Voici une sélection, ce 9 juillet 2026, des derniers
propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux dans
l’Union européenne.
► Institutions européennes
● Commission européenne (commissaires centristes)
[Nota: les propos tenus par les commissaires européens français sont à lire
dans Propos centristes France]
Kaja Kallas (vice-présidente, haute représentante pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité)
> Les échanges de tirs entre les États-Unis et l'Iran compliquent davantage
les négociations, déjà tendues, visant à mettre fin à la guerre. Les attaques
iraniennes contre Bahreïn et le Koweït sont inacceptables. Aux termes du
mémorandum, Téhéran s'est engagé à rouvrir le détroit d'Ormuz. Ses récentes
attaques contre des navires à proximité du détroit constituent une violation de
cet engagement et menacent de perturber la reprise des approvisionnements
énergétiques. La liberté de navigation doit être garantie. Lundi prochain, les
ministres des Affaires étrangères de l'UE rencontreront leurs homologues du
Golfe afin d'examiner les modalités de coopération pour soutenir la mise en
œuvre de l'accord et préserver la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz
ainsi qu'en mer Rouge.
> Ce fut un plaisir de rencontrer le général
Grynkewich, commandant du SACEUR, avant le sommet de l'OTAN à Ankara. Lors de
ce sommet, notre priorité sera de transformer l'augmentation des budgets de
défense en une réelle puissance militaire pour notre défense collective, afin
de bâtir une Europe plus forte au sein d'une OTAN plus forte. Nous nous
pencherons également sur les besoins de l'Ukraine en matière de défense. La
situation sur le terrain évolue en faveur de Kiev. À Ankara, les dirigeants de
l'OTAN s'engageront à renforcer leur soutien à l'Ukraine afin de maintenir
Moscou sur la défensive.
> Les condamnations ne suffiront pas à elles seules
à mettre fin aux attaques contre Kiev. Seul un soutien militaire soutenu à
l'Ukraine et une pression accrue sur Moscou permettront d'y parvenir. Cette
semaine, l'UE a commencé à débloquer 6 milliards d'euros sur les 90 milliards
prévus par le prêt d'aide destiné à renforcer les défenses de Kiev.
Aujourd'hui, je proposerai de sanctionner davantage d'entités soutenant le
complexe militaro-industriel russe en réponse aux frappes. Plus Moscou s'en
prend aux civils, plus les sanctions doivent être sévères. Nous ne cesserons
d'augmenter le coût jusqu'à ce que la Russie comprenne qu'elle ne peut pas
gagner. Le personnel de l'UE à Kiev est en sécurité. Je suis profondément
reconnaissant à nos collègues sur le terrain, qui poursuivent leur travail avec
courage et dévouement dans des circonstances extrêmement difficiles.
> L’UE
salue l’accord-cadre signé à Washington par le Liban et Israël, qui prévoit le
désarmement du Hezbollah et permettra le redéploiement progressif des
forces de Tsahal hors du territoire libanais. Cet accord offre une perspective
essentielle aux efforts de désescalade et de paix, ainsi qu’au rétablissement
de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban.
L’Union européenne salue l’engagement constructif d’Israël et du Liban et
exhorte tous les acteurs à respecter l’accord et à mettre en œuvre leurs
engagements, notamment par le biais du Groupe de coordination militaire
trilatéral nouvellement créé.
L’UE appelle à un cessez-le-feu définitif et au plein respect du droit
international, notamment du droit international humanitaire. Cela implique la
protection des civils et des infrastructures civiles.
L’UE réaffirme que toute solution durable doit s’appuyer sur la mise en
œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Avec le programme d'assistance de 100 millions d'euros récemment approuvé
pour les Forces armées libanaises, l'UE soutient les efforts du
gouvernement libanais pour affirmer l'autorité de l'État, la souveraineté
nationale et l'intégrité territoriale, ainsi que son monopole sur les armes.
L'UE est prête à soutenir la mise en œuvre de l'accord-cadre et à renforcer son
appui aux Forces armées libanaises et aux forces de sécurité intérieure,
notamment par le biais d'une éventuelle mission européenne.
L’UE rappelle l’importance d’une présence continue des Nations Unies au
Liban dans un contexte post-FINUL et réaffirme sa volonté d’y contribuer en
2027.
> C’est
un plaisir d’être de retour à Sarajevo. C’est déjà la troisième fois en seize
mois. Cela démontre que la stabilité, l’intégrité territoriale et la
souveraineté de la Bosnie-Herzégovine revêtent une importance stratégique pour
l’Union européenne. Nous restons attachés au parcours d’adhésion du pays à l’UE
et à la sécurité de la région. Ces deux derniers jours, j’ai rencontré des
représentants politiques et des fonctionnaires de toutes les communautés, et
ces échanges ont été constructifs, francs et ouverts.
Je souhaite aborder brièvement certains des principaux points que nous
avons traités. Tout d'abord, la nomination du prochain Haut Représentant.
J'espérais que ce processus serait achevé à mon arrivée, mais ce n'est pas
encore le cas. Mardi, il a été convenu que le Haut Représentant actuel
démissionnerait et que son adjoint assurerait l'intérim jusqu'au 14 juillet, le
temps que les négociations sur sa nomination se poursuivent. En fin de compte,
le succès du Bureau du Haut Représentant se mesurera au jour où il ne sera plus
nécessaire. D'ici là, il demeure un pilier essentiel de stabilité. Nous sommes
déterminés à trouver un candidat européen capable de faire progresser la
Bosnie-Herzégovine sur la voie de l'Europe. Le moyen le plus rapide de
s'affranchir de la tutelle internationale est de progresser vers l'Union
européenne.
Peu après cette conférence de presse, je rencontrerai les troupes déployées
dans le cadre de l'opération EUFOR ALTHEA. Cette mission demeure la pierre
angulaire de la stabilité dans les Balkans occidentaux. La paix en
Bosnie-Herzégovine est maintenue depuis trois décennies, mais elle reste
fragile. Comme l'a démontré la crise politique de l'année dernière, EUFOR
ALTHEA demeure essentielle, vigilante et prête à intervenir. Parallèlement,
nous continuons d'aider la Bosnie-Herzégovine à assumer une plus grande
responsabilité en matière de sécurité. Par le biais du Mécanisme européen pour
la paix, notre soutien aux forces armées du pays s'élève déjà à 35 millions
d'euros.
J'ai également évoqué avec mes homologues la voie d'adhésion du pays à
l'Union européenne. L'avenir de la Bosnie-Herzégovine repose sur l'Union
européenne, et le soutien à l'adhésion à l'UE dans tout le pays demeure
largement supérieur à 70 %, ce qui en fait une aspiration qui unit
véritablement la population. Les récents développements montrent que les portes
de l'UE restent grandes ouvertes aux nouveaux membres. Avec le Monténégro, nous
élaborons son traité d'adhésion. L'Albanie a ouvert les négociations. L'Ukraine
et la Moldavie viennent d'entamer leurs négociations d'adhésion, et la
Bosnie-Herzégovine ne peut se permettre d'être à la traîne.
Des réformes durables constituent le moyen le plus rapide et le plus
efficace de faire progresser le processus d'adhésion. Cette opportunité
d'adhésion pourrait ne pas se présenter indéfiniment. L'appartenance à l'UE
représente également la meilleure garantie contre l'instabilité politique et
les ingérences étrangères.
J'ai également exprimé nos attentes quant à la tenue d'élections
démocratiques, libres et équitables en octobre. Il est bien sûr naturel que
chaque parti souhaite l'emporter, mais le discours politique doit connaître des
limites.
Enfin, concernant les réformes, la Bosnie-Herzégovine a réalisé de bons
progrès jusqu'en 2024, mais depuis, nous constatons un ralentissement
inquiétant. Les divisions politiques ont également freiné ces progrès. La
Bosnie-Herzégovine a déjà perdu 108 millions d'euros de financements européens,
une somme qui aurait directement profité à ses citoyens. Sans la mise en œuvre
du programme de réformes et la finalisation du Plan de croissance, la
Bosnie-Herzégovine risque de perdre 370 millions d'euros supplémentaires. Les
dirigeants doivent assumer leurs responsabilités et obtenir des
résultats.
L’Union européenne demeure votre partenaire le plus solide. Nous
continuerons à soutenir la Bosnie-Herzégovine à chaque étape, mais les progrès
dépendent des choix qui seront faits ici.
> Nous disposons d'excellents outils pour lutter
contre la manipulation et l'ingérence de l'information étrangère (MIIE). Nous
avons constaté leur efficacité en Moldavie. De plus, nous avons mis en place
des outils à la disposition des pays des Balkans occidentaux. Lors de mes
rencontres avec les dirigeants de ces pays, ils ont toujours insisté sur la
nécessité de bénéficier du même type d'aide pour contrer l'ingérence étrangère.
Il est important de rappeler que cette ingérence vise également à entraver l'adhésion
à l'Union européenne et les réformes. C'est pourquoi nous mettons ces outils à
la disposition de nos pays candidats, nos partenaires des Balkans occidentaux,
à leur service. Bien entendu, nous avons également pris en compte les besoins
spécifiques, car chaque pays est différent et fait face à des problèmes
différents. Nous sommes donc prêts à utiliser nos outils lorsque cela s'avère
nécessaire.
> [Discours prononcé au Camp Butmir en Bosnie-Herzégovine]
C’est un plaisir d’être de retour en Bosnie-Herzégovine, ma troisième visite en
seize mois. Cela témoigne de l’importance de ce pays pour l’Union européenne.
Étant donné ma récente visite, je souhaite aujourd’hui aborder plus largement
les enseignements que ce pays nous a apportés.
Je vous présente trois exemples.
Premièrement, la paix a perduré pendant trente et un ans parce qu'elle est
applicable. Les troupes européennes, aux côtés de celles d'autres pays, sont
présentes sur le terrain depuis l'entrée en vigueur de la Constitution.
Vous jouez un rôle essentiel en soutenant les autorités de Bosnie-Herzégovine.
Vous avez instauré un climat de confiance avec la population locale et les
partenaires internationaux. Vous contribuez à maintenir un environnement sûr et
sécurisé pour tous les citoyens.
Merci.
L’opération EUFOR Althea est une opération agile. En mars de l’année dernière,
les appels à la démission des Serbes de Bosnie de la police et de la justice
centrales auraient pu menacer la sécurité et la stabilité du pays.
Face à la crise naissante, nous avons rapidement déployé des centaines de
soldats supplémentaires. Notre message était clair : l’UE fera toujours
tout son possible pour la sécurité de la Bosnie-Herzégovine et pour la
stabilité de cette région.
En 1995, lors de la signature des accords de Dayton, un Haut Représentant a
également été désigné pour superviser le processus de paix. Une nouvelle
personne devrait bientôt prendre la relève, mais la mission demeure
inchangée : empêcher un retour en arrière en se concentrant sur l’avenir
du pays. Ceci est plus important que jamais aujourd’hui, car la situation
sécuritaire est calme mais fragile et les élections d'octobre pourraient
également accentuer la polarisation politique.
Nous souhaitons voir à ce poste une personne capable d'unifier le pays et de
supprimer progressivement le besoin d'un Haut Représentant.
Deuxièmement, l'expérience de ce pays souligne pourquoi l'unité, même parmi les
acteurs extérieurs, est importante.
L'opération EUFOR Althea est un exemple unique de coopération UE-OTAN. Elle
illustre ce que nous pouvons accomplir ensemble. En 1995, le soutien des
États-Unis à l'État de droit, à la lutte contre la corruption et au
renforcement des institutions était également essentiel pour orienter le pays
dans une direction positive. Les accords de Dayton ont été couronnés de succès
grâce à l'alignement des États-Unis et de l'Europe. Aujourd'hui, notre
alignement sur ces principes fondamentaux offre toujours la meilleure chance de
garantir la stabilité à long terme de ce pays.
Ce qui m'amène au troisième exemple de ce que ce pays nous enseigne
aujourd'hui : mettre fin à une guerre n'est que le début. Reconstruire
l'État est la partie la plus difficile.
D'une part, un État stable, indépendant et qui fonctionne bien a besoin de
contre-pouvoirs, d'institutions fortes et d'une armée propre. C'est pourquoi
l'Union européenne contribue au renforcement des capacités de défense du pays.
Quinze millions d'euros supplémentaires de fonds européens ont été alloués aux
forces armées en mai dernier. Notre soutien total s'élève désormais à 35
millions d'euros. Et nous étudions les moyens d'accroître encore notre
contribution.
En revanche, un État qui fonctionne bien répond aux attentes de ses citoyens.
Aujourd'hui, plus de 74 % des habitants de Bosnie-Herzégovine souhaitent
adhérer à l'Union européenne. En effet, l'offre de stabilité et de prospérité
de l'UE est sans égale.
Grâce aux financements européens:
- des centaines de kilomètres d'autoroutes modernisées pour relier le pays à la
mer Adriatique et à l'Europe centrale ;
- l’ajout de 400 mégawatts d'énergie au réseau national ;
- l'amélioration de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement pour plus
d'un demi-million de personnes.
Mais des réformes internes restent nécessaires. Dans le cadre du Plan de
croissance pour les Balkans occidentaux, près d'un milliard d'euros avait
initialement été alloué à la Bosnie-Herzégovine. Or, la lenteur du processus de
réforme a déjà entraîné la perte de plus de 100 millions d'euros. Faute de
progrès rapides, ce sont 370 millions d'euros supplémentaires qui risquent
d'être perdus. Lorsque le progrès politique s'enraye, ce sont les populations
qui en subissent les conséquences.
L'adhésion à l'Union européenne transformera la vie des citoyens de ce pays.
C'est une option réaliste. Nous rédigeons actuellement le traité d'adhésion du
Monténégro. L'Albanie est sur le point de suivre. Nous avons entamé des
négociations avec l'Ukraine. L'adhésion de la Moldavie progresse également.
Nous ne voulons pas que la Bosnie-Herzégovine soit laissée pour compte.
Chers généraux, chers soldats, la paix que vous êtes venus soutenir repose sur
des principes simples : l’État de droit, la souveraineté et la dignité. Ce
ne sont pas des valeurs européennes, ni même occidentales. Ce sont des valeurs
universelles qui méritent d’être défendues chaque jour.
Je vous remercie encore une fois pour votre travail. Vous pouvez être fier de
ce que vous accomplissez. Vous démontrez ce qu'il est possible d'accomplir
lorsque les objectifs sont clairs et qu'il existe une réelle volonté d'agir.
Il y a trente ans, les accords de Dayton ont mis fin à une guerre, créé les
conditions du développement d'après-guerre et inauguré trente années de paix.
Il reste encore des leçons à tirer : pour l’avenir prospère de ce
pays ; et pour la manière dont nous résolvons les conflits dans le monde.
La paix sans application de la loi n'est qu'un vœu pieux.
L’unité de la communauté internationale offre les meilleures chances de
pérenniser la paix.
Le véritable critère pour mettre fin à une guerre est de ne pas abandonner les
efforts trop tôt. C'est pourquoi l'Union européenne est là pour durer.
Vous pouvez compter sur nous.
Michael McGrath (commissaire à la démocratie, à la
justice et à l’état de droit)
> Les candidatures pour rejoindre notre Plateforme de la société civile sont
ouvertes! Dans ma lettre de mission, j'ai été chargée de renforcer l'engagement
de la société civile sur les questions de démocratie, d'État de droit et les
sujets connexes. Depuis, j'ai rencontré des organisations de la société civile
dans tous les États membres, aux niveaux national et européen, afin de mieux
comprendre les défis auxquels elles sont confrontées et comment l'UE peut mieux
soutenir leur action. 🇪🇺 Forte de plus de 25 ans
d'expérience en politique locale et nationale en Irlande, j'ai pu constater
directement le rôle essentiel que joue la société civile dans nos démocraties.
Les organisations de la société civile contribuent à l'élaboration des
politiques, fournissent des services essentiels, sensibilisent le public aux
enjeux importants et donnent la parole aux groupes divers et vulnérables. Elles
sont indispensables pour promouvoir la participation démocratique et un débat
public inclusif. Comme je le dis souvent, il est temps de dialoguer avec la
société civile, et non de lui imposer nos idées ou de parler d'elle.
C'est le principe qui sous-tend cette Plateforme : créer un véritable
partenariat et garantir à la société civile une voix plus forte dans
l'élaboration des politiques de l'UE. L’engagement entre la Commission et la
société civile ne doit pas se limiter à une simple formalité ; il doit
être constructif et bidirectionnel.
Êtes-vous une organisation de la société civile à but non lucratif œuvrant
pour la promotion de la démocratie, de l’État de droit, de l’égalité, des
droits fondamentaux ou de l’espace civique en Europe ?
Votre organisation possède-t-elle une expérience de travail dans plusieurs États
membres de l’UE et/ou pays candidats à l’adhésion ?
La Commission européenne lance un appel à candidatures pour rejoindre la
Plateforme de la société civile – un nouveau forum de dialogue et de
coopération structuré entre les organisations de la société civile et la
Commission.
> Les priorités de la présidence irlandaise sont
parfaitement alignées sur le programme de travail de la Commission européenne.
Il est temps pour nous tous d'agir : rendre l'Europe plus compétitive, protéger
nos valeurs, renforcer sa sécurité et améliorer la qualité de vie des citoyens
européens. La présidence irlandaise jouera également un rôle important dans les
négociations sur le prochain budget à long terme de l'UE et dans le maintien de
la dynamique d'élargissement, y compris pour l'Ukraine.
Comme on dit en Irlande, « ní neart go cur le chéile » – l'union fait la
force. Cet esprit de partenariat et cet objectif commun n'ont jamais été aussi
importants. Je me réjouis de travailler en étroite collaboration avec
l'ensemble du gouvernement et de la fonction publique irlandaise tout au long
de la présidence afin de transformer nos ambitions en progrès et résultats
concrets. Je suis convaincu que l'Irlande sera à la hauteur.
> La coopération judiciaire est essentielle
lorsqu'elle contribue à protéger les citoyens au quotidien. C'était l'objectif
principal de ma visite à Berlin, où les ministres de la Justice et des
représentants de la Belgique, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du
Luxembourg, des Pays-Bas et de l'Espagne se sont réunis au sein du Groupe
Vendôme, un forum informel d'échanges sur les enjeux communs de la justice. Nos
discussions ont porté sur une meilleure protection des femmes contre les
violences, la lutte contre la montée des violences en ligne et le renforcement
de la résilience de nos systèmes judiciaires. Ces défis se font sentir au sein
des foyers, dans nos rues et en ligne. Ils exigent des systèmes judiciaires
fiables, réactifs et adaptés aux réalités actuelles. J'ai également eu un
échange constructif à la Chancellerie fédérale avec Michael Clauss, conseiller
du chancelier Merz pour l'UE, sur le renforcement de la compétitivité
européenne et de la protection des consommateurs.
Hadja Lahbib (commissaire à l’égalité et à la gestion
des crises)
> Nos cœurs sont lourds alors que Kiev pleure de nouvelles victimes civiles
suite aux attaques russes nocturnes. Au moins 11 personnes innocentes ont été
tuées et des dizaines d'autres blessées dans leur sommeil. Il est essentiel de
se souvenir du coût humain derrière ces chiffres. Le droit international
humanitaire (DIH) existe pour prévenir de telles atrocités. Il doit être
respecté.
Marta Kos (commissaire à l'élargissement)
> Le vote d'aujourd'hui au Parlement monténégrin en faveur des amendements
constitutionnels nécessaires à l'alignement sur l'acquis communautaire est une
nouvelle encourageante. Avec 74 députés sur 77 ayant voté pour, c'est un signe
clair que l'adhésion à l'UE est un projet national partagé, transcendant les
clivages politiques. Ce vote constitue une base solide pour les travaux à venir
et renforce la crédibilité du Monténégro à l'approche de la dernière ligne
droite de son processus d'adhésion. Je me rendrai sur place cette semaine afin
d'encourager le pays à consolider cette unité, à poursuivre les réformes et à
mener les négociations à leur terme.
> C’est un plaisir d’être en Irlande avec le
Collège au début de sa présidence du Conseil. Nous sommes impatients de
poursuivre les progrès soutenus en matière d’élargissement sous la présidence
irlandaise et d’accompagner les pays candidats dans leur processus d’adhésion.
Je reviens tout juste de Turquie, d’Azerbaïdjan et d’Arménie, où nous avons
franchi une nouvelle étape dans nos travaux sur la connectivité. Celle-ci peut
contribuer à instaurer une paix durable dans le Caucase du Sud tout en
diversifiant les routes commerciales et énergétiques entre l’Europe et l’Asie.
Élargissement et connectivité sont indissociables. Tous deux contribuent à la
stabilité, à la prospérité et à la sécurité de l’Europe.
> Nous sommes en Arménie pour apporter un message
clair de soutien. La présidente von der Leyen et moi-même sommes ici pour
poursuivre le travail du nouveau groupe de travail UE-Arménie. Les nouvelles
mesures commerciales de l'UE libéraliseront environ 80 % des exportations
arméniennes vers notre marché et aideront les entreprises à diversifier leurs
activités. La coercition économique de la Russie est une tentative flagrante de
contraindre l'Arménie à revenir dans sa sphère d'influence. Ce n'est pas ce
pour quoi les Arméniens ont voté le mois dernier.
> La Russie a passé la nuit à bombarder Kiev de
missiles et de drones. Des personnes ont été tuées chez elles. Des enfants
figurent parmi les dizaines de blessés. Le personnel de l'UE a dû être évacué
vers des abris. Notre condamnation doit s'accompagner d'un soutien ferme.
L'Ukraine a besoin des moyens de se défendre et d'une voie crédible vers
l'adhésion à l'UE. La Russie lutte pour effacer l'Ukraine en tant que nation et
lui nier son avenir européen. L'Europe doit faire en sorte qu'elle échoue.
> L'Europe contribue à une paix durable dans le
Caucase du Sud en levant les obstacles à des voies commerciales et énergétiques
fiables entre l'Europe et l'Asie. Cela rapproche les populations et les
économies de la région. Nous prévoyons d'investir 200 millions d'euros dans des
projets de transport, d'énergie et de numérique dans toute la région. Cela
pourrait mobiliser jusqu'à 2 milliards d'euros d'investissements pour mieux
connecter la région et garantir que les voies de circulation puissent
transporter davantage de marchandises et d'énergie. Un nouveau partenariat de
connectivité avec l'Azerbaïdjan permettra d'approfondir cette action.
♦ Renew Europe (groupe centriste et libéral au
Parlement européen)
[Nota: les propos tenus par les députés européens français sont à lire dans
Propos centristes France]
Billy Kelleher (premier vice-président)
> Fier d'entendre le Taoiseach Micheal Martin présenter les priorités de la présidence
irlandaise de l’UE. L’Union européenne n'est pas parfaite, mais rien à ce jour
n'a autant contribué à améliorer la vie des citoyens. Nous tous qui croyons en
une Europe forte devons accepter que les lignes rouges soient un peu moins
intransigeantes.
Dan Barna (vice-président)
> En marge du congrès du parti ALDE, j'ai discuté de nos priorités avec Thomas
Byrne, ministre d'État irlandais aux Affaires européennes et à la Défense, dans
le contexte de la prise de la présidence tournante du Conseil de l'Union
européenne par l'Irlande le 1er juillet. Avec Dominic Fritz, président de
l'USR, Oana Țoiu, ministre des Affaires étrangères, Diana Buzoianu, ministre de
l'Environnement, et mon collègue eurodéputé Vlad Voiculescu, nous avons évoqué
certaines de nos priorités pour les six prochains mois et les objectifs de
l'Irlande : Le budget de l'Union européenne – afin de garantir les
ressources nécessaires au développement des États membres ;
L'élargissement de l'Union européenne, le parcours européen de la République de
Moldavie et de l'Ukraine – un processus indispensable à la stabilité et à la
sécurité de l'ensemble du continent ; La compétitivité de l'économie
européenne – essentielle pour les entreprises et notre influence mondiale. Nous
devons faire entendre notre voix en Europe, et une collaboration étroite avec
nos partenaires du parti ALDE et de Renew Europe est indispensable pour obtenir
des résultats concrets pour la Roumanie.
Irena Joveva (vice-présidente)
> La tentative du Conseil de
faire pression sur le Parlement européen pour qu'il accepte une nouvelle mesure
temporaire autorisant la surveillance de nos messages privés est irresponsable
et inacceptable. Il y a des mois, ils ont eu l'occasion de trouver un compromis
équilibré ciblant les prédateurs en ligne sans porter atteinte à la vie privée
des citoyens, mais ils ont refusé de céder sur les garanties. Cela permettrait
un allègement temporaire, mais seulement en attendant de trouver une solution
permanente concernant le texte de loi principal qui protège les enfants de
multiples façons, et pas seulement par la surveillance des messages privés.
Aujourd'hui, ils nous forcent à voter dans la précipitation en utilisant des
manœuvres déloyales et des pressions politiques. Nous ne pouvons pas permettre
au Conseil d'enfermer ce Parlement dans un cycle sans fin d'exemptions
temporaires, juste pour éviter de négocier une véritable loi permanente. C'est
une tentative cynique de se dédouaner et de rejeter la faute sur autrui.
J'espère sincèrement qu'une majorité de notre assemblée restera ferme et
défendra à la fois la vie privée de nos citoyens et l'intégrité de notre
institution.
Gerben-Jan Gerbrandy (vice-président)
> Le Pen ou Bardella, c'est du pareil au même. Un président issu de leur
parti aurait un effet paralysant sur l'Europe, tout comme Wilders a plongé les
Pays-Bas dans des années de stagnation.
> Les responsables politiques devraient être
indignés par les attaques russes massives contre les civils ukrainiens. Ils
devraient être indignés par les vagues de chaleur sans précédent qui rendent
notre planète invivable. Ils ne devraient pas avoir à subir une ingérence
politique puérile dans la #CoupeDuMonde2026.
Petras Austrevicius (député)
> Les tensions récentes entre la Pologne et l'Ukraine, ancrées dans des
griefs historiques complexes, doivent être résolues au plus vite, tout en
évitant la montée du nationalisme et d'une hégémonie historique. La force de
l'Europe réside dans son unité.
> Les députés européens appellent la FIFA à revenir
sur ses décisions et politiques concernant la participation des athlètes russes
et à veiller à ce que les équipes russes ne soient pas les bienvenues aux
prestigieux événements de la FIFA tant que la Russie n'aura pas mis fin aux
hostilités et entamé des négociations de paix, entre autres.
Michal Kobosko (député)
> Le congrès de l'ALDE (Alliance des libéraux et des démocrates pour
l'Europe), qui s'est tenu à Vienne, vient de s'achever. Cette édition revêtait
une importance particulière, puisqu'elle coïncidait avec le 50e anniversaire de
l'ALDE et réunissait de nombreux dirigeants de partis libéraux européens
appartenant à la famille politique Renew Europe. Durant les deux jours du
congrès, en collaboration avec le Centre de la République d'Estonie et Peter
Ryszard Petru, et sous l'égide du Centre de la Pologne, nous avons mené une
série d'entretiens bilatéraux avec des partis libéraux-démocrates de pays tels
que l'Irlande, les Pays-Bas, l'Ukraine, l'Allemagne, la Slovaquie et la
Hongrie. Les débats ont porté notamment sur la sécurité européenne et le
soutien à l'Ukraine. Dans leurs interventions, la Première ministre estonienne,
Kristen Michal, ainsi que les représentants de la Roumanie, de l'Irlande et de
l'Ukraine, ont souligné la nécessité de maintenir le soutien à l'Ukraine, de
renforcer la défense européenne et de faire face aux menaces russes. Par
ailleurs, les discussions ont porté sur les moyens d'accroître la compétitivité
et l'innovation de l'économie européenne, de développer l'industrie et les
biotechnologies, et de réduire les obstacles à l'entrepreneuriat. L'un des
thèmes abordés était le fonctionnement de la démocratie et les nouvelles
technologies à l'ère des algorithmes et de l'intelligence artificielle.
> Plus de 40 députés européens ont adressé une
lettre au président de la FIFA, Gianni Infant, exigeant le retrait de son
autorisation de participation de la Russie à la Coupe du Monde U-15 de la FIFA,
qui se tiendra en Azerbaïdjan en octobre prochain. La FIFA a annoncé que le
tournoi serait ouvert à « toutes les associations membres de la FIFA »,
autorisant de facto la participation de la Russie. Il est difficile d'imaginer
des athlètes russes participer à des événements de la FIFA et y arborer
publiquement le drapeau et les symboles de l'État russe, lesquels, dans le
contexte géopolitique actuel, sont exclusivement associés à la violence, à
l'agression et aux attaques destructrices. Pour le peuple ukrainien, la
participation de la Russie à un tel événement sportif est une atteinte aux
valeurs du monde libre, un symbole de douleur, de souffrance et de perte. Dans
cette lettre, nous rappelons également que les enfants ukrainiens sont privés
de la possibilité de pratiquer un sport depuis plus de quatre ans en raison de
la destruction des infrastructures ukrainiennes et de la nécessité de fuir le
pays. De plus, la Russie a enlevé et déporté environ 20 000 enfants
ukrainiens sur son territoire. Par conséquent, dans notre lettre, nous «
appelons la FIFA à défendre la paix et à ne pas céder à l'agresseur, la Russie
». Tant que la Russie n'aura pas cessé ses attaques criminelles et ne s'assiéra
pas à la table des négociations, elle ne devrait pas être représentée à de tels
événements.
Hilde Vautmans (députée)
> Nous sommes trop près d'une solution permanente pour relâcher nos
efforts maintenant. Rouvrir la dérogation transitoire ne ferait pas avancer les
négociations ; cela risquerait seulement d'affaiblir la position du
Parlement et de ralentir l'accord dont l'Europe a un besoin urgent. Notre
priorité doit demeurer un règlement fort et permanent qui protège les enfants,
assure la sécurité juridique et produise des résultats durables. Nous sommes
prêts à reprendre immédiatement les négociations et attendons des États membres
qu'ils fassent de même et qu'ils nous donnent un mandat clair.
C’est la troisième fois que la dérogation
provisoire est renouvelée. Si nous voulons protéger les enfants et notre vie
privée, il ne peut plus y avoir de prolongations temporaires ; nous avons
besoin d’une solution permanente.
Eugen Tomac (député)
> Les démocraties saines ne se défendent plus uniquement par les
institutions et les élections. À l’ère numérique, elles se défendent aussi
grâce à des citoyens capables de distinguer les faits de la manipulation, de
remettre en question ce qu’ils voient en ligne et de faire des choix éclairés.
À mesure que les algorithmes, l’intelligence artificielle et les plateformes en
ligne façonnent de plus en plus la manière dont l’information est créée,
diffusée et consommée, l’éducation aux médias devient essentielle à la
résilience démocratique de l’Europe. Elle permet non seulement de reconnaître
la désinformation, mais aussi de comprendre comment les environnements
numériques influencent les informations que nous consommons. »
Le rapport final reflète plusieurs priorités essentielles de Renew Europe,
notamment le renforcement de l’esprit critique comme pilier fondamental de
l’éducation aux médias, l’amélioration de la culture numérique liée à
l’intelligence artificielle et aux algorithmes, le renforcement de la
responsabilité des plateformes, la promotion de l’éducation aux médias comme
compétence à acquérir tout au long de la vie, ainsi qu’une meilleure protection
des mineurs contre les environnements en ligne manipulateurs et addictifs. Il
souligne également l’importance du pluralisme des médias et d’un journalisme
indépendant pour nourrir un débat démocratique éclairé. (…)
Donner aux citoyens les moyens d’agir commence par leur fournir les outils
nécessaires pour évoluer dans l’environnement informationnel d’aujourd’hui.
Investir dans l’éducation aux médias, c’est investir dans la résilience
démocratique de l’Europe. C’est contribuer à bâtir des sociétés mieux armées
pour résister aux manipulations, lutter contre la désinformation, participer au
débat démocratique et relever les défis de l’ère numérique.
► Pays membres de l’Union européenne
● Allemagne
♦ FDP
> Le président du FDP a plaidé pour la déréglementation des horaires
d'ouverture des commerces le dimanche : « Une véritable flexibilité
est urgente. Ceux qui veulent imposer la fermeture des magasins ne devraient
pas se plaindre du déclin des centres-villes. »
> Les récentes hausses d'impôts décidées par la
coalition de centre-droit ne sont qu'un premier pas. La question des priorités
ne semble plus se poser. Or, un changement de cap s'impose : l'État doit
réduire ses dépenses. Cela permettra d'alléger la pression fiscale.
> Le chef du FDP accuse le chancelier Friedrich
Merz d'«avoir complètement renié sa promesse de finances publiques saines ».
Lui et Klingbeil « mettent en péril l'avenir de notre pays avec leur
endettement excessif ».
> Le gouvernement fédéral doit enfin avoir le
courage de faire des économies et d'établir des priorités. Au lieu de cela, la
dette continue de croître sans relâche. L'État doit réduire ses dépenses.
> Lars Klingbeil contredit Markus Söder et affirme
clairement que les mini-emplois seront non seulement davantage taxés, mais
également soumis aux cotisations sociales. De fait, le mini-emploi sera
supprimé, ce qui entraînera une baisse significative du revenu net pour 7
millions de personnes. Ce gouvernement n'apporte aucun soutien à personne.
> Hausse des impôts, nouvelles taxes, nouvelles
contributions, aucune épargne, aucune priorisation, ponction dans les réserves,
pour une dette totale de 2 726 milliards d’euros – dont 204 milliards
d’euros de nouvelle dette. Ce gouvernement fédéral est incapable de gérer
l’argent.
> Proposition alternative : abolissons enfin
l’impôt sur les successions et simplifions l’accumulation de patrimoine privé,
et non la redistribution des richesses par l’État.
> Mesures prises par le gouvernement
allemand :
- Augmentation des taxes sur les micro-emplois
- Hausse de l’impôt sur le revenu pour de nombreux contribuables
- Nouvelle taxe sur les services numériques
- Nouvelle taxe sur le sucre
- Nouvelle taxe sur les cryptomonnaies
- Hausse des taxes sur l’alcool
- Hausse des taxes sur le tabac
Ce qu’il faut maintenant : Un niveau d’imposition globalement plus bas.
> Nous avons besoin d'allégements, pas de fardeaux.
Il faut réduire les dépenses publiques, diminuer les subventions, définir des
priorités et relancer l'économie. Merz ne fait rien de tout cela.
> Les mini-emplois ne seront pas supprimés dans un
premier temps, mais seulement, dans une première étape, « taxés ».
Cela touchera directement sept millions de personnes. Au lieu d'un véritable
soulagement : hausse des impôts, des prélèvements et des cotisations
sociales. Ce gouvernement trompe la population.
> Dix milliards d'euros de « mesures de soutien »,
à peine plus qu'un ajustement des impôts à l'inflation – le tout financé par
des hausses d'impôts. Ce n'est pas une réforme, c'est une farce !
Wolfgang Kubicki (président)
> La liberté ne s'arrête pas à l'adversaire politique.
L'attitude démocratique se manifeste dans la manière dont on traite ses
adversaires politiques. L'AfD a autant le droit de tenir un congrès que ses
opposants de manifester pacifiquement contre celui-ci. L'État de droit et la
liberté de réunion doivent être protégés de manière égale.
Partout où l'on regarde, tous les responsables politiques insistent sur la
valeur de la démocratie libérale et sur l'importance de la défendre. C'est
indéniablement vrai. Cependant, force est de constater que plus j'entends ce
principe abstrait, moins je rencontre, dans le milieu politique berlinois, des
personnes qui en tirent des conclusions concrètes – même lorsque celles-ci ne
servent pas leurs propres intérêts politiques.
Cela est clairement visible lors du congrès fédéral de l'AfD, prévu ce week-end
à Erfurt. Certains pensent servir la démocratie en empêchant sa tenue.
J'en ai déjà parlé ici, et je le répète volontiers : ceux qui empêchent
les congrès de partis ne servent ni la démocratie, ni notre Constitution. Les
partis politiques – contrairement à ce que l'AfD tente souvent de faire croire
– jouent un rôle central dans notre système constitutionnel. C'est pourquoi
l'article 21 de notre Loi fondamentale consacre quelques phrases concises à
leur place et à leur structure au sein de la société. Il stipule, entre autres,
que leur organisation interne doit être conforme aux principes démocratiques.
Par conséquent, la tenue de congrès de partis n'est pas une opération de
communication, mais une obligation constitutionnelle.
J'entends maintenant ceux qui disent : « Mais l'AfD est un parti
anticonstitutionnel et n'a simplement pas encore été interdit par la Cour
constitutionnelle fédérale. » Cet argument est pourtant fondamentalement
invalide dans un État de droit, car la justice ne se rend pas dans la rue, mais
dans les tribunaux par un pouvoir judiciaire indépendant. Et je tiens à ce
qu'il en reste ainsi. Par conséquent, je rejette catégoriquement toute demande
d'empêcher la tenue du congrès du parti.
Appel à une justice privée sous couvert de sauver la démocratie
Je trouve extrêmement inquiétant qu'il y a quelques jours, un appel soit paru
dans le journal taz, dans lequel un professeur de droit
allemand et son co-auteur affirmaient qu'il fallait empêcher la conférence du
parti afin de protéger la Constitution. Avec des déclarations telles que
« Ce blocage est illégal au nom de la légitimité », ils incitent de
fait à la justice privée, sous prétexte que l'État et les politiciens ont
« échoué ».
Je crois également que l'État et la politique échouent fréquemment. Par
exemple, jeudi dernier, avec l'annonce des « résultats de la réforme » par la
Chancellerie. Je considère même ces résultats dangereux, car le cœur de notre
société démocratique est menacé si nous ne sortons pas enfin de la crise
économique. Or, je devrai payer les impôts et les charges supplémentaires qui
en découleront si le Bundestag allemand les adopte. Que puis-je faire
d'autre ? Quiconque tient des propos comme ceux de Ralf Michaels et Anne
Gräfe dans le journal taz a, à mon avis, perdu tout sens des
principes constitutionnels. Toutes les organisations qui ont appelé à
manifester à Erfurt ce week-end feraient donc bien de se désolidariser
clairement de ces tendances et, en particulier, de l'alliance « Résistance »,
qui vise à empêcher la tenue du congrès du parti.
Les partis de gauche, les syndicats et les églises, en particulier, sont
généralement prompts à lancer des appels à la paix sur toutes sortes de sujets.
Mon appel aujourd'hui s'adresse précisément à ces groupes : profitez de
vos propres événements pour souligner le caractère pacifique de votre
protestation. Et n'oublions jamais : les policiers qui risquent leur vie
ce week-end ne protègent aucune idéologie politique, mais bien la loi qui rend
possible et prévoit ce congrès du parti AfD.
La démocratie ne consiste pas à s'affirmer constamment.
Mais il y a un autre aspect à considérer : quiconque défend l’ordre libre
et démocratique doit également défendre le droit de manifester. La liberté de
réunion est un de nos droits fondamentaux. Et, bien sûr, cela inclut le droit
de manifester contre les congrès des partis. Ce n’est pas sans raison que, le
jour de mon élection à la présidence fédérale du FDP, j’ai partagé une photo de
la manifestation massive organisée en marge du congrès du FDP de 1968 à
Fribourg, où Ralf Dahrendorf débattait avec le leader étudiant de gauche Rudi
Dutschke sur un camion équipé de haut-parleurs. Il n’y a aucune raison de
condamner catégoriquement de telles manifestations ni de les qualifier
d’injustes, comme le fait régulièrement la droite.
Et oui : protester ne consiste pas à plaire à ceux contre qui l’on
s’adresse, ni à leur faciliter la vie. Il s’agit avant tout de se faire
entendre le plus fort possible, ou, pour reprendre une expression consacrée, de
faire entendre sa voix. La limite est fixée non pas par une légitimité
subjective, mais par une légalité objective. Concrètement, cela signifie que la
protestation doit rester pacifique et que l’objectif ne peut être d’empêcher la
tenue du congrès du parti. Dans ce cadre, par exemple, les sit-in ne sont pas
illégaux en soi.
C’est précisément ce qu’a expliqué Marie-Agnès Strack-Zimmermann cette semaine
à la télévision, dans l’émission Welt. Certains ont interprété ses
propos comme un soutien au blocage total du congrès du parti, alors même
qu’elle avait explicitement déclaré que celui-ci devait se tenir. Cette
interprétation malveillante montre cependant que certaines personnes sont tout aussi
préoccupées par le droit de manifester que par le droit de tenir un congrès. La
liberté n’est pas un droit exclusif. Elle appartient aussi à l’opposant
politique.
Ceux qui aiment et défendent la démocratie libérale reconnaissent donc les deux
points de vue, qu'ils soient d'accord ou non avec le contenu des congrès de
partis ou des manifestations. C'est considérablement plus délicat que de
prononcer de banals discours le dimanche. Mais la démocratie n'est pas une
affirmation constante de soi. Heureusement. Sinon, elle serait plutôt
ennuyeuse.
> Le chancelier Friedrich Merz nous livre son
chef-d'œuvre : des dépenses qui explosent, la deuxième dette nouvelle la plus
élevée de l'histoire de la République fédérale, un budget social pharaonique
dépassant pour la première fois les 200 milliards d'euros et des paiements
d'intérêts qui montent en flèche.
> C'est très simple : quiconque agresse
physiquement des journalistes s'attaque à la liberté de la presse, protégée par
la Constitution (article 5 de la Loi fondamentale). Quiconque s'attaque à
la liberté de la presse s'attaque à notre démocratie. Quiconque rejette ce
principe n'est pas un démocrate et relève de la compétence du parquet.
> Nous avons besoin d'impulsions de croissance par
le biais de l'aide d'urgence, et non de nouveaux fardeaux !
> L'accord de la coalition est un véritable saut
dans le vide. Il n'y aura aucune réduction d'impôt, car pour les citoyens, peu
importe que l'argent soit prélevé directement dans leur poche par les impôts ou
les cotisations sociales. Présenter ensuite des résultats erronés au public
relève de l'audace la plus totale. En bref : augmenter le coût du travail
et alourdir encore le fardeau de la classe moyenne – quiconque agit ainsi est
complètement déconnecté de la réalité.
Martin Hagen (secrétaire général)
> Après la réforme fiscale, une seule personne s'est enrichie : le
ministre des Finances. L'État déborde de liquidités ; le gouvernement
fédéral et l'État pléthorique s'enrichissent aux dépens de la classe moyenne
laborieuse.
> Les conséquences de l'endettement excessif de la
coalition rouge-noire : à la fin de cette législature, le gouvernement
fédéral devra lever 80 milliards d'euros par an rien que pour le paiement des
intérêts. Aucun autre gouvernement fédéral n'a légué aux générations futures un
héritage aussi désastreux.
> Que cache le gouvernement allemand ? Sous
prétexte de simplifier les procédures administratives, il veut supprimer la
liberté d’information. Cela entravera le journalisme d’investigation et
compliquera la révélation des scandales. Ceux qui restreignent la transparence
sèment la méfiance envers l’État !
> Merz avait promis un grand pas en avant, mais il
ne s'est résumé qu'à un timide bond. Les baisses d'impôts ne méritaient pas ce
nom ; elles se limitaient à un simple ajustement pour l'inflation. Le
gouvernement fédéral manque de volonté pour entreprendre de véritables
réformes.
● Belgique
♦ Gouvernement
Maxime Prévot (vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des
Affaires européennes et de la Coopération au développement de la
Belgique)
> Deux journées intenses au Sommet de l’OTAN s'achèvent. Deux jours de
discussions, d'écoute et de travail acharné pour renforcer ce qui demeure notre
atout le plus précieux : notre unité. Car, en fin de compte, c'est elle
qui cimente cette Alliance. Non pas la taille de nos armées ni l'importance de
nos budgets, mais la volonté de rester unis avec trente-deux pays. Et l'unité
est essentielle. La sécurité est le fondement sur lequel repose tout le
reste : la tranquillité d'esprit de nos citoyens, la prospérité de nos
sociétés, la liberté de vivre comme nous l'entendons. Sans elle, rien ne tient.
> Ces derniers mois, le ministre koweïtien des
Affaires étrangères, Son Excellence Cheikh Jarrah Jaber Al-Ahmad Al-Sabah, et
moi-même avons eu de fréquents échanges téléphoniques. Hier, en marge du Sommet
de l’OTAN où nous avons également rencontré nos partenaires du Golfe, nous
avons enfin pu nous entretenir de vive voix et avons découvert que nous
partagions la même date d'anniversaire. Dans un Golfe dont l'influence sur la
scène internationale ne cesse de croître, une diplomatie efficace consiste à
adapter ses choix à l'évolution du monde. Avec le Koweït, nous disposons d'une
dynamique positive sur laquelle nous appuyer. La marque d'une diplomatie avisée
est la capacité d'adaptation, et la situation actuelle nous incite à investir
davantage dans cette relation. Nous travaillons à l'élaboration d'une feuille
de route concrète pour approfondir notre coopération et transformer cette
dynamique en résultats durables. Je me réjouis de poursuivre ce travail au
Koweït même, où je me rendrai en novembre.
> Bonne conversation cet après-midi au Palais
d'Egmont avec mon collègue uruguayen. L'Uruguay est une démocratie stable et un
pays où il fait bon investir. Ce n'est pas un hasard si la Belgique figure
parmi les plus importants investisseurs en Uruguay. Des entreprises comme
Katoen Natie y sont présentes depuis les années 1990 et ont contribué au
développement du port de Montevideo, l'une des principales portes d'entrée de
la région. Ces mêmes ports nous relient dans une lutte moins reluisante. La
cocaïne qui quitte l'Amérique du Sud transite par les ports européens, dont
Anvers. Aucun pays ne peut endiguer ce trafic seul. C'est pourquoi nous
collaborons entre pays d'origine, de transit et de destination pour renforcer
la sécurité des ports, les contrôles douaniers et la coopération policière. Ce
mois-ci encore, des services de police de toute l'Amérique latine se sont
rendus à Bruxelles à cette occasion, à l'invitation de notre Institut d'Egmont.
Nous avons également abordé la situation plus large dans la région, où
l'Uruguay joue un rôle de premier plan à la tête du Mercosur et de la CELAC.
L’accord UE-Mercosur étant désormais à portée de main, un nouveau chapitre
s’ouvre. J’ai l’intention de me rendre en Uruguay début 2027 afin de renforcer
davantage nos liens.
> Deuxième étape en Asie du Sud-Est : Kuala
Lumpur. La Malaisie s’affirme comme un acteur clé dans un contexte de
bouleversements des rapports de force internationaux, de tensions géopolitiques
et commerciales croissantes et de vulnérabilité des chaînes
d’approvisionnement. Lors de mon intervention à la Table ronde Asie-Pacifique,
organisée par l’Institut d’études stratégiques et internationales, l’un des
principaux groupes de réflexion stratégique de la région, j’ai souligné
l’importance du multilatéralisme, d’un ordre mondial fondé sur des règles et
des liens entre l’Asie et l’Union européenne, dans un contexte géopolitique en
pleine mutation. Aujourd’hui plus que jamais, l’Indo-Pacifique et l’Europe
doivent renforcer leur coopération et se positionner comme des partenaires
fiables et engagés sur le long terme. J’ai également eu l’occasion de
rencontrer le vice-Premier ministre Haji Fadillah Yusof et d’être reçu par le
Sultan de Perak, Son Altesse Royale Nazrin Muizzuddin Shah, dans un État où
plusieurs entreprises belges sont déjà implantées. Le commerce,
l'investissement, les énergies renouvelables, la situation régionale et l'accès
aux matières premières essentielles ont été au cœur de nos discussions.
> Première étape de ma mission en Asie du
Sud-Est : Manille, aux Philippines, à l’occasion du 80e anniversaire de
nos relations diplomatiques. Cette région est un véritable moteur de l’économie
mondiale, avec un taux de croissance prévu de 5 % en 2026 ! Et la
grande majorité des pays de l’ASEAN sont de fervents défenseurs d’un ordre
international fondé sur des règles. Nous devons y être plus actifs dans le
cadre d’une stratégie de diversification de nos partenariats, afin que la
région devienne un allié encore plus solide pour l’Europe en matière de
multilatéralisme et dans des domaines clés tels que le commerce, la
technologie, l’énergie, les affaires maritimes, la défense, les minéraux
critiques… J’ai notamment rencontré le ministre des Affaires étrangères,
M. Lazaro, et le ministre de la Défense nationale, M. Gilbert Teodo.
Le développement de nos relations commerciales, notamment via le futur accord
de libre-échange avec l’UE, la coopération maritime, la sécurité régionale et
la situation géopolitique internationale ont été au cœur de nos discussions. En
tant que ministre également chargé de la coopération au développement, j'ai
rencontré plusieurs organisations de la société civile et visité un programme
de santé communautaire qui apporte un soutien aux familles les plus
défavorisées. Par ailleurs, j'ai également visité la Banque asiatique de
développement et le centre belgo-philippin de formation en restauration
maritime IFS, qui allie innovation et engagement social et est devenu une
référence mondiale grâce à l'initiative d'un compatriote belge. Enfin, j'ai eu
le plaisir de rencontrer de nombreux Belges qui ont décidé de créer des
entreprises aux Philippines et d'y exporter notre savoir-faire belge.
♦ Les Engagés
Yvan Verougstraete (président, député européen)
> Un moment que j’ai adoré cette nuit, c’est quand les Diables Rouges ont
célébré leur victoire en reprenant la fameuse danse de Trump, mdr, fallait
oser.
Au-delà du clin d’œil, bravo à toute l’équipe. Elle a su rester soudée, se
galvaniser et répondre sur le terrain, malgré toutes les polémiques qui ont
entouré cette rencontre. Mais une fois le sourire passé, il ne faut pas oublier
une réalité. Les règles existent pour protéger tous les joueurs, sur un terrain
comme sur la scène internationale. Lorsqu’elles sont respectées, chacun connaît
les mêmes droits et les mêmes devoirs. Hier, l’administration Trump a choisi de
bousculer ces règles dans le cadre de la FIFA. C’est malheureusement une
méthode que l’on retrouve aussi dans sa politique internationale, qu’il
s’agisse du Groenland, de Gaza, de l’Iran, du Venezuela ou encore de ses
relations commerciales avec l’Europe. Nous avons choisi une autre voie : respecter
les règles du jeu. Parce que le droit et les règles communes ne sont pas des
obstacles. Ils sont ce qui protège les plus faibles, garantit l’équité et
permet à chacun de jouer à armes égales. Et aujourd’hui, les Diables Rouges ont
montré qu’on pouvait gagner… sans tricher avec les règles.
> J’ai eu l’occasion d’échanger avec l’Ambassadeur
de Chine sur les grands défis géopolitiques, économiques et commerciaux qui
façonnent notre époque. Le dialogue est indispensable. Mais il ne peut être
constructif que s’il s’appuie sur des relations équilibrées, le respect du
droit international, une concurrence loyale et une réciprocité réelle dans nos
échanges. L’Europe doit rester ouverte au dialogue, tout en défendant avec
fermeté ses intérêts stratégiques, son autonomie et ses valeurs. La Chine a défendu
son marché avec brio… elle défend maintenant une posture d’ouverture extrême.
Apprenons les leçons de ceux qui prennent maintenant le lead au niveau
industriel.
> Les défis qui attendent la Belgique ne sont ni de
gauche, ni de droite. Ils sont immenses. Ils exigent autre chose que des
slogans. Ils exigent du courage et de la nuance. Ce n'est qu'à cette condition
que nous retrouverons ce qui manque aujourd'hui le plus à notre démocratie : la
confiance.
♦ DéFI
François de Smet (député)
> A suivre le débat hexagonal, le débat est de savoir si on peut oui ou non
faire campagne présidentielle avec un bracelet électronique. Pouvoir être
candidate en étant condamnée pour détournement de fonds, par contre, ne pose
aucunement question.
> Suppression du Sénat - débat avec le Premier
ministre (suite et fin) «Oui mais on doit supprimer le Sénat pour faire des
économies». C'est vrai qu'il y a des efforts à faire en termes de limitation
des dépenses politiques. Pas tant pour ce que ça rapportera (assez peu en fait
au regard des dépenses en dizaines de milliards en santé et pension) qu'en
termes d'exemplarité. Proposer de sabrer carrément dans les instances
démocratiques avec un argument d'économie pose je trouve un problème de
principe - mais ce n'est même pas cela que je vais soulever ici.
Cibler le Sénat sous prétexte d'économies c'est se tromper de cible, car le
Sénat ne coûte en réalité pas très cher:
- les 50 sénateurs des régions sont payés par leur assemblée régionale où ils
sont déjà députés et ils ne touchent pas deux salaires
- le bâtiment est évidement amorti depuis un siècle
- la Chambre a déjà repris le personnel
En fait les seules vraies dépenses représentées par le Sénat sont encore:
- le salaire des dix sénateurs cooptés par les grands partis
- la part sénatoriale des dotations aux partis
Et ça on pourrait les supprimer tout de suite. Que l'Arizona le fasse et
préserve le reste de l'outil, et qu'on le réforme comme assemblée citoyenne.
> Exclusions bancaires
J'ai été interpellé par plusieurs citoyens se plaignant d'avoir été proprement
viré de leur banque sans explication réelle, recevant juste un courrier leur
expliquant que leur compte a été fermé. Je me suis rendu compte que c'est une pratique
assez courante et qui touche des particuliers, des commerçants, des asbl, avec
des conséquences souvent désagréables. Il semble que les banques utilisent le
droit de fermer des comptes pour des raisons de lutte contre le blanchiment
d'argent de manière très large et parfois abusive. J'ai interpellé le ministre
compétent sur le sujet, et il m'a appris que le gouvernement est en train
d'adopter une législation pour mettre de l'ordre dans ces pratiques de «de-risking».
C'est l'objet de cet article de l'Echo du week-end. Plusieurs mesures méritent
d'être saluées (de-risking rappelé comme pratique interdite, obligation du
document d'information sur ses droits et de s'expliquer auprès du SPF Économie
dans un délai contraint). Pour autant, ce projet ne lève pas toutes mes
réserves, et je resterai vigilant sur plusieurs points. D'abord, l'essentiel du
dispositif de détection vise les professionnels : entreprises, ASBL, missions
diplomatiques. Or les particuliers, qui étaient au cœur de mon interpellation
parlementaire (ce sont des particuliers qui m'avaient alerté), restent plutôt
oubliés. La suppression du plafond de 10 000 euros sur le service bancaire de
base est une bonne nouvelle mais elle ne règle en rien l’injustice de
l’exclusion initiale. Je regrette qu'aucun véritable mécanisme d'accompagnement
ne semble prévu pour aider les personnes injustement exclues à réintégrer le
circuit bancaire ordinaire. Le document d'information est bienvenu, mais il
informe le client de ses droits une fois le refus prononcé et n'empêche pas
l'exclusion elle-même. Et puis, demeure l'ambiguïté de fond. Les banques ont
l'obligation légale de gérer leurs risques de blanchiment, et le ministre
l'avait lui-même reconnu dans sa réponse parlementaire: certaines s'en servent
comme d'un paravent commode, d'autres pour réaliser des économies. Tant que la
frontière entre gestion légitime du risque et exclusion abusive ne sera pas
clarifiée dans la loi, les établissements continueront d'invoquer la lutte
anti-blanchiment pour se dédouaner. J'ajoute qu’il est plausible que le nombre
de demandes de service bancaire de base ne mesure qu'imparfaitement le
phénomène : il est probable que beaucoup de personnes exclues renoncent,
découragées, sans jamais frapper à la porte du SPF Économie. Bref: un premier
pas que je salue, mais qui en appelle d'autres. Je serai particulièrement
attentif, lors de l'examen parlementaire, à ce que les particuliers ne soient
pas les sacrifiés de cette réforme, et à ce que la transparence s'accompagne
enfin de sanctions dissuasives.
> Début de séance plénière du jeudi. Le Premier
ministre a renvoyé les questions sur la canicule (dont la mienne) à son
ministre du Climat. Bart De Wever ne répond qu'aux questions qui lui plaisent,
ce qui n'est pas normal. Et il n'a eu à ce jour pas eu un mot sur cette
canicule qui a engendré une forte surmortalité, ce qui est encore moins normal.
> Monsieur le Premier ministre, en commission vous
vous êtes un peu énervé contre ceux qui combattent votre réforme en expliquant
que cela «25 ans qu’on essaie de supprimer le Sénat» et que vous n’aviez
entendu aucun argument nouveau. Non. Non. Cela fait 25 ans que vous voulez
supprimer le Sénat. Vous et l’ensemble du mouvement nationaliste flamand. Mais
les francophones ne le veulent pas. Vous ne trouverez la suppression pure et
simple du Sénat dans le programme d'aucun parti francophone, pas même celui des
Engagés (on parle d’une «réforme profonde et à défaut d’une suppression» dans
le manifeste mais pas dans le programme j’ai vérifié) ; et pas non plus dans le
programme du MR. Je le répète lentement, chers collègues des Engagés et du MR,
aucun de vos électeurs ne vous a fait confiance en 2024 en imaginant que vous
alliez prêter vos voix à la destruction d’un morceau de la Belgique de 1830. Et
c’est une forme de trahison. Ce n’est pas la seule. Ce n’est pas la première.
Ce n’est pas la dernière. Mais c’est l’une des plus tristes parce que vous
allez prêter votre voix à une amputation qui ne fera place à aucune
construction.
> L'absence de gouvernance climatique
Nous avons un premier ministre qui se fiche royalement du sujet, nous avons un
ministre de la défense qui conseille à chacun de se ressourcer dans sa piscine.
Et puis il y a vous, le ministre du climat, qui avez fait une chose incroyable
- vous avez fait une réunion.
● Espagne
♦ Ciudadanos
Le Secrétaire général et le Secrétaire aux Relations européennes ont
participé au Congrès de l’Alde à Vienne. Nous avons adopté une résolution
demandant davantage de ressources et une meilleure prise en charge de la santé
mentale. Nous avons également célébré le 50e anniversaire de l’Alde. Ensemble,
nous choisissons l’avenir.
● Hongrie
♦ Momentum Mozgalom
Szilas Kincso (présidente)
> En tant que nouvelle présidente de Momentum, je souhaite aborder en
premier lieu un sujet que j'ai déjà évoqué et pour lequel je pense que nous
sommes proches d'une solution : le décret relatif au bien-être du cœur.
J'en ai parlé à plusieurs reprises, tout comme le ministre en charge du secteur
et les organisations professionnelles. La seule question qui se pose est :
pourquoi le gouvernement reste-t-il inactif ? Un décret ministériel doit
être abrogé. Il ne s'agit pas d'une impasse, ni d'un changement de président,
« simplement » un décret sans incidence sur le budget. Plus d'un mois
s'étant écoulé depuis ma dernière lettre, j'écris aujourd'hui une lettre
officielle au ministre de la Santé pour demander l'abrogation immédiate de ce
« décret relatif au bien-être du cœur », infondé et indigne de toute
considération professionnelle. Zsolt Hegedűs n'a pas répondu à ma dernière
lettre, et ce décret est toujours en vigueur. Et c'est inadmissible. Le
changement de régime s'accompagne d'une nouvelle culture politique : une
culture où les ministres prennent en compte les suggestions constructives des
partis d'opposition et où les propositions soutenues par de nombreux
professionnels et n'ayant pas d'incidence sur le budget sont acceptées, ou du
moins où les membres du gouvernement concernés justifient leur inaction. La
création d'un ministère de la Santé indépendant offre une occasion historique
de placer enfin le professionnalisme et le respect des patients au cœur de la
gestion du système de santé hongrois, et non plus sous l'influence d'idéologies
politiques. Si le ministre se soucie réellement de la médecine fondée sur les
preuves, il ne peut se permettre de retarder cette étape. Les statistiques
officielles prouvent sans équivoque que le nombre d'avortements n'a pas diminué
depuis le durcissement de la réglementation. Le décret n'a pas atteint son
objectif. Son seul véritable résultat est de punir, de traumatiser et de
maintenir dans l'incertitude les femmes les plus vulnérables. Certaines
réformes sont coûteuses et prennent des années. Cependant, abroger le « décret
du battement de cœur » ne coûte pas un centime au budget ; cela exige seulement
une volonté politique et du bon sens professionnel. Nous pourrions
immédiatement rendre leur dignité et leur liberté de choix à des milliers de
femmes. En tant que président du mouvement Momentum, j’attends la réponse
officielle et une action immédiate du ministre.
> J'attends la réponse du ministre de la Santé à ma
lettre concernant le décret relatif à l'audition du cœur, car j'ai élu des
responsables politiques pour qu'ils répondent aux questions qu'on leur pose.
J'ai écrit une seconde fois au ministre, le Dr Zsolt Hegedűs, afin d'obtenir
l'abrogation immédiate de ce décret. Ma première lettre n'a reçu qu'une réponse
automatique, mais j'espère recevoir une réponse concrète à la seconde. Après
tout, le Mouvement Momentum et moi-même nous sommes retirés des élections d'avril
pour cette raison, c'est pourquoi nous avons soutenu la campagne de Tisza, et
c'est aussi pourquoi nombre d'entre nous ont voté pour elle, car, entre autres,
nous attendons du dialogue qu'il soit un principe fondamental et qu'un ministre
réponde aux courriers qui lui sont adressés. La question du décret relatif à
l'audition du cœur ne peut attendre ! Il n'y a ni le temps ni le besoin de
consulter l'opinion publique sur ce sujet. La position de la profession est
claire : ce décret ne réduit pas le nombre d'avortements, mais traumatise des
femmes déjà en situation de grande précarité. Tant que ce décret reste en
vigueur, davantage de femmes risquent d'être gravement traumatisées par une
mesure issue de considérations purement politiques, fruit d'un accord entre
deux partis d'extrême droite. C'est pourquoi j'attends une réponse urgente du
Ministre, et surtout, une action rapide pour abroger ce décret.
> Il existe des sujets sur lesquels on ne peut
espérer que le Fidesz ou Mi Hazánk persuadent le gouvernement d'agir. Citons
par exemple l'abrogation du décret relatif au bon fonctionnement du cœur ou la
possibilité d'adoption pour les couples de même sexe. Les deux partis d'extrême
droite de l'opposition parlementaire sont incapables de constituer une
opposition constructive à Tisza. Ils ne font qu'alimenter la mascarade
parlementaire et instrumentaliser politiquement les joutes verbales avec Péter
Magyar. Parallèlement, sur des questions importantes qui touchent les Hongrois,
Tisza s'est contentée de belles paroles sans prendre de mesures concrètes.
C'est pourquoi j'ai écrit au ministre de la Santé, Zsolt Hegedűs, pour lui
demander l'abrogation du décret relatif au bon fonctionnement du cœur. Il a
lui-même déclaré que la loi en question n'avait pas été adoptée en 2022 sur la
base de critères professionnels, à la demande de Mi Hazánk. Trois partis de
droite siègent au Parlement, et certaines valeurs et problématiques n'y sont
malheureusement pas représentées. Le parti Momentum s'est retiré de la course
électorale et a activement milité pour la victoire de Tisza, car nous
considérions le changement de régime comme primordial. Maintenant que ce
changement est effectif, il est temps de revenir à la mission d'un parti
libéral dans une démocratie fonctionnelle : défendre les valeurs
libérales. De nombreux libéraux ont voté pour Tisza, et nous œuvrons à ce que
les mesures qui leur tiennent à cœur soient mises en œuvre au plus vite.
● Irlande
♦ Gouvernement
Michéal Martin (premier ministre)
> Nous continuerons à œuvrer pour l'unité irlandaise d'une manière conforme
à l'esprit de l'Accord du Vendredi saint.
> Nos priorités pour la présidence irlandaise sont
claires : compétitivité, valeurs et sécurité. Ensemble, nous bâtirons une
Union forte et prospère dont nos citoyens seront fiers.
> C’est un honneur pour moi d’être à Strasbourg
aujourd’hui pour présenter le programme politique de la présidence irlandaise
du Conseil. Je me réjouis de travailler avec le Parlement européen au cours des
six prochains mois.
> Nous aborderons cette question avec un esprit de
coopération et d'ambition afin de garantir que notre Union européenne commune
réponde aux besoins des citoyens que nous servons tous.
> Une étape majeure pour la recherche irlandaise.
Cet investissement de 100 millions d'euros garantit à l'Irlande une place de
choix dans la recherche et les technologies de pointe. L'agrandissement de
Tyndall renforce notre position dans le secteur des semi-conducteurs,
contribuant ainsi à la croissance économique et à la création d'emplois pour
les années à venir.
> Aujourd'hui, l'Irlande assume la présidence de
l'UE pour la huitième fois. L'adhésion à l'UE a transformé notre pays, et nous
sommes prêts à nous investir pleinement dans cette fonction.
● Italie
♦ Azione
Carlo Calenda (secrétaire général)
> L'Europe est seule, et l'OTAN, sous commandement américain, n'est plus
disposée à la défendre. Une dette européenne de 1 000 milliards d'euros
est nécessaire, financée par une taxe supplémentaire de 10 % sur les
produits chinois. Cet argent doit être géré par l'UE, en priorité par la
construction d'un rempart anti-drones et anti-missiles sur le flanc est de
l'OTAN. Tôt ou tard, Poutine attaquera pour démontrer notre faiblesse.
> Il y a deux ans, nous avons présenté un projet de
loi sur la « protection démocratique » afin de dénoncer
l'infiltration russe des partis politiques et des médias. Suite aux
déclarations inquiétantes du ministre de la Défense, Guido Crosetto, j'attends
du gouvernement qu'il agisse en conséquence et approuve la proposition. Dans le
cas contraire, les prochaines élections risquent d'être faussées par l'argent
russe et son utilisation des réseaux sociaux.
> Depuis 30 ans, ils nous promettent monts et
merveilles, mais ils ne nous disent jamais une chose : d’où vient
l’argent ? C’est ainsi que naît la méfiance envers la politique. C’est
pourquoi nous demandons une règle simple : chaque promesse électorale doit
être financée. Moins de propagande, plus de sérieux.
> Pour l'Italie, le choix fédéraliste européen est
devenu incontournable. Il est évident que Trump n'est pas un partenaire fiable.
Il est temps que la droite le reconnaisse et agisse en conséquence.
> Infantino devrait démissionner et les équipes
devraient protester. Cette Coupe du monde est entachée, comme tout ce que
touche Trump.
> Comme vous le savez, je n'ai aucune sympathie
particulière pour Conte, mais la commission Covid dans son ensemble me semble
être une vaine vengeance politique. Nous avons traversé ensemble l'une des
périodes les plus difficiles de notre histoire. Des erreurs ont été commises,
et il ne pouvait en être autrement, compte tenu du choc subi. Nous n'en sommes
certainement pas sortis grandis – je pense aux médecins et aux infirmières
oubliés dès le lendemain de la fin de la pandémie – mais essayons de ne pas en
sortir plus mal. Malheureusement, il me semble que nous sommes sur cette voie.
> La Révolution américaine, il y a 250 ans, a
ouvert la voie à l'ère républicaine dans tout l'Occident. Pour nous, Européens,
il est essentiel de reconnaître, dans le long et controversé processus
d'unification des treize colonies en une république fédérale, les éléments
susceptibles d'orienter nos efforts vers des États-Unis d'Europe.
> J'affirme depuis des mois, et je l'ai même écrit
dans mon livre, que les Russes attaqueront bientôt un pays européen membre de
l'OTAN pour démontrer que l'OTAN n'existe plus. Notre lenteur – européenne – à
mettre en place une force de dissuasion crédible et indépendante des États-Unis
les encourage. Je n'envisage pas d'invasions à grande échelle, mais une attaque
démonstrative pour diviser l'alliance et mettre en évidence l'indécision des
Européens et la « fuite » des Américains.
> Je soutiens fermement les Ukrainiens et je
combats les partisans de Poutine comme vous. Je crois fermement à la nécessité
d'une Europe fédérale et armée, indépendante des influences extérieures qui
dictent la ligne éditoriale de votre journal. Je m'oppose fermement au
populisme – judiciaire, environnemental, syndical et lié aux primes – que vous
représentez. Je m'oppose fermement aux coalitions qui n'ont rien en commun, si
ce n'est la soif de pouvoir. Oui, je suis très ferme sur ce point.
> Hier, j'ai passé une IRM. J'ai pu le faire
uniquement grâce à mon assurance privée. Aujourd'hui, 51 % des consultations
chez un spécialiste sont prises en charge. Une proposition émane des meilleurs
experts italiens. Nous demandons à la droite comme à la gauche, à Meloni et
Schlein, de suivre l'exemple de la Grande-Bretagne : collaborer pour bâtir
le système de santé de demain.
♦ Spazio pubblico
Pina Picierno (leader)
> Les bonnes vieilles méthodes du KGB sont toujours d'actualité. C'est
pourquoi nous devons investir dans la défense. Les arrestations très graves
effectuées aujourd'hui à Rome pour espionnage au profit de la Russie démontrent
malheureusement que la guerre froide de l'information n'est jamais terminée.
Recrutement par la corruption, accès non autorisé aux systèmes informatiques,
utilisation de la couverture diplomatique : nous assistons aux méthodes
opérationnelles classiques de l'ancien KGB, héritées aujourd'hui par le FSB et
les services de renseignement russes, et tragiquement encore en vigueur au cœur
de l'Europe et de nos institutions. Lorsque j'évoque la sécurité nationale et
l'urgence d'accroître les investissements et les dépenses de défense, le public
a tendance à ne penser qu'aux moyens militaires et aux armements. Mais la
réalité est bien plus complexe et omniprésente. Investir dans la défense
aujourd'hui signifie avant tout : renforcer les capacités de
contre-espionnage et de contrôle interne, consolider la cybersécurité et
l'accès aux systèmes d'information stratégiques, et fournir à nos forces de
l'ordre et à nos services de renseignement les outils et les ressources
nécessaires pour neutraliser les menaces hybrides avant qu'elles ne portent
atteinte à l'État. J’exprime ma profonde gratitude aux carabiniers du ROS
(Groupe opérationnel national italien) et à la justice pour avoir déjoué cette
menace. Que cet épisode serve d’avertissement à tous : la sécurité n’est
pas une dépense à réduire, mais un investissement vital pour protéger notre
démocratie et notre souveraineté contre ceux qui cherchent à nous déstabiliser
de l’intérieur.
> À propos des préférences, des femmes et de la
nouvelle loi électorale. J'ai lu l'appel transpartisan lancé par des députées
contre l'introduction des préférences dans la nouvelle loi électorale, car,
selon elles, cela réduirait la présence des femmes dans les fonctions
électives. Avec tout le respect et l'affection que je leur porte, je peux
témoigner, par expérience personnelle, du contraire : Si mon élection avait été
décidée par une place sur une liste établie en fonction de la loyauté envers le
chef du parti, je n'aurais pas été élue car j'étais considérée comme «
hors-norme », du moins par les deux derniers secrétaires du Parti démocrate.
Les listes bloquées n'ont jamais contribué à l'émancipation des femmes et
engendrent un cercle vicieux inquiétant : les élus se coupent de plus en plus
des citoyens, tandis qu'ils se rapprochent de plus en plus de ceux qui décident
de leur place sur la liste. C'est ce qui s'est produit ces dernières années, et
c'est exactement l'inverse de ce dont le pays a besoin. Nous avons besoin de
parlementaires libres et capables d'exprimer leurs opinions avec force, car ils
sont attachés aux choix des citoyens. Et des secrétaires de parti moins
« aux commandes » et plus influencés par la présence de
parlementaires compétents et indépendants. Rendons aux électeurs la possibilité
de choisir leurs représentants. Assez ! Assez ! D’un Parlement
composé non pas des plus compétents, mais des plus loyaux !
> J’adresse mes plus sincères condoléances à l’ambassadeur
ukrainien Igor Brusylo qui, hier, jour même d’un nouveau massacre perpétré par
les Russes à Kyiv, a été contraint de répondre à une série de banalités,
d’absurdités et d’obscénités au Sénat. Je tiens également à le rassurer :
certains savent pertinemment que défendre l’Ukraine, c’est défendre l’idéal
même d’Europe et de démocratie libérale, et que la paix ne saurait être
atteinte au prix du sacrifice de la liberté d’un peuple, car cela ne fait
qu’ouvrir la voie à l’instabilité et à de nouveaux conflits. D’autres encore n’acceptent
pas, et n’ont jamais accepté, l’ambiguïté sur ce sujet. Nous sommes si
nombreux, cher ambassadeur, à vos côtés et aux côtés du courageux peuple
ukrainien.
> Je ne fais que constater les faits. Le Mouvement
Cinq Étoiles est passé de l'illusion d'être « ni de droite ni de gauche » à une
politique étrangère qui finit par coïncider avec celle des ultra-souverainistes
lorsqu'il s'agit d'affaiblir les démocraties libérales et de renforcer les
autocraties. Ce n'est pas une caricature. C'est précisément leur trajectoire
politique.
● Pays-Bas
♦ Gouvernement
Rob Jetten (premier ministre)
> Je repense à un sommet de l'OTAN positif et, surtout, constructif, où nous
avons transformé les belles ambitions et les belles paroles de l'année dernière
en résultats concrets. Aujourd'hui et hier, des accords de coopération d'une
valeur de plusieurs milliards d'euros ont été conclus, notamment par notre
pays, pour la production d'équipements de défense avec des entreprises et nos
alliés européens, l'Ukraine et les États-Unis. Ensemble, nous construisons une
OTAN qui répartit équitablement les charges et les tâches et qui devient plus
forte que jamais, permettant à l'Europe de défendre son continent. De plus,
cette OTAN se renforce et constitue une alliance essentielle pour les
États-Unis. Les Pays-Bas jouent un rôle de premier plan et assument pleinement
leurs responsabilités. Notre pays a triplé ses dépenses de défense et continue
d'investir massivement dans un bon équilibre entre systèmes classiques et
modernes. Dans ce monde turbulent, nous garantissons ainsi, ensemble, l'avenir
de l'OTAN et la sécurité de l'Europe et des Pays-Bas.
> Excellente nouvelle ! À Ankara, en compagnie du
Premier ministre Keir Starmer, j'ai signé un nouveau partenariat maritime entre
nos pays, d'une valeur de près de 3 milliards d'euros. Des entreprises
néerlandaises et britanniques construiront conjointement quatre navires de
transport amphibie de pointe pour chacun de nos pays. Cet accord créera des
centaines d'emplois et représente un atout majeur pour l'OTAN dans la lutte
contre les menaces maritimes.
> Les Pays-Bas et le Canada entretiennent une
amitié longue et étroite et partagent les mêmes valeurs dans de nombreux
domaines. Le Canada est l'un de nos partenaires les plus importants en matière
de défense et de sécurité, et un allié essentiel au sein de l'OTAN. C'est
pourquoi il est important de s'entretenir avec le Premier ministre canadien,
Mark Carney, à Ankara. Nous avons évoqué l'importance du soutien continu à
l'Ukraine, tant sur le plan militaire que dans le domaine des infrastructures
énergétiques. Nos pays souhaitent également renforcer leur coopération dans
l'industrie de la défense et les matières premières critiques. En tant que
partenaires unis, le Canada et les Pays-Bas assument conjointement la
responsabilité d'une OTAN forte et d'une Europe sûre.
> Notre soutien à l'Ukraine est efficace et demeure
indispensable. Nous devons persévérer et accroître la pression sur la Russie.
C'est crucial pour la sécurité de l'Ukraine et de l'Europe. Lors du sommet de
l'OTAN, le président Zelensky et moi-même avons signé un accord sur les drones,
en présence du ministre de la Défense Berendsen et de la ministre de la Défense
Yeşilgöz-Zegerius. Cet accord jette les bases d'une coopération structurelle
entre l'Ukraine et les Pays-Bas dans le domaine de la production conjointe de
drones et d'une coopération plus large en matière de défense. Ainsi, nous
apprenons les uns des autres, partageons nos innovations et augmentons notre
production ensemble. Pour une Ukraine, des Pays-Bas et une OTAN plus forts.
> J'ai reçu un accueil chaleureux à Ankara, où je
participe au sommet de l'OTAN. L'année dernière, à La Haye, il a été convenu
que l'Europe assumerait davantage de responsabilités en matière de défense et
de sécurité. Cette année, nous concrétisons ces ambitions historiques. Les
Pays-Bas montrent l'exemple. Nous investissons beaucoup plus dans les
équipements et le personnel de défense et privilégions les technologies de
pointe. Lors de ce sommet de l'OTAN, nous signons divers accords avec des pays
et des entreprises afin de renforcer les capacités de défense européennes.
Ainsi, nous construisons une Europe plus forte au sein de l'OTAN, avec une
répartition équitable des tâches. Et nous renforçons plus que jamais notre
alliance avec les 32 États membres.
> L’Organisation pour la sécurité et la coopération
en Europe (OSCE) promeut la coopération militaire, économique et humanitaire
entre ses pays membres issus de différents continents. Elle a été fondée sur la
conviction que la sécurité doit reposer sur la démocratie, le respect des
droits de l’homme et l’ordre juridique international. Cette semaine, des
centaines de parlementaires d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie centrale se
rendent à La Haye pour la réunion annuelle de l’OSCE. À mon arrivée, j’ai eu une
brève rencontre avec des sénateurs américains des deux partis. Lors de
l’ouverture officielle cet après-midi, j’ai souligné l’importance du soutien
continu à l’Ukraine. La guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine
compromet la mission de l’OSCE. L’Ukraine défend non seulement sa propre
sécurité, mais aussi celle de l’Europe et les principes qui fondent l’ordre
juridique international. L’OSCE a le potentiel de constituer un pont entre
l’Est et l’Ouest, un lieu où, malgré nos différences, nous nous rassemblons
pour renforcer notre sécurité, notre démocratie et notre prospérité. J’espère
sincèrement que les prochains jours y contribueront.
> Il y a 250 ans, les Pays-Bas étaient le premier
pays au monde à reconnaître l'indépendance des États-Unis. Depuis lors,
l'histoire de nos deux pays est intimement liée. La relation transatlantique
est essentielle à notre liberté, notre sécurité et notre prospérité, et l'a
toujours été. Nous savons par expérience que notre histoire commune constitue
un socle solide pour bâtir un avenir meilleur. J'adresse mes plus sincères
félicitations au peuple américain à l'occasion du 250e anniversaire de sa
république. Et je souhaite à nos deux pays, les États-Unis et les Pays-Bas, 250
années d'amitié et de partenariat à venir.
> L'agression russe contre l'Ukraine ne doit pas
rester impunie. C'est pourquoi nous collaborons avec nos partenaires
internationaux à la création d'un tribunal spécial afin de traduire en justice
les responsables de cette agression. Le Conseil des ministres a décidé
aujourd'hui que les Pays-Bas souhaitent accueillir la phase opérationnelle de
ce tribunal, sous certaines conditions. Je viens de m'entretenir avec le
président Zelensky à ce sujet. Nous continuons d'apporter notre soutien à
l'Ukraine. Ce sera également l'un des principaux sujets abordés lors du sommet
de l'OTAN à Ankara la semaine prochaine.
> [Discours
lors de la commémoration nationale de l'histoire de l'esclavage]
J'ai récemment eu droit à une visite guidée du musée Tula à Curaçao par
trois jeunes gens extrêmement enthousiastes et passionnés. Et je leur ai demandé, par
curiosité, pourquoi faites-vous cela concrètement ? Ils n'eurent pas à y réfléchir
longtemps. Ils
voulaient savoir où se trouvaient leurs racines.
Avec une aisance apparente, ces jeunes gens ont établi un lien entre le
sort tragique de générations d'ancêtres réduits en esclavage, le courage
inimaginable de Tula et leur propre identité.
Pour ces jeunes, l'histoire de l'esclavage s'est révélée être non seulement
une histoire de victimisation, mais aussi, et peut-être même davantage, une
histoire de fierté, de liberté et de résistance à l'injustice.
Et avec cela, une histoire d'une grande importance pour eux-mêmes et pour
le présent.
J'ai trouvé cela impressionnant.
Et cela m’a immédiatement ramené à ce moment et à ce lieu, où le passé de
l’esclavage et le présent se rencontrent chaque 1er juillet.. Le lieu où se rejoignent la douleur
partagée, la force et la fierté partagées, et une identité commune.
Et je voudrais vous demander : regardez autour de vous. Regardez autour de vous et voyez :
nous sommes de plus en plus nombreux ici. Beaucoup de choses ont été accomplies. De quoi être fier.
Alors que nous sommes réunis aujourd'hui à Oosterpark, des commémorations
de l'histoire de l'esclavage ont lieu partout aux alentours du 1er juillet. Aux Pays-Bas, dans la partie
caribéenne du Royaume et au Suriname. Et ce nombre augmente d'année en année. De plus en plus de recherches sont
menées. Il y
a de plus en plus de monuments. Et
cette visibilité s'accroît également d'autres manières, notamment avec
l'ouverture prochaine du Musée national de l'esclavage.
Et j'en suis convaincu : cette énergie ne va pas disparaître. Il s'agit d'un mouvement
irrésistible et irréversible. Et
c'est une victoire – une victoire pour tous les descendants, mais aussi pour
les Pays-Bas dans leur ensemble.
Plus on prêtera attention à cette tache dans notre histoire, et plus les
gens se sentiront concernés, plus grandes seront nos chances de réussir à
rétablir la vérité sur cette histoire.
Au fond : tout le monde a sa place. Chacun mérite d'être entendu et vu. Nous avons besoin de tout le monde
aux Pays-Bas. Cela
nous rend plus forts – en tant que société.
En même temps, nous devons être honnêtes, surtout par un jour comme
celui-ci. Les
espoirs et les attentes qui existaient après le 1er juillet 2023 ne se sont pas
encore concrétisés.
Le processus de guérison et de rétablissement ne se déroule pas sans
accroc, malgré les progrès accomplis. Il faut que ce soit mieux et plus rapide. Et nous ne devrions pas avoir peur
de regarder la bête dans les yeux.
Comme le confirme le récent rapport final de la Commission d'État contre la
discrimination et le racisme : il nous reste encore un long chemin à
parcourir. La
discrimination et le racisme sont encore structurellement présents et
profondément enracinés aux Pays-Bas. Pour cette seule raison, il est vraiment nécessaire
d'agir davantage après la virgule décimale.
Travaillons ensemble pour garantir
davantage d'actions concrètes.
Dimanche dernier, j'ai pris la parole aux Archives noires devant un large
public de personnes engagées dans la guérison et le rétablissement.
Et quelqu'un a cité là-bas un proverbe surinamais qui m'a touché :
« Si vous ne dégagez pas les pierres de votre chemin, vos enfants
trébucheront dessus. »
Nous ne pourrons régler ce problème qu'ensemble.
Donc, les organisations de base et les experts de la communauté noire.
Tous les pays du Royaume et le Suriname. Noir et blanc. Et
bien sûr, le cabinet et les représentants des groupes impliqués dans l'histoire
de l'esclavage. Je m'y engage.
Entamons un dialogue pour donner un nouvel élan et poursuivre conjointement
le processus national de redressement. Travaillons ensemble pour garantir
davantage d'actions concrètes. Action – ancrer encore plus
fermement le 1er juillet comme une véritable commémoration et célébration
nationale.
Au ministère des Affaires générales, nous avons hissé le drapeau ce matin,
et j'invite tous les organismes gouvernementaux à faire de même le 1er juillet,
dès maintenant.
Mesure à prendre – utiliser un test de discrimination pour s’assurer que
les règles et les politiques ne soient pas discriminatoires, comme dans le
scandale des prestations sociales.
Agir – reconnaître l’impact durable de l’histoire de l’esclavage sur les
domaines socio-économiques ou, par exemple, sur la santé – et prendre des
mesures pour y remédier.
Et aussi en agissant, en prenant la parole chaque fois que nous voyons
quelqu'un être victime de discrimination ou de racisme.
Certes, on peut s'attendre à ce que nous, les politiciens et les
administrateurs, établissions des normes claires. Mais
en réalité, c'est une tâche qui incombe à tous, dans l'ensemble du Royaume des
Pays-Bas. Car chaque fois que nous ne prenons pas la parole,
c'est une occasion manquée de mettre fin au racisme et à la discrimination.
Lors de la présentation du rapport de la Commission d'État, un magnifique
texte a été récité par l'artiste de spoken word Séun Steenken, une jeune voix
des Pays-Bas. J'aimerais en citer quelques phrases aujourd'hui.
Il a dit :
Si nous voulons construire une société
dans laquelle la discrimination et le
racisme vient du passé, nous devons ensemble résister contre l'idéologie d'où ils sont issus. (…) Alors ouvrez votre cœur et demandez-vous. Comment puis-je contribuer à la construction d’un lieu plus inclusif contre la discrimination et le racisme, chacun a un emplacement de base.
Vous tous ici présents, vous tous qui nous regardez, n'écoutons pas
seulement ces paroles. Qu'ils nous incitent aussi à retrousser nos manches et
à passer à l'action. Nous commémorons le 1er juillet. Nous
faisons du trading les 364 autres jours. Ensemble. Si
nous faisons cela, nous progresserons.
● Pologne
♦ Gouvernement
♦ Polska 2050
> Le système de santé polonais a besoin de réformes profondes depuis des
années. Au lieu de se contenter de gérer les crises, il est temps de prévenir
les problèmes. C'est pourquoi à la Diète, nous lançons la Table ronde sur la
santé. Nous souhaitons aborder le renforcement des soins de santé primaires,
l'amélioration de la prévention, la réduction des lourdeurs administratives et
un modèle de financement qui privilégie les traitements et la prise en charge
des patients. Ce processus se veut apolitique et fondé sur le dialogue et la
coopération entre les différents partis.
> Nous connaissons tous le diagnostic. Il est temps
de passer au traitement. Comment réformer le système de santé ? Par où
commencer ? Et d’où viendront les financements nécessaires aux changements
indispensables ? Polska 2050 présente un plan concret.
> Polska 2050 plaide depuis longtemps pour une
refonte du système de santé et une plus grande priorité accordée aux soins de
santé primaires. Il est encourageant de voir ces changements se concrétiser
enfin.
> Les partisans de Braun font le tour des
entreprises, vérifiant l'origine ethnique « ukrainienne » des employés. Ce
n'est plus de la politique, c'est de la persécution et de l'intimidation envers
les travailleurs. Heureusement, l'affaire est déjà entre les mains de la police
et du parquet. Il faut mettre fin à cette folie raciste !
> Investir dans la sécurité économique est la
police d'assurance la plus économique pour la Pologne et l'Europe.
> Jusqu'à récemment, la Confédération et le parti
Droit et Justice (PiS) affichaient leur soutien à l'Ukraine. Désormais, ils se
disputent pour savoir qui est le plus anti-ukrainien. La propagande russe ne
pourrait rêver de meilleurs alliés.
> Pas à pas, nous rétablissons la justice fiscale.
Une taxe sur les profits excessifs des banques ? C’est chose faite !
Une taxe sur les compagnies pétrolières ? En attente de la signature du
président. Une taxe numérique pour les géants du numérique ? Prochaine
étape. Ceux qui s’enrichissent en Pologne doivent partager les profits. C’est
simple.
Katarzyna Pełczyńska (présidente)
> Attention, une leçon importante dans la lutte contre les puissants
lobbys. Il y a un an, lorsque j'ai déclaré que les banques amassaient des
fortunes et devaient en partager avec le public (par le biais d'une taxe sur
les profits bancaires excédentaires), cela a provoqué un tollé. L'idée était
catastrophique : tout serait répercuté sur les clients, et en plus, les
actionnaires seraient perdants. Eh bien, le constat est sans appel : après
cinq mois d'application de cette taxe, le bénéfice net des banques s'élevait à
environ 17,6 milliards de PLN. C'est moins qu'en 2025, année record, mais cela
reste une somme considérable. Plus important encore : la hausse de l'impôt
sur les sociétés n'a pas freiné le crédit. Bien au contraire. Le volume brut
des prêts aux particuliers a atteint 1 485,4 milliards de PLN, soit une
augmentation de 9,7 % sur un an. Les nouveaux octrois de prêts sont
également en hausse. Entre janvier et mai 2026, les banques et les coopératives
de crédit (SKOK) ont accordé davantage de prêts hypothécaires (+49,5 %), de
prêts à tempérament (+27,5 %) et de prêts personnels (+6,0 %) que l'année
précédente. La valeur des prêts a augmenté en conséquence : prêts
hypothécaires +61,5 %, prêts personnels +14,4 % et prêts à tempérament +13,7 %
(données BIK). L'argument selon lequel les banques répercuteraient la taxe sur
les clients s'est également révélé infondé. Le taux d'intérêt moyen des
nouveaux prêts hypothécaires a chuté à 5,97 % au premier trimestre 2026, soit
une baisse de 0,42 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent et
de plus de 1,5 point de pourcentage sur un an. Et qu'en est-il des actionnaires ?
Difficile de parler de préjudice. L'indice WIG-banques s'établissait à
24 253 points le 3 juillet 2026, avec une variation annuelle d'environ
+44,7 %. Depuis début 2026, l'indice a progressé d'environ 28,8 %, atteignant
des sommets historiques. Quelle conclusion en tirer ? Après le cas des
promoteurs immobiliers, voici un nouvel exemple de réformes censées bénéficier
au public, mais qui contreviennent aux intérêts des plus riches. Et alors ?
Rien. :) Toutes les craintes quant aux souffrances que cela engendrerait pour
le citoyen lambda se sont révélées infondées. Au contraire, la situation
s'améliore. Il est temps d'instaurer une taxe sur le numérique et de mettre fin
au régime fiscal avantageux pour les médecins.
● Portugal
♦ Iniciativa liberal
> Scandaleux! Le contrôle des conversations privées a déjà été rejeté deux
fois au Parlement européen. Que font-ils maintenant ? Un vote d'urgence pour
pouvoir revoter sur la question. Ce vote a été adopté grâce aux voix des
eurodéputés portugais des partis PS et AD. Et voilà que le contrôle des
conversations privées sera de nouveau soumis au vote demain, lors de la
dernière session avant les vacances, en pleine Coupe du Monde, pour voir s'il
sera adopté au troisième essai, compte tenu des nombreuses absences des eurodéputés
déjà partis en vacances. C'est inacceptable ! L'État ne devrait pas avoir les
moyens de lire nos messages privés. Notre vie privée doit être protégée.
Contactez les eurodéputés portugais, contactez le porte-parole du PSD. Ce coup
d'État antidémocratique ne doit pas passer.
Mariana Leitão (présidente du groupe parlementaire)
> En 2025, le ministère de l'Éducation a testé la correction numérique
des examens dans le cadre d'un projet pilote : l'examen de philosophie,
portant sur environ 20 000 copies. Des enseignants ont signalé des examens
disparus du système, des pages blanches, des réponses coupées en deux et des
réponses interverties entre élèves. Le ministère a jugé l'essai très positif.
Cette année, le même système a multiplié le processus par 15, pour plus de
300 000 examens, sans corriger les erreurs déjà mises en évidence par le
projet pilote. Les mêmes erreurs sont réapparues. Des enseignants ont été
sollicités pour corriger des matières qu'ils n'avaient jamais enseignées. Un
enseignant a même été sollicité alors qu'il était décédé. Dans un examen de
portugais, des réponses se sont retrouvées dans l'examen de mathématiques. Un
élève qui constate que la copie d'un camarade a été intervertie avec la sienne
ne peut pas être certain que sa propre correction a été correcte. La
numérisation de la correction était indispensable. Le Portugal n'était pas en
mesure de continuer à corriger manuellement des centaines de milliers d'examens
papier. Il y a un an, Fernando Alexandre disposait de la liste précise des
erreurs qu'il allait reproduire. Il les a toutes reproduites. Le processus
s'est multiplié et a nécessité des semaines de répartition des responsabilités.
EduQA avait déjà publiquement admis des difficultés techniques. Une semaine
plus tard, le 1er juillet, lors d'une audition parlementaire, Fernando
Alexandre a assuré aux députés que tout était dans les délais et qu'aucun
étudiant ne serait pénalisé. Il a également affirmé que la plupart des plaintes
des enseignants étaient infondées. Deux jours plus tard, sans aucune nouvelle
explication, le ministère a annoncé le report des notes et de la deuxième
phase. Le calendrier du Concours national d'accès à l'enseignement supérieur
est resté inchangé. Les étudiants disposent de moins de temps entre la
publication de leurs résultats et le choix de leur formation. L'Initiative
libérale plaide depuis des années pour une réforme de l'État, mais une réforme
sans plan n'est pas une réforme, c'est le chaos. Et le chaos a toujours les
mêmes victimes : les personnes qui dépendent du système. Réduire le nombre
d'entités n'est pas un problème, bien au contraire. Mais la transition exige un
plan efficace. EduQA n'a eu ses statuts qu'en janvier 2026, et le Conseil
national des examens n'a eu son cadre juridique que durant le même mois, soit
plusieurs mois avant les examens qu'ils étaient censés garantir. Il a préparé
l'opération la plus complexe jamais menée, alors que la structure était encore
en construction et sans corriger ce qu'il savait déjà être erroné. C'est
Fernando Alexandre qui a décidé de procéder ainsi, et c'est lui qui doit en
répondre. Il a déjà donné plusieurs explications. Dans aucune d'elles, il n'a
assumé ses responsabilités. Pendant ce temps, l'étudiant perd du temps à
choisir ses cours, la famille perd le voyage réservé sur la base d'un
calendrier que le ministère lui-même a modifié sans préavis, et l'enseignant
perd ses vacances. L'Initiative libérale a demandé par écrit au ministre ce qui
avait changé en 48 heures entre la garantie du calendrier et son démenti, et
comment les étudiants concernés seraient indemnisés. En attendant une réponse,
les étudiants n'ont plus de temps à perdre. Ce gouvernement manque de ce qu'on
attend des étudiants : la préparation.
> Comptes d'épargne et d'investissement exonérés
d'impôt : le PSD a inscrit cette mesure dans son programme gouvernemental,
mais ne l'applique pas et a rejeté la proposition de l'IL qui aurait permis son
application. Il faut vraiment être incompétent pour cela.
● Roumanie
♦ Gouvernement
Nicosur Dan (président)
> Le sommet de l'OTAN à Ankara a réaffirmé l'unité et la solidarité de
l'Alliance atlantique, ainsi que l'engagement ferme des Alliés à agir ensemble
pour renforcer la sécurité et la stabilité euro-atlantiques.
> J'ai eu aujourd'hui un entretien pratique avec le
Président de la République de Corée, Lee Jae Myung, en marge du sommet de
l'OTAN à Ankara. Parmi les sujets abordés figuraient l'excellent dynamisme du
dialogue bilatéral, notamment les derniers progrès de notre coopération
sectorielle, en particulier dans les domaines de l'énergie nucléaire civile, de
l'industrie de la défense et des infrastructures. Nous avons convenu que la
mise en œuvre des dispositions de la Déclaration conjointe sur le renforcement
du partenariat stratégique est notre priorité. Nous continuerons à consolider
les relations solides entre la Roumanie et la République de Corée, pour le
bénéfice de nos pays et de nos citoyens.
> Lors du sommet de l'OTAN à Ankara, la Roumanie
s'est jointe à l'initiative du Royaume-Uni sur les capacités de frappe de
précision à longue portée, aux côtés d'autres États membres de l'OTAN, afin de
renforcer cette capacité essentielle de l'Organisation du Traité de
l'Atlantique Nord. Cette mesure constitue une contribution manifeste à la
dissuasion des menaces, en prévenant les agressions et en protégeant nos
citoyens et nos infrastructures critiques. Alors que l'Europe assume une
responsabilité accrue en matière de sécurité transatlantique partagée, la
Roumanie continuera de plaider pour une Europe plus forte au sein d'une OTAN
plus forte.
> La Déclaration du Sommet adoptée aujourd'hui par
les États membres lors du Sommet de l'OTAN à Ankara témoigne de notre
engagement en matière de dépenses, de capacités et de solidarité, car nous
sommes conscients des risques liés à l'échec de la dissuasion. Un partage plus
équitable des responsabilités au sein de l'Alliance renforcera le partenariat
transatlantique pour les décennies à venir. Nous avons également réaffirmé
notre détermination à poursuivre notre soutien à l'Ukraine et à adapter
davantage l'OTAN aux menaces hybrides croissantes.
> La Roumanie remplit ses engagements en tant que
membre de l'OTAN. Cette année, nos dépenses cumulées de défense et de sécurité
atteindront 3,7 % du PIB. Nous œuvrons au développement d'une industrie de
défense transatlantique plus forte et plus performante. C'est pourquoi la
Roumanie a rejoint le projet « NATO Drone Edge », une initiative
permettant aux États alliés d'acquérir conjointement des drones. Nous assumons
également une responsabilité accrue en matière de sécurité collective, notamment
en renforçant la dissuasion et en prévenant les incidents dans la région de la
mer Noire, en étroite coopération avec les autres Alliés. Nous continuerons
d'investir, de construire et de défendre non seulement notre territoire, mais
aussi l'espace commun de liberté et de sécurité que représente l'OTAN. La
Roumanie demeure déterminée à renforcer son rôle d'acteur stabilisateur en mer
Noire et sur le flanc oriental de l'OTAN, à soutenir l'Ukraine et la République
de Moldavie et à participer activement au format Nouveau Bucarest (B9) afin de
renforcer la sécurité et la résilience régionales.
> À Ankara, en marge du sommet de l'OTAN, nous
franchissons une nouvelle étape importante pour renforcer la sécurité en mer
Noire. La Roumanie, la Turquie et la Bulgarie ont décidé de prolonger le mandat
du Groupe de lutte contre les mines en mer Noire (MCM BlackSea). Par la
signature d'un document supplémentaire, nos pays renforcent leur coopération en
matière de protection des infrastructures sous-marines critiques, notamment les
plateformes offshore et les installations fixes. Exposées à des risques conventionnels
et hybrides, leur endommagement aurait des conséquences directes sur la
sécurité nationale et les intérêts économiques. Nous protégeons ainsi également
le périmètre de la fosse de Neptune, qui contribue à la sécurité énergétique de
la région. Nous poursuivrons également les efforts déployés par le Groupe MCM
depuis 2024 pour garantir la liberté de navigation, la surveillance maritime,
la lutte contre les mines marines, la neutralisation des menaces et les
opérations de recherche et de sauvetage. La Roumanie, aux côtés de ses alliés,
remplit ainsi ses engagements dans une région d'importance stratégique pour
l'Alliance et pour la sécurité euro-atlantique dans son ensemble : la mer
Noire.
> J'ai eu aujourd'hui à Ankara une discussion très
fructueuse avec le Premier ministre du Canada, Mark Joseph Carney. J'ai invité
le Premier ministre Carney à Bucarest et j'ai accepté avec grand plaisir son
invitation à visiter le Canada. Le Canada est l'un des partenaires les plus
proches et les plus fiables de la Roumanie. Notre coopération dans le domaine
de l'énergie nucléaire est excellente et recèle un important potentiel de
développement. Nous souhaitons renforcer cette collaboration et tirer parti de l'expérience
de la Roumanie dans l'utilisation de la technologie canadienne, notamment en
partageant cette expertise dans la région. Nous continuerons à développer le
partenariat renforcé entre la Roumanie et le Canada et à exploiter pleinement
les opportunités qu'il offre, pour le bien de nos citoyens et pour une alliance
transatlantique solide.
> La Roumanie s'est jointe aujourd'hui à ses alliés
à Ankara pour signer la Déclaration d'intention commune relative à la création
de la Banque de défense, de sécurité et de résilience, sous l'égide du Canada.
Cette nouvelle institution financière multilatérale contribuera à renforcer la
capacité des États membres à financer les investissements dans le domaine de la
défense et de la sécurité, en facilitant l'accès aux capitaux, en réduisant les
coûts de financement et en soutenant le développement des capacités
industrielles, notamment celles des petites et moyennes entreprises. En tant
que membre fondateur, la Roumanie réaffirme son engagement à contribuer au
développement de ce nouvel instrument de coopération et est honorée
d'accueillir l'un des bureaux régionaux de la Banque.
> Avant le sommet de l'OTAN à Ankara, j'ai eu une
réunion très fructueuse avec la délégation d'observateurs de l'OTAN du Congrès
des États-Unis. Nos discussions ont mis en lumière l'importance de la relation
transatlantique et les priorités de notre agenda commun. Parallèlement, nous
avons analysé des moyens concrets de renforcer le partenariat stratégique entre
la Roumanie et les États-Unis d'Amérique, en insistant sur l'approfondissement
de la coopération en matière de défense et la valorisation des opportunités
économiques. Nous poursuivrons notre collaboration afin d'accroître la sécurité
dans la région de la mer Noire, sur le flanc oriental et dans l'ensemble de la
zone euro-atlantique.
● Suède
♦ Liberalerna
Simona Mohamsson (première secrétaire et ministre de l’Education)
> Un garçon de onze ans à Göteborg a quasiment perdu toute son année de CM2
à cause de YouTube sur sa tablette scolaire. C'est inadmissible. L'école
devrait être un lieu de savoir, d'apprentissage et d'éducation. Or, trop
souvent, les écrans prennent le pas sur les livres. Les progressistes veulent
remplir les écoles de vrais livres et supprimer les écrans. Les enfants ont
besoin de calme, de concentration et d'ordre en classe. Les livres doivent
l'emporter sur les écrans.