connaissons, on revient aussi à
l'essentiel et faire des choix.
Ça vaut le coup de faire des efforts pour redresser les finances publiques. Ça
vaut le coup. Ça vaut le coup pour notre protection, notre souveraineté, notre
liberté sur les marchés financiers. Ça vaut le coup parce qu'une génération
d'êtres humains laisse à plusieurs autres générations ensuite une dette et un
déficit qu'on n'arrive pas à résorber. Ce n'est pas franchement de bonne
politique. Mais enfin, ça vaut le coup parce que ça permet de signer ce qu'on
vient de signer. On revient à l'essentiel, et donc investir. Et cela, pour le
coup, je pense aussi que c'est ce qu'il faut collectivement on essaie de
réexpliquer aux Françaises et aux Français, notamment au moment où on va
reparler du budget à l'automne.
On n'aura sans doute pas les mêmes outils ou les mêmes conclusions politiques
sur la manière de le résorber. Mais ça, c'est normal, c'est la vie
démocratique. Et d'ailleurs, c'est ce qui fait que les Républicains entre eux
ont un débat de qualité. C'est ce qui fait aussi que les démagogues, en
général, viennent avec des solutions qui n'existent pas. C'est la différence
entre ceux qui disent leur vérité et ceux qui viennent avec leurs mensonges.
Bon. Enfin, venir sur le long terme, c'est aussi être capable de se dire qu'on
réduit le déficit public d'un côté, ce qui permet d'un côté de signer un
contrat d'objectif avec le Président Castex en disant : « On va régénérer
l'ensemble du réseau et y compris nos petites lignes ».
Il y a tout le débat aussi sur les petites lignes entre les contrats, les CEPR,
les contrats de plan État-région que l'ancien Premier ministre Castex connaît
bien, entre SNCF, les conseils régionaux, qui permet aussi de traiter les
lignes intermédiaires. C'est un sujet important, mais il faut être capable de
se projeter.
Et donc, ce que nous sommes venus dire ici (parce que j'ai cru entendre depuis
Vernon que quelques campagnes municipales, locales avaient un tout petit peu
pris en otage parfois la parole de l'État en disant que ça n'allait pas se
faire) : eh bien, je me suis dit que plutôt que de faire une visioconférence de
travail, plutôt que de faire une réunion de travail technique à la faveur d'une
autre réunion que j'avais eue avec Carole sur un dossier qui lui tient à cœur
(l'usine et l'entreprise Fibre excellence), nous nous sommes dit qu'il valait
mieux venir ici. Jean-Luc aussi m'y avait invité très gentiment il y a de cela
quelques semaines, en redisant tout simplement que ce projet, désormais, est
irréversible. Et que donc son irréversibilité se traduit évidemment par des
premières sommes d'argent, pratiquement 500 millions d'euros qui seront
débloqués, pour permettre de lancer les procédures d'appel d'offres.
Parce qu'au fond, ce qui rend irréversible le projet, ce sont d'une part les
procédures d'appel d'offres, et d'autre part la question des réseaux,
d'électricité, de fibre, etc., puisqu’il y a un enjeu d'ingénierie qui est
absolument majeur.
Et le troisième volet, ce sont évidemment les questions liées au foncier, parce
qu'il y a un enjeu de stratégie foncière. Foncier, réseaux, début des appels
d'offres avec des procédures qui prendront nécessairement du temps — mais c'est
normal. Personne ne veut faire n'importe quoi avec de la commande publique.
Néanmoins, il faut désormais que cela démarre et je vous propose, puisque nous
sommes au début du mois de mai, de nous donner rendez-vous autour du mois
d'octobre-novembre pour faire un point très précis. Messieurs les présidents,
madame la présidente, monsieur le président de région, je vous ai entendus, ce
qui nous permet de faire un point de procédure très précis et d'éviter
justement que des démagogues racontent n'importe quoi et de faire la
transparence complète sur la conduite du projet, parce que c'est comme ça qu'on
arrive à le mener : chacun respectivement en nos grades et qualités.
> [Gestion de la crise internationale] Il faut bien
comprendre qu'au fond, on essaie de s'adapter évidemment à l'irrationalité des
acteurs de cette crise. Ce n'est pas une guerre comme les autres : tantôt
froid, tantôt se réchauffant, avec évidemment des négociations qui n'ont pas
produit les effets escomptés.
Non seulement il y a un blocage du détroit d’Ormuz, mais un double blocage dans
les conditions que vous connaissez et, on y reviendra sans doute, des enjeux de
sécurité de la circulation maritime qui vont être durables — du reste
d'ailleurs, on le découvre pour Ormuz, mais je rappelle que ces questions se
sont posées durant de nombreux mois sur Bab-el-Mandeb dans un autre temps, y
compris avec les Houthis au Yémen.
Au fond, j'essaie de suivre avec les ministres plusieurs lignes directrices
pour gérer convenablement la crise, en étant plus que conscient, je le vois
chez moi dans l’Eure à Vernon, de la grande fatigue de nos concitoyens et de
nos concitoyennes, pour la pression que cela représente pour eux, pour leur
pouvoir d'achat. J'en suis complètement conscient, étant d’origine par ailleurs
populaire, de classe moyenne.
Enfin, c'est une très, très, très, très, très mauvaise séquence que nous vivons
et le Gouvernement en est complètement conscient. Mais une fois qu'on a dit ça,
je parlais de démagogie tout à l'heure, je pense qu'il faut qu'on puisse gérer
ça avec beaucoup de sérieux, avec des lignes assez claires. La première : on ne
peut pas faire n'importe quoi avec les finances publiques. On ne le peut pas.
Et je vois bien les tentations de se dire : baissons de manière générale les
taxes, etc. D'ailleurs, ceux en général qui proposent de baisser les taxes au
mois de mai sont ceux qui vont vouloir en réinventer à l'automne pendant les
débats budgétaires. J'invite nos concitoyennes et nos concitoyens à être
méfiants : il n'y a pas d'argent magique et la situation des finances publiques
est telle que, par définition, quelqu'un paiera toujours à la fin. J'invite à
la plus grande des prudences.
La deuxième des choses : nous ne pouvons pas abandonner celles et ceux qui
travaillent et qui bossent. Je pense que là, c'est pour moi un parti pris
politique clair que j'assume profondément : c'est le soutien à l'activité. Et
vous avez des filières effectivement qui, par définition, sont prises en otage
par l'augmentation des coûts des hydrocarbures. Et c'est au fond très binaire :
soit elles sont aidées et elles peuvent continuer à bosser, soit elles ne sont
pas aidées et elles arrêtent de bosser. Les pêcheurs étant potentiellement
d'ailleurs l'exemple le plus édifiant, le plus éclatant, c'est qu'il faut un
calcul coût-avantage : est-ce que ça vaut le coup de prendre la mer pour sortir
pêcher ou pas.
Et c'est comme ça qu'on a imaginé d'ailleurs l'ensemble du plan d'aide
sectoriel, pêcheurs, BTP et donc à la question, est-ce que d'autres professions
peuvent rejoindre cette liste ? Oui, j'ai passé des commandes aux ministres en
la matière, parce qu'on le voit bien, vous avez des professions qui avaient de
la trésorerie, qui pouvaient très bien passer un mois, le mois d'avril, sur ce
sujet, mais mai, voire juin, ça ne sera pas possible. Nous ne sommes pas
déconnectés, nous le savons, et donc, par définition, les ministres ont reçu
ça.
David Amiel, évidemment, comme ministre des Comptes publics, ajuste tout cela,
avec aussi un délai d'exécution pour que les aides soient vite versées. J'ai vu
quelques commentaires ici ou là en disant : « Mais comment se fait-il
que ce n'est pas encore versé ? », etc. Je vous renvoie à… Jean a géré de
manière remarquable l'épidémie de la Covid19. Globalement, l'administration
sait à chaque fois faire vite, mais on ne fait jamais n'importe quoi pour que
tout ça, évidemment, soit robuste.
Donc ça, le soutien à l'activité, il est clé. Après,
il y a le soutien aux travailleurs, parce que dans le soutien à l'activité, il
y a celles et ceux qui travaillent, agents de la fonction publique d'ailleurs
— l'État est employeur, donc là aussi David Amiel y travaille. Et puis,
bien sûr, les salariés de ce pays qui n'ont pas d'autre choix que de devoir
prendre leur voiture pour aller travailler. Donc, ça, ce sont, évidemment, les
pistes qui sont sur la table et sur lesquelles on aura l'occasion de revenir
dans les jours qui viendront, parce que l'enjeu, c'est de garantir, justement,
une continuité du travail, de l'activité et de faire en sorte que le pouvoir
d'achat des Français ne soit pas plus que cela impacté, inévitablement —
mais comment on fait en sorte que l'argent public soit bien utilisé pour
permettre, justement, de traverser cette période.
Après, je l'ai dit, on n'abandonnera personne. Il y a aussi d'autres outils qui
sont sur la table. Vous avez des petites et des moyennes entreprises qui
peuvent avoir des difficultés de trésorerie liées à l'augmentation d'un certain
nombre de coûts de facteurs, des prix du matériau et autres. Donc, là aussi, la
ministre travaille à des solutions.
Dernier point : ce soir, on tiendra une réunion particulière sur la crise
énergétique. Non pas tant sur le côté soutien, mais au fond, mettre sur la
table des cas pratiques si la crise durait, des cas pratiques concrets sur la
table, sur l'impact global pour l'économie, pour l'approvisionnement de
certains matériaux. Vous avez des matériaux qui sont des dérivés du pétrole qui
pourraient très vite être, en tout cas, difficiles à trouver ou en
approvisionnement. Vous avez la question, pour le monde agricole, des engrais.
Il n'y a pas que le GNR. La question des engrais, elle est redoutablement
urgente. Et donc, ce soir, on va aussi traiter de la crise énergétique avec une
approche, si j'ose dire, plus « défense nationale », c'est-à-dire sur la
résilience de notre économie globale et comment, au fond, on est capable de
gérer tous les scénarios critiques.
> [Hostilités au Moyen-Orient] Il y a une grande
irrationalité quand même dans la manière dont on peut comprendre cette guerre.
Je pense d'ailleurs que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c'est la
première guerre dans laquelle les effets finaux recherchés des belligérants ne
sont pas si clairs. J'étais ministre des Armées au début de la guerre en
Ukraine. Vous compreniez ce qui se passait. Une guerre territoriale, une
puissance se servant de sa dissuasion nucléaire pour mener une guerre
conventionnelle, en revendiquant un certain nombre de territoires, et le pays
en question, l'Ukraine, organisant sa défense.
Et au fond, ce qui a été imprévu, et tant mieux, c'est la capacité des
Ukrainiens à résister. Et très vite, on a pu comprendre aussi les effets de la
guerre sur le terrain énergétique : gaz, approvisionnement en gaz venant de la
Russie, dépendance dont il fallait se sortir, avec derrière un enjeu de volume
et d'approvisionnement.
Ce n'est pas le cas de cette guerre. Notre approvisionnement à nous en pétrole,
il est essentiellement sur l'Arc Atlantique, ce qui est d'ailleurs une autre
difficulté. Arc Atlantique, Algérie, États-Unis, on en a d'autres au Brésil, on
a d'autres dépendances. Donc nous, on a une crise de l'inflation importée, une
crise des prix.
La deuxième des choses, c'est : est-ce que le président de la République agit
pour faire en sorte de trouver une solution de long terme ? La réponse est oui.
Il faut bien comprendre quelque chose. Vous avez le court terme. Les
discussions telles qu'elles sont menées entre la République islamiste d'Iran,
l'administration américaine, dans une autre mesure l'administration
israélienne, notamment avec des intermédiaires (on a cité le Pakistan, il y en
a d'autres). Est-ce que ça va donner quelque chose ? Je ne sais pas répondre à
cette question. C'est d'ailleurs bien la difficulté pour nous tous pour
organiser la résilience de notre économie, et y compris les accompagnements
pour le carburant pour nos concitoyennes et nos concitoyens.
Mais si demain le détroit d'Ormuz devait être libéré, est-ce que nous avons un
enjeu de surveillance, de sécurisation de cet espace maritime de long terme ?
La réponse est oui. Parce que la géopolitique, elle est rentrée dans le
réservoir des voitures des Français et ça va durer. Il faut être vraiment dans
le déni de cette géopolitique pour ne pas voir que l'énergie est le principal
outil, avec les attaques cyber, des guerres hybrides qui peuvent être
menées.
Et vous voyez bien que les gardiens de la Révolution sont en train de se servir
du détroit d'Ormuz comme étant justement un des moyens de peser sur l'économie
mondiale. Donc le Charles de Gaulle — en tout cas le groupe aéronaval
Charles de Gaulle — est un des outils. Les initiatives sont
d'abord diplomatiques, comme la coalition telle qu'elle a été imaginée avec nos
partenaires de la planification militaire : je le précise, il ne s'agit pas
d'agir par la force, nous ne sommes pas belligérants dans cette affaire. Mais
demain si ça se libère, comment est-on capable de faire réappliquer le droit
international de la mer tel qu'on le connaît depuis maintenant des décennies ?
Notre marine nationale sert à cela. Ce qui est d'ailleurs aussi une réponse à
celles et ceux (encore d'autres démagogues, parfois dans l'autre sens là pour
le coup), qui nous disent : « Mais pourquoi on met autant d'argent dans la
défense nationale, on ferait mieux de faire autre chose », etc. À un moment
donné, si on est encore la France, avec nos capacités à peser sur la diplomatie
mondiale, c'est aussi parce qu'on a une armée qui est capable de le faire. Et
c'est vrai que la présence de la Marine nationale permet aussi d'être crédible
dans les initiatives diplomatiques telles que nous le prônons.
Donc, le Charles de Gaulle a passé le canal de Suez, je crois qu'il ne doit pas
être loin de Bab-el-Mandeb (je ne surveille plus cela autant qu'avant quand
j'étais ministre des Armées), et il a vocation à rejoindre une zone qui lui
permet aussi de montrer la crédibilité de l'offre française pour assurer la
sécurité maritime. On revient aussi un peu à ce que le général De Gaulle, et
d'ailleurs le président Mitterrand aussi, du reste, disaient : « alliés mais
non alignés ».
Eh bien, cette position-là qu'on est en train d'essayer de construire, ramenant
aussi d'ailleurs beaucoup de pays, je n'aime pas cette expression du « sud
global », nous permet de définir un cadre de sécurisation sur le moyen et long
termes. Après, vous avez raison, il ne faut pas cacher et mentir aux Françaises
et aux Français, que ça reste une guerre. Et donc, par définition, il faut le
traiter avec le plus grand sérieux en assumant, malheureusement, que c'est du
temps.
> À Vernon comme partout en France, le 8 mai porte la mémoire de la Victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie. Une histoire faite d’ombres et de lumières, marquée par l’engagement héroïque d’hommes et de femmes, de toutes origines, qui aimaient passionnément la France. À l’exemple de Louise Damasse, professeur de dessin à Vernon, qui fut résistante de la première heure et qui sera aussi la première femme élue conseillère municipale dans la commune à la Libération. Par leur courage et par leurs actes, ces patriotes ont relevé la France et fait de notre pays une Nation indépendante et pionnière. Ce jour de la Victoire porte une promesse pour l’avenir du pays. À nous, désormais, de la réaliser.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Une nouvelle opération réussie en mer contre le narcotrafic. 1600 kg de
stupéfiants saisis par la Marine nationale en Océan Indien.
Conduite sous l'autorité du préfet de la Réunion et en coordination étroite
avec les autorités judiciaires, cette mission illustre la contribution
régulière des armées françaises dans la lutte contre le trafic de stupéfiant en
haute-mer.
> Le 8 mai 1945, après des années de guerre et de barbarie, l’Europe retrouvait la liberté. La veille, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Cette victoire fut celle des Alliés, des résistants, des combattants de la France libre et de tous ceux qui refusèrent la défaite de l’esprit autant que celle des armes. Alors que les derniers témoins disparaissent, il nous revient de transmettre aux jeunes générations la mémoire de leur courage et de leur force morale.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Qui sera. La superpuissance du vingt-et-unième siècle ? C'est
l'Europe.
Alors que les États-Unis et la Chine sont lancés dans une course à la
domination technologique, militaire et commerciale, nous risquons d'être pris
en tenaille entre ces deux géants. Va-t-on devoir choisir un camp et être entraînés
pour des guerres qui ne sont pas les nôtres et dont nous aurons à payer le prix?
Sommes-nous condamnés à subir? La réponse est non.
Il y a un élément qui peut tout changer, c'est l'Europe.
Pourquoi? Parce que nous formons la coalition de nations la plus avancée du
monde, le plus grand marché, la société la plus démocratique, et parce qu'on
vit mieux en Europe qu'en Chine ou aux États-Unis. C'est un fait, on y vit plus
libre plus longtemps et en meilleure santé.
Oui, l'Europe sera la superpuissance du 21e siècle si nous en avons le courage
et la volonté. Une superpuissance qui résiste à la poussée des empires et qui
s'impose plutôt que de subir. Une superpuissance démocratique que rallieront de
nombreux peuples du monde qui entendent de rester libre et de vivre en paix.
Alors on nous dira que c'est impossible, que l'Europe est déjà finie, qu'elle a
déjà perdu. C'est faux. À condition de tenir le cap, celui de la souveraineté
européenne que la France porte depuis 10 ans et accélérée.
Alors, en ce jour de fête de l'Europe et malgré tous les vents contraires, ne
baissons pas les bras, ne baissons pas la tête. Soyons fiers d’être Européens.
> [Hantavirus] Nous travaillons en lien avec le ministère de la Santé, bien sûr, mais
aussi avec l'Organisation mondiale de la santé pour programmer leur
rapatriement.
Si nous avons la capacité de nous coordonner avec de nombreux pays du monde
pour endiguer un risque épidémique comme celui-ci, c'est notamment parce que la
France a porté cette idée que la santé doit être gérée à l'échelle
internationale.
> Ce n'est pas de savoir si d'une minute à l'autre
le détroit est ouvert ou fermé, c'est de savoir comment plus jamais à l'avenir
nous nous trouvons dans cette situation où nous sommes contraints de payer le
prix des guerres que nous n'avons pas choisi. (…)
Ne plus être dépendant du pétrole, ne plus être dépendant du numérique... Bref,
ne plus être dépendant de ce qui nous attrait, en quelque sorte, à des
conflits, à des catastrophes, à des crises, dont nous ne sommes pas des
participants.
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Il faut qu'il ouvre les
yeux sur son échec, son échec militaire.
Rappelez-vous que c'était maintenant il y a 4 ans, il nous annonçait que
Kiev allait tomber en quelques jours. Et 4 ans plus tard, les armées de
Vladimir Poutine ne détiennent que la moitié du territoire qu'il avait réussi à
conquérir au printemps de l'année 2022.
Cet échec est la manifestation d'un échec militaire qui se double d'un échec
économique, puisque l'économie russe s'enlise au premier trimestre. (…)
On voit bien la grande fébrilité qui est en train de s'emparer de Vladimir
Poutine et du Kremlin d'annoncer un cessez-le-feu pour tenter de préserver les
apparences et notamment sa grande parade du jour de la victoire le 9 mai.
> [Detroit d’Ormuz] Un détroit c'est un bien commun
de l'humanité. Il ne peut être en aucun cas bloqué, ni faire l'objet de péages
ou de chantage. (…)
Vous imaginez un monde dans lequel soudainement, tout le monde se mettrait à
imposer des droits de douane et des droits de passage dans les détroits, mais
toute la circulation des marchandises et des personnes se retrouverait
bloquée.
> [Discours en ouverture de l’évènement « Agir dans
la bataille des récits »] Récit: ensemble
d'événements reliés entre eux par une trame narrative, qui décrit une évolution
dans le temps.
Un récit, c’est un discours qui donne du sens et de la cohérence au monde.
Et les nations ont besoin de récits pour exister. Car les nations ne sont pas
seulement formées de territoires, d’institutions, de frontières ou
d’administrations. Elles sont aussi, et peut-être d’abord, des espaces de
représentation et de projection.
Une nation tient parce qu’elle raconte quelque chose à celles et ceux qui la
composent : une origine, une trajectoire, une promesse, une responsabilité.
Oui, le monde est une « volonté de représentation », pour reprendre les mots de
Schopenhauer. L’être humain ne se contente pas d’habiter le réel : il
l’interprète. Il l’agence. Il cherche des liens entre les événements, des
causes derrière les ruptures, des continuités derrière les épreuves. Parce
qu’il en a besoin, qu’il est en quête de sens.
Et ce mouvement n’est pas seulement individuel. Il est collectif. Les
peuples cherchent à comprendre ce qui leur arrive. Ils interrogent leur passé,
leurs blessures, leurs grandeurs, leurs fautes, leurs combats. Ils écrivent
leur Histoire pour ne pas être condamnés à la subir.
Ils se donnent un récit commun pour faire tenir ensemble des vies
différentes.
Une nation, au fond, c’est cela : une communauté humaine qui accepte de se
reconnaître dans une histoire partagée, non pas figée, non pas mythifiée, mais
vivante. Un récit national n’est pas une légende commode destinée à masquer la
complexité du réel. Il doit être au contraire une manière lucide de l’affronter
: dire ce que nous avons été, comprendre ce que nous sommes, choisir ensemble
ce que nous voulons devenir, le récit que nous voulons écrire.
Or l’univers des récits a horreur du vide. C’est pourquoi, si nous
n’occupons pas nous-mêmes cet espace, d’autres le feront à notre place, avec
leurs propres mots.
Et certains de nos adversaires l’ont parfaitement compris. Les nouveaux empires
se sont armés de récits simplistes et brutaux. Pour servir leur projet
géopolitique et offrir à ceux qui les écoutent une cohérence, un ordre à
défendre.
En Russie, c’est la doctrine Karaganov : nationaliste, impérialiste,
colonialiste. Une vision fondée sur la confrontation des civilisations. Un
récit dans lequel la Russie serait un rempart pour résister au chaos
occidental.
Aux États-Unis, depuis 2025, c’est une vision missionnaire fondée sur des
valeurs réactionnaires, des récits structurants, qui s’expriment dans des
doctrines et des stratégies nationales de sécurité. Et qui se déclinent en
mèmes pour gagner en viralité.
Ces récits ne se contentent pas de promouvoir une vision du monde. Ils
véhiculent aussi des messages hostiles à notre égard pour obtenir des gains
géopolitiques. Ce sont des provocations systématiques, des stratégies
nationales d’influence, qui alimentent une confrontation permanente dans le
champ informationnel et rendent inaudibles nos réponses institutionnelles.
Pourquoi ? Parce qu’elles sont trop policées. Parce que nos adversaires savent
que nous sommes trop polis.
Alors ils nous attaquent sans complexe. Ils prétendent que l’Europe est au bord
de l’effacement civilisationnel. Ils disent qu’il faut l’abolir. Et ils s’y
mettent à plusieurs.
Rappelez-vous la campagne AbolishTheEU lancée par Elon Musk sur X. Une
véritable partie de ping pong entre les réseaux MAGA et les leaders du Kremlin.
Et neuf milliards d’interactions en l’espace de quelques jours.
Oui, la convergence de l’internationale réactionnaire et la privatisation
des plateformes offre une chambre d’échos sans précédent à des contenus dont le
but n’est plus d’informer, mais de créer un récit dominant.
Et 2025 a été une année d’accélération spectaculaire pour la fabrique de
ces récits. À la faveur de très nombreuses élections, chacun s’est mis à
déployer des stratégies narratives offensives. Cette évolution n’est ni
circonstancielle, ni improvisée : elle est le fruit d’investissements massifs
réalisés par la Russie, la Chine, les États-Unis, Israël, l’Iran.
Des productions hollywoodiennes aux vidéos TikTok, vous en voyez les effets
tous les jours sur vos écrans. Les États y consacrent de moyens considérables :
la Chine : 48 milliards de dollars par an ; la Russie : 2,6 milliards ; l’Iran
: 1,8 milliard ; et plus d’1,2 milliard pour les seules productions du
ministère de la Guerre américain.
Mais cette capacité de produire des récits n’est pas limitée aux États : plus
besoin de chaînes de diffusion, de services en langues étrangères, de réseaux
de correspondants. Désormais, chacun peut produire une vidéo sans débourser un
seul centime et l’envoyer comme une bombe dans le champ informationnel
américain, indien ou sud-africain. La seule chose qu’il vous faut, c’est une
bonne histoire.
Oui, avec la généralisation des réseaux sociaux, le récit est devenu l’arme
centrale des conflits asymétriques et la force des faibles. Il permet de
toucher le monde entier. Et l’intelligence artificielle quant à elle a fait
disparaître les coûts d’entrée : ces dernières semaines, les vidéos iraniennes
d’animation en Lego, destinées à un public américain, ont marqué l’apogée de
cette guerre informationnelle à coût zéro.
Dans la guerre informationnelle de 2026, les armes sont des récits visuels et
divertissants : leur forme est ludique, mais leur fonction est évidemment
géopolitique.
Et nous dans tout ça ? Nous sommes restés, disons-le, trop longtemps en
retrait de la bataille des récits. Pourquoi ?
Parce qu’on a longtemps pensé que, parce qu’elles sont universelles, nos
idées sauraient s’imposer d’elles-mêmes, par elles-mêmes. Parce dans notre
esprit rationnel, passer par l’artifice de la fiction, de la séduction, c’était
une forme de trahison. Parce qu’en France on aime la nuance, la liberté, la
diversité, et on rejette le dogme, le récit unique, la norme.
Mais aujourd’hui la réalité se rappelle à nous : dans ce trop-plein de
récits, il ne suffit plus d’énoncer des évidences, il faut les mettre en récit.
Mettre en récit ce que l’on croyait acquis pour toujours.
Un peuple qui n’écrit pas sa propre histoire se résigne à subir celle que
les autres ont écrit pour lui, sur lui et sans lui.
Et l’absence de récit fédérateur s’accompagne inévitablement d’un sentiment
de dépossession.
Sans récit, on est à la merci des autres. On se laisse intoxiquer. Sans
mots, sans images, sans projection, le présent se vide. Et peu à peu,
génération après génération, une nation perd son identité culturelle. Elle
importe les obsessions des autres, leurs langues, leur standards, leurs modes
de vie.
Et ce n’est pas nouveau. Écoutez ce que Stefan Zweig disait déjà de
l’Europe en 1925, il y a un siècle !
« Le vrai danger pour l’Europe me semble se situer sur le plan de l’esprit.
Dans l’importation de l’ennui américain, de cet ennui abominable, bien
particulier, qui là-bas, sourd de chaque pierre et de chaque maison, des rues
numérotées, cet ennui qui n’est pas comme jadis l’ennui européen, celui du
repos, assis sur le banc d’une taverne à jouer aux dominos et à fumer la pipe,
une manière de dilapider son temps, certes paresseuse mais tout à fait
inoffensive. L’ennui américain, lui, est agité, nerveux et agressif. Il
s’affaire dans une ardeur urgente, s’étourdit par le sport et les sensations.
Il n’a plus rien d’un jeu mais court comme possédé par une folie furieuse,
fuyant éternellement devant le temps, il s’invente des médias artistiques
toujours nouveaux comme le cinéma ou la radio, nourritures de masse pour
alimenter le sens insatiable et il transforme la communauté d’intérêt du
plaisir en corporations aussi gigantesques que le sont ses banques et ses
trusts. C’est d’Amérique que vient cette vague effrayante de l’uniformité qui
donne la même chose à chacun, le même complet sur le dos, le même livre à la
main, le même stylo plume entre les doigts, la même conversation aux lèvres et
la même automobile en lieu et place de la marche. Et de manière funeste, c’est
une même volonté de monotonie qui menace depuis l’autre côté de notre monde,
depuis la Russie, sous une forme différente, la volonté de morceler l’être,
d’uniformiser la vision du monde, la même effrayante volonté de monotonie.» [Extrait
de Stefan Zweig, Mélancolie de l’Europe]
Pas plus qu’il y a un siècle, nous ne pouvons-nous résoudre à subir le
récit des autres : alors écrivons le nôtre !
Quel est notre récit ?
Celui d’un pays, d’un continent, d‘une civilisation façonnée au fil des siècles
par la philosophie, la science, les arts et le droit. Une civilisation
humaniste qui a produit des avancées sans équivalent : scientifiques,
technologiques, économiques et à qui l’Histoire a donné raison. Les faits sont
là : on vit mieux en Europe qu’aux États-Unis ou en Chine. On y vit plus libre.
On y vit plus longtemps. On y vit en meilleure santé. Notre espérance de vie
est plus longue. La mortalité infantile est plus faible, deux fois plus faible.
Les inégalités aussi.
C’est un fait. L’Europe, c’est la coalition des nations libres la plus avancée
au monde. Le plus grand marché économique du monde. La société la plus
démocratique du monde.
Dix pays sont aujourd’hui candidats pour rejoindre l’Union européenne. Quelle
autre organisation politique dans le monde peut en dire autant ?
Oui, à Tbilissi comme sur le Maïdan en 2014, des peuples se lèvent et chantent
leur aspiration à la démocratie, au son de l’Ode à la joie, et en brandissent
le drapeau européen comme un symbole d’espérance. Quel autre idéal politique
dans le monde suscite un tel engouement ?
Si l’Europe est aujourd’hui contestée, si elle est attaquée, ce n’est pas un
hasard. C’est parce qu’elle incarne quelque chose qui dérange : une certaine
idée de la liberté.
Oui, l’Europe défend les libertés individuelles et toutes les libertés : la
liberté académique et scientifique, la liberté de la presse, la liberté de
croire ou de ne pas croire, la liberté d’expression.
L’Europe défend aussi une certaine idée du droit, de la dignité humaine, de la
démocratie. Et les régimes autoritaires craignent la démocratie par-dessus
tout. Ils savent que la démocratie est contagieuse. Ils la redoutent comme un
virus mortel. Rien ne les inquiète plus que sa propagation. Et c’est pourquoi
ils nous livrent une telle bataille des récits : pour nous décourager, pour
nous faire capituler.
Mais contrairement à ce qu’on entend, et ce qu’on lit partout désormais, ni la
France ni l’Europe n’ont dit leur dernier mot. D’abord parce que ces
superpuissances, ces empires qui nous attaquent portent en eux des fragilités
et des faiblesses. Qu’ils ne sont pas éternels. Que nous ne sommes pas
condamnés à être à la remorque de la Chine et des États-Unis. Que nous allons
résister, et que nous finirons par l’emporter.
« Au bout de ces ténèbres, une lumière pourtant est inévitable que nous
devinons déjà et dont nous avons seulement à lutter pour qu'elle soit. »
Retenez ces mots d’Albert Camus. Comme un appel à la résistance collective, à
ne pas subir, à ne pas baisser les bras. Mais au contraire, à entretenir cette
lumière inévitable, celle de la France et de l’Europe en écrivant notre propre
récit.
Et contrairement à ce que font nos adversaires, ce récit, nous allons l’écrire
ensemble. C’est une œuvre collective, dont chacun d’entre nous porte une part,
et auquel chacun d’entre nous est appelé à apporter son regard, ses valeurs, sa
propre histoire.
Alors munissons-nous des armes de l’esprit. Écrivons ce récit ensemble ! Et
imposons-le à ceux qui cherchent à écrire notre histoire à notre place.
C’est à tout cela que le ministère des Affaires étrangères travaille depuis
maintenant quatre ans. Il s’est mis en ordre de bataille. D’abord la veille,
ensuite la riposte et maintenant les récits.
Premier temps : la veille.
Entre 2022 et 2024, nous avons développé des outils pour comprendre les récits
de nos adversaires, pour traquer leurs campagnes. Nous nous sommes spécialisés
dans la détection, l’analyse, le partage d’informations.
Nous sommes aujourd’hui en mesure de surveiller l’évolution des récits de nos
compétiteurs à travers le monde et de les relier directement à leurs manœuvres
diplomatiques en cours. Pour cela, nous bénéficions de 400 capteurs à travers
le monde : nos ambassades, nos consulats, notre réseau – le 3e réseau
diplomatique du monde. C’est une force de frappe exceptionnelle et grâce à lui,
nous bénéficions d’une vision panoramique du champ informationnel.
Deuxième temps : la riposte.
En 2025, nous avons « monté le son et haussé le ton » en lançant des campagnes
de défense de la démocratie, contre ce que nous avions appelé « l’algocratie »,
en ripostant pied à pied aux missionnaires MAGA qui attaquaient l’Europe, en
déconstruisant en direct les mensonges russes sur l’Ukraine, en retournant les
accusations portées contre la France en Afrique.
Cette posture de riposte a été largement remarquée et saluée à travers le
monde.
French Response a tiré dans le mille et fait bugger la matrice. Ce n’est pas un
troll. C’est un outil géopolitique, un outil de recadrage en temps réel. On
riposte, on dénonce la manipulation adverse, on recadre.
L’objectif, c’est bien de redresser le champ des perceptions quand il a été
défiguré volontairement en notre défaveur.
Grâce à French Response, vous avez été 200.000 à nous suivre sur Twitter en
quelques mois. Merci pour cet enthousiasme et cette fierté que vous avez été
nombreux à exprimer. Nous ne voulons pas nous arrêter en si bon chemin.
Accrochez vos ceintures : aujourd’hui, le 7 mai, French Response arrive sur
TikTok. Et ça va envoyer du lourd. Et plus nous nous engageons dans la guerre
informationnelle, plus nous nous rapprochons de la ligne de front, plus nous
aurons besoin de vous.
Troisième temps : la construction de nos propres récits.
La riposte fonctionne, nous l’avons prouvé. Elle fait reculer nos compétiteurs.
Elle permet d’exposer les manœuvres adverses, de contenir leur propagation,
d’ouvrir les yeux du grand public. Mais lorsqu’on riposte, on reste dans la
réaction. Nous voulons maintenant intervenir en amont : façonner nous-mêmes
l’environnement informationnel et non pas réagir aux lignes adverses.
Lorsqu’une campagne est dénoncée, chacun le sait ici, les dégâts sont déjà là.
On ne peut que les constater. Les récits sont implantés, les perceptions sont
affectées et des décisions prises sur la base d’informations contaminées.
Aujourd’hui, nous voulons nous placer en amont : agir avant même que
l’opération adverse ne soit lancée. Imposer nos propres lignes.
C’est le nouveau combat auquel je vous invite. Après la veille, après la
riposte, la bataille des récits.
Pour gagner la guerre informationnelle, agir les premiers et passer à
l’offensive. Le président de la République l’a dit : « Pour être libre, il faut
être craint et, pour être craint, il faut être puissant ». Tout cela vaut dans
le champ des perceptions. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
entend bien jouer un rôle moteur.
Autour du mouvement French Response une véritable communauté s’est créée. Elle
rassemble des esprits combattifs et désireux d’aider la France. Ce mouvement,
avec vous, nous voulons lui donner la possibilité de passer à l’action, de se
structurer à nos côtés, de s’engager davantage, de manière proactive et
offensive.
De mon côté j’assume de transformer notre réseau diplomatique en force de
frappe informationnelle. Et pour cela, j’ai voulu opérationnaliser la stratégie
que je viens de vous expliquer. Très concrètement, j’ai décidé de créer une
équipe dédiée au sein du ministère, à Paris et à l’étranger. Une nouvelle
sous-direction au sein de la Direction de la communication et de la presse,
dotée de deux nouvelles fonctions : la production des récits ; la diffusion et
l’activation du réseau diplomatique.
À travers le monde, j’ai demandé à nos postes de se réunir régulièrement pour
fixer leurs priorités et leur stratégie narratives. En 2026, nous allons
continuer à affiner notre travail pour documenter les récits locaux et ajuster
nos récits au contexte local.
Nous allons, avec le chercheur Paul Charon qui s’exprimera tout à l’heure,
procéder à un recueil des perceptions dans une vingtaine de pays. Un travail
dont nous allons nous nourrir pour améliorer l’efficacité de notre action. Et
j’ai déjà donné à nos diplomates le mandat d’occuper davantage l’espace
narratif.
J’avais annoncé en janvier que nous allions désigner des zones de guerre
informationnelle : c’est chose faite. Elles sont au nombre de 30. Elles ont
vocation à être révisées tous les six mois pour prendre en compte les
évolutions du champ informationnel et les besoins de nos postes.
Ces zones correspondent à des pays où les représentants de la France, dans nos
ambassades, sont la cible d’attaques et de campagnes de décrédibilisation qui
entravent l’exercice de leur mission.
Concrètement, dans ces zones de guerre informationnelle, nos personnels
disposeront de services d’assistance renforcés, accessibles via un guichet
unique. Nous leur donnerons tous les outils dont ils ont besoin pour se
défendre en temps réel, et sur le long terme, dans la guerre informationnelle.
Mais pour relever ce défi, nos diplomates ont besoin de vous ! Vos talents,
votre agilité, vos compétences linguistiques et votre maîtrise des outils
numériques. C’est pourquoi j’ai décidé de constituer aujourd’hui le premier
contingent de la réserve diplomatique. Un contingent numérique dédié à la
guerre informationnelle. La constitution de ce contingent commence ici et
maintenant !
Merci aux 440 candidats qui nous ont proposé leurs services depuis juillet
dernier. Merci aux 120 nouveaux candidats qui se sont inscrits au speed-dating
que nous vous proposons aujourd’hui, en direct avec nos postes à l’étranger.
À l’issue de cette journée, nous aurons sélectionné plusieurs dizaines de
réservistes qui travailleront au profit de nos 30 zones prioritaires de guerre
informationnelle. Et plusieurs dizaines d’autres qui appuieront notre nouvelle
équipe en centrale pour coordonner la montée en puissance de nos postes.
Cette réserve qui vient prêter main forte au ministère, c’est la garantie que
nous allons faire passer nos efforts narratifs à l’échelle.
Tout au long de la journée, vous aurez un avant-goût de vos futures missions,
dans une série d’ateliers qui vous donneront les armes pour agir dans la
bataille des récits.
Cette journée, nous l’avons voulue hors les murs, dans ce lieu
d’expérimentation numérique et de travail collaboratif, car c’est ainsi que je
conçois le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères : ouvert sur le
monde, au service des Français, au milieu d’eux.
Merci à tous les partenaires académiques qui ont accepté de venir partager leur
expertise sur les récits.
Merci aussi à nos partenaires du ministère des Armées, dont je salue
l’initiative portée avec le CNRS et l’Inria, intitulée « Les Ateliers de la
lutte contre la manipulation de l’information ».
Que cette journée soit utile et féconde pour vous toutes et tous. Faites vivre
la communauté French Response. N’ayez pas peur d’entrer dans l’arène
numérique.
Ne cédez jamais rien. Ni à la lassitude, ni au vacarme ambiant parce que la
bataille des récits ne fait que commencer. Elle se livre avec les armes de
l’esprit. Celles de l’imagination, du panache et du rêve.
Prenez la parole, occupez l’espace et faites du bruit. Pour que vive l’Europe,
et que vive la France.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Hantavirus] Face à cette situation, ma priorité est claire : faire
preuve de pédagogie sur la situation et mettre tout en œuvre pour protéger les
personnes qui ont potentiellement été en contact avec le virus. Je veux
rassurer sur le risque de transmission du virus estimé comme faible par l’OMS
et la mobilisation des autorités sanitaires.
> Soutenir les parents, c’est aussi protéger le développement, la santé et l’épanouissement des enfants. J’ai eu le plaisir de recevoir aujourd’hui le rapport «Aider les parents à aider leurs enfants à grandir » du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge. Je tiens à saluer l’engagement et la qualité des travaux conduits. Dans une société où les repères familiaux, éducatifs et numériques évoluent profondément, ce rapport propose des pistes concrètes pour mieux accompagner les familles. Il confirme l'intérêt des travaux que nous menons, le soutien à la parentalité est au cœur de la prévention.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> L’IA clandestine se développe à toute vitesse. C'est pourquoi je déploie
un plan massif pour une IA d’intérêt général dans l’Etat : agent
conversationnel souverain, outil de transcription ouvert à 1 million d'agents,
visioconférence et traduction souveraines.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> 9 mai, Journée de l'Europe. Dans un monde qui vacille, l'Europe avance.
Elle protège les droits humains. Première directive contre les violences faites
aux femmes. Interdiction des produits issus du travail forcé. Bannissement des
thérapies de conversion. L'Europe n'est pas un confort. Elle est un combat.
> La mémoire ne tient pas debout toute seule. Elle se conquiert contre l'oubli. Elle se protège contre l'indifférence. Elle se transmet, de génération en génération. 8 mai 1945. 8 mai 2026.
> « On ne trouve pas de femmes. » Elles n’ont « pas envie », ne sont pas « disponibles » ou « intéressées ». La vérité est plus crue : on ne les cherchait pas. La loi sur la parité dans 100 % de nos communes est devenue la règle. Une petite révolution. Dans l’Yonne, département le plus paritaire de France, j’étais avec 200 femmes maires et élues locales. Leur place, elles l’ont conquise. Bravo à elles !
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> Industrie, défense, technologies : ces secteurs portent la France de
demain. Les entreprises cherchent des talents. Nos jeunes sont la réponse.
> À celles et ceux qui ont tout risqué pour que vive la liberté. À celles et ceux qui ont résisté, protégé, transmis, et n’ont jamais renoncé. La France n’oublie pas.
Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et
des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée
de la Mer et de la Pêche)
> En Bretagne ce matin pour présenter la feuille de route pour
l'amélioration de la qualité des eaux littorales
« La terre nourrit la mer » nous disait Pierre Mollo pour illustrer le lien
terre mer. De fait, la richesse des eaux côtières vient des nutriments charriés
par les bassins versants, « dans un équilibre de funambule ». Cette richesse du
milieu est précieuse pour les conchyliculteurs, le développement du tourisme ou
encore pour la séquestration du carbone. C‘est cette qualité des eaux côtières
qu’il est impératif de maintenir à certains endroits, et dans bien d’autres,
qu’il est urgent de retrouver.
Voilà l’ambition de la feuille de route que je suis venue présenter aujourd’hui
dans le Morbihan, et notamment dans la communauté de communes Auray Quiberon
Terre Atlantique.
Une visite en deux étapes :
- La station d'épuration de Kernevé, à Plouharnel.
Depuis 2020, la communauté de communes a lancé un véritable « plan Marshall de
l'eau » pour éviter tout rejet d'eaux impures en mer. Un exemple concret de ce
que l'action locale peut accomplir et qu'il faut encourager.
- L'exploitation ostréicole Huîtres Leneveu, à Plouhinec.
Ici, une grande partie de l'estran est occupée par des élevages conchylicoles.
La qualité de l'eau n'est pas une question abstraite : c'est la condition même
de l'activité, de l'emploi, du territoire.
La feuille de route n’est pas une strate supplémentaire administrative, mais
une méthode pour accélérer la mise en oeuvre de nos politiques publiques, la
mobilisation des collectivités et la recherche collective de solutions.
Merci aux professionnels et aux services et agences de l’Etat pour leur bonne
coopération et d’avoir engagé la dynamique.
> Conseil informel des ministres européens de la
pêche
A Chypre, à l'invitation de Maria Panayiotou pour le conseil informel des
ministres européens de la pêche, j'ai représenté la France et la voix des
pêcheurs français 🇫🇷 pour :
D'abord, nous assurer que la Commission accorde sa validation officielle des
aides carburant dans les meilleurs délais. Comme je l'ai annoncé, les pêcheurs
doivent pouvoir déposer leur dossier de demande d'aide à partir du 1er juin.
Ces aides s'ajoutent aux mesures de soutien à la trésorerie, et notamment au
prêt BpiFrance dont le délai de remboursement est désormais allongé à 24 mois,
ce qui correspond aux demandes des professionnels sur le terrain.
Ensuite, réfléchir à l'avenir de la pêche européenne : les crises à répétition
nous le montrent, il est temps de réfléchir à plus long-terme pour construire
une pêche plus résiliente, moins dépendante des prix des carburants, et donc
plus décarbonée. Cela implique de faire bouger dès maintenant les lignes
européennes. J'ai redemandé, lors de ce Conseil, un omnibus sur la pêche de
manière à mettre en place une "jauge verte" ainsi que la possibilité
d'un soutien financier public pour accompagner le renouvellement des navires de
pêche.
Enfin, ce Conseil au bord de la méditerranée a été l'occasion de discuter des
enjeux des pêcheries méditerranéenne, et notamment, la révision du plan de
gestion West Med, mais également le bilan de la déclaration MedFish4ever,
consacrée à la coopération pour une pêche et une aquaculture durables en
Méditerranée.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> « Tandis que les rayons de la Gloire font une fois de plus resplendir
nos drapeaux, la patrie porte sa pensée et son amour d'abord vers ceux qui sont
morts pour elle, ensuite vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et
tant souffert ! » nous disait le Général de Gaulle le 8 mai 1945.
Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des
Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> [Hantavirus] 5 de nos compatriotes sont à bord du navire « MV Hondius »,
sur lequel est suspecté l’émergence d’un « hantavirus ». Le centre de
crise est mobilisé et un soutien médical et psychologique leur a été proposé.
Cet épisode rappelle que la santé ne connaît pas de frontières et souligne le
rôle essentiel de l’OMS dans la prévention et le contrôle des épidémies.
> [Hantavirus: Mélenchon accuse Macron] Une nouvelle polémique : Jean-Luc Mélenchon est bien entré en campagne. Pourtant ses mots ne résistent pas à l’épreuve des faits. À l’initiative du Président de la République, la France joue un rôle moteur pour surveiller, détecter et prévenir les pandémies. Ne serait-ce que le mois dernier, la France a lancé le Sommet « One Health » à Lyon, où plus de 60 pays et organisations internationales, des centaines de scientifiques et des milliers de participants étaient justement réunis pour prévenir les zoonoses et protéger les santés animales, humaines et environnementales. Le ministère et tous ses partenaires portent chaque jour des projets décisifs en ce sens et notre expertise est reconnue : l’OMS elle-même a choisi la France pour sa nouvelle académie! Face à un sujet grave de santé publique, certains choisissent l’instrumentalisation, nous choisissons l’action.
● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
> Nouvelle escale dans le cadre du lancement du Plan Emploi Futur sur la
thématique du décrochage scolaire. Je me suis rendu cet après-midi à Angers, au
Lycée Chevrollier puis auprès de la Mission Locale Angevine et de la CCI de
Maine et Loire, pleinement mobilisées aux côtés des jeunes. Anticiper les
ruptures de parcours et renforcer un accompagnement précoce, personnalisé et
durable des jeunes constitue l’un des axes majeurs du Plan Emploi Futur. Ce
plan a un objectif clair : garantir à chaque jeune une solution durable et
faciliter son insertion professionnelle. Je remercie toutes les équipes
engagées chaque jour, parce qu’aucun jeune ne doit être laissée au bord de la
route.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> Merci à Toni Gogu, ministre de la Justice en Albanie, pour notre entretien
au cours duquel nous sommes convenus de plusieurs points:
- D'ici la fin 2026, conclure un accord de transfert de détenus, y compris sans
leur consentement, entre la France et l'Albanie; procéder au 1er transfert dès
le début de l'année 2027 mois ;
- Continuer à soutenir l'Albanie à réviser ses codes, la prochaine étape
concernant son Code pénal ;
- Développer les échanges avec l'Agrasc, l'agence française qui saisit et
confisque l'argent du crime, y compris sous la forme de cryptomonnaies ;
- Multiplier nos actions judiciaires opérationnelles, en mobilisant les fonds
européens et en multipliant notamment équipes communes d'enquête.
Serge Papin (ministre des Petites et moyennes
entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> À vos candidatures !
La Grande Exposition du Fabriqué en France revient pour sa 6e édition au Palais
de l'Élysée en novembre 2026.
C'est une chance unique d'exposer votre produit devant des milliers de
visiteurs.
Et bonne nouvelle : l'appel à candidatures est prolongé jusqu'au 29 mai.
Artisans, TPE, PME, industriels, producteurs : si vous fabriquez en France,
cette exposition est faite pour vous. Quelle que soit votre taille, quel que
soit votre secteur.
L'an dernier, près de 10 000 visiteurs ont découvert 120 produits français
issus de tous les départements. Un produit par département sera exposé à
l'Élysée. Le vôtre pourrait en faire partie !
> Il existe un tourisme qu’on oublie parfois.
Quand on pense tourisme en France, on pense tout de suite à la mer ou à la
montagne. Ces régions sont formidables.
Mais, il y a un autre tourisme, tout aussi beau et accessible : le tourisme
d’intérieur. Nos campagnes, nos villages, nos vallées, nos petites villes sont
au cœur de la solution.
C’était tout l’objet de mon déplacement ce jeudi en Charente.
D'abord à Chassenon, sur le site archéologique de Cassinomagus. L'un des
thermes gallo-romains les mieux conservés de France, au cœur d'un parc naturel
de 15 hectares. Un trésor historique accessible grâce aux chèques vacances.
Chaque année, 4,8 millions de Français en bénéficient et 140 000 entreprises en
fournissent à leurs salariés.
Ensuite, j’ai testé la Flow Vélo : 400 kilomètres de véloroute qui relient
Sarlat-la-Canéda en Dordogne à l’île d’Aix en Charente-Maritime. Un itinéraire
qui traverse vignes, fleuves et villages, et qui devient un vrai moteur
économique pour les territoires qu’il traverse. J’en ai profité pour lancer
officiellement l’appel “Destination France à vélo”, pour que d’autres
territoires s’emparent de ce modèle.
Je me suis enfin rendu à la Maison Martell à Cognac. Fondée en 1715, c’est
l’une des plus anciennes maisons de cognac au monde. Le spiritourisme, c’est
une filière d’avenir. Elle valorise nos savoir-faire d’excellence et renforce
l’attractivité de la destination France.
500 millions d’euros de retombées économiques, 5 500 emplois touristiques : la
Charente le prouve. Le tourisme d’intérieur est une force.
Cet été, plus que jamais, c’est un choix sûr, responsable et accessible.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> En ce 8 mai, nous commémorons la fin de la Seconde Guerre mondiale en
Europe et la capitulation de l’Allemagne nazie. Nous rendons hommage à celles
et ceux qui ont combattu au péril de leur vie, pour notre liberté ; parmi eux,
de nombreux professeurs et personnels de l'Éducation nationale qui, fidèles aux
principes qui les guidaient, résistèrent, protégèrent des enfants juifs, firent
partie de la France combattante. Pendant la guerre, des milliers
d’établissements scolaires ont aussi été détruits ou endommagés. Reconstruire
la France, ce ne fut pas seulement relever des murs. Ce fut transmettre à
nouveau, instruire, former des citoyens libres et éclairés. Le 8 mai 1945 nous
oblige. La mémoire de ce jour est aussi celle de l’École.
Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> À l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), aux côtés de Jean-Pierre Farandou
et de Marina Ferrari pour le lancement du plan Emploi Futur. Un emploi étudiant
ne doit jamais être un frein à la réussite académique. Il doit être une
opportunité, une expérience et un tremplin vers l’insertion professionnelle.
Alice Rufo (ministre déléguée auprès du ministre de
l’Intérieur de la ministre des Armées et des Anciens combattants)
> Il y a 81 ans, le 8 mai 1945, la France sortait de l'obscurité. Pas par
miracle. Par choix, le choix de ceux qui, au bord de l'abîme, refusèrent de se
résigner. Des pêcheurs de l'île de Sein, aux engagés volontaires de
Saint-Pierre-et-Miquelon. Des commandos Kieffer, aux tirailleurs venus
d'Afrique et d'Asie. Des résistants de l'ombre aux marins du Casabianca. Mais
aussi des combattants issus des colonies, tirailleurs, spahis, goumiers, tous
ont eu un engagement exceptionnel. Des femmes et des hommes de tous âges, de
toutes origines, unis par une seule exigence : ne pas subir, ne pas céder.
C'est ce que le général Leclerc, en faisant ses adieux aux hommes de la 2e DB,
appelait le « patriotisme agissant ». Aujourd'hui, alors que les derniers
témoins nous quittent, cet héritage nous revient : non pas seulement
commémorer, mais agir à la hauteur de ce qu'ils ont accompli.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Bonne fête de l’Europe à tous ! 76 ans après le discours de Robert
Schuman, l’audace inouïe des pères fondateurs de notre Europe doit continuer de
nous animer. 5 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, la France,
l’Allemagne, l’Italie, les pays du Benelux faisaient le choix de mettre en
commun leurs ressources de charbon et d’acier pour reconstruire ensemble notre
continent. Alors que les plaies de la guerre étaient à peine refermées, les
peuples prenaient le chemin de la coopération. Comme en 1950, avec Schuman et
Monnet, la France a depuis toujours été moteur des avancées européennes.
Aujourd’hui, ce ne sont plus le charbon et l’acier, mais l’IA, le quantique, la
défense, le spatial, les technologies vertes que nous devons bâtir ensemble
pour prendre notre destin en main pour peser dans les grands équilibres du
monde. Faisons le choix de la puissance, faisons le choix de l’Europe.
> Regardez le succès de notre Europe. Pendant que les États-Unis veulent forcer le Groenland à devenir américain et que la Russie veut agresse l’Ukraine, nous avons des nations qui choisissent librement de traverser des années de transformations difficiles pour se rapprocher de l’Union. L’Islande s’apprête à tenir un référendum sur l’adhésion. Le Royaume-Uni, dix ans après le Brexit, cherche à se rapprocher de nous. Partout où je me rends, je suis frappé par l’attrait que représente notre drapeau pour des peuples qui veulent nous rejoindre. C’est un puissant démenti à tous les eurosceptiques.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Il y a 76 ans, Robert Schuman tendait la main à l’ennemi d’hier pour bâtir
l’Europe de demain. Alors que le fracas du monde s’intensifie et que nos
démocraties sont mises à l’épreuve, je crois plus que jamais en cette ambition
européenne : celle d’un continent qui choisit l’unité, la force du droit et la
défense de ses valeurs.
> Le 8 mai 1945, le IIIe Reich capitule. L’Europe sort de la nuit nazie. 81 ans plus tard, aux côtés des pupilles de la Nation, avec lesquels j’ai eu l’honneur de déposer une gerbe, nous mesurons ce que cette mémoire exige de nous. Combattre la haine antisémite. Protéger notre République. Résister.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> En ce 8 mai, je m'incline devant la mémoire de tous ceux qui se sont
élevés contre le nazisme, de tous ceux qui ont combattu, de tous ceux qui ont
résisté. Pour que nous puissions vivre libres. N'oublions jamais, ni l'horreur
de la guerre, ni cette guerre, ni le courage de nos héros.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Plus que jamais, l’Europe doit s’assumer comme une puissance
gaullienne. Face aux bouleversements géopolitiques, climatiques et économiques
de notre époque, l’Europe nous donne la force de peser dans le jeu
international, de choisir nos partenaires et nos alliés et de défendre nos
valeurs. En cette Journée de l’Europe, célébrons ce qui nous unit et
travaillons à être plus forts ensemble. Soyons fiers d'être européens.
Elisabeth Borne (députée)
> Le 8 mai 1945 marquait la victoire contre le nazisme et le retour de
la paix en Europe. En ce jour de commémoration, ayons une pensée pour toutes
celles et ceux qui ont donné leur vie pour la liberté. Leur engagement nous
oblige. Face aux menaces qui ressurgissent partout dans le monde, n’oublions
jamais que la paix et la démocratie doivent être défendues sans relâche.
Marc Ferracci (député)
> En ce 8 mai, la Nation rend hommage à celles et ceux qui ont combattu pour
libérer la France et l’Europe de la barbarie nazie. 81 ans après la victoire de
1945, nous nous souvenons du courage des résistants, des soldats alliés, des
Français libres et de tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour défendre notre
liberté. Une pensée particulière pour les soldats européens, britanniques,
canadiens, russes, américains et venus des outre-mers, tombés au champ
d’honneur pour permettre à l’Europe de retrouver la paix. Comme l’écrivait
Lucie Aubrac « Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent. »
N’oublions jamais l’horreur de cette guerre, ni la dette immense que nous avons
envers celles et ceux qui ont refusé la soumission et choisi le courage.
Transmettre cette mémoire est un devoir. Défendre la liberté reste une
responsabilité collective.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> En ce 9mai défendons plus que jamais l’Europe. Elle est un pilier de notre
souveraineté et de notre puissance. Dans un monde redevenu dangereux, elle nous
protège et nous rend plus forts. Face à la guerre et aux crises, refusons le
repli et continuons de la renforcer.
> Il y a 81 ans, le 8 mai 1945, la France et ses alliés triomphaient de la barbarie nazie. Sur les ruines, une génération a choisi la paix et de bâtir une Europe unie et libre. Il s’agit de notre héritage et de notre responsabilité de la préserver plus que jamais.
Marie Lebec (députée)
> En ce 9 mai, célébrons une Europe de paix, de progrès et de puissance.
Dans un monde marqué par l’instabilité, notre force réside dans l’unité
européenne : protéger, investir, innover et défendre nos démocraties. Plus que
jamais, faisons vivre l’esprit européen !
Paul Midy (député)
> En ce 8 mai, hommage à celles et ceux qui ont combattu le fascisme et
vaincu le nazisme. Pour ne jamais oublier que la liberté se défend.
Charles Rodwell (député)
> En 2027, toute la gauche se rassemblera autour de Jean-Luc Mélenchon.
Toute l’extrême-droite se rassemblera autour du Rassemblement National. Pour
gagner, nous, la droite et le centre, n’avons pas d’autre choix que de nous
rassembler. Je salue le choix de Gabriel Attal et d’Édouard Philippe de
travailler ensemble pour provoquer ce rassemblement.
Olga Givernet (députée)
> Ce 9 mai, Journée de l’Europe, marque le discours historique de Robert
Schuman et la naissance d’un projet inédit : unir les peuples européens pour la
paix, la coopération économique et des valeurs communes. Le retour de la guerre
sur notre continent rend l’Europe évidente.
> 75 millions de morts, dont 49 millions de civils et 6 millions de Juifs assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ne rien céder à la haine : c’est le sens des commémorations du 8 mai 1945.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> La proportionnelle n’est pas un sujet conjoncturel pour les Démocrates.
Elle rappelle l’urgence démocratique de donner à chacun voix au chapitre.
> Il y a 81 ans, la joie de la paix succédait au fracas des canons. Le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie capitulait. La barbarie était vaincue et les Français, enfin, respiraient. À Blois, à Vineuil, à Marchenoir, comme partout en France, nous nous rassemblons pour honorer leur mémoire : celle des résistants des maquis, des soldats tombés au champ d'honneur, des déportés, des femmes et des hommes de l'ombre qui choisirent, au péril de leur vie, la liberté plutôt que la servitude. Nous leur devons notre liberté et l'honneur retrouvé de notre pays. Rien n'est jamais acquis. Ni la paix. Ni la liberté. Leur héritage n'est pas un passé figé dans le marbre. C'est au contraire une exigence de tous les instants pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais. Merci aux élus, autorités civiles et militaires, aux enseignants et leurs élèves, bénévoles associatifs, anciens combattants. Merci également aux agents de nos communes qui organisent avec beaucoup de dévouement ces cérémonies patriotiques. J'ai tenu également à être présent à la remise des prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation ce matin. Voir ces jeunes élèves s'intéresser à l'histoire de notre pays, la comprendre et la faire vivre par leurs travaux : c'est tout le sens du devoir de mémoire sans cesse à renouveler. Bon 8 mai à toutes et tous. Vive la République, vive la France et vive l’Europe de la paix !
Frédéric Petit (député)
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] 4 missiles à Dnipro, dans la seule
après-midi de dimanche. J’y étais. Toujours plus de victimes civiles.
● Parti radical
> Plus que jamais, nous avons besoin d’Europe. Le Parti radical,
bâtisseur historique de l’Europe, appelle à une souveraineté industrielle
européenne.
> Commémorations du 8 mai 1945 : le Parti radical rend hommage à tous ceux qui ont combattu pour la liberté. Huit décennies plus tard, la préservation de la paix et de nos démocraties nécessite plus que jamais un engagement sans faille.
► Autres
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie
industrielle)
> Sécuriser la demande, déjouer les pressions, éviter les pénuries…
Aujourd’hui lors de la réunion du G7+ sur les métaux critiques, j’ai rappelé 3
priorités :
- Concentrer notre action sur une sélection commune de métaux critiques
prioritaires – probablement les plus stratégiques, c’est à dire ceux
indispensables à nos économies et pour lesquels nous dépendons collectivement
(totalement ou presque) d’un seul fournisseur.
- Augmenter et diversifier nos sources d’approvisionnement, en partant des
projets existants (l’UE soutient 60 projets d’extraction, de raffinage et de
recyclage en cours dans le cadre de ReSourceEU)
- Se doter d’une boîte à outils efficace pour sécuriser la demande, et éviter
que nos industries n’achètent que des matières premières critiques venues de
Chine.
Merci à la présidence française du G7 et à Roland Lescure pour ces efforts en
vue d’aboutir à des avancées concrètes. Nous sommes sur un bon chemin!
> La qualité et la stabilité de la relation entre l’UE et le Japon comptent tout particulièrement dans cette instabilité géopolitique, et dans nos efforts conjoints pour lutter contre la concurrence déloyale chinoise. Ce matin j’ai présidé le « EU/Japan high level economic dialogue » Au programme: un approfondissement de notre coopération autour de projets et « business cases » concrets, en particulier dans des secteurs clés comme la batterie ou les clean tech.
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
> Unie dans la diversité. Il y a 76 ans, nous faisions le choix de nous unir
et non plus de nous déchirer. Un pari fou, porté par des femmes et des hommes
convaincus que nous serions plus forts ensemble. Une évidence, aujourd'hui.
L’Europe est un destin commun. L’Europe est une aspiration à la paix, à la
liberté, à la démocratie, à l’égalité, à la tolérance, à la solidarité.
L’Europe est notre protection face aux crises qui nous touchent et aux défis
devant nous. L’Europe soutient nos atouts : notre agriculture, notre jeunesse,
la culture, nos territoires, la recherche, notre défense, notre économie, la
lutte contre le changement climatique et bien plus encore. Alors, oui, elle
doit faire mieux. C'est notre objectif. Nous voulons une Europe résolument indépendante
et puissante pour être à la hauteur du monde actuel. Mais aujourd’hui, plus que
jamais, nous devons défendre ce projet unique au monde et les valeurs qui en
découlent. Nombreux sont ceux qui cherchent à le détruire, de l’intérieur comme
de l’extérieur. Chaque jour nous sommes témoins de l’hostilité de Vladimir
Poutine et du mépris de Donald Trump. Ils détestent l’Europe que nous avons
bâtie. N’oublions jamais que ceux qui la chérissent sont plus nombreux.
L’Europe est une aspiration. L’Ukraine et la Moldavie veulent partager ce
destin commun. L’Islande va organiser un référendum pour adhérer à l’Union
européenne cet été. Le peuple géorgien continue de revendiquer son destin
européen. L’Arménie se rapproche de l’UE. Voilà ce qu'est l'Europe : un horizon.
L’Europe est une fierté. Parce que nous avons construit ce qui semblait
impossible. Vive l’Europe !
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Le 9 mai est le Jour de l'Europe. Dans un monde de plus en plus
inquiétant, qui fait peser sur nos démocraties des menaces existentielles, ce 9
mai nous rappelle que nous avons la solution : l'Union européenne. Cette Europe
créée il y a 76 ans pour faire face aux crises et y répondre en solidarité.
Pour bâtir un continent de paix et de prospérité. L'Union européenne est
précieuse, elle est précieuse pour nos libertés, pour défendre nos modes de
vie. Continuons de nous battre pour elle ! Continuons de défendre notre
indépendance et notre souveraineté !
Christophe Grudler (député)
> Bonne fête de l’Europe à toutes et tous ! Liberté de circuler, Erasmus+,
Ariane 6, marché unique, USB-C universel… L’Union européenne n’est pas
abstraite : elle agit concrètement chaque jour pour notre mobilité, notre
souveraineté et notre quotidien.
Sandro Gozi (député)
> Vive la fête de l’Europe. Le 9 mai 1950, Robert Schuman a ouvert la
voie d’une Europe unie et démocratique. Face à la guerre et aux nationalismes,
notre devoir est clair: construire une Europe plus forte, plus souveraine et
plus citoyenne.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Le 9 mai, c’est la journée de l’Europe ! 5 ans après la fin de la guerre,
une poignée d’hommes ont cru à cette idée folle de se réconcilier pour
enraciner la paix, plutôt que de ruminer la vengeance qui prépare la guerre
suivante. Sur les ruines d’un continent ravagé par le nazisme, ensanglanté par
les conflits mondiaux, défiguré par la Shoah, ils ont choisi de « faire
l’Europe ». Ce projet politique a permis la plus longue période de
coopération et de paix de notre histoire. De nombreux pays rêvent de rejoindre
notre Union européenne. Ne jetons pas cela par dessus bord ! Ne l’abîmons pas
par paresse ou par habitude. C’est un trésor. Bien sûr, cette Europe est trop
lente, trop faible. Elle a même été conçue pour cela ! Éviter l’hégémonie et le
coup de force par les règles de droit et les procédures… Nous devons donc lui
injecter une volonté de puissance, sans perdre l’esprit de coopération. C’est
le projet de « souveraineté européenne » défendu par la France depuis
2017
Avec des avancées majeures : protection face au Covid, unité et fermeté en
soutien à l’Ukraine, débuts de l’Europe de la défense, ambition écologique,
régulation numérique, protection civile commune… Nous devons accélérer : avec
des projets industriels de défense commun, des règles plus simples pour
innover, un budget renforcé, une protection commerciale réelle… Faisons mieux,
rêvons et changeons l’Europe, plutôt que de la dénigrer et la détruire de
l’intérieur. C’est notre grand dessein français des décennies qui viennent !
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> En cette Journée de l’Europe, rappelons que l’Europe n'est forte que si
elle protège ses enfants. Protection en ligne, IA, santé mentale, lutte contre
la pauvreté infantile : face à ces défis, aucun État ne peut agir seul.
L’intérêt supérieur de l’enfant prime.
> Quand des mineurs reçoivent des sollicitations sexuelles dès leur connexion, ce n’est plus un « usage », c’est un échec collectif. Les plateformes doivent rendre des comptes. L’Europe a les moyens de garantir cette protection numérique.
> Un enfant ne devrait pas apprendre à scroller
avant d’apprendre à s’ennuyer. À Rennes, à l’école Torigné, le projet Levons
les yeux réunit enseignants/assos/parents pour parler des écrans sans
culpabiliser, avec lucidité. Prévenir, c’est redonner des alternatives aux
enfants. (…)
J’ai vu une école qui ne subit pas la révolution numérique : elle forme les
jeunes à la comprendre et à mieux la réguler demain. Fact-checking, lutte
contre la désinformation, game design, partenariat avec Ubisoft: bravo.

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