mardi 4 mai 2021

Propos centristes. France – Liberté de la presse; croissance française, une des meilleures en Europe; vote de la loi climat et résilience; lutte contre la covid19; coordination franco-américaine; non à la légalisation du cannabis…

Voici une sélection, ce 4 mai 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)

[Journée de la liberté de la presse] Les journalistes nous informent. Continuons à nous battre pour qu'ils restent libres partout dans le monde. Continuons à nous battre pour les protéger. Continuons à nous battre contre la désinformation qui menace nos démocraties. Pour la paix, la justice, les droits humains.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

Rien ne remplace le lien entre un professeur et ses élèves. (…) C'est pour tous les élèves de France, que nous nous sommes mobilisés pour rouvrir les portes de nos établissements scolaires. Cette reprise ne pouvait se faire qu'en assurant une sécurité sanitaire optimale dans nos établissements en consolidant le protocole de gestion des cas positifs, en limitant le nombre d'élèves présents mais aussi en renforçant notre stratégie de dépistage. (…) Les autotests viennent compléter notre dispositif : chaque enseignant recevra 2 autotests par semaine ; chaque lycéen pourra réaliser une fois par semaine un autotest dans son établissement.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)

- Coordination franco-américaine très étroite et confiante avec mon collègue Antony Blinken au G7. Nous travaillons ensemble au renforcement d’une relation transatlantique rééquilibrée, au service de nos intérêts partagés, de la sécurité internationale et du multilatéralisme.

- À Londres avec mes homologues des affaires étrangères du G7. Nous nous concertons sur les crises et les grands dossiers de politique internationale, la défense des valeurs démocratiques devant la montée de régimes autoritaires et le soutien à l'initiative ACT-A COVID19.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

- Faire de l'écologie comme on achète sa baguette de pain, c'est le sens de la loi climat et résilience

- Ne pas seulement fixer des objectifs. Passer à la mise en œuvre avec des mesures concrètes et un accompagnement puissant. C'est comme ça que l'on mène la transition écologique.

- Nous mobilisons 21 millions d'euros sur trois ans pour former 800 000 enfants à la pratique du vélo. Une mesure essentielle pour garantir l'accès à tous à une mobilité plus durable.

- 12 m€ pour développer les livraisons en vélo-cargo, en particulier dans les zones à faibles émissions créées par la loi climat et résilience. Heureuse d’avoir présenté le plan de soutien à la cyclologistique pour des villes moins polluées, moins encombrées et moins bruyantes.

- [Loi climat et résilience] Nous avons eu un bon débat [à l’Assemblée] et nous avons pu intégrer de belles avancées. Surtout, on agit pour nos enfants. Je me réjouis que sur un sujet aussi important, la transition écologique, le débat ait été à la hauteur. Il n’y a pas eu d’obstruction, ni de jeu politicien. Je suis heureuse de voir, en tant qu’ancienne députée, que le Parlement a joué tout son rôle. Le texte a été considérablement amélioré avec des avancées telles que l’interdiction du greenwashing, l’étiquette environnementale obligatoire sur les publicités, l’extension du verdissement de la commande publique aux concessions, la prime à la conversion étendue aux vélos électriques, l’objectif de fin de vente des poids lourds aux énergies fossiles à horizon 2040, l’accompagnateur à la rénovation, le menu végétarien obligatoire une fois par semaine… dans les cantines scolaires… Ce texte va ancrer l’écologie dans la vie quotidienne des Français. Cette étape de banalisation de l’écologie dans notre modèle est indispensable.

- Le juge de paix, ce sera les effets que cette loi aura dans la vie des Français. Dans sa mise en œuvre, la loi fera l’unanimité pour elle. Quand on mangera plus équilibré, qu’on respirera un air plus pur, quand on vivra dans des logements mieux isolés, qu’on verra un ralentissement de la bétonisation de la nature. Le combat écologique n’est pas terminé, mais avec cette loi, nous marquons un tournant.

- Quand on regardera le bilan d’Emmanuel Macron, on verra non seulement cette loi de l’écologie du quotidien mais aussi tous les moyens financiers avec le plan de relance, le plan hydrogène et les investissements dans les énergies renouvelables. L’aspiration écologique est là, il fallait la transcrire dans les actions politiques. Le président a pu montrer que l’État, qui incarne l’action publique en France, était en train de faire sa mue. Pendant ce quinquennat, dans tous ses moyens d’action, l’État a pris un tournant vert notamment en abandonnant de grands projets d’un autre temps néfastes pour l’environnement tels que Notre-Dame-des-Landes, Europacity, Montagne d’or. C’est un tournant historique dans le rapport entre l’écologie et l’économie.

- Je crois que la meilleure stratégie vis-à-vis des Verts, c’est d’être meilleurs qu’eux. Les Verts sont assez grands pour se caricaturer tout seuls! Nous devons mettre en avant non pas leur capacité à se prendre les pieds dans le tapis, mais notre capacité à obtenir des résultats. Je ne rentrerai pas dans des polémiques stériles. Je les ai quittés en France, mais si j’étais Allemande, je serais membre des Grünen, car ils défendent une écologie constructive pragmatique. Ils ont su créer une coexistence positive entre leurs différentes tendances, ils participent à onze gouvernements régionaux sur seize, sont en coalition avec la CDU, le SPD, mais aussi avec Die Linke, les Libéraux… C’est totalement mon état d’esprit. En Europe, il y a une ligne centre gauche écolo qui est en train de s’imposer. J’incarne cette sensibilité avec d’autres comme Pascal Canfin et j’ai envie de la faire vivre dans les échéances à venir, au sein de la majorité.

- La majorité présidentielle, si elle veut conserver sa spécificité et sa richesse, doit rester fidèle à son ADN de dépassement de la droite comme de la gauche. Des alliances systématiques avec la droite ne seraient pas comprises par nos électeurs. D’une manière générale, je considère comme préférable que la majorité présidentielle, pour se faire entendre, soit présente au premier tour. Un front républicain de premier tour n’est pas habituel. Face à une menace avérée dans la région Paca, Renaud Muselier a proposé une alliance dans la logique de dépassement de la majorité présidentielle. Si cela devait se faire ailleurs, dans telle ou telle région, il faudrait pouvoir le faire avec la droite, mais aussi avec la gauche. (…) Regardons si le risque RN existe ailleurs et si, au cas par cas, nous saurions faire converger nos énergies avec des listes de gauche. Il y a Marie-Guite Dufay en Bourgogne-Franche-Comté, je pense aussi à Carole Delga en Occitanie.

 

 

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

- Notre boussole : accompagner avec bienveillance les élèves vers la réussite. Pour leur permettre de réussir les examens sur une base sûre. Pour le Bac 2021 je rencontrerai cette semaine les organisations lycéennes et syndicales pour évoquer les aménagements possibles.

- Nous allons déployer 60 millions d'auto-tests d'ici la fin de l'année scolaire pour renforcer notre stratégie de lutte contre la Covid19.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

- La croissance de la France au premier trimestre 2021 est une des meilleures en Europe. Ma profonde conviction est que la France surprendra par la vigueur de sa croissance dès que nous aurons levé les restrictions sanitaires.

- Le président de la République a fait un choix responsable en donnant de la visibilité aux Français avec un calendrier de réouvertures. Pour accompagner les réouvertures, il est important de maintenir les gestes barrières et d’accélérer la vaccination.

- Lorsque j’entends Madame Le Pen nous dire que l’économie française s’effondre, c'est faux et cela me confirme que le Front national est le parti de la capitulation et de la résignation.

- Pour le mois de mars, plus de 372 000 entreprises ont bénéficié du fonds de solidarité pour un montant de 2 milliards €.

- Nous souhaitons accompagner les entreprises vers la reprise. C'est pourquoi, nous maintenons l'intégralité du fonds de solidarité en mai, même pour ceux qui ouvriront le 19 mai.

- Sur juin, juillet, août, pour les entreprises de l'hôtellerie, cafés, restauration, culture, tourisme, salles de sport et événementiel, le fonds de solidarité couvrira une partie de leur perte de chiffre d’affaires sur le mois.

 

Florence Parly (ministre des Armées)

Je me félicite de la vente de 30 Rafale à l'Egypte, partenaire stratégique. Ce succès à l'export est crucial pour notre souveraineté et le maintien de 7000 emplois industriels en France pendant 3 ans. Le Rafale démontre à nouveau son excellence technologique et opérationnelle.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- Légaliser le cannabis? Non! Il faut sortir de la naïveté, combattre la drogue et ne pas baisser les bras.

- Démantèlements de points de deal, interpellations... La police de la République fait son travail et les violences qui ont lieu dans certains quartiers sont liées à notre action contre les trafics de stupéfiants. Nous l’assumons : nous menons la guerre contre la drogue.

- S'il y a des troubles dans certains quartiers notamment de Valence, c'est qu'il y a eu depuis le mois de janvier 495 interpellations, 25 trafics de stup' démantelés et parce que la police de la République fait son travail.

- L'hydre islamiste continue à tuer à travers le monde et singulièrement en France.

- [Journée internationale des sapeurs-pompiers] Hommage aux 253 000 sapeurs-pompiers volontaires, professionnels et militaires qui répondent toujours présent pour secourir et sauver des vies. Les Français sont fiers de vous. Vivent les sapeurs-pompiers !

- Face au risque de l’extrême-droite, il est de la responsabilité de se rassembler.

- Avec la loi confortant le respect des principes de la République nous nous sommes dotés d’armes pour lutter contre le « soft power » islamiste de certains. Désormais, nous pourrons nous opposer à des financements étrangers sur notre sol.

- Premier entretien chaleureux avec Alejandro Mayorkas, secrétaire américain à la Sécurité nationale, pour évoquer l’importance de notre coopération dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation, contre les menaces cyber et face à la crise sanitaire.

- Le Conseil d’Etat confirme la dissolution de l’association Génération identitaire. Son constat est clair : Génération Identitaire promeut une idéologie incitant à la haine et à la violence.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

- Bonne nouvelle pour l'emploi ! Les intentions d'embauche des entreprises sont supérieures en 2021 à ce qu'elles étaient en 2019, soit plus de 2,7 millions d'embauches potentielles. La dynamique est là, on continue !

- L'activité partielle a protégé l'emploi de centaines de milliers de salariés de l'hôtellerie-café-restauration face à la crise. Activité partielle classique, de longue durée, formation des salariés… nous resterons mobilisés aux côtés du secteur pour accompagner la reprise.

 

Eric Dupond-Moretti (Garde des Sceaux, ministre de la Justice)

- Peut-on distinguer entre le fou qu'il n'est pas question de juger, et celui qui doit sa folie à la consommation de produits stupéfiants ou de psychotropes ? Oui, il faut distinguer ces deux situations

- Pour la première fois, nous lançons un plan de bataille pour réduire considérablement les délais de la justice civile et accélérer les jugements en embauchant massivement : 1000 personnes en 3 mois. Objectif : passer de 18 mois à 6 mois en 3 ans.

- [Justice civile] En la matière, je veux livrer une grande bataille pour réduire les délais de jugement. La justice civile, c’est le quotidien de nos concitoyens : ce sont des gens qui attendent leur divorce, leur jugement prud’hommal, des décisions sur la filiation… On parle aujourd’hui de 1,3 million de dossiers en souffrance. Cela s’explique notamment par l’arrêt de la justice pendant le premier confinement et la grève des avocats début 2020, qui n’ont fait qu’accentuer un problème endémique. Les délais d’attente moyens sont de quatorze mois en première instance, et de dix-sept mois en appel. C’est même dix-huit mois devant le conseil de prud’hommes. Et je dis bien en moyenne ! C’est beaucoup trop long. La défiance que les Français nourrissent à l’égard de leur justice, c’est là aussi qu’elle se niche. (…) D’ici mi-2022, je souhaite une réduction des « stocks » de 200 000 dossiers pour revenir à la situation antérieure à la crise sanitaire, et inverser durablement la tendance. Dans les trois ans à venir, je veux que l’on passe en moyenne à un délai d’attente de six mois. Nous visons prioritairement les affaires familiales, le contentieux des pôles sociaux – notamment les prud’hommes – et le contentieux de la proximité.
Quand on parle de ces délais, il y a toujours des voix qui s’élèvent pour dire : « Il suffit d’embaucher des magistrats et des greffiers ». Mais ce raisonnement connaît des limites. Il faut trente et un mois pour former un magistrat, dix-huit mois pour un greffier. Cela ne se fait pas en claquant des doigts ! D’autant que nous en embauchons comme jamais. En termes de nombre de magistrats, on va passer le cap – historique – des 9000 cette année. Et en matière de greffiers, l’école qui les forme tourne au maximum de ses capacités. Donc, si on veut régler ce problème de façon rapide, il faut aussi d’autres solutions.
Nous avons un plan d’action, issu des 42 propositions d’un groupe de travail que j’ai installé cet hiver et dirigé par le président du tribunal de Bobigny aux côtés de magistrats, de greffiers et des bâtonniers des plus grandes villes de France. Par exemple, dans chaque juridiction, nous allons désigner un référent médiation pour promouvoir ce mode de règlement. C’est plus rapide et la décision est d’autant mieux acceptée que le justiciable y a directement participé. Nous allons également – et c’est dans mon projet de loi – encourager la signature de conventions parentales en cas d’accord total, par exemple, une modification des droits de garde après le déménagement de l’un des parents. Cela permet une homologation très rapide sans passer par une audience devant le juge aux affaires familiales : cela concerne potentiellement 186 000 décisions chaque année après divorce, c’est énorme ! Enfin, nous voulons prioriser les dossiers pour lesquels les parties ont réalisé une mise en état – cette phase d’échange d’écritures entre avocats – complète. Ces dossiers auront une date d’audience rapprochée. C’est du bon sens et du temps judiciaire gagné.
Nous avons donc aussi un plan d’embauche historique. Comme nous l’avons fait en décembre pour la justice pénale de proximité, nous allons embaucher mille personnes : juristes assistants et renforts de greffe. Cinq cents sont embauchés pour trois ans renouvelable une fois, les cinq cents autres pour une durée d’un an afin de remettre en route la machine et désengorger les « stocks ». C’est du sucre ultrarapide. Nous aurons donc embauché deux mille personnes au total en moins de six mois ! Personne n’a fait ça jusqu’ici.

- Les parlementaires prévoient toujours une marge dans le budget et je me suis battu auprès de Bercy, avec l’aide du Premier ministre et du président de la République qui ont estimé que la crise de confiance en l’institution était telle que cette enveloppe était prioritaire, et la justice, une priorité. Ce n’est pas une réaffectation : ce sont bien mille personnes de plus. On veut aller vite, que ça soit visible, efficace et concret.

- Avez-vous mesuré tout ce qui a été fait ? Le budget de la justice, sous Emmanuel Macron, a augmenté de 21 %. Dans ce bilan, il y a aussi les 10 000 policiers embauchés (NDLR : promesse de recrutements sur le quinquennat), quand d’autres en ont débauché 12 000. Les constructions de place de prison ont été promises par tout le monde ; elles ont été réalisées par Emmanuel Macron ! Sept mille places sont en train de sortir de terre et huit mille vont suivre. Qui le dit ? Il est de bon ton dans la bien-pensance de ne jamais voir ce qui se fait de bien. Le jour où viendra le moment de défendre le bilan régalien du président de la République, s’il se représente, je le redirai.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- La vaccination continue d'accélérer en: 4 fois plus de RDV pris en 2 semaines. 4 millions d'adultes à risque invités à se faire vacciner. Des dizaines de milliers de médecins, pharmaciens, infirmiers prêts à vous vacciner en AstraZeneca ou Jansen si vous avez 55 ans et plus.

- Dans le dépassement en cours des clivages politiques, j'invite la gauche à regarder en face notre bilan social.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

60 % de la viande dans nos cantines doit être de la viande de qualité : ça sera mis en œuvre d'ici la fin de l'année. Aussi, d'ici l'été, l'origine des viandes sera affichée devant les cantines.

 

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)

Étudiants, la réforme de la haute fonction publique est une chance pour votre génération. Le système de carrières n'avait pas changé depuis 75 ans. Désormais il est plus ouvert, plus accessible à tous ceux qui veulent servir les Français.

 

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)

Dès aujourd'hui et jusqu'au 30 juin, les contraintes sanitaires seront allégées progressivement, pour nous permettre enfin de nous retrouver et de partager des moments ensemble, comme avant. L'allégement des contraintes va de pair avec la montée en puissance de la vaccination.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

Avec Adrien Taquet, nous l'avons rappelé lors de la réunion annuelle des Espaces Vie Affective Relationnelle et Sexuelle : les stéréotypes s'enracinent dès l'enfance et influent sur la manière dont les filles et les garçons se construisent. Cultivons la culture de l'égalité.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

Très bons échanges avec mon homologue Sophie Wilmes. La France et la Belgique partagent une même ambition pour mettre la protection de l'environnement, le respect des droits sociaux et la concurrence loyale au cœur de la politique commerciale européenne.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

- Notre industrie traverse de grosses vagues mais elle n'est pas en panne. Je vois des industriels qui se modernisent à toute vitesse, qui investissent, décarbonent et se numérisent massivement.

- Aucun dispositif d'aide ne sera débranché en mai, et à partir de juin ces dispositifs seront adaptés pour accompagner l'ouverture des commerces et établissements dont la réouverture se fera avec des protocoles sanitaires stricts.

- Il n'y a aucune ambiguïté sur notre attitude sur la fraude fiscale. Transparence fiscale, certainement, mais pas pour livrer les informations commerciales de première main, c'est de l'emploi français dont il est ici question.

- Devant le succès du dispositif France relance d'aide aux investissements de transformation vers l'Industrie du futur, nous annonçons aujourd'hui la réouverture du guichet en mobilisant 175M€ de plus en 2021 et soutenir ainsi davantage d'entreprises !

- Pris les doigts dans le pot de confiture de ses approximations ! M. Zemmour, c’est bien vous qui affirmiez que les britanniques se faisaient vacciner aujourd’hui au Valneva ce qui est...Faux. L’entreprise elle-même communique sur une mise sur le marché au cours de l'automne ! Et manifestement vous ne savez pas que le consortium ACC a vocation à réunir 4 entreprises françaises à lui seul et non des moindres : Renault, Stellantis (Peugeot), Total et Saft. Et ce n’est pas la seule approximation de votre propos... Tout le monde peut se tromper... Mais ce qui est grave, c’est que l’essentiel de votre propos est construit sur des approximations et des amalgames, qui vous conduisent à asséner des contre-vérités. Et manifestement vous ne supportez pas d’être mis face à vos contradictions.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

- Près de 5 millions d’interventions par an pour protéger, éteindre des incendies, sauver des vies ! En cette Journée internationale des pompiers, respect, soutien et fierté pour l’ensemble des sapeurs-pompiers, femmes et hommes volontaires, professionnels et militaires !

- [Tribune : La laïcité, garante de la liberté des femmes]
Septembre 2018 : l’antenne de Marseille du Planning familial affirme sur les réseaux sociaux que l’excision peut être « un choix » pour les femmes. Le souci de cet acteur historique du combat féministe : ne pas stigmatiser certaines traditions religieuses. Novembre 2020 : un député pourtant progressiste s’étonne que l’État veuille renforcer sa lutte contre la polygamie. C’est un « mode de vie » comme un autre, ose-t-il affirmer. Non seulement la tentation de céder aux intégrismes religieux n’a pas disparu, mais elle a même contaminé une partie de la gauche. Les premières victimes de ce retour de l’obscurantisme ? Les femmes. Et la gauche qui s’exprime en ce moment a abdiqué ce combat.
Car rien ne protège mieux les droits des femmes que la séparation du politique et du religieux. Rien ne les menace davantage que sa remise en cause. Profondément attachée à la liberté de conscience, je défends la liberté religieuse. Je défends tout autant la séparation des Églises et de l’État. « L’État chez lui, l’Église chez elle », disait Victor Hugo.
La laïcité offre un cadre protecteur aux femmes. Elle est la condition de leur émancipation. Elle leur permet d’être les égales des hommes. C’est parce que je vis dans un État où prime la loi humaine que j’ai le droit d’avorter sans subir de pressions. Le droit de travailler. D’être indépendante financièrement. De pratiquer la contraception. D’aimer qui je veux. De choisir mon mari ou ma femme. D’avoir un droit égal à mon époux dans le mariage comme dans le divorce.
Dans les États où les islamistes font la loi, où la norme religieuse a la préséance sur la loi civile, c’est cette norme supérieure qui décidera ce que vous avez le droit de faire, de désirer, de manger, de porter sur votre corps. Le plus souvent, elle vous cantonnera au monde privé du foyer. Vous interdira l’accès à l’espace public. Peut-être même à l’école, comme dans les territoires sous le contrôle de Boko Haram ou des talibans. Vous serez un visage à soustraire à la vue des hommes. Vous serez la propriété des autres. Du père, du frère, du mari, de la tribu. Vous aurez peut-être la moitié des droits des hommes. Mais le droit en revanche d’être châtiée avec plus de sévérité – ici fouettée, là lapidée – si vous leur êtes « infidèle ». Dans les pires des régimes théologiques, en proie à la fureur totalitaire comme l’ex-État islamique, vous pourrez être vendue sur une place publique comme esclave sexuelle.
Là où les islamistes régissent la vie collective, les femmes sont vouées à un destin d’infériorité et d’assujettissement, parfois de mort. Laïcité et féminisme sont inséparables. Sans laïcité, pas de pleine égalité entre les femmes et les hommes.
D’où vient cette difficulté que les intégrismes ont avec les femmes ? Le point essentiel me semble être la volonté de cacher, de voiler, de maintenir les femmes dans le foyer, dans l’univers domestique, dans le domaine de l’intérieur. Comme s’il y avait de l’impudeur à ce que les femmes sortent dans l’espace public. Comme si cela revenait à les exposer au regard, au désir, aux pulsions des autres hommes. À en faire des objets de tentation.
Il est pourtant assez injuste, et même assez illogique, de demander aux femmes de se cacher, alors que l’on pourrait demander aux hommes, supposés incapables de se contrôler, de rester chez eux. Quelle inversion des rôles ! C’est que le corps désirable de la femme, et la vie qu’il porte en lui, représenterait un danger, celui de briser la clôture de la famille, de la tribu, de la nation. Kamel Daoud a raison de l’affirmer : c’est finalement parce que le corps de la femme appartiendrait à tous, parce qu’il ne lui appartiendrait pas à elle, qu’il devrait être dissimulé et dominé. (…)

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- C’est la semaine de l’Europe ! Parler d’Europe, ce n’est pas un geste militant, c’est un acte démocratique. Car le projet européen, c’est notre vie quotidienne : montrons ce qu’est l’Europe, parlons-en, débattons-en !

- En cette journée mondiale de la liberté de la presse, rappelons nous que cette liberté est le premier indicateur d’une démocratie en bonne santé. Pensons à tous ceux qui prennent des risques, parfois de leur vie, pour nous informer et nous éclairer.

- Aujourd’hui au Mémorial de la Shoah. Dimanche dernier, nous commémorions la journée du souvenir de la déportation. Dans une semaine, nous célébrerons le jour de l’Europe. Ce fil tendu de notre histoire nous oblige : surmonter l’horreur, recoudre notre continent, ne jamais oublier. Soyons dignes, chaque jour, de cette mémoire et de cet héritage.

 

Assemblée nationale

Richard Ferrand (président)

- En cette journée internationale des pompiers, je tiens à saluer la bravoure de ces femmes et hommes qui s'engagent au quotidien.

- Le 23 avril dernier, Stéphanie Monfermé a été sauvagement assassinée. La Police nationale a été une nouvelle fois victime du terrorisme islamiste, endeuillant la Nation tout entière. En mémoire de Stéphanie Monfermé, la représentation nationale a observé une minute de silence.

- [Bicentenaire de la mort de Napoléon] Sachons ne pas réduire les grandes dates et les grands hommes à de petits slogans.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

- Je crois que la vie politique meurt des postures. On a besoin d’intérêt général, de remettre de la vérité dans la vie politique.

- J’ai toujours dit que nous pouvions travailler avec des présidents sortants, s’ils étaient prêts au dépassement des clivages. J'ai l'impression que certains oublient les enjeux de cette élection. Demain, nous aurons besoin de relancer le pays et nous le ferons avec les régions.

- Le risque RN est plus présent que jamais dans la région PACA. Nous ne laisserons pas de région basculer entre les mains de l'extrême droite, c'est notre enjeu prioritaire. Pour cela, on veut rassembler !

- L’enjeu c’est de ne pas laisser de région basculer vers l’extrême droite. Pour ça, on veut rassembler les compétences.

- Que les gens raisonnables puissent travailler ensemble, surtout quand il y a un risque avéré du RN, c’est une bonne chose ! Si la droite réagit comme ça, c’est parce qu’ils sont dans un autre agenda.

- Le dépassement des clivages politiques c’est un travail de tous les jours.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- [Loi climat et résilience] C'était une attente forte des Français, et nous y avons répondu ! En les consultant d'abord, puis en traduisant leurs propositions à travers la loi climat et résilience. Après plus de 200 heures de débat, le texte est adopté. Une étape de plus pour que l’écologie soit l’affaire de tous.

- Marine Le Pen ment matin, midi et soir. Elle peut promettre le chaos dans le pays, qu'elle souhaite par intérêt politique, cela n'en fait pas une réalité. Ne lui en déplaise, nous continuons de gérer la crise sanitaire. Une seule boussole : la santé des Français.

- Il y a aujourd’hui deux droites qui sont irréconciliables : celle qui est progressiste et celle qui cherche à maintenir ses chapelles. La réaction de certains membres des Les républicains montre simplement qu’elles ne sont plus sur la même ligne politique.

 

● MoDem

Bruno Fuchs (député)

- Nous devons faire face à une nouvelle forme de terrorisme, celle des loups solitaires qui construisent leur entreprise terroriste dans l’isolement et loin des filières traditionnelles, comme l’a été l’auteur de l’attaque de Rambouillet du 23 avril. Dès lors, le recours aux algorithmes représente une solution efficace et il serait irresponsable de mon point de vue de ne pas tout faire pour la mettre en œuvre. Il est même incompréhensible qu’aujourd’hui, quand un individu visite des sites djihadistes des centaines de fois, il n’y ait aucun moyen de faire automatiquement et légalement remonter cette information à nos services et de la recouper avec d’autres comportements pour définir un profil. Les algorithmes peuvent être tellement efficaces que tous les acteurs économiques du numérique fondent leur stratégie sur ces outils d’analyse. Au-delà de la puissance et de l’efficacité de ces techniques, l’enjeu principal de la pérennisation des algorithmes qui nous est proposé dans le projet de loi renseignement, c’est de fixer un cadre juridique fort, clair et indiscutable ; un cadre qui limite leur recours par l’État aux cas d’antiterrorisme, qui les rende pleinement effectifs sans pour autant qu’ils soient généralisés dans le droit commun, qu’ils restent cantonnés au domaine de l’exception. Comme tous les outils de surveillance, les algorithmes deviendraient dangereux s’ils servaient une surveillance de masse liberticide. C’est là la très grande responsabilité du législateur : garantir l’intégralité des libertés individuelles et collectives, tout en donnant à nos services tous les moyens d’empêcher les terroristes de passer à l’action.

- [Opposition entre recherche de sécurité et protection des libertés] La doctrine française qui prévaut en la matière depuis quelques années me paraît équilibrée. À l’image de ce qui a été fait avec les algorithmes en l’espèce, dans un premier temps, on expérimente dans la loi des dispositifs de contrôle et de surveillance qui pourraient potentiellement attenter à nos libertés, avec un délai d’expiration légal de la démarche. À l’expiration de ce délai, on repasse devant le parlement pour ajuster le dispositif au regard de nos libertés publiques et à la lumière de l’expérimentation, quitte à totalement y renoncer si la pratique montre qu’il y a une disproportion dans l’atteinte.

- [Lien entre immigration et terrorisme] J’appartiens au Mouvement Démocrate car je perçois notre formation comme réaliste et humaniste. Sur cette question, la lucidité nous impose de regarder les chiffres, toutes les statistiques auxquelles j’ai pu avoir accès corroborent les propos de Laurent Nunez, le coordinateur national du renseignement et de la lutte antiterroriste lorsqu’il dit que les 4/5 des auteurs d’attentats récents sur le sol français étaient le fait des ressortissants français. Sur le plan de l’humanisme, l’immigration est un sujet qui touche à la vie et la dignité d’hommes et de femmes, c’est tout simplement écœurant de l’exploiter à des fins de basses instrumentalisations politiques.

- La poursuite de l’intégration européenne ne se fera que si l’on s’accorde sur une harmonisation fiscale. Pour démontrer l’importance de cette harmonisation, j’ai choisi de le faire à partir des prix du tabac. Les écarts de prix sur le tabac avec les autres pays européens encouragent les achats transfrontaliers et alimentent tout type d’importations en dehors du réseau légal. Cela met à mal une grande partie de notre politique de santé publique qui vise à éradiquer le tabac chez les jeunes à travers un prix fort du paquet. Accessoirement c’est une perte fiscale pour les finances publiques de 5 à 7 milliards d’euros par an. En clair, cette non-harmonisation annule l’efficacité de notre politique de santé publique contre le tabac, fait disparaître une partie du commerce local et nous fait perdre des recettes fiscales. C’est perdant sur tous les tableaux. Je souhaite prochainement déposer et faire voter une proposition de résolution européenne par laquelle le Parlement français mettrait la pression à la fois sur le gouvernement et sur la commission européenne pour que des progrès soient constatés dans les futures négociations relatives à la fiscalité minimale commune sur le tabac. Cette harmonisation est la façon que nous avons pour que la stratégie de santé publique fonctionne et pour que les bureaux de tabacs ne disparaissent pas du paysage français.

- Avoir un organe commun type FBI [dans l’Union européenne] est aujourd’hui proscrit par les traités car cela heurte les règles dont se sont dotés les États membres en termes de souveraineté. Toutefois, je pense que pour affronter un terrorisme qui se diversifie par ces modes opératoires, c’est une idée nécessaire. Nous avons besoin de donner plus de moyens au renseignement, notamment pour pouvoir repérer les terroristes isolés et pour adapter les services aux nouvelles technologies. Nous devons aussi améliorer la coopération avec nos partenaires et mieux automatiser le partage de données pour contrer les filières qui s’internationalisent toujours plus et qui profitent du manque de suivi entre les services de renseignement. Je crois comprendre qu’un FBI européen poursuivrait ces deux objectifs.

 

● UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)

La lutte contre le trafic de drogue doit être identique partout. Or sans faire venir les médias ou sans avoir une institution, rien ne se passe. Ce n’est pas normal ! Les habitants de Drancy et du Bourget ont autant le droit à une vie paisible que les hauts fonctionnaires.