dimanche 29 juin 2008

Actualités-France
Jean Arthuis veut œuvrer pour « une refondation de la famille centriste »

Le sénateur Jean Arthuis, qui a quitté le Mouvement démocrate de François Bayrou après les dernières municipales, a indiqué samedi qu'il entendait contribuer à une "refondation de la famille centriste" sans pour autant créer une nouvelle formation. "Il n'est pas question pour nous de recréer un nouveau parti qui serait une dispersion supplémentaire", a expliqué sur France Info l'ancien ministre des Finances d'Alain Juppé, qui réunira dimanche au Sénat une vingtaine d'autres parlementaires ex-bayrouistes qui ne se reconnaissent ni dans le Mouvement démocrate ni dans le Nouveau Centre. "Ce que nous voulons, c'est exister, c'est créer les conditions pour participer à cette refondation de la famille centriste." Constatant que le MoDem "a fait le choix de l'autonomie", il estime que les derniers scrutins (législatives en 2007, municipales et cantonales en 2008) ont montré que "cette stratégie était une impasse". "Au surplus, le MoDem ne s'est pas distingué par une gouvernance très éclairée", a-t-il poursuivi, reprochant à François Bayrou des ambitions essentiellement présidentielles.

"Je crois que François Bayrou a un objectif, c'est 2012. Ce qui nous distingue de lui, c'est que nous ne voulons pas attendre 2012 pour participer au redressement de la France", a-t-il souligné. Quant au Nouveau Centre, il "s'est constitué à un moment électoral précis, à la veille des élections législatives de 2007, il s'est construit dans des circonstances particulières", relève Jean Arthuis. "Je ne crois pas qu'il ait vocation à lui seul à rassembler tous les centristes." Le sénateur de la Mayenne considère de fait que la vocation des centristes est d'abord de s'allier, "car seuls, nous ne pouvons pas prétendre gouverner à quelque niveau que ce soit", dit-il. Cette stratégie d'alliance "se vit aujourd'hui avec l'UMP, c'est vrai dans des municipalités -les maires MoDem qui ont été élus au mois de mars dernier ont tous élus dans des alliances avec l'UMP-, c'est vrai dans des conseils généraux et c'est vrai au plan national", note-t-il. Il préconise cependant la formation d'un "centre indépendant suffisamment fort, suffisamment clair pour assumer ces alliances".

samedi 28 juin 2008

Actualités-Etats-Unis
Présidentielle 2008
Barack Obama et Hillary Clinton scelle leur unité à unity !


New Hampshire - Barack Obama et Hillary Clinton scellent leur réconciliation: pour la première fois depuis leur duel acharné des primaires, les anciens rivaux démocrates sont apparus ensemble en public vendredi, pour un meeting commun à Unity, petite localité bien nommée du New Hampshire. L'ancienne First Lady en a profité pour rappeler à l'ordre ceux de ses partisans qui songeraient à voter républicain ou s'abstenir.

"Hello Unity, Hello, New Hampshire", a lancé Hillary Clinton, en tailleur pantalon bleu azur, montée sur la scène avec Barack Obama. "Et bien, Unity n'est pas seulement un endroit magnifique comme on peut le voir, c'est aussi un sentiment merveilleux, non?", a-t-elle ajouté, jouant sur la symbolique du nom de la ville, unité en français.

"Et je sais qu'en commençant ici, avec unité, dans ce champ, nous terminerons sur les marches du Capitole, quand Barack Obama prêtera serment pour devenir notre prochain président", a-t-elle assuré à la tribune, pendant que le futur candidat démocrate, en chemise blanche, l'écoutait assis à côté d'elle sur un tabouret.

Hillary Clinton a demandé vendredi à ses partisans de soutenir Barack Obama qu'il

"Je ne crois pas que qui que ce soit ici ignore que nous avons eu des primaires durement disputées", a dit Mme Hillary Clinton aux quelque 4.000 personnes (selon l'équipe Obama citant les forces de l'ordre) venues à cette première réunion publique commune organisée avec Barack Obama, à qui elle avait apporté son soutien dès le 7 juin, quatre jours après les dernières primaires. "Nous nous sommes battus pied à pied dans ces primaires durement disputées, mais aujourd'hui, et pendant tous les jours à venir, nous sommes côte à côte", a ajouté Mme Clinton. "A tous ceux qui ont voté pour moi et envisagent maintenant de voter pour (le présidentiable républicain) John McCain, je vous demande instamment d'y réfléchir (..), je suis avec Barack Obama parce que je sais qu'il se battra pour vous", a-t-elle poursuivi. Hillary Clinton a appelé ses partisans à rejoindre ceux de Barack Obama pour "créer une force irrépressible pour un changement dans lequel nous pouvons tous croire".

A son tour, Barack Obama a rendu un hommage appuyé à la sénatrice de New York et son époux, l'ancien président Bill Clinton, saluant des alliés et des piliers du parti de l'âne. "On a besoin d'eux. On a vraiment beaucoup besoin d'eux. Ce n'est pas seulement ma campagne, mais le peuple américain qui a besoin de leur dévouement, leur vision et leur sagesse dans les mois et les années à venir, parce que c'est comme ça que nous permettrons au parti démocrate d'être uni. Et c'est comme ça que nous permettrons au peuple américain d'être uni et que nous allons apporter le rêve américain dans tous les coins et tous les Etats de ce grand pays que nous aimons"".

Après le retrait de Hillary Clinton de la course il y a trois semaines, chacun dans le camp démocrate s'efforce désormais de cicatriser les plaies causées par une campagne des primaires d'une rare violence. Il s'agit aussi pour Barack Obama, qui a choisi de financer sa campagne exclusivement sur fonds privés, de s'accorder les faveurs des principaux donateurs de Mme Clinton. L'ancienne First Lady les a d'ailleurs invités jeudi soir à soutenir son ex-rival.

Ces retrouvailles étaient pour eux un impératif, chacun dépendant à présent de l'autre. Barack Obama doit tout particulièrement conquérir le vote des ouvriers et des femmes de plus de 50 ans, électorats acquis à la sénatrice de New York et que le républicain John McCain a déjà commencé à courtiser. M. Obama attend à présent que Mme Clinton les appelle clairement à se prononcer pour lui.

De son côté, Hillary Clinton a besoin de l'aide du sénateur de l'Illinois pour éponger une partie des dettes contractées lors des primaires. A défaut d'être candidate à la Maison Blanche, elle entend également jouer un rôle de premier plan dans le dispositif de campagne de M. Obama.

Jeudi, Obama avait rencontré plus de 200 des principaux soutiens financiers de la campagne de Clinton dans un hôtel de Washington, assurant qu'il allait lui-même, comme son épouse Michelle, donner de sa poche le maximum permis -2.300 dollars, soit 4.600 en tout- pour aider Clinton, qui a accumulé 20 millions de dollars (12,8 millions d'euros) de dettes au total, dont plus de la moitié sur ses fonds personnels.

En coulisses de cette réunion, cependant, le plus important restait les négociations sur le rôle à venir de la sénatrice de New York. Trois de ses proches sont actuellement en train d'en discuter avec l'équipe d'Obama, évoquant notamment ses déplacements, son rôle lors de la convention nationale du parti en août, où le candidat sera officiellement désigné, et le remboursement de ses dettes. Jeudi, puis vendredi encore, M. Obama avait rendu hommage à la campagne "historique" de Mme Clinton, se réjouissant que les petites filles d'aujourd'hui sachent désormais "qu'elles peuvent faire tout ce que font les garçons, qu'elle peuvent le faire mieux et en portant des talons".

Ce récent rapprochement entre les deux ex-adversaires semble porter ses fruits auprès des électeurs démocrates. Selon un sondage Associated Press-Yahoo News, 53% de ceux qui avaient voté Clinton lors des primaires soutiennent aujourd'hui Obama. En avril, seuls 40% étaient dans ce cas. Cependant, environ 20% de ces démocrates affirment encore qu'ils soutiendront le jour du vote le candidat républicain. Ainsi, Unity, un électeur républicain prêt à voter pour Barack Obama, Ken Hall, espérait que ce meeting "ferait du bien pour rassembler tout le monde". mais des manifestants sont tout de même venus vendredi avec des pancartes pour dire "non à Obama". "Un joli garçon intelligent ne fait pas un président", a justifié Carole Stone-Oks, une électrice de Mme Clinton venue du Massachusetts voisin et désormais décidée à voter pour le républicain John McCain, sauf si l'ex-Première dame était choisie comme colistière. "Il peut nous promettre la Lune, et c'est ce qu'il fait, mais comment va-t-il la décrocher pour nous?", s'interroge avec scepticisme Wendy Thomas, du New-Hampshire. "Je n'ai jamais ressenti l'amour que beaucoup vouent à Obama", reconnaît-elle. A l'opposé, Sam Arora, représentant du site "voteboth.com" ("votez pour les deux.com") qui plaide pour un ticket Obama-Clinton, est venu à Unity depuis Baltimore (Maryland, est) pour applaudir ses champions: "Je veux vraiment les voir marcher ensemble. Ces deux-là sont les leaders les plus talentueux de notre génération !", s'exclame-t-il avec ferveur. Les "Hillary, Hillary" et les "Obama, Obama" scandés dans un même souffle par les milliers de personnes réunies à Unity et qui auraient été impensables il y a encore quelques semaines lui donne quelque espoir...

vendredi 27 juin 2008

Actualités-Etats-Unis
Présidentielle 2008
Barack Obama recentre son discours

Barack Obama s'éloigne progressivement de la gauche de l'échiquier politique américain pour se rapprocher du centre, à la fois, pour chercher à conquérir les supporters d'Hillary Clinton et l'électorat indépendant mais aussi et surtout parce que son positionnement politique a toujours été proche du Centre et de sa volonté de réunir, au-delà des clivages partisans. Il a ainsi salué la décision de la Cour suprême de déclarer anticonstitutionnelle l'interdiction du port d'armes à feu dans le district de Washington alors qu’en février, il avait au contraire expliqué lors d'une émission de télévision qu’il soutenait cette interdiction: "Je pense qu'il n'y a rien de mal à ce qu'une communauté dise : Nous allons retirer ces armes à feu illégales de la rue, nous allons retracer plus efficacement la manière dont ces armes ont atterri dans la rue, dans les mains de marchands d'armes sans scrupules qui les vendent à la sauvette." Cette semaine, le candidat démocrate a confirmé qu'il voterait en faveur d’une loi qui étend les écoutes électroniques (FISA) et garantit de manière rétroactive l'immunité aux compagnies de télécommunication ayant collaboré à des écoutes ordonnées par le gouvernement Bush, alors qu'il avait auparavant critiqué cette loi. Le sénateur de l'Illinois a également déploré la décision de la Cour Suprême des Etats-Unis de déclarer inconstitutionnelles les exécutions capitales pour viol d'enfant, se plaçant ainsi dans le camp des juges les plus conservateurs de la Cour. Ce repositionnement stratégique du candidat démocrate vise à retrouver son discours traditionnel alors que pendant les primaires il s'était toujours positionné à gauche d’Hillary Clinton.

jeudi 26 juin 2008

Actualités-Suisse
Deux partis centristes, le Parti libéral et le Parti radical-démocratique vont fusionner

Voici l’analyse de l’historien suisse des idées politiques, Olivier Meuwly, sur la prochaine fusion des Radicaux et des Libéraux, deux partis menacés d’être marginalisés par les socialistes et les conservateurs catholiques qui tentent de miner ce qui est devenu l'«Etat radical» à coup de référendums, puis d'initiatives.

On en parle depuis longtemps; elle sera effective le 25 octobre prochain. Les Parti libéral suisse (PLS) et Parti radical-démocratique suisse (PRDS) vont donc fusionner, un an après la défaite subie par ces deux partis aux élections fédérales d'automne 2007, et quelques mois après qu'une expérience similaire a été réalisée à Neuchâtel.

Ces noces fédérales mettront ainsi un terme à une procédure entamée en 2003 déjà, sous la forme d'une union libérale-radicale. L'idée de fusion n'est toutefois pas vieille que de cinq ans. L'histoire du PRDS est en réalité déjà le fruit d'une fusion, dont il convient de rappeler le contexte, et les motivations.

Février 1894. Depuis longtemps il est question, au sein du groupe radical de l'Assemblée fédérale, de créer un véritable parti, avec des structures solides et une doctrine claire. Car, depuis l'adoption d'une nouvelle Constitution fédérale vingt ans auparavant, rien ne va plus. Le groupe radical, si hétérogène, avec ses centralisateurs et ses fédéralistes, avec ses partisans d'un libéralisme économique affirmé et ses tenants d'un «socialisme d'Etat» ambitieux, peine désormais à rassembler tous les Suisses sous ses étendards glorieux.

Sa droite économique a en partie fait sécession depuis longtemps, et créé le groupe du «centre», proche des conservateurs protestants. A gauche, le mouvement ouvrier, au nom d'une lutte des classes à laquelle il adhère de plus en plus, a choisi de quitter le giron radical: le Parti socialiste a été fondé en 1888. De leur côté, les ennemis du Sonderbund, les conservateurs catholiques, ne cessent de miner ce qui est devenu l'«Etat radical» à coups de référendums, dont le principe a été introduit en 1874.

Les radicaux ont bien tenté de réagir. En 1891, un catholique est accueilli au Conseil fédéral, donnant corps à la première «formule magique» de l'histoire suisse. Mais 1891, c'est aussi l'année de naissance de l'initiative populaire, source de nouvelles complications pour les radicaux, encore largement dominants aux Chambres par la grâce du système majoritaire. L'initiative constitue une arme redoutable pour les adversaires du radicalisme hégémonique. Or, en février 1894, justement, trois textes sont à l'ordre du jour.

Deux proviennent de la gauche socialiste. Pour démontrer leur capacité à réinventer une synthèse efficace entre libéralisme et socialisme, les radicaux ont fait adopter le principe d'une assurance contre la maladie et les accidents. Sonne maintenant l'heure de sa concrétisation législative. Un projet est préparé, très centralisateur. Mais il ne va pas assez loin aux yeux des socialistes, qui lancent une initiative demandant la gratuité des soins. Elle rejoint une autre initiative, également en provenance de la gauche, qui réclame le droit au travail. Et les conservateurs catholiques ne sont pas en reste. A leur tour, ils lancent une initiative qui doit faire bénéficier les cantons de l'intégralité des recettes douanières, la principale source de revenus de la Confédération.

Pour les radicaux, le péril est grand. Si elles passent, ces initiatives menacent de saborder l'édifice étatique qu'ils ont bâti. Leur projet de loi sur les assurances ouvrières, comme on disait à l'époque, doit être leur chef-d'œuvre politique; et les recettes douanières doivent financer l'opération... Mais ce n'est pas le seul problème que les radicaux doivent affronter: depuis des années, le char radical tire à hue et à dia et l'indiscipline ronge la crédibilité de leur groupe parlementaire. Une reprise en main est attendue!

Cette nécessité n'a pas échappé aux responsables du radicalisme suisse et la réponse à leurs tourments viendra de Zurich. Sur les bords de la Limmat vivent côte à côte deux «partis radicaux»: les libéraux, qui rassemblent des conservateurs protestants et les anciens amis d'Alfred Escher, évincés du pouvoir cantonal en 1869, et les démocrates, les vainqueurs de 1869, plus à gauche que leurs rivaux. A Berne, les libéraux siègent avec le centre et les démocrates avec les radicaux. La pression socialiste change la donne. Les chefs zurichois des libéraux et des démocrates entrent en pourparlers, et envisagent bientôt une fusion.

L'idée est chaleureusement accueillie partout où cohabitent une droite libérale-radicale et une gauche radicale-démocrate. Les négociations avancent assez vite et en février 1894, à Olten, le parti radical-démocratique suisse est porté sur les fonts baptismaux. A cette occasion, chaque camp divorcera de son aile la plus extrémiste: les libéraux de leur minorité conservatrice et les démocrates de leur branche la plus socialisante. Tous les cantons suivent sauf Bâle-Ville, Neuchâtel, Genève, Vaud... et Zurich, qui ne parvient pas à réaliser ce qu'elle a impulsé à Berne. Le libéral Ulrich Meister et le démocrate et futur conseiller fédéral Ludwig Forrer, les deux artisans de la fusion «bernoise», n'arriveront jamais à imposer leur projet à leurs troupes cantonales. A Zurich, la fusion n'interviendra qu'après la Seconde Guerre mondiale...

La position des Bâlois et des Romands est plus complexe. Libéraux et radicaux, certes souvent alliés, incarnent encore une opposition classique entre conservatisme et progressisme, une opposition qui n'existe plus entre libéraux-radicaux et démocrates au niveau fédéral. En Suisse alémanique, «libéraux» et démocrates représentent les deux piliers de la «famille» radicale, selon l'expression du politologue Erich Gruner. En Suisse romande et à Bâle, on en est encore loin. Minoritaires, les libéraux revendiquent un libéralisme très antiétatique et d'obédience conservatrice, alors que les radicaux romands (c'est moins le cas à Bâle) sont nettement moins à gauche que les démocrates. Après 1894, les libéraux continueront à faire vivre l'ancienne dissidence radicale, le très dynamique, bien que réduit, parti du centre, futur parti libéral.

Cette situation explique, du moins en partie, pourquoi le parti agrarien (future UDC) aura plus de peine à s'établir de ce côté-ci de la Sarine. En revanche, en Suisse alémanique, il infligera de lourdes pertes aux radicaux dès la fin de la Première Guerre mondiale, avant qu'un équilibre ne se crée entre PRD, PDC et agrariens/UDC sous les auspices de l'entre-deux-guerres et de la guerre froide. Un équilibre que le néo-conservatisme «blochérien» fera exploser dans les années 90 du XXe siècle! Cette recomposition du champ conservateur effacera alors la différence fondamentale qui opposait libéraux et radicaux romands.

La voie était libre pour achever le processus entamé en 1894... Et peut-être que libéraux et radicaux trouveront, pour respecter leurs spécificités cantonales, une solution proche de celle inventée par Meister et Forrer pour Zurich voici 116 ans!

© 2008 Olivier Meuwly

Actualités-Etats-Unis
Présidentielle 2008
Sondage : Barack Obama en tête dans quatre Etats clés

Le candidat démocrate à la Maison blanche, Barack Obama, devance son adversaire républicain, John McCain, dans quatre Etats clés pour l'élection présidentielle américaine, selon une étude publiée jeudi, ce qui pourrait augurer d'une large victoire du sénateur de l'Illinois. Le sondage, réalisé par l'Université de Quinnipac, place Barack Obama en tête dans le Colorado, le Michigan, le Minnesota et le Wisconsin, quatre Etats que les stratèges comptent parmi les plus disputés en vue du scrutin du 4 novembre. Une étude de la même université diffusée la semaine dernière donnait déjà l'avantage à Obama dans les trois plus grands de ces Etats dits clés parce que leur résultat est très incertain, la Floride, l'Ohio et la Pennsylvanie. "Si ces résultats se maintenaient, il serait très difficile d'imaginer que le sénateur Obama ne remporte pas la présidence avec une marge très confortable", a jugé Peter Brown, directeur adjoint de l'étude. Selon le sondage, Obama obtiendrait 49% des voix contre 44% à McCain dans le Colorado, 48% contre 42% dans le Michigan, 52% contre 39% dans le Wisconsin et 54% contre 37% dans le Minnesota. La marge d'erreur est de 2,6 points. Le sénateur de l'Illinois, premier candidat métis d'un des deux grands partis à la Maison blanche, recueille les faveurs des femmes, des minorités, des indépendants et des jeunes. Son adversaire est en tête chez les hommes dans le Colorado et les électeurs blancs dans le Michigan. Près des trois quarts des personnes interrogées se disent certaines de leur choix.

mercredi 25 juin 2008

Actualités-France

Nouveau Centre-UMP : pour François Sauvadet, partenariat veut dire respect mutuel


Dans une interview au Parisien, François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée Nationale, député de Côte-d'Or, expose sa conception du rôle des parlementaires Nouveau Centre au sein de la majorité présidentielle.

Vous êtes chaque semaine un peu plus critique, dans les couloirs de l'Assemblée, sur l'UMP. Qu'est-ce qui ne va pas ?
Le point d'orgue a été atteint avec les pressions de l'UMP, tout à fait inacceptables, sur Raymond Durand, député NC nouvellement élu, afin qu'il rejoigne l'UMP. Il y a un an, nous avons fait le choix d'être aux côtés du président de la République, de participer à la majorité présidentielle, quand François Bayrou faisait lui le choix de l'opposition systématique. Pour autant nous n’avons jamais renoncé à nos convictions. Qui dit partenariat dit respect mutuel. Nous voulons que ce partenariat ne s'exprime pas simplement quand il faut voter les réformes. Ces derniers temps, il y a eu des coups de canif réguliers.
Depuis quand ?
Le climat a changé depuis le 16 mars. Le NC a bien tenu aux municipales et même remporté de belles victoires. Que cela puisse agacer certains m'étonne. On ne gagnera qu'ensemble.
Concrètement, que demandez-vous ?
Que notre partenariat trouve sa traduction dans l’important travail législatif de réforme. Par exemple en ne reprenant pas systématiquement les amendements que l’on dépose pour les redéposer sous le nom de l'UMP. Ce sont des méthodes d'un autre temps! Mais surtout que nos amis de l’UMP nous écoutent. L'idée du plafonnement des niches fiscales fait aujourd'hui l'unanimité. On nous aurait écoutés il y a un an, quand nous l'avons proposé, on aurait évité de perdre du temps. De même, si on nous avait écoutés sur les franchises médicales, ou sur la redevance télé, je pense qu'on aurait également évité bien des "bugs". Je demande que le travail que nous faisons soit respecté. Que l'UMP joue son rôle, mais ne cherche pas à jouer tous les rôles.
Sinon ?
On a devant nous des réformes difficiles. Il faut donc rassembler toutes les compétences. Une majorité le doigt sur la couture du pantalon ne sert à rien ! C’est pourquoi nous continuerons à exprimer notre sensibilité quitte à être le petit caillou dans la chaussure majoritaire. Aujourd'hui, la façon moderne de faire de la politique, ce n'est pas de contraindre, c'est de convaincre.

Diriez-vous comme, Christine Boutin, que l'UMP se replie sur elle-même ?
Oui, l'UMP se replie trop sur elle-même. Elle est dans une sorte de débat interne permanent, elle essaie de gérer ses difficultés. Or, on gagnera à avoir le débat, non pas entre nous, mais devant les citoyens.

Propos recueillis par Nathalie Segaunes
© 2008 Le Parisien

mardi 24 juin 2008

Actualités-Etats-Unis

Présidentielle 2008
Barack Obama et Hillary Clinton tiendront un meeting commun à Unity dans le New Hampshire


Les ex-rivaux démocrates Barack Obama et Hillary Clinton prévoient d'apparaître ensemble vendredi lors d'un meeting de campagne dans le New Hampshire (nord-est des Etats-Unis), a-t-on appris lundi auprès de l'état-major du candidat démocrate à l'élection présidentielle. Ce meeting commun se tiendra à Unity, ville choisie pour son nom fort en symbole mais aussi parce que Barack Obama et Hillary Clinton y avaient recueilli chacun 107 voix lors de la primaire démocrate du 8 janvier dernier, que l'ancienne First Lady avait emportée. Le New Hampshire s'annonce comme l'un des Etats où la bataille entre le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain sera la plus indécise en novembre. A la veille de leur meeting à Unity, Barack Obama et Hillary Clinton doivent se rencontrer en privé jeudi dans un hôtel de Washington.

Actualités-Etats-Unis

Présidentielle 2008

Sondage USA Today-Gallup : Obama 5O% ; McCain 44%


Donné largement en tête par différentes enquêtes d'opinion, Barack Obama ne dispose que de six points d'avance sur son rival républicain John McCain dans un sondage USA Today-Gallup rendu public lundi. Ce nouveau sondage, réalisé du 15 au 19 juin avec une marge d'erreur de plus ou moins trois points, crédite le candidat démocrate de 50% des intentions de vote, contre 44% pour McCain. Un sondage "Newsweek" publié en début de week-end accordait à Barack Obama une avance de 15 points (51-36) sur John McCain.

lundi 23 juin 2008

Actualités-Etats-Unis

Présidentielle 2008

Sondage Newsweek : Obama 51% ; McCain 36%


Le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine Barack Obama compte une avance de 15 points sur son rival républicain John McCain, selon un sondage du magazine "Newsweek" rendu public samedi. Cette enquête, réalisée les 18 et 19 juin auprès d'un échantillon représentatif national de 1.010 personnes en âge de voter, Barack Obama crédite Obama de 51% des intentions de vote, contre 36% à McCain. La marge d'erreur est de plus ou moins quatre points. Le précédent sondage "Newsweek" réalisé en mai dernier donnait les deux hommes à égalité avec 46% d'intentions de vote chacun. Toutefois, Barack Obama était encore en compétition avec Hillary Clinton pour l'investiture démocrate.

dimanche 22 juin 2008

Actualités-France

Seul François Bayrou présentera un texte sur l’orientation politique du Mouvement démocrate


Un seul texte sur "l'orientation politique" du Mouvement Démocrate (MoDem) sera soumis au vote des adhérents organisé jusqu'au 10 juillet, présenté par le président du parti François Bayrou, a-t-on appris vendredi de sources MoDem. Le député européen Thierry Cornillet, partisan d'une "renaissance de l'UDF", qui devait présenter une contribution, y a finalement renoncé, a-t-il annoncé dans un communiqué co-signé avec les sénateurs Yves Détraigne, Françoise Férat, Philippe Nogrix et Catherine Morin-Desailly. "Les conditions même du scrutin, l'absence de campagne préalable, l'établissement de la liste électorale nous font craindre un verrouillage de cette consultation qui, de fait, n'aura pas grande signification", expliquent les signataires, tous membres du bureau exécutif du MoDem. En revanche, M. Bayrou a comme prévu déposé un texte où il défend l'élaboration d'"un projet politique démocrate et indépendant". "Si l'on veut porter le pluralisme, définir un projet nouveau, l'indépendance est la condition nécessaire", écrit-il dans ce texte qui sera soumis la semaine prochaine à la validation du Comité de contrôle et de conciliation du MoDem. "La cohésion et la solidarité à l'intérieur du mouvement le sont tout autant". "Le projet de Nicolas Sarkozy est pour l'essentiel d'aligner la France sur le modèle dominant dans la globalisation", ajoute M. Bayrou. "Le Parti socialiste français, en proie à des affrontements de personnes et de courants, n'est pas parvenu à penser une alternative (...). Il revient donc à un courant nouveau", le MoDem, de "se mettre à la tâche" pour porter un "modèle humaniste pour le XXIème siècle". Aucune autre contribution n'avait été déposée avant l'heure limite, vendredi en début de soirée, a-t-on indiqué au MoDem. Le vote des quelque 60.000 adhérents aura lieu par correspondance, entre le 25 juin et le 10 juillet. M. Bayrou avait décidé d'organiser cette consultation après les municipales, en réaction à des contestations internes de sa stratégie.

samedi 21 juin 2008

Actualités-Etats-Unis

Présidentielle 2008

Barack Obama et Hillary Clinton devraient faire un meeting commun le 27 juin


Le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine Barack Obama et son ex-adversaire Hillary Clinton vont apparaître publiquement ensemble la 27 juin prochain pour la première fois depuis la fin de leur bataille pour l'investiture, fait savoir l'équipe d'Obama. L'équipe de campagne du sénateur de l'Illinois, qui a remporté la course à l'investiture démocrate le 3 juin, n'a pas donné de détails sur cette apparition publique commune. Depuis la fin des primaires, qui ont profondément divisé les démocrates pendant 16 mois, Barack Obama tente d'unifier le parti en vue de la présidentielle du 4 novembre, qui l'opposera au républicain John McCain. Cette semaine, Obama est déjà apparu aux côtés de l'ancienne secrétaire d'Etat Madeleine Albright ou du général en retraite Wesley Clark, deux poids lourds du camp Clinton, qui l'ont conseillé sur la sécurité nationale.

vendredi 20 juin 2008

Une semaine en Centrisme. Les Centristes ne sont ni de droite, ni de gauche

Dans le discours politique manichéen où l’on est forcément de droite ou de gauche, les récentes péripéties des centristes à l’intérieur de l’UMP sont de ce point de vue une bonne illustration de l’idiotie politique de vouloir tout limiter à une grille de valeurs ne comprenant que deux entrées principales.
Peut-être que les centristes qui ont rejoint, d’abord Charles de Gaulle, puis Georges Pompidou, puis Valéry Giscard d’Estaing, puis Jacques Chirac et enfin Nicolas Sarkozy se trouvent actuellement à l’étroit dans l’UMP parce qu’on ne leur fait pas une place à la hauteur de la valeur qu’ils s’attribuent. Mais on peut aussi dépasser ce simple constat que l’être humain recherche la reconnaissance et des gratifications personnelles et que s’il ne les a pas il rue dans les brancards pour aussi voir tout ce qui fait que la droite (et la gauche, rappelons-nous du vague à l’âme des centristes ralliés à François Mitterrand) ne peuvent englober les idées centristes et la vision centriste de la société.
Bien sûr, on pourrait voir le centriste moyen comme quelqu’un qui ne choisit jamais entre le marteau et l’enclume ou qui fait deux pas en avant avant d’en faire immédiatement deux autres en arrière. La prudence, la modération, le juste milieu peuvent être caricaturés. Mais ils peuvent être, aussi, à l’instar de nombreux philosophes, glorifiés. Ainsi, le libéralisme social à la base du Centrisme (et non le social libéralisme car le centre est d’abord un libéralisme politique et économique avant d’être social et non un socialisme politique et économique avant d’être libéral) se veut dans la juste mesure, celle qui permet d’avancer, d’évoluer, de progresser pour le bien de tous sans mettre en danger le lien social et les fondamentaux d’une démocratie. Et cette posture est bien plus difficile que l’aventurisme des extrêmes avec des belles envolées lyriques qui promettent tout et son contraire pour le lendemain voire le jour même !
On comprend mieux comment un centriste peut se sentir mal à l’aise quand les extrêmes d’un parti de droite ou de gauche parlent en son nom comme c’est le cas, souvent, à l’UMP en ce moment où certains sarkozystes ne font pas dans la dentelle comme Patrick Devedjian. Reste que les centristes seront toujours mieux dans un parti centriste et non dans une agglomération de partis où, évidemment, le plus fort domine les autres et veut les phagocyter. Pour ceux qui ont rejoint la majorité, il vaut mieux être au Nouveau Centre que dans l'UMP
Jean-Louis Pommery
Directeur des études du CREC
Actualités-France

Un des bras droits de François Bayrou tente de recoller les morceaux à Lyon


Le Mouvement démocrate s’est largement déconsidéré à Lyon lors des dernières municipales en s’alliant tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche et tantôt avec… personne. Du coup, dans cette ville traditionnellement centriste, les électeurs ont une vision pour le moins négative du parti créé par François Bayrou. Eric Azières, un de ses bras droits tente, dans une interview au magazine régional Lyon Mag, de justifier la politique de son mentor. Extraits :

-Pourquoi vous n’avez pas investi de candidat centriste pour les dernières élections cantonales partielles à Lyon ?

Eric Azières : Parce qu’aujourd’hui, la volonté de la direction nationale de l’UDF (sic), c’est de rassembler toutes les sensibilités centristes lyonnaises. Or, trois candidats se revendiquaient du centre dans cette élection. Du coup, si on avait privilégié l’un d’entre eux, on se serait privés de la possibilité d’ouvrir enfin un dialogue serein et apaisé.

-Ce n’est pas plutôt un manque de courage ?

Au contraire. Comme toujours en période d’élection, les passions étaient exacerbées. Ce qui était courageux, c’était donc de garder une certaine distance malgré les sollicitations. Tout en rappelant que les structures du Modem restent à construire. En particulier la fédération du Rhône qui aurait été la seule à avoir la légitimité pour accorder une investiture à ces élections cantonales.

Ceux qui se réclament aujourd’hui du Modem sont des imposteurs ?

Non. Mais les centristes lyonnais ont fait des choix stratégiques différents. Certains sont alliés à l’UMP, d’autres au PS, d’autres encore refusent tout consensus et veulent même exclure du Modem ceux qui ont accepté un accord électoral. Mais nous, avec François Bayrou, on veut chercher ce qui rassemble ces trois sensibilités et non ce qui les divise.

-Les haines ne sont pas trop fortes ?

Non. J’ai rencontré aussi bien Michel Mercier, réélu président du conseil général avec le soutien de l’UMP, qu’Anne Pellet qui défend un Modem indépendant ou encore les élus centristes alliés à Gérard Collomb. Tous sont prêts à jeter à la Saône les rancœurs. Car ce sont des gens de bonne volonté, responsables et raisonnables!

-Ce n’est pas trop tard pour défendre l’unité de la famille centriste à Lyon ?

Je reste optimiste, car au fond, ils partagent les mêmes valeurs démocrates, sociales et européennes. Mais pour dépasser ces divisions, je reconnais qu’il nous faudra un peu de temps !

-Michel Mercier est encore légitime après avoir tout fait pour bloquer une liste Modem aux élections municipales ?

Mais on ne va pas juger la légitimité de Michel Mercier sur les six derniers mois ! Car il ne faut pas oublier tout ce que cet élu a apporté aux centristes depuis 30 ans.
-Mais pour le centrisme le bilan est catastrophique à Lyon !

Je reconnais qu’on a tout eu à Lyon au cours des derniers mois : des erreurs de psychologie, des maladresses, des contradictions... Mais aujourd’hui, l’heure est au pardon ! En revanche, je sais qu’on a une réelle richesse humaine et qu’on n’aura aucune difficulté à identifier ceux qui représenteront demain le Modem. Que ce soit parmi les partisans de l’authenticité ou ceux du consensus.

-Mais c’est Gérard Collomb qui a aujourd’hui récupéré votre électorat !

Gérard Collomb attire les électeurs centristes par défaut. Et c’est en grande partie de notre faute ! Mais si nous reconstruisons un centre crédible à Lyon, on retrouvera la dynamique créée par la candidature de François Bayrou à la dernière élection présidentielle. J’en suis certain. D’autant plus que Lyon a une forte tradition centriste qui ne demande qu’à être ranimée.

©2008 Lyon Mag

Actualités-Etats-Unis

Présidentielle 2008

Légère avance de Barack Obama sur John McCain selon un sondage


L'avance de Barack Obama sur John McCain s'est réduite en un mois à cinq points de pourcentage, selon la nouvelle livraison du sondage Reuters/Zogby qui crédite le candidat démocrate de 47% des intentions de vote contre 42% pour son adversaire républicain. Le mois dernier, alors qu'il était encore en compétition avec Hillary Clinton pour l'investiture du Parti démocrate, le sénateur de l'Illinois était crédité d'une avance de huit points sur McCain. Mais ce nouveau sondage souligne qu'Obama jouit d'une confortable avance auprès des électeurs indépendants (52% contre 30% pour McCain) et des électrices (51% contre 36%). Ces deux composantes de l'électorat auront un poids important lors du scrutin du 4 novembre. Il recueille aussi une majorité auprès des noirs, des hispaniques, des catholiques et des jeunes électeurs. McCain est en revanche en tête parmi les électeurs blancs, les hommes et les électeurs à haut revenu. Il emporte également l'adhésion des chrétiens évangélistes. "L'avance significative d'Obama auprès des indépendants le place en tête, et c'est un problème pour McCain", analyse le sondeur John Zobgy. A l'inverse, le sondage illustre le chemin qui reste à parcourir si Obama, âgé de 46 ans, entend atténuer les critiques sur son inexpérience relative, critiques que partagent plus de la moitié des électeurs interrogés. Le débat sur l'âge de McCain - il aura 72 ans en août - ne trouve pas une résonnance similaire dans l'échantillon: près des deux tiers des personnes interrogées jugent qu'il n'a pas lieu d'être. John Zogby relève également que la victoire d'Obama dans la longue primaire démocrate n'a pas eu un effet d'entraînement auprès de l'électorat: "Ce duel s'engage sur des bases très serrées et à moins d'un événement spectaculaire, il le restera."

(Sondage effectué du 12 au 14 juin auprès de 1.113 électeurs inscrits / marge d'erreur de 3 points)

mercredi 18 juin 2008

Actualités-Etats-Unis

Présidentielle 2008

Al Gore soutient Barack Obama officiellement


Al Gore n'a pas raté son entrée sur la scène de la campagne présidentielle 2008. Le Nobel de la paix vient de promettre de "tout" faire pour la victoire de Barack Obama, seul capable selon lui de tirer un trait sur les années Bush. Dans un vibrant plaidoyer en forme d'attaque en règle, l'ancien vice-président démocrate a éreinté lundi soir celui qui l'avait privé de Maison blanche huit ans plus tôt. "Après huit ans d'incompétence, de négligence et d'échec, nous avons besoin de changement", a lancé Al Gore, apparu aux côtés de Barack Obama lors d'un meeting dans le stade Joe Louis de Detroit. "Après huit ans qui ont vu notre Constitution déshonorée et bafouée, nous avons besoin de changements". Le soutien enthousiaste de celui qui fut le vice-président de Bill Clinton était attendu mais s'annonce comme un "plus" pour Barack Obama selon certains analystes au moment où le futur candidat démocrate cherche à s'assurer le ralliement des partisans de son ancienne rivale, l'ex-Première dame Hillary Clinton. D'autant qu'Al Gore, l'une des personnalités les plus respectées du parti de l'âne, s'était tenu en retrait pendant la longue campagne des primaires.

Al Gore reste celui qui avait remporté le vote populaire lors de la présidentielle 2000, mais finalement perdu l'élection après la victoire de George W. Bush en Floride, au terme d'un éprouvant recomptage des bulletins, finalement suspendu par la cour suprême. Un épisode resté en travers de la gorge des démocrates, que Barack Obama n'a pas manqué de rappeler. En chauffeur de salle averti, il a présenté son invité comme "le vainqueur du vote populaire de l'élection présidentielle", suscitant immédiatement une tempête de hurlements et applaudissements. "Vous vous en rappelez", a-t-il constaté.

Depuis 2000, Al Gore s'est trouvé, avec plus de succès, un nouveau cheval de bataille, la lutte contre le changement climatique. Alors que George W. Bush refusait catégoriquement de ratifier le protocole de Kyoto, les efforts de son adversaire malheureux pour alerter l'opinion sur les conséquences du réchauffement de la planète ont été salués dans le monde entier. Et couronnés par un Oscar pour son documentaire "Une vérité qui dérange" et un prix Nobel de la Paix partagé avec le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l'Onu).

A Detroit, Al Gore a reproché à George W. Bush une accumulation de graves faux pas, de l'indigence de réponse des pouvoirs publics à l'ouragan Katrina à la crise économique, en passant par les erreurs de la politique étrangères. Et l'a même rendu responsable d'avoir laissé entrer dans le pays des importations chinoises de jouets toxiques et de nourritures pour chiens et chats empoisonnée. "Même nos chiens et nos chats ont compris que les élections ça compte", a-t-il lancé. "Cette élection compte plus que jamais car l'Amérique a besoin plus que jamais de changement". Al Gore a expliqué que John McCain méritait le respect pour ce qu'il avait fait pour le pays et pour sa volonté de débattre du changement climatique et autres problèmes cruciaux. Mais "l'âge et l'expérience" du futur candidat républicain, âgé de 71 ans, ne font pas le poids face à la fiabilité du jugement de Barack Obama, a-t-il avancé, soulignant que le sénateur de l'Illinois s'était opposé dès le début à la guerre en Irak. Barack Obama a d'ailleurs annoncé qu'il comptait se rendre en Irak et en Afghanistan avant le scrutin de novembre.

De son côté le parti républicain s'est fait fort de rappeler que le co-listier d'Al Gore en 2000, le sénateur Joe Lieberman, qui briguait la vice-présidence, avait depuis quitté le parti démocrate pour devenir indépendant et soutenir McCain. "L'enjeu de cette élection, ce n'est pas de changer le passé, c'est de changer l'avenir", a répliqué le porte-parole du parti après le discours d'Al Gore. "C'est très révélateur qu'une moitié du 'ticket' démocrate pour 2000 ait soutenu John McCain au début de la campagne, alors que l'autre moitié a attendu que Barack Obama soit déjà le futur candidat depuis plusieurs semaines". Barack Obama s'est assuré le 3 juin de l'investiture démocrate lors de la convention du mois d'août.

mardi 17 juin 2008

Actualités – France

Jean Arthuis prépare sa riposte au Mouvement démocrate


Le président de la commission des finances au Sénat réunit 600 élus et militants, le 29 juin, pour tenter de recoller les morceaux. Voici l’interview qu’il a accordée à Ouest France.

-Ex-UDF, ex-MoDem, Nouveau Centre, centristes de l'UMP... Cette dispersion n'est pas un peu ridicule ?

Jean Arthuis : La famille centriste est atomisée, vaporisée. C'est un phénomène qui a commencé en 1998, au lendemain des régionales, qui s'est poursuivi en 2002 et qui atteint son paroxysme en 2007. La conséquence, c'est une bipolarisation qui fait pencher le balancier très à gauche dans les élections locales. On a vu des figures emblématiques du centre passer à l'UMP et la conquête par la gauche de la plupart des sièges des exécutifs régionaux. Je suis persuadé que la vie politique française a besoin d'un centre indépendant, suffisamment fort et clair dans son identité.

-Vous allez réunir, le 29 juin, au Sénat, les centristes qui voudront bien vous rejoindre. Vous attendez beaucoup de monde ? Et vous en attendez quoi ?

Jean Arthuis : Notre objectif, c'est de rassembler le centre, pas de créer un parti supplémentaire. Nous sommes un certain nombre à avoir tenté l'expérience du MoDem. Cette stratégie d'autonomie est une véritable impasse, totalement illisible. On a vu, à Lyon, six MoDem élus, trois à droite, trois à gauche ! Dans ces conditions, j'ai décidé de claquer la porte. Avec seize collègues sénateurs, quatre députés européens et un député national, nous avons décidé de lancer cet appel. On a réservé à peu près six cents places. Le but, c'est de vérifier qu'il y a bien, en France, une culture et un attachement au centre sur des valeurs humanistes, sociales, libérales, européennes.

-Le Nouveau Centre (allié de l'UMP) ne peut pas être cette famille-là ?

Jean Arthuis : Il peut difficilement réclamer son indépendance, compte tenu de l'engagement très direct de plusieurs de ses membres dans la vie gouvernementale. Il ne nous est pas apparu qu'il avait vocation à rassembler tous les centristes. Pas plus que le MoDem. Mais nous invitons tous les centristes à s'interroger.

-Quand on vous écoute individuellement, on a le sentiment que les idées sont assez largement partagées...

Jean Arthuie : Ça prouve bien que nous avons un ADN commun.

-Alors, c'est un problème d'hommes ?

Jean Arthuis : On n'est pas dans une attitude de mésentente. Je connais plusieurs parlementaires du Nouveau Centre prêts à changer le nom du parti. Au soir du 29 juin, nous dirons, je crois, que nous sommes prêts à participer à la fondation d'un centre qui donne des gages d'indépendance.

-Vous pariez sur une évolution du Nouveau Centre ?

Jean Arthuis : Oui.

-L'UMP et Nicolas Sarkozy laisseront-ils faire ?

Jean Arthuis : Nous voulons avoir davantage d'indépendance pour aider le gouvernement à remettre d'aplomb les finances publiques, pour redonner de la compétitivité à l'économie et la rendre compatible avec la justice sociale. Il faut que, sur un certain nombre de propositions, nous soyons plus fermes que ne l'a été le Nouveau Centre.

-Certains vous suspectent de développer une stratégie personnelle...

Jean Arthuis : À titre personnel, je n'ai aucune ambition. Simplement, les partis ne fonctionnent pas tout seuls. Alors, j'ai estimé que mon devoir était de participer à ce rassemblement.

Recueilli par Michel URVOY.
© 2008 Ouest France

lundi 16 juin 2008

Actualités – France

Cap 21 décide d’adhérer totalement au Mouvement démocrate


Le parti écologiste Cap 21 a entériné dimanche, lors d'un Congrès statutaire à Nanterre (Hauts-de-Seine), son adhésion au Mouvement Démocrate (MoDem) dont il est membre fondateur, au terme d'un débat "assez chaud" de l'aveu de sa présidente, Corinne Lepage. "Ca a chauffé" sur la question de la double appartenance Cap21/MoDem, a reconnu devant la presse Mme Lepage, qui vient d'être nommée vice-présidente du MoDem, en charge des commissions de travail. "On a voté trois fois sur la question de savoir si des adhérents de Cap 21 pouvaient y rester sans adhérer obligatoirement au MoDem. On a fini par dire non", a-t-elle expliqué. Selon elle, environ "20%" des adhérents voulaient garder la liberté de refuser l'adhésion automatique au MoDem. En revanche, les statuts du MoDem ont été approuvés "à l'unanimité". Cap 21, qui compte "entre 2.500 et 3.000" adhérents, garde une "autonomie programmatique et financière, mais pas politique", a-t-elle précisé. Cela signifie que des candidats issus de Cap 21 aux prochaines élections seront "des candidats MoDem", a expliqué Mme Lepage, ex-candidate aux municipales. "Je suis convaincue que le mélange de cultures politiques que représente le MoDem est à même de répondre au défi de construire le parti du développement durable", a-t-elle déclaré dans son discours de clôture, devant une centaine de militants et le président du MoDem, François Bayrou. "Cap 21 peut et veut jouer un rôle central" dans l'élaboration du projet, car "nous disposons d'une base programmatique et d'une réflexion déjà poussée, qui pourra servir de base au MoDem", a-t-elle ajouté. M. Bayrou a expliqué qu'"opposé aux courants" où chacun cherche à se compter en vue d'obtenir "un nombre de places en fonction des résultats de la guerre interne", il acceptait l'existence de "sensibilités" telles que Cap 21. Dans le "respect de l'histoire et des identités", il faut construire "un mouvement riche et pluriel", a-t-il lancé, tout en mettant en garde: "dans l'action, il faut que nous soyons soudés". Ce congrès de deux jours a accueilli samedi soir des intervenants extérieurs pour un débat sur le développement durable: l'ex-porte-parole des Verts Yann Wehrling, l'ancien conseiller de Ségolène Royal Bruno Rebelle (ex-Greenpeace) et le député UMP François Grosdidier, opposé aux OGM. "Nous avons décidé de monter une union nationale de tous les défenseurs de l'écologie, qui sera trans-partis", a affirmé Mme Lepage.

samedi 14 juin 2008

Actualités – France

Le Nouveau Centre hausse le ton face à l’UMP


Leurs collègues UMP manqueraient de "considération" à leur égard, voire seraient "méprisants": les députés du Nouveau Centre haussent le ton, dénonçant des "pressions" du groupe majoritaire et réclamant des "règles du jeu beaucoup plus claires". Depuis le début de la législature il y a un an, les élus du Nouveau Centre -21 au départ, 23 depuis peu et peut-être 24 avec l'arrivée annoncée de l'ex-Mouvement démocrate Thierry Benoit- se sont montrés des alliés plutôt commodes, votant toujours les textes majeurs même s'ils ont parfois émis quelques réserves. Après l'invalidation de l'UMP Georges Fenech, l'arrivée à l'Assemblée de son ex-suppléant, Raymond Durand, patron du NC dans le Rhône et élu le 1er juin sous l'étiquette UMP-NC, a mis le feu aux poudres. Le groupe UMP (317 élus) tenait pour acquise la venue dans ses rangs de M. Durand, ce dernier ayant déclaré "sur l'honneur", dans une lettre datée du 21 mai dont l'AFP a obtenu copie, qu'il s'inscrirait comme "député apparenté UMP". Pas question, tranche le patron des députés NC, François Sauvadet, pour qui M. Durand a été "élu grâce à l'engagement de toute la majorité". "La conception du fonctionnement d'une majorité, c'est d'avoir le respect de chacun. Nous ne sommes pas à l'UMP et nous n'avons pas l'intention d'y rentrer demain", a-t-il tempêté mardi. "Il faut que l'UMP soit raisonnable. Nous n'avons jamais demandé à Frédéric Lefebvre (UMP) de siéger au groupe NC quand il a remplacé André Santini", député NC entré au gouvernement en juin 2007, renchérit Jean-Christophe Lagarde. L'affaire Durand "est un révélateur. Le gouvernement a une attitude ouverte mais les relations sont tendues avec l'UMP, c'est une réalité", ajoute-t-il. Selon M. Lagarde, le climat a changé depuis les municipales, où le NC a beaucoup mieux tenu que l'UMP: "de la condescendance à notre égard, on est passé à l'agacement, car on est en train de recomposer l'ancienne UDF. Cela dérange certains". Et de viser le patron du groupe UMP Jean-François Copé et le président de l'Assemblée Bernard Accoyer. Ce dernier est accusé d'hostilité résolue vis-à-vis de "tout ce qui est centriste". Chez les ex-bayrouistes ralliés à Nicolas Sarkozy, on tonne aussi contre des "mauvaises manières" de l'UMP: pas un poste de rapporteur confié en un an, des amendements à leurs yeux insuffisamment retenus ou alors votés après avoir été repris à leur compte par des députés UMP... "Il faut des règles du jeu beaucoup plus claires. J'entends beaucoup (M. Copé) parler de coproduction législative avec le gouvernement. Je voudrais l'inviter à une coproduction législative entre nos deux groupes", lance M. Sauvadet. Il a d'ailleurs prévenu que, sur la réforme des institutions, des votes négatifs de certains centristes n'étaient pas exclus sans avancées sur le texte. Sur la représentativité syndicale, le groupe NC a également fait entendre sa différence en affichant jeudi son "scepticisme" sur l'ajout du volet réforme du temps de travail et en appelant gouvernement et UMP à rester "ouverts" sur ce dossier. Cette irritation des élus NC ne semble toutefois guère inquiéter les députés UMP, certains ironisant même sur "une poussée de fièvre sans conséquence". M. Copé minimise: "j'ai de très bonnes relations avec François Sauvadet. Il n'y a aucun problème entre nous", a-t-il assuré à l'AFP.

vendredi 13 juin 2008

Actualités – France

Baromètre Figaro Magazine-TNS Sofres : la cote des partis centristes est stable


Voici les résultats du dernier baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine

Question : Pour chacune des personnalités politiques suivantes, voulez-vous me dire si vous souhaitez lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir ?

Juin
2008

Évolution

- Bernard KOUCHNER

49

=

- Jean-Louis BORLOO

40

-2

- François BAYROU

39

=

- Corinne LEPAGE

19

-1

- Jean-Pierre RAFFARIN

18

-1

- Christine BOUTIN

15

-2

- Éric BESSON

13

=

- Hervé MORIN

12

=

Question : Pour chacune des personnalités politiques suivantes, voulez-vous me dire si vous souhaitez lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir ?

Ensemble

Gauche

Centre

Droite

- Bernard KOUCHNER

49

48

53

58

- Jean-Louis BORLOO

40

28

46

63

- François BAYROU

39

41

81

31

- Corinne LEPAGE

19

17

24

24

- Jean-Pierre RAFFARIN

18

7

16

36

- Christine BOUTIN

15

10

22

24

- Éric BESSON

13

8

12

23

- Hervé MORIN

12

7

14

20

Question : Avez-vous une opinion très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise de chacune des formations suivantes ?

Très
bonne

Plutôt
bonne

ST
Bonne

Plutôt
mauvaise

Très
mauvaise

ST
Mauvaise

Sans
opinion

- MoDem

1

33

34

36

12

48

18

- Nouveau Centre

0

18

18

34

12

46

36

Question : Avez-vous une opinion très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise ou très mauvaise de chacune des formations suivantes ?

Ensemble

Gauche

Centre

Droite

PC

- Très bonne ou plutôt bonne

24

40

21

10

- Plutôt mauvaise ou très mauvaise

58

47

73

80

- Sans opinion

18

13

6

10

PS

- Très bonne ou plutôt bonne

42

72

43

14

- Plutôt mauvaise ou très mauvaise

47

23

55

81

- Sans opinion

11

5

2

5

Verts

- Très bonne ou plutôt bonne

46

59

57

30

- Plutôt mauvaise ou très mauvaise

42

34

39

64

- Sans opinion

12

7

4

6

MoDem (de François Bayrou)

- Très bonne ou plutôt bonne

34

34

83

30

- Plutôt mauvaise ou très mauvaise

48

54

16

58

- Sans opinion

18

12

1

12

Le Nouveau centre

- Très bonne ou plutôt bonne

18

14

37

27

- Plutôt mauvaise ou très mauvaise

46

54

39

42

- Sans opinion

36

32

24

31

UMP

- Très bonne ou plutôt bonne

35

8

42

79

- Plutôt mauvaise ou très mauvaise

54

87

55

16

- Sans opinion

11

5

3

5

FN

- Très bonne ou plutôt bonne

9

4

4

20

- Plutôt mauvaise ou très mauvaise

82

92

96

76

- Sans opinion

9

4

0

4