Les incidents violents qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions rappellent, une nouvelle fois, que le football est un otage de la société.
La raison en est simple: il s’agit du sport le plus populaire dans nombre de pays du monde dont la France.
Toute victoire est donc l’occasion d’une vaste récupération qui va des politiques aux groupes sociaux et ethniques en passant par les intérêts économiques et dont la célébration montée en épingle par les médias permet à certains d’agir de manière violente en profitant des festivités et d’une euphorie qui provoquent des situations plus ou moins canalisables.
Ici la compétition tue le sport encore plus que dans d’autres disciplines.
On n’honore jamais une équipe qui perd – ou exceptionnellement mais toujours pour des motifs extra-sportifs – et les louanges ressemblent fort à celles que l’on fait à une armée qui gagne une bataille.
Néanmoins, il serait faux d’affirmer que seul le football est responsable des débordements auxquels on a assisté le 30 mai au soir et qui ont déjà eu lieu par le passé.
Tout événement populaire qu’il soit festif ou non – on pense par exemple au 14 juillet mais aussi aux manifestations revendicatives – peut être parasité par des groupes plus ou moins organisés.
Ici, l’occasion fait le larron.
Reste que le football devrait être apprécié pour ce qu’il est, une pratique sportive, et que, victoire ou pas, il ne donne pas lieu à ces célébrations excessives voire outrancières.
Cela permettrait sans doute qu’il n’y ait pas de débordements violents.
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