Voici une sélection, ce 5 mai 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire
dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> Nous tenons la réunion de
la Communauté politique européenne et l'Europe ne se résume pas à la
géographie, elle est fondée sur des valeurs et des principes. C'est pourquoi
nous sommes ravis d'accueillir le Canada aujourd'hui pour discuter de ces
enjeux. Et bien sûr, le sommet qui se tient ici à Erevan
montre aussi l'importance du Caucase, surtout en cette période de guerre en
Iran. Nous parlons de connectivité, mais aussi de résilience face aux menaces
qui pèsent sur nous.
> On parle depuis longtemps d'un retrait des troupes américaines d'Europe. Mais bien sûr, le moment choisi pour cette annonce est une surprise. Je pense que cela montre qu'il est impératif de renforcer le pilier européen de l'OTAN et d'en faire davantage. Les troupes américaines ne sont pas présentes en Europe uniquement pour protéger les intérêts européens, mais aussi les intérêts américains.
> [Déclaration lors de la Journée mondiale de la
liberté de la presse] La démocratie ne peut exister sans une presse libre. Des
médias indépendants sont une pierre angulaire de toute société démocratique.
L'accès aux médias et la liberté d'expression ne sont pas des privilèges, mais
des droits fondamentaux.
Le droit international est clair : les journalistes doivent être
protégés en toutes circonstances. Ils doivent pouvoir exercer leur métier
librement, sans ingérence indue, sans crainte de violence, de harcèlement,
d’intimidation, de persécution ou d’expulsion. Ceci est particulièrement
crucial dans les zones de conflit, où les journalistes mettent en lumière les
réalités de la guerre, notamment les atrocités et les crimes de guerre
potentiels.
Partout dans le monde, les meurtres, les blessures, les menaces, les
détentions arbitraires, les exils forcés et les réductions au silence des
journalistes sont devenus une réalité choquante. Les femmes journalistes sont
victimes de violences sexistes de manière disproportionnée, notamment de
harcèlement et d'abus en ligne, ce qui contribue à faire taire les voix
critiques. 2025 a été l'année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les
journalistes dans le monde. Les assassinats de journalistes et de professionnels
des médias – comme nous l'avons constaté lors de la guerre d'agression menée
par la Russie contre l'Ukraine et dans les conflits actuels au Moyen-Orient,
récemment à Gaza et au Liban, ainsi qu'en Afrique – doivent faire l'objet
d'enquêtes approfondies et les responsables doivent être traduits en justice.
De plus, le droit à l'information est de plus en plus menacé.
L'intimidation – en ligne et hors ligne, ainsi que les poursuites-bâillons
(SLAPP) – risquent d'encourager l'autocensure chez les journalistes. Nous
dénonçons l'intimidation et la répression dont sont victimes les journalistes
de la part des régimes autoritaires à travers le monde, notamment les violences
et la répression perpétrées par le régime iranien. Les gouvernements doivent
mettre en place un cadre juridique solide pour protéger leurs journalistes
contre les procédures judiciaires abusives. La suppression des réseaux de
correspondants étrangers ne fait qu'accroître le vide laissé par la diffusion
d'informations dangereuses et non vérifiées. Parallèlement, des organes de
presse se faisant passer pour des médias diffusent de fausses informations et
relaient les propos des personnes au pouvoir au lieu de les tenir responsables.
En conséquence, les citoyens sont de plus en plus submergés de propagande et de
désinformation, présentées comme des informations.
En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Union européenne
réaffirme son engagement indéfectible à défendre un journalisme libre,
pluraliste, indépendant et de qualité face à la pression croissante qu’il
subit. En partenariat avec des organisations telles que le Fonds européen pour
la démocratie, nous soutenons les plateformes et les journalistes indépendants.
L’UE appuie les efforts essentiels déployés par les Nations Unies pour protéger
les journalistes et les professionnels des médias dans le monde entier,
notamment en collaborant avec l’UNESCO. Au niveau régional, l’UE travaille
également avec d’autres organisations, comme le Conseil de l’Europe et l’OSCE,
pour défendre les droits des journalistes et la liberté des médias.
Au sein de ses frontières et dans le monde entier, l'Union européenne
continuera de défendre la liberté de la presse.
> [Déclaration lors des Huit Nordiques-Baltiques] Tout
d'abord, concernant le Moyen-Orient, aucune sortie rapide de l'impasse dans le
détroit d'Ormuz n'est en vue. Les conséquences sont négatives à tous les
niveaux. L'économie mondiale est en difficulté. La Russie profite de la hausse
des prix du pétrole, et les livraisons d'armes américaines aux pays nordiques
et baltes sont retardées.
Pour l'Europe, la liberté de navigation est non négociable. Les ministres des
Affaires étrangères de l'UE se sont déjà entendus sur un renforcement des
sanctions contre l'Iran en raison des restrictions imposées à la navigation.
Nos opérations navales peuvent jouer un rôle plus important dans le
rétablissement des flux énergétiques et commerciaux.
Les programmes nucléaires et balistiques de Téhéran, ainsi que son soutien aux
groupes terroristes dans la région et au-delà, doivent être traités. Ces
questions ne peuvent être reléguées au second plan.
Deuxièmement, concernant la région, les huit principaux soutiens de l'Ukraine
sont les plus fervents défenseurs de cette dernière. Grâce à leur appui,
l'Ukraine a contraint la Russie à une impasse et, ce faisant, a révolutionné la
guerre moderne. Les statistiques alarmantes sur le champ de bataille montrent
que la Russie subit des pertes sans précédent parmi ses soldats.
Avec le prêt de 90 milliards d'euros de l'UE et le 20e train de sanctions, nous
avons envoyé un message clair : nous fournirons à l'Ukraine ce dont elle a
besoin pour tenir bon, jusqu'à ce que Poutine comprenne que sa guerre est une
impasse. L'Ukraine est plus importante pour nous que pour la Russie.
Les objectifs de guerre de la Russie échouent lamentablement, et cela est de
plus en plus évident. Pour la première fois depuis des années, le défilé de la
Victoire à Moscou va se dérouler sans aucun équipement militaire lourd. Cela en
dit long sur l'issue de la guerre pour la Russie.
Nous avons également évoqué les menaces à long terme que représente la Russie.
Les attaques hybrides ont déjà atteint des proportions alarmantes. Trop
souvent, Moscou considère la guerre hybride comme une activité sans
conséquence. Mais nous devons faire davantage pour changer cette
perception : des sanctions plus sévères, la responsabilisation des auteurs
de crimes de guerre, l’isolement international et la fermeture des frontières
aux anciens combattants russes sont des éléments essentiels de notre réponse.
Au-delà du sabotage, de la désinformation et des cyberattaques, la Russie
prépare son armée à une confrontation de longue durée avec l'Occident. La
question de savoir si Poutine osera un jour mettre l'OTAN à l'épreuve dépend
entièrement de nous. La dissuasion est efficace si elle est crédible ;
faire preuve de faiblesse ne fait qu'inviter à l'agression.
Si nous voulons garantir la sécurité de nos pays, nous devons continuer à
renforcer la capacité de défense européenne. Cela implique une augmentation
significative des dépenses de défense, la réduction des écarts capacitaires et
un développement accru de la production européenne de défense. Les pays membres
du NB8 ont déjà bien compris ce message. Une OTAN plus européenne est plus que
jamais nécessaire.
Enfin, je tiens à souligner un point sur lequel nous sommes tous
d'accord : il ne saurait y avoir de retour à la normale avec la Russie,
même après la fin de la guerre en Ukraine. Le mois prochain, à Chypre, les
ministres des Affaires étrangères de l'UE poursuivront les discussions sur
notre approche vis-à-vis de la Russie et sur la meilleure façon de défendre nos
intérêts de sécurité.
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Ce que nous avons constaté jusqu'à présent, c'est que la Russie refuse tout dialogue. Nous ne devons pas nous ridiculiser en nous comportant en « exigeants»: «S'il vous plaît, nous vous supplions de nous parler». Nous devons au contraire les amener à passer de la simulation de négociations à de véritables négociations. C'est pourquoi nous avons prévu de discuter avec les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne à Chypre de notre situation et des exigences que nous avons envers la Russie une fois la guerre terminée. L'objectif est de démontrer que la Russie ne représente aucune menace pour ces pays ni pour l'Europe dans son ensemble, car c'est là le problème. C'est pourquoi, avant toute discussion, nous devons nous entendre sur les sujets que nous souhaitons aborder.
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Les pourparlers de paix en Ukraine sont au point mort. En réalité, rien ne se passe. Bien sûr, ces échanges téléphoniques entre le président Trump et le président Poutine soulèvent toujours de nombreuses questions, d'autant plus que la Russie salue ouvertement la lutte acharnée que mène l'Iran contre les États-Unis. Cela signifie-t-il que la Russie subit également des pressions accrues pour avoir aidé l'Iran à mener une guerre contre elle ? Nous aurions aimé constater ces pressions, or elles n'ont pas été présentes lors de cet appel.
Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la
justice et à l’état de droit)
> À l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, nous
rendons hommage aux journalistes qui garantissent la transparence et la
vigilance de nos démocraties.
Derrière chaque titre se cachent des journalistes qui s'efforcent de révéler la
vérité, de questionner les pouvoirs publics et de demander des comptes, souvent
sous une pression croissante. Après plus de 25 ans d'expérience politique, je
sais combien le journalisme indépendant est essentiel à une société
démocratique saine. Il enrichit le débat public, dénonce les malversations et
donne aux citoyens les informations nécessaires pour faire entendre leur voix.
Dans toute l'UE, leur travail est soutenu par des garanties solides et un
investissement constant. Le règlement européen sur la liberté des médias
renforce l'indépendance et le pluralisme des médias, tandis que le Bouclier
européen de la démocratie, notamment le Programme pour la résilience des
médias, consolide le journalisme indépendant et lutte contre la désinformation.
Les mesures contre les poursuites abusives (dites « SLAPP »), souvent
utilisées pour réduire les journalistes au silence en les entraînant dans des
batailles juridiques coûteuses, contribuent également à protéger leur travail.
Ce soutien s’appuie sur un appui financier à long terme, notamment grâce au
programme AgoraEU et son volet MEDIA+ de 3,2 milliards d’euros, qui
contribueront à renforcer le secteur des médias en Europe.
À l’heure où la liberté de la presse est confrontée à des menaces croissantes,
cet engagement est plus important que jamais.
> Je conclus ma première visite en tant que
Commissaire dans la magnifique ville de Riga, en Lettonie, classée au
patrimoine mondial de l'UNESCO ! Tout en admirant son cadre historique, mes
rencontres ont été résolument tournées vers l'avenir et la manière dont nous
pouvons continuer à bâtir ensemble une Europe forte et résiliente.
Défendre la démocratie exige un effort collectif, des communautés locales aux
institutions nationales. Ce fut un plaisir de visiter le Parlement et
d'échanger avec ses membres, et de constater cet engagement en action. Avec la
ministre de la Culture, Agnese Lāce, nous avons discuté du rôle central des
médias indépendants et de la société civile dans la sauvegarde de la résilience
démocratique. Lors de mon échange avec la ministre de la Justice, Inese
Lībiņa-Egnere, j'ai salué le ferme engagement de la Lettonie en faveur de
l'État de droit et nous avons discuté des pistes de progrès à explorer.
La lutte contre l'ingérence étrangère et le renforcement de la résilience démocratique
ont été des thèmes clés de ma rencontre avec Janis Sarts, directeur du Centre
d'excellence de l'OTAN pour la communication stratégique. Le Bouclier européen
de la démocratie joue un rôle essentiel pour faire progresser ce travail. Les
universités sont indispensables au maintien de la démocratie et à la promotion
d'un débat pluraliste. C'était au cœur de mon échange à la Faculté de droit de
Riga, où j'ai eu le plaisir d'entendre directement les étudiants partager leurs
points de vue sur l'Europe. La séance de questions-réponses a révélé la
profondeur de leurs connaissances sur la politique de l'UE et leur passion pour
façonner son avenir. J'ai également été inspiré par l'innovation chez
Startin.LV, où j'ai rencontré des entrepreneurs pour discuter des moyens de
faciliter la croissance et le développement en Europe. Le marché unique demeure
notre atout le plus précieux, et l'UE s'efforce d'exploiter pleinement son
potentiel. Je rentre chez moi avec la conviction renouvelée que des
partenariats solides à travers l'Europe restent essentiels à notre avenir
commun. La semaine prochaine sera consacrée à une série d'événements et de
réunions importants à Chypre, Bruxelles et en Irlande.
> À deux reprises ces cinq dernières années, les
Européens ont subi les dures conséquences de notre dépendance aux énergies
fossiles. Lors de notre réunion hebdomadaire à Bruxelles cette semaine, la
Commission européenne a adopté AccelerateEU: notre réponse pour apporter un
soutien immédiat tout en construisant une durabilité et une sécurité
énergétiques à long terme. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l’UE a
dépensé 24 milliards d’euros supplémentaires pour ses importations d’énergies
fossiles par rapport à l’année dernière, sans augmentation des volumes.
AccelerateEU vise à faire la différence dès maintenant et à l’avenir en
combinant un soutien urgent et des réformes structurelles.
En voici un bref résumé:
- Coordination La plus grande force de l’Europe réside dans son unité. La
Commission renforcera la coordination entre les États membres, tant au sein du
marché unique qu’avec les fournisseurs de carburants, afin de garantir la
disponibilité sûre et efficace de carburants essentiels tels que le kérosène et
le gazole.
- Protection des consommateurs et des entreprises Le prix de l’énergie
demeure une préoccupation majeure pour les ménages et les entreprises. La
Commission aidera les États membres à protéger leurs citoyens et leurs
entreprises contre les flambées des prix, notamment en assouplissant la
réglementation relative aux taxes sur l'énergie et aux aides d'État.
- Un nouvel observatoire des carburants Une politique efficace repose sur
des informations précises. Un nouvel Observatoire des carburants suivra la
production, les importations, les exportations et le transport de carburants
dans l'UE, nous permettant ainsi d'orienter rapidement notre soutien là où il
est le plus nécessaire.
- Renforcer le réseau électrique européen Alors que l'Europe se tourne de
plus en plus vers l'électricité pour couvrir ses besoins énergétiques, notre réseau
électrique doit suivre le rythme. Cela implique de moderniser les parcs éoliens
existants, de développer l'éolien en mer, de moderniser l'hydroélectricité et
d'accroître le développement d'autres sources d'énergie renouvelables.
- Accélérer la transition énergétique Aujourd'hui, 57 % de la consommation énergétique
de l'UE provient encore de combustibles fossiles importés. Nous devons accélérer
la transition vers les énergies renouvelables pour notre économie, pour notre
planète et pour notre sécurité. Cet été, la Commission présentera un plan
d'action pour l'électrification, axé notamment sur les transports.
- Stimuler l'investissement La Commission travaillera avec les États membres
pour optimiser les financements publics européens tout en mobilisant des
capitaux privés. Un sommet sur l'investissement dans les énergies propres
réunira les parties prenantes afin d'accélérer la mise en œuvre. Grâce à ce
dispositif, nous souhaitons doter les États membres d'outils supplémentaires
pour soutenir les citoyens et les entreprises qui subissent actuellement un
lourd fardeau – une situation qu'il est essentiel de reconnaître. Personne ne
doit être laissé pour compte face aux fluctuations des prix. La force de
l'Europe réside dans sa capacité à réagir collectivement.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion
des crises)
> Au Liban, les déplacements massifs de population et la surpopulation des
abris accroissent le risque de maladies contagieuses et mettent à rude épreuve
le système de santé. Des médicaments de France viennent d'arriver à Beyrouth
dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l'UE afin de soutenir les
personnes les plus vulnérables. Une aide supplémentaire est prévue dans les
prochains jours.
> L’année dernière, nous étions le + important donateur humanitaire en RDC. Cette année, nous avons déjà alloué plus de 81 €MIL. en aide humanitaire: nourriture, soins de santé, abris et ponts aériens. La seule solution pour la paix est une solution politique.
> [Discours sur la récente mission dans la région
des Grands Lacs] Permettez-moi de commencer par ce que j'ai vu à Goma. J'ai
visité des hôpitaux. J'ai rencontré des familles qui avaient fui sans rien
emporter d'autre que les vêtements qu'elles portaient. J'ai rencontré des
femmes qui portaient des séquelles physiques et psychologiques qui les
marqueront à vie.
« La situation est catastrophique. » Ce sont les mots que j'ai prononcés en
partant, et je souhaite qu'ils servent de point de départ à ce compte rendu.
Cette crise humanitaire est une priorité pour moi, et je suis heureux qu'elle
le soit également pour vous.
Cette crise a trop duré, mais elle n'est pas oubliée et il ne faut pas
l'ignorer.
Depuis que le M23 s'est emparé de vastes zones de l'est du Congo, notamment
Goma et Bukavu, des millions de personnes en ont payé le prix fort. Des
familles déplacées, des enfants déracinés, des femmes victimes de violences
atroces, des communautés coupées de toute aide.
Dans l'est de la RDC, les civils sont pris au piège entre les balles et la
faim. C'est pourquoi j'ai décidé de me rendre moi-même dans la région, afin de
renforcer la diplomatie humanitaire européenne par un engagement actif auprès
de toutes les parties prenantes, conformément au mandat que m'a confié le FAC.
Je suis allée à Kinshasa, puis au Burundi, où j'ai visité un centre de transit
pour réfugiés près de la frontière avec la RDC. Ensuite, je suis allée au
Rwanda et enfin à Goma, première visite d'une délégation de l'Union européenne
dans cette ville depuis sa prise par le M23.
J'ai rencontré les trois présidents, des ministres, des travailleurs
humanitaires, des représentants de la société civile et des réfugiés. J'ai
également rencontré des membres de l'AFC/M23. Lorsque des vies sont en jeu,
nous devons dialoguer avec tous ceux qui peuvent faciliter les échanges, lever
les obstacles et soulager les souffrances. C'est un choix humanitaire légitime.
Mon message était partout le même. Clair et direct : respectez le droit
international humanitaire, protégez les civils, protégez les travailleurs
humanitaires et autorisez l’accès humanitaire.
Je tiens à ajouter ce que j'ai déclaré publiquement à Goma : le droit
international humanitaire n'est pas un buffet. On ne choisit pas ce qui nous
arrange. C'est un devoir pour toutes les parties, et il doit être pleinement
respecté.
Mon objectif était d'observer et d'écouter, d'obtenir des engagements concrets
et, surtout, d'obtenir des résultats. Et nous y sommes parvenus.
En premier lieu, l'accès aux services essentiels, à commencer par les soins de
santé pour les populations souffrantes. À Kinshasa, j'ai coprésidé une table
ronde avec le Premier ministre afin de trouver des solutions concrètes pour
l'est du Congo. Un groupe de travail de suivi est désormais en place et œuvre
pour l'approvisionnement en eau, en médicaments et en vaccins dans les zones
contrôlées par le M23.
Deuxièmement, les couloirs humanitaires. Grâce au soutien de l'UE, un couloir
nord entre Beni et Goma est désormais opérationnel, mais le Sud-Kivu demeure
quasiment inaccessible. Dans certains cas, les humanitaires ont dû traverser
trois pays pour atteindre les populations dans le besoin. C'est inacceptable.
Après un plaidoyer constant, j'ai obtenu l'accord de Kinshasa et de Goma pour
la création d'un corridor humanitaire au sud, reliant Bukavu à Uvira et
au-delà. Depuis début avril, les premiers convois humanitaires sont en route.
Cela signifie que de la nourriture, des médicaments et de l'aide sont
acheminés. C'est aussi une source d'espoir pour des millions de personnes
désespérées.
Troisièmement, ma visite a permis de relancer les discussions sur la
réouverture de l'aéroport de Goma, en commençant par les vols humanitaires.
L'AFC/M23 a accepté d'entamer des discussions techniques durant la mission. Nos
experts en aviation et en logistique sont actuellement sur place pour réaliser
une évaluation.
Il y a eu un autre geste : la libération d'environ 400 femmes, mineurs et
militaires blessés des Forces armées de la République démocratique du Congo
(FARDC), facilitée par le CICR.
L'argent seul ne suffira pas à mettre fin aux souffrances. Les travailleurs
humanitaires doivent pouvoir atteindre les populations en toute sécurité et
sans obstacles. Mais le financement reste essentiel, et l'UE y contribue
activement.
L'an dernier, nous étions le principal donateur humanitaire en RDC. Cette
année, nous avons déjà alloué plus de 81 millions d'euros à l'aide humanitaire
dans la région des Grands Lacs. Ces fonds couvrent l'aide alimentaire, les
soins de santé d'urgence, l'eau et l'assainissement, les abris et la protection
des victimes de violences sexuelles. Nous avons également mis en place des
ponts aériens humanitaires et des ponts aériens locaux pour acheminer l'aide
vers des zones inaccessibles par la route.
Soyons tout aussi clairs : l’aide humanitaire peut soulager les
souffrances, mais elle ne saurait résoudre cette crise. La seule véritable
solution est politique. C’est pourquoi les ministres des Affaires étrangères de
l’UE ont décidé d’intensifier également leurs efforts diplomatiques de haut
niveau. Dans ce cadre, j’ai réitéré notre appel à la désescalade, à un
cessez-le-feu et à la poursuite des négociations de paix.
Il incombe désormais aux parties d'honorer leurs engagements et de faire preuve
d'une réelle volonté politique pour mettre fin à ce conflit.
Au Conseil des affaires étrangères, les ministres ont réaffirmé notre soutien
aux efforts de paix menés par les États-Unis, le Qatar et l'Union africaine. Le
leadership africain est essentiel à une paix durable dans la région.
L’Union européenne est prête à accroître son soutien politique, technique et
financier à la médiation menée par l’Union africaine. Parallèlement à la
poursuite des efforts diplomatiques de haut niveau, nous soutenons également le
dialogue et la consolidation de la paix au niveau local.
L’UE investit également dans la résilience à long terme des communautés de
l’est du Congo. Dans le cadre du budget actuel de l’UE, environ 174 millions
d’euros sont alloués au secteur de la santé en RDC. Cela permettra d’accroître
l’offre de médicaments, le recrutement de personnel soignant et l’accès aux
soins.
Parallèlement, l’UE est un donateur majeur dans le secteur de la justice.
Depuis 2019, nous avons investi plus de 35 millions d’euros dans la réforme de
la justice afin de soutenir les tribunaux, les forces de police et la lutte
contre l’impunité.
L’an dernier, nous avons adopté un nouveau programme
de 6 millions d’euros pour aider les communautés à résoudre les conflits
pacifiquement et à améliorer l’accès à la justice.
Nous luttons également contre les violences sexistes. Notre programme phare «
Unis pour l’égalité des genres », doté d’un budget de 20 millions d’euros,
contribue à prévenir les violences faites aux femmes et aux filles. Il renforce
les institutions, soutient l’autonomisation économique des femmes et améliore
leur protection.
Par l’intermédiaire de notre partenaire ENABEL, avec plus de 18 millions
d’euros, nous contribuons à offrir protection et opportunités économiques dans
des provinces comme l’Ituri et le Sud-Kivu, où les violences sexuelles restent
une réalité effroyable.
Les accords sur le papier sont une chose, leur mise en œuvre sur le terrain en
est une autre. Jusqu'à présent, les progrès sont concrets : le mécanisme
d'accès aux services fonctionne, les couloirs sont opérationnels et
l'évaluation de l'aéroport est en cours.
Pourtant, le conflit se poursuit. Les civils continuent de souffrir. Les
violations du droit international humanitaire sont flagrantes et les
travailleurs humanitaires ne sont pas épargnés. Nous avons tragiquement perdu
un collègue de l'UNICEF lors d'une attaque de drone à Goma. Je le répète : les
travailleurs humanitaires ne sont pas des cibles. Ce sont des héros discrets
qui doivent être protégés.
Sur le terrain, les organisations humanitaires sont prises en étau entre
différentes autorités, la double imposition et des demandes concurrentes. Il en
résulte une aide plus lente, plus coûteuse et moins efficace, au moment même où
les financements humanitaires internationaux diminuent. Ce cocktail explosif
est une condamnation à mort pour les populations qui n'ont aucun autre moyen de
subsistance.
Les prochains mois seront cruciaux. Nous verrons si toutes les parties honorent
leurs engagements. Dans le cas contraire, une diplomatie humanitaire renforcée
sera nécessaire. Je tiendrai le Parlement régulièrement informé.
Lors de mon séjour à Goma, j'ai rencontré des femmes et des enfants qui avaient
tout perdu. Ils avaient fui la violence sans rien emporter. Pourtant, sur leurs
visages, j'ai vu l'espoir et la dignité. Ils méritent plus que notre
compassion. Ils méritent des actes concrets, pas seulement lors des grands
titres de l'actualité, mais chaque semaine, jusqu'à la fin de cette crise.
Vous pouvez compter sur moi pour rester mobilisé, et je sais que je peux
compter sur vous. L'Europe est solidaire du peuple de la RDC.
> [Discours lors du colloque leadership féminin] En
tant qu'ancienne journaliste, j'ai gardé certaines habitudes, comme celle de
poser des questions, alors permettez- moi de commencer par vous en poser une: Sam,
Mark, Dario, Demis, Elon. Qu'est-ce que ces prénoms ont en commun ?
C'est la poignée d'hommes à la base de la technologie la plus puissante du
monde: l'intelligence artificielle, qui transforme
aujourd'hui déjà, notre manière de travailler, d'apprendre, de nous soigner, de
communiquer, notre manière de vivre.
Cinq hommes. Alors pourquoi commencer une conférence sur le leadership féminin
avec cinq hommes?
Parce que l'intelligence artificielle a le potentiel de tout changer. Comme
l'imprimerie a transformé le savoir. Comme l'électricité a transformé
l'industrie. Comme l'internet a transformé nos liens.
La question est donc simple : les femmes vont-elles contribuer à façonner ce
nouveau monde ? Ou allons-nous être façonnées par lui?
Pouvons-nous prendre le risque de voir les stéréotypes de genre, les inégalités
et injustices contaminer de façon viscérale et automatique, une intelligence
qui interviendra à tous les niveaux de nos vies ?
Je connais votre réponse, et j'espère qu'elle s'accompagne de cette colère
juste, nécessaire pour porter un combat de longue haleine, car au-delà de ces 5
hommes, 80 % des jobs dans le secteur des nouvelles technologues sont occupées
par des hommes…
Donc il y a du travail, si l'on veut que les vieux préjugés ne soient pas
programmés dans le monde de demain. Si l'on veut que cette nouvelle révolution
reflète toute la société. Pas seulement la moitié.
Et l'intelligence artificielle n'est qu'un exemple.
Guerres et leadership mondial
Regardez le monde aujourd'hui : les guerres, les divisions, la loi du plus fort
qui remplace de plus en plus le dialogue, la diplomatie en bafouant les traités
internationaux, l'État de droit.
Et Regardez, les photos de famille à la fin des sommets des chefs d'États… De
plus en plus monochromes, avec des nuances de gris, noir, et testostéronés.
Difficile de ne pas faire un lien entre ce déséquilibre qui traduit des
inégalités croissantes, et l'état du monde d'aujourd'hui.
Plus que jamais, le monde a besoin de davantage de femmes aux responsabilités.
En politique, en diplomatie, dans les entreprises, dans tous les secteurs de
nos sociétés.
Des femmes qui construisent des ponts entre les peuples.
Des femmes qui choisissent le dialogue plutôt que la destruction.
Des femmes qui façonnent un XXIe siècle plus libre, plus juste et surtout plus
pacifique.
Les études le montrent, quand les femmes sont à la table des négociations
diplomatiques, la paix est plus durable, parce que l'écoute est différente,
plus inclusive. Les compromis plus équilibrés relèvent moins du rapport de
force… Je l'ai expérimenté moi-même quand j'étais ministre des Affaires
étrangères. Au Conseil européen, je peux vous assurer que la parole circule
différemment quand les femmes sont en nombre ou quand c'est une femme qui
préside.
Mon parcours
Permettez-moi de vous de poursuivre sur une note plus personnelle.
Mon père est arrivé d'Algérie en Europe dans les années 40, à un moment où
l'Europe avait besoin de bras pour se reconstruire et où l'Algérie encore
française, faisait face à une famine sévère. La recherche de travail l'a mené à
s'éloigner de plus en plus loin de son petit village, jusqu'à traverser la mer,
remonter la France, loin dans le nord pour atterrir finalement dans les mines
de charbon, de l'autre côté de la frontière, dans une des régions les plus
pauvres de Belgique, où je suis née.
Il y avait peu de chance, qu'une fille des mines du borinage, aille à
l'université.
Peu de chance qu'elle devienne reporter de guerre, présentatrice du journal
télévisé en prime time, encore moins ministre des Affaires étrangères.
Très peu de chance qu'elle entre à la Commissaire européenne, pour occuper un
des bureaux que sa mère nettoyait à l'aube, en tant que femme de ménage il y a
une vingtaine d'années. Elle faisait partie de l'équipe Berlaymont, 9e étage,
l'étage que j'occupe aujourd'hui… Mektoub m'a-t-elle dit à sa façon de voir les
signes du destin.
Pourtant, si tout devait être écrit, ça n'a rien d'un conte de fée, mais plutôt
d'une course d'obstacles où les haies à franchir se révèlent au fur et à mesure
de la vie.
De la petite fille qui pense qu'elle a les mêmes chances que son frère, à la
jeune universitaire qui croit qu'elle réussira à force de travail, à la
jeune-mère de deux enfants… Les épreuves se multiplient, la course est de plus
en plus inégale … Et l'on finit par comprendre que l'art de réussir pour une
femme, tient davantage dans sa capacité à tomber et à se relever.
Ce que je partage avec vous, ce n'est pas seulement un ressenti, une histoire
personnelle, non c'est l'histoire des femmes d'aujourd'hui… Et nous sommes
parmi les plus chanceuses. L'Europe, terre d'opportunité et de liberté, reste
le meilleur endroit au monde où vivre quand on est femme.
Notre Union est construite sur des principes de solidarités, de diversité et
d'égalités… Des idéaux qui restent des idéaux à traduire dans la réalité !
Car la réalité, c'est que le chemin qui mène à l'égalité est encore long.
Au travail, les femmes sont encore trop souvent moins payées pour le même
emploi (11% de moins en moyenne).
À la maison, elles portent encore la plus grande part des responsabilités
familiales, les soins des enfants, des grands-parents empiètent sur la
carrière, l'interrompent avec pour résultat des pensions moins élevée, 25% en
moyenne et un risque accru de tomber dans la pauvreté après 65 ans.
Dans les entreprises, en politique, dans les postes de direction, dans les
secteurs financiers, quand il faut négocier un emprunt à la banque… les portes
ne s'ouvrent pas et quand elles s'ouvrent, elles se referment plus vite devant
une femme.
Je ne dis pas cela pour vous décourager. Je le dis pour que vous en soyez
consciente.
Car le changement commence par la prise de conscience. L'égalité n'arrive pas
toute seule, elle se conquiert chaque jour, et c'est chaque jour de plus en
vrai. Le recul en arrière menace, des principes, des droits que l'on croyait
acquis sont attaqués, partout dans le monde.
Je repense souvent à cette phrase de Simone de Beauvoir : « Rien n'est jamais
définitivement acquis. Il suffira d'une crise politique, économique ou
religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Votre vie
durant, vous devrez rester vigilantes ».
Elle avait raison.
Les avancées pour l'égalité
La première fois que cela m'est apparu clairement, c'était à New-York où
chaque année en mars, se tient l'un des plus grands événements des
Nations-Unies, la « Commission sur le statut des femmes ». En 2025,
la nouvelle administration américaine venait d'envoyer un mot d'ordre à toutes
les entreprises partenaires et ONG : plus question d'égalité,
d'inclusivité et de diversité dans vos chartes.
Un an plus tard, le gouvernement américain décidait de couper toute
contribution aux agences de l'ONU qui traitent des femmes en particulier…avant
de refuser d'adhérer aux conclusions générales de la Commission. Une situation
inédite depuis 70 ans…J'étais là, pour représenter l'Union européenne, avec
notre toute nouvelle stratégie pour l'égalité des genres, résultat d'une
feuille de route adoptée par l'ensemble des 27 États membres. Fière de cette
Europe qui a encore des idéaux, qui adopte des directives, des stratégies pour
les atteindre, fière et triste à la fois, de devenir un phare dans la nuit, une
lueur d'espoir pour garder le cap, vers plus d'égalité dans le monde.
Le défi est immense.
Au rythme actuel, il faudra encore cinquante ans pour atteindre l'égalité
entre les femmes et les hommes.
Un demi-siècle. Je n'ai pas le temps d'attendre si longtemps. Et je suis
sûre que vous non plus.
Alors nous nous sommes attelés au travail : la stratégie pour
l'égalité des genres, que nous avons présenté le 8 mars dernier, propose 30
mesures concrètes pour lever les obstacles que rencontrent les femmes et les
filles tout au long de leur vie, dans tous les aspects de leur vie.
Violence
Son premier chapitre s'attaque à la violence à l'encontre des femmes. Et je
sais combien ce combat vous tient à cœur madame la sénatrice.
Une femme sur trois dans l'Union européenne a subi des violences liées à
son genre. Nous avons adopté un arsenal législatif pour combattre la violence
physique, domestique et digitale. La semaine dernière le parlement a envoyé un
signal fort pour introduire une notion européenne de consentement dans la
définition du viol. Le Digital Services Act et l'AI Act visent à
responsabiliser les plateformes digitales et à mieux lutter contre le
cyberharcèlement, les deepfakes et pornfakes.
Santé
Pour la première fois nous mettons en lumière les inégalités présentes dans
les soins de santé. Le corps des femmes est sous-investis dans la recherche
scientifique, négligé dans les tests cliniques. Les femmes sont encore
sous-diagnostiquées pour une série de maladies, dont les maladies cardiaques.
La recherche médicale ignore encore trop souvent les différences entre les
sexes.
Alors nous lançons une initiative avec l'Organisation mondiale de la santé
pour remédier à cette injustice qui coûte chaque année des vies.
Avortement
Il y a deux mois, nous avons répondu de façon positive et efficace à une
initiative citoyenne « Ma Voix, Mon Choix » en donnant
la possibilité aux États membres qui le souhaitent, de se servir de fonds
européens de solidarité pour permettre à des femmes de leur pays ou d'un autre
État membre, d'avoir accès à des soins d'avortement sûrs et abordables.
Car près d'un demi-million d'avortements non sécurisés ont encore lieu chaque
année en Europe.
Pouvoir économique
Nous agissons aussi sur le pouvoir économique des femmes qui va de pair
avec la compétitivité européenne.
Rendez-vous compte, si on se rapproche de l'égalité d'ici 2050, le PIB par
habitant de l'UE pourrait augmenter de près de 10 %. Et créer plus de dix
millions d'emplois.
L'égalité, c'est le bon sens, du bien-être ! Et pourtant, l'écart
d'emploi entre hommes et femmes, coûte plus de 390 milliards d'euros par
an à l'Union européenne. Les femmes sont la
plus grande source de talents inexploités.
Transparence salariale
D'ici le mois de juin, une directive importante devra être mise en œuvre au
sein de l'Union: La directive sur la transparence salariale. Quand les salaires
sont visibles, l'égalité progresse. Et nous voulons faire de l'Europe la
première destination pour les femmes dans la recherche, l'innovation et les
start-up d'ici 2030.
Leadership
Au plus haut niveau du leadership féminin, l'Union essaie aussi de montrer
l'exemple. C'est une femme qui dirige la Commission européenne, une femme à la
tête du Parlement européen, de la diplomatie européenne et la de Banque
européenne d'investissement. C'est un progrès réel…
Et je ne serais sans doute pas devant vous, si Ursula Von der Leyen n'avait
pas insisté auprès des États membres pour qu'ils proposent des femmes
commissaires.
Violence en ligne et démocratie
Et je vais vous faire une confidence, à peine mon nom était cité dans la
presse, que j'étais l'objet d'attaques sans précédent, ma page wikipédia a été
modifiée plus de 800 fois en quelques semaines, toujours de façon plus
négative, et une armée de troll s'en prenait à moi sur les réseaux sociaux. Et
la presse finit par s'emparer de ce qui se dit sur les réseaux, vous vous
retrouvez prise au piège d'un cercle irrationnel, vicieux, très déstabilisant
et les fumées hallucinatoires se transforment en vérités… la première fois que
j'ai rencontré la présidente de la Commission, elle m'a tout de suite rassurée
en me disant que c'était normal, que j'étais une femme, et donc bien sûr une
imposture, une incompétente. Elle m'a conseillé de ne plus lire ni presse, ni
réseaux sociaux.
Mais tout le monde n'a pas la force d'Ursula VDL, ni les équipes pour vous
informer sans aller sur les réseaux…
Un tiers des femmes politiques en Europe est confronté à la violence en
ligne et quitte totalement les réseaux sociaux à cause de cela.
La démocratie ne peut pas s'épanouir si les femmes sont chassées de la vie
publique. Pour l'instant, avec mes équipes, nous travaillons sur une
recommandation sur la sécurité des femmes en politique. Pour protéger les
candidates et les élues contre les menaces et le harcèlement.
Et soyons claire : l'inégalité entre les femmes et les hommes n'est pas une
question de femmes. C'est une question de société. Les hommes et les garçons
doivent faire partie de la solution. On n’y arrivera pas sans eux !
Egalité pour tous
Quand nous parlons d'une Europe libre et égale, cela inclut aussi la
communauté LGBTIQ+.
En octobre dernier, nous avons adopté une nouvelle stratégie pour cinq ans.
Et nous menons actuellement un travail pour lutter contre les pratiques de
conversion.
Nous avons aussi adopté en janvier la première stratégie contre le racisme,
avec entre autres, des séances de formation pour les médias et dans les écoles
pour lutter contre les stéréotypes.
Nous avons renforcé les centres pour l'égalité des chances à travers
l'Europe, en leur donnant les moyens d'être plus indépendants des États.
Et pour les 90 millions de personnes vivant avec un handicap en Europe,
l'Acte européen sur l'accessibilité apporte de vrais changements : des
services et des droits harmonisés à travers l'Europe, non pas comme une faveur,
mais comme un droit.
Femmes et filles dans les crises
Vous le savez, je suis aussi Commissaire à l'aide humanitaire, j'ai visité
des zones de conflit en Ukraine, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie et en
Amérique du Sud.
Des continents différents, des guerres différentes. Mais partout, la même
réalité : les femmes et les filles paient le prix le plus lourd. Viol,
violences sexuelles, exploitation, traite des êtres humains, torture et
esclavage… J'ai visité de nombreux camps de réfugiés, sur différents
continents… J'en reviens toujours bouleversé et à la fois plus déterminée. Un
travailleur humanitaire m'a dit un jour, la guerre au Soudan à un visage, celui
d'une femme…
Pour moi, elle a le visage d'Amani. Je l'ai rencontré à Adré, à la
frontière entre le Soudan et le Tchad. Dans son regard, on pouvait lire la
peur. La peur de revivre l'impensable. Une guerre qui déchire tout, un mari
disparu, un fils abattu devant elle, son dernier né mort de faim dans ses bras.
La fuite, la terreur, le viol. Et dans ce camp à Adré, une fragile lueur
d'espoir.
Du Soudan, à Gaza, en passant par l'Ukraine, les violences sexuelles sont
utilisées comme arme de guerre et de répression politique. Il s'agit d'un
crime. Et nous le traitons comme tel.
L'an dernier, l'Union européenne a consacré plus de 100 millions d'euros
pour lutter contre les violences de genre et soutenir la santé sexuelle et
reproductive. Nous intégrons la dimension du genre dans l'ensemble de nos
financements humanitaires. Et notre stratégie comporte aussi un projet appelé
SHIELD, consacré à la dignité et à la sécurité des femmes déplacées par les
catastrophes naturelles et plus souvent encore par les guerres provoquées par
l'homme.
En tant que Commissaire à l'aide humanitaire, confrontée à des budgets de
plus en plus réduits… Je me vois répéter souvent que l'aide seule, ne peut
mettre fin aux crises humanitaires. Il faut la paix, et pour qu'elle soit
durable, il faut des femmes.
Femmes, Paix et sécurité
En 2011, aux Philippines, des femmes musulmanes formées par l'ONU ont
contribué à mettre fin à l'un des conflits les plus longs du monde.
En 2023, en RDC, Pétronille Vaweka a reçu le prix Women Building
Peace Award pour avoir mis fin à des violences inter-ethniques et libéré
des otages.
Lorsque les femmes dirigent, la paix suit. Les femmes doivent être à la
table des négociations, non pas comme observatrices, mais comme médiatrices,
arbitres et preneuses de décisions.
C'est cet objectif qui est défendu dans l'agenda Femmes, Paix et Sécurité.
Et l'Union européenne y est pleinement engagée.
Conclusion
J'ai commencé avec cinq prénoms. Permettez-moi d'en terminer avec cinq
autres.
Leïla. Sofia. Amina. Emma. Giulia. Cinq prénoms de femmes. Voilà comment je veux voir l'avenir.
Des femmes qui façonnent les technologies les plus puissantes. Des femmes
leader des plus grandes entreprises du monde. Des femmes qui dirigent des
institutions internationales, des femmes chefs- d'État.
Peut-être que ces femmes, sont ici dans cette salle aujourd'hui.
Alors laissez-moi terminer avec un message simple pour chaque femme ici
présente.
Prenez votre place, aller la chercher au sommet, à la prise de décision, au
top du leadership.
C'est ainsi que le changement commence. Quand une femme s'élève, elle en
élève d'autres avec elle.
Regardez autour de vous. La prochaine grande dirigeante européenne est
peut-être assise juste à côté de vous. C'est peut-être vous.
Aller aussi loin que vos rêves peuvent vous porter. Si vos jambes et vos
mains tremblent, c'est que vous êtes sur la bonne voie.
Et si vos rêves ne vous font pas peur, c'est qu'ils ne sont pas assez
grands pour vous !
> L’escalade de la violence au Soudan du Sud a
provoqué des déplacements massifs de population, avec des répercussions en
Éthiopie. Au cours des deux derniers mois, nous estimons que plus de
300 000 personnes ont été exposées à la violence. L’UE réagit : un
financement d’urgence de 1,2 million d’euros est débloqué pour venir en aide
aux populations touchées. (…)
Les femmes et les filles payent une fois de plus le prix le plus élevé : 104
sont forcées de fuir chaque heure. 2 sur 3 ont été confrontées à des violences
basées sur le genre. La protection des femmes et des filles doit être une
priorité - en tout temps et en tout lieu.
> Avec la ministre Mahinur Ozdemir, nous avons eu un échange approfondi sur l'égalité, la protection des enfants en ligne et l'importance du soutien après les catastrophes. La Turquie est un partenaire important, impatiente de renforcer notre coopération pour mieux protéger et autonomiser ceux qui sont les plus vulnérables.
> 20 millions de personnes menacées de famine. 14 millions de personnes déplacées. Le viol est utilisé comme arme de guerre. Le Soudan est le théâtre d'une catastrophe humanitaire dévastatrice. Lors de la conférence de Berlin, il y a deux semaines, l'UE et ses États membres ont mobilisé 811 millions d'euros pour cette seule année. Mais l'aide ne saurait remplacer la paix. Le Soudan a besoin d'un cessez-le-feu.
> Le Moyen-Orient est en feu. Le Liban paie le prix le plus lourd : des milliers morts, 1,2 million de déplacés. Nous condamnons les attaques indiscriminées contre les civils. Le droit international humanitaire doit être respecté, sans exception.
> La science ne ment pas. L’Europe se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale depuis 30 ans. Face à l’augmentation des changements et des phénomènes météorologiques extrêmes, nous poursuivons nos efforts pour bâtir une Europe plus résiliente pour tous.
> Le consentement doit être au cœur de la définition du viol en droit européen. C'était déjà une proposition de la Commission dans notre directive sur la violence à l'égard des femmes. Aujourd'hui, le Parlement européen a adopté le rapport sur ce sujet. Un pas dans la bonne direction.
> En Cisjordanie, les violences sexuelles commises par des colons israéliens sont l'une des principales causes des déplacements de population. Plus de 70 % des ménages palestiniens déplacés citent les menaces qui pèsent sur les femmes et les enfants comme facteur déterminant de leur départ. En vertu du droit international humanitaire, Israël a l'obligation de prévenir ces violations et d'enquêter sur celles-ci.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Lorsque l'Ukraine tient ses engagements, l'Europe se doit d'honorer les
siens. C'est ce que nous faisons aujourd'hui en proposant officiellement au
Conseil de débloquer près de 2,8 milliards d'euros au titre du mécanisme pour
l'Ukraine. Cette proposition fait suite à la mise en œuvre réussie par
l'Ukraine de 18 étapes clés du plan pour l'Ukraine. Ce plan renforce l'Ukraine
et la rapproche de l'adhésion à l'UE. Je continuerai de collaborer avec les
autorités ukrainiennes et la Rada afin de soutenir les efforts de réforme. Ils
sont le fondement d'une prospérité durable.
> Nous sommes reconnaissants pour le soutien et l'engagement continus du gouvernement suisse en Ukraine et dans les Balkans occidentaux.
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au
Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans
Propos centristes France]
Billy Kelleher (premier vice-président)
> L'Allemagne regrette d'avoir démantelé ses centrales nucléaires, et la
Belgique fait marche arrière. De nombreux pays investissent dans de nouvelles
infrastructures ou modernisent les infrastructures existantes. Pendant ce
temps, l'Irlande interdit la production d'énergie nucléaire, alors même qu'elle
s'approvisionne au Royaume-Uni et bientôt en France !
Dan Barna (vice-président)
> Le Parlement européen franchit une étape historique pour encourager la
participation politique des femmes ! Aujourd’hui, nous avons voté un
amendement à la loi électorale européenne qui permettra aux députées européennes
de voter par procuration en séance plénière, notamment pendant la grossesse et
après l’accouchement.
> L’Europe ne peut se permettre de reculer. Le prochain budget pluriannuel de l’UE pour la période 2028-2034 doit soutenir une vision d’une Europe véritablement résiliente dans le contexte géopolitique actuel : Nous ne pouvons pas nous permettre de sacrifier la cohésion. Nous ne pouvons pas nous permettre de sacrifier l’agriculture. Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas soutenir la compétitivité. Nous ne pouvons pas nous permettre de sous-financer le prochain budget. Les fonds européens doivent également comporter une dimension géopolitique contribuant à la sécurité économique de l’Europe et protégeant notre démocratie. Le prochain budget est l’occasion pour nous de garantir notre rôle de chef de file dans le développement mondial.
Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> Une aide européenne a été sollicitée pour les feux de forêt aux Pays-Bas.
Il y a un an, j'avais interrogé la Commission européenne sur sa préparation
face à l'augmentation de la fréquence de ces incendies due au changement
climatique. Ses réponses apportent un éclairage intéressant.
Petras Austrevicius (député)
> Chaque jour de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine,
qui dure depuis quatre ans, nous rappelle les dizaines de milliers de vies
perdues et la destruction massive des infrastructures civiles et essentielles,
rendant la vie presque insupportable. Aujourd’hui, le Parlement européen a
approuvé l’adhésion de l’UE à la convention établissant une Commission
internationale des réclamations pour l’Ukraine, qui permettra au peuple
ukrainien de demander une compensation financière pour les pertes causées par
la Russie. Les avoirs russes immobilisés devraient servir de source de
compensation. Cependant, lorsque nous disons que la Russie doit payer, nous
faisons référence aux responsables du déclenchement et de la facilitation de
cette guerre d’agression. Ces individus doivent être traduits devant le
Tribunal spécial. Pour ce faire, tous les États membres de l’UE doivent se
joindre aux efforts déployés pour la création de ce Tribunal spécial, et l’UE
doit jouer un rôle actif pour obtenir un large soutien international. C’est le
moins que nous puissions faire pour honorer la mémoire des victimes et des
défenseurs ukrainiens tombés au combat.
Engin Eroglu (député)
> Officiellement, la République populaire de Chine promeut sa diversité
culturelle, pourtant l'assimilation des minorités ethniques est une réalité. La
Chine réprime systématiquement les minorités ethniques et religieuses, telles
que les Ouïghours et les Tibétains. Leur droit à l'autodétermination est
désormais menacé : en mars, l'Assemblée nationale populaire a adopté une « Loi
sur la promotion de l'unité ethnique ». Le mandarin sera privilégié dans toutes
les écoles, les administrations et la vie publique. La Chine compte environ 300
langues et dialectes, qui risquent aujourd'hui d'être réduits au silence par la
force. L'érosion de l'identité culturelle et religieuse de millions de
personnes qui en résulte est délibérée et constitue une nouvelle atteinte inacceptable
aux droits humains universels. Compte tenu de notre responsabilité historique,
nous, Européens, devons dénoncer clairement cette assimilation forcée et nous y
opposer fermement.
> Les relations entre l'UE et la Chine sont confrontées à d'énormes défis. Pour les relever, un principe en particulier est essentiel à mes yeux : l'équilibre. Nous avons besoin d'une approche équilibrée, alliant une politique étrangère et économique forte et claire à des canaux de communication ouverts, afin de défendre efficacement les intérêts européens et d'éviter tout malentendu. J'ai récemment eu un nouvel échange de points de vue avec le professeur Zhang Lei de l'Académie chinoise des sciences sociales (CASS). Ce professeur, qui a également occupé des postes à Londres et à Bruxelles, mène désormais des recherches et enseigne à l'Institut d'études européennes de Chine. Merci pour cet échange !
Karin Karlsbro (députée)
> Les États-Unis ont une fois de plus recours à la coercition et au chantage
pour parvenir à leurs fins. L'UE ne cédera pas aux menaces de Donald Trump.
L'accord de Turnberry doit être respecté. Une guerre commerciale ne profite
qu'aux ennemis de l'UE et des États-Unis.
> Trump prouve une fois de plus que son pays, les États-Unis, n'est pas digne de confiance. La situation concernant les droits de douane a complètement déraillé. L'UE n'a pas cédé, et ne cédera pas, aux menaces et au chantage.
Michal Kobosko (député)
> Le 12 mai, je co-organiserai un débat intitulé « Moins d'obstacles, plus
d'Europe : simplifier la réglementation, condition de la compétitivité de l'UE
», consacré à la déréglementation et à l'accroissement de la compétitivité de
l'économie européenne. Des représentants des institutions européennes, des
entreprises et des organisations patronales de toute l'Europe participeront à
cette discussion. Nous examinerons comment réduire efficacement les charges
administratives pesant sur les entreprises, accélérer le processus de
déréglementation et renforcer la coopération entre les institutions européennes
et les États membres. Le dialogue entre la Commission européenne et les
entreprises de différents pays de l'UE, ainsi que la présentation de bonnes
pratiques, notamment l'expérience polonaise, constitueront également un élément
important de ce débat.
> Il y a vingt-deux ans, la Pologne, avec neuf autres pays, a rejoint l'UE. Elle se retrouve aujourd'hui à sa place : au sein de la famille des États européens, où elle peut façonner et influencer son développement, y construire sa place et défendre ses propres intérêts. Car l'Union européenne n'est pas un « eux » mythique. Elle est nous. Par conséquent, notre devoir est de préserver l'héritage et les efforts des générations précédentes. Nos ancêtres ont consacré leur vie à faire de nous une partie intégrante de la communauté européenne. Une communauté qui, à l'image du monde qui nous entoure, est en constante évolution. Dès lors, notre mission aujourd'hui n'est pas de nous emporter, de crier ou de taper du poing sur la table, car la situation a bien changé depuis vingt ans, mais de défendre nos points de vue, de nouer des alliances et de négocier avec fermeté. Je n'ai jamais cru que l'UE était parfaite, car elle ne l'est pas. Cependant, les crises, les pandémies et les guerres de ces dernières années, ainsi que les troubles mondiaux actuels, ont clairement démontré et continuent de démontrer combien il est important pour nous de ne pas être seuls dans de tels moments. Que nous puissions agir et chercher des solutions ensemble. En ce jour, je pense à nos frères ukrainiens qui luttent pour leur liberté. Mes pensées vont également à Andrzej Poczobut, libéré d'une prison biélorusse il y a quelques jours. Il a passé cinq ans de sa vie dans l'une des pires prisons du pays. Immédiatement après sa libération, il a demandé s'il pourrait un jour retourner en Biélorussie, dans sa seconde patrie, pour laquelle il n'a jamais cessé de se battre, afin qu'elle devienne libre et démocratique, qu'elle puisse un jour faire partie de la famille des pays européens. C'est pourquoi j'exhorte chacun à œuvrer ensemble, à s'engager dans la vie civique et à servir le bien commun. Parallèlement, ne nous laissons pas abuser par des solutions populistes et simplistes : l'idée qu'il faut quitter l'UE pour résoudre tous nos problèmes. Ce ne sera pas le cas. La réalité est bien plus complexe. Souvenons-nous de notre responsabilité envers nos enfants et les générations futures, et des efforts que nous avons déjà consentis ensemble pour en arriver là où nous sommes aujourd'hui.
Hilde Vautmans (députée)
> Les députées européennes enceintes et les jeunes mères peuvent déléguer
temporairement leur droit de vote – jusqu’à trois mois avant et six mois après
leur accouchement. Le Parlement européen franchit enfin cette étape
logique ; cette décision est une question de liberté, d’égalité véritable,
et non de vaines paroles.
> La grossesse ne devrait jamais être un obstacle à l'exercice de votre mandat démocratique, à la représentation de la voix de vos électeurs. Si nous prenons l'égalité des genres au sérieux, alors c'est tout simplement le bon choix. Et en même temps, nous envoyons un signal clair à nos citoyens et aux parlements nationaux : nous concrétisons une politique inclusive, et non pas un symbole.
Valérie Devaux (députée)
> Les femmes en milieu rural constituent l’une des forces
économiques les plus sous-estimées en Europe. Combler cet écart pourrait
ajouter jusqu’à 3 150 milliards d’euros au PIB de l’UE d’ici 2050. Avec ce
rapport, nous proposons des solutions concrètes pour y parvenir : un meilleur
accès au financement, une intégration renforcée dans les financements européens
et un agenda numérique qui inclut enfin les femmes rurales. (…)
Si nous voulons que les femmes vivant dans les zones rurales, insulaires et
éloignées participent pleinement à l’économie, nous ne pouvons pas ignorer
l’accès aux soins de santé, y compris à la santé et aux droits sexuels et
reproductifs. Trop de femmes rencontrent encore des obstacles pour accéder à
ces services, ce qui affecte directement leur capacité à travailler, à
créer des entreprises et à atteindre une indépendance financière. Ce rapport
reconnaît ce lien et l’intègre dans le cadre des politiques de l’UE. Garantir
cette reconnaissance était une priorité importante pour Renew Europe dans les
négociations.
Veronika Cifrová Ostrihoňová (députée)
> Nous entendons sans cesse des excuses de la part des
plateformes en ligne sur la difficulté supposée de protéger les enfants en
ligne. Pourtant, dans ce cas, elles ignorent même leurs propres conditions
d’utilisation! Les enfants de moins de 13 ans ne devraient pas être sur les
réseaux sociaux. Tout comme ils n’ont pas le droit de fumer des cigarettes ou
de boire de l’alcool. J’exhorte la Commission à conclure rapidement l’enquête
et à proposer une approche harmonisée au niveau de l’UE pour la limite d’âge
sur les plateformes en ligne. Il s’agit d’une crise de santé publique.
Barry Andrews (député)
> Même pendant ce prétendu cessez-le-feu, le nombre de journalistes et
de professionnels des médias tués est choquant. En tant que président de la
commission du développement, qui supervise l’aide humanitaire de l’UE, je
maintiendrai la situation au Liban à l’ordre du jour. Lors de ma visite à
Beyrouth le mois dernier, j’ai constaté de visu les souffrances des civils. Le
Hezbollah doit cesser ses tirs de roquettes, mais l’UE doit également agir en
remettant sur la table des sanctions contre Israël. Les déclarations politiques
creuses contre les crimes de guerre ne servent à rien.»
Dainius Žalimas (député)
> Réfléchir à la manière d’élaborer de meilleures règles dans le future
est une bonne chose, mais la Commission devrait commencer par veiller à ce que
les règles déjà en vigueur soient correctement appliquées dans toute l’UE.
Notre marché unique souffre d’un manque d’application effective.
Anna-Maja Henriksson (député)
> La solidité de tout cadre juridique repose sur son application
cohérente. Dans le domaine des violences sexuelles, cette cohérence a trop
souvent fait défaut, la charge pesant en pratique sur les victimes plutôt que
sur l’établissement du consentement libre. Cela doit cesser. Il est temps de
renforcer la protection des victimes et des survivants et de changer la manière
dont les infractions sexuelles sont perçues dans toute l’Union. Le vote
d’aujourd’hui constitue une avancée extrêmement importante. Il s’agit de
garantir que la loi protège effectivement les victimes et rende justice en
pratique. Un acte sexuel sans consentement est un viol.
Abir Al-Sahlani (députée)
> Aujourd’hui, le Parlement européen a nommé ce que les tribunaux
refusent de voir depuis des décennies. La plupart des viols sont commis par une
personne connue de la victime, à domicile, sans violence physique, et la
plupart des victimes sont paralysées par la peur plutôt que de se défendre.
Pendant des années, le droit s’est fondé sur une image totalement erronée du
viol. Ce rapport nomme également la culture du viol pour ce qu’elle est : non
pas une somme d’individus déviants, mais un système d’attitudes et de normes
qui banalise les violences sexuelles et protège les auteurs. Changer la loi est
la première étape pour démanteler ce système, et ce vote en est le point de
départ.
Lucia Yar (députée)
> Il n’est pas anodin que nous adoptions les lignes directrices budgétaires
pour 2027 le même jour que le rapport intérimaire sur le cadre financier
pluriannuel. Les priorités que nous fixons pour le prochain budget annuel
reflètent la direction que nous voulons prendre pour les sept prochaines
années, à partir de 2028. Dans un environnement géopolitique en rapide
mutation, l’Europe doit rester fermement aux côtés de ses citoyens et de ses
régions, renforcer ses capacités de défense et conserver sa compétitivité
mondiale. Nos choix budgétaires doivent refléter clairement et de manière
cohérente ces ambitions. (…)
Nous nous réjouissons que l’initiative ‘Ma voix, mon choix’ soit désormais
reprise dans les lignes directrices budgétaires. Cela envoie un signal clair :
dans un monde où nous assistons à des tentatives croissantes de remettre en
cause les droits des femmes et des minorités, le Parlement européen choisit de
prendre la direction opposée et de passer des paroles aux actes. Nous ne
pouvons pas saluer la mobilisation citoyenne uniquement quand cela nous arrange
politiquement et devant les caméras. Nous devons la soutenir par un appui
financier concret et prévisible. Aujourd’hui, le Parlement a réaffirmé que les
fonds de l’UE, dans le cadre du programme FSE+, peuvent soutenir les États
membres souhaitant garantir l’accès aux soins d’avortement pour celles qui ne
peuvent en bénéficier dans leur pays d’origine.
Michal Wiezik (député)
> Plus d’abus ni de commerce illégal de nos compagnons bien-aimés : ce
vote met fin aux pratiques commerciales qui mettaient les animaux de compagnie
en danger de maltraitance. C’est l’aboutissement d’une réglementation attendue
depuis longtemps, qui protège nos amis à fourrure les plus vulnérables et leurs
propriétaires. C’est un signe d’humanité. (…)
Outre des garanties de bien-être plus claires, les citoyens pourront vérifier
la fiabilité de l’éleveur au moment de l’achat et disposeront d’informations précises
sur l’origine et la santé de leur animal. Non seulement nous pouvons désormais
prévenir l’élevage illégal et le commerce frauduleux, mais la vie sera
également plus facile pour tous les amoureux des animaux - avec une
identification et un enregistrement pour tous les chats et chiens, des
déplacements facilités ou le retour des animaux perdus, davantage de soins,
d’intégrité et de responsabilité, et un rappel clair qu’un animal n’est pas un
jouet.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
Wolfgang Kubicki (ancien vice-président du Bundestag)
> Les sociaux-démocrates ne parlent ni n'agissent comme un parti qui
souhaite gouverner un pays doté d'une économie sociale de marché.
> Franchement, j'ai été consterné par le comportement des politiciens hambourgeois lors du référendum sur le climat. Une telle initiative citoyenne est d'abord ignorée par une grande partie du gouvernement régional, puis, une fois le mal fait, minimisée en coulisses : « Ce n'est pas si grave, ça n'arrivera pas de toute façon. » Une telle lâcheté serait impensable au niveau fédéral. Ce serait la fin des faux-fuyants, la fin des dérobades face aux grandes polémiques. La fin définitive de la méthode Merkel.
> Les jeunes doivent avoir la possibilité de se constituer un patrimoine.
> Lorsque le chef du groupe parlementaire du partenaire de coalition retire publiquement sa confiance au chancelier, ce dernier n'a d'autre choix que de se soumettre à un vote de confiance immédiat. La véritable question est de savoir si cette coalition est déjà si minée par sa crise gouvernementale qu'elle est même capable de gérer les affaires courantes du pouvoir. Friedrich Merz redoute la réponse à cette question ; le reste de la population s'en doute.
> Les projets du ministre des Finances sont d'une irresponsabilité flagrante et vont à l'encontre des besoins du pays. Si le cabinet les approuve, le gouvernement fédéral confirmera son incapacité à réformer, son déni de la réalité et sa déconnexion avec la population. Cela ne peut qu'avoir des conséquences néfastes, tant pour le gouvernement que pour le pays.
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> La Belgique soutient pleinement l'annonce par le président Zelenskyy d'un
cessez-le-feu illimité entrant en vigueur ce soir. L'Ukraine choisit la paix,
non pas pour deux jours, ni pour un défilé, mais comme une véritable offre de
mettre fin aux massacres. Le contraste est éloquent. Le cessez-le-feu proposé
par la Russie pour les 8 et 9 mai est limité à deux jours, afin de marquer ses
propres célébrations militaires, et s'accompagne de menaces de frappes massives
de missiles sur Kiev en cas de perturbation. Le jour même de cette annonce, des
frappes russes ont tué sept civils à Merefa, près de Kharkiv. Un cessez-le-feu
assorti d'une menace de bombardement d'une capitale n'est qu'une opération de
communication. La proposition ukrainienne est différente. Elle est illimitée
dans le temps. Elle est inconditionnelle. Et elle entre en vigueur
immédiatement, et non dans trois jours. La Belgique appelle la Russie à
l'accepter et à saisir cette occasion pour passer du silence au dialogue. Notre
soutien à l'Ukraine demeure inébranlable. Le chemin vers une paix durable exige
un engagement sincère de toutes les parties. L'Ukraine a démontré cet
engagement. C'est maintenant au tour de la Russie.
> J’exprime ma pleine solidarité et mon soutien au peuple des Émirats arabes unis, une fois de plus aujourd’hui victime d’attaques iraniennes injustifiées. Je condamne ce qui constitue une violation flagrante du droit international. L’intégrité territoriale des pays du Golfe doit être respectée. L’Iran devrait saisir l’opportunité des négociations pour trouver une solution globale. Nous avons tous intérêt à la paix au Moyen-Orient.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Toujours les mêmes pratiques. Toujours les mêmes noms. Pendant qu’on
demande des efforts aux communes et aux citoyens, certains continuent de puiser
discrètement dans l’argent public pour financer leur entre-soi. Plus de 10.000€
pour des bals de bourgmestres, sans réel contrôle ? Inacceptable. Le ministre
des Pouvoirs locaux François Desquesnes a demandé un contrôle de ces éléments.
Il est également temps de revoir en profondeur le fonctionnement des
intercommunales.
> Triste spectacle ce week-end… Le 1er mai, censé rassembler, est devenu le miroir d’une société qui se fracture et d’une classe politique incapable de se hisser à la hauteur des enjeux. Chacun campe sur ses positions. Défend sa base, son électorat… Avec une vision simpliste et court-termiste. Au final, qu'est-ce qu'il en ressort ? Un spectacle pathétique. La classe politique s'enferme dans des postures plutôt que de s’attaquer aux vrais défis de notre époque. Les uns tentent de reporter sur les autres les conséquences de leur mauvaise gestion, tout en refusant de reconnaître que des efforts sont nécessaires. Les autres s'enferment dans des symboles, protégeant le pouvoir d’achat à court-terme, parfois au détriment de la vision long-terme. Et pourtant… Derrière cette guerre de communication, je reste convaincu d'une chose : Plutôt que de simplifier le débat et de s’abaisser à la dictature des petites phrases, nous aurions tout à gagner à agir ensemble. Face à la crise, nous devrions être capables de nous rassembler, au-delà des tendances politiques. L’enjeu est trop grand pour rester enfermés dans nos divisions. Avant qu’il ne soit trop tard, rassemblons-nous pour protéger notre modèle social, notre système de santé, notre ambition environnementale, pour transformer le progrès technologique en progrès humain. Osons révolutionner notre fiscalité pour la rendre plus juste, plus lisible, plus efficace. Osons refuser la vente de produits ou des méthodes de productions qui détruisent, rendent malades ou empoisonnent... où qu’ils aient été produits. Osons investir et protéger notre souveraineté pour ne pas rester à la merci de décisions prises ailleurs. Osons développer nos propres innovations industrielles et technologiques. Nous savons ce qu’il faut faire. Nous avons les moyens de le faire. Mais le temps presse. Nous devons cesser de subir, cesser d’hésiter, et choisir d’agir. C’est pour cela que je continuerai à me battre dans les prochains mois.
> Israël confirme l’interception de 175 personnes dont de nombreux citoyens européens aux larges des cotes Européennes, C’est une situation grave, a fortiori dans des eaux internationales. La réponse européenne doit être immédiate. Avec plusieurs Eurodéputés, nous interpellons immédiatement Kaja Kallas afin qu’elle intervienne au plus haut niveau, à convoquer les autorités israéliennes, et à garantir la sécurité de nos citoyens. Le respect du droit international doit être défendu, concrètement et sans ambiguïté.
> Je le dis depuis des années : la Belgique a besoin de nucléaire pour arrêter de dépendre des énergies fossiles des autres. Le gouvernement fédéral va négocier avec Engie pour reprendre et prolonger le parc nucléaire. C’est à présent acté. Pourquoi c'est une bonne nouvelle? Parce que la Belgique a besoin de renouvelable ET de nucléaire pour produire son énergie locale et décarbonée. Enfin des perspectives pour la filière nucléaire. Prochaine étape : accélérer l’éolien offshore.
> Dans l’Union européenne, toutes les législations
ne définissent pas encore le viol de la même manière.
Aujourd’hui, le Parlement européen envoie un message clair: le viol, c’est
l’absence de consentement.
Protéger les femmes, c’est harmoniser nos lois.
> L’Europe renforce les règles sur le commerce des
chiens et des chats afin de mieux encadrer les pratiques, protéger les animaux
et lutter contre les abus et les trafics.
200 millions de personnes, soit 44 % des citoyens européens, possèdent un
animal de compagnie, et une large majorité estime que leur protection doit être
mieux encadrée au niveau européen.
C’est précisément pour répondre à cette attente que ce nouvel accord établit,
pour la première fois, un cadre européen harmonisé sur le bien-être animal, la
traçabilité et les conditions de mise sur le marché des chiens et des chats.
> C'est l'hôpital qui se moque de la charité.
La Chine menace l'UE si elle protège ses industries stratégiques. Sommes-nous
devenus si faibles et soumis ? Le temps du rebond est venu : choisissons de
bâtir un monde positif, pas de nous mettre à genou et de dépérir lentement…
♦ DéFI
Sophie Rohonyi (présidente)
> Aujourd’hui, ce qui bloque le pays et empêche notamment l’adoption d’une
vraie réforme fiscale, ce n’est le compromis, mais le refus de certains d’en
faire. Ce qui bloque, c’est ce besoin primaire de faire constamment campagne,
plutôt que de gouverner avec un cap clair.
> Quand on achète une maison pour devenir autonome, on s’assure au préalable de sa solidité, des travaux à réaliser et de son prix. Ici, le gouvernement s’engage à racheter un parc nucléaire vieillissant sans savoir dans quoi il s’embarque, ou plutôt ses 9,6 millions de contribuables!
François de Smet (député)
> Nucléaire - reprise (éventuelle) de nos centrales
Monsieur le Premier Ministre,
Soyons honnêtes, cette lettre d’intention avec Engie est à saluer. D’abord,
parce qu’elle a pour effet l'arrêt immédiat du démantèlement des sites
existants. Surtout, la décision stratégique d’assumer la propriété directe des
actifs nucléaires va dans le bon sens. Oui, il faut investir dans notre
autonomie énergétique pour la même raison qu’il faut investir dans notre
défense. Ce sont des enjeux comparables. Comparables parce qu’il s’agit là
aussi d’assurer notre autonomie dans un monde plus hostile. Comparables parce
qu'il faut là aussi rattraper des dizaines d’années d'erreurs et d’inaction.
Comparables enfin par l’ampleur gigantesque des enjeux financiers - et c’est là
qu'en revanche, le communiqué n’est pas rassurant. Car derrière cet accord de
principe se cachent des zones d'ombre financières qui pourraient s'avérer
vertigineuses pour le contribuable et sur lesquelles nous sommes en droit
d’obtenir des précisions : D’abord, le texte précise que la transaction ne doit
avoir « pas d'impact indu, ni négatif ni positif » sur la situation financière
globale d'Engie. On a rarement vu une telle clause péremptoire. D’autant qu’on
ne trouve dans le texte aucune précaution similaire pour la situation
financière de l’Etat belge. Cela ressemble furieusement à un chèque en blanc.
Rappelons quand même que le consommateur belge a déjà amorti ces réacteurs.
Ensuite, il y le coût de la remise aux normes: Engie affirmait encore récemment
que le redémarrage de réacteurs comme Tihange 1 nécessiterait des travaux
gigantesques pour répondre aux normes de sécurité. Maintenant que l'État
devient le maître d'ouvrage, avez-vous chiffré les investissements nécessaires
pour que ces outils puissent effectivement fonctionner jusqu'en 2045 ? Enfin,
on aura tous bien lu que cette lettre d'intention « ne constitue pas un
engagement ferme », on devine bien que c’est Engie et non le gouvernement qui
est le rédacteur de cette précision. Question simple: que se passera-t-il si
les négociations échouent à l'automne ? Quel est votre plan B ? Soyons clairs.
Je pense qu’il faut investir dans notre autonomie nucléaire - il y a davantage
de logique stratégique pour un Etat à être propriétaire d’outils de production
énergétique que de banques. Mais il est essentiel que ce gouvernement nous dise
son estimation de ce que cette acquisition représentera pour le contribuable et
comment il va la financer. Nous n’en avons à ce stade aucune idée.
● Bulgarie
♦ Nous continuons le changement
> Nous avons présenté 11
projets de loi dès le premier jour de la 52e Assemblée nationale.
Le groupe parlementaire « Poursuivre
le changement » a déposé 11 projets de loi dès le premier jour de la 52e
Assemblée nationale. Conformément aux engagements préélectoraux du parti, ces
textes visent à améliorer le système de santé, à lutter contre la corruption et
le gaspillage des ressources publiques, et à soutenir les jeunes familles.
- Un projet de loi modifiant et
complétant la loi sur les établissements médicaux prévoit l'instauration d'un
salaire minimum obligatoire pour le personnel médical. Ainsi, pour les
médecins, les dentistes et les pharmaciens généralistes non spécialisés, ce
salaire sera fixé à au moins 150 % du salaire brut moyen national, et pour les
infirmiers, les sage-femmes et les autres spécialistes, à au moins 125 %. Une
majoration minimale pour le travail de nuit est également instaurée, ainsi
qu'un mécanisme de révision annuelle des salaires. L'écart entre les salaires
les plus bas et les plus élevés dans les établissements médicaux est limité à
un ratio de 10:1. Il est prévu que les bénéfices ne puissent être distribués si
le niveau du salaire minimum et une augmentation salariale d'au moins 10 % ne
sont pas garantis. Les établissements médicaux ne respectant pas ces règles
sont tenus de consacrer au moins 60 % de leurs recettes aux salaires. Le
contrôle et les sanctions sont renforcés, notamment par des amendes et la
possibilité de résilier les contrats avec la Caisse nationale d'assurance
maladie en cas de violations systématiques. Des restrictions sont imposées à la
rémunération et aux activités annexes de la direction afin de prévenir les
conflits d'intérêts. L’objectif principal de ces changements est de pallier la
pénurie de personnel médical et de limiter leur émigration grâce à de
meilleures conditions de travail et une rémunération plus attractive.
- Un projet de loi modifiant et
complétant la loi sur l'assurance maladie prévoit la notification électronique
obligatoire des assurés pour chaque acte médical ou dentaire qui leur est
prodigué, ainsi que pour le montant remboursé par la Caisse nationale d'assurance
maladie (CNAM). Ces notifications seront envoyées par différents canaux
électroniques, tels que SMS, courriel ou via le système de télésanté, et le
patient aura la possibilité de les refuser. Un mécanisme est mis en place pour
collecter et tenir à jour les coordonnées des assurés grâce à divers registres
et systèmes d'État. L'objectif est de renforcer le contrôle des dépenses
publiques et de limiter les abus en signalant les actes non réalisés.
- Un projet de loi modifiant et
complétant la loi sur le Service national de sécurité (SNS) prévoit de limiter
le cercle des personnes pouvant bénéficier d'une protection du SNS, en
supprimant les motifs antérieurs d'octroi automatique de cette protection aux
membres du Parlement et à d'autres personnes – dont Borisov et Peevski
actuellement. Un nouveau principe est introduit, selon lequel la
protection ne peut être accordée qu'en présence d'une menace spécifique et
avérée. Il est prévu que cette protection soit accordée sur proposition d'une
commission spécialisée et après décision de l'Assemblée nationale, prise à huis
clos. Un mécanisme plus strict et contrôlé est créé, liant l'octroi de la
protection à une évaluation de son impact sur la sécurité nationale et le
fonctionnement de l'État. L'objectif est de limiter la possibilité d'utiliser
la protection du SNS comme un privilège et de réserver ces ressources aux
personnes réellement menacées. Il est prévu que la protection déjà accordée en
vertu des nouvelles règles fasse l'objet d'un examen rapide. La principale
motivation de ces changements est une utilisation plus efficiente et plus
rapide des ressources publiques et le rétablissement de la confiance dans la
manière dont les personnes protégées sont identifiées. Le résultat attendu est
un régime de sécurité plus clair, limité et légitime, adapté aux risques réels
et à l'intérêt public.
- Un projet de loi modifiant et
complétant la loi relative à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) prévoit de
relever le seuil d'assujettissement obligatoire à la TVA de 51 130 € à
85 000 €. L'objectif principal est d'alléger la charge administrative
et financière pesant sur les micro et petites entreprises, de stimuler
l'entrepreneuriat et d'améliorer le climat des affaires. Ce relèvement du seuil
exemptera des milliers de petites entreprises, de travailleurs indépendants et
d'auto-entrepreneurs d'obligations telles que le dépôt de déclarations
mensuelles et la tenue d'une comptabilité de TVA complexe. Cette mesure devrait
favoriser l'investissement, la création d'emplois et renforcer la compétitivité
des petites entreprises. Malgré une possible baisse des recettes de TVA à court
terme, cet effet devrait être compensé par une activité économique accrue.
Parmi les risques potentiels figure la possibilité d'une fragmentation
artificielle des entreprises afin d'échapper à l'assujettissement, mais
globalement, un effet positif est attendu grâce à la réduction des charges
administratives et à une plus grande efficacité de l'administration fiscale.
- Un projet de loi modifiant et
complétant la loi sur les marchés publics vise à rendre obligatoire
l'application des procédures de marchés publics lors de l'achat de médicaments
et de dispositifs médicaux auprès d'établissements de santé financés par des fonds
publics. Le principal changement réside dans l'extension de cette
obligation aux hôpitaux privés dès lors que plus de 50 % de leurs recettes
proviennent du budget de l'État, des municipalités ou de la Caisse nationale
d'assurance maladie (NHIF). Le projet de loi atténue l'importance du statut
juridique et privilégie la source de financement. Les établissements de santé
sont alors assimilés à des « organismes de droit public », ce qui les
oblige à recourir aux marchés publics. Ce projet de loi se justifie par les
écarts importants de prix des médicaments, certains hôpitaux privés achetant
des produits à des prix bien supérieurs, ce qui engendre une utilisation
inefficace des fonds de la NHIF. L'objectif est d'accroître la transparence, de
renforcer la concurrence et de réduire les dépenses publiques de plusieurs
dizaines de millions par an. Des délais transitoires sont également
prévus : jusqu'à trois mois pour la mise en conformité et jusqu'à six mois
pour le lancement des procédures de marchés publics. Outre ces effets positifs,
le projet de loi entraîne également une augmentation des charges
administratives pour les établissements de santé concernés.
- Le projet de loi modifiant et
complétant la loi sur l'organisation judiciaire introduit deux grands groupes
d'amendements. Premièrement, il instaure un « quota public » pour l'élection
des membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), une partie du quota
parlementaire étant réservée aux candidats désignés par les organisations
professionnelles et universitaires (le barreau, l'Ordre des avocats,
l'Université de Sofia et l'Académie bulgare des sciences). L'objectif est de
renforcer le caractère public de l'élection et de limiter l'influence
politique. Deuxièmement, il restreint les pouvoirs du CSM dont le mandat est
expiré : ses membres ne pourront plus participer aux décisions importantes
concernant le personnel (nominations, promotions, renouvellements de mandat). De
plus, il prévoit la suspension de toutes les procédures disciplinaires en cours
dès l'entrée en vigueur de la loi, ce qui s'apparente à un moratoire. La
principale raison invoquée est que la composition actuelle du CSM excède son
mandat constitutionnel (il s'agit quasiment d'un second mandat), ce qui jette
un doute sur la légitimité de ses décisions. Des décisions controversées en
matière de personnel et des scandales institutionnels sont également cités pour
justifier la nécessité de limiter les activités du CSM sortant. Le projet de
loi vise à prévenir les nominations politiques ou précipitées avant l'élection
d'un nouveau Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Le respect de la
Constitution est également mis en avant, notamment la jurisprudence de la Cour
constitutionnelle relative aux restrictions applicables aux postes temporaires.
Aucun surcoût budgétaire ni charge administrative supplémentaire n'est prévu,
et une réduction de l'activité et des dépenses du CSM est même attendue.
Globalement, ces amendements visent à mettre fin à la sélection négative et à
rétablir la légitimité, la transparence et la confiance du public dans le
pouvoir judiciaire.
- Un projet de loi modifiant et
complétant le Code de la sécurité sociale prévoit une augmentation de
l'indemnisation en cas de non-utilisation du congé de maternité, d'accouchement
et d'éducation d'un enfant jusqu'à l'âge de deux ans, le montant passant de 50
% à 100 %. Cette réforme vise à encourager les mères à reprendre le
travail plus tôt sans perte de leurs droits. Elle crée des incitations
économiques pour une reprise plus rapide de l'activité professionnelle et une
participation plus active des mères sur le marché du travail. La mesure offre
une meilleure protection sociale et une indemnisation plus équitable aux mères
qui choisissent de ne pas utiliser la totalité de leur congé. L'augmentation
des recettes fiscales et des cotisations sociales devrait avoir un impact
positif sur l'économie. Le projet de loi vise à trouver un équilibre entre le
soutien social aux familles et les besoins du marché du travail. Il allège
également la charge des employeurs, qui n'auront pas à assurer des
remplacements à long terme. L'objectif principal est de stimuler l'emploi sans
alourdir le budget de l'État. Il en résultera une hausse simultanée des revenus
des mères, une augmentation de l'emploi et des recettes fiscales
supplémentaires pour l'État.
- Un projet de loi modifiant et
complétant la loi sur l'assurance maladie prévoit une réforme du régime de
cotisations d'assurance maladie pour les personnes en congé de maternité,
transférant cette obligation des employeurs à l'État. L'obligation pour
les employeurs de verser des cotisations d'assurance maladie pour les salariées
en congé de grossesse, d'accouchement ou pour s'occuper d'un enfant de moins de
deux ans est supprimée, ces personnes étant explicitement incluses dans les
groupes bénéficiant d'une couverture d'assurance par le budget de l'État. Cette
réforme vise à alléger la charge pesant sur les entreprises, notamment les
micro, petites et moyennes entreprises (PME), qui supportent une charge
financière importante liée à l'absence temporaire de leurs salariées.
L'objectif principal est également de lutter contre la discrimination dont sont
victimes les jeunes femmes sur le marché du travail, discrimination engendrée
par les coûts supplémentaires pour les employeurs. Cette mesure devrait encourager
l'embauche de femmes en âge de procréer et améliorer leur accès à l'emploi.
Elle devrait permettre aux entreprises de dégager des ressources qui pourront
être consacrées aux salaires, aux investissements et à la création d'emplois.
- La loi portant modification et
complément de la loi relative aux allocations familiales pour enfants prévoit
l'élargissement du champ d'application de l'allocation unique versée en début
d'année scolaire. Au lieu des classes de CE2 et CM1, ce droit est désormais
étendu aux classes de CM2, 6e et 5e. Ainsi, la quasi-totalité des élèves du CP
à la 5e pourront bénéficier de cette aide financière. Le montant de
l'allocation reste fixé annuellement par le budget de l'État (300 leva pour
2025). L'objectif principal est de soutenir les jeunes familles en facilitant
l'accès à une aide financière pour les frais de scolarité. Le projet de loi
vise également à éliminer les inégalités entre les élèves, car jusqu'à présent,
les élèves de CM2, 6e et 5e étaient exclus du champ d'application de cette
allocation. Un autre objectif est de garantir l'égalité d'accès à l'éducation,
quel que soit le niveau scolaire de l'enfant. Enfin, le projet de loi répond à
la hausse du coût de la vie – augmentation des prix de l'électricité, de l'eau,
du chauffage et des produits de première nécessité – qui pèse sur les ménages.
- Une loi modifiant et complétant le Code
de la route oblige les municipalités à aménager des zones de stationnement de
courte durée gratuites à proximité des crèches, des écoles maternelles et
des établissements scolaires pour les parents déposant et récupérant leurs
enfants. Cette mesure vise à remédier au grave problème du manque de places de
stationnement aux abords des établissements scolaires, source d'embouteillages,
de stationnement anarchique et de pollution accrue. Elle souligne également le
fardeau financier que représentent les frais de stationnement pour les parents,
souvent élevés, lors de leurs déplacements quotidiens vers les écoles et les
structures d'accueil de la petite enfance. L'objectif est de faciliter la
dépose et la récupération des enfants en toute sécurité et rapidité grâce à la
création d'une zone de stationnement de courte durée réglementée, gratuite et
contrôlée. La loi laisse aux municipalités la latitude de déterminer le nombre
de places et les créneaux horaires en fonction des spécificités locales. Cette
mesure devrait permettre de réduire la circulation, les infractions de
stationnement et les dépenses des parents.
- Le projet de loi modifiant et
complétant le Code du travail change le régime du congé de paternité à la
naissance d'un enfant. Le droit à 15 jours est maintenu, mais son utilisation
est considérablement assouplie. Le congé peut désormais être pris dès le
jour de la naissance, et non plus seulement après la sortie de l'hôpital, et
peut être fractionné ou pris en une seule fois jusqu'au premier anniversaire de
l'enfant. Cette mesure vise principalement à mieux accompagner les jeunes
familles et à s'adapter aux besoins des familles modernes, où le père est
souvent très présent dès la naissance et pendant la première année. L'objectif
est de faciliter la prise en charge du nouveau-né, de soutenir la mère et de
permettre une conciliation plus souple entre vie familiale et vie
professionnelle. La rémunération reste inchangée, que le congé soit pris en une
seule fois ou de manière fractionnée.
> Première
déclaration du groupe parlementaire « Poursuivre le changement » à la
52e Assemblée nationale
Suite aux élections de l'Assemblée nationale actuelle, la Bulgarie se trouve
dans une nouvelle situation politique.
Pour la première fois en 30 ans, un parti a remporté la majorité absolue et a
la possibilité de gouverner notre pays en toute indépendance, avec l'entière responsabilité des résultats. Ce
succès du parti Bulgarie progressiste et de son chef, Roumen Radev,
s'accompagne également d'immenses espoirs, qui pourraient facilement se
transformer en déceptions.
Lors de ces élections, le peuple nous a confié le rôle d'opposition. Un
rôle constructif, mais aussi critique. Fidèles à nos priorités pour bâtir une
Bulgarie européenne riche et juste, nous, de « Continuer le
changement », poursuivons :
Nous soutiendrons toutes les actions menées à l'Assemblée nationale visant à
éliminer efficacement le modèle « Peevski-Borisov » . Nous
sommes prêts à participer aux procédures de sélection d'un nouveau Conseil
supérieur de la magistrature et d'une nouvelle Inspection du CSM, dans le
respect de règles nous protégeant de toute nomination antérieure de personnes
ayant des liens politiques ou judiciaires.
Avant même cela, nous soumettrons au vote plusieurs projets de loi
importants qui démontreront sans équivoque que ce modèle d'État conquis
appartient au passé, et non à une nouvelle oligarchie et à une nouvelle mafia.
Nous exigerons une enquête sur tous les magistrats, hommes politiques et
fonctionnaires ayant participé à des réseaux d'influence tels que « Le
Notaire » et « Les Huit Nains », nous proposerons des procédures
pour garantir la transparence et l'équité de la justice, la création d'une
Commission anticorruption efficace, conformément au Plan de redressement et de
résilience, le retrait de la protection policière de Peevski et Borisov assurée
par le Service national de sécurité, etc.
Nous attendons de la Bulgarie progressiste qu'elle concrétise par des
actes ses promesses électorales de lutte contre la corruption et l'État
conquis, en soutenant nos initiatives qui n'ont pas encore été mises en œuvre
faute de majorité.
Nous participerons activement aux discussions budgétaires afin de
soutenir l'adoption d'un vaste plan de relance anti-crise destiné à appuyer les
entreprises, les travailleurs et les personnes en situation de vulnérabilité
sociale. Cela implique un budget sans augmentation d'impôts ni de
cotisations sociales, tout en respectant les règles budgétaires – un déficit
maximal de 3 % et une allocation de dépenses maximale de 40 % du produit
intérieur brut – et sans recours à des emprunts injustifiés qui
imposeraient un fardeau financier inutile aux générations futures.
Nous soutiendrons également l’adoption des lois prévues par le Plan de
relance et de résilience, afin que la Bulgarie puisse percevoir le solde des
fonds, soit plus de 2 milliards d’euros. Sans l’adoption de ces lois et
sans les fonds européens, il sera impossible d’exécuter le budget dans le cadre
légal.
Nous continuerons à œuvrer pour nos priorités essentielles : une
économie compétitive à l’échelle mondiale, une éducation de qualité pour chaque
enfant, des soins de santé abordables sans participation financière, des
revenus élevés et un soutien aux jeunes familles. Et la justice pour tous, sans
distinction de richesse, de relations ou d’opinion politique.
Nous insisterons sur le maintien et l’élargissement du programme municipal de
projets d’infrastructure, qui aide les habitants de chaque commune,
indépendamment des contacts politiques des maires.
Nous proposerons à nouveau des mesures et des solutions concrètes pour chacune
de ces priorités. L’augmentation de l’allégement fiscal par enfant, la gratuité
des crèches, des activités extrascolaires et des stages d’été, l’indexation des
pensions sur le régime suisse, une rémunération décente et des perspectives de
carrière pour les médecins et autres spécialistes, le renforcement de la
prophylaxie et de la prévention dans le système de santé, la lutte contre le
pillage des caisses d’assurance maladie et toutes les autres mesures que nous
avons proposées et défendues ces cinq dernières années figureront parmi les
propositions de notre groupe parlementaire.
Avec nos collègues de « Bulgarie démocratique », avec lesquels nous partageons une vision commune de l’orientation du développement, nous défendrons sans hésiter la voie européenne de la Bulgarie – la seule voie pour devenir une société riche et juste, fondée sur des règles qui s’appliquent à tous, sans exception.
Construire ensemble une Bulgarie forte et juste au sein d'une Europe forte .
> Notre proposition
d'accord d'union parlementaire pour une Bulgarie forte dans une Europe forte
Nous poursuivons le changement, Mouvement Oui, Bulgarie! et Démocrates pour une
Bulgarie forte, unis par l’aspiration à construire une Bulgarie démocratique,
européenne et de droit;
Confirmant que l’état de droit, l’indépendance des institutions, la lutte
réelle contre la corruption et le démantèlement du modèle « Borisov-Peevski »
sont les principales priorités de la Bulgarie ;
Reconnaissant que la confiance des citoyens exige des règles claires, la
transparence des décisions et la responsabilité politique ;
Affirmant que la Bulgarie doit poursuivre résolument son développement
européen et jouer un rôle actif dans la prise de décision au sein de l'Union
européenne ;
Réaffirmant que la sécurité nationale, la solidarité européenne et les
valeurs démocratiques constituent un fondement durable pour leurs actions
communes ;
Soulignant que l’augmentation de la productivité, la croissance économique
durable et l’élévation des revenus des citoyens, ainsi que la gouvernance
électronique, la réduction des charges administratives, l’augmentation des
investissements et la gestion responsable des finances publiques sont des
conditions nécessaires à la construction d’un État moderne ;
Partageant la conviction qu’une justice indépendante et efficace, grâce à
une réforme judiciaire continue, est une garantie pour la consolidation de
l’État de droit ;
En partageant la conviction que l'administration locale doit être proche
du peuple, transparente dans ses décisions et exempte de pratiques féodales,
clientélistes et corrompues ;
Compte tenu de la responsabilité de chaque entité politique de développer
et d’attirer un soutien supplémentaire pour atteindre des objectifs
communs ;
Reconnaissant que la diversité politique n’annule pas, mais renforce au
contraire, la responsabilité d’une action concertée lorsque des objectifs
démocratiques communs, l’intérêt public et la protection de la confiance
acquise sont en jeu ;
Prenant en considération l'importance des valeurs et des idéaux européens,
également exprimés par la devise de l'Union européenne « Unité dans la
diversité »,
Acceptation des conditions suivantes :
1. Réaffirmer la nomination d’une candidature commune à la présidence
de la République de Bulgarie, conformément au large accord déjà signé avec le «
Forum pour l’action démocratique ».
2. Ils parviennent à un accord pour nommer conjointement un candidat
aux élections partielles du district de Sredets, dans la municipalité de Sofia,
car la candidature doit refléter les valeurs partagées de gouvernance honnête,
de transparence, de compétence et de souci de la qualité de vie dans la région.
3. Rester unis dans les conseils municipaux , où le principal combat
porte sur : o la lutte contre les pratiques corrompues et opaques ;
- protection de l’intérêt public dans la gestion des biens municipaux et des
fonds publics;
- transparence des marchés publics et des nominations ;
- modernisation des services administratifs;
- développement urbain durable, environnement accessible et meilleure qualité
de vie ;
- opposition aux majorités fondées sur la dépendance, la pression ou la
substitution du vote des citoyens.
4. Ils mèneront des initiatives législatives communes sur les
priorités énoncées ci-dessus et tiendront des réunions de coordination
régulières entre les représentants autorisés des formations afin de coordonner
leurs positions sur les questions nationales, locales et organisationnelles
d'intérêt commun.
5. Confirmer que les actions communes menées dans le cadre de cette
déclaration reposent sur des principes partagés, le respect mutuel, la
transparence et la responsabilité envers les électeurs qui ont soutenu les
partis comme vecteurs de changement, de réformes et d'un avenir européen pour
la Bulgarie.
6. Ils déclarent être prêts à continuer de travailler ensemble sur
les sujets sur lesquels il existe un accord politique clair, en plaçant
l’intérêt public, la protection des institutions démocratiques et la confiance
des citoyens au-dessus des divergences conjoncturelles.
Cet accord exprime la volonté d'une action coordonnée en défense des valeurs
démocratiques et d'une coopération active pour atteindre nos objectifs
communs dans l'intérêt des citoyens.
● Danemark
♦ Venstre liberale parti
> C'est un échec retentissant de Lars Løkke ! Lars Løkke est en pleines
négociations qui aboutiront à un gouvernement rouge. Un gouvernement rouge qui
liera Løkke à Pelle Dragsted et au reste de l'extrême gauche. L'économie
danoise sera durement touchée par un tel gouvernement, où les pouvoirs décisifs
seront entre les mains de la Liste de l'Unité et de son comité exécutif. Si
Lars Løkke souhaite réellement la politique économique qu'il a promise aux
Danois, il doit nommer Mette Frederiksen à la tête du Parlement et désigner un
nouvel enquêteur royal. Un enquêteur royal chargé de garantir une politique
économique offensive et d'examiner la possibilité de former un gouvernement de
centre-droit. Il semble qu'il s'y refuse. C'est un échec cuisant. Nous risquons
donc, même si les Danois parviennent à constituer un parlement plus
progressiste, d'obtenir un gouvernement encore plus rouge. C'est une honte pour
tous ceux qui ont voté pour une politique économique bourgeoise. Mais surtout,
c'est une honte pour le Danemark.
● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom
> Offrons à chaque parent capable la possibilité d'adopter ! La faillite
morale du gouvernement Fidesz, qui a échoué, est flagrante dans l'échec total
de la protection de l'enfance. Aujourd'hui, de nombreux enfants hongrois
grandissent sans famille, placés en institution, tandis que des milliers de
parents attendent d'adopter. Or, en Hongrie, l'adoption est aujourd'hui rendue
difficile par des lois absurdes et discriminatoires. Il est quasiment
impossible pour les personnes célibataires et les couples de même sexe
d'adopter un enfant. Pourtant, ils sont tout aussi capables de s'en occuper,
d'en assumer la responsabilité et de lui offrir un environnement familial
aimant. Chose dont les enfants placés en institution ne bénéficieront jamais.
C'est pourquoi nous demandons au nouveau gouvernement de rendre l'adoption
possible pour tous les parents capables !
> Le procès d'Anna Donáth, Gábor Iványi et leurs associés connaît un nouveau rebondissement. Il y a des moments où l'on ne se soucie ni des stratégies politiques, ni des caméras, mais où l'on agit simplement selon sa conscience. Pour Anna Donáth, ce fut le cas le jour où les autorités ont perquisitionné le domicile de Gábor Iványi et de sa famille. Hier, cette histoire absurde s'est à nouveau déroulée dans les couloirs du tribunal. Au fil des événements, il devient de plus en plus évident que le but n'est pas de faire respecter la loi, mais d'intimider. Et le procès n'est pas terminé : de nouvelles audiences auront lieu lundi prochain dans le cadre de cette procédure indigne. Mais que s'est-il réellement passé ce jour-là ? Anna n'y est pas allée pour entraver le travail des autorités. Elle y est allée parce qu'elle a vu la machine du pouvoir s'attaquer à un homme qui avait consacré sa vie entière à aider les pauvres et les opprimés. Anna Donáth a estimé qu'il était de son devoir de soutenir Gábor Iványi et, au sens strict du terme, de protéger l'intégrité physique du pasteur âgé dans la bousculade et le chaos qui ont suivi. Il ne s'agissait pas d'une provocation, mais d'un pur acte de solidarité humaine. Rien ne prouve mieux le caractère futile et politique des accusations qu'un revirement de situation totalement inattendu de la part du Parlement européen. En effet, même le rapporteur, issu des rangs de l'extrême droite française et que l'on ne saurait qualifier d'allié de Momentum, a écrit noir sur blanc : cette affaire est politiquement motivée. Lui aussi a perçu le but de la procédure non pas comme une quête de justice, mais comme une opération de règlement de comptes politique, et n'a donc pas soutenu l'octroi de l'immunité à Anna. Nous espérons que, dans un pays plus libre et plus juste, le parquet ne jugera plus nécessaire de poursuivre ce procès fortement politisé, mais en attendant, nous maintenons l'innocence d'Anna Donáth et de Gábor Iványi.
> Abolissons la loi discriminatoire sur « l'identité personnelle » ! Se référant à la loi dite « loi sur l'identité personnelle » du Fidesz, plusieurs municipalités ont publié des décrets visant clairement à interdire l'installation de certains groupes sociaux. Nous ne pouvons permettre que le système juridique hongrois serve de prétexte à l'exclusion, à la xénophobie et au racisme institutionnalisé. Après l'effondrement du NER, au lieu d'attiser la haine, nous devons enfin consolider la coexistence pacifique en Hongrie. Par conséquent, nous appelons le nouveau gouvernement hongrois à abroger immédiatement la loi discriminatoire sur « l'identité personnelle » !
> Après son retrait des élections, Momentum a redéployé une grande partie de ses ressources dans les circonscriptions indécises afin de faire basculer le gouvernement. Après le 12 avril, nous avons enfin le temps de nous consacrer à des actions qui améliorent le quotidien des citoyens. C'est ce qu'ont fait Péter Sajószegi et son équipe en nettoyant une partie de Budapest des graffitis. Rejoignez-nous si vous recherchez un mouvement citoyen qui, en plus d'apporter son soutien au nouveau gouvernement par ses propositions politiques, est aussi à la pointe de l'activisme de rue.
> Interdisons le recours à l'armée contre les civils ! Aujourd'hui, l'état d'urgence peut être instauré en Hongrie, même pour des manifestations pacifiques, ce qui autorise le recours à l'armée contre les manifestants. Cette aberration a été rendue possible par le neuvième amendement à la Loi fondamentale, introduit par le Fidesz. Dans une démocratie, l'État ne peut pas utiliser ses soldats contre les civils. Par conséquent, nous demandons au nouveau gouvernement d'interdire immédiatement et clairement à tout gouvernement d'utiliser l'armée contre les civils en Hongrie.
> Abolissons le décret sur l'écoute du cœur du fœtus ! Le gouvernement Fidesz, depuis lors renversé, avait rendu obligatoire, il y a quatre ans, sur la proposition de Mi hazásánk, l'écoute du cœur du fœtus avant l'avortement. Ce faisant, il prétendait s'immiscer dans l'une des décisions les plus intimes des femmes en les culpabilisant et en exerçant une pression psychologique. L'avortement est une épreuve terriblement difficile pour les femmes, qui subissent déjà un fardeau considérable. Ce décret ne fait qu'aggraver le traumatisme de celles qui ont besoin d'aide, ou du moins de confiance en leur capacité à prendre des décisions responsables concernant leur propre corps. De plus, le nombre d'avortements en Hongrie n'a pas diminué depuis l'instauration de ce décret. C'est pourquoi nous demandons au nouveau gouvernement d'abolir au plus vite ce décret culpabilisant.
András Rose (président)
> « L’Europe, c’est nous ! » Aujourd’hui marque le 22e anniversaire de
ce jour de mai où la Hongrie a enfin pris la place qui lui revient au sein de
la famille des nations européennes. Ici, à Zugló, dans notre communauté bâtie
sur la liberté et l’ouverture, nous savons précisément ce que cela signifie.
Non seulement voyager sans frontières, mais vivre dans un monde fondé sur la
dignité humaine, la solidarité et l’État de droit. Toute une génération a
grandi avec l’appartenance à l’Europe comme une évidence. Bien qu’on ait tenté
à maintes reprises, ces vingt dernières années, de nous faire croire que
Bruxelles était notre ennemie, la majorité lucide des Hongrois n’a jamais cédé
à la tromperie. Malgré les luttes politiques et la distanciation consciente de
ces dernières années, nous sommes toujours restés Européens dans l’âme. Pendant
longtemps, une ombre a semblé planer sur notre pays, mais les événements de ces
dernières semaines nous ont montré que le peuple hongrois ne veut pas de
l’isolement. Qu’est-ce que cela signifie pour Zugló ? En tant que maire, je
constate chaque jour que la force de l’Europe réside dans ses communautés
locales. Nous réussissons lorsque : Nous coopérons plutôt que de nous
quereller. Nous nous tournons les uns vers les autres avec tolérance plutôt
qu'avec exclusion. Nous développons et utilisons judicieusement nos ressources
européennes communes. Ici, dans notre quartier, nous voyons les traces de la
communauté européenne à chaque coin de rue. Lorsque vous vous promenez dans nos
espaces publics rénovés ou lorsque vos enfants fréquentent des écoles
maternelles modernisées, souvenons-nous : ces progrès sont en grande
partie dus à l'alliance que nous avons rejointe il y a 22 ans. Joyeux 22e
anniversaire, Hongrie ! Soyons fiers de notre identité européenne !
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> Quelqu’un doit m’expliquer si soutenir le réarmement européen, c’est de
droite ou de gauche ; demander à frapper les rentes indues des monopoles
énergétiques, c’est du centre ? Mettre sous tutelle les régions qui ne
fournissent pas les services publics essentiels, c’est communiste ? On mourra
en discutant de bêtises. Pendant ce temps, nos enfants seront tous à
l’étranger, en Sicile ils auront arrêté toute l’ARS et toi, tu ne réussiras pas
à passer une IRM. Gruber racontera le fascisme de Meloni et l’antifascisme de
Poutine et Giordano continuera à débiter des âneries sur les centres sociaux.
> Je dirais que c'est grave. Mais en réalité, le seul sérieux, c'est le ridicule de toute cette histoire. Les membres de la clique communiste chinoise (le cirque des idiots de Poutine) se tiennent la main tandis qu'ils sombrent. En Ukraine et en bourse.
> La lutte quotidienne pour inciter les enfants à lire est devenue insurmontable. L'État ne peut rester inactif. Il est impératif d'adopter une vision à long terme. La démocratie fonctionne si la culture évolue au même rythme que la complexité du monde. Depuis John Stuart Mill, ce lien est clair et indissociable pour les penseurs libéraux. Culture – Citoyenneté responsable – Démocratie libérale fonctionnelle.
> La
république née du retrait
65 % des Italiens ne considèrent même pas la Russie comme une « rivale »,
malgré des milliers de cyberattaques, l'Ukraine, les ingérences et les insultes
proférées à l'encontre de hauts responsables. Plus qu'un risque de fascisme,
nous sommes revenus à l'idée de « France ou Espagne, pourvu qu'on mange ».
Voilà qui explique pourquoi tant de programmes prônent l'indifférence. C'est
une question de marketing, non de conviction, et c'est ce qui rend la situation
si répugnante. La République née de la résistance a fini par se replier sur
elle-même. Il faut résister à cette dérive vers la lâcheté et le désengagement.
> Sans l'OTAN Il semble désormais évident que Trump a abandonné l'OTAN, dans les faits sinon en théorie, laissant l'Europe de l'Est totalement vulnérable. Ce serait le moment idéal pour Poutine de confirmer, par une attaque ciblée, que l'OTAN est morte et que nos capacités de riposte, sans les structures de commandement et de contrôle américaines, sont limitées. Dans mon dernier ouvrage, j'ai tenté d'identifier les principales failles de notre défense sans les États-Unis et d'y remédier. Cela nécessiterait un investissement massif, notamment dans les domaines des satellites, des drones, des missiles antimissiles, des missiles à longue portée et de la gestion des données. On parle d'environ mille milliards d'euros pour une indépendance totale. Cet argent pourrait provenir d'un accroissement de la dette européenne, créant ainsi une classe d'actifs très prisée des investisseurs et pénalisant les actions américaines. Ce serait une réponse efficace aux nouveaux droits de douane américains. Le plus intéressant, c'est que ces investissements permettraient de combler le retard américain sur certaines technologies clés, y compris pour les applications civiles. Si nous n'accélérons pas nos efforts sur ces fronts, le risque d'agression russe augmentera. Cela pourrait prendre diverses formes : d’une cyberattaque massive contre les systèmes financiers et les infrastructures critiques, à un lancement limité de drones et de missiles sur un pays balte, en passant par la « fermeture » du corridor de Suwalki entre la Biélorussie et Kaliningrad.
> 1) Cette vision binaire droite/gauche est le
moyen qu'utilisent des groupes d'incompétents, dépourvus de valeurs et de sens,
pour vous manipuler comme des enfants stupides derrière un fanion sportif.
2) Être de droite ou de gauche et détourner le regard de l'Ukraine et du besoin
de réarmement européen est inutile et étriqué.
3) Si 3 % ne comptent pas, pourquoi s'acharner à critiquer notre positionnement
politique ?
Nous ferons ce que nous croyons juste, et vous continuerez à voter pour la
racaille que vous critiquerez dès le lendemain des élections. Vous serez de
moins en moins nombreux et de moins en moins convaincus, tandis que le monde
brûlera. En fin de compte, c'est plutôt triste et médiocre. Mais vous le savez
déjà.
> La menace de Trump d'augmenter les droits de douane sur les voitures et les camions de 25 % exige une réponse immédiate : il faut dénoncer l'accord tarifaire et imposer des droits de douane identiques à ceux des États-Unis. Le marché automobile est déjà fragilisé par les entreprises chinoises subventionnées par l'État. Il est temps de nous défendre.
> Une fête du mai dédiée à la jeunesse
Bonne Fête du Travail. Cette année devrait peut-être être dédiée à la jeunesse,
souvent délaissée par les syndicats et contrainte à un exode massif.
L'émigration touche de plus en plus les jeunes diplômés et les professionnels
spécialisés, symptôme d'un problème plus vaste lié à la croissance, à la
productivité et à la taille des entreprises. Mais il ne s'agit pas seulement
d'une question économique qui devrait nous inciter à leur consacrer des
ressources. Cette année, j'ai visité trente-quatre universités, rencontré
10 000 diplômés et répondu à leurs questions pendant des heures. Ils
constituent une formidable réserve citoyenne : des jeunes instruits,
souvent apolitiques et déjà citoyens européens. Ils ont toujours été en
première ligne des débats sur l'Europe, comme celui sur le nucléaire. Ils ont
besoin d'un système de bourses équitable et uniforme, d'un accès à l'emploi
sans stages interminables et mal rémunérés, et d'un salaire d'entrée de gamme
net d'impôt. Cela ne coûterait pas cher, car ils sont peu nombreux. Nous
préférons au contraire investir régulièrement nos ressources ailleurs,
compromettant ainsi leur avenir en Italie et le nôtre en tant que nation.
> Confrontation politique et valeurs non
négociables
Je reviens d'une tournée de présentation de mon livre très enrichissante avec
des représentants du centre-gauche : Gentiloni, Prodi, Salis et Picerno.
Des personnes compétentes et intelligentes avec lesquelles nous avons eu une
discussion approfondie sur les thèmes du livre : la défense de la liberté,
l'Europe et la nécessité de constituer un front uni. Notre thèse est
simple : l'Europe subit une pression conjointe de la Russie, des
États-Unis et de la Chine, et si elle veut préserver sa liberté, elle doit se
doter d'une grande puissance.
C'est pourquoi il existe des valeurs essentielles pour Azione dont dépend toute
possibilité d'alliance:
1) la défense de l'Ukraine
2) le réarmement de l'Europe pour atteindre l'indépendance stratégique
3) la défense de nos démocraties contre toute ingérence indue grâce à un
rempart démocratique
4) la suppression du droit de veto au Conseil européen
5) une politique énergétique fondée sur la nécessité de l'indépendance et non
sur des idéologies écologistes.
6) Une politique économique fondée sur les investissements, et non sur des
revenus artificiels et des bonus.
7) La lutte contre les monopoles et les rentes extractives (Enel, Terna,
Balneari, Taxi, etc.).
8) Le recentrage de l'État sur ses missions essentielles : la santé,
l'éducation et la sécurité.
Actuellement, aucune autre force politique ne propose de programme clair et
sans ambiguïté, même sur les cinq premiers points relatifs à la politique
étrangère. Cette situation exige d'Azione et des autres forces et personnalités
qui le souhaitent qu'elles œuvrent à l'élaboration d'un programme pro-européen
et libéral-démocratique. Notre volonté de dialogue demeure et restera intacte,
mais fondée sur les valeurs fondamentales mentionnées ci-dessus.
> Il y a un point que, finalement, la gauche n’arrive jamais à clarifier : quels sont les valeurs non négociables sur la base desquelles construire une coalition de gouvernement. La même erreur identique commise quand ils ont sauvé les 5S et créé le « phénomène » Conte « leader suprême des progressistes ».
> Pour nous, à Azione, l'enjeu majeur des prochaines années est la construction d'une Europe de la défense et de l'énergie. Aucune voie, même à l'extrême gauche, ne garantit cet objectif, malgré l'existence d'une majorité pro-européenne transversale. Pour l'amener au pouvoir, il est impératif d'éviter l'isolement de la droite et de la gauche et de recomposer le paysage politique autour d'un front pro-européen. Pour ce faire, le mouvement libéral, démocratique et pro-européen doit se présenter uni au centre et indépendant des deux pôles.
> Aujourd'hui, Romano Prodi et moi avons parlé de liberté. Non pas la liberté de consommer ou de se divertir, mais la liberté pour laquelle les Ukrainiens meurent d'envie et dont nous avons oublié la nature. Et il a raison : une baisse de 0,50 % du taux d'intérêt n'a rien d'enthousiasmant. Ce sont les grands objectifs qui comptent. Il est temps de s'en souvenir.
● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)
> Le 5 mai, nous célébrons notre liberté. Cette liberté n'est pas acquise et
nous devons la chérir. Aujourd'hui, nous la célébrons en nous réjouissant de
vivre ensemble en liberté et en paix. Nous célébrons la liberté en partageant
un repas lors des Déjeuners de la Liberté à travers le pays et, bien sûr, en
participant aux Fêtes de la Libération. J'ai moi-même participé à un Déjeuner
de la Liberté à Utrecht et j'ai ensuite allumé la Flamme de la Libération,
lançant officiellement toutes les Fêtes de la Libération. Je souhaite à tous
une excellente journée !
> La commémoration nationale sur la place du Dam nous invite au recueillement. Un moment de recueillement pour ceux qui ne sont plus parmi nous. Qui ont donné leur vie pour notre liberté et notre paix. Cette liberté et cette paix que nous tenons peut-être trop souvent pour acquises. C'est un moment pour réfléchir aux guerres qui séparent les peuples et les privent de leur liberté. Nous commémorons car nous ne devons jamais l'oublier et ne jamais considérer cela comme acquis. C'est pourquoi j'ai déposé une gerbe sur la place du Dam ce soir, au nom du Conseil des ministres.
> Le 4 mai, nous commémorons tous les civils et militaires victimes de la guerre, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Cette commémoration a débuté aujourd'hui à la Chambre des représentants par un dépôt de gerbe au Mémorial des morts, dans le Statenpassage, en présence de @ministerLJS Mirjam Sterk. Chaque jour, à la Chambre, ce mémorial nous rappelle le souvenir des soldats et résistants tombés pour notre démocratie pendant la Seconde Guerre mondiale. Après le dépôt de gerbe, j'ai participé à la commémoration à Nieuwspoort, où nous avons rendu hommage à tous les journalistes, imprimeurs, typographes et courriers de la presse clandestine morts pour la liberté d'expression pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu'à tous les journalistes qui, encore aujourd'hui, continuent d'exercer leur métier essentiel au péril de leur vie.
● Pologne
♦ Polska 2050
> La Révolution du logement de Polska 2050 a stoppé la flambée des
prix ! Comment cela s'explique-t-il ? Nous avons supprimé les prêts
hypothécaires à taux zéro, qui faisaient grimper les prix et les profits des
banques. Nous avons rendu publics les prix affichés et les prix de transaction.
Nous avons débloqué le Registre des prix immobiliers. Nous avons instauré une
loi anti-promoteurs. Nous avons mis fin à la pratique des compteurs affichés au
mur. Et voici les prochaines étapes : Un projet de loi visant à endiguer
le fléau des locations de courte durée est actuellement examiné par la Diète
(Sejm). Un projet de loi sur les agents immobiliers prévoit la fin des
commissions exorbitantes pour la mise en relation. L'État doit soutenir les
personnes qui souhaitent vivre dignement et avoir un logement. Et c'est
précisément ce que nous faisons.
> Le PiS se moque des traités. Nawrocki y oppose son veto. Glapiński promet des milliards qu'il n'a pas. Et nous ? Près de 5 % du PIB pour l'armement et 190 milliards du SAFE. Leurs jérémiades, leurs cris et leurs plaisanteries ne nous arrêteront pas. La sécurité est notre raison d'être.
> Il est grand temps de remettre le système fiscal sur les rails ! Depuis trop longtemps, les travailleurs polonais ordinaires supportent le poids le plus lourd des impôts. Depuis trop longtemps, le système est truqué de telle sorte que certains paient jusqu'à 32 % d'impôts, tandis que d'autres ne paient qu'une somme symbolique. Ce système a besoin d'être réformé. Polska 2050 trace la voie.
> Une réforme fiscale majeure ne se fera pas d'elle-même. C'est pourquoi Pologne 2050 milite pour des changements que d'autres hésitent ou craignent d'appliquer. Taxe bancaire ? C'est fait. Taxe d'accise sur les soins de santé ? En préparation. Deuxième seuil ? On se bat !
> 22 ans au sein de l'Union européenne Les Polonais ont décidé par référendum, et ils doivent toujours avoir le dernier mot. C'est d'autant plus vrai aujourd'hui, alors que l'extrême droite se fait de plus en plus entendre en faveur d'un Polexit. La loi anti-Polexit « Pologne 2050 » garantit une chose : les citoyens se prononceront sur cette question fondamentale par référendum. À deux reprises. Et non par des politiciens à la majorité simple. Le problème, c'est que cette loi est bloquée en commission parlementaire depuis plus d'un an. Il est temps de la débloquer et d'assurer l'avenir de la Pologne.
> Le 1er mai. Une journée qui nous rappelle que derrière tout ce qui fonctionne dans ce pays, il y a des gens. Des gens ordinaires, qui travaillent dur. Et ce sont souvent eux qui paient le prix fort d'un système fiscal injuste. Les heures supplémentaires, les primes ou les missions exceptionnelles peuvent engendrer des impôts plus élevés que ceux payés par de nombreux salariés ou millionnaires. C'est pourquoi nous avons déposé une proposition de loi visant à relever la deuxième tranche d'imposition. Cela représente jusqu'à 4 000 PLN de plus par an pour ceux qui, tout simplement, ont travaillé dur pour les gagner.
> Aujourd'hui est le dernier jour pour déclarer vos impôts. Certains poussent un soupir de soulagement. D'autres paieront plus d'impôts, non pas parce qu'ils gagnent des fortunes, mais parce qu'ils ont fait des heures supplémentaires, reçu une prime ou trouvé un emploi supplémentaire. Le système appelle cela « passer dans la deuxième tranche d'imposition ». Nous, nous appelons cela une injustice. C'est pourquoi nous nous battons pour le changement. La loi Polska 2050 augmente le seuil de la deuxième tranche d'imposition. Jusqu'à 4 000 PLN de plus resteront là où ils devraient être : dans votre portefeuille.
> Les géants de la tech ne contribuent quasiment pas. Les plus riches paient entre 8 et 12 % d'impôt sur le revenu, selon un taux forfaitaire. Les enseignants, quant à eux, se situent dans la deuxième tranche d'imposition et paient 32 %. La présidente, Kpelczynska, l'affirme sans détour : cette situation est intenable. Le projet Polska 2050 propose une solution et indique d'où proviendront les financements.
> «Les réseaux sociaux pervertissent les jeunes esprits.» Sous-ministre McGramat à propos du projet de loi visant à protéger les enfants contre la pornographie et les réseaux sociaux addictifs. Nous mettons en place un système complet pour protéger les enfants dans le monde numérique.
> Des taxes d'accise plus élevées sur l'alcool = plus de fonds pour le traitement, la prévention et la lutte contre la toxicomanie. La grande majorité des économistes s'accordent à dire qu'il est temps d'agir. L'initiative Polska 2050 partage cet avis. Notre projet de loi est en attente de déblocage.
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Il est impératif de résoudre le problème de la Sécurité sociale. Le PS et
le PSD traînent des pieds. Le parti Chega souhaite simultanément abaisser l'âge
de la retraite et aligner toutes les pensions sur le salaire minimum,
détruisant ainsi la Sécurité sociale. Ne les laissez pas vous condamner à un
avenir de pauvreté. Pensez-y au moment de voter. L'Initiative libérale propose
un modèle qui allie solidarité et responsabilité, garantissant la pérennité du
système et la protection des générations futures. Continuer à promettre des
augmentations sans fondement économique, comme le font la plupart des partis,
est irresponsable et injuste, surtout pour les jeunes. L'Initiative libérale
propose une réforme en trois piliers : Pilier I – Distribution publique Un
système universel et solidaire, proportionnel aux cotisations. Avec une pension
minimale garantie et un plafond maximal pour assurer la pérennité. Pilier II –
Capitalisation obligatoire Comptes individuels obligatoires. Permet un
remboursement direct des cotisations et une plus grande autonomie citoyenne.
Pilier III – Capitalisation volontaire Liberté totale d'épargner davantage pour
la retraite, avec des incitations fiscales. Accès aux fonds publics, privés ou
communs de placement.
> Quel parti, s'il était au pouvoir, garantirait immédiatement une meilleure rémunération à tous les travailleurs du pays et une plus grande reconnaissance de leurs efforts ? Ce changement est urgent.
> Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il est impossible de changer de travail demain pour un poste offrant un salaire 30% supérieur? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il est si difficile de trouver un emploi où vous pouvez exploiter pleinement vos compétences ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il est si difficile de progresser dans sa carrière et de gagner bien plus qu'actuellement, même avec d'excellentes performances ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il est si difficile de trouver un emploi rémunéré ou un stage après l'obtention de votre diplôme universitaire ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi notre marché du travail n'est pas dynamique, riche en opportunités, et pourquoi les travailleurs n'ont pas la possibilité de choisir les meilleurs employeurs et les meilleures conditions de travail ? Tout cela est dû au fait que le Portugal possède l'une des législations du travail les plus strictes de l'OCDE. Cette rigidité engendre de bas salaires, une faible mobilité professionnelle, peu d'opportunités, des difficultés à progresser dans sa carrière, à changer de métier et à trouver un emploi bien rémunéré où l'on puisse s'épanouir en utilisant ses compétences. Les pays dotés d'une législation du travail plus souple sont les plus productifs, investissent davantage et, par conséquent, offrent les meilleures rémunérations à leurs employés. Le marché du travail doit être souple et dynamique. La sécurité sociale est garantie par l'État. En cette Fête du Travail, exigeons plus de liberté. Plus de liberté de quitter un emploi insatisfaisant, plus de liberté de gagner davantage, plus de liberté de voir notre travail reconnu. Dans les pays libéraux, les travailleurs gagnent plus. Nous voulons plus d'argent dans les poches des travailleurs.
> La situation est très grave ! La DCIAP, la plus grande unité d'enquête du parquet, est dépourvue de règlement intérieur et est le seul service à ne pas utiliser Citius pour le traitement des dossiers. Le rapport décrit un manque de contrôle flagrant, marqué par des « non-respects fréquents des délais, des écoutes téléphoniques prolongées, des années nécessaires pour analyser les preuves et de graves problèmes de communication ». Ces dernières années, le Portugal a connu une nette accélération de la lenteur de la justice en phase d'instruction. L'Initiative libérale s'engage à réformer le système judiciaire. Un pays sans système judiciaire efficace est un pays injuste envers tous.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> Je remercie mes amis européens de s'être joints à nous pour cette
discussion sur la désinformation et les menaces hybrides, que j'ai co-présidée
avec le Président du Monténégro, Jakov Milatovic. La désinformation, les
cyberattaques et les ingérences extérieures sont des menaces interdépendantes
qui exigent une réponse européenne coordonnée. Nous avons besoin d'institutions
renforcées, d'une coopération transfrontalière accrue, d'une meilleure
éducation aux médias et d'une surveillance attentive des évolutions
technologiques, notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle. Les
risques d'aujourd'hui ne doivent pas devenir les vulnérabilités structurelles
de demain.
> Aujourd'hui, en marge de la réunion de la Communauté politique européenne à Erevan, nous avons organisé une rencontre de haut niveau consacrée au Corridor gazier vertical et à son rôle dans le renforcement de la sécurité énergétique régionale dans le contexte géopolitique actuel. Cette discussion a réuni des dirigeants de Bulgarie, de Serbie, de Grèce, de Moldavie et d'Ukraine. Nous avons tous convenu que la diversification des sources d'approvisionnement et des voies de transit n'est pas une option, mais une nécessité stratégique. L'accroissement de la résilience énergétique est une priorité absolue, et la Roumanie y contribue de manière significative grâce à sa position géographique, à ses infrastructures développées et à son engagement ferme envers le partenariat transatlantique.
> J'ai participé aujourd'hui à la session spéciale du Forum des entreprises de l'Initiative des Trois Mers, un format pertinent car il réunit des pays, pour la plupart d'anciens pays communistes, qui présentent un développement similaire et partagent les mêmes aspirations au sein de l'Union européenne, poursuivant des objectifs communs en matière d'énergie et de compétitivité. Ensemble, nous pouvons être plus efficaces et disposer de davantage de fonds pour l'innovation, véritable moteur du progrès. Pour la Roumanie, il s'agit donc d'une excellente opportunité d'associer et de connecter nos économies afin de mieux promouvoir nos intérêts communs.
● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)
> La gauche veut rendre l'épargne plus difficile et plus coûteuse pour les
travailleurs. Les progressistes, quant à eux, défendent la liberté et veulent
faciliter l'épargne, que ce soit pour un premier appartement, un week-end entre
amis ou tout simplement pour se constituer un capital.
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