jeudi 9 juillet 2026

Propos centristes. Union européenne – Sommet de l’OTAN / Soutien à l’Ukraine / Allemagne: lutter contre la dette / Pologne: nécessité d’une réforme du système de santé / Italie: investir dans la Défense…


Voici une sélection, ce 9 juillet 2026, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans l’Union européenne.

► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)
> Les échanges de tirs entre les États-Unis et l'Iran compliquent davantage les négociations, déjà tendues, visant à mettre fin à la guerre. Les attaques iraniennes contre Bahreïn et le Koweït sont inacceptables. Aux termes du mémorandum, Téhéran s'est engagé à rouvrir le détroit d'Ormuz. Ses récentes attaques contre des navires à proximité du détroit constituent une violation de cet engagement et menacent de perturber la reprise des approvisionnements énergétiques. La liberté de navigation doit être garantie. Lundi prochain, les ministres des Affaires étrangères de l'UE rencontreront leurs homologues du Golfe afin d'examiner les modalités de coopération pour soutenir la mise en œuvre de l'accord et préserver la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz ainsi qu'en mer Rouge.

> Ce fut un plaisir de rencontrer le général Grynkewich, commandant du SACEUR, avant le sommet de l'OTAN à Ankara. Lors de ce sommet, notre priorité sera de transformer l'augmentation des budgets de défense en une réelle puissance militaire pour notre défense collective, afin de bâtir une Europe plus forte au sein d'une OTAN plus forte. Nous nous pencherons également sur les besoins de l'Ukraine en matière de défense. La situation sur le terrain évolue en faveur de Kiev. À Ankara, les dirigeants de l'OTAN s'engageront à renforcer leur soutien à l'Ukraine afin de maintenir Moscou sur la défensive.

> Les condamnations ne suffiront pas à elles seules à mettre fin aux attaques contre Kiev. Seul un soutien militaire soutenu à l'Ukraine et une pression accrue sur Moscou permettront d'y parvenir. Cette semaine, l'UE a commencé à débloquer 6 milliards d'euros sur les 90 milliards prévus par le prêt d'aide destiné à renforcer les défenses de Kiev. Aujourd'hui, je proposerai de sanctionner davantage d'entités soutenant le complexe militaro-industriel russe en réponse aux frappes. Plus Moscou s'en prend aux civils, plus les sanctions doivent être sévères. Nous ne cesserons d'augmenter le coût jusqu'à ce que la Russie comprenne qu'elle ne peut pas gagner. Le personnel de l'UE à Kiev est en sécurité. Je suis profondément reconnaissant à nos collègues sur le terrain, qui poursuivent leur travail avec courage et dévouement dans des circonstances extrêmement difficiles.

> L’UE salue l’accord-cadre signé à Washington par le Liban et Israël, qui prévoit le désarmement du Hezbollah et permettra le redéploiement progressif des forces de Tsahal hors du territoire libanais. Cet accord offre une perspective essentielle aux efforts de désescalade et de paix, ainsi qu’au rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban.
L’Union européenne salue l’engagement constructif d’Israël et du Liban et exhorte tous les acteurs à respecter l’accord et à mettre en œuvre leurs engagements, notamment par le biais du Groupe de coordination militaire trilatéral nouvellement créé.
L’UE appelle à un cessez-le-feu définitif et au plein respect du droit international, notamment du droit international humanitaire. Cela implique la protection des civils et des infrastructures civiles.
L’UE réaffirme que toute solution durable doit s’appuyer sur la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Avec le programme d'assistance de 100 millions d'euros récemment approuvé pour les Forces armées libanaises, l'UE soutient les efforts du gouvernement libanais pour affirmer l'autorité de l'État, la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale, ainsi que son monopole sur les armes. L'UE est prête à soutenir la mise en œuvre de l'accord-cadre et à renforcer son appui aux Forces armées libanaises et aux forces de sécurité intérieure, notamment par le biais d'une éventuelle mission européenne.
L’UE rappelle l’importance d’une présence continue des Nations Unies au Liban dans un contexte post-FINUL et réaffirme sa volonté d’y contribuer en 2027.

> C’est un plaisir d’être de retour à Sarajevo. C’est déjà la troisième fois en seize mois. Cela démontre que la stabilité, l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Bosnie-Herzégovine revêtent une importance stratégique pour l’Union européenne. Nous restons attachés au parcours d’adhésion du pays à l’UE et à la sécurité de la région. Ces deux derniers jours, j’ai rencontré des représentants politiques et des fonctionnaires de toutes les communautés, et ces échanges ont été constructifs, francs et ouverts.
Je souhaite aborder brièvement certains des principaux points que nous avons traités. Tout d'abord, la nomination du prochain Haut Représentant. J'espérais que ce processus serait achevé à mon arrivée, mais ce n'est pas encore le cas. Mardi, il a été convenu que le Haut Représentant actuel démissionnerait et que son adjoint assurerait l'intérim jusqu'au 14 juillet, le temps que les négociations sur sa nomination se poursuivent. En fin de compte, le succès du Bureau du Haut Représentant se mesurera au jour où il ne sera plus nécessaire. D'ici là, il demeure un pilier essentiel de stabilité. Nous sommes déterminés à trouver un candidat européen capable de faire progresser la Bosnie-Herzégovine sur la voie de l'Europe. Le moyen le plus rapide de s'affranchir de la tutelle internationale est de progresser vers l'Union européenne.
Peu après cette conférence de presse, je rencontrerai les troupes déployées dans le cadre de l'opération EUFOR ALTHEA. Cette mission demeure la pierre angulaire de la stabilité dans les Balkans occidentaux. La paix en Bosnie-Herzégovine est maintenue depuis trois décennies, mais elle reste fragile. Comme l'a démontré la crise politique de l'année dernière, EUFOR ALTHEA demeure essentielle, vigilante et prête à intervenir. Parallèlement, nous continuons d'aider la Bosnie-Herzégovine à assumer une plus grande responsabilité en matière de sécurité. Par le biais du Mécanisme européen pour la paix, notre soutien aux forces armées du pays s'élève déjà à 35 millions d'euros.
J'ai également évoqué avec mes homologues la voie d'adhésion du pays à l'Union européenne. L'avenir de la Bosnie-Herzégovine repose sur l'Union européenne, et le soutien à l'adhésion à l'UE dans tout le pays demeure largement supérieur à 70 %, ce qui en fait une aspiration qui unit véritablement la population. Les récents développements montrent que les portes de l'UE restent grandes ouvertes aux nouveaux membres. Avec le Monténégro, nous élaborons son traité d'adhésion. L'Albanie a ouvert les négociations. L'Ukraine et la Moldavie viennent d'entamer leurs négociations d'adhésion, et la Bosnie-Herzégovine ne peut se permettre d'être à la traîne. 
Des réformes durables constituent le moyen le plus rapide et le plus efficace de faire progresser le processus d'adhésion. Cette opportunité d'adhésion pourrait ne pas se présenter indéfiniment. L'appartenance à l'UE représente également la meilleure garantie contre l'instabilité politique et les ingérences étrangères.
J'ai également exprimé nos attentes quant à la tenue d'élections démocratiques, libres et équitables en octobre. Il est bien sûr naturel que chaque parti souhaite l'emporter, mais le discours politique doit connaître des limites.
Enfin, concernant les réformes, la Bosnie-Herzégovine a réalisé de bons progrès jusqu'en 2024, mais depuis, nous constatons un ralentissement inquiétant. Les divisions politiques ont également freiné ces progrès. La Bosnie-Herzégovine a déjà perdu 108 millions d'euros de financements européens, une somme qui aurait directement profité à ses citoyens. Sans la mise en œuvre du programme de réformes et la finalisation du Plan de croissance, la Bosnie-Herzégovine risque de perdre 370 millions d'euros supplémentaires. Les dirigeants doivent assumer leurs responsabilités et obtenir des résultats. 
L’Union européenne demeure votre partenaire le plus solide. Nous continuerons à soutenir la Bosnie-Herzégovine à chaque étape, mais les progrès dépendent des choix qui seront faits ici. 

> Nous disposons d'excellents outils pour lutter contre la manipulation et l'ingérence de l'information étrangère (MIIE). Nous avons constaté leur efficacité en Moldavie. De plus, nous avons mis en place des outils à la disposition des pays des Balkans occidentaux. Lors de mes rencontres avec les dirigeants de ces pays, ils ont toujours insisté sur la nécessité de bénéficier du même type d'aide pour contrer l'ingérence étrangère. Il est important de rappeler que cette ingérence vise également à entraver l'adhésion à l'Union européenne et les réformes. C'est pourquoi nous mettons ces outils à la disposition de nos pays candidats, nos partenaires des Balkans occidentaux, à leur service. Bien entendu, nous avons également pris en compte les besoins spécifiques, car chaque pays est différent et fait face à des problèmes différents. Nous sommes donc prêts à utiliser nos outils lorsque cela s'avère nécessaire.

> [Discours prononcé au Camp Butmir en Bosnie-Herzégovine] C’est un plaisir d’être de retour en Bosnie-Herzégovine, ma troisième visite en seize mois. Cela témoigne de l’importance de ce pays pour l’Union européenne. Étant donné ma récente visite, je souhaite aujourd’hui aborder plus largement les enseignements que ce pays nous a apportés.
Je vous présente trois exemples.
Premièrement, la paix a perduré pendant trente et un ans parce qu'elle est applicable. Les troupes européennes, aux côtés de celles d'autres pays, sont présentes sur le terrain depuis l'entrée en vigueur de la Constitution.
Vous jouez un rôle essentiel en soutenant les autorités de Bosnie-Herzégovine. Vous avez instauré un climat de confiance avec la population locale et les partenaires internationaux. Vous contribuez à maintenir un environnement sûr et sécurisé pour tous les citoyens.
Merci.
L’opération EUFOR Althea est une opération agile. En mars de l’année dernière, les appels à la démission des Serbes de Bosnie de la police et de la justice centrales auraient pu menacer la sécurité et la stabilité du pays.  
Face à la crise naissante, nous avons rapidement déployé des centaines de soldats supplémentaires. Notre message était clair : l’UE fera toujours tout son possible pour la sécurité de la Bosnie-Herzégovine et pour la stabilité de cette région.
En 1995, lors de la signature des accords de Dayton, un Haut Représentant a également été désigné pour superviser le processus de paix. Une nouvelle personne devrait bientôt prendre la relève, mais la mission demeure inchangée : empêcher un retour en arrière en se concentrant sur l’avenir du pays. Ceci est plus important que jamais aujourd’hui, car la situation sécuritaire est calme mais fragile et les élections d'octobre pourraient également accentuer la polarisation politique.
Nous souhaitons voir à ce poste une personne capable d'unifier le pays et de supprimer progressivement le besoin d'un Haut Représentant.
Deuxièmement, l'expérience de ce pays souligne pourquoi l'unité, même parmi les acteurs extérieurs, est importante.
L'opération EUFOR Althea est un exemple unique de coopération UE-OTAN. Elle illustre ce que nous pouvons accomplir ensemble. En 1995, le soutien des États-Unis à l'État de droit, à la lutte contre la corruption et au renforcement des institutions était également essentiel pour orienter le pays dans une direction positive. Les accords de Dayton ont été couronnés de succès grâce à l'alignement des États-Unis et de l'Europe. Aujourd'hui, notre alignement sur ces principes fondamentaux offre toujours la meilleure chance de garantir la stabilité à long terme de ce pays.
Ce qui m'amène au troisième exemple de ce que ce pays nous enseigne aujourd'hui : mettre fin à une guerre n'est que le début. Reconstruire l'État est la partie la plus difficile.
D'une part, un État stable, indépendant et qui fonctionne bien a besoin de contre-pouvoirs, d'institutions fortes et d'une armée propre. C'est pourquoi l'Union européenne contribue au renforcement des capacités de défense du pays. Quinze millions d'euros supplémentaires de fonds européens ont été alloués aux forces armées en mai dernier. Notre soutien total s'élève désormais à 35 millions d'euros. Et nous étudions les moyens d'accroître encore notre contribution.
En revanche, un État qui fonctionne bien répond aux attentes de ses citoyens. Aujourd'hui, plus de 74 % des habitants de Bosnie-Herzégovine souhaitent adhérer à l'Union européenne. En effet, l'offre de stabilité et de prospérité de l'UE est sans égale.
Grâce aux financements européens:
- des centaines de kilomètres d'autoroutes modernisées pour relier le pays à la mer Adriatique et à l'Europe centrale ;
- l’ajout de 400 mégawatts d'énergie au réseau national ;
- l'amélioration de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement pour plus d'un demi-million de personnes.
Mais des réformes internes restent nécessaires. Dans le cadre du Plan de croissance pour les Balkans occidentaux, près d'un milliard d'euros avait initialement été alloué à la Bosnie-Herzégovine. Or, la lenteur du processus de réforme a déjà entraîné la perte de plus de 100 millions d'euros. Faute de progrès rapides, ce sont 370 millions d'euros supplémentaires qui risquent d'être perdus. Lorsque le progrès politique s'enraye, ce sont les populations qui en subissent les conséquences.
L'adhésion à l'Union européenne transformera la vie des citoyens de ce pays. C'est une option réaliste. Nous rédigeons actuellement le traité d'adhésion du Monténégro. L'Albanie est sur le point de suivre. Nous avons entamé des négociations avec l'Ukraine. L'adhésion de la Moldavie progresse également. Nous ne voulons pas que la Bosnie-Herzégovine soit laissée pour compte.
Chers généraux, chers soldats, la paix que vous êtes venus soutenir repose sur des principes simples : l’État de droit, la souveraineté et la dignité. Ce ne sont pas des valeurs européennes, ni même occidentales. Ce sont des valeurs universelles qui méritent d’être défendues chaque jour.
Je vous remercie encore une fois pour votre travail. Vous pouvez être fier de ce que vous accomplissez. Vous démontrez ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les objectifs sont clairs et qu'il existe une réelle volonté d'agir.
Il y a trente ans, les accords de Dayton ont mis fin à une guerre, créé les conditions du développement d'après-guerre et inauguré trente années de paix.
Il reste encore des leçons à tirer : pour l’avenir prospère de ce pays ; et pour la manière dont nous résolvons les conflits dans le monde.
La paix sans application de la loi n'est qu'un vœu pieux.
L’unité de la communauté internationale offre les meilleures chances de pérenniser la paix.
Le véritable critère pour mettre fin à une guerre est de ne pas abandonner les efforts trop tôt. C'est pourquoi l'Union européenne est là pour durer.

Vous pouvez compter sur nous.

 

Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la justice et à l’état de droit)
> Les candidatures pour rejoindre notre Plateforme de la société civile sont ouvertes! Dans ma lettre de mission, j'ai été chargée de renforcer l'engagement de la société civile sur les questions de démocratie, d'État de droit et les sujets connexes. Depuis, j'ai rencontré des organisations de la société civile dans tous les États membres, aux niveaux national et européen, afin de mieux comprendre les défis auxquels elles sont confrontées et comment l'UE peut mieux soutenir leur action.
🇪🇺 Forte de plus de 25 ans d'expérience en politique locale et nationale en Irlande, j'ai pu constater directement le rôle essentiel que joue la société civile dans nos démocraties.
Les organisations de la société civile contribuent à l'élaboration des politiques, fournissent des services essentiels, sensibilisent le public aux enjeux importants et donnent la parole aux groupes divers et vulnérables. Elles sont indispensables pour promouvoir la participation démocratique et un débat public inclusif. Comme je le dis souvent, il est temps de dialoguer avec la société civile, et non de lui imposer nos idées ou de parler d'elle.

C'est le principe qui sous-tend cette Plateforme : créer un véritable partenariat et garantir à la société civile une voix plus forte dans l'élaboration des politiques de l'UE. L’engagement entre la Commission et la société civile ne doit pas se limiter à une simple formalité ; il doit être constructif et bidirectionnel.
Êtes-vous une organisation de la société civile à but non lucratif œuvrant pour la promotion de la démocratie, de l’État de droit, de l’égalité, des droits fondamentaux ou de l’espace civique en Europe ?
Votre organisation possède-t-elle une expérience de travail dans plusieurs États membres de l’UE et/ou pays candidats à l’adhésion ?

La Commission européenne lance un appel à candidatures pour rejoindre la Plateforme de la société civile – un nouveau forum de dialogue et de coopération structuré entre les organisations de la société civile et la Commission.

> Les priorités de la présidence irlandaise sont parfaitement alignées sur le programme de travail de la Commission européenne.
Il est temps pour nous tous d'agir : rendre l'Europe plus compétitive, protéger nos valeurs, renforcer sa sécurité et améliorer la qualité de vie des citoyens européens. La présidence irlandaise jouera également un rôle important dans les négociations sur le prochain budget à long terme de l'UE et dans le maintien de la dynamique d'élargissement, y compris pour l'Ukraine.
Comme on dit en Irlande, « ní neart go cur le chéile » – l'union fait la force. Cet esprit de partenariat et cet objectif commun n'ont jamais été aussi importants. Je me réjouis de travailler en étroite collaboration avec l'ensemble du gouvernement et de la fonction publique irlandaise tout au long de la présidence afin de transformer nos ambitions en progrès et résultats concrets. Je suis convaincu que l'Irlande sera à la hauteur.

> La coopération judiciaire est essentielle lorsqu'elle contribue à protéger les citoyens au quotidien. C'était l'objectif principal de ma visite à Berlin, où les ministres de la Justice et des représentants de la Belgique, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas et de l'Espagne se sont réunis au sein du Groupe Vendôme, un forum informel d'échanges sur les enjeux communs de la justice. Nos discussions ont porté sur une meilleure protection des femmes contre les violences, la lutte contre la montée des violences en ligne et le renforcement de la résilience de nos systèmes judiciaires. Ces défis se font sentir au sein des foyers, dans nos rues et en ligne. Ils exigent des systèmes judiciaires fiables, réactifs et adaptés aux réalités actuelles. J'ai également eu un échange constructif à la Chancellerie fédérale avec Michael Clauss, conseiller du chancelier Merz pour l'UE, sur le renforcement de la compétitivité européenne et de la protection des consommateurs.

 

Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion des crises)
> Nos cœurs sont lourds alors que Kiev pleure de nouvelles victimes civiles suite aux attaques russes nocturnes. Au moins 11 personnes innocentes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans leur sommeil. Il est essentiel de se souvenir du coût humain derrière ces chiffres. Le droit international humanitaire (DIH) existe pour prévenir de telles atrocités. Il doit être respecté.

 

Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Le vote d'aujourd'hui au Parlement monténégrin en faveur des amendements constitutionnels nécessaires à l'alignement sur l'acquis communautaire est une nouvelle encourageante. Avec 74 députés sur 77 ayant voté pour, c'est un signe clair que l'adhésion à l'UE est un projet national partagé, transcendant les clivages politiques. Ce vote constitue une base solide pour les travaux à venir et renforce la crédibilité du Monténégro à l'approche de la dernière ligne droite de son processus d'adhésion. Je me rendrai sur place cette semaine afin d'encourager le pays à consolider cette unité, à poursuivre les réformes et à mener les négociations à leur terme.

> C’est un plaisir d’être en Irlande avec le Collège au début de sa présidence du Conseil. Nous sommes impatients de poursuivre les progrès soutenus en matière d’élargissement sous la présidence irlandaise et d’accompagner les pays candidats dans leur processus d’adhésion. Je reviens tout juste de Turquie, d’Azerbaïdjan et d’Arménie, où nous avons franchi une nouvelle étape dans nos travaux sur la connectivité. Celle-ci peut contribuer à instaurer une paix durable dans le Caucase du Sud tout en diversifiant les routes commerciales et énergétiques entre l’Europe et l’Asie. Élargissement et connectivité sont indissociables. Tous deux contribuent à la stabilité, à la prospérité et à la sécurité de l’Europe.

> Nous sommes en Arménie pour apporter un message clair de soutien. La présidente von der Leyen et moi-même sommes ici pour poursuivre le travail du nouveau groupe de travail UE-Arménie. Les nouvelles mesures commerciales de l'UE libéraliseront environ 80 % des exportations arméniennes vers notre marché et aideront les entreprises à diversifier leurs activités. La coercition économique de la Russie est une tentative flagrante de contraindre l'Arménie à revenir dans sa sphère d'influence. Ce n'est pas ce pour quoi les Arméniens ont voté le mois dernier.

> La Russie a passé la nuit à bombarder Kiev de missiles et de drones. Des personnes ont été tuées chez elles. Des enfants figurent parmi les dizaines de blessés. Le personnel de l'UE a dû être évacué vers des abris. Notre condamnation doit s'accompagner d'un soutien ferme. L'Ukraine a besoin des moyens de se défendre et d'une voie crédible vers l'adhésion à l'UE. La Russie lutte pour effacer l'Ukraine en tant que nation et lui nier son avenir européen. L'Europe doit faire en sorte qu'elle échoue.

> L'Europe contribue à une paix durable dans le Caucase du Sud en levant les obstacles à des voies commerciales et énergétiques fiables entre l'Europe et l'Asie. Cela rapproche les populations et les économies de la région. Nous prévoyons d'investir 200 millions d'euros dans des projets de transport, d'énergie et de numérique dans toute la région. Cela pourrait mobiliser jusqu'à 2 milliards d'euros d'investissements pour mieux connecter la région et garantir que les voies de circulation puissent transporter davantage de marchandises et d'énergie. Un nouveau partenariat de connectivité avec l'Azerbaïdjan permettra d'approfondir cette action.

 

♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au Parlement européen) 
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans Propos centristes France]  
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Fier d'entendre le Taoiseach Micheal Martin présenter les priorités de la présidence irlandaise de l’UE. L’Union européenne n'est pas parfaite, mais rien à ce jour n'a autant contribué à améliorer la vie des citoyens. Nous tous qui croyons en une Europe forte devons accepter que les lignes rouges soient un peu moins intransigeantes.

 

Dan Barna (vice-président)
> En marge du congrès du parti ALDE, j'ai discuté de nos priorités avec Thomas Byrne, ministre d'État irlandais aux Affaires européennes et à la Défense, dans le contexte de la prise de la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne par l'Irlande le 1er juillet. Avec Dominic Fritz, président de l'USR, Oana Țoiu, ministre des Affaires étrangères, Diana Buzoianu, ministre de l'Environnement, et mon collègue eurodéputé Vlad Voiculescu, nous avons évoqué certaines de nos priorités pour les six prochains mois et les objectifs de l'Irlande : Le budget de l'Union européenne – afin de garantir les ressources nécessaires au développement des États membres ; L'élargissement de l'Union européenne, le parcours européen de la République de Moldavie et de l'Ukraine – un processus indispensable à la stabilité et à la sécurité de l'ensemble du continent ; La compétitivité de l'économie européenne – essentielle pour les entreprises et notre influence mondiale. Nous devons faire entendre notre voix en Europe, et une collaboration étroite avec nos partenaires du parti ALDE et de Renew Europe est indispensable pour obtenir des résultats concrets pour la Roumanie.

 

Irena Joveva (vice-présidente)
> La tentative du Conseil de faire pression sur le Parlement européen pour qu'il accepte une nouvelle mesure temporaire autorisant la surveillance de nos messages privés est irresponsable et inacceptable. Il y a des mois, ils ont eu l'occasion de trouver un compromis équilibré ciblant les prédateurs en ligne sans porter atteinte à la vie privée des citoyens, mais ils ont refusé de céder sur les garanties. Cela permettrait un allègement temporaire, mais seulement en attendant de trouver une solution permanente concernant le texte de loi principal qui protège les enfants de multiples façons, et pas seulement par la surveillance des messages privés. Aujourd'hui, ils nous forcent à voter dans la précipitation en utilisant des manœuvres déloyales et des pressions politiques. Nous ne pouvons pas permettre au Conseil d'enfermer ce Parlement dans un cycle sans fin d'exemptions temporaires, juste pour éviter de négocier une véritable loi permanente. C'est une tentative cynique de se dédouaner et de rejeter la faute sur autrui. J'espère sincèrement qu'une majorité de notre assemblée restera ferme et défendra à la fois la vie privée de nos citoyens et l'intégrité de notre institution. 

 

Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> Le Pen ou Bardella, c'est du pareil au même. Un président issu de leur parti aurait un effet paralysant sur l'Europe, tout comme Wilders a plongé les Pays-Bas dans des années de stagnation.

> Les responsables politiques devraient être indignés par les attaques russes massives contre les civils ukrainiens. Ils devraient être indignés par les vagues de chaleur sans précédent qui rendent notre planète invivable. Ils ne devraient pas avoir à subir une ingérence politique puérile dans la #CoupeDuMonde2026.

 

Petras Austrevicius (député)
> Les tensions récentes entre la Pologne et l'Ukraine, ancrées dans des griefs historiques complexes, doivent être résolues au plus vite, tout en évitant la montée du nationalisme et d'une hégémonie historique. La force de l'Europe réside dans son unité.

> Les députés européens appellent la FIFA à revenir sur ses décisions et politiques concernant la participation des athlètes russes et à veiller à ce que les équipes russes ne soient pas les bienvenues aux prestigieux événements de la FIFA tant que la Russie n'aura pas mis fin aux hostilités et entamé des négociations de paix, entre autres.

 

Michal Kobosko (député)
> Le congrès de l'ALDE (Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe), qui s'est tenu à Vienne, vient de s'achever. Cette édition revêtait une importance particulière, puisqu'elle coïncidait avec le 50e anniversaire de l'ALDE et réunissait de nombreux dirigeants de partis libéraux européens appartenant à la famille politique Renew Europe. Durant les deux jours du congrès, en collaboration avec le Centre de la République d'Estonie et Peter Ryszard Petru, et sous l'égide du Centre de la Pologne, nous avons mené une série d'entretiens bilatéraux avec des partis libéraux-démocrates de pays tels que l'Irlande, les Pays-Bas, l'Ukraine, l'Allemagne, la Slovaquie et la Hongrie. Les débats ont porté notamment sur la sécurité européenne et le soutien à l'Ukraine. Dans leurs interventions, la Première ministre estonienne, Kristen Michal, ainsi que les représentants de la Roumanie, de l'Irlande et de l'Ukraine, ont souligné la nécessité de maintenir le soutien à l'Ukraine, de renforcer la défense européenne et de faire face aux menaces russes. Par ailleurs, les discussions ont porté sur les moyens d'accroître la compétitivité et l'innovation de l'économie européenne, de développer l'industrie et les biotechnologies, et de réduire les obstacles à l'entrepreneuriat. L'un des thèmes abordés était le fonctionnement de la démocratie et les nouvelles technologies à l'ère des algorithmes et de l'intelligence artificielle.

> Plus de 40 députés européens ont adressé une lettre au président de la FIFA, Gianni Infant, exigeant le retrait de son autorisation de participation de la Russie à la Coupe du Monde U-15 de la FIFA, qui se tiendra en Azerbaïdjan en octobre prochain. La FIFA a annoncé que le tournoi serait ouvert à « toutes les associations membres de la FIFA », autorisant de facto la participation de la Russie. Il est difficile d'imaginer des athlètes russes participer à des événements de la FIFA et y arborer publiquement le drapeau et les symboles de l'État russe, lesquels, dans le contexte géopolitique actuel, sont exclusivement associés à la violence, à l'agression et aux attaques destructrices. Pour le peuple ukrainien, la participation de la Russie à un tel événement sportif est une atteinte aux valeurs du monde libre, un symbole de douleur, de souffrance et de perte. Dans cette lettre, nous rappelons également que les enfants ukrainiens sont privés de la possibilité de pratiquer un sport depuis plus de quatre ans en raison de la destruction des infrastructures ukrainiennes et de la nécessité de fuir le pays. De plus, la Russie a enlevé et déporté environ 20 000 enfants ukrainiens sur son territoire. Par conséquent, dans notre lettre, nous « appelons la FIFA à défendre la paix et à ne pas céder à l'agresseur, la Russie ». Tant que la Russie n'aura pas cessé ses attaques criminelles et ne s'assiéra pas à la table des négociations, elle ne devrait pas être représentée à de tels événements.

 

Hilde Vautmans (députée)
> Nous sommes trop près d'une solution permanente pour relâcher nos efforts maintenant. Rouvrir la dérogation transitoire ne ferait pas avancer les négociations ; cela risquerait seulement d'affaiblir la position du Parlement et de ralentir l'accord dont l'Europe a un besoin urgent. Notre priorité doit demeurer un règlement fort et permanent qui protège les enfants, assure la sécurité juridique et produise des résultats durables. Nous sommes prêts à reprendre immédiatement les négociations et attendons des États membres qu'ils fassent de même et qu'ils nous donnent un mandat clair.
C’est la troisième fois que la dérogation provisoire est renouvelée. Si nous voulons protéger les enfants et notre vie privée, il ne peut plus y avoir de prolongations temporaires ; nous avons besoin d’une solution permanente.

 

Eugen Tomac (député)
> Les démocraties saines ne se défendent plus uniquement par les institutions et les élections. À l’ère numérique, elles se défendent aussi grâce à des citoyens capables de distinguer les faits de la manipulation, de remettre en question ce qu’ils voient en ligne et de faire des choix éclairés. À mesure que les algorithmes, l’intelligence artificielle et les plateformes en ligne façonnent de plus en plus la manière dont l’information est créée, diffusée et consommée, l’éducation aux médias devient essentielle à la résilience démocratique de l’Europe. Elle permet non seulement de reconnaître la désinformation, mais aussi de comprendre comment les environnements numériques influencent les informations que nous consommons. »
Le rapport final reflète plusieurs priorités essentielles de Renew Europe, notamment le renforcement de l’esprit critique comme pilier fondamental de l’éducation aux médias, l’amélioration de la culture numérique liée à l’intelligence artificielle et aux algorithmes, le renforcement de la responsabilité des plateformes, la promotion de l’éducation aux médias comme compétence à acquérir tout au long de la vie, ainsi qu’une meilleure protection des mineurs contre les environnements en ligne manipulateurs et addictifs. Il souligne également l’importance du pluralisme des médias et d’un journalisme indépendant pour nourrir un débat démocratique éclairé. (…)
Donner aux citoyens les moyens d’agir commence par leur fournir les outils nécessaires pour évoluer dans l’environnement informationnel d’aujourd’hui. Investir dans l’éducation aux médias, c’est investir dans la résilience démocratique de l’Europe. C’est contribuer à bâtir des sociétés mieux armées pour résister aux manipulations, lutter contre la désinformation, participer au débat démocratique et relever les défis de l’ère numérique.

 

► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne 
♦ FDP 
> Le président du FDP a plaidé pour la déréglementation des horaires d'ouverture des commerces le dimanche : « Une véritable flexibilité est urgente. Ceux qui veulent imposer la fermeture des magasins ne devraient pas se plaindre du déclin des centres-villes. »

> Les récentes hausses d'impôts décidées par la coalition de centre-droit ne sont qu'un premier pas. La question des priorités ne semble plus se poser. Or, un changement de cap s'impose : l'État doit réduire ses dépenses. Cela permettra d'alléger la pression fiscale.

> Le chef du FDP accuse le chancelier Friedrich Merz d'«avoir complètement renié sa promesse de finances publiques saines ». Lui et Klingbeil « mettent en péril l'avenir de notre pays avec leur endettement excessif ».

> Le gouvernement fédéral doit enfin avoir le courage de faire des économies et d'établir des priorités. Au lieu de cela, la dette continue de croître sans relâche. L'État doit réduire ses dépenses.

> Lars Klingbeil contredit Markus Söder et affirme clairement que les mini-emplois seront non seulement davantage taxés, mais également soumis aux cotisations sociales. De fait, le mini-emploi sera supprimé, ce qui entraînera une baisse significative du revenu net pour 7 millions de personnes. Ce gouvernement n'apporte aucun soutien à personne.

> Hausse des impôts, nouvelles taxes, nouvelles contributions, aucune épargne, aucune priorisation, ponction dans les réserves, pour une dette totale de 2 726 milliards d’euros – dont 204 milliards d’euros de nouvelle dette. Ce gouvernement fédéral est incapable de gérer l’argent.

> Proposition alternative : abolissons enfin l’impôt sur les successions et simplifions l’accumulation de patrimoine privé, et non la redistribution des richesses par l’État.

> Mesures prises par le gouvernement allemand :
- Augmentation des taxes sur les micro-emplois
- Hausse de l’impôt sur le revenu pour de nombreux contribuables
- Nouvelle taxe sur les services numériques
- Nouvelle taxe sur le sucre
- Nouvelle taxe sur les cryptomonnaies
- Hausse des taxes sur l’alcool
- Hausse des taxes sur le tabac
Ce qu’il faut maintenant : Un niveau d’imposition globalement plus bas.

> Nous avons besoin d'allégements, pas de fardeaux. Il faut réduire les dépenses publiques, diminuer les subventions, définir des priorités et relancer l'économie. Merz ne fait rien de tout cela.

> Les mini-emplois ne seront pas supprimés dans un premier temps, mais seulement, dans une première étape, « taxés ». Cela touchera directement sept millions de personnes. Au lieu d'un véritable soulagement : hausse des impôts, des prélèvements et des cotisations sociales. Ce gouvernement trompe la population.

> Dix milliards d'euros de « mesures de soutien », à peine plus qu'un ajustement des impôts à l'inflation – le tout financé par des hausses d'impôts. Ce n'est pas une réforme, c'est une farce !

 

Wolfgang Kubicki (président)
> La liberté ne s'arrête pas à l'adversaire politique.
L'attitude démocratique se manifeste dans la manière dont on traite ses adversaires politiques. L'AfD a autant le droit de tenir un congrès que ses opposants de manifester pacifiquement contre celui-ci. L'État de droit et la liberté de réunion doivent être protégés de manière égale.
Partout où l'on regarde, tous les responsables politiques insistent sur la valeur de la démocratie libérale et sur l'importance de la défendre. C'est indéniablement vrai. Cependant, force est de constater que plus j'entends ce principe abstrait, moins je rencontre, dans le milieu politique berlinois, des personnes qui en tirent des conclusions concrètes – même lorsque celles-ci ne servent pas leurs propres intérêts politiques.
Cela est clairement visible lors du congrès fédéral de l'AfD, prévu ce week-end à Erfurt. Certains pensent servir la démocratie en empêchant sa tenue. J'en ai déjà parlé ici, et je le répète volontiers : ceux qui empêchent les congrès de partis ne servent ni la démocratie, ni notre Constitution. Les partis politiques – contrairement à ce que l'AfD tente souvent de faire croire – jouent un rôle central dans notre système constitutionnel. C'est pourquoi l'article 21 de notre Loi fondamentale consacre quelques phrases concises à leur place et à leur structure au sein de la société. Il stipule, entre autres, que leur organisation interne doit être conforme aux principes démocratiques. Par conséquent, la tenue de congrès de partis n'est pas une opération de communication, mais une obligation constitutionnelle.
J'entends maintenant ceux qui disent : « Mais l'AfD est un parti anticonstitutionnel et n'a simplement pas encore été interdit par la Cour constitutionnelle fédérale. » Cet argument est pourtant fondamentalement invalide dans un État de droit, car la justice ne se rend pas dans la rue, mais dans les tribunaux par un pouvoir judiciaire indépendant. Et je tiens à ce qu'il en reste ainsi. Par conséquent, je rejette catégoriquement toute demande d'empêcher la tenue du congrès du parti.
Appel à une justice privée sous couvert de sauver la démocratie
Je trouve extrêmement inquiétant qu'il y a quelques jours, un appel soit paru dans le journal taz, dans lequel un professeur de droit allemand et son co-auteur affirmaient qu'il fallait empêcher la conférence du parti afin de protéger la Constitution. Avec des déclarations telles que « Ce blocage est illégal au nom de la légitimité », ils incitent de fait à la justice privée, sous prétexte que l'État et les politiciens ont « échoué ». 
Je crois également que l'État et la politique échouent fréquemment. Par exemple, jeudi dernier, avec l'annonce des « résultats de la réforme » par la Chancellerie. Je considère même ces résultats dangereux, car le cœur de notre société démocratique est menacé si nous ne sortons pas enfin de la crise économique. Or, je devrai payer les impôts et les charges supplémentaires qui en découleront si le Bundestag allemand les adopte. Que puis-je faire d'autre ? Quiconque tient des propos comme ceux de Ralf Michaels et Anne Gräfe dans le journal taz a, à mon avis, perdu tout sens des principes constitutionnels. Toutes les organisations qui ont appelé à manifester à Erfurt ce week-end feraient donc bien de se désolidariser clairement de ces tendances et, en particulier, de l'alliance « Résistance », qui vise à empêcher la tenue du congrès du parti. 
Les partis de gauche, les syndicats et les églises, en particulier, sont généralement prompts à lancer des appels à la paix sur toutes sortes de sujets. Mon appel aujourd'hui s'adresse précisément à ces groupes : profitez de vos propres événements pour souligner le caractère pacifique de votre protestation. Et n'oublions jamais : les policiers qui risquent leur vie ce week-end ne protègent aucune idéologie politique, mais bien la loi qui rend possible et prévoit ce congrès du parti AfD.
La démocratie ne consiste pas à s'affirmer constamment.
Mais il y a un autre aspect à considérer : quiconque défend l’ordre libre et démocratique doit également défendre le droit de manifester. La liberté de réunion est un de nos droits fondamentaux. Et, bien sûr, cela inclut le droit de manifester contre les congrès des partis. Ce n’est pas sans raison que, le jour de mon élection à la présidence fédérale du FDP, j’ai partagé une photo de la manifestation massive organisée en marge du congrès du FDP de 1968 à Fribourg, où Ralf Dahrendorf débattait avec le leader étudiant de gauche Rudi Dutschke sur un camion équipé de haut-parleurs. Il n’y a aucune raison de condamner catégoriquement de telles manifestations ni de les qualifier d’injustes, comme le fait régulièrement la droite.
Et oui : protester ne consiste pas à plaire à ceux contre qui l’on s’adresse, ni à leur faciliter la vie. Il s’agit avant tout de se faire entendre le plus fort possible, ou, pour reprendre une expression consacrée, de faire entendre sa voix. La limite est fixée non pas par une légitimité subjective, mais par une légalité objective. Concrètement, cela signifie que la protestation doit rester pacifique et que l’objectif ne peut être d’empêcher la tenue du congrès du parti. Dans ce cadre, par exemple, les sit-in ne sont pas illégaux en soi. 
C’est précisément ce qu’a expliqué Marie-Agnès Strack-Zimmermann cette semaine à la télévision, dans l’émission Welt. Certains ont interprété ses propos comme un soutien au blocage total du congrès du parti, alors même qu’elle avait explicitement déclaré que celui-ci devait se tenir. Cette interprétation malveillante montre cependant que certaines personnes sont tout aussi préoccupées par le droit de manifester que par le droit de tenir un congrès. La liberté n’est pas un droit exclusif. Elle appartient aussi à l’opposant politique. 
Ceux qui aiment et défendent la démocratie libérale reconnaissent donc les deux points de vue, qu'ils soient d'accord ou non avec le contenu des congrès de partis ou des manifestations. C'est considérablement plus délicat que de prononcer de banals discours le dimanche. Mais la démocratie n'est pas une affirmation constante de soi. Heureusement. Sinon, elle serait plutôt ennuyeuse.

> Le chancelier Friedrich Merz nous livre son chef-d'œuvre : des dépenses qui explosent, la deuxième dette nouvelle la plus élevée de l'histoire de la République fédérale, un budget social pharaonique dépassant pour la première fois les 200 milliards d'euros et des paiements d'intérêts qui montent en flèche.

> C'est très simple : quiconque agresse physiquement des journalistes s'attaque à la liberté de la presse, protégée par la Constitution (article 5 de la Loi fondamentale). Quiconque s'attaque à la liberté de la presse s'attaque à notre démocratie. Quiconque rejette ce principe n'est pas un démocrate et relève de la compétence du parquet.

> Nous avons besoin d'impulsions de croissance par le biais de l'aide d'urgence, et non de nouveaux fardeaux !

> L'accord de la coalition est un véritable saut dans le vide. Il n'y aura aucune réduction d'impôt, car pour les citoyens, peu importe que l'argent soit prélevé directement dans leur poche par les impôts ou les cotisations sociales. Présenter ensuite des résultats erronés au public relève de l'audace la plus totale. En bref : augmenter le coût du travail et alourdir encore le fardeau de la classe moyenne – quiconque agit ainsi est complètement déconnecté de la réalité.

 

Martin Hagen (secrétaire général)
> Après la réforme fiscale, une seule personne s'est enrichie : le ministre des Finances. L'État déborde de liquidités ; le gouvernement fédéral et l'État pléthorique s'enrichissent aux dépens de la classe moyenne laborieuse.

> Les conséquences de l'endettement excessif de la coalition rouge-noire : à la fin de cette législature, le gouvernement fédéral devra lever 80 milliards d'euros par an rien que pour le paiement des intérêts. Aucun autre gouvernement fédéral n'a légué aux générations futures un héritage aussi désastreux.

> Que cache le gouvernement allemand ? Sous prétexte de simplifier les procédures administratives, il veut supprimer la liberté d’information. Cela entravera le journalisme d’investigation et compliquera la révélation des scandales. Ceux qui restreignent la transparence sèment la méfiance envers l’État !

> Merz avait promis un grand pas en avant, mais il ne s'est résumé qu'à un timide bond. Les baisses d'impôts ne méritaient pas ce nom ; elles se limitaient à un simple ajustement pour l'inflation. Le gouvernement fédéral manque de volonté pour entreprendre de véritables réformes.

 

● Belgique 
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement de la Belgique) 

> Deux journées intenses au Sommet de l’OTAN s'achèvent. Deux jours de discussions, d'écoute et de travail acharné pour renforcer ce qui demeure notre atout le plus précieux : notre unité. Car, en fin de compte, c'est elle qui cimente cette Alliance. Non pas la taille de nos armées ni l'importance de nos budgets, mais la volonté de rester unis avec trente-deux pays. Et l'unité est essentielle. La sécurité est le fondement sur lequel repose tout le reste : la tranquillité d'esprit de nos citoyens, la prospérité de nos sociétés, la liberté de vivre comme nous l'entendons. Sans elle, rien ne tient.

> Ces derniers mois, le ministre koweïtien des Affaires étrangères, Son Excellence Cheikh Jarrah Jaber Al-Ahmad Al-Sabah, et moi-même avons eu de fréquents échanges téléphoniques. Hier, en marge du Sommet de l’OTAN où nous avons également rencontré nos partenaires du Golfe, nous avons enfin pu nous entretenir de vive voix et avons découvert que nous partagions la même date d'anniversaire. Dans un Golfe dont l'influence sur la scène internationale ne cesse de croître, une diplomatie efficace consiste à adapter ses choix à l'évolution du monde. Avec le Koweït, nous disposons d'une dynamique positive sur laquelle nous appuyer. La marque d'une diplomatie avisée est la capacité d'adaptation, et la situation actuelle nous incite à investir davantage dans cette relation. Nous travaillons à l'élaboration d'une feuille de route concrète pour approfondir notre coopération et transformer cette dynamique en résultats durables. Je me réjouis de poursuivre ce travail au Koweït même, où je me rendrai en novembre.

> Bonne conversation cet après-midi au Palais d'Egmont avec mon collègue uruguayen. L'Uruguay est une démocratie stable et un pays où il fait bon investir. Ce n'est pas un hasard si la Belgique figure parmi les plus importants investisseurs en Uruguay. Des entreprises comme Katoen Natie y sont présentes depuis les années 1990 et ont contribué au développement du port de Montevideo, l'une des principales portes d'entrée de la région. Ces mêmes ports nous relient dans une lutte moins reluisante. La cocaïne qui quitte l'Amérique du Sud transite par les ports européens, dont Anvers. Aucun pays ne peut endiguer ce trafic seul. C'est pourquoi nous collaborons entre pays d'origine, de transit et de destination pour renforcer la sécurité des ports, les contrôles douaniers et la coopération policière. Ce mois-ci encore, des services de police de toute l'Amérique latine se sont rendus à Bruxelles à cette occasion, à l'invitation de notre Institut d'Egmont. Nous avons également abordé la situation plus large dans la région, où l'Uruguay joue un rôle de premier plan à la tête du Mercosur et de la CELAC. L’accord UE-Mercosur étant désormais à portée de main, un nouveau chapitre s’ouvre. J’ai l’intention de me rendre en Uruguay début 2027 afin de renforcer davantage nos liens.

> Deuxième étape en Asie du Sud-Est : Kuala Lumpur. La Malaisie s’affirme comme un acteur clé dans un contexte de bouleversements des rapports de force internationaux, de tensions géopolitiques et commerciales croissantes et de vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. Lors de mon intervention à la Table ronde Asie-Pacifique, organisée par l’Institut d’études stratégiques et internationales, l’un des principaux groupes de réflexion stratégique de la région, j’ai souligné l’importance du multilatéralisme, d’un ordre mondial fondé sur des règles et des liens entre l’Asie et l’Union européenne, dans un contexte géopolitique en pleine mutation. Aujourd’hui plus que jamais, l’Indo-Pacifique et l’Europe doivent renforcer leur coopération et se positionner comme des partenaires fiables et engagés sur le long terme. J’ai également eu l’occasion de rencontrer le vice-Premier ministre Haji Fadillah Yusof et d’être reçu par le Sultan de Perak, Son Altesse Royale Nazrin Muizzuddin Shah, dans un État où plusieurs entreprises belges sont déjà implantées. Le commerce, l'investissement, les énergies renouvelables, la situation régionale et l'accès aux matières premières essentielles ont été au cœur de nos discussions.

> Première étape de ma mission en Asie du Sud-Est : Manille, aux Philippines, à l’occasion du 80e anniversaire de nos relations diplomatiques. Cette région est un véritable moteur de l’économie mondiale, avec un taux de croissance prévu de 5 % en 2026 ! Et la grande majorité des pays de l’ASEAN sont de fervents défenseurs d’un ordre international fondé sur des règles. Nous devons y être plus actifs dans le cadre d’une stratégie de diversification de nos partenariats, afin que la région devienne un allié encore plus solide pour l’Europe en matière de multilatéralisme et dans des domaines clés tels que le commerce, la technologie, l’énergie, les affaires maritimes, la défense, les minéraux critiques… J’ai notamment rencontré le ministre des Affaires étrangères, M. Lazaro, et le ministre de la Défense nationale, M. Gilbert Teodo. Le développement de nos relations commerciales, notamment via le futur accord de libre-échange avec l’UE, la coopération maritime, la sécurité régionale et la situation géopolitique internationale ont été au cœur de nos discussions. En tant que ministre également chargé de la coopération au développement, j'ai rencontré plusieurs organisations de la société civile et visité un programme de santé communautaire qui apporte un soutien aux familles les plus défavorisées. Par ailleurs, j'ai également visité la Banque asiatique de développement et le centre belgo-philippin de formation en restauration maritime IFS, qui allie innovation et engagement social et est devenu une référence mondiale grâce à l'initiative d'un compatriote belge. Enfin, j'ai eu le plaisir de rencontrer de nombreux Belges qui ont décidé de créer des entreprises aux Philippines et d'y exporter notre savoir-faire belge.

 

♦ Les Engagés 
Yvan Verougstraete (président, député européen)

> Un moment que j’ai adoré cette nuit, c’est quand les Diables Rouges ont célébré leur victoire en reprenant la fameuse danse de Trump, mdr, fallait oser.
Au-delà du clin d’œil, bravo à toute l’équipe. Elle a su rester soudée, se galvaniser et répondre sur le terrain, malgré toutes les polémiques qui ont entouré cette rencontre. Mais une fois le sourire passé, il ne faut pas oublier une réalité. Les règles existent pour protéger tous les joueurs, sur un terrain comme sur la scène internationale. Lorsqu’elles sont respectées, chacun connaît les mêmes droits et les mêmes devoirs. Hier, l’administration Trump a choisi de bousculer ces règles dans le cadre de la FIFA. C’est malheureusement une méthode que l’on retrouve aussi dans sa politique internationale, qu’il s’agisse du Groenland, de Gaza, de l’Iran, du Venezuela ou encore de ses relations commerciales avec l’Europe. Nous avons choisi une autre voie : respecter les règles du jeu. Parce que le droit et les règles communes ne sont pas des obstacles. Ils sont ce qui protège les plus faibles, garantit l’équité et permet à chacun de jouer à armes égales. Et aujourd’hui, les Diables Rouges ont montré qu’on pouvait gagner… sans tricher avec les règles.

> J’ai eu l’occasion d’échanger avec l’Ambassadeur de Chine sur les grands défis géopolitiques, économiques et commerciaux qui façonnent notre époque. Le dialogue est indispensable. Mais il ne peut être constructif que s’il s’appuie sur des relations équilibrées, le respect du droit international, une concurrence loyale et une réciprocité réelle dans nos échanges. L’Europe doit rester ouverte au dialogue, tout en défendant avec fermeté ses intérêts stratégiques, son autonomie et ses valeurs. La Chine a défendu son marché avec brio… elle défend maintenant une posture d’ouverture extrême. Apprenons les leçons de ceux qui prennent maintenant le lead au niveau industriel.

> Les défis qui attendent la Belgique ne sont ni de gauche, ni de droite. Ils sont immenses. Ils exigent autre chose que des slogans. Ils exigent du courage et de la nuance. Ce n'est qu'à cette condition que nous retrouverons ce qui manque aujourd'hui le plus à notre démocratie : la confiance.

 

♦ DéFI 
François de Smet (député)

> A suivre le débat hexagonal, le débat est de savoir si on peut oui ou non faire campagne présidentielle avec un bracelet électronique. Pouvoir être candidate en étant condamnée pour détournement de fonds, par contre, ne pose aucunement question.

> Suppression du Sénat - débat avec le Premier ministre (suite et fin) «Oui mais on doit supprimer le Sénat pour faire des économies». C'est vrai qu'il y a des efforts à faire en termes de limitation des dépenses politiques. Pas tant pour ce que ça rapportera (assez peu en fait au regard des dépenses en dizaines de milliards en santé et pension) qu'en termes d'exemplarité. Proposer de sabrer carrément dans les instances démocratiques avec un argument d'économie pose je trouve un problème de principe - mais ce n'est même pas cela que je vais soulever ici.
Cibler le Sénat sous prétexte d'économies c'est se tromper de cible, car le Sénat ne coûte en réalité pas très cher:
- les 50 sénateurs des régions sont payés par leur assemblée régionale où ils sont déjà députés et ils ne touchent pas deux salaires
- le bâtiment est évidement amorti depuis un siècle
- la Chambre a déjà repris le personnel
En fait les seules vraies dépenses représentées par le Sénat sont encore:
- le salaire des dix sénateurs cooptés par les grands partis
- la part sénatoriale des dotations aux partis
Et ça on pourrait les supprimer tout de suite. Que l'Arizona le fasse et préserve le reste de l'outil, et qu'on le réforme comme assemblée citoyenne.

> Exclusions bancaires
J'ai été interpellé par plusieurs citoyens se plaignant d'avoir été proprement viré de leur banque sans explication réelle, recevant juste un courrier leur expliquant que leur compte a été fermé. Je me suis rendu compte que c'est une pratique assez courante et qui touche des particuliers, des commerçants, des asbl, avec des conséquences souvent désagréables. Il semble que les banques utilisent le droit de fermer des comptes pour des raisons de lutte contre le blanchiment d'argent de manière très large et parfois abusive. J'ai interpellé le ministre compétent sur le sujet, et il m'a appris que le gouvernement est en train d'adopter une législation pour mettre de l'ordre dans ces pratiques de «de-risking». C'est l'objet de cet article de l'Echo du week-end. Plusieurs mesures méritent d'être saluées (de-risking rappelé comme pratique interdite, obligation du document d'information sur ses droits et de s'expliquer auprès du SPF Économie dans un délai contraint). Pour autant, ce projet ne lève pas toutes mes réserves, et je resterai vigilant sur plusieurs points. D'abord, l'essentiel du dispositif de détection vise les professionnels : entreprises, ASBL, missions diplomatiques. Or les particuliers, qui étaient au cœur de mon interpellation parlementaire (ce sont des particuliers qui m'avaient alerté), restent plutôt oubliés. La suppression du plafond de 10 000 euros sur le service bancaire de base est une bonne nouvelle mais elle ne règle en rien l’injustice de l’exclusion initiale. Je regrette qu'aucun véritable mécanisme d'accompagnement ne semble prévu pour aider les personnes injustement exclues à réintégrer le circuit bancaire ordinaire. Le document d'information est bienvenu, mais il informe le client de ses droits une fois le refus prononcé et n'empêche pas l'exclusion elle-même. Et puis, demeure l'ambiguïté de fond. Les banques ont l'obligation légale de gérer leurs risques de blanchiment, et le ministre l'avait lui-même reconnu dans sa réponse parlementaire: certaines s'en servent comme d'un paravent commode, d'autres pour réaliser des économies. Tant que la frontière entre gestion légitime du risque et exclusion abusive ne sera pas clarifiée dans la loi, les établissements continueront d'invoquer la lutte anti-blanchiment pour se dédouaner. J'ajoute qu’il est plausible que le nombre de demandes de service bancaire de base ne mesure qu'imparfaitement le phénomène : il est probable que beaucoup de personnes exclues renoncent, découragées, sans jamais frapper à la porte du SPF Économie. Bref: un premier pas que je salue, mais qui en appelle d'autres. Je serai particulièrement attentif, lors de l'examen parlementaire, à ce que les particuliers ne soient pas les sacrifiés de cette réforme, et à ce que la transparence s'accompagne enfin de sanctions dissuasives.

> Début de séance plénière du jeudi. Le Premier ministre a renvoyé les questions sur la canicule (dont la mienne) à son ministre du Climat. Bart De Wever ne répond qu'aux questions qui lui plaisent, ce qui n'est pas normal. Et il n'a eu à ce jour pas eu un mot sur cette canicule qui a engendré une forte surmortalité, ce qui est encore moins normal.

> Monsieur le Premier ministre, en commission vous vous êtes un peu énervé contre ceux qui combattent votre réforme en expliquant que cela «25 ans qu’on essaie de supprimer le Sénat» et que vous n’aviez entendu aucun argument nouveau. Non. Non. Cela fait 25 ans que vous voulez supprimer le Sénat. Vous et l’ensemble du mouvement nationaliste flamand. Mais les francophones ne le veulent pas. Vous ne trouverez la suppression pure et simple du Sénat dans le programme d'aucun parti francophone, pas même celui des Engagés (on parle d’une «réforme profonde et à défaut d’une suppression» dans le manifeste mais pas dans le programme j’ai vérifié) ; et pas non plus dans le programme du MR. Je le répète lentement, chers collègues des Engagés et du MR, aucun de vos électeurs ne vous a fait confiance en 2024 en imaginant que vous alliez prêter vos voix à la destruction d’un morceau de la Belgique de 1830. Et c’est une forme de trahison. Ce n’est pas la seule. Ce n’est pas la première. Ce n’est pas la dernière. Mais c’est l’une des plus tristes parce que vous allez prêter votre voix à une amputation qui ne fera place à aucune construction.

> L'absence de gouvernance climatique
Nous avons un premier ministre qui se fiche royalement du sujet, nous avons un ministre de la défense qui conseille à chacun de se ressourcer dans sa piscine. Et puis il y a vous, le ministre du climat, qui avez fait une chose incroyable - vous avez fait une réunion.

 

● Espagne 
♦ Ciudadanos 
Le Secrétaire général et le Secrétaire aux Relations européennes ont participé au Congrès de l’Alde à Vienne. Nous avons adopté une résolution demandant davantage de ressources et une meilleure prise en charge de la santé mentale. Nous avons également célébré le 50e anniversaire de l’Alde. Ensemble, nous choisissons l’avenir.

 

● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom

Szilas Kincso (présidente)
> En tant que nouvelle présidente de Momentum, je souhaite aborder en premier lieu un sujet que j'ai déjà évoqué et pour lequel je pense que nous sommes proches d'une solution : le décret relatif au bien-être du cœur. J'en ai parlé à plusieurs reprises, tout comme le ministre en charge du secteur et les organisations professionnelles. La seule question qui se pose est : pourquoi le gouvernement reste-t-il inactif ? Un décret ministériel doit être abrogé. Il ne s'agit pas d'une impasse, ni d'un changement de président, « simplement » un décret sans incidence sur le budget. Plus d'un mois s'étant écoulé depuis ma dernière lettre, j'écris aujourd'hui une lettre officielle au ministre de la Santé pour demander l'abrogation immédiate de ce « décret relatif au bien-être du cœur », infondé et indigne de toute considération professionnelle. Zsolt Hegedűs n'a pas répondu à ma dernière lettre, et ce décret est toujours en vigueur. Et c'est inadmissible. Le changement de régime s'accompagne d'une nouvelle culture politique : une culture où les ministres prennent en compte les suggestions constructives des partis d'opposition et où les propositions soutenues par de nombreux professionnels et n'ayant pas d'incidence sur le budget sont acceptées, ou du moins où les membres du gouvernement concernés justifient leur inaction. La création d'un ministère de la Santé indépendant offre une occasion historique de placer enfin le professionnalisme et le respect des patients au cœur de la gestion du système de santé hongrois, et non plus sous l'influence d'idéologies politiques. Si le ministre se soucie réellement de la médecine fondée sur les preuves, il ne peut se permettre de retarder cette étape. Les statistiques officielles prouvent sans équivoque que le nombre d'avortements n'a pas diminué depuis le durcissement de la réglementation. Le décret n'a pas atteint son objectif. Son seul véritable résultat est de punir, de traumatiser et de maintenir dans l'incertitude les femmes les plus vulnérables. Certaines réformes sont coûteuses et prennent des années. Cependant, abroger le « décret du battement de cœur » ne coûte pas un centime au budget ; cela exige seulement une volonté politique et du bon sens professionnel. Nous pourrions immédiatement rendre leur dignité et leur liberté de choix à des milliers de femmes. En tant que président du mouvement Momentum, j’attends la réponse officielle et une action immédiate du ministre.

> J'attends la réponse du ministre de la Santé à ma lettre concernant le décret relatif à l'audition du cœur, car j'ai élu des responsables politiques pour qu'ils répondent aux questions qu'on leur pose. J'ai écrit une seconde fois au ministre, le Dr Zsolt Hegedűs, afin d'obtenir l'abrogation immédiate de ce décret. Ma première lettre n'a reçu qu'une réponse automatique, mais j'espère recevoir une réponse concrète à la seconde. Après tout, le Mouvement Momentum et moi-même nous sommes retirés des élections d'avril pour cette raison, c'est pourquoi nous avons soutenu la campagne de Tisza, et c'est aussi pourquoi nombre d'entre nous ont voté pour elle, car, entre autres, nous attendons du dialogue qu'il soit un principe fondamental et qu'un ministre réponde aux courriers qui lui sont adressés. La question du décret relatif à l'audition du cœur ne peut attendre ! Il n'y a ni le temps ni le besoin de consulter l'opinion publique sur ce sujet. La position de la profession est claire : ce décret ne réduit pas le nombre d'avortements, mais traumatise des femmes déjà en situation de grande précarité. Tant que ce décret reste en vigueur, davantage de femmes risquent d'être gravement traumatisées par une mesure issue de considérations purement politiques, fruit d'un accord entre deux partis d'extrême droite. C'est pourquoi j'attends une réponse urgente du Ministre, et surtout, une action rapide pour abroger ce décret.

> Il existe des sujets sur lesquels on ne peut espérer que le Fidesz ou Mi Hazánk persuadent le gouvernement d'agir. Citons par exemple l'abrogation du décret relatif au bon fonctionnement du cœur ou la possibilité d'adoption pour les couples de même sexe. Les deux partis d'extrême droite de l'opposition parlementaire sont incapables de constituer une opposition constructive à Tisza. Ils ne font qu'alimenter la mascarade parlementaire et instrumentaliser politiquement les joutes verbales avec Péter Magyar. Parallèlement, sur des questions importantes qui touchent les Hongrois, Tisza s'est contentée de belles paroles sans prendre de mesures concrètes. C'est pourquoi j'ai écrit au ministre de la Santé, Zsolt Hegedűs, pour lui demander l'abrogation du décret relatif au bon fonctionnement du cœur. Il a lui-même déclaré que la loi en question n'avait pas été adoptée en 2022 sur la base de critères professionnels, à la demande de Mi Hazánk. Trois partis de droite siègent au Parlement, et certaines valeurs et problématiques n'y sont malheureusement pas représentées. Le parti Momentum s'est retiré de la course électorale et a activement milité pour la victoire de Tisza, car nous considérions le changement de régime comme primordial. Maintenant que ce changement est effectif, il est temps de revenir à la mission d'un parti libéral dans une démocratie fonctionnelle : défendre les valeurs libérales. De nombreux libéraux ont voté pour Tisza, et nous œuvrons à ce que les mesures qui leur tiennent à cœur soient mises en œuvre au plus vite.

 

● Irlande
♦ Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)

> Nous continuerons à œuvrer pour l'unité irlandaise d'une manière conforme à l'esprit de l'Accord du Vendredi saint.

> Nos priorités pour la présidence irlandaise sont claires : compétitivité, valeurs et sécurité. Ensemble, nous bâtirons une Union forte et prospère dont nos citoyens seront fiers.

> C’est un honneur pour moi d’être à Strasbourg aujourd’hui pour présenter le programme politique de la présidence irlandaise du Conseil. Je me réjouis de travailler avec le Parlement européen au cours des six prochains mois.

> Nous aborderons cette question avec un esprit de coopération et d'ambition afin de garantir que notre Union européenne commune réponde aux besoins des citoyens que nous servons tous.

> Une étape majeure pour la recherche irlandaise. Cet investissement de 100 millions d'euros garantit à l'Irlande une place de choix dans la recherche et les technologies de pointe. L'agrandissement de Tyndall renforce notre position dans le secteur des semi-conducteurs, contribuant ainsi à la croissance économique et à la création d'emplois pour les années à venir.

> Aujourd'hui, l'Irlande assume la présidence de l'UE pour la huitième fois. L'adhésion à l'UE a transformé notre pays, et nous sommes prêts à nous investir pleinement dans cette fonction.

 

● Italie 
♦ Azione 
Carlo Calenda (secrétaire général) 

> L'Europe est seule, et l'OTAN, sous commandement américain, n'est plus disposée à la défendre. Une dette européenne de 1 000 milliards d'euros est nécessaire, financée par une taxe supplémentaire de 10 % sur les produits chinois. Cet argent doit être géré par l'UE, en priorité par la construction d'un rempart anti-drones et anti-missiles sur le flanc est de l'OTAN. Tôt ou tard, Poutine attaquera pour démontrer notre faiblesse.

> Il y a deux ans, nous avons présenté un projet de loi sur la « protection démocratique » afin de dénoncer l'infiltration russe des partis politiques et des médias. Suite aux déclarations inquiétantes du ministre de la Défense, Guido Crosetto, j'attends du gouvernement qu'il agisse en conséquence et approuve la proposition. Dans le cas contraire, les prochaines élections risquent d'être faussées par l'argent russe et son utilisation des réseaux sociaux.

> Depuis 30 ans, ils nous promettent monts et merveilles, mais ils ne nous disent jamais une chose : d’où vient l’argent ? C’est ainsi que naît la méfiance envers la politique. C’est pourquoi nous demandons une règle simple : chaque promesse électorale doit être financée. Moins de propagande, plus de sérieux.

> Pour l'Italie, le choix fédéraliste européen est devenu incontournable. Il est évident que Trump n'est pas un partenaire fiable. Il est temps que la droite le reconnaisse et agisse en conséquence.

> Infantino devrait démissionner et les équipes devraient protester. Cette Coupe du monde est entachée, comme tout ce que touche Trump.

> Comme vous le savez, je n'ai aucune sympathie particulière pour Conte, mais la commission Covid dans son ensemble me semble être une vaine vengeance politique. Nous avons traversé ensemble l'une des périodes les plus difficiles de notre histoire. Des erreurs ont été commises, et il ne pouvait en être autrement, compte tenu du choc subi. Nous n'en sommes certainement pas sortis grandis – je pense aux médecins et aux infirmières oubliés dès le lendemain de la fin de la pandémie – mais essayons de ne pas en sortir plus mal. Malheureusement, il me semble que nous sommes sur cette voie.

> La Révolution américaine, il y a 250 ans, a ouvert la voie à l'ère républicaine dans tout l'Occident. Pour nous, Européens, il est essentiel de reconnaître, dans le long et controversé processus d'unification des treize colonies en une république fédérale, les éléments susceptibles d'orienter nos efforts vers des États-Unis d'Europe.

> J'affirme depuis des mois, et je l'ai même écrit dans mon livre, que les Russes attaqueront bientôt un pays européen membre de l'OTAN pour démontrer que l'OTAN n'existe plus. Notre lenteur – européenne – à mettre en place une force de dissuasion crédible et indépendante des États-Unis les encourage. Je n'envisage pas d'invasions à grande échelle, mais une attaque démonstrative pour diviser l'alliance et mettre en évidence l'indécision des Européens et la « fuite » des Américains.

> Je soutiens fermement les Ukrainiens et je combats les partisans de Poutine comme vous. Je crois fermement à la nécessité d'une Europe fédérale et armée, indépendante des influences extérieures qui dictent la ligne éditoriale de votre journal. Je m'oppose fermement au populisme – judiciaire, environnemental, syndical et lié aux primes – que vous représentez. Je m'oppose fermement aux coalitions qui n'ont rien en commun, si ce n'est la soif de pouvoir. Oui, je suis très ferme sur ce point.

> Hier, j'ai passé une IRM. J'ai pu le faire uniquement grâce à mon assurance privée. Aujourd'hui, 51 % des consultations chez un spécialiste sont prises en charge. Une proposition émane des meilleurs experts italiens. Nous demandons à la droite comme à la gauche, à Meloni et Schlein, de suivre l'exemple de la Grande-Bretagne : collaborer pour bâtir le système de santé de demain.

 

♦ Spazio pubblico 
Pina Picierno (leader)

> Les bonnes vieilles méthodes du KGB sont toujours d'actualité. C'est pourquoi nous devons investir dans la défense. Les arrestations très graves effectuées aujourd'hui à Rome pour espionnage au profit de la Russie démontrent malheureusement que la guerre froide de l'information n'est jamais terminée. Recrutement par la corruption, accès non autorisé aux systèmes informatiques, utilisation de la couverture diplomatique : nous assistons aux méthodes opérationnelles classiques de l'ancien KGB, héritées aujourd'hui par le FSB et les services de renseignement russes, et tragiquement encore en vigueur au cœur de l'Europe et de nos institutions. Lorsque j'évoque la sécurité nationale et l'urgence d'accroître les investissements et les dépenses de défense, le public a tendance à ne penser qu'aux moyens militaires et aux armements. Mais la réalité est bien plus complexe et omniprésente. Investir dans la défense aujourd'hui signifie avant tout : renforcer les capacités de contre-espionnage et de contrôle interne, consolider la cybersécurité et l'accès aux systèmes d'information stratégiques, et fournir à nos forces de l'ordre et à nos services de renseignement les outils et les ressources nécessaires pour neutraliser les menaces hybrides avant qu'elles ne portent atteinte à l'État. J’exprime ma profonde gratitude aux carabiniers du ROS (Groupe opérationnel national italien) et à la justice pour avoir déjoué cette menace. Que cet épisode serve d’avertissement à tous : la sécurité n’est pas une dépense à réduire, mais un investissement vital pour protéger notre démocratie et notre souveraineté contre ceux qui cherchent à nous déstabiliser de l’intérieur.

> À propos des préférences, des femmes et de la nouvelle loi électorale. J'ai lu l'appel transpartisan lancé par des députées contre l'introduction des préférences dans la nouvelle loi électorale, car, selon elles, cela réduirait la présence des femmes dans les fonctions électives. Avec tout le respect et l'affection que je leur porte, je peux témoigner, par expérience personnelle, du contraire : Si mon élection avait été décidée par une place sur une liste établie en fonction de la loyauté envers le chef du parti, je n'aurais pas été élue car j'étais considérée comme « hors-norme », du moins par les deux derniers secrétaires du Parti démocrate. Les listes bloquées n'ont jamais contribué à l'émancipation des femmes et engendrent un cercle vicieux inquiétant : les élus se coupent de plus en plus des citoyens, tandis qu'ils se rapprochent de plus en plus de ceux qui décident de leur place sur la liste. C'est ce qui s'est produit ces dernières années, et c'est exactement l'inverse de ce dont le pays a besoin. Nous avons besoin de parlementaires libres et capables d'exprimer leurs opinions avec force, car ils sont attachés aux choix des citoyens. Et des secrétaires de parti moins « aux commandes » et plus influencés par la présence de parlementaires compétents et indépendants. Rendons aux électeurs la possibilité de choisir leurs représentants. Assez ! Assez ! D’un Parlement composé non pas des plus compétents, mais des plus loyaux !

> J’adresse mes plus sincères condoléances à l’ambassadeur ukrainien Igor Brusylo qui, hier, jour même d’un nouveau massacre perpétré par les Russes à Kyiv, a été contraint de répondre à une série de banalités, d’absurdités et d’obscénités au Sénat. Je tiens également à le rassurer : certains savent pertinemment que défendre l’Ukraine, c’est défendre l’idéal même d’Europe et de démocratie libérale, et que la paix ne saurait être atteinte au prix du sacrifice de la liberté d’un peuple, car cela ne fait qu’ouvrir la voie à l’instabilité et à de nouveaux conflits. D’autres encore n’acceptent pas, et n’ont jamais accepté, l’ambiguïté sur ce sujet. Nous sommes si nombreux, cher ambassadeur, à vos côtés et aux côtés du courageux peuple ukrainien.

> Je ne fais que constater les faits. Le Mouvement Cinq Étoiles est passé de l'illusion d'être « ni de droite ni de gauche » à une politique étrangère qui finit par coïncider avec celle des ultra-souverainistes lorsqu'il s'agit d'affaiblir les démocraties libérales et de renforcer les autocraties. Ce n'est pas une caricature. C'est précisément leur trajectoire politique.

 

● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)

> Je repense à un sommet de l'OTAN positif et, surtout, constructif, où nous avons transformé les belles ambitions et les belles paroles de l'année dernière en résultats concrets. Aujourd'hui et hier, des accords de coopération d'une valeur de plusieurs milliards d'euros ont été conclus, notamment par notre pays, pour la production d'équipements de défense avec des entreprises et nos alliés européens, l'Ukraine et les États-Unis. Ensemble, nous construisons une OTAN qui répartit équitablement les charges et les tâches et qui devient plus forte que jamais, permettant à l'Europe de défendre son continent. De plus, cette OTAN se renforce et constitue une alliance essentielle pour les États-Unis. Les Pays-Bas jouent un rôle de premier plan et assument pleinement leurs responsabilités. Notre pays a triplé ses dépenses de défense et continue d'investir massivement dans un bon équilibre entre systèmes classiques et modernes. Dans ce monde turbulent, nous garantissons ainsi, ensemble, l'avenir de l'OTAN et la sécurité de l'Europe et des Pays-Bas.

> Excellente nouvelle ! À Ankara, en compagnie du Premier ministre Keir Starmer, j'ai signé un nouveau partenariat maritime entre nos pays, d'une valeur de près de 3 milliards d'euros. Des entreprises néerlandaises et britanniques construiront conjointement quatre navires de transport amphibie de pointe pour chacun de nos pays. Cet accord créera des centaines d'emplois et représente un atout majeur pour l'OTAN dans la lutte contre les menaces maritimes.

> Les Pays-Bas et le Canada entretiennent une amitié longue et étroite et partagent les mêmes valeurs dans de nombreux domaines. Le Canada est l'un de nos partenaires les plus importants en matière de défense et de sécurité, et un allié essentiel au sein de l'OTAN. C'est pourquoi il est important de s'entretenir avec le Premier ministre canadien, Mark Carney, à Ankara. Nous avons évoqué l'importance du soutien continu à l'Ukraine, tant sur le plan militaire que dans le domaine des infrastructures énergétiques. Nos pays souhaitent également renforcer leur coopération dans l'industrie de la défense et les matières premières critiques. En tant que partenaires unis, le Canada et les Pays-Bas assument conjointement la responsabilité d'une OTAN forte et d'une Europe sûre.

> Notre soutien à l'Ukraine est efficace et demeure indispensable. Nous devons persévérer et accroître la pression sur la Russie. C'est crucial pour la sécurité de l'Ukraine et de l'Europe. Lors du sommet de l'OTAN, le président Zelensky et moi-même avons signé un accord sur les drones, en présence du ministre de la Défense Berendsen et de la ministre de la Défense Yeşilgöz-Zegerius. Cet accord jette les bases d'une coopération structurelle entre l'Ukraine et les Pays-Bas dans le domaine de la production conjointe de drones et d'une coopération plus large en matière de défense. Ainsi, nous apprenons les uns des autres, partageons nos innovations et augmentons notre production ensemble. Pour une Ukraine, des Pays-Bas et une OTAN plus forts.

> J'ai reçu un accueil chaleureux à Ankara, où je participe au sommet de l'OTAN. L'année dernière, à La Haye, il a été convenu que l'Europe assumerait davantage de responsabilités en matière de défense et de sécurité. Cette année, nous concrétisons ces ambitions historiques. Les Pays-Bas montrent l'exemple. Nous investissons beaucoup plus dans les équipements et le personnel de défense et privilégions les technologies de pointe. Lors de ce sommet de l'OTAN, nous signons divers accords avec des pays et des entreprises afin de renforcer les capacités de défense européennes. Ainsi, nous construisons une Europe plus forte au sein de l'OTAN, avec une répartition équitable des tâches. Et nous renforçons plus que jamais notre alliance avec les 32 États membres.

> L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) promeut la coopération militaire, économique et humanitaire entre ses pays membres issus de différents continents. Elle a été fondée sur la conviction que la sécurité doit reposer sur la démocratie, le respect des droits de l’homme et l’ordre juridique international. Cette semaine, des centaines de parlementaires d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie centrale se rendent à La Haye pour la réunion annuelle de l’OSCE. À mon arrivée, j’ai eu une brève rencontre avec des sénateurs américains des deux partis. Lors de l’ouverture officielle cet après-midi, j’ai souligné l’importance du soutien continu à l’Ukraine. La guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine compromet la mission de l’OSCE. L’Ukraine défend non seulement sa propre sécurité, mais aussi celle de l’Europe et les principes qui fondent l’ordre juridique international. L’OSCE a le potentiel de constituer un pont entre l’Est et l’Ouest, un lieu où, malgré nos différences, nous nous rassemblons pour renforcer notre sécurité, notre démocratie et notre prospérité. J’espère sincèrement que les prochains jours y contribueront.

> Il y a 250 ans, les Pays-Bas étaient le premier pays au monde à reconnaître l'indépendance des États-Unis. Depuis lors, l'histoire de nos deux pays est intimement liée. La relation transatlantique est essentielle à notre liberté, notre sécurité et notre prospérité, et l'a toujours été. Nous savons par expérience que notre histoire commune constitue un socle solide pour bâtir un avenir meilleur. J'adresse mes plus sincères félicitations au peuple américain à l'occasion du 250e anniversaire de sa république. Et je souhaite à nos deux pays, les États-Unis et les Pays-Bas, 250 années d'amitié et de partenariat à venir.

> L'agression russe contre l'Ukraine ne doit pas rester impunie. C'est pourquoi nous collaborons avec nos partenaires internationaux à la création d'un tribunal spécial afin de traduire en justice les responsables de cette agression. Le Conseil des ministres a décidé aujourd'hui que les Pays-Bas souhaitent accueillir la phase opérationnelle de ce tribunal, sous certaines conditions. Je viens de m'entretenir avec le président Zelensky à ce sujet. Nous continuons d'apporter notre soutien à l'Ukraine. Ce sera également l'un des principaux sujets abordés lors du sommet de l'OTAN à Ankara la semaine prochaine.

> [Discours lors de la commémoration nationale de l'histoire de l'esclavage]
J'ai récemment eu droit à une visite guidée du musée Tula à Curaçao par trois jeunes gens extrêmement enthousiastes et passionnés. Et je leur ai demandé, par curiosité, pourquoi faites-vous cela concrètement ? Ils n'eurent pas à y réfléchir longtemps. Ils voulaient savoir où se trouvaient leurs racines.
Avec une aisance apparente, ces jeunes gens ont établi un lien entre le sort tragique de générations d'ancêtres réduits en esclavage, le courage inimaginable de Tula et leur propre identité.
Pour ces jeunes, l'histoire de l'esclavage s'est révélée être non seulement une histoire de victimisation, mais aussi, et peut-être même davantage, une histoire de fierté, de liberté et de résistance à l'injustice.
Et avec cela, une histoire d'une grande importance pour eux-mêmes et pour le présent.
J'ai trouvé cela impressionnant.
Et cela m’a immédiatement ramené à ce moment et à ce lieu, où le passé de l’esclavage et le présent se rencontrent chaque 1er juillet.. Le lieu où se rejoignent la douleur partagée, la force et la fierté partagées, et une identité commune.
Et je voudrais vous demander : regardez autour de vous. Regardez autour de vous et voyez : nous sommes de plus en plus nombreux ici. Beaucoup de choses ont été accomplies. De quoi être fier.
Alors que nous sommes réunis aujourd'hui à Oosterpark, des commémorations de l'histoire de l'esclavage ont lieu partout aux alentours du 1er juillet. Aux Pays-Bas, dans la partie caribéenne du Royaume et au Suriname. Et ce nombre augmente d'année en année. De plus en plus de recherches sont menées. Il y a de plus en plus de monuments. Et cette visibilité s'accroît également d'autres manières, notamment avec l'ouverture prochaine du Musée national de l'esclavage.
Et j'en suis convaincu : cette énergie ne va pas disparaître. Il s'agit d'un mouvement irrésistible et irréversible. Et c'est une victoire – une victoire pour tous les descendants, mais aussi pour les Pays-Bas dans leur ensemble. Plus on prêtera attention à cette tache dans notre histoire, et plus les gens se sentiront concernés, plus grandes seront nos chances de réussir à rétablir la vérité sur cette histoire.
Au fond : tout le monde a sa place. Chacun mérite d'être entendu et vu. Nous avons besoin de tout le monde aux Pays-Bas. Cela nous rend plus forts – en tant que société.
En même temps, nous devons être honnêtes, surtout par un jour comme celui-ci. Les espoirs et les attentes qui existaient après le 1er juillet 2023 ne se sont pas encore concrétisés.
Le processus de guérison et de rétablissement ne se déroule pas sans accroc, malgré les progrès accomplis. Il faut que ce soit mieux et plus rapide. Et nous ne devrions pas avoir peur de regarder la bête dans les yeux.
Comme le confirme le récent rapport final de la Commission d'État contre la discrimination et le racisme : il nous reste encore un long chemin à parcourir. La discrimination et le racisme sont encore structurellement présents et profondément enracinés aux Pays-Bas. Pour cette seule raison, il est vraiment nécessaire d'agir davantage après la virgule décimale.
Travaillons ensemble pour garantir davantage d'actions concrètes.
Dimanche dernier, j'ai pris la parole aux Archives noires devant un large public de personnes engagées dans la guérison et le rétablissement.
Et quelqu'un a cité là-bas un proverbe surinamais qui m'a touché : « Si vous ne dégagez pas les pierres de votre chemin, vos enfants trébucheront dessus. »
Nous ne pourrons régler ce problème qu'ensemble.
Donc, les organisations de base et les experts de la communauté noire. Tous les pays du Royaume et le Suriname. Noir et blanc. Et bien sûr, le cabinet et les représentants des groupes impliqués dans l'histoire de l'esclavage. Je m'y engage.
Entamons un dialogue pour donner un nouvel élan et poursuivre conjointement le processus national de redressement. Travaillons ensemble pour garantir davantage d'actions concrètes. Action – ancrer encore plus fermement le 1er juillet comme une véritable commémoration et célébration nationale.
Au ministère des Affaires générales, nous avons hissé le drapeau ce matin, et j'invite tous les organismes gouvernementaux à faire de même le 1er juillet, dès maintenant.
Mesure à prendre – utiliser un test de discrimination pour s’assurer que les règles et les politiques ne soient pas discriminatoires, comme dans le scandale des prestations sociales.
Agir – reconnaître l’impact durable de l’histoire de l’esclavage sur les domaines socio-économiques ou, par exemple, sur la santé – et prendre des mesures pour y remédier.
Et aussi en agissant, en prenant la parole chaque fois que nous voyons quelqu'un être victime de discrimination ou de racisme.
Certes, on peut s'attendre à ce que nous, les politiciens et les administrateurs, établissions des normes claires. Mais en réalité, c'est une tâche qui incombe à tous, dans l'ensemble du Royaume des Pays-Bas. Car chaque fois que nous ne prenons pas la parole, c'est une occasion manquée de mettre fin au racisme et à la discrimination.
Lors de la présentation du rapport de la Commission d'État, un magnifique texte a été récité par l'artiste de spoken word Séun Steenken, une jeune voix des Pays-Bas. J'aimerais en citer quelques phrases aujourd'hui. Il a dit :
Si nous voulons construire une société dans laquelle la discrimination et le racisme vient du passé, nous devons ensemble résister contre l'idéologie d'où ils sont issus. (…) Alors ouvrez votre cœur et demandez-vous. Comment puis-je contribuer à la construction d’un lieu plus inclusif contre la discrimination et le racisme, chacun a un emplacement de base.
Vous tous ici présents, vous tous qui nous regardez, n'écoutons pas seulement ces paroles. Qu'ils nous incitent aussi à retrousser nos manches et à passer à l'action. Nous commémorons le 1er juillet. Nous faisons du trading les 364 autres jours. Ensemble. Si nous faisons cela, nous progresserons.

 

● Pologne
♦ Gouvernement
♦ Polska 2050
> Le système de santé polonais a besoin de réformes profondes depuis des années. Au lieu de se contenter de gérer les crises, il est temps de prévenir les problèmes. C'est pourquoi à la Diète, nous lançons la Table ronde sur la santé. Nous souhaitons aborder le renforcement des soins de santé primaires, l'amélioration de la prévention, la réduction des lourdeurs administratives et un modèle de financement qui privilégie les traitements et la prise en charge des patients. Ce processus se veut apolitique et fondé sur le dialogue et la coopération entre les différents partis.

> Nous connaissons tous le diagnostic. Il est temps de passer au traitement. Comment réformer le système de santé ? Par où commencer ? Et d’où viendront les financements nécessaires aux changements indispensables ? Polska 2050 présente un plan concret.

> Polska 2050 plaide depuis longtemps pour une refonte du système de santé et une plus grande priorité accordée aux soins de santé primaires. Il est encourageant de voir ces changements se concrétiser enfin.

> Les partisans de Braun font le tour des entreprises, vérifiant l'origine ethnique « ukrainienne » des employés. Ce n'est plus de la politique, c'est de la persécution et de l'intimidation envers les travailleurs. Heureusement, l'affaire est déjà entre les mains de la police et du parquet. Il faut mettre fin à cette folie raciste !

> Investir dans la sécurité économique est la police d'assurance la plus économique pour la Pologne et l'Europe.

> Jusqu'à récemment, la Confédération et le parti Droit et Justice (PiS) affichaient leur soutien à l'Ukraine. Désormais, ils se disputent pour savoir qui est le plus anti-ukrainien. La propagande russe ne pourrait rêver de meilleurs alliés.

> Pas à pas, nous rétablissons la justice fiscale. Une taxe sur les profits excessifs des banques ? C’est chose faite ! Une taxe sur les compagnies pétrolières ? En attente de la signature du président. Une taxe numérique pour les géants du numérique ? Prochaine étape. Ceux qui s’enrichissent en Pologne doivent partager les profits. C’est simple.

 

Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> Attention, une leçon importante dans la lutte contre les puissants lobbys. Il y a un an, lorsque j'ai déclaré que les banques amassaient des fortunes et devaient en partager avec le public (par le biais d'une taxe sur les profits bancaires excédentaires), cela a provoqué un tollé. L'idée était catastrophique : tout serait répercuté sur les clients, et en plus, les actionnaires seraient perdants. Eh bien, le constat est sans appel : après cinq mois d'application de cette taxe, le bénéfice net des banques s'élevait à environ 17,6 milliards de PLN. C'est moins qu'en 2025, année record, mais cela reste une somme considérable. Plus important encore : la hausse de l'impôt sur les sociétés n'a pas freiné le crédit. Bien au contraire. Le volume brut des prêts aux particuliers a atteint 1 485,4 milliards de PLN, soit une augmentation de 9,7 % sur un an. Les nouveaux octrois de prêts sont également en hausse. Entre janvier et mai 2026, les banques et les coopératives de crédit (SKOK) ont accordé davantage de prêts hypothécaires (+49,5 %), de prêts à tempérament (+27,5 %) et de prêts personnels (+6,0 %) que l'année précédente. La valeur des prêts a augmenté en conséquence : prêts hypothécaires +61,5 %, prêts personnels +14,4 % et prêts à tempérament +13,7 % (données BIK). L'argument selon lequel les banques répercuteraient la taxe sur les clients s'est également révélé infondé. Le taux d'intérêt moyen des nouveaux prêts hypothécaires a chuté à 5,97 % au premier trimestre 2026, soit une baisse de 0,42 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent et de plus de 1,5 point de pourcentage sur un an. Et qu'en est-il des actionnaires ? Difficile de parler de préjudice. L'indice WIG-banques s'établissait à 24 253 points le 3 juillet 2026, avec une variation annuelle d'environ +44,7 %. Depuis début 2026, l'indice a progressé d'environ 28,8 %, atteignant des sommets historiques. Quelle conclusion en tirer ? Après le cas des promoteurs immobiliers, voici un nouvel exemple de réformes censées bénéficier au public, mais qui contreviennent aux intérêts des plus riches. Et alors ? Rien. :) Toutes les craintes quant aux souffrances que cela engendrerait pour le citoyen lambda se sont révélées infondées. Au contraire, la situation s'améliore. Il est temps d'instaurer une taxe sur le numérique et de mettre fin au régime fiscal avantageux pour les médecins.

 

● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Scandaleux! Le contrôle des conversations privées a déjà été rejeté deux fois au Parlement européen. Que font-ils maintenant ? Un vote d'urgence pour pouvoir revoter sur la question. Ce vote a été adopté grâce aux voix des eurodéputés portugais des partis PS et AD. Et voilà que le contrôle des conversations privées sera de nouveau soumis au vote demain, lors de la dernière session avant les vacances, en pleine Coupe du Monde, pour voir s'il sera adopté au troisième essai, compte tenu des nombreuses absences des eurodéputés déjà partis en vacances. C'est inacceptable ! L'État ne devrait pas avoir les moyens de lire nos messages privés. Notre vie privée doit être protégée. Contactez les eurodéputés portugais, contactez le porte-parole du PSD. Ce coup d'État antidémocratique ne doit pas passer.

 

Mariana Leitão (présidente du groupe parlementaire)
> En 2025, le ministère de l'Éducation a testé la correction numérique des examens dans le cadre d'un projet pilote : l'examen de philosophie, portant sur environ 20 000 copies. Des enseignants ont signalé des examens disparus du système, des pages blanches, des réponses coupées en deux et des réponses interverties entre élèves. Le ministère a jugé l'essai très positif. Cette année, le même système a multiplié le processus par 15, pour plus de 300 000 examens, sans corriger les erreurs déjà mises en évidence par le projet pilote. Les mêmes erreurs sont réapparues. Des enseignants ont été sollicités pour corriger des matières qu'ils n'avaient jamais enseignées. Un enseignant a même été sollicité alors qu'il était décédé. Dans un examen de portugais, des réponses se sont retrouvées dans l'examen de mathématiques. Un élève qui constate que la copie d'un camarade a été intervertie avec la sienne ne peut pas être certain que sa propre correction a été correcte. La numérisation de la correction était indispensable. Le Portugal n'était pas en mesure de continuer à corriger manuellement des centaines de milliers d'examens papier. Il y a un an, Fernando Alexandre disposait de la liste précise des erreurs qu'il allait reproduire. Il les a toutes reproduites. Le processus s'est multiplié et a nécessité des semaines de répartition des responsabilités. EduQA avait déjà publiquement admis des difficultés techniques. Une semaine plus tard, le 1er juillet, lors d'une audition parlementaire, Fernando Alexandre a assuré aux députés que tout était dans les délais et qu'aucun étudiant ne serait pénalisé. Il a également affirmé que la plupart des plaintes des enseignants étaient infondées. Deux jours plus tard, sans aucune nouvelle explication, le ministère a annoncé le report des notes et de la deuxième phase. Le calendrier du Concours national d'accès à l'enseignement supérieur est resté inchangé. Les étudiants disposent de moins de temps entre la publication de leurs résultats et le choix de leur formation. L'Initiative libérale plaide depuis des années pour une réforme de l'État, mais une réforme sans plan n'est pas une réforme, c'est le chaos. Et le chaos a toujours les mêmes victimes : les personnes qui dépendent du système. Réduire le nombre d'entités n'est pas un problème, bien au contraire. Mais la transition exige un plan efficace. EduQA n'a eu ses statuts qu'en janvier 2026, et le Conseil national des examens n'a eu son cadre juridique que durant le même mois, soit plusieurs mois avant les examens qu'ils étaient censés garantir. Il a préparé l'opération la plus complexe jamais menée, alors que la structure était encore en construction et sans corriger ce qu'il savait déjà être erroné. C'est Fernando Alexandre qui a décidé de procéder ainsi, et c'est lui qui doit en répondre. Il a déjà donné plusieurs explications. Dans aucune d'elles, il n'a assumé ses responsabilités. Pendant ce temps, l'étudiant perd du temps à choisir ses cours, la famille perd le voyage réservé sur la base d'un calendrier que le ministère lui-même a modifié sans préavis, et l'enseignant perd ses vacances. L'Initiative libérale a demandé par écrit au ministre ce qui avait changé en 48 heures entre la garantie du calendrier et son démenti, et comment les étudiants concernés seraient indemnisés. En attendant une réponse, les étudiants n'ont plus de temps à perdre. Ce gouvernement manque de ce qu'on attend des étudiants : la préparation.

> Comptes d'épargne et d'investissement exonérés d'impôt : le PSD a inscrit cette mesure dans son programme gouvernemental, mais ne l'applique pas et a rejeté la proposition de l'IL qui aurait permis son application. Il faut vraiment être incompétent pour cela.

 

● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)

> Le sommet de l'OTAN à Ankara a réaffirmé l'unité et la solidarité de l'Alliance atlantique, ainsi que l'engagement ferme des Alliés à agir ensemble pour renforcer la sécurité et la stabilité euro-atlantiques.

> J'ai eu aujourd'hui un entretien pratique avec le Président de la République de Corée, Lee Jae Myung, en marge du sommet de l'OTAN à Ankara. Parmi les sujets abordés figuraient l'excellent dynamisme du dialogue bilatéral, notamment les derniers progrès de notre coopération sectorielle, en particulier dans les domaines de l'énergie nucléaire civile, de l'industrie de la défense et des infrastructures. Nous avons convenu que la mise en œuvre des dispositions de la Déclaration conjointe sur le renforcement du partenariat stratégique est notre priorité. Nous continuerons à consolider les relations solides entre la Roumanie et la République de Corée, pour le bénéfice de nos pays et de nos citoyens.

> Lors du sommet de l'OTAN à Ankara, la Roumanie s'est jointe à l'initiative du Royaume-Uni sur les capacités de frappe de précision à longue portée, aux côtés d'autres États membres de l'OTAN, afin de renforcer cette capacité essentielle de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord. Cette mesure constitue une contribution manifeste à la dissuasion des menaces, en prévenant les agressions et en protégeant nos citoyens et nos infrastructures critiques. Alors que l'Europe assume une responsabilité accrue en matière de sécurité transatlantique partagée, la Roumanie continuera de plaider pour une Europe plus forte au sein d'une OTAN plus forte.

> La Déclaration du Sommet adoptée aujourd'hui par les États membres lors du Sommet de l'OTAN à Ankara témoigne de notre engagement en matière de dépenses, de capacités et de solidarité, car nous sommes conscients des risques liés à l'échec de la dissuasion. Un partage plus équitable des responsabilités au sein de l'Alliance renforcera le partenariat transatlantique pour les décennies à venir. Nous avons également réaffirmé notre détermination à poursuivre notre soutien à l'Ukraine et à adapter davantage l'OTAN aux menaces hybrides croissantes.

> La Roumanie remplit ses engagements en tant que membre de l'OTAN. Cette année, nos dépenses cumulées de défense et de sécurité atteindront 3,7 % du PIB. Nous œuvrons au développement d'une industrie de défense transatlantique plus forte et plus performante. C'est pourquoi la Roumanie a rejoint le projet « NATO Drone Edge », une initiative permettant aux États alliés d'acquérir conjointement des drones. Nous assumons également une responsabilité accrue en matière de sécurité collective, notamment en renforçant la dissuasion et en prévenant les incidents dans la région de la mer Noire, en étroite coopération avec les autres Alliés. Nous continuerons d'investir, de construire et de défendre non seulement notre territoire, mais aussi l'espace commun de liberté et de sécurité que représente l'OTAN. La Roumanie demeure déterminée à renforcer son rôle d'acteur stabilisateur en mer Noire et sur le flanc oriental de l'OTAN, à soutenir l'Ukraine et la République de Moldavie et à participer activement au format Nouveau Bucarest (B9) afin de renforcer la sécurité et la résilience régionales.

> À Ankara, en marge du sommet de l'OTAN, nous franchissons une nouvelle étape importante pour renforcer la sécurité en mer Noire. La Roumanie, la Turquie et la Bulgarie ont décidé de prolonger le mandat du Groupe de lutte contre les mines en mer Noire (MCM BlackSea). Par la signature d'un document supplémentaire, nos pays renforcent leur coopération en matière de protection des infrastructures sous-marines critiques, notamment les plateformes offshore et les installations fixes. Exposées à des risques conventionnels et hybrides, leur endommagement aurait des conséquences directes sur la sécurité nationale et les intérêts économiques. Nous protégeons ainsi également le périmètre de la fosse de Neptune, qui contribue à la sécurité énergétique de la région. Nous poursuivrons également les efforts déployés par le Groupe MCM depuis 2024 pour garantir la liberté de navigation, la surveillance maritime, la lutte contre les mines marines, la neutralisation des menaces et les opérations de recherche et de sauvetage. La Roumanie, aux côtés de ses alliés, remplit ainsi ses engagements dans une région d'importance stratégique pour l'Alliance et pour la sécurité euro-atlantique dans son ensemble : la mer Noire.

> J'ai eu aujourd'hui à Ankara une discussion très fructueuse avec le Premier ministre du Canada, Mark Joseph Carney. J'ai invité le Premier ministre Carney à Bucarest et j'ai accepté avec grand plaisir son invitation à visiter le Canada. Le Canada est l'un des partenaires les plus proches et les plus fiables de la Roumanie. Notre coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire est excellente et recèle un important potentiel de développement. Nous souhaitons renforcer cette collaboration et tirer parti de l'expérience de la Roumanie dans l'utilisation de la technologie canadienne, notamment en partageant cette expertise dans la région. Nous continuerons à développer le partenariat renforcé entre la Roumanie et le Canada et à exploiter pleinement les opportunités qu'il offre, pour le bien de nos citoyens et pour une alliance transatlantique solide.

> La Roumanie s'est jointe aujourd'hui à ses alliés à Ankara pour signer la Déclaration d'intention commune relative à la création de la Banque de défense, de sécurité et de résilience, sous l'égide du Canada. Cette nouvelle institution financière multilatérale contribuera à renforcer la capacité des États membres à financer les investissements dans le domaine de la défense et de la sécurité, en facilitant l'accès aux capitaux, en réduisant les coûts de financement et en soutenant le développement des capacités industrielles, notamment celles des petites et moyennes entreprises. En tant que membre fondateur, la Roumanie réaffirme son engagement à contribuer au développement de ce nouvel instrument de coopération et est honorée d'accueillir l'un des bureaux régionaux de la Banque.

> Avant le sommet de l'OTAN à Ankara, j'ai eu une réunion très fructueuse avec la délégation d'observateurs de l'OTAN du Congrès des États-Unis. Nos discussions ont mis en lumière l'importance de la relation transatlantique et les priorités de notre agenda commun. Parallèlement, nous avons analysé des moyens concrets de renforcer le partenariat stratégique entre la Roumanie et les États-Unis d'Amérique, en insistant sur l'approfondissement de la coopération en matière de défense et la valorisation des opportunités économiques. Nous poursuivrons notre collaboration afin d'accroître la sécurité dans la région de la mer Noire, sur le flanc oriental et dans l'ensemble de la zone euro-atlantique.

 

● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)

> Un garçon de onze ans à Göteborg a quasiment perdu toute son année de CM2 à cause de YouTube sur sa tablette scolaire. C'est inadmissible. L'école devrait être un lieu de savoir, d'apprentissage et d'éducation. Or, trop souvent, les écrans prennent le pas sur les livres. Les progressistes veulent remplir les écoles de vrais livres et supprimer les écrans. Les enfants ont besoin de calme, de concentration et d'ordre en classe. Les livres doivent l'emporter sur les écrans.