lundi 15 juin 2026

L’Humeur du Centriste. Et que le peuple iranien aille se faire foutre!


Donc Trump a conclu un accord avec le régime scélérat iranien qui fait que celui-ci s’en tire nettement mieux que ce qu’était sa situation avant la guerre que l’extrémiste populiste américain a mené de manière aussi lamentable qu’incompétente.

Non seulement les mollahs et leurs «gardiens de la révolution» corrompus vont gagner des dizaines de milliards de dollars mais ils vont peut-être prendre possession du détroit d’Ormuz, voir les sanctions économiques à leur encontre levées et pouvoir encore louvoyer sur leur uranium enrichi en vue de fabriquer une bombe atomique.

Mais il ne faut surtout pas oublier le peuple iranien, victime d’un régime criminel, qui, lui, n’aura strictement rien gagné alors que Trump lui promettait la délivrance et la liberté.

Eh, oui, qu’il aille se faire foutre, qu’il accepte sa condition et qu’il ne vienne pas gâcher la pseudo-fête de la paix!

Qu’il continue à être réprimé, exécuté – l’Iran détient le record de pendaisons de ses concitoyens – et de vivre dans les difficultés économiques avec des femmes considérées comme des sous-humains et des enfants embrigadés dans les forces armées.

Oui, Trump n’en a rien à foutre des Iraniens qui avaient tant espéré en son Amérique et qui ont été les dindons de la farce, les sacrifiés de sa mégalomanie narcissique doublée de sa propension effarante à être manipulé, ici, par son grand ami Netanyahu.

Au moment où l’on célèbre l’éventuelle cessation des hostilités – l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran comportant encore des failles et des faiblesses qui pourraient tout faire capoter – qui va permettre, espérons-le, d’éviter une crise économique majeure dans le monde, n’oublions le peuple iranien et sa détresse et dont les martyrs sont, pour l’instant, morts en vain.

Centristement votre.
Le Centriste

 


La Quotidienne centriste du 15 juin 2026. L’extrême-droite en passe de gagner dans toute l’Europe?


Selon une étude de Pew Research center, depuis le Brexit en 1976, l’extrême-droite populiste n’a cessé de progresser en Europe.

Elle est aux portes du pouvoir dans plusieurs pays et gouverne déjà en Italie à laquelle il faut ajouter la Slovaquie.

En revanche, elle a été chassée du pouvoir par les électeurs en Hongrie, en avril dernier, et la Pologne en 2023.

Mais que ce soit en France (RN), en Allemagne (AfD) et au Royaume-Uni (Reform), les partis d’extrême-droite et néo-nazi en ce qui concerne l’AfD, ne cessent de progresser.

Dans ces trois pays principaux du continent, ils sont même en tête des sondages et gagnent des élections partielles et intermédiaires sans oublier qu’en France le RN possède le groupe le plus important à l’Assemblée et qu’en Allemagne, l’AfD possède le deuxième au Bundestag.

Et n’oublions pas que les Pays-Bas avaient vu la victoire de l’extrême-droite avant qu’elle soit battue de justesse lors des dernières législatives, que celle-ci est en hausse constante en Espagne et au Portugal.

Tout semble donc s’aligner pour que l’Europe soit gouvernée bientôt majoritairement par l’extrême-droite populiste avec l’exemple venu des Etats-Unis avec Trump.

Dans cette optique désespérante pour la démocratie républicaine, le pire n’est peut-être pas inévitable comme vient de le montrer la Hongrie et, avant elle, la Pologne et les Pays-Bas en octobre 2025 où une mobilisation a permis de se débarrasser de ce populisme extrémiste.

C’est aussi ce qui s’est passé en France en 2017 et en 2022 ainsi qu’aux dernières législatives.

En rev anche, que ce soit au Royaume-Uni ou en France, l’extrême-droite, sans être majoritaire, est largement favorite pour les scrutins à venir.

Le Pew research center tente d’expliquer les raisons de cette montée en puissance :
«De nombreux facteurs ont façonné la montée du populisme de droite en Europe et ailleurs, notamment les frustrations économiques, les griefs culturels et la colère contre la classe politique.»

Pour autant, le problème est qu’il n’y a aucune rationalité dans cette adhésion populaire pour les partis et les candidats d’extrême-droite.

Car, que ce soit aux Etats-Unis, en Hongrie, en Pologne, en Italie, leur bilan est mauvais voire catastrophique et ils n’ont rempli quasiment aucune de leurs promesses notamment en matières économique et sociale tout en étant le plus souvent dans une corruption qui soi-disant était une de leur priorité à éradiquer.

La seule solution demeure une union de tous les partis démocratiques qui a donné des résultats dernièrement avec la défaite d’Orban en Hongrie.

Reste qu’elle semble difficile en France ou au Royaume-Uni alors que l’Allemagne réussit pour l’instant avec cette coalition entre le SPD et la CDU.

Pour le Pew research center:
«Au cours de la dernière décennie, les commentateurs ont évalué et réévalué à plusieurs reprises la fortune des populistes de droite en Europe sur la base des résultats des élections les plus récentes. Mais le plus important est que, quel que soit le résultat des élections, les populistes de droite sont devenus une caractéristique régulière du paysage politique et ont considérablement perturbé la politique européenne. Au cours des 18 prochains mois, les élections dans des pays comme la France, la Grèce, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et la Suède nous en diront davantage sur l’orientation du populisme de droite en Europe.»

 

[Retrouvez quotidiennement ce billet rédigé par l’équipe du CREC concernant l'actualité du jour] 

 

 


Présidentielle 2027. Sondage Opinion-Way: Edouard Philippe au second tour / Lutte entre Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann / Extrêmes entre 56 et 59%


Selon la première vague du sondage Opinion-Way pour le JDD, Gabriel Attal obtient 14% des intentions de vote s’il était le candidat unique de l’actuelle majorité présidentielle au premier tour (Edouard Philippe obtient 19% si c’était lui le candidat unique).

Avec 14% des intentions de vote il est à égalité avec Raphaël Glucksmann pour être présent au second tour.

Dans aucun des trois cas de figure testée par Opinion-Way, Jean-Luc Mélenchon serait présent au second tour.

Selon les cas de figures, les candidats des extrêmes obtiendraient entre 56% et 59% des intentions de vote

 

► Résultat du premier tour selon les personnalités sélectionnées et les cas de figure retenus par Opinion-Way
● Cas de figure 1 (avec Edouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann)
- Nathalie Arthaud : 1%
- Jean-Luc Mélenchon : 16%
- Raphaël Glucksmann : 16%
- Edouard Philippe: 19%
- Bruno Retailleau: 9%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2%
- Jordan Bardella/Marine Le Pen: 34%
- Eric Zemmour: 3%

● Cas de figure 2 (avec Edouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Fabien Roussel)
- Nathalie Arthaud : 1%
- Fabien Roussel : 3%
- Jean-Luc Mélenchon : 13%
- Marine Tondelier : 5%
- Raphaël Glucksmann : 13%
- Edouard Philippe: 19%
- Bruno Retailleau: 8%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2%
- Jordan Bardella/Marine Le Pen: 33%
- Eric Zemmour: 3%

● Cas de figure 3 (avec Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann)
- Nathalie Arthaud : 1%
- Fabien Roussel : 4%
- Jean-Luc Mélenchon : 13%
- Marine Tondelier : 4%
- Raphaël Glucksmann : 14%
- Gabriel Attal: 14%
- Bruno Retailleau: 9%
- Nicolas Dupont-Aignan: 2%
- Jordan Bardella/Marine Le Pen: 35%
- Eric Zemmour: 4%

 

(Sondage réalisé par internet entre les 10 et 11 juin 2026 auprès d’un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur non- prcisée)