jeudi 10 septembre 2026

Propos centristes. France – Résultats PISA / Professeure menacée de décapitation/ Espace / Création et reprise d’entreprise / Commerce avec les colonies israéliennes / Propos haineux d’un policier RN…


Voici une sélection, ce 10 septembre 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
> [Discours au Sommet international sur l’espace] La France a une histoire ancienne et singulière dans l'aérospatiale. Depuis 1945, cette ambition s'est incarnée par une politique spatiale assumée, civile et de défense, et portée par le CNES. Le spatial se construit, s'est toujours construit en coopération. C'est pourquoi la France accueille aujourd'hui le premier sommet mondial consacré à l'espace, co-présidé avec l'Allemagne, et je remercie Madame la Ministre d'être avec nous, et auquel je veux aussi associer l'ensemble des Européens ici présents, et la présence de Madame la Présidente de la Commission dit beaucoup. Mais ce sommet est mondial et nous accueillons plus de 90 chefs d'État, de gouvernements, de représentants de gouvernements, des entreprises venues d'Asie, du Golfe, d'Afrique, des Amériques, aux côtés de nos partenaires historiques nord-américains. Vous avoir ici, représentant le continent africain, asiatique, européen, dit beaucoup de l'ambition commune que nous portons. Je veux ici vous dire que la France veut être le partenaire naturel de cette nouvelle génération de puissance spatiale. Notre ambition spatiale est crédible, mais toute ambition d'avenir ne se construira que dans ces coopérations et jamais dans l'isolement. Le spatial est, par définition, mondial, et je crois que nous ne devons jamais l'oublier. Il n'a jamais été aussi présent dans nos vies. Il est dans notre poche à travers la navigation du quotidien, Galiléo, GPS, BeiDou, QZSS et par les télécommunications.
Il est dans la science et notamment dans notre connaissance du climat. Sur la cinquantaine de variables climatiques suivies par le GIEC, la moitié sont mesurées depuis l'espace. Il est un enjeu économique, avec de très nombreuses entreprises qui construisent cette industrie de demain. Il est aussi un vecteur de supériorité opérationnelle sur le champ de bataille. Comme je le disais, je salue en marge de ce sommet la tenue d'un forum du spatial de défense, organisé par le ministère des Armées, qui a réuni avant-hier les responsables militaires de plus de 30 pays pour dialoguer, renforcer les coopérations, afin de défendre ensemble ce bien commun. Il nous faut continuer cette initiative. Bref, le spatial est partout. C'est donc un message de puissance et de dialogue que ce sommet porte.
La lucidité impose de dire que l'espace n'est plus un sanctuaire. Malgré le traité de 1967, l'espace extra-atmosphérique reste le seul grand commun mondial qui ne fasse pas l'objet d'une régulation à la hauteur des enjeux. Je crois qu'une gouvernance partagée est nécessaire pour répondre à ces défis en impliquant toutes les forces vives. C'est aussi le sens de ce sommet. Oui, nous sommes à un sommet d'engagement. Je le disais hier, 90 pays, une cinquantaine d'accords très concrets d'engagement, plusieurs dizaines de milliards de contrats. Mais je veux ici insister sur trois déclarations qui engagent la communauté spatiale mondiale et qui sont le fruit des travaux de ce sommet.
La première déclaration concerne la sécurité et la soutenabilité de l'espace. Elle réaffirme le rôle central du Comité des Nations unies. Elle appelle à la tenue d'une conférence pour établir une feuille de route claire sur la coordination du trafic spatial. Elle ouvre la voie à un mécanisme international de partage des points de contact entre opérateurs, première étape vers un véritable comité international. C'est un enjeu crucial, en particulier pour les débris spatiaux et pour articuler les constellations futures. La deuxième déclaration porte sur Copernicus. Nous réaffirmons que ce programme est un bien commun mondial et nous nous engageons à en garantir la continuité, à protéger les fréquences et à le maintenir ouvert. La troisième déclaration porte sur les données scientifiques spatiales. Nous affirmons les principes d'accessibilité, d'ouverture et d'intégrité de ces données. Car notre ambition scientifique spatiale est immense et mondiale.
La science, comme les données qui en sont issues, ne peut être la proie d'un pays ou d'un groupe de pays. Les premiers temps de l'univers nous confrontent à une nouvelle physique, les exoplanètes nous ouvrent la possibilité de surgissement, de la vie ailleurs que sur la Terre, des appareils comme le télescope James Webb permettent de remonter le temps, les rovers comme celui qui partira avec la mission MMX dans quelques jours offrent un accès direct à des astéroïdes. C'est pourquoi la coopération est essentielle pour mener à bien ces projets et tous ces projets scientifiques d'excellence. Je pense entre autres au projet Euclide mené au sein de l'ESA. La France a une expertise reconnue dans l'observation et je vous annonce donc que dans ce domaine, 40 millions d'euros supplémentaires seront investis par la France via le CNES pour un programme dans ce domaine.
Mais pour coopérer librement au-delà de ces trois déclarations d'importance, encore faut-il être puissant et cela passe par l'Europe. Notre Europe spatiale reste fragile et nous devons accélérer. La France a pris ce tournant, nous avons ces dernières années continué et accru l'investissement dans ce secteur avec en particulier France 2030, avec aussi la Loi de programmation pour la recherche et avec la Loi de programmation militaire. Nous continuerons en investissant 20 milliards d'euros jusqu'en 2030 sur le spatial, parce que cela marche. Nos acteurs les plus confirmés sont là pour en témoigner avec de nombreux projets et le New Space français et européen met des satellites en orbite, ouvre des usines et remporte des contrats partout.
J'aurais bien du mal à citer tous les contrats, les accords qui ont été scellés lors de ce sommet, mais comment ne pas évoquer ici ce qui illustre parfaitement l'ambition collective qui est la nôtre. Amazon qui signe avec Arianespace et qui fait confiance à l'Europe pour lancer ses satellites et sa constellation. The Exploration Company et sa levée de fonds. Eutelsat, Skynopy, scellant ensemble un accord entre deux acteurs éminemment innovants. MaiaSpace, Loft Orbital, signant avec nos amis des Émirats arabes unis le fonds émirati IHC. Le partenariat scellé entre la France et l'Allemagne, Dassault, construisant avec OHV le Vortex S, et je veux ici dire qu'évidemment le gouvernement français sera aux côtés de ce projet et je sais aussi que nos amis allemands le soutiennent. L'excellence de nos start-ups, nous avons vu de nombreuses start-ups venant de Finlande, Monsieur le Président, ASA est une remarquable start-up là aussi, et je pourrais citer nos amis bulgares avec Endurosat qui a hier signé avec Arianespace un MOU pour les lancements. Tout ça montre tout à la fois la vitalité de l'écosystème européen et la puissance de partenariats avec celles et ceux qui nous font confiance et qui veulent justement croire dans la coopération spatiale et non dans une forme d'hégémonie qui viendrait contraindre et la recherche et les projets d'avenir et la possibilité d'avoir en particulier pour nous un accès européen à l'espace et une vraie souveraineté. 50 annonces et contrats, plus de 20 milliards d'euros, c'est une fierté.
Mais nous devons maintenant aller plus loin et franchir l'étape européenne qui est à l'échelle des grands enjeux, d'abord avec une vision forte. Fédérer les États, les acteurs, l'Union européenne pour cela doit pleinement assumer un pilotage politique de sa politique spatiale, ambitieux, clair et exigeant. C'est le sens de ce que nous avons fait inscrire à l'article 189 de nos traités européens. Cette vision doit se décliner sur des projets concrets à tous les stades de technologie pour avoir une vraie indépendance technologique et pouvoir choisir nos partenaires. Sur chacune de ces capacités critiques, l'Europe doit être parmi les tout premiers acteurs mondiaux, notamment sur la communication et l'IA. Votre présence, Madame la Présidente, dit beaucoup. Le vice-président était à nos côtés hier, le commissaire est là, le directeur général de l'ESA est à nos côtés. L'Europe est là en force, porteuse de cette vision.
D'abord, un accès à l'espace massif et abordable, c'est la clé. Pour bâtir des mégaconstellations, nous devons lancer plusieurs centaines de tonnes par an en orbite à un coût compétitif. Cela suppose un lanceur lourd, réutilisable, à haute cadence et à coût maîtrisé. C'est le sens des travaux que nous engageons sur la réutilisation, la propulsion à bas coût et la motorisation à forte poussée pour nos futurs lanceurs. Nous avons réussi à faire émerger une nouvelle génération de lanceurs européens, avec le très beau succès d'ISAR ce week-end, mais aussi Vega-C et, évidemment, Ariane 6. Tant d'autres, demain, seront encore là. C'est la clé. Nous avons évidemment des bases pour cela, avec Kourou en Guyane, mais aussi de nouvelles qui émergent. Je pense à nos amis norvégiens, nos amis suédois, nos amis portugais et quelques autres. Nous avons restauré aussi notre accès autonome à l'espace, c'était le cœur du projet Ariane 6. Nous voulons poursuivre cet effort avec les nouveaux acteurs qui ont émergé en Europe, à la suite des accords de Séville. Mais l'Europe ne peut investir des milliards dans ses fusées, puis acheter ses lancements au compte-gouttes. C'est pourquoi il est essentiel que la Commission européenne puisse présenter, dans le prochain cadre financier pluriannuel de l'Union européenne, un mécanisme européen d'agrégation des lancements institutionnels, réunissant les besoins de la Commission, de l'Agence spatiale européenne, des États membres et, lorsque cela est pertinent, de nos partenaires de sécurité, sur le modèle de ce que font les États-Unis, qui ont su construire cela pour structurer leur offre. C'est la clé si nous voulons avoir le bon volume et le sécuriser. Cette programmation pluriannuelle devra s'accompagner d'un prix institutionnel européen pour structurer durablement l'offre européenne d'accès à l'espace et donner à notre chaîne industrielle, y compris pour l'augmentation de cadence d’Ariane 6, la visibilité dont elle a besoin pour investir. Si l'Europe ne joue pas ensemble, si elle ne joue pas ensemble pour sécuriser ses volumes, avoir cette visibilité et sécuriser ses lancements institutionnels, elle ne pourra pas construire sa compétitivité. Les grands acteurs européens dont on parle parfois beaucoup et dont nous avons compris qu'ils voulaient rester hégémoniques dans les discours qui ont précédé ce sommet, ne l'oubliez jamais, sont ceux qui ont touché le plus de fonds publics américains et qui ont construit leur compétitivité commerciale par de multiples lancements institutionnels financés. Si nous nous refusons de construire notre compétitivité, aucune chance que nous soyons dans la course. Soyons lucides et volontaristes.
Deuxièmement, c'est la maîtrise de nos capacités critiques depuis l'espace. L'imagerie, une capacité d'observation quasi en temps réel pour protéger nos concitoyens et mieux gérer les conséquences du changement climatique est clé. Le positionnement aussi, Galileo de seconde génération et la génération suivante de technologies de positionnement sont à cet égard essentiels. Troisièmement, la communication. Nous croyons en la capacité de l'Europe à y bâtir des champions mondiaux aux racines européennes. Nous avons lancé avec succès IRIS2, qui offrira à l'Europe des télécommunications sécurisées. C'est une excellente nouvelle et je salue ici tous les acteurs. Ils sont présents avec nous, SES, Eutelsat, Hispasat, Airbus, Thales, Aerospacelab, Arianespace et tous ceux qui s'agrégeront autour de cette aventure. Mais nous devons désormais aller plus loin.
Dans dix ans, je veux que les Européens disposent directement sur leur appareil et depuis l'espace d'une qualité de connexion comparable à la 5G partout. Et c'est possible. Cela pourra aller jusqu'au centre de données en orbite. Si cette technologie devient maîtrisée, accessible à un coût raisonnable, ce marché sera immense et l'Europe doit figurer dans cette course pour des raisons de souveraineté et d'opportunités économiques. Nous devons à cet égard lancer une alliance européenne du direct-to-device. Cette bataille est fondamentale.
Demain, lorsqu'un citoyen traversera une zone blanche, lorsqu'un marin sera au large, lorsque les réseaux terrestres tomberont après une catastrophe, le téléphone pourra rester connecté grâce à l'espace. C'est une nouvelle infrastructure essentielle. Pour cela, l'Europe possède toutes les briques nécessaires. Les opérateurs télécoms, les fabricants et opérateurs de satellites, les constellations et les technologies. Il faut désormais une équipe commune, une volonté commune, des investissements communs. J'appelle donc tous les opérateurs télécoms, les opérateurs de constellations et les industriels à constituer, sans attendre, une alliance européenne du direct-to-device capable de fournir d'ici 2030 une offre conforme aux exigences de qualité internationale. Ce n'est pas une forteresse, nous resterons ouverts aux partenariats internationaux. Les Européens doivent s'engager, s'organiser et rester ouverts à tous nos partenaires qui sont ici présents, sur le continent africain, sur le continent asiatique, nos partenaires américains, asiatiques lorsqu'ils veulent justement ce partenariat ouvert.
Enfin, une place de marché européenne des capacités spatiales duales est nécessaire. Il nous faut maintenant passer d'un archipel de réussite à un véritable marché européen. C'est tout le sens de la place de marché pour les capacités spatiales duales que nous lançons à l'occasion de ce sommet, ouverte à nos partenaires européens comme à l'OTAN, qui vise à décloisonner l'accès aux données, aux produits et aux services spatiaux. Surveillance de l'espace, surveillance maritime et terrestre, feu de forêt, inondations. Je souhaite que, dès 2027, cette place de marché ait référencé une cinquantaine d'entreprises françaises et européennes.
Mais cette ambition exige, nous le savons, des réformes fortes de notre modèle européen, en étant compétitifs pour produire en Europe. Être compétitifs, ça veut dire en finir avec nos règles trop rigides de retour géographique, qui donnent à nos industriels des contraintes intenables. Ça veut dire garantir des volumes et, en même temps, lancer des compétitions où la finalité est claire et les flexibilités sont données. Non pas garantir des projets dès le début, en acceptant de payer trop longtemps des projets qui ne deviennent pas compétitifs, mais définir des objectifs clairs et permettre que le meilleur gagne, y compris des acteurs nouveaux qui émergent lorsqu'ils savent être compétitifs.
Deuxièmement, c'est en poussant la consolidation. À cet égard, les rapprochements industriels engagés entre les grands acteurs européens du satellite vont dans le bon sens, je dirais même davantage, ils sont essentiels. En assumant pleinement enfin la préférence européenne, ce n'est ni un gros mot ni du protectionnisme, c'est un refus de naïveté. Pour renforcer l'écosystème industriel, nous devons lui dédier tout le marché institutionnel européen, sans exception, et flécher la commande publique vers nos acteurs. Ceci n'interdit pas, au contraire, tous les partenariats que j'évoquais. Mais quelle grande puissance aujourd'hui réserve son argent public à d'autres qu'à elle-même ? Quelles sont les entreprises européennes qui ont pu avoir accès à un marché public et des financements publics américains ou chinois ? No offence, mais c'est une réalité. Serions-nous les seuls qui mettrions sur la table l'argent de nos contribuables pour financer des projets qui ne sont pas avant tout ceux de nos acteurs ? Ce qui n'empêche pas ensuite de nouer des partenariats, parce que nous sommes devenus forts, avec des partenaires du Golfe, de l'Afrique, de l'Asie, du continent américain. Cette préférence européenne est clé.
En consacrant enfin un budget spatial européen à hauteur de nos ambitions, la France sera aux côtés de la Commission pour défendre l'importance du cadre financier pluriannuel ambitieux tel qu'il a été proposé. Au-delà de cela, nous appelons évidemment tous les investisseurs privés à nous rejoindre et à s'engager dans cette aventure. Et puis l'Europe, enfin, doit voler avec ses propres équipages. Le partenariat qui a été signé hier avec Vast est une formidable aventure. Une entreprise américaine va permettre à nos astronautes grecs, tchèques, français, Thomas Pesquet étant le commandant en chef de cette aventure, et je l'espère un quatrième européen, d'avoir une mission dans quelques mois dans l'espace. Nous en avons déjà une autre, Antoine est là aussi pour porter cette ambition, qui partira. Et nous voulons continuer justement ces partenariats.
Mais nous voulons que l'Europe affirme son ambition au-delà de ses équipages, de nos astronautes, de ses aventures. Nous voulons que l'Europe affirme son ambition sur les vols habités. Cette aventure est clé. Notre histoire commune est celle d'explorateurs. C'est celle qui fait l'unité et la singularité de l'Europe dans cette aventure. Nous explorons ensemble en Européens, en habitants de la Terre. Et je veux voir dans deux ans la première capsule cargo européenne, Nyx, s'amarrer à la Station spatiale internationale. Dans cinq ans, le premier atterrisseur lunaire européen, Argonaut, se poser à la surface de la Lune. Dans dix ans, la première capsule européenne habitée, décoller de Kourou avec à son bord des astronautes européens et d'autres nations, à l'image de la coopération qui anime la Station spatiale internationale.
Je sais combien plusieurs d'entre vous ici de The Exploration Company, aventuriers, en passant par beaucoup d'autres, portent ce rêve, mais sont déjà en train d'en construire chaque étape. Nous devons avoir cette ambition. C'est celle qui nous permet d'être là aujourd'hui et qui a nourri l'aventure européenne des dernières décennies. C'est aussi pour cela qu'il faut moderniser le Centre spatial Guyanais, port spatial de l'Europe, en un lieu plus agile, ouvert aux petits lanceurs comme aux grandes ambitions et à tous nos partenaires étrangers.
Mais rien de ce que je viens de proposer pour l'Europe ne se fera contre le reste du monde, ni même à côté de lui. Et c'est précisément ce que nous voulons faire ensemble par ce sommet et tous vos travaux. Bâtir des partenariats nouveaux avec tous les acteurs ici présents, que je remercie une fois encore de leur présence, parce que nous avons besoin de ces partenariats avec vos pays, pour que le spatial continue d'être une terre de recherche scientifique indispensable, pour que le spatial continue d'innover, d'avoir des acteurs économiques pertinents, pour que le spatial continue d'être une terre de coopération et de régulation internationale, et pour qu'en matière de défense, nous ayons des partenariats pertinents qui seuls permettent de bâtir la paix.
L'espace doit continuer d'inspirer les nouvelles générations et rien de tout cela n'aura de sens si nous ne donnons pas envie à la génération qui vient de prendre le relais. Les spationautes, les astronautes du monde entier nourrissent depuis longtemps les rêves des enfants de tous âges. J'évoquais Thomas, je pourrais parler de Claudie Haigneré, que je vois là aussi à nos côtés, ou évidemment Sophie Adenot, dont le parcours inspire aujourd'hui tant de jeunes filles en France et en Europe.
Mais derrière chaque astronaute, il y a des centaines de chercheurs, d'ingénieurs, de techniciens qui rendent ces trajectoires possibles. Et nous avons besoin de ces jeunes, de jeunes femmes en particulier, qui choisissent ce chemin. Et ce sommet est aussi une invitation à s'engager dans cette vocation, dans ces métiers.
Nous avons donc, vous l'avez compris, une responsabilité à écrire ensemble. Le spatial est le fruit d'une histoire très récente. Moins de 70 ans nous séparent des premiers satellites en orbite. Nous ne sommes donc qu'aux prémices d'une grande aventure collective. Alors, dans dix ans, je veux que l'on dise que l'Europe spatiale a tenu parole, que cette Europe spatiale a su bâtir des partenariats nouveaux avec l'Asie centrale, avec l'Afrique, avec l'Asie du Sud-Est, avec l'Amérique. Et que, grâce à cela, elle a tenu parole, elle a aidé à construire de nouvelles aventures pour comprendre, connaître, créer de la richesse et contribuer à bâtir la paix. Vive l'espace et je vous remercie infiniment pour votre attention et pour ce sommet spatial. Merci à tous.

> Le Sommet international sur l’espace, c’est plus de 90 pays rassemblés à Paris, plus de 50 projets et plus de 20 milliards d’euros d’engagements. Continuons à viser haut !

> À l’occasion du Sommet international sur l’espace à Paris, Amazon Leo renouvelle sa confiance à Arianespace avec 6 lancements supplémentaires, 24 au total. Cela montre l’excellence française et européenne dans l’accès à l’espace. Continuons à viser haut.

> Troisième envol pour Thomas Pesquet qui prendra le commandement de la mission PAM-6 de Vast vers l’ISS ! Cette mission comprendra également des astronautes grec et tchèque. Une opportunité stratégique qui fait rayonner l’Europe et la France dans l’espace, et rappelle notre ambition : rester aux avant-postes de la conquête spatiale.

> [Déclaration conjointe du Président de la république française, du Premier ministre britannique et du Premier ministre canadien sur la solution à deux États] La solution à deux États au conflit israélo-palestinien est essentielle pour la paix, la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient et au-delà. Il s’agit d’un intérêt national fondamental pour le Royaume-Uni, la France et le Canada que de protéger et de garantir cette issue
 L’expansion systématique des colonies en Cisjordanie, y compris la dernière décision du Gouvernement d’Israël de faire avancer la colonie E1, ainsi que la hausse considérable de la violence des colons, représentent une menace directe et urgente pour cette vision de paix.
Il y a un an, nous avons reconnu l’État de Palestine. Le moment est venu de prendre des mesures supplémentaires pour honorer notre engagement à protéger la solution à deux États, nos intérêts et pour défendre nos valeurs, avant qu’il ne soit trop tard.
Les colonies sont illégales au regard du droit international. Le Royaume-Uni, la France et le Canada prendront par conséquent des mesures pour interdire l’importation de produits en provenance des colonies et appliquer des sanctions ciblées contre les colonies et contre ceux qui les facilitent ou en tirent profit.
En agissant ainsi de manière coordonnée, nous réaffirmons notre volonté de maintenir un partenariat étroit et productif avec Israël, notre soutien indéfectible au peuple israélien et notre engagement inébranlable pour la sécurité d’Israël. Nous soutenons un Israël sûr et en sécurité, vivant aux côtés d’une Palestine sûre et en sécurité.
Ce jour marque un nouveau tournant dans notre approche pour protéger la solution à deux États. Nous co-présiderons une réunion à l’Assemblée générale des Nations Unies ce mois-ci pour faire avancer nos efforts et rechercher la paix.

 

► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> Dans ma lettre aux entrepreneurs de France, j’annonce la création du pacte Papin pour faciliter la reprise et la transmission de nos entreprises.
- Suramortissement des investissements productifs lors d’une reprise, renforcé pour les TPE.
- Et lorsqu’une entreprise est reprise par ses salariés : droits d’enregistrement abaissés, abattement du cédant doublé de 500 000 € à 1 M€, paiement de l’impôt étalé en cas de crédit-vendeur.
Le pacte Dutreil facilite la transmission familiale. Il est préservé. Le pacte Papin doit permettre de transmettre l’entreprise à celles et ceux qui la font vivre chaque jour, mais aussi à tous les repreneurs d’investir dès la reprise. Une idée simple : mieux associer le capital et le travail, et éviter qu’une entreprise viable disparaisse faute de repreneur.

> À Oslo aujourd’hui, pour rendre hommage au roi Harald V et représenter la France lors de ses funérailles. La Norvège perd un souverain qui l’a servie pendant plus de trente ans avec fidélité, dignité et un profond sens du devoir. La France perd aussi un ami, qui aura beaucoup fait pour rapprocher nos deux pays. Au roi Haakon VIII, à la famille royale et au peuple norvégien, les condoléances de la France.

 

► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)

> À la Brigade de protection des mineurs de la direction de la police judiciaire de la Préfecture de police, j’ai rencontré cet après-midi la centaine de policiers qui s’engage quotidiennement contre les violences et abus dont les enfants peuvent être les victimes. Violences et agressions sexuelles, prédation sexuelle sur Internet, proxénétisme des mineurs : face à un portefeuille de masse, particulièrement grave et sensible, ces enquêteurs accomplissent un travail difficile mais essentiel. À tous les policiers de la BPM, comme à ceux des commissariats, impliqués dans la protection des plus vulnérables et la recherche d’auteurs de crimes abjects, je veux redire mon plein soutien et ma confiance.

> J’ai décidé de faire procéder à un contrôle de la police municipale de Carcassonne par l’inspection générale de l’administration. J’en ai bien sûr informé le maire. Les propos à caractère racistes, homophobes et misogynes par des policiers municipaux de Carcassonne, dévoilés dans une vidéo aujourd’hui, sont indignes de l’uniforme de la police municipale et des valeurs de la République.

> Je déplore que l’organisateur ait pris la décision d’annuler le concert de Barbara Butch à Amiens, alors même que des contacts avec les services de l’Etat ont été pris localement pour envisager l’ensemble des mesures de protection et de sécurité à mettre en place, pour que l’artiste puisse se produire sans incident et dans les meilleures conditions possibles. Conformément à mes instructions permanentes aux préfets, toutes les garanties de sécurité avaient été apportées de ce point de vue. La défense de la liberté d’expression ne doit souffrir d’aucun renoncement.

 

Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> L'essor des services spatiaux transforme les relations entre nos armées et les entreprises. Nous devons mieux agréger les besoins militaires et civils pour donner de la visibilité à nos industriels, pour accélérer l'accès aux solutions utiles.

> Nous devons mieux agréger les besoins militaires et civils pour donner de la visibilité à nos industriels, pour accélérer l'accès aux solutions utiles.

> En 2026, nous constatons aussi que la guerre est revenue sur le continent européen, qu'elle a changé de visage, que l'espace y occupe une place décisive.

> À l’occasion du Sommet spatial international, j’ai ouvert hier aux Invalides le tout premier Forum européen du spatial de défense. Une initiative inédite qui a réuni 123 représentants de 30 nations européennes, notamment les commandants pour l’Espace et directeurs politiques de défense. Un objectif : renforcer notre compréhension commune des enjeux de défense, faciliter la coopération militaire spatiale entre États européens et identifier de nouvelles coopérations capacitaires. L’Europe du spatial de défense devient une réalité stratégique et opérationnelle.

> Notre capacité à détecter, caractériser, guider, renseigner repose effectivement sur l'ensemble de ces moyens. Et la guerre en Ukraine nous le rappelle : la maîtrise de l'espace pèse sur le rapport de force au sol.

> En juillet dernier, au Centre spatial guyanais, j’ai tenu à aller au plus près de celles et ceux qui assurent sa protection. Militaires, gendarmes, sapeurs-pompiers : échanger avec eux, voir leur préparation et mesurer leur engagement, c’est comprendre ce qui se joue derrière chaque lancement. Protéger ce site stratégique, c’est défendre notre souveraineté et notre accès autonome à l’espace, devenu aussi un espace de compétition et de conflictualité.

> L'autonomie stratégique doit se concrétiser dans chaque action que nous menons. Apprécier une situation par nous-mêmes, comprendre par nous-mêmes, décider par nous-mêmes, agir par nous-mêmes, cela suppose bien sûr une dissuasion crédible, des forces entraînées, des stocks suffisants, des services de renseignement performants, une industrie capable de soutenir un engagement prolongé.

> Le réarmement a un coût. Mais l’impuissance en aurait un bien plus grand.

> Face au terrorisme et aux trafics qui menacent le nord du Mozambique, la coopération de Défense entre la France et le Mozambique continue à se renforcer. J’ai reçu ce matin à l’Hôtel de Brienne le ministre de la défense du Mozambique, Cristóvão Artur Chum, qui représentait son pays au sommet spatial international. Nos échanges ont porté sur le renforcement de notre partenariat militaire, pour contribuer ensemble à la sécurité et à la stabilité dans la région du canal du Mozambique.

 

Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> La France va mettre fin au commerce avec les colonies israéliennes situées dans les Territoires palestiniens occupés, avec onze autres pays qui ont pris des engagements du même ordre. Pourquoi ? Parce que la Cisjordanie est au bord de l'explosion : expansion effrénée de la colonisation en violation du droit international, flambée des violences commises par les colons extrémistes à l’encontre des Palestiniens, actes de terreur dénoncés par les autorités israéliennes elles-mêmes. Cette situation délétère porte une atteinte grave à la dignité du peuple palestinien. Elle hypothèque la sécurité d’Israël à laquelle la France est indéfectiblement attachée. Elle compromet la solution à deux États, seule alternative à l’état de guerre permanent. Aucune paix durable n’est possible au Moyen-Orient sans que la sécurité d’Israël soit strictement garantie. L’attaque terroriste du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas, pire massacre antisémite depuis la Shoah, au cours duquel plus de cinquante de nos compatriotes ont perdu la vie, est une blessure immense, indélébile, qu’il est interdit de minimiser ou de relativiser. Les autorités israéliennes doivent impérativement mettre fin à la colonisation illégale et aux violences intolérables qui l’accompagnent. La France ne saurait, par son commerce, soutenir une situation qui menace la sécurité des Israéliens comme des Palestiniens ainsi que la paix et la stabilité dans la région. L’Europe doit se tenir à la même exigence.

 

Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> A la Sorbonne, j’ai rappelé une conviction forte. Il n’est plus question de savoir si l’intelligence artificielle va transformer la santé. Elle le fait déjà. Diagnostic, dépistage, recherche, suivi des patients, temps médical… Les possibilités sont immenses. Notre responsabilité est de créer les conditions pour que ces progrès bénéficient rapidement à tous. La France a tous les atouts pour devenir l’un des leaders de l’IA en santé en Europe et dans le monde. Nous devons pour cela accélérer et mieux coordonner notre action. C’est tout le sens de la création de la DGRINES, qui réunira au sein d’une même direction les forces dédiées à la recherche clinique, à l’innovation et au numérique en santé. Avec nos chercheurs, nos soignants, nos industriels et nos startups, nous voulons continuer à faire de la France une terre d’innovation.

> J’ai échangé aujourd’hui avec le Pr Jean-François Delfraissy, président du CCNE, à l’occasion de la remise des premiers travaux issus des États généraux de la bioéthique. Depuis janvier, citoyens, experts et acteurs de terrain débattent partout en France des grandes évolutions qui interrogent notre rapport à la santé et au progrès, qu’il s’agisse de génétique, de procréation, d’intelligence artificielle en santé, de greffes, de prévention ou encore de santé et d’environnement. Ces échanges font émerger des attentes fortes autour de progrès scientifiques utiles et accessibles à tous, d’un meilleur accompagnement des patients et d’une prévention renforcée, tout en garantissant un cadre éthique protecteur. Ces travaux nourriront l’avis du CCNE attendu en novembre et seront précieux pour préparer la prochaine révision de la loi de bioéthique.

 

Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations)
> Depuis hier soir, je lis tout et surtout n’importe quoi sur les propos que j’ai tenus concernant la théorie dite du « grand remplacement ». Ma position est claire. Mes propos sont publics. Il suffit de les écouter.
Voilà ce que j’ai dit : c’est une théorie que je «combats». Elle est «fausse», «mensongère», «dangereuse», elle cherche à créer «un terreau de peur» dans notre pays, elle «attise le racisme». Et je continuerai à la combattre. Mais combattre une théorie politique ne signifie pas censurer ceux qui la défendent. Je ne plierai ni aux injonctions de l'extrême droite, ni à celles de l'extrême gauche. Ce duel est mortifère. Cessons de le provoquer !

> Ce n'est pas la transparence le problème, c'est l'arbitraire. Les inégalités de salaires entre femmes et hommes, c'est moins de pouvoir d'achat, moins de patrimoine, moins de droits à la retraite pour les femmes. C'est une injustice insupportable et une erreur économique. Nous avons beaucoup progressé ces 10 dernières années. Nous continuons avec la loi sur la transparence salariale aujourd’hui.

> Quand les mêmes faits se répètent, l’excuse de la « brebis galeuse isolée » ne tient pas. Soit le RN ne sait pas qui sont ses membres et ses proches et c’est de l’incompétence. Soit il le sait et s'en accommode tant que les médias ne le relèvent pas. Et c'est un choix politique.

> Mon projet de loi est né de réalités que personne ne peut nier : l'explosion de l'antisémitisme post 7 octobre et la libération de la parole raciste. Et les paroles précèdent toujours les actes.

> La déprogrammation de Barbara Butch à Amiens est un acte de lâcheté. Une capitulation. Et ça ne peut pas, ça ne doit pas rester sans conséquence.

> En France, l'argent n'achète pas tout. Et certainement pas le droit d'effacer les femmes de l'espace public ! Ce qui s'est passé au sein de la Tour Eiffel est inacceptable et appelle à des sanctions exemplaires.

> Des écarts de rémunération, c'est moins de pouvoir d'achat aujourd'hui, moins de patrimoine tout au long de la vie, moins de retraite en fin de carrière. Personne ne devrait redouter l'égalité salariale et la transparence salariale. Ce qu'il faut combattre, c'est l'injustice des inégalités et l'arbitraire. C'est exactement ce que nous ferons avec la loi transparence salariale.

> Un policier municipal, un homme qui porte l'uniforme de la République a tenu des propos racistes. C'est insupportable. On assiste à une libération de la parole raciste, à une explosion de l'antisémitisme. Trop de Français en viennent à douter de leur avenir en France. Comment l'accepter ? La campagne présidentielle ne peut pas créer une atmosphère irrespirable où les Français seraient constamment renvoyés à leur origine, leur couleur de peau, leur religion. C'est le risque d'un duel RN – LFI

> 101 femmes.
101 cheffes d’entreprise.101 lauréates. Depuis 3 ans, chaque année une nouvelle promotion se distingue. L’égalité n’est pas une concession. C’est un combat, un choix, une conviction, une condition de notre souveraineté ! Mesdames, prenez la place, toute la place !

 

Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> « On ne fait pas des économies en cassant ce qui fonctionne. » Avec le Premier ministre, nous prenons un engagement fort : le budget de l'apprentissage sera sanctuarisé en 2027. Pour les entreprises, pour les CFA et pour l’avenir de nos jeunes !

> L'enquête PISA vient poser un diagnostic sans appel : partout dans le monde, plus les élèves passent de temps sur leur téléphone, plus leurs résultats scolaires chutent. Ce constat doit nous pousser à agir, pas seulement à le déplorer. L'École doit redevenir un espace protégé, où le téléphone n'a plus sa place et où les réseaux sociaux n'interfèrent plus avec les apprentissages. Et les familles ont aussi un rôle à jouer. Or, les résultats PISA montrent que leur implication recule nettement. Ce temps passé avec ses enfants, pour relire une leçon, discuter de leur journée, est précieux. Protéger la concentration de nos enfants, c'est un travail d'équipe entre l'École et la famille.

> Depuis 2017 sous l’impulsion du Président de la République, nous sommes passés de 250 000 à près d’un million d’apprentis. Pour l’apprentissage, nous choisissons la stabilité : les moyens de l’État seront maintenus en 2027. Ces arbitrages seront inscrits dans le projet de budget et soumis au Parlement. J’appelle à un engagement des entreprises : investissez dans notre jeunesse, faites leur confiance !

 

Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition écologique)
> Protéger la santé de nos enfants en éliminant les plastique inutiles dans les cantines, comme le prévoit la loi AGEC. À Villeneuve-la-Garenne pour l'inauguration de l'unité de lavage du SEMELOG. L’écologie réussit quand elle est une industrie.

> Lancement ce matin du groupe de travail « Risques naturels et sécheresse » pour accélérer l’adaptation au changement climatique afin de renforcer d’ici octobre la prévention, la protection face aux feux et l’aide aux communes.

> Dire que rien n’a été fait face au changement climatique est faux : sous la présidence d’Emmanuel Macron, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé plus vite en 9 ans qu’au cours des trois décennies précédentes, le budget de l’écologie a doublé et les dépenses d’adaptation ont cru de 50%.

> Pour financer la transition écologique, la France a impérativement besoin d'un budget et de stabilité. Les Français, tout comme les collectivités territoriales et les entreprises ont besoin de visibilité pour agir.

 

Eléonore Caroit (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> Il est faux de dire que la montée des prix des carburants profite à l'Etat. Cette crise coûte à l'Etat comme elle coûte aux Français. Et l'Etat soutien les plus vulnérables pour amortir les effets de la crise.

> La France, avec onze autres pays, met fin au commerce avec les colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés. La colonisation en Cisjordanie viole le droit international. La France ne soutiendra pas cette situation illégale, qui met en péril toute perspective d’une paix durable, pour les Palestiniens comme les Israéliens. La solution à deux États exige des actes concrets. Nous agissons.

> Il y a 130 ans, le cinéma naissait en France. Aujourd’hui, les plateformes et l’IA bouleversent notre rapport aux images. Face à ces transformations, nous devons agir ensemble. C’est tout le sens du Sommet Lumière co-présidé par le Président Macron et par son homologue sud-coréen, auquel j’ai participé. (…)
Notre ambition est claire : permettre à des œuvres de tous horizons et dans toutes les langues d’être créées, financées et diffusées. La diversité culturelle n’est pas un frein à notre compétitivité. Elle en est un moteur.

 

● Autres ministres
Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)

> Aujourd’hui, j’ai présenté en Conseil des ministres le projet de loi qui transpose la directive européenne sur l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes, portée sous présidence française de l’Union européenne. Ce texte est une formidable opportunité de renforcer la lutte contre les discriminations salariales et de moderniser nos politiques de rémunération. Notre objectif est clair : mieux identifier les écarts de salaire injustifiés pour mieux les corriger. Depuis ma nomination, j’ai fait de la cause des femmes au travail une priorité de mon engagement. Nous avons déjà agi concrètement pour améliorer leurs pensions de retraite et mieux protéger leur santé et leur sécurité au travail. Avec ce texte, nous franchissons une nouvelle étape essentielle vers l’égalité professionnelle.

> Face à l’intensification des vagues de chaleur, nous avons tout à gagner à partager nos expériences. Avec les partenaires sociaux, je me suis rendu en Espagne pour échanger avec mon homologue et voir, sur le terrain, comment les entreprises se sont adaptées à des températures extrêmes afin de protéger la santé et la sécurité des travailleurs. Horaires aménagés, journées continues, organisation des chantiers : l’Espagne a développé des solutions concrètes, largement construites par le dialogue social, tout en permettant la poursuite de l’activité. Ce voyage d’études va désormais nourrir le travail engagé avec les partenaires sociaux pour construire des réponses adaptées à nos métiers et à nos territoires, et être prêts dès l’été prochain.

 

Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> Choc numérique au ministère de la Justice. J’ai réuni cet après-midi les premiers présidents et les procureurs généraux pour faire le point sur la transformation numérique essentielle du ministère de la Justice. Le numérique est un levier indispensable : il influence directement le fonctionnement quotidien de nos tribunaux, les conditions de travail des magistrats et des greffiers et donc la qualité et la rapidité du service public de la Justice. La première priorité, c’est le zéro papier pénal. Nous voulons simplifier les procédures, réduire les manipulations inutiles et fiabiliser la circulation de l’information. Plus de 2 000 vacataires ont ainsi été recrutés pour une première phase de numérisation de l’ensemble des documents des juridictions, jusqu'à décembre 2026. Par ailleurs, nous avons signé un contrat avec Mistral AI, entreprise française, pour développer d'ici à mars 2027 des outils utiles au zéro papier pénal, notamment en matière de reconnaissance de caractères. Nous renforçons parallèlement nos capacités de calcul souveraines auprès d’Outscale. Pour la Justice, la souveraineté numérique est une exigence : elle garantit la sécurité, la confidentialité et la maîtrise des données. Nous avons également la volonté d’enrichir Mon Assistant Civil et Mon Assistant Pénal afin d’aider à la synthèse des dossiers, au pré-remplissage de trames de jugement ou encore à la préparation de courriers. Ces nouvelles fonctionnalités seront déployées à partir du premier trimestre 2027. L’objectif n’est évidemment pas de remplacer l’intelligence humaine, mais de libérer, sur le terrain, du temps aux magistrats et aux greffiers. Enfin, nous devons rendre nos outils plus simples et mieux articulés. C’est notamment le cas pour Cassiopée, qui va devenir progressivement un véritable coffre-fort de données permettant une circulation rapide des informations entre les différents logiciels. Nous accélérons déjà sur son interconnexion avec les différents applicatifs ministériels, voire avec des applicatifs d'autres ministères, afin d'alléger la charge de travail qui pèse sur l'ensemble de la chaîne judiciaire, en particulier les bureaux d'ordre : absence de ressaisie de données, actualisation automatique de données, absence d'envois de courriers physiques, etc. Une ambition semblable sera portée au civil, notamment avec le développement de la signature électronique, d'ici novembre 2026, et de la gestion électronique des documents, phasée tout au long de l'année 2027. Notre objectif est clair : une Justice mieux équipée, plus simple dans son fonctionnement, plus rapide et plus fiable, au service des Français.

 

Serge Papin (ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat)
> Je veux permettre à tout le monde de devenir chef d'entreprise. 500 000 dirigeants vont partir à la retraite d'ici 10 ans. J'y vois une opportunité immense pour une nouvelle génération d'entrepreneurs. J'ai repris mon premier magasin à 26 ans. Je sais ce que représente ce cap. C'est pour ça qu'avec le Premier ministre, nous avons décidé de faciliter ces reprises dans le prochain budget. En particulier pour les salariés, ceux qui connaissent déjà l'entreprise de l'intérieur.
- Une forte baisse des impôts quand un salarié rachète son entreprise.
- Un avantage fiscal doublé pour le patron qui part à la retraite et vend à ses salariés.
- Un accompagnement à l'investissement juste après la reprise, pour repartir du bon pied.
Mon objectif est simple : que celui qui fait tourner l'entreprise au quotidien puisse, un jour, en devenir propriétaire.

> 370 000 entreprises à reprendre d'ici 2030. C'est un défi immense et une opportunité magnifique pour des milliers de futurs entrepreneurs. Permettre à tous de pouvoir entreprendre, c'est une façon de conjuguer capital et travail. Comme annoncé par le Premier ministre, dans ce prochain budget, nous défendrons un nouveau pacte pour donner envie à une prochaine génération d'entreprendre. L'objectif est simple : faciliter ces reprises, en particulier pour les salariés. C'est un combat qui nous tient à cœur, car il correspond à nos convictions et à mon expérience de salarié puis de chef d'entreprises. J'ai moi-même repris mon premier magasin à 26 ans. Nous avons une ambition : rendre l’entrepreneuriat accessible et permettre à ceux qui créent la valeur de participer également à la propriété et à l’avenir de l’entreprise.

 

Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire)
> La souffrance et l’inquiétude des agriculteurs sont réelles. C’est tout l’enjeu de ce plan d’urgence et du travail de long terme que je mène notamment dans le cadre des contrats d’avenir de la souveraineté alimentaire.

> Je veux être très claire : il n’y a pas d’argent « recyclé » dans le plan d’aide pour les agriculteurs. Ce sont 1,3 milliard d’euros nouveaux qui viendront dans les comptes des exploitations, notamment les plus fragiles.

 

Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Avec les questionnaires sur les violences sexuelles que les élèves pourront remplir dès novembre prochain, nous créons un espace pour recueillir leur parole. La réponse apportée dépendra de chaque situation : • Lorsqu’un professeur saura qu’un élève de sa classe est victime, sans connaître son identité, des professionnels pourront intervenir pour favoriser la libération de la parole. • Si un élève décide de laisser son nom sur le questionnaire, il sera reçu par un adulte de confiance.

> Face aux vagues de forte chaleur qui ont touché nos bâtiments scolaires partout en France, les mesures prises se déploient :
Depuis cet été, 50 000 équipements ont déjà été installés dans les écoles et établissements scolaires, grâce au plan d'urgence mis en place avec EDF. Ce dispositif reste ouvert à toutes les écoles qui en ont besoin jusqu’à la fin du mois de septembre.
2 500 écoles ont été identifiées comme les plus exposées à la chaleur. Il faut désormais que les collectivités territoriales engagent les travaux nécessaires, avec le soutien financer de l’État.

> Pour lutter contre l’envahissement des écrans, il faut envahir la vie de nos enfants de livres. Lire, c’est enrichir son vocabulaire, mieux comprendre, mieux apprendre. C’est résorber les lacunes en compréhension écrite mises en avant dans PISA. C’est pourquoi, avant les périodes de vacances, nous proposerons aux parents des listes de lecture adaptées à chaque niveau.

> Deux bonnes nouvelles, récentes, sur l’attractivité du métier de professeur :
- Les candidats aux concours de professeurs sont plus nombreux, et la nouvelle licence « professorat des écoles » était l’une des plus demandées sur Parcoursup l’année dernière.
- Le nombre de démissions d’enseignants recule : en deux ans, elles ont baissé de 25 %.

> La réussite scolaire se poursuit aussi à la maison. L’implication des parents est essentielle. Or, les résultats PISA montrent qu’elle recule nettement. Il ne s'agit pas de culpabiliser les parents, mais de faire en sorte que chacun devienne un levier de progression et de réussite de nos élèves. C'est pour cette raison que j'insiste tant sur la relation entre l'École et les familles. « Qu’as-tu appris à l’école aujourd’hui ? » : une question simple qui ouvre le dialogue et aide chacun à accompagner son enfant. Les enfants dont les parents posent cette question fréquemment ont des résultats qui équivalent à une année de plus.

> Les résultats de PISA révèlent une rupture éducative majeure et universelle : la consommation de réseaux sociaux pèse directement sur les résultats scolaires des élèves. Cette destruction intellectuelle produit déjà des effets très concrets : baisse de la concentration, fragmentation de l’attention, chute de la lecture. Cela ne constitue pas une excuse pour les difficultés de notre propre système éducatif, mais c'est une caractéristique mondiale, massive, que nous ne pouvons pas ignorer.

> Une professeure a été menacée de manière inadmissible. Je lui apporte tout mon soutien, ainsi qu'à ses collègues, aux élèves et à leurs familles. Les faits rapportés sont d’une extrême gravité. Une plainte a été déposée et la protection fonctionnelle lui a été accordée. En parallèle de l’action judiciaire en cours, cette situation donnera lieu à l’une des premières applications du décret publié cet été pour protéger les personnels face aux menaces et aux violences de parents d’élèves. Aucun professeur ne doit avoir peur d’exercer son métier. S’en prendre à l’un d’entre eux, c’est s’en prendre à l’institution tout entière.

 

Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> Nous sommes entrés dans une nouvelle ère spatiale. À nous d’en faire une promesse positive pour l’humanité. Aujourd’hui, sous la coupole du Grand Palais, j’ouvre le Sommet international sur l’espace. L’espace est au cœur de nos vies, de notre science et de notre souveraineté. L’Europe doit rester dans la course et préserver son autonomie stratégique. Mais l’espace ne doit pas devenir un nouveau Far West. Coopération, règles communes, science et innovation doivent guider cette nouvelle ère. Levons les yeux et mettons-nous au travail.

 

Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Depuis quatre ans et demi et le début de l’agression [de Poutine], le constat reste le même : les Russes poursuivent leur escalade meurtrière contre les civils ukrainiens. Ils avaient déjà tenté de s'en prendre à la vie du président Zelensky dès les premiers jours de l'invasion.
Aujourd'hui, nous constatons la multiplication des attaques hybrides contre nos démocraties européennes : incursions de drones, cyberattaques, ingérences dans notre espace informationnel et tentatives d'assassinat de dirigeants d'entreprises, comme celle visant le PDG de l'entreprise de défense allemande Rheinmetall. C'est une nouvelle réalité à laquelle nous devons être préparés. La première ligne de défense de la sécurité européenne, c’est l’Ukraine, et nous devons poursuivre notre soutien car il s'agit directement de nos intérêts de sécurité.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Toute éventuelle reprise du dialogue doit être saluée et accompagnée. Nous avions d'ailleurs des représentants français à Kiev aux côtés des Américains et du président Zelensky. Je me rendrai moi-même en Ukraine ce week-end pour rencontrer les dirigeants ukrainiens et faire le point sur nos soutiens économique, humanitaire et militaire. 
Mais le constat est clair : celui qui tourne le dos à la diplomatie depuis quatre ans et demi, c'est le président russe. Il continue d'imposer des exigences maximalistes et inacceptables, comme la revendication de territoires que l'armée russe n'a même pas conquis sur le plan militaire. Accepter cela constituerait un précédent catastrophique dans les relations internationales. 
La Russie a intensifié son escalade meurtrière cet été. Cet été a été le plus meurtrier pour les civils ukrainiens depuis le début de la guerre, avec des attaques de drones et de missiles balistiques régulièrement sur les villes comme Kiev. La seule manière de mettre fin à cette guerre est d'accroître la pression économique sur le régime de Vladimir Poutine.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Les sanctions fonctionnent. Même si la Russie a réorienté son économie vers l'effort de guerre, les sanctions ont un impact réel sur ses importations et ses capacités industrielles. Surtout, les Européens ont repris l'initiative pour soutenir l'armée ukrainienne. Souvenons-nous des prédictions d'il y a un an et demi lors de la rencontre entre Donald Trump, J. D. Vance et Volodymyr Zelensky au Bureau ovale : on nous expliquait alors que l'Ukraine allait capituler et que les grands de ce monde négocieraient sur le dos de l’Europe. 

Or, les Européens sont devenus les premiers soutiens de l'Ukraine, notamment grâce au prêt de 90 milliards d'euros validé par le Conseil européen. La France et le Royaume-Uni ont également structuré la coalition des volontaires et la coalition antibalistique pour renforcer les défenses antiaériennes ukrainiennes. 
Et grâce à leurs innovations, notamment dans les drones et les frappes en profondeur, les Ukrainiens reprennent du terrain. La société russe commence d'ailleurs à ressentir le coût de cette guerre, entre l'augmentation des prix de l'énergie et les atteintes aux capacités de raffinage. Un mécontentement s'exprime désormais ouvertement au sein de la population russe. C'est une épreuve de résilience et de ténacité qui sera longue.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Ce sont nos propres intérêts de sécurité qui sont directement en jeu. Tout en soutenant l'Ukraine avec nos alliés, nous avons doublé le budget de nos armées grâce à la loi de programmation militaire voulue par Emmanuel Macron. 
Nous accélérons sa mise en œuvre parce que nous entrons dans un monde plus dangereux et plus conflictuel. Pendant plusieurs années, de nombreuses démocraties européennes se sont reposées sur la garantie de sécurité américaine. La France a toujours préservé son autonomie stratégique et son indépendance depuis le général de Gaulle, mais les dividendes de la paix appartiennent désormais au passé. 
Les États-Unis tournent le dos à l’Europe et se tournent progressivement vers l'Asie et nous devons en tirer les conséquences. Le coût de l'inaction serait d'avoir une Russie agressive et revancharde imposant sa loi aux portes de l'Europe. Cela menacerait directement nos alliés polonais, baltes, avec des conséquences catastrophiques pour la sécurité de l'ensemble des Français.

> [Agression de Poutine contre l’Ukraine] Depuis le début du conflit, les Français font preuve d'une grande lucidité et d'une solidarité constante, qu'il s'agisse de l'accueil des réfugiés ou de l'aide humanitaire. Ils mesurent parfaitement la menace que représente la Russie. 
Ceux qui, à l'image du Rassemblement national, réclamaient en 2022 une alliance avec Vladimir Poutine, niaient le risque d'invasion et se sont ensuite opposés aux livraisons d'armes comme aux sanctions, se sont lourdement trompés et aurait mis notre pays en danger. Proposer de couper les aides à l'Ukraine remettrait directement en cause la sécurité de notre pays. Je suis fier que la France exerce ce leadership pour que les Européens prennent enfin en charge leur propre sécurité.
Dire qu'on va couper le robinet à l'Ukraine, ça démontre une fois de plus la réalité du Rassemblement National, qui a essayé de le masquer, de le mettre sous le tapis ces dernières années, qui s'est effectivement opposé à toutes les mesures de soutien, qui disait qu'il fallait faire l'alliance avec la Russie en 2022, mais qui ne voulait plus trop le mettre en avant, parce qu'ils savent encore une fois que les Français sont lucides sur la situation internationale et sur la menace que peut représenter le régime de Vladimir Poutine. Ce serait mettre encore une fois la sécurité des Français en danger. »

> [Donald Trump a diffusé une carte incluant la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Pierre-et-Miquelon sous pavillon américain] « La ministre des Outre-mer a réagi et il a eu raison de le faire. Si nous devions commenter chaque tweet de la Maison-Blanche ou chaque extravagance de Donald Trump, nous ne ferions plus que cela. Nous sommes profondément attachés à nos territoires d'Outre-mer et à leur rôle pour la France. 
Rappelons-nous que lors de l'épisode du Groenland, quand des menaces pesaient sur la souveraineté du Danemark, les pays européens ont su faire preuve d'unité et de fermeté en mobilisant leurs instruments économiques, notamment le dispositif anti-coercition visant les entreprises du numérique américain. Face à cette fermeté, l'administration américaine avait fini par reculer. »

> [Présidentielle] Le risque majeur qui menace le pays est un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. Ce n'est pas ce que souhaitent les Français. Nous devons construire un rassemblement autour de nos valeurs communes. J'ai de l'estime pour Bruno Retailleau avec qui j'ai siégé au gouvernement. Malgré nos nuances, nous partageons le constat sur l'autorité de l'État, la fermeté régalienne, la lutte contre le narcotrafic et l'immigration clandestine, la réduction des dépenses publiques, la nécessité de travailler davantage et l'engagement européen. Je pense que nous pouvons réunir le centre et la droite. Édouard Philippe est le mieux placé pour le faire. (…)
J'ai moi-même longtemps été favorable à l'idée d'une primaire. Mais d'un point de vue matériel, cela devient très difficile à organiser. De plus, une primaire exige que chacun s'engage au préalable à soutenir le vainqueur et que le périmètre soit clairement défini. 
Or, aucun accord n'existe sur le périmètre, certains souhaitant y inclure des alliances très larges. Édouard Philippe est aujourd'hui le candidat le mieux positionné pour rassembler. Il formule des propositions concrètes sur les sujets régaliens et adopte une démarche d'ouverture républicaine.  (…)
Nous devons nous rassembler autour d'un programme ambitieux pour transformer le pays, pour continuer à porter la politique de l'offre, une politique de soutien aux entreprises, parce que moi je ne veux pas d'un débat de second tour entre quelqu'un qui dit qu'on va brûler la dette française et quelqu'un qui dit qu'on va faire la retraite à 60 ans. »

> [Israël-Palestine] Vous connaissez la position historique de la France sur ce sujet, qui n'a jamais dévié. C'est le soutien à la solution à deux États, avec un État palestinien sans le Hamas, un Hamas désarmé qui ne fait pas partie de la gouvernance des territoires palestiniens et qui reconnaît le droit des Israéliens à vivre en sécurité. Notre pays s'est beaucoup mobilisé ces dernières années précisément pour pouvoir maintenir le dialogue politique et continuer à parler avec toutes les parties. » (…)
La France s'est toujours mobilisée pour la solution à deux États et donc contre la colonisation. Il est très important que la France continue à porter une voix de paix. Il y aura d'ailleurs des élections en Israël dans les prochaines semaines qui, je l'espère, créeront une nouvelle dynamique dans le dialogue entre nos deux pays. C'est cette ligne d'équilibre et de dialogue que défend notre pays. (…)
Je ne suis pas favorable à ce type de mesure de boycott. Je ne suis pas favorable au fait de cibler tout un peuple, tout un pays, toute une population. Ce n'est pas notre façon de faire. La voix de la France, c'est la voix de la paix, c'est la voix des deux États : un État palestinien sans le Hamas, avec un Hamas désarmé qui ne participe pas à la gouvernance, et un État d'Israël qui peut vivre en sécurité dans son environnement régional auprès de ses voisins. C'est la voix que portera toujours la France.

> Je suis consterné par cette pression antisémite qui empêche une artiste de faire son travail et d'exprimer son art. Je tiens à saluer les maires et élus de France, comme le député Antoine Armand, qui ont fait le choix d'inviter Barbara Butch pour s'opposer à ce boycott. Nous avons vu une accélération des menaces et des violences cet été, largement soutenue et amplifiée par La France insoumise. On l'a vu lors de l'université d'été de LFI avec la venue de Salah Hamouri, qui avait plaidé coupable de la tentative d'assassinat d'un rabbin en Israël, et qui est venu insulter et menacer le CRIF et les organisations juives. Une fois de plus, une force politique en France a décidé de faire de l'antisémitisme son carburant électoral : c'est La France insoumise.

> La virulence des attaques personnelles de Jean-Luc Mélenchon contre les journalistes et les raids numériques ciblés sont inacceptables. Ces méthodes n'ont pas lieu d'être. Ma ligne a toujours été de parler à tout le monde, de répondre aux invitations de tous les médias et de laisser les journalistes faire librement leur travail. (…)
Ce que je constate régulièrement, ce sont des attaques ciblées contre des journalistes et contre des personnalités, très souvent de confession ou d'origine juive. On l'a vu avec la DJ Barbara Butch, mais cela touche également des journalistes. Ce sont des remises en cause permanentes de leur travail. (…)
La France insoumise est en train d'installer un climat antijuif, un climat antirépublicain et un climat de chaos parce qu'elle souhaite prospérer sur la violence. À travers ces intimidations et ces attaques contre des journalistes, le but est précisément de faire peur et d'intimider ceux qui font simplement leur travail d'enquête et de questionnement. Ce climat et cette volonté de violence sont totalement inacceptables.

> La puissance spatiale européenne passera par l’innovation et la coopération. Avec Adolfo Urso pour renforcer la relation spatiale franco-italienne. Deux accords industriels pour :
- développer la prochaine génération de plateformes souveraines d’opérations spatiale en Europe entre AIKO space et Sopra Steria
- l’intégration de capacités de liaison optique descendante dans des services sol gérés entre Leaf Space et Cailabs.

> Simplification massive, Acheter Européen : l’Union Européenne transforme ses procédures de marchés publics pour renforcer notre marché intérieur. Une transformation salutaire menée par Stéphane Séjourné.

> Sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, des dizaines d’entreprises, plus de 120 délégations et 2000 participants sont réunis à Paris pour le sommet spatial. Ce sommet est surtout l’occasion de rappeler l’importance du spatial pour notre souveraineté européenne. C’est une priorité pour notre prochain budget européen.

> Je me suis entretenu avec mon homologue roumaine pour parler des négociations à venir pour le budget européen. L'adoption d'un paquet de ressources propres fort et la notion de préférence européenne seront primordiaux pour garantir un budget ambitieux pour une Europe compétitive et souveraine.

 

► Assemblée nationale 
Yaël Braun-Pivet (présidente) 

> Le 1er octobre, l’Assemblée nationale examinera la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Rassemblons-nous autour de cette cause et faisons de ce texte une réalité.

> Menacer de mort une enseignante parce qu’elle fait son métier est révoltant, absolument intolérable. Je veux apporter tout mon soutien à la professeure du Fauga, ainsi que toute ma solidarité à ses élèves et à l’ensemble de la communauté éducative. Nous devons protéger sans relâche celles et ceux qui font vivre l’École de la République.

> Je n'en peux plus de ces images où l'on ne voit que des hommes pour représenter les Français. Pour notre vie politique et pour l'élection présidentielle à venir : l'invisibilisation des femmes ça suffit !

> La France et la Corée sont deux démocraties fortes, attachées au droit et à la paix. Dans un monde plus instable, resserrons nos liens et nos complémentarités à tous les niveaux : économie et technologie, culture et éducation, sécurité et défense. Nos deux pays ont beaucoup à construire ensemble!

> Depuis plus de quatre ans, l’Ukraine résiste à l’agression russe et défend, au prix de tant de vies, sa liberté et sa souveraineté. Au G7, nos parlements affirment une position claire : aucune puissance ne peut imposer son avenir à un peuple souverain. Notre soutien à l’Ukraine est sans faille.

> Face aux pressions économiques et aux remises en cause de sa souveraineté, le Canada peut compter sur la France. Nos deux pays défendent le respect du droit international et la force de la démocratie parlementaire. Nous continuerons à agir ensemble pour défendre nos intérêts et faire vivre l’amitié franco-canadienne !

 

► Partis politiques 
● Renaissance 
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> En Haute-Garonne, une professeure a été menacée de mort par un parent d'élève. Je veux lui adresser tout mon soutien. C'est celui de tous ceux qui refusent que l'autorité de nos professeurs puisse être contestée un seul instant. C'est celui de tous ceux qui refusent de voir les serviteurs de l'École être attaqués ou intimidés. S'en prendre à un professeur ou au moindre membre de la communauté éducative, c'est s'en prendre à l'École de la République tout entière.

> Voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN. La haine désinhibée et encouragée, y compris là où on doit attendre de la justice et de la sécurité. Je ne sais pas si chacun réalise la gravité de cette affaire. Le chef de la police municipale de Carcassonne, aussi membre du service de sécurité du RN, tient des propos racistes absolument immondes et indignes. Une enquête administrative est menée depuis le début de l'année 2026. Et c’est en toute connaissance de cause que le nouveau maire RN de Carcassonne le fait revenir à son poste. Ce maire qui, il y a quelques mois encore, était député et siégeait aux côtés de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale. Au RN, les années passent, le racisme, le complotisme, la soumission, la bêtise et la haine restent. Ils veulent vous vendre une nouvelle devanture mais le fond demeure toujours aussi nauséabond.

 

Agnès Pannier-Runacher (députée)
> Il y a des limites aux fake news. C’est nous qui avons lancé un programme de six nouveaux réacteurs nucléaires plus huit réacteurs en projet, là où la droite n’en a lancé qu’un seul. C’est nous qui avons fait plier les allemands pour faire reconnaître le nucléaire au niveau européen !

> Rénover les passoires thermiques, c’est une question de confort de base et de pouvoir d’achat. Des millions de Français vivent encore dans des logements où ils ont froid l’hiver, chaud l’été, et où leur facture d’énergie est jusqu’à trois fois plus élevée que celle d’un logement lambada. C’est très bien d’électrifier. Mais les Républicains veulent installer une pompe à chaleur là où les logements sont des passoire une passoire : ça ne marche pas. Il faut rénover ! C’est une question de dignité pour les gens qui y habitent.

> Sur l’adaptation au changement climatique, le Plan que nous avons lancé quand on était au gouvernement vise à adapter en priorité ce qui est le plus urgent : les écoles, les transports en commun, les établissements de santé. Et peu importe la technologie, à partir du moment où elle est bien faite, durable et pas cher. Le travail est déjà engagé ; il faut l’accélérer. Ensuite, il faut repenser la manière dont nous réorganisons nos villes. Quand certains logements subissent jusqu’à 10 °C de plus parce qu’ils sont sous les toits, c’est une profonde injustice.

> Ce que Les Républicains n’ont toujours pas intégré dans leur logiciel, c’est que l’abondance d’une électricité française et décarbonée protège les Français. Quand le prix du gaz a doublé, celui de l’électricité n’a pas suivi la même trajectoire. Produire davantage d’électricité en France, c’est donc maintenir le niveau des prix, notre pouvoir d’achat et notre souveraineté.

> Il faut penser des solutions de long terme qui nous évitent de devoir payer chaque année une facture toujours plus élevée de carburant. Des solutions il y en a. La voiture électrique en est une. C’est de l’électricité produite en France avec des emplois Français. Des modèles produits en France ont un grand succès. Je vois en ruralité, pas loin de la où j’habite dans le Pas-de-Calais, des gens passer à l’électrique. Et j’en ai assez d’entendre que c’est une solution réservée aux bobos des grandes villes. Avec le leasing social, par exemple, que nous avons lancé c’est une solution accessible à 100 euros par mois, qui a fait ses preuves.

 

Elisabeth Borne (députée)
> Il n’y a pas de candidat du centre, qui en porte véritablement les valeurs et la vision. Nous devons assumer avec lucidité notre bilan et défendre avec sérieux nos valeurs dans cette élection.

 

● MoDem 
François Bayrou (président)

> La situation profonde du pays fait que les moyens d'action, les marges d'action, comme on dit, la possibilité d'intervenir massivement sur tel ou tel secteur à tel ou tel moment, n'existe pas, n'existe plus. Pourquoi ? Parce qu'on s'est laissé entraîner dans une situation de surendettement telle, je ne vais pas insister, qu'aujourd'hui, l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez, que paient tous ceux qui nous écoutent, que je paie, ne suffira pas à payer les intérêts de la dette. Et donc vous voyez que vous êtes asphyxiés, d'une certaine manière. On a refusé de regarder ce problème. Mais il y a d'autres problèmes, et votre auditeur a tout à fait raison de le dire. On a besoin d'une réorganisation profonde du pays. Pardonnez-moi, je vais ajouter un souci : on a vu hier sortir les chiffres PISA, les chiffres du système éducatif. Vous vous rendez compte, entre aujourd'hui et le moment où j'ai quitté le ministère de l'Éducation, il y a un bail, le niveau des élèves s'est dégradé de plus de deux ans, pour chaque élève. Deux ans, en ces quelques années. Et alors, vous allez avoir partout l'affirmation que c'est une question de moyens. Mais présenter les choses comme si c'était seulement une question de moyens, ça veut dire qu'on ne comprend pas qu'il faut une réorganisation profonde. Et peut-être on en parlera.

> Un certain nombre de compagnies pétrolières ont dit qu'elles allaient faire des efforts elles-mêmes pour limiter le prix à un niveau acceptable. À plafonner à 2 euros, et ils ont raison de le faire. Il faut le noter.

> Je vois très bien les projets de LFI, je vois très bien ce que Mélenchon dit. Il fait une campagne qui est une campagne charpentée, dramatique pour l'avenir de la France, mais charpentée. L'extrême droite a un socle très puissant, mais c'est dramatique aussi pour l'avenir de la France. Et sur le grand espace démocratique, républicain, réformiste, humaniste, enfin, vous avez tous ces mots-là qui signifient qu'il y a, en effet, des millions de citoyens qui voient l'avenir avec la même crainte sur les deux extrêmes, ces gens-là, ils n'arrivent pas à faire ce socle-là, pas à faire apparaître des projets et des personnalités.

> [Présidentielle] La question prioritaire, c'est de choisir un candidat qui sera capable d'aller au deuxième tour et de proposer à la France un destin différent. Parce que je crois profondément qu'il y a un besoin d'ouvrir un nouveau cycle, avec un nouveau projet qui sera avalisé par les Français. Autrement, on va se retrouver exactement vous vous rappelez, il y a un an, à la tribune de l'Assemblée nationale les oppositions avaient refusé même le constat. Ils avaient refusé même qu'on dise « voilà où on en est ». Et donc, demain, il faut un ensemble large pour soutenir une démarche de refondation du pays.

> [Présidentielle] Je dis à tous ceux qui voient venir avec terreur l'élection présidentielle en disant « mais qui y a-t-il et que nous propose-t-on ? ». Qui y a-t-il ? Les Français ont le sentiment qu'il n'y a pas de réponse à cette question. Et que nous propose-t-on ? Alors là, ils sont certains que personne ne propose, en tout cas, la grande reconstruction profonde dont le pays a besoin. Je vous dis un peu pourquoi la grande reconstruction profonde : toutes les crises qu'on est en train d'énumérer pas seulement la dette, mais l'éducation, mais les crises de sécurité, mais la question de la distribution des produits pour le pouvoir d'achat à des prix qui soient acceptables tout ça impose une politique affirmée nouvelle. Quelle est cette politique ? Alors, la moitié des candidats, les trois quarts des candidats, les quatre cinquièmes des candidats vont dire « on va vous donner des moyens supplémentaires, on va vous donner de l'argent ». Ils mentent. Personne, aujourd'hui, n'est capable de mobiliser, dans un pays, dans la situation financière qu'on disait, l'argent nécessaire. Il faut donc dire la vérité. Et si on n'a pas de moyens supplémentaires, alors il faut une organisation différente.

> Il va falloir travailler plus. Je sais bien que ce n'est pas la mode de le dire. Je sais bien que toutes les démagogies du monde se réunissent pour dire qu'il ne faut rien changer à notre modèle, simplement il faut faire payer les autres. Les uns disent qu'il faut faire payer les immigrés, et il faut faire payer l'Europe. Et d'autres disent qu'il faut faire payer les patrons, ou les riches, ou les entreprises. Tout cela, c'est du mensonge.

> On peut avoir confiance dans nos policiers. Ils font le métier le plus difficile du monde, parce qu'ils défendent l'essentiel pour tous les Français qui sont sans défense, et on les cible pour cette raison. Ils ont l'impression d'être assiégés par la détestation, par la haine, par les mots violents, et très souvent par la violence physique. Donc, on peut leur faire confiance, et on doit leur faire confiance. Mais quand il y a des personnes qui, visiblement, sont sorties du cadre, sont parties ailleurs, dans des attitudes personnelles qui sont ignobles vous avez dit eh bien il faut les sanctionner, sans aucune faiblesse. C'est, je pense, ce qui va être fait. Mais si l'on rend cette confiance-là aussi, on a des problèmes avec l'éducation, on a des problèmes avec la santé, et on a des problèmes avec la sécurité. Il faut que le lien de confiance l'emporte sur tout, autrement on n'y arrivera jamais. Et vous voyez à quel point c'est vous-même qui employez les mots : ce mouvement de confiance dont nous avons besoin, il faut le reconstruire pour tous les aspects de la société.

 

Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Je suis fasciné de voir qu'en toutes occasions le RN et LFI sont le parti de l'étranger. - Quand vous signez un protocole avec Farage contre les intérêts de la France. - Quand vous livrez le pays aux marchés en refusant de payer la dette. Alors, vous jouez contre les Français.

 

► Autres 
● Commission européenne
Stéphane Séjourné (Vice-président exécutif à la Prospérité et à la Stratégie industrielle)

> 900 pages aujourd'hui. Environ 200 demain. Je propose aujoud’hui, une grande réforme des marchés publics !
Derrière ces règles, il y a les achats de nos communes, nos régions, nos hôpitaux et plus de 2 000 milliards d'euros dépensés chaque année en Europe. Je propose aujourd'hui de tout simplifier et d'acheter plus européen.
D'abord, simplifier :
- Trois directives qui deviennent un seul règlement.
- Cinq procédures qui deviennent trois.
- Plus de 26 textes sectoriels sont consolidés.
Moins de bureaucratie, moins de temps perdu, plus de liberté pour ceux qui achètent au quotidien.
Et nous créons une plateforme européenne unique.
Pour une PME : un enregistrement en un clic et un accès aux appels d'offres partout en Europe.
Pour une commune, une région ou un hôpital : davantage d'offres accessibles et des procédures plus simples.
Ensuite, acheter mieux. Le moins cher ne doit plus être la seule boussole : au moins 30 % de l'évaluation reposera sur la qualité. Social, environnement, innovation, sécurité d'approvisionnement : les acheteurs resteront libres de choisir leurs priorités.
Enfin, nous assumons le Buy European !
Les États-Unis défendent leurs intérêts. La Chine défend les siens. L'Europe doit aussi défendre les siens.
Nous donnons aux acheteurs les moyens de favoriser les offres européennes et d'écarter celles de pays qui ne nous ouvrent pas leurs marchés. 2 000 Mds€/an : notre argent public doit davantage remplir les carnets de commande de nos entreprises plutôt que ceux de nos concurrents.
C'est le changement de logique que je propose : des règles plus simples pour acheter mais une commande publique plus stratégique pour l'Europe. La proposition va maintenant être discutée avec le Parlement européen et les États membres.

● Organisations centristes 
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen) 
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Climat, défense, compétitivité, numérique, géopolitique : merci au président de la République d’avoir reçu le groupe Renew Europe pour un moment d’échange. Nous croyons en la force de notre projet. Un projet optimiste et radicalement pro-européen. Parce que nous avons une conviction : à 27 nous sommes plus forts ! Soyons fiers d’être des Européens, soyons fiers d’être Renew Europe !

 

● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)

> SexeModel: des mineurs prostitués, des prédateurs, une plateforme qui leur sert de vitrine. Grâce à ma saisine de la Justice, l’enquête est ouverte. Maintenant, une seule réponse : fermer ce site et poursuivre ceux qui exploitent nos enfants. Pas d’impunité pour les prédateurs.

> Journée mondiale de prévention du suicide
Aux côtés de ceux qui accompagnent chaque jour des jeunes au Fil Santé Jeunes. plus de 300000 sollicitations par an. Derrière ce chiffre : des questions, angoisses, détresses. Et surtout, un besoin d’être écouté. Parlez, vous serez aidés !

 

 


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