mardi 23 juin 2026

La Quotidienne centriste du 23 juin 2026. Il y a 10 ans le Brexit mais faut-il souhaiter le retour des Britanniques dans l’UE?


Ils sont entre 52% et 55% selon les derniers sondages à vouloir que leur pays revienne dans l’UE après avoir été 51,89% à voter pour le Brexit (aujourd’hui, ils sont 57% à regretter ce départ et autour de 30% à estimer que c’était une bonne décision) le 23 juin 2016 après une campagne dominée de bout en bout par les fake-news et les théories du complot largement diffusés par Boris Johnson et, surtout, Nigel Farage, un admirateur inconditionnel de Donald Trump et dont le parti d’extrême-droite, Reform, est en tête de tous les sondages en vue des prochaines élections législatives.

On pourrait dire que ce «Begret» (regret du Brexit) est une bonne nouvelle pour le Royaume-Uni et l’Union européenne.

Encore que…

D’abord, on peut être étonné qu’ils ne soient seulement qu’un peu plus de 50% à vouloir revenir alors que la sortie de l’UE a été une catastrophe pour le pays et sa population.

Ensuite, reste à savoir si le retour des Britanniques dans l’union serait une bonne nouvelle pour celle-ci.

Voilà un pays dont quasiment tous les gouvernements ont été des ennemis de l’intérieur de l’UE, la bloquant très souvent, l’empêchant d’évoluer tout en en profitant.

Une stratégie qui en a inspiré d’autres comme l’autocrate hongrois Orban ou l’extrémiste polonais Jarosław Kaczyński et leurs partis.

Et ils ne sont que 35% de Britanniques à souhaiter un réadhésion si l’on ne leur donne pas les mêmes passe-droits exorbitants qu’ils avaient avant leur départ.

Si le Royaume-Uni revenait avec ceux-ci, ce serait une totale régression de l’UE qui serait inacceptable et dangereuse.

Dès lors, si l’on peut regretter que le pays ne fasse pas partie de l’Union européenne, ce serait une erreur, en l’état, de lui permettre de la réintégrer.

En revanche, sans lui accorder des avantages quasiment-identiques à ceux des pays-membres, il est souhaitable de renforcer les liens dans plusieurs domaines comme le militaire et la diplomatie ainsi que dans la libre-circulation des citoyens.

Face au monde actuel, l’Union européenne a besoin de plus de cohésion et d’intégration pas de s’étendre en incorporant des pays qui ne veulent pas d’une Europe puissance.

 

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