vendredi 3 septembre 2021

Présidentielle 2022. Sondage (Ipsos) – Macron en tête au premier tour dans tous les cas de figure, entre 24%et 26%

Selon le sondage de l’Institut Ipsos pour franceinfo et Le Parisien, Emmanuel Macron serait en tête dans tous les cas de figure testés et obtiendrait entre 24% et 26% (25% face à Xavier Bertrand, 25,5% face à Valérie Pécresse, 26% face à Michel Barnier, 24% face à Xavier Bertrand et Eric Zemmour et face à Valérie Pécresse et Eric Zemmour, 26% face à Michel Barnier et Eric Zemmour).

Marine Le Pen, de son côté serait, elle, entre 19% et 23%.

Scores des autres personnalités testées:
- Candidat d’extrême-gauche: 1,5%
- Fabien Roussel (PC): 1,5%:
- Jean-Luc Mélenchon (LFI): entre 8% et 8,5%
- Arnaud Montebourg (gauche): 2%
- Yannick Jadot (EELV): entre 10% et 11%
- Anne Hidalgo (PS): 9%
- Candidat LR - Xavier Bertrand, 15% ou 17%; Valérie Pécresse, 14% ou 16% ; Michel Barnier, 11% ou 13%
- Nicolas Dupont-Aignan (DF): entre 2% et 5%
- Eric Zemmour (extrême-droite): entre 8% et 8,5%

A noter qu’Ipsos n’a pas testé les intentions de vote pour le second tour, ni n’a testé la candidature du centriste Jean-Christophe Lagarde, faisant du candidat de la Droite également celui de l’UDI...

 

(Sondage réalisé par internet les 2 et 3 septembre  2021 auprès d’un échantillon de 925 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus / Méthode des quotas / Marge d’erreur non précisée)

 

 

Propos centristes. France – Etat des Français; biodiversité; Afghanistan et géopolitique; l’économie va bien; lutte contre la covid19…

Voici une sélection, ce 3 septembre 2021, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

► Emmanuel Macron (Président de la République)
- (…) L’enquête [d’Harris-Interactive] très documentée publiée[par le magazine Challenges] est salutaire. (…) C’est une nation raisonnable, un peuple lucide qui se dévoile. Lucide sur les difficultés auxquelles fait face le pays. Oui, des tentations séparatistes existent qui, s’inscrivant dans un nouvel âge de la violence, nourrissent une insécurité tout à la fois physique et culturelle. Oui, la désindustrialisation, le départ d’usines dans certains territoires où elles constituaient un horizon presque indépassable, nourrit angoisse du chômage et peur du décrochage. Oui, la dette est une menace qu’il convient de prendre en compte pour ne pas compromettre l’avenir de nos enfants. Oui, le réchauffement climatique est devenu plus qu’un défi parmi d’autres, une urgence vitale. Et oui, le décrochage de notre système éducatif depuis le début des années 2000 est préoccupant, autant pour notre prospérité future que pour l’esprit public.
Mais, lucide, le peuple français l’est aussi sur les transformations à mener pour relever ces défis du siècle. Lucidité sur la nécessité de ne rien céder à ceux qui prétendent imposer leurs règles propres face aux lois de la République, de mobiliser les musulmans pour faire reculer l’islamisme radical. Lucidité sur le cadre réglementaire et fiscal favorable qu’il convient de garantir aux entrepreneurs, sur les investissements dans la recherche et dans l’innovation qu’il nous faut consentir pour relocaliser les industries en France. Lucidité encore sur la centralité du travail : les Français qui, pour la plupart, disent aimer leur emploi savent majoritairement que nous devrons travailler plus longtemps pour rembourser la dette ou pour financer de nouveaux droits comme l’accompagnement des personnes âgées dépendantes. Lucidité sur le fait que la lutte contre le dérèglement climatique passe non seulement par une action des pouvoirs publics, mais par des changements progressifs d’habitudes auxquels, là encore, les Français sont prêts. Lucidité enfin sur l’urgence d’investir dans l’éducation et dans la formation, forces à l’aune desquelles se mesure désormais la richesse des nations.

Lucidité volontaire, donc ! Chez nous, Français, en effet, nul renoncement ni tentation du repli. Chez nous, Français, nulle résignation ni fatalité. C’est au contraire un puissant désir d’engagement qui partout s’exprime, autant pour des causes – lutte contre les violences faites aux femmes, soutien aux victimes des attentats, défense du climat –, que pour des projets collectifs – il n’est pas anodin qu’associations et entreprises soient les acteurs qui recueillent le plus d’adhésion.
Alors, dans un contexte pourtant marqué par le désordre géopolitique, la crise sanitaire, le risque terroriste et la peur climatique, c’est une résistance remarquable qui transparaît. Comme un inaltérable esprit français.

- La France en voie de moyennisation, sur le point de tourner le dos à sa vocation universelle ? C’est à l’inverse la valeur donnée à l’ambition qui frappe, en particulier au sein de notre jeunesse. Nous ne sommes décidément pas une nation de demi-mesures ou de milieu du gué. Mais de transformations radicales. De révolutions qui débordent le monde.
La France gagnée par le déclinisme quand ce n’est l’obscurantisme ? Nous continuons au contraire à être très largement une société de progrès. La nation des Lumières, de Louis Pasteur et de Pierre et Marie Curie, qui place la raison, la science et la médecine au-dessus de tout. La nation de Simone Veil et de Robert Badinter, qui croit en la force de la loi pour porter de grandes avancées sociétales comme le congé paternité ou la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes.

La France défiante, réductible à un archipel à la dérive ? C’est davantage la confiance des Français envers leurs compatriotes qui domine, comme si le fait de partager une langue, une histoire, une culture l’emportait sur toutes les différences. C’est le respect, la responsabilité et l’entraide qui surnagent comme valeurs cardinales, comme si à mesure que l’accomplissement personnel devenait la norme, les Français répondaient goût des autres, comme si à mesure que le culte de l’individu s’étendait, ils répondaient conscience civique.

- Ambition, goût du progrès, conscience civique : ces trois vertus françaises sont souvent passées sous silence. Pourtant elles sont bien là, pourvu que l’on sache les saisir au détour d’une conversation, d’une porte qui s’ouvre, d’une main qui se tend, pourvu que l’on sache prendre le temps comme j’ai souhaité le faire durant mon récent tour de France dans les terres de métropole comme dans celles d’outre-mer. Ambition, goût du progrès, conscience civique : c’est en cultivant ces trois vertus que, dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, dans les prochaines années, nous allons projeter notre pays vers l’avenir.

- [Covid19] S’il nous faudra, comme je l’ai dit très tôt, vivre encore plusieurs mois avec le virus, le vaccin, miracle de la science et du génie humain, offre la perspective d’un retour à la normale. L’enjeu est aujourd’hui à quatre dimensions : continuer à aller vers ceux qui n’ont encore reçu aucune dose, vacciner les plus jeunes au collège, au lycée et à l’université, assurer l’immunité des plus fragiles au travers d’une campagne de rappel, contribuer à vacciner le monde, ce que nous avons fait dès le début de la pandémie en étant à l’initiative du programme ACT-A.

- Notre histoire enseigne que les crises sont souvent des moments de bascule où ce qui distingue les nations et les continents est souvent leur capacité à s’extraire des pesanteurs du présent pour porter l’avant-garde, le monde nouveau qui alors naît. En même temps que nous devons faire face sur le plan sanitaire, nous ne devons pas cesser de voir loin, de penser grand.

- La France, en faisant le choix du quoi qu’il en coûte, a su protéger ses capacités de production, d’innovation, son esprit d’entreprise et ses emplois. Avec l’Europe qui, pour la première fois, a émis de la dette commune, nous avons su engager un plan de relance non seulement de réparation mais de construction de l’avenir, avec des investissements importants dans la conversion du parc automobile, la rénovation thermique des bâtiments, la formation de la jeunesse. Nous avons aujourd’hui, au moment où notre économie repart de l’avant, à prolonger et amplifier cet effort. Nous avons à renouer avec notre destin de grande nation de production, d’industrie et d’innovation.

- Je crois en nous. En cet esprit français fait d’ambition, de goût du progrès et de conscience civique que rien, pas même l’accélération de l’histoire que nous vivons, ne peut abîmer.
Je crois en la France. Nous pouvons faire de ces difficultés partagées depuis un an et demi une force, de cette crise une chance pour rebâtir notre indépendance et reprendre possession de notre destin. Nous pouvons faire de la décennie qui s’est ouverte une décennie française et européenne.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)
- L'école, c'est la République et la République, c'est l'école. Tout au long de la crise sanitaire, elle est restée une priorité et notre boussole. C'est une fierté mais aussi une grande responsabilité. Bonne rentrée à tous nos élèves, leurs enseignants et leur personnel éducatif.

- [Violences conjugales] Rien ne remplacera l'écoute et l'accueil des victimes - ils doivent être irréprochables - mais des outils technologiques peuvent aussi sauver des vies : 1000 bracelets anti-rapprochement disponibles depuis le début de l'année, 3000 téléphones grave danger d'ici novembre.

 

Jean-Yves Le Drian (ministre de l'Europe et des Affaires étrangères)
- [Talibans] Nous avons vis-à-vis d’eux quatre exigences: la levée des entraves pour ceux qui veulent quitter le pays ; le libre accès de l’aide humanitaire sur le territoire ; la rupture totale avec toute organisation terroriste ; le respect des droits fondamentaux, notamment celui des femmes. C’est sur ces bases, sur des actes, que nous jugerons l’action des talibans, et non sur leurs mots. C’est aux talibans de prouver qu’ils sont prêts à respecter ces exigences dans un futur gouvernement de transition dans le cadre des négociations de Doha. Et pour l’instant, nous n’avons aucun signe qu’ils prennent cette direction…

- [Afghanistan] La France a anticipé les évacuations. Dès que s’est précisé le retrait américain, entre le printemps et juillet, nous avons multiplié les alertes et rapatrié 623 agents locaux et leurs ayants droit. Plus de 800 auxiliaires de l’armée ont aussi fait l’objet de rapatriements depuis 2014. Nous avons fait notre devoir et nous continuerons à le faire pour ceux qui sont restés en Afghanistan malgré nos efforts. Grâce au pont aérien et à l’action courageuse de toutes nos équipes françaises, nous avons pu rapatrier plus de 2800 personnes, dont plus de 2600 Afghans, qui étaient menacés, soit en raison du métier qu’ils exerçaient soit à cause de leur engagement antérieur auprès des institutions françaises. Il reste encore du monde, mais les activités d’évacuation ne sont plus possibles depuis l’attentat de l’état islamique à l’aéroport de Kaboul et le retrait américain. Notre priorité est de trouver de nouvelles portes de sortie au plus vite. Ce n’est pas facile mais notre détermination et notre mobilisation sont totales. L’idéal serait la réouverture de l’aéroport de Kaboul, avec des mesures de sécurisation. Le sujet fait l’objet de discussions entre le Qatar et les talibans. En attendant, nous continuons à recueillir tous les signalements des personnes à risque.

- [Afghanistan] La France reconnaît des États et non des gouvernements. Les talibans ont pris le pouvoir par la force à Kaboul et il n’est pas question de reconnaître ce pouvoir de fait. Pour le reste, nous attendons qu’ils respectent les engagements précités. Cette position est aussi celle du G7 et de l’UE.

- [Afghanistan] En 2002, la création de la force de l’OTAN était parfaitement justifiée. Il s’agissait alors de riposter aux attentats du 11 septembre 2001. C’était la première fois que l’Alliance déclenchait l’article 5, pour défendre l’un de ses membres, qui était attaqué. Cet engagement a atteint les résultats qu’il s’était fixés. Il n’y a plus eu d’attentat projeté depuis la plateforme afghane et Ben Laden a été neutralisé. C’est la raison pour laquelle François Hollande, considérant que l’objectif de lutte anti-terroriste avait été atteint, a retiré les forces françaises combattantes d’Afghanistan dès 2012. Ce qui n’a pas marché, c’est la tentative de bâtir une gouvernance stabilisée par les armes. Quand on est attaqué par des terroristes, bien sûr qu’il faut répondre. Mais la leçon de l’Afghanistan, c’est qu’on ne peut pas imposer de l’extérieur à un pays par la force armée un mode de gouvernance quand il n’a pas un large appui du peuple et de sa classe politique.

- [Afghanistan] Personnellement, je ne condamne pas la décision de Donald Trump et de Joe Biden de se retirer d’Afghanistan. C’est leur libre choix. La France, qui a retiré ses forces combattantes de ce pays en 2012, serait bien en mal de le critiquer. J’étais alors ministre de la Défense. Si on peut reprocher quelque chose aux États-Unis, c’est d’avoir surestimé la capacité de résistance des Afghans aux talibans. Le fait que les talibans aient pris le pouvoir, par la force mais sans avoir à combattre, a donné une image désastreuse de l’armée afghane, des institutions politiques afghanes, et en conséquence du retrait américain. Mais sur le fond, la démarche américaine correspond à une tendance de fond amorcée dès la présidence de Barack Obama et compréhensible. Les États-Unis se recentrent sur leurs intérêts fondamentaux et renoncent aux grandes initiatives expéditionnaires militaires à l’étranger. (…)
Face à ce recentrage américain, nous Européens devons accepter que nous n’avons pas la même géographie… Par exemple, le Sahel constitue notre frontière sud, mais l’Afghanistan ne constitue pas la frontière stratégique des Américains. (…)
Le recentrage des États-Unis sur leurs intérêts fondamentaux et la conflictualité montante avec la Chine ont évidemment un impact sur les Européens. Le lien transatlantique doit perdurer et perdurera, mais il doit être plus équilibré. Le concept stratégique de l’OTAN doit davantage prendre en compte les intérêts des Européens, comme la nécessité pour eux de continuer à combattre le terrorisme. Le retrait américain d’Afghanistan ne signifie pas une fragilisation de la relation transatlantique mais une interpellation pour un meilleur équilibre.

- La nécessité du réveil européen dans une alliance atlantique rééquilibrée commence à faire consensus.

- [Afghanistan] Il n’est pas exclu que la prise de l’Afghanistan par les talibans engendre quelques velléités terroristes et j’observe que les talibans ne tiennent pas tout le pays car ils sont en conflit avec Daesh. Mais la situation des Français au Sahel n’a rien à voir avec celle des Américains en Afghanistan. Notre action vise à lutter contre des groupes terroristes bien identifiés au Sahel, Al Qaeda et Daesh, dans une logique de sécurité des Etats concernés, mais aussi de notre propre sécurité. Nous y sommes à la demande des autorités locales. Enfin, nous ne sommes pas partis du Sahel, nous avons transformé notre opération de lutte antiterroriste pour l’adapter.

- La Chine pourrait trouver un certain avantage à l’effet d’image actuel sur les États-Unis. Mais en même temps sa position est ambivalente, car Pékin n’a pas intérêt à une déstabilisation à ses frontières. Il pourrait donc y avoir des convergences avec la Chine, pour empêcher que l’Afghanistan ne devienne une base arrière pour le terrorisme. La Russie est dans la même position ambivalente. Satisfaite de ne plus être la seule victime du tombeau des empires, mais inquiète du risque terroriste qui pourrait venir d’Asie centrale. Il y a donc aussi là de possibles convergences d’intérêts. C’est pourquoi nous devons continuer de chercher à discuter avec ces deux pays, notamment au Conseil de sécurité. Pour l’instant, le pays qui profite le plus de cette nouvelle situation est le Pakistan. Depuis le retour des talibans, il a obtenu une plus grande profondeur stratégique pour servir ses propres intérêts, notamment face à l’Inde. (…) Nous allons lui demander de contribuer à la lutte antiterroriste, comme c’est son devoir de le faire. Il faudra aussi gérer dans tous les pays voisins de l’Afghanistan les mouvements de population qui ne manqueront pas de se produire. Nous nous attendons en effet à des mouvements d’exil - 500.000 selon le Haut-commissariat aux réfugiés - vers les pays voisins.

- [Afghanistan] Les Soviétiques avaient envahi l’Afghanistan dans une logique de deuxième Guerre froide contre les Américains et ont perdu leur pari puisque l’invasion a au contraire révélé la faiblesse de l’URSS. Elle a été l’une des étapes du chemin qui a mené à l’effondrement soviétique. Les Américains sont venus en Afghanistan pour régler le compte des tours jumelles de New-York, des attentats du 11 septembre. Ils sont restés plus longtemps car ils ont voulu s’assurer que le pays ne puisse pas redevenir une base de projection pour le terrorisme. Mais le retrait américain n’a pas la même ampleur que celui des Soviétiques. Encore une fois, la géographie compte beaucoup. Les bases de la puissance américaine ne sont pas atteintes comme l’étaient celles de l’URSS.

- Contrairement à ce qu’écrivent de nombreux éditorialistes, je ne crois pas que l’Afghanistan soit synonyme de déclin américain. Bien sûr, il s’agit d’un moment dur, car les images montrant la rapidité de l’effondrement et le manque de prévision ont semé le doute et l’effroi. Et cet échec a été rendu encore plus patent par la fuite du président afghan Ashraf Ghani et la déroute de l’armée. Mais les fondamentaux américains, eux, vont rester les mêmes, avec des intérêts recentrés et définis plus strictement.

- [Afghanistan] Certaines erreurs ont été commises. La plus grande fut la libération de 5000 prisonniers afghans décidée par Donald Trump, qui a fourni des éléments de combat aux talibans. La seconde fut de trop prendre pour argent comptant les engagements de principe des talibans. La troisième fut d’avoir surestimé la gouvernance afghane.

- [Afghanistan] Ce n’est pas à nous de dicter aux Afghans par les armes leurs choix de gouvernance. Mais c’est à nous de protéger ceux qui sont menacés, d’imposer nos exigences aux nouvelles autorités et d’utiliser nos leviers, politiques comme économiques, pour les influencer.

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)
- Le combat pour l'écologie, c'est un marathon, et il n'est jamais gagné, il faut toujours continuer à le faire.

- Les entreprises qui ne se lancent pas dans la transition écologique sont des entreprises qui à terme vont mourir.

- Pas de préservation de la nature sans moyens humains. Conformément à l'engagement d'Emmanuel Macron, nous annonçons des effectifs supplémentaires pour la gestion de nos aires protégées. Un signal fort à l'occasion du Congrès mondial de la nature.

- 9 jours pour reconquérir la biodiversité. Jusqu’au 11 septembre, et pour la première fois, la France accueille à Marseille, le Congrès mondial de la nature de l'UICN, association internationale de référence sur la biodiversité.

- Le problème de la biodiversité, c'est qu'il est méconnu, alors qu'il est aussi important que l'enjeu climatique. Quand on prend son petit déjeuner, on se rend compte que tout ce que l'on mange vient de la biodiversité. Si on n'en prend pas soin, on prend des risques.

- Les opérateurs de l’eau et de la biodiversité, ce sont des femmes et des hommes de terrain qui sensibilisent, suivent et protègent la nature au quotidien. Ils sont incontournables. La trajectoire positive des effectifs est donc une bonne nouvelle pour ces établissements, leurs agents et la biodiversité. Pour nous toutes et tous.

- Hulot a raison, il faut vivre plus sobrement. Mais vivre plus sobrement, ça ne veut pas forcément dire moins bien. Dans le plan de relance, on met quatre milliards pour les bâtiments publics pour qu'ils soient mieux isolés. Vous allez être plus sobre en énergie, vous allez moins dépenser d'énergie, mais vous allez mieux vivre parce que vous serez mieux chauffés.

- Les Verts découragent les gens. Ils restent dans un entre-soi et dans une critique très facile sans vouloir vraiment exercer la responsabilité qui va avec

 

Florence Parly (ministre des Armées)
- En Slovénie hier, réunion avec les ministres de la défense de l’Union européenne. La crise en Afghanistan nous a montré qu'il nous faut être plus autonomes. Nous avons un Fonds européen de Défense, des programmes spatiaux, une stratégie maritime, et beaucoup d'autres outils qui doivent faire de l'Europe un acteur crédible sur la scène internationale. Mais nous devons aller plus loin. Avec la Boussole stratégique, l'Europe de la Défense aura bientôt son Livre blanc.

- Le Kazakhstan vient d’acquérir deux avions de transport A400M. Je salue ce choix et félicite Airbus : neuf pays sont désormais dotés de cet avion européen. Fruit d’une coopération européenne, l’A400M, baptisé « Atlas » par nos forces armées, est aujourd’hui un appareil puissant et performant. Son utilisation par plusieurs pays – dont la France – lors des évacuations de Kaboul le montre. L’A400M a rencontré de réelles difficultés lors de sa mise en production : nous ne les nions pas, mais elles sont aujourd’hui derrière nous. Cette expérience collective et européenne nous aura rendus plus forts et pragmatiques dans nos projets en coopération.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)
Soudeurs, peintres en bâtiment, boulangers… jamais les apprentis n'ont été aussi nombreux à prendre le chemin d’un CFA ou d’une entreprise en cette rentrée. Très bonne rentrée à toutes et tous ! Poursuivons la mobilisation pour l’apprentissage.

 

Jacqueline Gourault (ministre des Territoires et des Relations avec les collectivités territoriales)
Chaque jour 24 000 foyers et entreprises deviennent éligibles à la fibre grâce à la mobilisation de l’État et des collectivités territoriales.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)
- Depuis 2019 l’Etat soutient les collectivités pour lutter ensemble contre la pauvreté. C’est la contractualisation, un engagement réciproque qui fait ses preuves. Nous le prolongeons en 2022 avec encore 225 millions pour renforcer les politiques sociales au plus près des besoins.

- [Covid19] Plus de 500 nouveaux soignants ont quitté Paris hier pour les Antilles et la Polynésie Française. A chaque fois, vous répondez présents. Votre engagement fait la fierté de tout le pays.

- [Covid19] C'est parti pour la campagne vaccinale de rappel ! Tous les centres vous attendent, et vous êtes déjà 200 000 à avoir pris RDV en 48h. 18 millions de Français de plus de 65 ans ou malades sont concernés par cette troisième dose, au moins six mois après la deuxième injection.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)
- [Covid19] Déjà 84% des 18-24 ans primo-vaccinés et les étudiants pourront continuer de se faire vacciner sur les campus !

- Ce qui importe pour une université, c'est d'être ancrée dans son territoire, au service de la jeunesse et reconnue à l'international par ses travaux de recherches.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)
Face à la flambée des cours mondiaux, j’ai réuni la filière blé dur-pâtes pour garantir les approvisionnements et consolider notre filière.

 

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)
- Nous sortons aujourd’hui du télétravail subi, pour entrer dans le télétravail choisi. Je veux que cette avancée sociale majeure issue d’un accord unanime historique soit une révolution de la confiance au travail dans la fonction publique.

- L’accord unanime de tous les syndicats et employeurs sur le télétravail dans la fonction publique montre que : le dialogue social que nous menons paye en France; la fonction publique peut être à l’avant-garde de la transformation du monde du travail

- Pour vraiment simplifier l’administration par le numérique, il faut numériser les démarches des usagers, mais aussi les procédures des agents publics. En 1 an, nous avons fait ce que nous devions faire en 5 ans sur l’équipement et les outils numériques des agents.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)
- La lutte contre les violences faites aux femmes est un combat permanent. Entièrement mobilisé, le gouvernement le mène sans relâche aux côtés des associations.

- Changement culturel, le Grenelle des violences conjugales, c'est notamment : 4 lois votées en 4 ans; +60% de places d'hébergement ; le budget du ministère de l’égalité doublé ; le déploiement de 3000 téléphones grave danger ; Le 3919 : 24h/24 et 7j/7.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)
- Pour donner une nouvelle impulsion à la relance de l’export. Nous avons décidé de prolonger et d’adapter les outils déployés depuis un an pour accélérer la reprise. L’international reste plus que jamais une priorité.

- Nous devons encore accélérer pour retrouver, et même dépasser demain, notre niveau d'exportations d'avant crise. Les entreprises pourront s'appuyer sur le volet export de France Relance jusqu'au 30 juin 2022, que nous faisons évoluer pour répondre encore plus efficacement aux besoins dont elles nous ont fait part.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)
- La démarche « Habiter la France de demain » trouve son origine dans les deux dernières années, marquées par deux crises majeures : celle des « Gilets Jaunes », liée aux enjeux de l’aménagement du territoire. Et celle de la crise sanitaire.

Ces deux crises ont questionné notre rapport au logement, au moment même où l’on a enregistré un creux important dans la construction neuve. Dès lors, nous avons apporté des réponses d’urgence - notamment avec la signature du protocole en faveur de la relance de la production de logements sociaux en 2021 et 2022 ou le lancement de la commission pour la relance durable de la construction de logements confiée à François Rebsamen - et nous engageons  la réflexion pour permettre de changer de modèle dans les années à venir, afin de travailler sur le temps long. (…)
Cette démarche sert à donner un cadre politique et cohérent au travail du ministère. Nous identifierons 10 enjeux auxquels il faut répondre pour avoir une politique du logement cohérente et efficace. Nous posons le cadre, la vision politique. Et c’est fondamental, à un moment où le ministère du Logement devient de plus en plus technique et de moins en moins politique, au sens du vivre ensemble. « Habiter la France de demain » sera notre boussole pour partager des enjeux importants que sont la localisation, la mixité sociale, le lien emploi logement, etc.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)
- Notre économie redémarre vite et fort. Elle tourne à 99% de ses capacités. Dire qu’elle est encore sous perfusion est faux : en juillet, il y a eu dix fois moins de dossiers déposés pour le fonds de solidarité qu’en mai.

- Nous avons déjà engagé près de 50 milliards sur les 100 du plan France relance. Pour la transition écologique et énergétique, pour la compétitivité avec la baisse des impôts de production, et pour la cohésion sociale avec l'investissement dans les compétences.

- Politique du médicament : nous agissons concrètement avec l'entrée en vigueur du décret pour la constitution obligatoire de stocks par les laboratoires. En parallèle, déjà plus de 100 relocalisations de productions sont soutenues pour être réimplantées en France.

- Nous finançons plus d'une centaine de relocalisation de chaînes de production de médicaments et de vaccins en France.

- [Covid19] Plus de 100 millions de doses de vaccin ont été livrées en France. Depuis le mois d'avril nous donnons des vaccins aux pays plus pauvres - plusieurs millions.

- [Covid19] il ne faut pas attendre le vaccin français pour se vacciner. Sanofi et Valneva devraient annoncer leurs résultats dans les prochaines semaines, avec un objectif de mise sur le marché à la fin de l'année.

- Un tiers des startups industrielles sont positionnées sur des ruptures technologiques et sont fortement créatrices d'emplois. Elles ont un rôle important à jouer dans la politique de reconquête industrielle, et c'est pour cela que nous les accompagnons dans leur accélération.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)
- [Tribune: «La France est au rendez-vous de l’accueil des Afghans»]
L’histoire s’est accélérée en Afghanistan. Vingt ans après en avoir été chassés, les talibans ont repris le pouvoir par les armes, poussant sur les routes de l’exil celles et ceux qui ont tenté de bâtir un Afghanistan libre. C’est le devoir de notre pays d’offrir l’hospitalité à ces défenseurs de la liberté. Notre Constitution, notre histoire, comme l’idée que le monde se fait de notre pays nous y invitent. Les Français y sont attachés. Nous connaissons trop bien la fureur totalitaire qui s’abat à nouveau sur l’Afghanistan. Elle s’en prend partout aux sociétés modernes et démocratiques. Nous la combattons aussi.
Fidèle à notre tradition républicaine comme à notre engagement en faveur des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en particulier le respect des droits des femmes, le chef de l’Etat a donc annoncé, quelques heures après la prise de Kaboul, que la France prendrait toute sa part à la protection des Afghanes et des Afghans menacés de persécutions. Depuis le 17 août, nous avons évacué, grâce au pont aérien depuis l’aéroport de Kaboul, plus de 2 600 Afghans. Les services de l’Etat et les associations sont à pied d’œuvre pour assurer nuit et jour leur accueil en France, comme ils assurent le rapatriement de nos compatriotes. C’est une mobilisation exceptionnelle, dont je veux remercier tous les acteurs.
La générosité n’exclut pas la lucidité. De très nombreux Afghans chercheront à quitter leur pays au cours des prochains mois. Nous le savons : nous ne pourrons pas les accueillir tous sur notre sol. L’effort de solidarité devra être partagé. C’est le sens des discussions engagées par la France, sous l’impulsion du président de la République, avec nos partenaires européens et internationaux. La lucidité, c’est aussi la vigilance sur les personnes arrivant en France, qui sont soumises à des examens de sécurité rigoureux aux différentes étapes de leur périple. Nous ne devons pas permettre le détournement du droit d’asile.
Pour apprécier avec justesse l’attitude de la France en matière d’accueil des réfugiés afghans, trois points doivent être soulignés.
Le premier concerne l’anticipation de la crise. Nous n’avons pas attendu le 15 août pour agir. Dès le mois de mai, alors que les talibans se rapprochaient du pouvoir, nous avons été l’un des seuls pays à débuter les évacuations des personnels afghans travaillant pour les services diplomatiques, consulaires et culturels français et leurs familles. Six cent vingt-trois personnes en ont bénéficié, dont une majorité de femmes et d’enfants, auxquels il faut ajouter les auxiliaires afghans de l’armée française et leurs familles, environ 800 personnes, déjà évacués depuis 2012.
Le deuxième concerne les catégories de personnes auxquelles nous devons accorder notre protection. Certains voudraient limiter notre hospitalité aux Afghans ayant collaboré avec nos armées ou notre ambassade. D’autres, nous soupçonnent de mettre en œuvre dans les faits une telle vision restrictive du droit d’asile. La vérité est que, conformément à l’engagement du président de la République, notre protection ne se limite pas aux seuls Afghans ayant travaillé pour la France. Nous accueillons aussi, depuis le 17 août, des journalistes, des responsables politiques, des hommes de loi, des militants des droits des femmes, des artistes et des intellectuels, dont la vie est menacée du seul fait de leur engagement pour une société de liberté. C’est cela, le droit d’asile. Nous l’avons annoncé. Nous le faisons.
Le troisième point concerne l’ampleur de notre politique d’accueil. On entend que la France n’en ferait pas assez ? La réalité est que nous sommes l’un des premiers pays d’accueil des Afghans en Europe. Nous traitons plus de 10 000 demandes d’asile afghanes par an depuis 2018 et 70 % sont acceptées, faisant de la France l’un des pays leur offrant l’un des plus hauts taux de protection en 2020. Faut-il le rappeler aussi : les Afghans constituent le premier contingent de réfugiés dans notre pays.
Depuis une dizaine de jours, beaucoup de Français se disent prêts à apporter leur contribution à cet accueil. En tant que ministre responsable de l’asile et de l’intégration, je m’en réjouis. Nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour répondre aux attentes immédiates et futures des femmes et des hommes que nous accueillons.
De nombreux élus de nos territoires se sont manifestés. Je leur propose de concrétiser leurs engagements en lien avec les services de l’Etat. Ils peuvent nous aider à répondre aux besoins en matière d’hébergement d’urgence et de logement pérenne, d’accès aux soins, d’emploi, d’offre culturelle et sportive, de formation linguistique.
Car, après l’accueil, le défi de demain est celui de l’intégration, dans la durée. Pour cela, nous avons besoin de chacune et de chacun.
C’est notre honneur d’accueillir ces familles qui fuient l’obscurantisme, la violence et la guerre. Qui portent les valeurs universelles de liberté et de dignité humaine.
« Un instant de bonheur, écrivait Voltaire, vaut mille ans dans l’histoire. » C’est ce que j’ai lu dans les yeux des petites filles d’Afghanistan que j’ai pu accueillir avec le premier ministre. La France peut être fière d’être au rendez-vous de l’histoire.

- Deux ans après le Grenelle des violences conjugales:
- Le recours aux bracelets anti rapprochement a été renforcé: depuis début 2021, 1000 bracelets sont à disposition des magistrats ; à présent, 341 bracelets ont été prononcés & 245 sont actifs.
- Le déploiement des téléphones grave danger sur l’ensemble du territoire a été renforcé
: d’ici début 2022, 3000 téléphones grave danger seront mis à disposition ; à présent, 2310 téléphones sont déployés.

 

Nadia Hai (ministre chargée de la Ville)
Les associations de proximité sont les « premiers relais de toutes nos politiques publiques ». Leur engagement est total et leur rôle primordial : nous ne pourrons pas faire sans elles.

 

Bérangère Abba (secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité)
- C’est une grande fierté pour la France d’accueillir le Congrès mondial de la nature à Marseille. On sait que la France est connue et reconnue pour sa biodiversité très riche, ses paysages sublimes et variés, mais aussi pour son action très forte en faveur de la préservation de la nature. Marseille est comme une vitrine, elle recèle de très nombreux projets, d’acteurs extrêmement engagés sur ces questions. Grâce à ce terreau déjà sensible aux enjeux de préservation de la nature, elle est aussi un incubateur de tout ce qu’on peut imaginer faire de mieux dans l’avenir.

- Les scientifiques savent aujourd’hui très bien où se situent les principales pressions sur la biodiversité. Nous avons des éléments concrets et documentés. On sait où agir, même si pour cela bien sûr, nous devons y mettre les moyens. Mais nous avons manqué d’indicateurs de suivi et de déclinaisons concrètes de nos objectifs. J’ai voulu rencontrer les acteurs locaux qui mettent en œuvre les politiques qui existent déjà, voir quels freins ils rencontrent pour faire en sorte de les lever.

- Nous prônons un système de protection à la française, il ne s’agit pas d’une mise sous cloche, comme on peut l’entendre parfois au niveau international, mais un modèle de protection de nos territoires et de nos espèces qui est conciliable avec les activités humaines, que l’on accompagne pour qu’elles n’aient pas d’impact sur la nature et l’environnement.

- Nous devons mener un travail sur la finance verte. Il faut que la finance, aujourd’hui, intègre cette composante biodiversité, comme elle a commencé à intégrer la composante climat.

- Notre lutte collective pour la protection de la biodiversité nécessite d’être au plus près du terrain et de soutenir des projets concrets. C’est le rôle des opérateurs de l’eau et de la biodiversité. Ce deuxième geste fort en faveur des établissements publics de l’environnement vient illustrer la volonté du Gouvernement de disposer des moyens nécessaires à la mise en œuvre des politiques de l’eau et de la biodiversité.

- L’eau est un bien commun. Face aux conflits d’usages, notre responsabilité collective: concilier enjeux environnementaux et agricoles.

- Nous allons organiser des Assises de la forêt pour que la multifonctionnalité de la forêt française soit pleinement assurée et qui nous permette d’atteindre aussi nos objectifs climatiques, en termes de construction notamment. Avec plus de constructions en bois et une gestion durable de la forêt, nous jouons sur deux volets du puits de carbone : le puits forestier et le puits des matériaux bois de notre quotidien.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)
- Le temps n’est plus à la déclaration mais à l’action de chacun, que l’on soit une entreprise, un citoyen ou une ministre. Un engagement juste et total en faveur de la transition écologique est une nécessité, sinon : la faillite.

- L’émancipation de la jeunesse est fondamentale, elle a besoin pour ça, qu’il y ait de la confiance, qui est l'enjeu majeur de notre siècle.

- Je crois en une France du collectif, au « faire ensemble » dans une société de l’engagement.

- Nous gardons notre cap pour cette rentrée, d’école ouverte autant que possible. Afin de permettre aux enfants de poursuivre leurs apprentissages. L'occasion de rappeler qu’il n’y a qu’une seule arme contre la crise de la coivd19: la vaccination.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)
Première réunion du Comité national de concertation pour la qualité du réseau cuivre. Garantir à tous un accès de qualité à la téléphonie fixe est primordial pour nos concitoyens. Nous sommes vigilants sur les engagements pris et à l’écoute des associations d’élus.

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)
- Les huit mois qui viennent vont être importants. Ma priorité, c’est de projeter la France à 10 ans. Et je remarque que les autres partis, en quatre ans, n’ont pas réfléchi à cela. Aujourd’hui, nous vivons dans une société de risques où il faut choisir entre la peur et l’espoir. Moi, je suis du côté de l’espoir. Nous voulons bâtir la France avec des projets forts. Voilà quelle sera la tonalité de mon discours.

- [Journées parlementaires de LaREM] Nous allons nous retrouver pour la rentrée de la majorité présidentielle. C’est à la fois un moment convivial et studieux. Mais c’est effectivement un moment important d’un point de vue politique puisque nous avons des échéances électorales cette année. Après plus d’un an et demi de contraintes fortes, ces journées vont rassembler une trentaine de ministres, mais aussi près de 300 parlementaires autour du Premier ministre qui se déplacera lundi et mardi prochains à Angers.
Tout le gouvernement ne sera pas présent, mais effectivement de nombreux ministres vont participer à nos tables rondes et resteront à Angers les deux journées. Il y a un an, certains critiquaient notre groupe et prédisaient le pire. Nous avons prouvé qu’ils avaient tort. Si une trentaine de ministres se déplace, c’est bien pour montrer que nous sommes un groupe solidaire et prêt à se mobiliser.

- Chaque année, nous nous déplaçons sur un territoire. Nous avons, une nouvelle fois, décidé de quitter Paris et nous avons choisi Angers qui est une ville de qualité, à taille humaine et je sais que nous y serons bien accueillis par son maire, Christophe Béchu. Et comme la majorité présidentielle a vocation à s’élargir, nous savons que le maire d’Angers est sensible à cet élargissement autour de la majorité présidentielle. Et c’est surtout un maire libre.

- Si l’on prend le sujet de la vaccination, on voit que 87 % des Français y sont favorables. Ça n’était pas le cas avant. Alors ceux qui crient fort ne représentent pas la majorité. On entend beaucoup ceux qui crient, mais pas ceux qui font. Moi, je suis du côté de ceux qui font.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)
Les industries culturelles et créatives, la culture, ce sont des emplois. Nous devons porter cette ambition.

 

● UDI
● Parti radical
Laurent Hénart (président)

Heureuse rentrée scolaire aux écoliers, collégiens et lycéens ! L’école est un bien précieux pour notre jeunesse et notre pays que nous devons défendre.

 

► Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Nathalie Loiseau
- [Covid19] En matière de santé, les faits, les faits, rien que les faits. Ceux qui en Europe voulaient acheter des vaccins russes ont pu le faire. Ils en ont reçu beaucoup moins que prévu et utilisé encore beaucoup, beaucoup moins. Les efforts en provenance de Russie pour discréditer les vaccins utilisés massivement en Europe n’y ont rien fait, mais ils ont malheureusement contribué à la défiance vaccinale.

- Parmi les leçons du repli américain, il y en a une qui peut surprendre mais qui doit être tentée : rapprocher le Royaume Uni et l’Union européenne en matière de défense et de politique étrangère.

- [Afghanistan] Le chaos en Afghanistan nous a tous sidérés et déprimés. Cependant, il ne faut pas perdre une minute avant de tirer les leçons de cet échec collectif et de se préparer à en affronter les conséquences. On a déjà beaucoup parlé de ce qui n'allait pas. Des rapports informatifs, des éditoriaux perspicaces, des discours inspirés ont fleuri à la vitesse de la lumière, faisant se demander comment les choses ont pu tourner si mal alors que les gens savaient si bien ce qui aurait dû être fait. Un certain sens de l'humilité ne fera pas de mal si nous essayons de regarder vers l'avenir. Il semble juste de dire, cependant, que les conséquences pour l'Europe ne doivent pas être sous-estimées. Comme les attentats-suicide à la bombe à l'aéroport de Kaboul l'ont clairement illustré, la menace terroriste est à la hausse et reste un grand défi.

 

● Personnalités centristes
Jean-Louis Borloo (ancien ministre et président de l’UDI)
- Dans les quartiers, il y a quatre fois moins de moyens qu’ailleurs, rapporté au nombre d’habitants (…) La République fait beaucoup moins pour ces zones en apesanteur que pour les autres.

- La jeunesse des quartiers représente une forme d’avant-garde ! Mais on en fait l’inverse. (…) Vous connaissez un pays qui peut se permettre d’avoir 150.000 jeunes en bas des immeubles, qui attendent ? C’est absurde ! Ces quartiers sont une chance ou un drame pour notre pays, il faut juste savoir ce qu’on veut.

- [Dans les quartiers de banlieues, il convient] de défiscaliser toutes les créations d’entreprises, d’instaurer une baisse de la TVA, de créer des places de crèche même si les villes sont pauvres.

- [Il existe] une ségrégation urbaine. (…) Le séparatisme des élites est au moins aussi important que celui des banlieues. Le problème est le même dans ces quartiers [de banlieues] que dans les zones rurales très délaissées, dans les DOM et dans les petites villes moyennes «en déprise»: les habitants y ont moitié moins d’espérance de réussite que sur le reste du territoire de la République.