Le spectacle terrifiant, voire apocalyptique, de la multiplication des feux de forêts suscite un effroi compréhensible dans la population.
Au-delà d’un phénomène naturel – le feux de végétation – qui a même une action régénératrice sur la nature, ce sont les épisodes de plus en plus nombreux, de plus en plus massifs et de plus en plus extrêmes, très souvent provoqués par des personnes soit de manière accidentelle, soit délibérément qui démontrent que nous sommes bien passés dans une nouvelle ère à laquelle nous ferions bien de nous adapter au plus vite.
Car la main humaine – 90% de ces feux sont provoquées par des personnes – agit sur un terrain propice due à certaines de nos activités qui sont à l’origine du changement climatique.
Bien sûr, les pyromanes doivent être sévèrement punis mais on ne peut accepter ceux qui savent sciemment quel est le danger de leurs comportements comme le jet de mégots allumés, les barbecues ou les feux d’artifices.
Comment comprendre, également, que la police ne puisse intervenir pour mettre fin à des rassemblements dangereux comme les raves sauvages au motif que les participants menacent d’utiliser des mortiers d’artifice contre les forces de l’ordre et donc de mettre le feu aux alentours…
Mais la raison principale n’est pas là.
Parce que comme le disent les pompiers, il n’y a plus de saison de feux de forêts ou de territoires spécifiques.
Toute la France, toute l’année est en danger de feux de forêts.
Cette raison est bien connue, notre refus de prendre nos responsabilités, individuellement et collectivement, ici, en France et en Europe mais dans le monde entier.
Les causes de cette irresponsabilité sont bien connues qui se manifeste par un manque de civisme évident.
Or celui-ci n’est pas une charge envers l’Etat mais bien un devoir envers la communauté ce qui est une différence essentielle.
D’autant que ce devoir bénéficie aussi à celui qui le remplit.
Le civisme n’est donc pas un gros mot mais un grand qui, seul, peut nous amener à agir avant que ce soit les événements qui nous y contraignent mais alors il sera sûrement très tard voire trop tard.
Ne nous y trompons pas, nous ne sommes pas les spectateurs des feux de forêts mais bien ses acteurs.
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