Commémorer, c’est rendre hommage et se souvenir mais également ne pas oublier pour se rappeler de ce qu’il faut faire, surtout de ce qu’il ne faut pas faire.
Au-delà de savoir si le jour d’une commémoration doit être ou non un jour férié, ce qui semble malheureusement le plus important pour beaucoup d’entre nous, celui-ci doit être un jour de rassemblement et de partage autour de valeurs humanistes.
Mais il doit aussi avoir du sens, c’est-à-dire que nous sachions pourquoi et qu’est-ce que nous commémorons.
Au moment où les derniers témoins de la Seconde guerre mondiale nous quittent, il est primordial que lorsque nous commémorons la victoire sur le nazisme et l’indicible en ce 8 mai, nous sachions de quoi on parle.
Or, tous les sondages dans tous les pays du monde montrent que la plupart des gens ne savent plus ou n’ont jamais su quel était la raison d’un jour de commémoration.
Et, en premier lieu, ce sont les jeunes qui sont les plus ignorants.
C’est pourquoi le rôle de l’école est capital en la matière.
Comme l’a indiqué le ministre de l’Education, Edouard Geffray, à l’Assemblée nationale, le rôle de l’école «est de transmettre un legs historique et mémoriel autour des valeurs pour lesquelles nous nous sommes battus – les libertés publiques – et autour de ce que nous avons combattu, à commencer par les totalitarismes.
Et de poursuivre:
«Pour que nous soyons là aujourd’hui et pour que nous connaissions cette destinée
singulière, des hommes et des femmes ont payé ce combat du prix de leur vie.
Nos élèves, quelle que soit leur histoire, doivent s’approprier ce legs
historique et se reconnaître dans celles et ceux qui leur permettent de vivre
libres.
Puis d’annoncer qu’«à partir de la rentrée prochaine,
le 11 novembre, qui est à la fois la célébration de l’Armistice et la
journée de tous les soldats morts au combat, sera commémoré dans tous les
établissements scolaires – soit la veille, soit le lendemain, puisque le 11
est férié.»
Ici, il n’est pas inutile de citer deux des principaux acteurs des deux guerres
mondiales qui ont ensanglanté le monde et particulièrement l’Europe au 20e
siècle.
Le maréchal Foch disait qu’«un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir».
De son côté, le premier ministre britannique Winston Churchill affirmait qu’«un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre».
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