samedi 1 août 2026

Propos centristes. France – Loi intégrale sur les violences contre les enfants et les femmes / Protection des animaux / Feux de forêts / Dérèglement climatique / Budget 2027 / Croissance / Intelligence artificielle à l’école / Crise migratoire à Ceuta…


Voici une sélection, ce 1er août 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Face à la situation migratoire à Ceuta, j’ai été en contact avec le Président du gouvernement espagnol pour marquer notre solidarité et proposer toute aide nécessaire, y compris via Frontex. Je salue la coopération en cours avec le Maroc, qui a déjà permis aujourd’hui plus de 40 000 retours de Ceuta vers le Maroc. Les ministres de l’Intérieur sont en contact pour assurer un suivi étroit de la situation. Ceuta ne bénéficie pas de la libre circulation vers le reste de l’espace Schengen. J’ai toutefois demandé dès hier au ministre de l’Intérieur de renforcer les contrôles à notre frontière avec l’Espagne si cela devait être nécessaire : 4 unités de forces mobiles, des avions et des drones sont déployés. Ces mesures viennent renforcer les dispositions que nous avons prises depuis 2020 pour mieux protéger notre frontière avec l’Espagne en étroite coordination, avec des brigades communes et une action conjointe de lutte contre l’immigration clandestine. Ces mesures viennent compléter les instruments européens adoptés pour assurer les retours et appliquer le pacte asile et migrations, avec 25% de chute des flux irréguliers vers l’Union européenne l’an dernier et une baisse poursuivie sur les routes migratoires atlantique et de Méditerranée occidentale en 2026. Solidarité et responsabilité avec nos partenaires européens pour faire appliquer nos règles de fermeté en matière de retours et de protection des frontières extérieures de l’Union. Je redis ici notre solidarité à l’Espagne, son gouvernement et son peuple.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie vient d’être installé. Comme les assemblées de province et le congrès de la Nouvelle-Calédonie, il est désormais pleinement au travail. Les Calédoniennes et les Calédoniens se sont exprimés sereinement lors des élections provinciales de juin. Ils ont envoyé un message clair : celui de l’urgence des réformes, de la reconstruction économique, de l’amélioration du quotidien et d’une attention particulière portée à la jeunesse. Cette nouvelle mandature devra être au service de tous les Calédoniens, dans un esprit de responsabilité, de dialogue et d’intérêt général. Comme je m’y suis engagé, l’État sera au rendez-vous en poursuivant, dès le prochain projet de loi de finances, son soutien à la refondation économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie.

> [Protection des animaux] Le bien-être animal est une attente forte de nos concitoyens. Il y a quelques jours, j'ai réuni à Matignon les principales associations de protection animale. Leurs constats étaient largement partagés : certaines dispositions de la loi de 2021 ne sont toujours pas pleinement appliquées, tandis que de nouveaux défis appellent des réponses nouvelles. À l'issue de ces échanges, j'ai décidé d'engager une série de mesures concrètes pour renforcer la protection des animaux, mieux faire respecter la loi et accompagner celles et ceux qui s'engagent chaque jour pour cette cause.

> [Protection des animaux] La protection animale ne consiste pas seulement à répondre aux urgences du présent. Elle doit aussi préparer les évolutions de demain. Une mission est lancée pour étudier les conditions d'une sortie progressive de l'utilisation des chiens à des fins scientifiques, dès lors que des méthodes alternatives auront démontré leur efficacité. Les évolutions réglementaires nécessaires pour rendre effective l'interdiction des trophées de chasse d'espèces protégées sont également préparées. Notre ambition est claire : faire progresser la protection animale avec pragmatisme, sur la base de la science et des connaissances disponibles.

> [Protection des animaux] Les associations sont le premier rempart contre l'abandon et la maltraitance animale. Chaque jour, des milliers de bénévoles recueillent, soignent, protègent et font adopter des animaux avec un engagement remarquable. Leur action est indispensable et mérite d'être davantage soutenue. 10 millions d'euros seront redéployés dès 2026 afin de renforcer les grandes associations nationales, qui pourront accompagner les structures locales les plus fragiles et les bénévoles engagés sur le terrain. La protection animale est une responsabilité collective. L'État doit être aux côtés de celles et ceux qui la font vivre au quotidien.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> Face à la situation à Ceuta, conformément à la demande du président de la République, le déploiement des renforts a débuté à la frontière espagnole : Dès ce vendredi, en plus des moyens déjà déployés quotidiennement, les renforts sont triplés, avec 184 policiers mobilisés avec une surveillance par drone renforcée. Dès demain, ils seront quintuplés, portant le dispositif à 334 policiers et gendarmes en plus des effectifs habituellement mobilisés. Les moyens de surveillance aérienne seront également renforcés avec l’engagement de 3 avions de la Police aux frontières. Par ailleurs, les patrouilles dans les trains seront davantage mobilisées sur l’axe ferroviaire franco-espagnol. Le dispositif sera densifié autant que nécessaire.

> Face à l’ampleur exceptionnelle des incendies, la solidarité internationale est au rendez-vous. Dans le cadre de nos échanges bilatéraux, j'ai échangé ce matin avec mon homologue Ukrainien. La France remercie l’Ukraine qui déploiera dans les jours à venir 70 personnels de la sécurité civile et 10 véhicules pour renforcer nos moyens. Cette aide est un témoignage fort de notre coopération.

 

Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
>
Face à l'inflation contenue mais réelle, et aux incertitudes liées à la crise au Moyen-Orient, j'ai décidé de relever le taux du Livret A à 1,7 % dès le 1er août 2026. Je tiens également à préserver un avantage marqué pour l'épargne des ménages les plus modestes avec un taux maintenu à 2,5% pour le LEP. Une décision qui protège le pouvoir d'achat des Français, tout en soutenant l'économie en finançant le logement social, les PME et la transition écologique.

> [Feux de forêts] La priorité des priorités à court terme, c'est de s'assurer que les entreprises restent en vie. Donc le chômage partiel, qui est payé par l'Etat je le rappelle, ça permet de payer les salariés qui ne peuvent pas travailler. On a aussi des opérations de trésorerie, c'est-à-dire que vous pouvez vous rapprocher de l'URSSAF, des impôts, pour reporter vos échéances et les payer plus tard. Donc d'abord, objectif numéro un : préserver la trésorerie des entreprises, et je dirais que pour ça, on a besoin de tout le monde. Les banques notamment - un certain nombre d'entre elles, pas toutes, donc je les appelle à toutes le faire - se sont engagées à aider les entreprises pour décaler les échéances de prêts, pour les aider dans leurs prêts de trésorerie. La Société Générale l'a annoncé, le Crédit Agricole l'a annoncé, la BPCE l'a annoncé, il faut que tout le monde le fasse. Ensuite, il faut qu'on évalue l'impact économique, et là aussi, il faut que tout le monde fasse son travail. Donc, les assureurs se sont engagés, d'abord à décaler les dates de déclaration de sinistre, on va payer les frais de relogement... (…)
Le sujet majeur quand vous avez des dégâts, c'est qu'il faut que ça aille vite : il faut que les expertises aillent vite, il faut que les dédommagements aillent vite. Pour le reste, on va examiner tout ça de très près et on va évaluer l'impact, certains sont assurés. Moi, ce qui me frappe depuis une semaine, c'est que la question qu'on me pose le plus, ce n'est pas: «Qu'est-ce que vous allez faire pour nous aider?», c'est: «Qu'est-ce que je peux faire, moi, pour aider?». Il y a un élan de solidarité exceptionnel. J'ai entendu tout à l'heure Maurice Lévy sur une autre antenne annoncer que, il est aujourd'hui PDG de Pages Jaune - une entreprise aujourd'hui qui aide les entreprises locales à se numériser - il a dit : Je « Je lance un fonds et je matcherai un euro pour un euro tous les dons qui seront faits pour aider les entreprises sur le terrain ». Et ça, là encore, c'est exempté d'impôt.

> [Feux de forêts] L'Etat prend en charge les petits salaires totalement, et les salaires élevés à plus de 60%. Donc, on a déjà une mobilisation de l'Etat qui est très forte. Par ailleurs, moi, je souhaite fédérer toutes les initiatives, car il y a beaucoup de questions très concrètes sur ce que les entreprises peuvent faire. Donc, on a sur notre site internet economie.gouv.fr l'ensemble des informations disponibles, y compris sur les fonds de solidarité dont je parlais. Le Medef envisage de faire des choses, les chambres de commerce sont très actives. Donc, un, fédérer toutes les initiatives, ensuite, on va analyser en détail l'impact, et évidemment, l'Etat sera aux côtés des sinistrés, notamment des entreprises sinistrées. Le sujet majeur, par exemple, sur le tourisme, vous le disiez : il faut qu'on aide la trésorerie, il faut qu'on passe ces quelques jours. Mais ensuite, il faut qu'on puisse relancer le tourisme dans la région. Chaque secteur aura ses préoccupations. Le commerce, l'alimentation, le tourisme, ce n'est pas la même chose. Donc, il faut qu'on travaille. C'est la raison pour laquelle on fait ces réunions de crise, pour écouter les demandes.

> [Feux de forêts] Alors, moi je ne veux surtout pas rentrer dans les controverses, et je comprends que quand on est face aux incendies, y compris les sapeurs-pompiers qui sont en première ligne, ils puissent s'interroger sur les moyens. On a déjà eu l'occasion - le président de la République, le ministre de l'Intérieur, le Premier ministre - de répondre sur les moyens qui ont été engagés depuis dix ans. Mais ce qui est vrai, en revanche, c'est que les dix ans qui viennent, visiblement, vont être différents des dix ans qui viennent de s'écouler. (…)
Il faut changer d'échelle, mais pas seulement, je dirai, dans la protection face aux incendies, mais surtout dans l'adaptation. Le Premier ministre l'a annoncé hier, demande à Monique Barbut - et évidemment, en tant que ministre de l'Economie et des Finances, je vais y être associé - de travailler sur un changement d'échelle sur l'adaptation. On a parlé des climatiseurs, on a parlé de la prévention, on a parlé de la lutte contre le changement climatique, sur lequel on a fait beaucoup de progrès en France. On a toujours tendance à se battre la coulpe : les émissions de gaz à effet de serre françaises, elles ont diminué de 25% depuis dix ans. Malgré ça, on a eu de la croissance. On a fait des choses. Mais il va falloir changer d'échelle.

> [Feux de forêts]  Je pense que le Premier ministre travaille sur un texte permettant peut-être d'intégrer l'impact de ces incendies historiques, exceptionnels. Il ne faut pas donner l'impression qu'on est dans un été normal, il est totalement aberrant. Le risque, évidemment, c'est que ça se reproduise. Mais les départements, ils sont en grande partie aussi appuyés par des financements de l'Etat. Il ne faut pas donner l'impression que les collectivités locales sont autonomes aujourd'hui. On les aide beaucoup. Et j'allais dire que c'est normal, mais il y a un certain nombre de dépenses des régions, des départements, des communautés de communes et des communes qui sont financées par des transferts de l'Etat. On parle souvent de la TVA, il y a une très large partie des recettes de TVA qui sont aujourd'hui transférées aux collectivités locales. Et c'est très bien qu'il y ait des politiques locales. Que les services départementaux de sapeurs-pompiers soient financés localement, ça a du sens, parce que là encore, les enjeux ne sont pas les mêmes en Alsace-Lorraine, dans la forêt de pins des Landes ou en Provence-Alpes-Côte d'Azur, où il y a évidemment des incendies plus fréquents. Donc moi, je crois à la responsabilisation des acteurs locaux. Il faut réfléchir à l'organisation de tout ça et aux moyens. Mais je souhaite éviter des controverses vraiment déplacées alors qu'aujourd'hui, tous les habitants de la région sont en première ligne. Et évidemment, en première ligne de première ligne : les sapeurs-pompiers. Il faut intégrer les conséquences de cette crise. L'enjeu à court terme, c'est de la gérer. C'est de s'assurer que les feux soient éteints.

> [Dérèglement climatique] Je me souviens de Christophe Béchu, ministre de l'Écologie, il y a trois ou quatre ans, qui souhaitait lancer un grand plan d'adaptation pour que la France s'adapte à une planète à plus quatre degrés. On lui avait ri au nez. Les écologistes avaient dit: «C'est scandaleux, il faut arrêter de baisser la garde face au changement climatique», etc. La réalité, c'est qu'il avait raison. Il faut aujourd'hui, à la fois, lutter contre le réchauffement climatique - et franchement, on l'a fait, moi je l'ai fait comme ministre de l'Industrie, on a des baisses historiques d'émissions de gaz à effet de serre dans l'industrie - mais il faut aussi qu'on adapte la France à ces enjeux. Y compris d'ailleurs - parce qu'on parle beaucoup d'argent - mais installer une clim en France, c'est un cauchemar administratif. Pour une entreprise qui veut climatiser son bâtiment qui date d'il y a vingt ou trente ans, c'est compliqué. Pour une copropriété, c'est compliqué. Vous vous baladez dans un village en Espagne, ce n'est pas très beau, mais vous avez des unités de clim un peu partout, sur les balcons. En France, c'est très compliqué. Donc tous ces sujets, oui de financement, mais aussi d'adaptation de nos normes à une nouvelle réalité, y compris le temps de travail - on sait bien qu'en Espagne, le temps de travail est différent. Il y a plein de choses à faire. Et on est prêts à le faire. Et si on peut le faire ensemble, plutôt qu'en se divisant, je pense qu'on aura gagné. C'est un phénomène global.

> [Dérèglement climatique] Dans la lettre de mission qu'a confiée le Premier ministre à Monique Barbut hier, il lui indique qu'il faut effectivement revoir sans doute des priorités. Alors elle l'a déjà annoncé, le Fonds vert sera porté à un milliard d'euros. Je rappelle que le Fonds vert, c'est nous qui l'avons créé. C'est déjà cinq milliards d'euros qui ont été dépensés en trois ans pour aider les communes à s'adapter. Mais il faut effectivement revoir les priorités. C'est l'objet de la mission qu'il lui a confiée. On souhaite pouvoir, à la rentrée, présenter un plan, en fait, d'accélération. Parce qu'il ne faut pas donner l'impression qu'on ne fait rien. On a déjà une Stratégie nationale bas carbone, d'adaptation. Il faut l'accélérer. Il faut tenir compte des leçons de cet été.

> [0,2% de croissance] C'est une bonne nouvelle. Ça prouve que face à des vents contraires - et on n'en manque pas ces temps-ci - l'économie française a résisté. Et ce n'est pas totalement par hasard. Quand vous regardez la composition de la croissance, la consommation des ménages a remonté. La consommation d'automobiles a remonté. On a moins consommé d'essence et on a acheté plus de véhicules, et notamment de véhicules électriques. Ça fait des mois, des années, qu'on aide les véhicules électriques en France. En plus, ça tombe bien, ils sont produits en France, produits en Europe. Aujourd'hui, on vend plus de véhicules électriques que jamais auparavant. Et je vous fais une annonce de plus. Au mois de juillet, on a relancé ce qu'on appelle le « leasing social ». En deux semaines, on a près de 20 000 commandes. Pour être précis, 19 500 commandes de véhicules électriques qui vont venir renforcer le parc, renforcer la résilience. On a lancé une deuxième vague de 50 000 pour les aides à domicile, ceux qui utilisent leur véhicule de manière importante. Parce qu'on sait bien que face à la crise en Iran, il y en aura d'autres, il faut électrifier, accélérer l'électrification. Donc aujourd'hui, il y a 100 000 personnes en France qui déjà conduisent des véhicules électriques pour moins de cent euros, jusqu'à 200 selon les modèles, par mois. Là, il y en a déjà près de 20 000 de plus qui ont commandé. Il y en aura 50 000 de plus au total, plus 50 000 encore pour les personnes qui utilisent leur véhicule de manière intensive pour leur travail. Au fond, cette crise, elle doit être un réveil collectif sur l'électrification des usages, et notamment des véhicules. En Norvège, c'est 90 % de véhicules électriques. Il faut qu'on aille vers ça.

> En termes techniques, on dit que l'acquis de croissance à la fin d'une crise est à 0,5%. Ça veut dire que s'il ne se passe plus rien d'ici la fin de l'année, on aura déjà engrangé 0,5% de croissance. Donc oui, ça nous conforte dans notre prévision de 0,7%. Je vous rappelle qu'en début d'année, on était à 0,9%. On a quand même revu à la baisse suite à la crise en Iran, mais c'est une bonne nouvelle. L'économie française résiste et ça nous conforte dans notre prévision de croissance pour l'année.

> Depuis 2017, le PIB, la croissance a augmenté de 10%. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 25%. Ça veut dire que c'est possible. On peut réconcilier économie et écologie. Moi, c'est mon combat depuis dix ans, depuis que je me suis lancé en politique. Et ce combat, il peut être mené, il peut être gagné. Il ne faut pas opposer les uns et les autres. On peut créer de la prospérité verte. On crée des emplois. Les usines qui s'installent en France aujourd'hui, les premiers secteurs, ce sont ce qu'on appelle l'industrie verte : les énergies renouvelables, les véhicules électriques. On a une Renault 5 dont Renault vient d'annoncer qu'il augmente les capacités de production. Stellantis qui électrifie son parc et qui, à Mulhouse, relance une usine. Donc, on est capable de réconcilier les deux et, en fait, j'allais dire, on est capable et surtout on se doit de le faire. Sinon, effectivement, on va dans le mur d'un côté ou de l'autre. Soit le chômage et je dirai la misère, soit la planète qui va dans le mur. On peut réconcilier les deux, il faut le faire.

> [Budget 2027 et dette] On va avoir des informations tout au long de l'été sur ce qu'on appelle les rentrées fiscales : est-ce que les impôts rentrent ou pas ? On fera le bilan à l'occasion du dépôt du budget pour 2027, sur l'année 2026. Donc avec David Amiel, à la rentrée, on aura l'occasion de préciser tout ça. Mais oui, c'est dur, aujourd'hui. (…)
On va se battre jusqu'au bout, mais ça va être difficile. On va tout faire pour être aussi proche que possible, je vais vous dire comme ça, de 5 % de déficit. Et on ne le fait pas pour se faire plaisir, mais évidemment pour nos enfants, pour nos petits-enfants, accessoirement pour préparer le terrain pour les suivants. Parce que vous l'avez dit, au Parlement, ce n'est pas toujours facile. Mais comme on a un certain nombre de candidats qui se voient tous aujourd'hui présidents, j'espère qu'ils seront responsables pour nous laisser faire voter un budget. (…) Là encore, c'est une histoire de responsabilité collective. Vous le savez, à partir de janvier, on va être dans la campagne présidentielle. Il faut qu'on ait un budget avant ça. Et ce budget, il faut qu'il soit aussi bon que possible. En tout cas, si le ou la présidente élue au printemps 2027 veut le changer, il aura l'occasion de le faire. Il faut qu'on ait une base. Il faut que cette base soit aussi solide que possible. Aujourd'hui, on emprunte beaucoup sur les marchés, la croissance, on l'a dit, est à risque. Moi, j'ai besoin de stabilité politique à court terme, j'ai besoin d'un budget, et ce n'est pas moi qui en ai besoin, ce sont surtout les entreprises qui ont besoin de visibilité, les investisseurs...

> [Budget 2027] Défense, l'Ecologie, l'Enseignement supérieur. Ce sont des priorités. Il faut qu'on fasse des efforts. Et on ne fait pas des efforts, là encore, pour se faire plaisir ou pour se serrer la ceinture. On fait des efforts parce qu'on souhaite investir dans l'avenir. On souhaite que dans cinq ans, dans dix ans, la France soit la première puissance en informatique quantique, en intelligence artificielle, dans les industries vertes. Et c'est possible. Moi, je ne voudrais pas donner l'impression qu'on va juste partager la misère dans les dix ans qui viennent. Dans les dix ans qui viennent, on peut investir. Mais pour préserver nos capacités d'investissement, il faut qu'on fasse des efforts sur des choses sur lesquelles on a du mal à le faire. On sait bien sûr...

> On va regarder ces histoires d'indexation à l'inflation, parce qu'effectivement, je pense que c'est une manière, je dirais, efficace de faire des économies. Mais aujourd'hui, on consomme plus de médicaments que partout en Europe. On est en bonne santé, les Allemands sont soignés, ils consomment moins de paracétamol, moins d'antibiotiques. Donc on peut mettre en place des mesures qui font qu'on dépense moins sur la santé et qu'on reste en excellente santé. Donc c'est ça qu'il faut faire. Évidemment, ça suppose des efforts de tout le monde. Des patients, des médecins, des pharmaciens. Et là encore, soit on se passe la balle les uns les autres et on n'y arrive pas - on a un peu trop tendance à faire ça. Soit on se dit, au fond, on a une grande cause nationale, le fait de restaurer les comptes publics, ça devrait tous nous rassembler. On fait tous un peu d'efforts. Tous ! Les entreprises, les ménages, évidemment l'État, qui en fait beaucoup. Et on avance ensemble.

> Augmentation du prix de l’électricité] 2,5% avec une inflation à 2,5%, donc on est en ligne avec l'inflation. Et cette inflation, elle ne va ni dans mes poches, ni dans celle d'EDF, elle va permettre d'investir dans le réseau. Et donc, l'idée, c'est qu'on ait un réseau résilient. On l'a vu, là, pas de coupure d'électricité ou quasiment pas pendant les incendies, parce qu'on a investi. Il faut continuer à investir dans ce réseau pour qu'on ait de l'électricité en volume, bas carbone, pas chère. Et évidemment, c'est sans commune mesure, j'allais dire malheureusement, avec la hausse qu'on a eue sur l'essence à la pompe et le gaz. On a aujourd'hui une dépendance dont il faut qu'on se libère. Et ça, ça suppose d'investir dans le réseau électrique. On le fait.

 

David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes publics)
> [Feux de forêts] D’abord, la priorité absolue, évidemment, des derniers jours, des dernières semaines, encore en ce moment, à cette heure, c’est de tout faire pour combattre les feux et pour protéger les populations, protéger les villes, protéger les sites industriels, les activités économiques. Et vous me permettrez, à ce micro, de rendre hommage à l’ensemble des agents publics — il se trouve que je suis ministre de la Fonction publique aussi — qui ont été mis à rude épreuve et qui se sont considérablement mobilisés. Évidemment, les agents publics présents dans les départements les plus concernés, la Gironde, le Var, les Landes, tous ceux qui ont été affectés par les incendies, la Marne, mais aussi les agents publics de toute la France qui sont venus apporter leur concours et leurs renforts. Et j’avais demandé, moi, dans mon ministère, évidemment, à ce que des autorisations spéciales d’absence soient accordées à tous les fonctionnaires qui souhaitaient, parce qu’ils sont sapeurs-pompiers volontaires, pouvoir prêter main-forte, qu’ils puissent le faire. Ensuite, il y a évidemment le moment de la reconstruction qui va venir.
C’est la raison pour laquelle, à Bercy, on se mobilise depuis le début de la crise, à la fois pour répondre aux urgences immédiates et pour préparer cette deuxième phase, avec une mobilisation des assureurs qui va être extrêmement importante. Les délais de déclaration des sinistres ont été étendus jusqu’au 31 août. C’est évidemment très important que ne s’applique pas le délai traditionnel des cinq jours pour des personnes qui sont dans une situation dramatique. Très important aussi que les assurances puissent prendre en charge le relogement pour les personnes qui ont été amenées à se déplacer, dans le cadre des assurances habitation. Donc il y a ce volet de mobilisation des assureurs. On a évidemment donné consigne aux Urssaf, vous le rappeliez, de pouvoir procéder à des décalages des paiements de cotisations et autres. C’est évidemment extrêmement important. Pour être concret, ce sera discuté entreprise par entreprise, selon leur situation, mais dès aujourd’hui elles peuvent faire leur demande sur le site de l’Urssaf et, évidemment, ce sera regardé avec la plus grande bienveillance et l’accompagnement maximal. Donc cet accompagnement-là de la situation économique, qui se fait évidemment, il se fait en lien aussi avec les collectivités locales.

> [Budget 2027] Le budget de la sécurité civile continuera à augmenter dans le budget 2027. Le réglage sera évidemment fait dans les prochaines semaines. Et vous avez raison de le rappeler, je vous en remercie, parce qu’on a entendu beaucoup de fake news dans les médias à ce sujet. Le budget de la sécurité civile a considérablement augmenté ces dernières années, avec un quasi-doublement sur dix ans. Et moi, je suis toujours un peu étonné quand j’entends des responsables politiques aller sur les plateaux de télévision, qui se sont opposés à toutes les augmentations de ce Budget. (…) Je pense aux élus de La France insoumise, par exemple. Ils ont voté la censure de tous les budgets qui prévoyaient une augmentation du budget de la sécurité civile. Ils ont voté contre la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur, qui prévoyait une augmentation du budget de la sécurité civile. Ils ont censuré les budgets qui créaient le Fonds vert. Et donc cette hypocrisie-là, je pense qu’elle est effectivement très, très grave.

> Ellel vise à faire quoi, la facturation électronique ? À faire ce qui a été fait, d’ailleurs, dans nos pays voisins – je pense à la Belgique, je pense à l’Italie –, c’est-à-dire de pouvoir chasser davantage les fraudeurs en embêtant moins l’immense majorité de nos entreprises. Parce que, grâce à la facturation électronique en matière de TVA, on va pouvoir lutter contre la fraude à la TVA en ayant beaucoup moins recours à des contrôles intrusifs, lourds pour les entreprises. Ça va être un gain de temps considérable. Les organisations professionnelles, et je les remercie, sont d’ailleurs très mobilisées pour soutenir la facturation électronique, parce que ça va aussi permettre de réduire les coûts, de réduire les délais de paiement, dont on sait que c’est une plaie pour énormément de petites et moyennes entreprises, pour énormément d’auto-entrepreneurs. Et donc, au fond, la facturation électronique, ce sera pour les entreprises la même modernisation que ce que le prélèvement à la source a été pour vous et moi : des déclarations préremplies.

> [0,2% de croissance] C’est un soulagement que nous ne soyons pas en récession, évidemment. Ça montre d’ailleurs que, malgré des chocs extérieurs importants — parce qu’on parle là du deuxième trimestre, donc les mois d’avril, de mai et de juin, ceux où les prix du baril de pétrole étaient extrêmement élevés —, ça montre que les chefs d’entreprise, le tissu économique français, sont résistants. Et tout ça, effectivement, est plutôt une bonne nouvelle. Il faut rester quand même très vigilant, évidemment, pour le reste de l’année.

> [Budget 2027] Il y a plusieurs questions. D’abord, est-ce que l’année 2027 peut être une année où on se croise les bras sur la réduction du déficit ? La réponse, elle est non. Parce qu’il faut bien le comprendre : l’inaction, ce ne serait pas la stabilité ; l’inaction, ce serait le décrochage. Si rien ne se passe, le déficit français passerait de 5,1 % du produit intérieur brut — c’était son niveau en 2025 — à près de 6 % en 2027, à près de 7 % en 2030. Ce serait une véritable explosion du déficit. (…)
J’ai eu l’occasion, j’ai eu l’occasion de dire que la France était assise sur un baril de poudre, en parlant de sa dette publique. Ben, il est urgent d’éteindre la mèche. Et c’est la raison pour laquelle ce budget 2027, malgré l’élection présidentielle, doit pouvoir continuer à réduire le déficit. Il faut d’ailleurs qu’en 2026, on soit le plus proche possible des 5 % de déficit public. Il faut qu’on fasse le maximum pour être en dessous des 5 % en 2027. C’est vital.

> [Salaires] Le débat sur les augmentations, les indexations automatiques indifférenciées, il faudra effectivement qu’on l’ait. Parce qu’à chaque fois qu’on augmente de manière automatique et indifférenciée — parce que les situations sont très différentes dans ce que vous évoquez —, mais à chaque fois qu’on le fait de manière automatique et indifférenciée, ça se fait au détriment d’autres investissements indispensables, des investissements dans l’avenir qui ont été trop sacrifiés depuis des décennies. Et dans le budget, dans les premiers éléments de budget que j’ai pu présenter le 15 juillet à l’Assemblée nationale, il y a deux budgets qui augmentent de la manière la plus importante : c’est la défense et l’écologie. Et l’écologie, ce n’est pas le plus facile électoralement, parce que ce sont des dépenses pour l’avenir, ce ne sont pas des dépenses pour la prochaine élection, ce sont des dépenses pour la prochaine génération.

> [Budget 2027] Hors défense, le budget des ministères augmentera quatre fois moins vite que le niveau de l’inflation. C’est un effort colossal, et qui va avec une réorganisation profonde de l’État. Parce qu’avant de demander des efforts aux Français, bah il faut évidemment que l’État balaie devant sa porte. Et c’est le cas aussi des réformes structurelles. Je vous donne d’ailleurs un exemple. Un exemple : quand j’ai été nommé ministre de l’Action et des Comptes publics, je me suis interrogé sur la politique immobilière de l’État. Combien coûte tel bâtiment, son entretien, sa rénovation ? Est-ce qu’on peut mieux faire ? Est-ce qu’on peut mutualiser ? Vous savez la réponse qu’on m’a donnée ? On ne sait pas. Parce qu’aujourd’hui, dans l’État, on ne sait pas, au niveau global, ce que coûte notre patrimoine immobilier. Le temps des audits, des rapports, etc., on en a plein les armoires. La question, c’est de les mettre en œuvre. Donc ce qu’on a fait, c’est qu’on a adopté — et je remercie les parlementaires de droite comme de gauche qui se sont engagés là-dessus — une proposition de loi du groupe Renaissance. Pour réorganiser ça, on crée une structure unique, professionnelle, pour piloter notre politique immobilière.
Il y aura une première étape, évidemment ; ça se mettra en place sur plusieurs années. C’est une grande réforme structurelle. Première étape en 2027. Je vous donne un autre exemple de modernisation importante : l’intelligence artificielle. Elle ne peut pas être partout, sauf dans l’État. On voit très bien les gains de productivité très importants que ça permet de créer. Au mois d’avril, vous n’aviez pas, quand vous étiez agent de l’État, accès aux outils d’IA sécurisés, souverains, que ceux qui nous écoutent peuvent avoir dans leur poche, sur leur téléphone portable. Eh ben, depuis le mois de juin, on a ouvert à tous les agents de l’État, quoi, un agent conversationnel, en gros ChatGPT, mais avec Mistral, pour que ce soit sécurisé, souverain, français, protégé. Un outil de transcription, parce que vous comme moi, on a vu beaucoup de fonctionnaires, d’agents, qui passaient beaucoup de temps à taper à la main des choses que les gens disent à l’oral. Et je pense que ce n’est pas vraiment la raison pour laquelle ils ont rejoint le service public, et c’est plutôt démoralisant. On a un outil de transcription qui est ouvert à tous les agents de l’État. Vous comme moi, on a vu très souvent, à des guichets du service public, des personnes qui parlent des langues étrangères, un agent qui parfois ne la connaît pas, qui a besoin d’appeler un collègue : outil de traduction ouvert à tous les agents publics depuis le mois de juin.

> [Diminution du remboursement de certains médicaments jugés peu efficaces] Ça fait effectivement partie de ce qui est travaillé. Mais je voudrais vous dire d’abord pourquoi. Parce qu’on a besoin d’investir dans l’hôpital. On a à investir au minimum 3 milliards d’euros supplémentaires l’année prochaine dans notre hôpital. (…)
Les Français veulent d’abord savoir pourquoi est-ce que toutes les femmes et tous les hommes politiques défilent au micro en faisant des annonces dont, ensuite, ils ne voient jamais la couleur. Et la raison, c’est que quand on fait des promesses et qu’on ne dit pas comment on les finance. Et donc il faut pouvoir investir davantage dans l’hôpital. Il faut continuer à le moderniser, il faut continuer à soutenir les soignants. Et donc ça implique, ça implique effectivement de faire des choix. C’est la raison pour laquelle ma collègue Stéphanie Rist a annoncé le relèvement des plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires. Ils sont aujourd’hui à 50 euros par an, ils passeraient à 100 euros. Dix-huit millions de Français ne sont, par définition, pas concernés. Mais c’est vrai que c’est un effort pour un certain nombre d’entre eux. Par exemple, si vous consommez 60 boîtes de médicaments par an, c’est une augmentation de 2 euros par mois. Et c’est vrai que ça veut dire réorganiser, entre l’assurance maladie obligatoire et les complémentaires, les remboursements, pour que les médicaments les moins efficaces soient davantage pris en charge par les complémentaires, et donc permettre à la Sécurité sociale d’investir.

> [Présidentielle 25027] Sébastien Lecornu est d’abord un Premier ministre aujourd’hui pleinement à la tâche. Vous savez, quand je me projette vers l’élection présidentielle, moi, ce qui est vrai, ce qui m’inquiète, c’est, au fond, qu’on voit se mettre mécaniquement en place un boulevard pour l’extrême droite. Et chaque jour qui passe, souvent, les hommes et les femmes politiques vont au micro et disent : « Les sondages, ça ne veut rien dire. » Bon, d’abord, ils disent ça souvent quand les sondages ne les arrangent pas. Bon, quand un sondage est favorable, là, on s’en prévaut plutôt. Moi, j’observe les sondages, et ce que je vois, c’est que, dans plein de configurations aujourd’hui, au second tour, Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle. Alors, ça ne veut pas dire que ce sera le cas au printemps prochain. Mais ça veut dire une chose : ça veut dire que, dans les forces modérées — bloc central, gauche sociale-démocrate, droite républicaine —, bah il faut qu’on se réveille. Et il faut notamment qu’on puisse porter des projets, des idées qui donnent envie aux Français.

> [Gèle des avoirs de la propagandiste russe pro-Poutine Xenia Fedorova] Oui, je le confirme. Et c’est complémentaire avec les mesures d’expulsion qui ont été prises par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Je pense qu’il faut être évidemment intransigeant sur les principes. On a en France des visas talents, on n’a pas des visas Poutine. Donc, à partir du moment où des personnes alimentent une propagande qui est contraire aux intérêts fondamentaux de la nation, elles n’ont rien à faire en France.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> [Loi intégrale sur les violences contre les enfants et les femmes] Tout ce qui doit encore être fait sera fait. Nous ferons la loi intégrale. (…) On pourra examiner ce texte dès la reprise des travaux parlementaires à l'Assemblée nationale, fin septembre, tout début octobre, pour garantir qu'encore une fois, ce texte puisse très vite être, non seulement examiné, mais surtout, je l'espère, voté, je l'espère, voté à l'unanimité. Pourquoi ? Parce qu'encore une fois, quand on parle de violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, on parle de 160 000 enfants qui seraient victimes, chaque année, de violences sexuelles. On parle de 340 000 femmes qui seraient victimes, chaque année, de violences sexuelles. Donc, ça veut dire que c'est un continent de violences. Et donc, ça veut dire que c'est une culture profonde dans notre société qui doit être changée. Cette culture aussi de domination. Certains considèrent qu'ils ont encore un droit sur le corps de l'autre. Parce que c'est ça qui crée les conditions où, ensuite, nous avons des violences sexuelles. Et donc, ça veut dire, ensuite, toutes les actions qui doivent encore être déployées et renforcées, de détection, de repérage, d'accompagnement des victimes, de soutien pendant la procédure judiciaire, de quantum des peines notamment. On l'a fait beaucoup dans le cadre du projet de loi sur la protection de l'enfance. Je me suis beaucoup battue sur ce texte, sur la perpétuité, notamment, pour ceux qui avaient commis des viols en série sur des enfants. Cette mesure a été adoptée, sans les voix de la gauche malheureusement, mais a été adoptée. Et on va pouvoir continuer à y travailler.

> Certains considèrent encore qu'ils ont un droit sur le corps de l'autre. Qu'ils peuvent contrôler, dominer, abuser. Cette réalité, 340 000 femmes victimes de violences sexuelles la subissent chaque année. Et 160 000 enfants. Tout ce qui doit encore être fait sera fait. Détection, repérage, accompagnement des victimes, traitement judiciaire : nous irons au bout du travail engagé depuis 2017 avec la loi intégrale.

> Comment accepter qu'en France des artistes soient chassés de scène parce qu'ils sont Juifs ? Comment accepter qu'on dresse des listes et mette des cibles dans le dos : honte à LFI. Les Français continueront à danser sur Barbara Butch et chanter avec Amir. Et la lutte contre l'antisémitisme ne permet pas les demi-mesures. J'ai présenté un projet de loi qui sera examiné dès cet automne.

> La justice a reconnu le racisme anti blanc et les conséquences qu'il avait eues avec le meurtre de Thomas à Crépol. Il n'y a aucune hiérarchie à faire entre les racismes. Il y a un combat déterminé à mener, partout, tout le temps. Quelles que soient les victimes. Quels que soient les auteurs.

> Sapeurs-pompiers, forces de l'ordre, militaires, professionnels de santé mais aussi agriculteurs, ouvriers du bâtiment, volontaires... Ils ont fait et font honneur à la France. Face à des incendies d'une intensité et d'une ampleur inédites, une chaîne de protection exceptionnelle s'est mise en place. Grâce à elle, aucune victime civile n'est à déplorer.

> [Chants racistes lors d'une féria dans l'Ain] Ces chants ne sont ni un dérapage, ni du folklore. C'est du racisme.
Un racisme décomplexé. Et en 2025, à 3 reprises, le racisme a tué dans notre pays. Face à ces actes, une seule réponse : l'intransigeance.Et une seule boussole : la République.

> [Feux de forêts] Pour avoir échangé en direct avec un certain nombre de médecins qui sont engagés sur place, ou de sapeurs-pompiers, je crois qu'il faut comprendre et mesurer l'ampleur de ce dont on parle, c'est-à-dire d'un feu qui ne s'est jamais produit dans cette dimension-là, qui peut se produire en Californie, qui peut se produire en Australie, une espèce de méga-feu qui emporte tout. Certains ont parlé de monstre de feu. Et c'est ça. Et on a des milliers de femmes et d'hommes qui sont engagés depuis le premier jour, de sapeurs-pompiers, de militaires, de professionnels soignants, qui ont permis des évacuations, les évacuations des EHPAD, les évacuations des personnes fragiles, les évacuations de communes qui ont été touchées, qui ont garanti qu'il n'y ait aucun mort civil, ce qui n'a malheureusement pas toujours été le cas dans d'autres pays. Donc, ça veut dire un engagement maximal de notre pays, un engagement maximal de moyens humains et d'équipements, évidemment, qui ont été déployés.

> [Feux de forêts] Il y a plus de 400 millions d'euros qui ont été engagés, évidemment, en équipement, qu'il y a sans doute des évolutions, encore, qui doivent se faire, parce que, vous l'avez dit vous-même, c'est inédit. Et face à une situation inédite, ça veut dire qu'on s'adapte. On s'adapte en permanence. Et c'est ce qui est fait. (…)
C'est ce qui est fait sur le terrain : de s'adapter, de s'adapter commune par commune, périmètre par périmètre, action par action, pour garantir la protection des populations civiles. Parce qu'en fait, le mot d'ordre, la priorité absolue, ça a été la protection des populations civiles. Et c'est exactement ce qui s'est passé. Peut-être qu'on ne le mesure pas en étant ici, à Paris. Mais je vous assure que quand vous parlez à celles et ceux qui sont engagés sur le terrain, vous mesurez l'ampleur, vous mesurez le caractère absolument inédit, vous mesurez la prouesse de ces femmes et de ces hommes qui se sont engagés.

> [Feux de forêts] On ne tire pas sur la corde du bénévolat. Ça ne se passe pas comme ça. Pour visiter beaucoup de casernes de sapeurs-pompiers, déjà, vous avez beaucoup de sapeurs-pompiers qui sont professionnels et volontaires. Il y en a beaucoup qui ont les deux statuts. (…)
On a un modèle unique au monde. On a un modèle unique au monde qui fait qu'on a des femmes et des hommes qui souhaitent se mobiliser, qui souhaitent s'engager. Et je crois que c'est quelque chose qui est assez unique et formidable. On s'est d'ailleurs beaucoup battu par rapport au risque d'une directive qui viendrait changer cela, avec la Fédération des sapeurs-pompiers, pour garantir ce modèle qui nous permet d'avoir des milliers de femmes et d'hommes qui sont engagées sur tous les fronts. Ils ont été engagés en Gironde, ils ont été engagés dans les Langues, ils ont été engagés dans le Var, ils ont été engagés aussi sur toutes les missions essentielles qui sont les leurs, parce qu'on n'a pas désossé les départements pour garantir qu'évidemment, en permanence, la protection des Français soit assurée. Donc, c'est un modèle unique au monde. C'est un modèle, je crois, qui fait notre fierté et qui permet la protection des Français.

> [Expulsion de la propagandiste pro-Poutine Xenia Fedorova] On parle de quelqu'un qui, clairement, est dans une logique d'ingérence. Et dans notre pays, on ne peut pas accepter qu'il y ait des agents étrangers, c'est ça le principe de l'ingérence, qui cherchent à manipuler l'information, qui cherchent à désinformer. On n'est pas sur le registre de la liberté d'expression, on est sur un risque de manipulation de l'information, à des fins, encore une fois, aux services d'intérêts qui ne sont pas les nôtres.

 

Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> Ce week-end de chassé-croisé, la France prend la route. Sur nos routes, il n’y a que des vies à protéger. Chaque année, des milliers de familles sont brisées par des drames qui auraient pu être évités. Vitesse, alcool, stupéfiants, téléphone au volant : derrière chaque comportement irresponsable, il y a des victimes. L’État sera au rendez-vous. Contrôles renforcés, prévention, sanctions. En Ardèche, j’ai rencontré les équipes pleinement engagées pour faire reculer l’insécurité routière. Leur méthode est claire : prévenir, contrôler et sensibiliser. Le plan « Tolérance zéro » n’a qu’un seul objectif : sauver des vies. La liberté de circuler ne donne jamais le droit de mettre des vies en péril. Levez le pied. Rangez votre téléphone. Ne conduisez jamais sous l’emprise de l’alcool, du protoxyde d’azote ou de stupéfiants. La première des libertés, c’est de rentrer vivant.

> La chaleur est de retour. Avec elle, le risque de noyade. Aujourd’hui, dans les Gorges de l’Ardèche, j’ai rencontré celles et ceux qui, chaque été, protègent des vies: acteurs de la Sécurité civile, élus, services de l’État, secours, gestionnaires du site. Leur engagement est exemplaire. Ce territoire porte une mémoire douloureuse : en 1993, 10 personnes ont perdu la vie dans les Gorges. Depuis, la prévention, la coordination et la responsabilité collective ont permis d’éviter que de tels drames ne se reproduisent. Pourtant, depuis le 19 juin, plus de 200 personnes sont déjà décédées par noyade en France. À l’approche d’un nouvel épisode de fortes chaleurs, nous poursuivons le déploiement de VigiNoyades. Notre priorité est claire : prévenir plutôt que subir, mieux informer, mieux protéger et orienter chacun vers des zones de baignade surveillées. Se rafraîchir est un besoin. La sécurité est une exigence. Chaque vie sauvée est une victoire de la prévention. Restons vigilants, choisissons les lieux de baignade sécurisés et gardons toujours un œil sur nos proches. Les bons réflexes sauvent des vies.

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> [Protection des animaux] À la demande du Premier ministre, deux mesures majeures sont prises pour la faune sauvage dès la rentrée
- Fin de l’importation des trophées de chasse d’espèces menacées : suspension immédiate de l’instruction des demandes de permis et durcissement des critères environnementaux.
- Création d'une « liste positive » pour l'adoption : seules les espèces non domestiques validées scientifiquement par l'ANSES pourront être détenues par des particuliers (décret sous 3 mois).
En complément, nous déployons un plan global :
- Décret de sanctions et contrôles accrus pour la faune sauvage captive
- Soutien financier aux refuges à la rentrée
- Interdiction à venir du croisement entre espèces sauvages et domestiques (hybridation)
Des actes fermes pour une protection durable du vivant.

> [Protection des animaux] Dès aujourd’hui, comme l’a demandé le Premier ministre, nous suspendons l’instruction des délivrances de permis d’importation de trophées de chasse d'espèces menacées
La consigne est transmise à la Direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature pour une application sans délai et de manière homogène. L’objectif : mettre un terme à l'importation de ces trophées en France.

> [Feux de forêts] Sur le front des incendies en Gironde, toute la filière forêt-bois fait corps avec nos pompiers et les forces de secours. Abatteuses, porteurs, broyeurs : plus de 200 engins forestiers sont sur le pont pour percer les pare-feux et freiner les flammes. Je veux exprimer ma plus vive gratitude à l'ensemble des professionnels engagés : leur réactivité est vitale aujourd'hui ; leur savoir-faire sera indispensable demain pour restaurer et gérer durablement une forêt résiliente.

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> [Tribune cosignée avec Jean Kaseya, Hadja Lahbib, Reem Alabali Radovan: «Pour stopper Ebola, il faut financer la riposte à la source»] Dans le cadre de la riposte transfrontalière soutenue par l'OMS, le CDC Afrique et ses partenaires, les agents de santé en première ligne renforcent la prévention et le contrôle des infections au centre de traitement d'Ebola de Kasenyi, dans la province d'Ituri, en RDC.
Le principal obstacle à la riposte contre Ebola ne réside pas dans le manque d'engagements, mais dans le décalage entre une promesse faite dans une capitale et l'aide concrète qui parvient aux équipes de traçage, aux laboratoires, aux centres de traitement ou aux radios communautaires. L'épidémie d'Ebola de Bundibugyo, qui a touché la République démocratique du Congo et l'Ouganda, constitue donc bien plus qu'un simple test de maîtrise des épidémies. Elle met à l'épreuve la capacité du financement et de la prise de décision en matière de santé mondiale à suivre le rythme d'une épidémie.
Au 27 juillet, le CDC Afrique recensait 3 380 cas confirmés et 1 489 décès depuis le début de l’épidémie. La RDC comptabilisait 3 360 cas et 1 487 décès, tandis que l’Ouganda totalisait 20 cas et deux décès. La transmission reste active en RDC.
L’enjeu est de taille. Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies ont déclaré l’épidémie comme une urgence de santé publique de sécurité continentale, et l’Organisation mondiale de la Santé l’a qualifiée d’urgence de santé publique de portée internationale. Le virus Ebola de Bundibugyo est particulièrement difficile à maîtriser car il n’existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Des outils potentiels sont en cours d’évaluation, mais l’arrêt de la transmission repose toujours sur les principes fondamentaux de la santé publique : surveillance, laboratoires, prévention et contrôle des infections, soins cliniques, inhumations dignes et sécurisées, recherche des contacts, communication des risques, mobilisation communautaire et protection des personnels de santé.
Ces fondamentaux nécessitent un financement, mais aussi une gestion rigoureuse des fonds. Le 16 juin, les chefs d'État et de gouvernement africains, les partenaires internationaux et les donateurs se sont réunis sous la présidence d'Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et président de l'Union africaine. Cette réunion a permis de mobiliser 910 millions de dollars de promesses de dons, dont 80 millions provenant des États membres de l'Union africaine. La contribution africaine est essentielle car elle témoigne d'une responsabilité partagée et d'une volonté d'investir dans la sécurité sanitaire du continent. Le défi consiste désormais à savoir si tous ces engagements se traduiront rapidement par des financements, des fournitures, du personnel et un soutien opérationnel.
Le plan continental conjoint de préparation et de riposte du CDC Afrique et de l'OMS fournit le cadre nécessaire à cette action. Ce plan semestriel, qui vise à mobiliser 518 millions de dollars, rassemble gouvernements, partenaires et communautés autour d'une riposte coordonnée. Il traduit les financements en priorités opérationnelles claires, notamment la surveillance, les analyses de laboratoire, la prévention des infections, les soins cliniques, l'engagement communautaire, la recherche, la logistique et la continuité des services de santé essentiels. Il complète également les plans nationaux mis en œuvre par la RDC et l'Ouganda.
L'Europe s'est mobilisée. La Commission européenne a débloqué 493 millions d'euros (561 millions de dollars) pour l'aide d'urgence, la sécurité sanitaire, la recherche sur les vaccins et les traitements, et la préparation à long terme, parallèlement aux opérations de pont aérien humanitaire. La France a fourni du matériel médical et de prévention des infections à la province d'Ituri en RDC et apporte un soutien financier, technique et diplomatique plus large. L'Allemagne a mobilisé des ressources supplémentaires, s'appuyant sur son engagement bilatéral, régional et multilatéral. Le Royaume-Uni a engagé jusqu'à 21 millions de livres sterling pour la riposte et 5 millions de livres sterling supplémentaires pour la recherche sur les diagnostics et les traitements. Enfin, les dirigeants du G7 ont appelé à une réponse forte et coordonnée et ont exhorté leurs partenaires à mobiliser des ressources supplémentaires.
Ce soutien est essentiel. Or, le système international de développement disperse souvent les fonds d'urgence entre de multiples institutions, procédures d'approbation, exigences de rapport et échéances. Face à une épidémie qui se propage rapidement, cette fragmentation n'est pas un simple inconvénient administratif ; elle retarde les actions qui permettraient d'interrompre la transmission.
Quatre changements pratiques sont nécessaires :
1. Le financement doit s’inscrire dans un plan unique et entièrement financé, et son suivi doit être transparent, de l’engagement au décaissement, jusqu’à la mise en œuvre. Un outil de suivi des engagements publics permet de visualiser les promesses faites, les fonds débloqués, les lacunes restantes et les retards. Il ne s’agit pas seulement d’un outil de responsabilisation : il aide les gouvernements et leurs partenaires à prendre des décisions opérationnelles plus rapidement et à éviter les doublons.
2. Il est impératif d'acheminer rapidement davantage de fonds vers les systèmes nationaux et locaux. Les épidémies sont contenues dans les zones sanitaires, les laboratoires, les districts frontaliers, les centres de traitement et les communautés. Un financement d'urgence flexible devrait couvrir les coûts pratiques qui déterminent l'efficacité de la riposte : transport des équipes de traçage des contacts, équipements de protection, réactifs de laboratoire, hébergement sécurisé pour les équipes déployées, carburant, connectivité, communication en langue locale et soutien aux agents de santé communautaires.
3. La confiance de la communauté et la protection des agents de santé doivent être financées en tant qu'infrastructures essentielles de la réponse aux incidents. La communication des risques et la mobilisation communautaire sont parfois considérées comme des activités secondaires, financées après les interventions médicales. C'est une erreur. Les personnes signalent leurs symptômes, acceptent d'être orientées vers des services de santé, partagent leurs coordonnées et soutiennent les inhumations sécurisées lorsqu'elles ont confiance dans la réponse apportée. Les agents de santé ne peuvent protéger les autres que s'ils disposent de la formation, du matériel et du soutien nécessaires pour se protéger eux-mêmes.
4. Les partenaires doivent financer la riposte actuelle tout en investissant dans les outils de demain. L’absence de vaccin ou de traitement spécifique au Bundibugyo, homologué, met en évidence le coût d’une attente jusqu’au déclenchement d’une épidémie. La recherche, les essais cliniques, la coopération réglementaire et les capacités de production africaines doivent être financés dans le cadre de la préparation, et non comme un programme distinct qui débute après une crise.
Les mesures relatives aux voyages et aux frontières requièrent la même approche fondée sur des données probantes. L’OMS déconseille les restrictions généralisées aux voyages ou au commerce. De telles mesures peuvent perturber la circulation des intervenants et des fournitures, nuire aux économies locales et encourager les déplacements par des voies informelles, ce qui complique la surveillance. Le dépistage ciblé, le partage rapide d’informations et la recherche transfrontalière des contacts permettent de protéger la sécurité sanitaire sans isoler les communautés touchées.
La souveraineté sanitaire ne signifie pas agir seul. Elle implique la capacité de définir des priorités, de prendre des décisions et d'agir efficacement, tandis que les partenaires renforcent les systèmes nationaux et continentaux. L'Afrique apporte son personnel de santé expérimenté, ses chercheurs, ses institutions et un savoir-faire acquis de haute lutte face aux épidémies répétées. L'Europe apporte le financement, les capacités scientifiques, la logistique et son expertise réglementaire. Ce partenariat est efficace lorsque ces atouts sont mis en commun sous l'égide d'un leadership africain et dans un cadre opérationnel unique.
Chaque épidémie pose le même problème : investir rapidement là où le risque se manifeste, ou payer beaucoup plus cher une fois l’épidémie propagée. Pour les décideurs du développement international, le succès ne se mesure plus à l’importance des annonces, mais à la rapidité avec laquelle les engagements parviennent sur le terrain et contribuent à enrayer la transmission.

 

Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Feux de forêts] Nous saluons l’engagement de tous les acteurs du département de la Gironde dans le cadre de l’évacuation des personnes âgées et des personnes en situation d’handicap qui ont dû être évacuées face aux incendies. 
Et, en premier lieu, les professionnels des 38 établissements médicaux sociaux concernés, Ehpad, résidences seniors et lieux de vie. Aides-soignants, accompagnants éducatifs et sociaux, agents de services hospitaliers, médecins, infirmières, kinésithérapeutes, ils se sont mobilisés pour accompagner le transfert, l’accueil, le suivi de chaque personne avec beaucoup d'attention et de rigueur. 
Grâce à une mobilisation collective des acteurs locaux et de la solidarité qui s’est déployée entre établissements et entre les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, les 2400 résidents sont à ce jour relogés dans l’attente de retrouver leur lieu de vie.  
Nous tenons à remercier sincèrement l’ensemble des personnes qui se sont joint à ce vaste mouvement de solidarité.

 

● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)

> [Feux de forêts] Les incendies ne doivent pas laisser les travailleurs saisonniers sans solution. J’ai demandé à ce que des solutions concrètes soient mises en place. Lorsque les entreprises subissent des conséquences économiques leur imposant de réduire ou interrompre leur activité :
- Si le contrat du saisonnier a commencé à être exécuté, l’employeur peut placer le salarié en activité partielle.
- Si l'exécution du contrat n’a pas encore débuté, l’activité partielle pourra être mobilisée, à titre dérogatoire, pour les saisonniers ayant travaillé chez le même employeur en 2024 et en 2025, y compris en cas de reprise de l’entreprise. Et parce que certains établissements ne pourront malheureusement pas accueillir leurs saisonniers cet été, mon collègue Serge Papin a travaillé avec la plate-forme OhMySeason pour faciliter leur réorientation. Celle-ci met en relation les salariés en recherche d’un emploi saisonnier avec les établissements qui recrutent partout en France. Notre priorité est claire : protéger les travailleurs et les entreprises, préserver les compétences, et permettre à chacun de retrouver rapidement une activité.

> [Feux de forêts] Le montant maximum de l’aide d’urgence sera quadruplé pour les indépendants sinistrés par les incendies en Gironde et dans les Landes. C’est une décision d’urgence, prise par le conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants que nous saluons avec Serge Papin. Si vos locaux, votre logement ou vos biens ont été directement touchés, le plafond de cette aide passe de 2 000 à 8 000 euros. Le Gouvernement a également demandé à l’Urssaf d’apporter de la souplesse et de la réactivité : l’identification des indépendants concernés est en cours, et l’instruction des demandes sera accélérée sous 15 jours. En lien avec l’Urssaf, des demandes d’étalement de cotisations sociales pourront être effectuées en parallèle.

 

Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> 924 individus ont été incarcérés et 1753 informations judiciaires ont été ouvertes depuis la revue des plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs que j’ai demandée aux procureurs généraux au début du mois de juin. Merci aux magistrats du parquet et aux services d’enquête pour ce travail indispensable qu’ils poursuivront tout l’été.

> Renforcement des effectifs de l’administration pénitentiaire ! Dès le mois de septembre, 470 nouveaux surveillants pénitentiaires viendront renforcer leurs collègues partout en France, dont 200 permettront de combler les postes vacants dans les établissements pénitentiaires en tension. Un premier pas que nous poursuivrons dans les mois et les années à venir.

 

Serge Papin (ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> [Feux de forêts] Le montant maximum de l’aide d’urgence sera quadruplé pour les indépendants sinistrés par les incendies en Gironde et dans les Landes. C’est une décision d’urgence, prise par le conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants. Si vos locaux, votre logement ou vos biens ont été directement touchés, le plafond de cette aide passe de 2 000 à 8 000 euros. Le Gouvernement a également demandé à l’Urssaf d’apporter de la souplesse et de la réactivité : l’identification des indépendants concernés est en cours, et l’instruction des demandes sera accélérée sous 15 jours. En lien avec l’Urssaf, des demandes d’étalement de cotisations sociales pourront être effectuées en parallèle.

 

Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> [Protection des animaux] Les Français sont de plus en plus exigeants sur le bien-être animal. Et ils ont raison. Avec le Premier ministre, nous passons à l’action avec un plan de mesures concrètes. Je veillerai avec détermination à sa mise en œuvre rapide. Renforcer la lutte contre les trafics et la vente illégale en ligne, faire respecter les interdictions de détention d’animaux, mieux coordonner magistrats et forces de l’ordre, soutenir davantage les associations de protection animale : des mesures fortes pour mieux protéger les animaux. Les premières entreront en vigueur avant le 1er octobre.

> J’avais pris un engagement : accélérer les indemnisations des agriculteurs. Engagement tenu. Face à la sécheresse et aux canicules, les agriculteurs assurés pourront désormais percevoir rapidement un acompte de 80 % de leur indemnisation. C’est une première réponse pour soulager leur trésorerie. D’autres mesures de soutien seront annoncées prochainement. Aucun agriculteur ne sera laissé seul face à cette crise.

 

Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> L’intelligence artificielle est déjà dans la vie de nos élèves, et a des conséquences cognitives, économiques et sociales substantielles. Conformément à l’engagement pris avec le Premier ministre, j’ai saisi le Conseil supérieur des programmes pour adapter l’enseignement de sciences numériques et technologie en seconde générale et technologique, et intégrer une heure de formation à l’IA. L’enseignement sera ensuite introduit en voie professionnelle, dans une version adaptée aux spécialités. Ce cours n’apprendra pas à se servir d’un outil. Il apprendra à le comprendre à travers trois dimensions : les différentes technologies et la pensée algorithmique ; les questions éthiques, juridiques et environnementales ; les usages de l’IA.
Une conviction nous guide : l’École doit permettre aux élèves d’avoir la maîtrise de ces outils, et non d’en devenir l’objet.

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> À Rome et au centre spatial de Fucino, j’ai échangé avec Anna Maria Bernini, ministre italienne de l’Université et de la Recherche, et Adolfo Urso, ministre italien des Entreprises et du Made in Italy. Ce déplacement illustre une conviction : l’Europe spatiale se construit par des coopérations concrètes entre États, chercheurs, industriels et opérateurs. Prochaine étape : le Sommet spatial international, que la France organisera les 9 et 10 septembre au Grand Palais

 

Philippe Tabarot (ministre des Transports)
> Appel à projets pour adapter nos ports à l'éolien flottant : Cherbourg, Brest, Nantes–Saint-Nazaire, Port-la-Nouvelle et Marseille-Fos désignés ! L'éolien flottant nécessite, à terre, des infrastructures portuaires de taille suffisante pour construire, installer et assurer la maintenance des éoliennes. Nos ports ont de nombreux atouts pour ancrer durablement cette nouvelle filière en France. Pour cela, des travaux doivent être engagés afin d'adapter leurs infrastructures à ces équipements hors normes, dont certains atteignent la hauteur de la tour Eiffel. Cinq ports viennent d'être désignés pour bénéficier d'un financement de France 2030, pour un montant total de 260 millions d'euros. Une nouvelle illustration du rôle stratégique de nos ports dans la souveraineté industrielle, énergétique et maritime de la France.

 

Sébastien Martin (ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique chargé de l’Industrie)
> N’en déplaise à ceux qui espèrent le contraire, notre économie tient bon : +0,2 % de croissance du PIB au 2ᵉ trimestre 2026. Car oui en France, même s’il y a des difficultés, on produit, on investit et on embauche. À l’image de nos pompiers, on ne baisse pas les bras, on se bat et on avance.

 

Anne Le Henanff (ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique)
> La Bretagne est au cœur de la stratégie française pour l’intelligence artificielle. À Chartres-de-Bretagne, deux annonces majeures illustrent cette ambition :
- La pose de la première pierre de l’extension du site de Schneider Electric, concrétisant un investissement de 110 M€ annoncé lors de Choose France 2025.
- La signature du partenariat entre Schneider Electric et Eclairion pour renforcer une chaîne de valeur souveraine des centres de données.

L’intelligence artificielle et la souveraineté numérique se construisent aussi dans nos territoires, une industrie qui investit, des usines qui se développent, des emplois qui se créent et une France qui innove.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> La crise de Ceuta nous oblige à agir. Une frontière européenne cède, des vies sont perdues. Ce n’est pas une fatalité : c’est un test de notre capacité à protéger notre continent. Le gouvernement agit. Laurent Nunez a annoncé dès à présent le renforcement des contrôles à la frontière espagnole. Mais la réponse est aussi et d’abord européenne. En juin, nous avons fait adopter le règlement sur les retours pour faciliter les expulsions. Il doit désormais s’appliquer sans faiblesse. Nous devons continuer aussi à utiliser nos leviers dans les relations avec les pays de transit et de départ : visas, aide au développement, accords commerciaux. Une Europe qui protège, c’est une Europe qui lutte contre l’immigration illégale et maitrise ses frontières.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> On nous disait que cette Assemblée nationale ne fonctionnerait pas. Que, sans majorité, aucun texte ne pourrait être adopté. Cette année encore, l'Assemblée a su travailler, débattre et faire avancer des textes. La méthode : transformer les désaccords en compromis et le pluralisme en force.

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> J’ai fait des frontières l’un des 4 chantiers capitaux de ma campagne. À Ceuta, ce sont précisément nos frontières qui sont mises à l’épreuve. C’est aussi l’Europe qui est testée dans sa capacité à protéger nos frontières, dans sa capacité à affirmer sa puissance et à agir. Cette situation est en tous points inacceptable. Le drame en cours a déjà fait plusieurs morts et il déstabilise tout un territoire. Les réponses nationales doivent évidemment être enclenchées, comme le renforcement des contrôles aux frontières. Mais elles ne suffiront pas. L’Europe est la vraie réponse structurelle et de long terme face à ces crises migratoires. Mais, pour cela, elle doit engager un rapport de force inédit vis-à-vis des pays tiers et des réseaux criminels de passeurs qui sont à l’origine des événements que nous connaissons. Il faut le plus rapidement possible, mettre en œuvre le pacte asile et migration, pour renforcer Frontex, pour se doter de règles très claires afin de refouler des étrangers en situation irrégulière qui traversent nos frontières. Le respect de nos frontières est une condition de notre puissance. Et le défi migratoire est une question existentielle pour la France et pour l’Europe.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Ce 30 juillet, c’est le Jour du dépassement. En seulement sept mois, l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la Terre est capable de régénérer en une année. À partir d’aujourd’hui, nous vivons donc « à crédit » sur le capital naturel de la planète. Cette date est une alerte, un signal d’alarme. Il n’y a pas une minute à perdre. Les leviers existent, nous les connaissons, ils fonctionnent, on doit continuer à les enclencher. Accélérer la décarbonation de notre économie et de l’industrie, investir dans le nucléaire comme dans les énergies renouvelables, accélérer l’adaptation de nos villes et nos campagnes aux conséquences du dérèglement climatique, comme ces feux de forêts qui dévastent actuellement notre pays, protéger nos ressources naturelles. Transformer nos logements, nos modes de transports, notre agriculture et notre alimentation, nos habitudes. Créer de la richesse sans abîmer. Vivre sans dépasser. Le déni climatique est une arme de destruction massive. Face à cela, nous devons protéger chacun et surtout les plus vulnérables.

 

Marc Ferracci (député)
> [Chants racistes lors d'une féria dans l'Ain] « On s’en fout, on n’aime pas les bougnoules. » La désinhibition raciste a déjà commencé. Un enjeu de l’élection présidentielle de 2027 sera de voir se multiplier, ou pas, ce type de manifestation odieuse.

 

● MoDem 
Bruno Fuchs (député)

> La décision visant la propagandiste prorusse Xenia Fedorova rappelle une évidence : la liberté d’expression ne saurait être détournée pour servir les intérêts d’une puissance étrangère engagée dans une guerre d’agression et de désinformation. Défendre la France est une nécessité.

 

► Autres 
● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
> La situation à Ceuta, enclave espagnole, est inacceptable et appelle une réponse européenne ferme. Près de 60000 personnes venant du Maroc sont entrées illégalement à Ceuta depuis hier. 25000 ont déjà été expulsées selon les autorités espagnoles. La mobilisation de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex doit être largement intensifiée pour appuyer l’intervention espagnole. C'est un enjeu de sécurité, tant pour l'Europe que pour les personnes qui tentent d'entrer illégalement sur le territoire européen — au moins 34 d'entre elles sont mortes noyées en tentant la traversée. L'UE et ses États membres doivent une pleine et entière solidarité à l'Espagne pour gérer cette crise migratoire, et non chercher à l'isoler. C'est en étant unis que nous pourrons agir efficacement. Cela implique également un dialogue renforcé et ferme avec les pays tiers pour lutter contre l’immigration illégale, les réseaux de passeurs et les trafics d’êtres humains. Cette nouvelle pression migratoire doit aussi servir de rappel à tous les États membres de l'Union européenne sur la nécessité de mettre en œuvre le Pacte Asile et migration. Adoptés en 2024, les textes sont entrés en application en juin dernier. Pourtant, nombre d'États membres ne sont toujours pas prêts. Le Pacte Asile et migration repose sur trois piliers fondamentaux : fermeté face à l'immigration irrégulière, humanité et solidarité entre les États membres. C’est la réponse européenne dont nous avons besoin. Il faut qu’elle soit appliquée.

 

Valérie Hayer (députée, présidente)
> La situation à Ceuta, enclave espagnole à la frontière entre l'Europe et le Maroc, est intolérable. Face à une crise migratoire, il n'y a qu'une réponse sérieuse : protéger nos frontières, faire respecter le droit européen, lutter sans relâche contre les trafiquants d'êtres humains et renforcer la coopération avec nos partenaires. L'Union européenne doit être aux côtés de l'Espagne, en apportant un soutien opérationnel immédiat, notamment par le déploiement de Frontex pour renforcer la protection de la frontière extérieure de l'Union. Le moment est à la solidarité européenne, pas aux polémiques destinées à flatter les électorats nationaux. J'entends Giorgia Meloni donner des leçons. Pourtant, lorsque l'Italie faisait face à une pression migratoire, elle-même a demandé et obtenu la solidarité européenne. Son gouvernement a aussi procédé à des régularisations lorsque son économie en avait besoin. On ne peut pas réclamer l'Europe quand on est en difficulté et l'attaquer lorsqu'un autre État membre traverse une crise. Les citoyens attendent des solutions, pas des slogans. Une frontière bien gérée, c'est moins de passeurs qui exploitent la détresse humaine, moins de chaos aux frontières et plus de sécurité pour tous. Le Pacte européen sur la migration et l'asile existe. Il prévoit des frontières extérieures mieux protégées, des procédures harmonisées dans toute l'Union. Il est temps de le mettre pleinement en œuvre, avec responsabilité, fermeté et solidarité.

 

Grégory Allione (député)
> Faisons de notre sécurité civile une force industrielle européenne.
Une filière française de la lutte contre les incendies : je la réclame depuis des années. Elle arrive enfin. Ne la construisons pas à moitié. Fin août, le gouvernement réunira les industriels du secteur pour tirer les leçons d'une saison 2026 hors-norme, déjà la plus dévastatrice depuis le début des mesures satellitaires. Je salue cette initiative. Mais une filière ne vaut que par son ambition.
Je défends 4 leviers majeurs pour que cette filière tienne ses promesses:
- Une flotte aérienne souveraine : Construire nos propres bombardiers d'eau de nouvelle génération afin de combler, nous même, nos besoins urgents.
- L'autonomie sur la chaîne de valeur : Produire nos équipements et consommables stratégiques sur notre sol pour briser nos dépendances.
- Assumer la préférence européenne et française dans la commande publique pour financer et structurer notre écosystème industriel.
- Une logique duale : Mutualiser les technologies et les chaînes de production entre la sécurité civile et la défense pour garantir la rentabilité, la résilience et l'efficience du secteur.
L’Union européenne est une force pour structurer une telle filière, utilisons ces moyens. Ne restons pas uniquement au niveau national. Le vrai risque est stratégique. Dans le contexte géopolitique actuel, dépendre d'un matériel construit outre-Atlantique, c'est accepter qu'un autre décide de notre capacité à nous protéger.

 

● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)

> La tragique affaire de Ceuta est un nouvel exemple d’effondrement du débat et de festival de démagogie - à l’extrême-droite avant tout.
1/ L’Espagne a subi une attaque : au lieu de hurler des slogans absurdes (comme la suspension de l’espace Schengen… dont ne font pas partie Ceuta et Melilla !), aidons-la, via Frontex notamment. Rappel : contre tous les partis nationalistes, la France a défendu et obtenu le doublement des effectifs de Frontex ces dernières années.
2/ On cite l’Italie de G. Meloni en exemple… qui fermerait sa (fameuse) frontière avec l’Espagne (sic). Que fait l’Italie en vrai ? Le gouvernement italien a indiqué qu’il procéderait simplement à des contrôles aléatoires pour les non-Européens en provenance d’Espagne. Donc quasiment rien, bien moins que la France en pratique.
3/ Le RN parle de « réserver la libre-circulation Schengen aux nationaux de l'UE ». Ceuta et Melilla ne sont toujours pas dans Schengen, donc ce n’est en tout cas pas une réponse au problème du moment. Surtout, comment en pratique « réserver » cette libre-circulation aux « nationaux de l’UE » ? En faisant des contrôles systématiques aux frontières, donc en supprimant de fait la « libre-circulation » pour tous, notamment nos 450 000 travailleurs frontaliers du quotidien.
4/ La vraie réponse est double. Comme la France l’a porté et fait avancer au niveau de l’UE, renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’UE, via Frontex en particulier. Et, contre l’immigration illégale, mettre en place une « coalition des volontaires » - France, Allemagne, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas, pays les plus concernés par les flux migratoires : ensemble (et pas à 27), avec l’appui de la Commission européenne, en imposant aux principaux pays d’origine ou de transit migratoire (notamment les trois pays du Maghreb) des mesures de contrôle et de reprise de leurs ressortissants sous OQTF, faute de quoi préférences commerciales, visas et/ou aide au développement seraient drastiquement réduits (par tous les pays de cette Coalition).
Fermeté et solidarité européennes.
Sans oublier, puisqu’on n’ose même plus en parler, le drame humanitaire et les nombreuses victimes.

 

Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Rencontre avec Aisling Maloney sur la participation des jeunes et leurs droits en Europe. Donner une place aux enfants et aux jeunes dans les décisions publiques n'est pas symbolique : c'est une condition pour bâtir des politiques plus justes et plus efficaces.

> Avec l'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, la France a fait le choix d'agir. Mais aucun État ne protégera durablement ses enfants seul. Face à des plateformes mondiales, notre responsabilité est désormais de bâtir une réponse européenne. Comme l'Europe a su imposer un standard mondial pour la protection des données avec le RGPD, elle peut aujourd'hui devenir la référence mondiale pour la protection des droits de l'enfant. Le projet européen est clair : une Europe qui protège davantage, qui écoute réellement les enfants et qui construit le numérique avec eux plutôt que contre eux.

> Si un site pornographique ne respecte pas les enfants de France, il quitte la France. (…) Les sites pornographiques ont l’obligation de vérifier l’âge de leurs utilisateurs pour empêcher l’accès des mineurs à leurs contenus. Cette obligation n’est ni facultative ni négociable.