Voici une sélection, ce 2 juin 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> J’ai échangé hier soir avec le Président Trump au sujet de la situation au
Moyen-Orient. J’ai salué les efforts déterminés qu’il mène pour parvenir
rapidement à un accord entre les États-Unis et l’Iran, qui constitue une
opportunité unique de construire un nouveau cadre de sécurité associant
l’ensemble des acteurs concernés, afin de permettre une stabilisation durable
de la région. J’ai indiqué que nous étions prêts à soutenir pleinement ces
efforts et à prendre toute notre part dans leur mise en œuvre. C’est le sens de
la mission internationale que nous avons construite avec les Britanniques et
nos partenaires, prête à être déployée dès qu’un accord sera conclu afin de
contribuer à la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Nous
sommes également disposés à apporter notre expertise et nos capacités aux
négociations plus larges qui doivent s’ouvrir, en particulier sur le volet
nucléaire d’un accord. J’ai enfin salué l’engagement du Président Trump en
faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban, et souligné
l’importance d’un cessez-le-feu robuste et de notre appui collectif aux
autorités libanaises.
> [Discours à l’occasion du 9e Sommet Choose France]
Je voulais d'abord vous remercier, remercier l'ensemble des investisseurs, des
chefs d'entreprise, les ministres, toutes les équipes des pouvoirs publics qui
sont là. Et vraiment, je voudrais dire un très grand merci aux équipes qui ont
permis ces réalisations, les équipes évidemment de Bercy, de la DGE, l'ensemble
des services, celle de Business France aussi, de la BPI, toutes les équipes des
cabinets et l'écosystème français. Et remercier évidemment nos administrations
et les entreprises françaises qui sont là, qui permettent aussi de convaincre
les partenaires étrangers d'investir chez nous.
Et cette édition est importante parce qu'elle acte 93 milliards d'euros
d'investissement dans notre pays, ce qui est massif. C'est des dizaines de
milliers d'emplois à la clé. C'est évidemment beaucoup d'IA, de datacenter
avec, je dirais, deux acteurs massifs que sont SoftBank et que sont Mubadala et
MGX qui ont fait de très gros investissements. Et derrière aussi
beaucoup d'investissements, de l'acier en passant par l'électrification de
machines-outils, etc.
Ceci vient, au fond, consolider les 9 dernières années d'efforts où on a
réalisé 87 milliards d'euros d'investissements confirmés, délivrés, avec là
aussi des dizaines de milliers d'emplois qui ont été créés et qui est le fruit
du travail collectif. C'est le fruit des réformes, de la constance, d'un
écosystème qu'on a su bâtir et donc je voulais vous en remercier collectivement
en même temps que je voulais annoncer ou plutôt confirmer ces bonnes nouvelles.
Voilà, donc merci à tous.
Je sais que vous venez du monde entier et pour certains d'entre vous, c'est la
neuvième fois. Je reconnais certains d'entre vous. Pour d'autres, c'est la
première participation. Masa, vous avez pris la bonne décision en confirmant
quelque 45 milliards d'investissements, Marc également, 2 milliards annoncés.
C'est formidable. Et je souhaitais très sincèrement vous remercier de votre
présence, de votre engagement et d'avoir travaillé dur à ces projets. Au cours
des dernières années, nous avons consolidé cet environnement favorable aux
entreprises. Et je voulais vous en remercier tous, car pour nous, c'est un défi
constant que de rapprocher l'écosystème français, nos universités, nos
autorités territoriales, nos entreprises, les petites, les grandes, nos investisseurs
et les startups en provenance d'Amérique latine, des États-Unis, de l'Asie, de
la région du Golfe, etc
Au cours des dernières années, nous avons confirmé quelque 87 milliards
d'investissements. Aujourd'hui, nous annonçons 93 milliards d'investissements.
45 milliards en provenance de SoftBank cet investissement dans des centres de
données, mais également grâce au partenariat avec Schneider. Et puis, vous nous
avez annoncé votre intention d'investir un total de 75 milliards. Et puis, le
suivi des investissements de Mubadala, MGX et d'autres. D'autres sont venus
pour parler des terres rares, des minéraux, des batteries, de toute la chaîne
de valeur, des investissements clés aujourd'hui. Et je vous en suis extrêmement
reconnaissant. Alors, j'aimerais revenir à ce que je puis vous dire pour faire
plus encore. Que pouvons-nous annoncer encore ? Car il ne s'agit pas de
faire que des annonces, mais également de nous assurer de la mise en œuvre pour
que tout ceci devienne réalité et que nous changions le visage de ce pays, de
ce continent.
Je crois qu'au cours des dernières années, et c'est le principal moteur de ce
mouvement. Nous avons ensemble pu construire un environnement favorable aux
entreprises. Et très tôt, nous avons entrepris des réformes de la
réglementation du travail. Et de fait, lors de mes entretiens bilatéraux,
personne n'a évoqué la réglementation du droit du travail en France, alors
qu’auparavant, on me parlait du manque de flexibilité, etc., donc le droit du
travail.
Deuxièmement, la fiscalité sur les plus-values et de nombreux sujets afin de
faciliter les investissements totalement nouveaux, la recherche et le
développement et même remarque à cet égard.
Troisièmement, l'énergie. Et là, c'est le résultat des grands investissements
opérés ces dernières années, car nous avons un avantage historique qui est
l'énergie nucléaire. Mais ces dernières décennies, nous avons beaucoup investi
pour réorganiser cette chaîne de valeurs en France. Et je salue tous les
acteurs essentiels, qu'il s'agisse d'EDF, Framatome, Orano, le CEA et toute la
famille française du nucléaire. Nous avons fait beaucoup au cours des 10
dernières années, et nous avons réinvesti précisément pour moderniser les
instruments existants. Ce qui veut dire qu'en 2022, au début de la guerre
d'agression menée par la Russie en Ukraine, nous importions de l'électricité,
car nous n'étions pas à notre maximum. Nous utilisions quelque 60 % de nos
capacités. Ensuite, nous avons amélioré la situation, et en 2025-2024, nous
avons pu exporter plus de 90 TWh. Et nous sommes de loin le principal
exportateur d'électricité en Europe, ce qui nous offre la capacité d'investir
dans des centres de données, dans de nombreux projets, sans faire souffrir nos
ménages et nos entreprises.
C'est un avantage exceptionnel de l'écosystème français, l'énergie disponible
décarbonée. Par ailleurs, 95 % de cette électricité est d’ores et déjà
décarbonée. Nous investissons dans des capacités supplémentaires afin de
compléter le cycle et de le moderniser, mais également pour construire 6 plus 8
réacteurs. C'est déjà en cours. C'est un investissement pour les décennies à
venir. Mais ceci illustre auprès de chacun d'entre nous que cet avantage sera
durable.
Et si vous intégrez les coûts et la compétitivité, en regardant les prix
essentiels, le marché dans son ensemble, l'année dernière, 60 euros le MWh en
France, 90 en Allemagne et plus de 105 euros le MWh en Italie. Donc nous sommes
extrêmement concurrentiels en termes de coûts d'énergie et c'est l'un des
sujets essentiels aujourd'hui.
Et puis, celui des talents. Nous avons investi dans l'éducation, l'éducation
supérieure. Nous formons de nombreux talents. Nos universités sont une force.
Nos centres de recherche également. Nous avons amélioré l'écosystème et les
synergies. Je crois que Paris-Saclay en est le meilleur exemple. Nous avons
maintenant l'unité du site. Nous formons de plus en plus. Nous avons lancé un
certain nombre de programmes France 2030 pour former de plus en plus de
personnes, notamment des scientifiques en matière de data, les compétences en
matière de technologie verte. Nous formons de nombreux talents. Cela fait
partie de notre stratégie en matière quantique et d'intelligence artificielle.
Bien sûr, il s'agit aussi d'attirer d'autres talents, d'où les projets
d'excellence, d'investissement dans notre écosystème.
Autrefois, nous exportions de nombreux talents vers la Silicon Valley.
Maintenant, nous parvenons à garder de plus en plus de nos talents grâce à ce
nouvel écosystème. J'aimerais ajouter que ces dernières années, nous sommes
parvenus à renforcer notre écosystème dans les domaines clés en termes
d'innovation : le quantique, l'intelligence artificielle. Avec des
stratégies à long terme, des investissements constants avec des ajustements
permanents. Nous avons revu, d'ailleurs, ces dernières semaines, nos stratégies
en matière quantique et d'IA pour être plus rapides encore et plus forts.
Maintenant, il nous faut nous concentrer sur un certain nombre de sujets. Je
dirais, au niveau français, qu'il s'agit de la rapidité, de l'échelle et de la
simplification.
Simplification. Nous adoptons un certain nombre de textes législatifs afin
de réduire ce qui est trop complexe dans notre réglementation actuelle. Nous
rationalisons également tous les secteurs possibles. Nous rationalisons la
réglementation en vigueur. Nous la simplifions.
Nous venons d'adopter un texte en matière d'IA pour les centres de données afin
d'accélérer les projets. Nous avons simplifié les règles. Nous travaillons très
dur afin de simplifier tout ça.
Puis, l'échelle pour faire en sorte que vous puissiez avoir, en investissant en
France, accès à l'entièreté du marché européen. J'y reviendrai.
Puis la vitesse. La vitesse est essentielle. Permettez-moi de vous dire que
trop nombreux sont ceux qui pensent qu'en Europe, nous sommes trop lents. Alors
ce n'est pas nécessairement pour acquis, mais nous progressons. J'étais
d'ailleurs, il y a quelques jours, à côté de Châteaudun, dans une usine de
Vorwerk. Nos amis allemands sont sans doute ici présents. Ils ont annoncé au
fil des ans, 2023-2024-2025, de nouveaux investissements.
En deux ans, leur usine a pu être construite. Nous avons pris les engagements.
Nous les avons tenus. Nous avons adopté ce que nous appelons la stratégie
Notre-Dame. Nous sommes parvenus à restaurer et à rouvrir Notre-Dame en cinq
ans. C'est ce que nous faisons également dans les projets industriels. Nous
avons des procédures que nous rationalisons, nous simplifions tout. Vous avez
un point d'entrée unique, un guichet unique, et nous accélérons au maximum.
C'est ce que nous faisons sur les projets de centres de données, les fameux
datacenters, et pour de nombreux projets industriels européens. Nous
continuerons à accélérer. Vous pouvez compter sur moi.
C'est beaucoup mieux. La France est en tête en Europe. Lorsque je compare avec
le reste du monde, je pense que nous pouvons faire encore mieux.
Mais soyez certains que pour la simplification, l'échelle et la rapidité, vous
pouvez compter sur nous. Chaque fois que nous nous engageons, nous tenons nos
promesses. Alors, nous allons travailler à une échelle nationale. C'est au cœur
de notre stratégie.
Mais quel est l'enjeu au niveau européen ? Que souhaitons-nous
faire ?
C'est assez simple.
Nous voulons renforcer la compétitivité de l'Europe, en mettant en place des
mesures très importantes. D'abord, des mesures de simplification. Je sais que
vous êtes nombreux qui êtes gênés, voire plus, par la réglementation. Alors on
a déjà voté des paquets omnibus. Ça va dans le bon sens, mais la
simplification, c'est essentiel. Il faut modifier ce qui a parfois été mis en
place, parfois accélérer d'autres choses. Mais ce qu'il faut faire, c'est
essayer de ne pas commettre les mêmes erreurs trop souvent en Europe. Nous nous
infligeons des blessures nous-mêmes. Nous devons donc nous synchroniser avec le
reste du monde. Et à chaque fois qu'on fait un pas en arrière, il faut réparer
la chose. Ça passe par la simplification.
Ensuite, le marché unique. Lorsque vous investissez dans un pays, la France,
l'Allemagne, l'Italie, vous investissez en Europe. Cela vous ouvre un marché de
400 millions de citoyens, d'habitants. A chaque fois que nous améliorons, nous
approfondissons ce marché unique, nous approfondissons la compétitivité de
l'Europe. Il s'agit donc de renforcer, de créer un marché numérique unique et
de centraliser aussi les marchés des capitaux. La semaine dernière, nous avons
discuté de la création d'une union des marchés des capitaux. C'est le tandem
franco-allemand qui va essayer d'embarquer les autres partenaires.
Donc, deuxième mot-clé : la protection. Je voulais être clair là-dessus.
Lorsque vous vous rendez aux États-Unis ou au Canada, vous êtes protégés, si
vous êtes un acteur américain ou canadien. Vous n'êtes pas traités comme un
acteur européen.
Si vous allez en Chine, vous n'êtes pas forcément bien traités en tant
qu'acteur français.
Mais de notre côté, nous souhaitons que tous ceux qui font partie de
l'écosystème économique français, qui ont investi, soient protégés. Et ça passe
par là.
Protection. La préférence européenne. Une clause de protection qui protège les
investisseurs comme l'ont fait l'ALENA et d'autres.
Nous avons donc commencé à protéger les acteurs qui ont investi en Europe dans
l'industrie automobile et nous allons approfondir cette mesure.
Pourquoi ? Parce que c'est la seule manière de rendre l'Europe attractive.
Lorsque vous investissez dans des usines de production de batteries lithium-ion
à Douai, il faut que les constructeurs automobiles européens choisissent cette
batterie.
Tout ce qui sera produit en Europe fera partie de l'empreinte européenne.
L'Europe a peut-être été trop naïve jusqu'à présent. Donc cette préférence
européenne, nous allons la défendre.
Sans cela, la concurrence déloyale nous écrasera. Et tout cela passe par des
investissements.
A l'échelle européenne, nous voulons attirer plus de financements privés et
publics. Pour mes [financements] privés, nous le faisons, et notamment par
l'union des marchés des capitaux, et pour les [financements] publics en
augmentant les budgets dans les secteurs porteurs d'innovation, l'IA, le
quantique, l'espace et les technologies vertes, la green tech également.
Voilà donc les priorités essentielles pour l'Europe.
On pourra y revenir pendant les questions et réponses, mais tout ça s'inscrit
dans un contexte géopolitique tout à fait particulier, qui fait que nous devons
avoir comme priorité le renforcement de notre souveraineté et notre
indépendance. Cela ne signifie pas que nous voulions vivre en vase clos de
manière isolée, pas du tout. Le but, c'est de réduire les sur-dépendances. Cela
passe par l'innovation, par les investissements et par la réduction des risques
par rapport à nos dépendances excessives.
C'est ce qui nous protégera des risques géopolitiques.
Il y a un aspect important, et j'aimerais le souligner, c'est la prévisibilité.
L'amélioration de la compétitivité passera par un approvisionnement du marché
unique, par des procédures simplifiées et plus rapides. Mais il ne faut
absolument pas sous-estimer nos amis européens. Le cadre européen donne de la
prévisibilité.
Personne ne peut décider de changer les règles du jour au lendemain : les
décrets présidentiels, etc. Le fait du prince, ça n'existe pas en Europe.
Et c'est très important, cette prévisibilité.
Certains diraient à court terme : non, j'aimerais bien que vous
passiez un décret en ma faveur. Bon, très bien, tant que nous sommes amis.
Mais en fait, non, à long terme, ce n'est pas bon. La prévisibilité, l'Etat de
droit, voilà ce qui fait la stabilité et l'attractivité des marchés matures.
C'est la même chose sur le plan géopolitique : ici, en Europe, nous sommes
prévisibles.
Dernier point sur des axes verticaux, je n'irai pas plus loin, mais sur
l'espace donc. Notre secteur, notre filière spatiale européenne est très forte.
Je crois que vous avez été éclairés et vous avez eu une discussion probablement
très intéressante avec ceux qui m'ont précédé, Thomas et Arnaud, les deux
d'ailleurs. Ils vont participer à des projets extraordinaires et donc ils font
notre fierté. Thomas a commandé une mission sur l'ISS et va le faire. Arnaud va
faire partie de l'équipe de Haven-1. [Applaudissements] Nous pouvons bien sûr
les applaudir. Mais je voulais souligner que l'Europe a énormément d'atouts en
ce qui concerne l'espace. Nous produisons des lanceurs, nous avons des sites de
lancement, c’est Kourou. Nous disposons de satellites. Il y a énormément
d'innovations à tous les étages. Nous proposons des services spatiaux et
aujourd'hui, nous disposons d'une constellation en basse orbite, la
constellation Léo. Elle n'est ni américaine, ni chinoise. Elle est gérée par
Eutelsat et nous avons un accès indépendant à l'espace. Donc toute une panoplie
d'innovations, toute une gamme d'innovations, des acteurs matures, très solides
dans ce domaine : voilà ce que je voulais porter à votre attention. Et du
9 au 10 septembre va se tenir un sommet de l'espace en France où tous les
grands acteurs seront réunis pour réfléchir à notre avenir et nos partenaires
clés seront là également, l'ESA notamment. Voilà le premier axe que je voulais
mettre en lumière.
Ensuite, les centres de données et l’IA. Lors du sommet sur l'IA en février
2025, nous avons annoncé 109 milliards d'investissements. Et grâce à l'annonce
de Softbank aujourd'hui, cela porte la somme à un niveau encore plus élevé.
J'aimerais souligner le fait que nous voulons approfondir la chaîne de valeur.
Nous avons eu d'excellentes discussions avec nos partenaires aujourd'hui. On
peut parler des activités dans le civil et dans le militaire, mais notre
priorité essentielle, bien sûr, c'est de réussir à installer des capacités de
calcul beaucoup plus importantes en France et nous menons la course en Europe
aujourd'hui. Non seulement cela, mais nous voulons également pouvoir produire
des puces, avoir des sociétés de services, réduire nos dépendances et vraiment
créer de la valeur, mais aussi disposer d'entreprises qui font de la robotique
ou des modèles d'IA, LLM, etc. Donc il nous faut des capacités de calcul.
L'Europe était en retard, donc nous voulons les installer, mais ces capacités,
nous souhaitons les mettre à la disposition de nos champions pour développer
des capacités d'IA et créer de la valeur. Dans le quantique, nous venons de
renouveler notre stratégie sur les plans européen et français.
Et enfin, un peu de culture. N'oublions pas que nous nous tenons ici devant le
château de Versailles. Nous investissons également dans le secteur du tourisme.
Vous êtes nombreux, d'ailleurs, à avoir confirmé des investissements dans le
tourisme ou dans le patrimoine. Nous disposons d'énormément de monuments
classés, protégés. Nous recherchons une diversification. Et justement, la
culture, c'est aussi ce qui nous rend attractifs. Je voulais vous informer que
le 7 septembre, nous allons co-présider avec la Corée le Sommet du Cinéma et de
l'Image animée en France et cela marquera une accélération des investissements
dans le cinéma, dans les industries créatives et culturelles, et ce, pour
permettre à nos grands acteurs de travailler pour l'attractivité de la France.
Alors je ne vais pas vous garder plus longtemps, je voulais souligner les
éléments les plus importants, et je vous remercie pour votre confiance, votre
engagement au service de notre pays. Il s'agit là d'un rendez-vous vraiment
très important pour nous. Je remercie encore toutes les entreprises françaises
présentes aujourd'hui. Je sais qu'elles apprécient ce rendez-vous, ces
rencontres. Elles nous disent que les discussions sont toujours très, très
fructueuses. Mais soyez assurés de notre engagement. Nous croyons à ce
programme. Tout ce qui a été signé ici, qui a été annoncé aujourd'hui et lors
des éditions passées, tout sera exécuté et réalisé dans les délais. Et c'est
pour cela que notre événement grandit d'année en année, parce qu'il ne s'agit
pas que d'une rencontre d'un jour. Il s'agit de tout un processus qui demande
de l'effort, de l'engagement. Et je suis là moi-même, et je mets en jeu ma
crédibilité, celle de mes ministres, celle de nos administrations. Donc merci
encore et donc choisissez la France, bien sûr.
> Intervention lors de la réception en l'honneur du
Paris Saint-Germain vainqueur de la Ligue des Champions] Bienvenue à l'Élysée.
Une année encore pour vous accueillir. Paris a gagné deux étoiles. Merci. Avant
de les remercier et de dire tout le mérite qu'ils ont, je voudrais avoir un mot
pour commencer. Parce que malheureusement, on a vu, et je ne veux pas qu'on
s'habitue à ça, et personne n'a envie qu'on s'habitue à ça, des scènes de
violence inacceptables à Paris et dans d'autres villes, hier soir, une bonne
partie de la nuit. Je veux remercier le ministre de l'Intérieur, le préfet de
police, l'ensemble des équipes qui se sont mobilisées sur la plaque parisienne
et dans beaucoup de villes de province face à ce qui est inqualifiable. Je veux
remercier l'ensemble de nos forces de l'ordre, évidemment nos commerçants qui
ont été touchés, les victimes, les gens qui ont été blessés.
Ce n'est pas le foot, ce n'est pas le sport, ce n'est pas ce qu'on aime.
Merci à nos policiers et à nos gendarmes. Nous serons intraitables avec ceux
qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras le bol.
Terminé. Maintenant, retour au sport. Je ne vais pas être long, mais je dois
dire que vous nous avez fait vraiment vibrer jusqu'à la dernière seconde et
qu'autant l'année dernière ça avait été franc, massif, triomphant là, vous avez
été la chercher et on a vibré avec vous au-delà évidemment des 120 minutes
jusqu'à la dernière seconde de ces tirs au but. Mais quelle équipe ! Hier,
la France a fait en deux ans, grâce au PSG, ce que nous n'avions pas fait dans
notre histoire en 70 ans de foot, c'est-à-dire deux titres. Merci pour ça. Hier,
le PSG est rentré dans la très, très grande ligue, parce qu'il est devenu en
effet l'un des deux seuls clubs, pas simplement à avoir fait trois finales
durant les six dernières années, mais avec le Réal, avoir fait ce fameux back-to-back,
c'est-à-dire avoir enchaîné deux victoires.
C'est immense, c'est énorme, nous nous le savons, mais un immense bravo,
c'est la fierté du PSG, de Paris, de la France tout entière. Pour ça, je veux
remercier évidemment le Président, cher Nasser, l'actionnaire qui, pendant tant
d'années, je le rappelais l'année dernière, mais y a cru, a investi, vient de
si loin. Vous n'avez jamais lâché le PSG. Vous y avez investi, réinvesti. Il y
a eu des années difficiles, il y a eu des années où beaucoup de gens vous
disaient il faut tout arrêter, il faut tout lâcher. Vous avez continué. C'est
une très grande fierté que vous soyez là, que vous ayez porté ce club au sommet
de l'Europe. Merci. Je sais combien Monsieur le maire de Paris est fier de ça
aussi. Il est là avec nous et continuera d'avancer. Je voudrais aussi remercier
évidemment le coach et le staff. Je le disais l'année dernière, Luis Campos,
Luis Enrique, leur équipe.
Si le foot pouvait être un exercice de chimie qui se fait en laboratoire,
il faut tout de suite nous donner la formule. C’est vrai que lorsque l’on
regarde, saison après saison, ce que vous arrivez à faire, on a le sentiment
que tout était prévu. Vous êtes des maîtres dans l'art. Merci infiniment à l'un
et l'autre de tout ce qui a été fait. Un immense bravo. Cette victoire, c'est
la vôtre. C'est celle du staff. Bravo. Je n'oublie pas tous les experts du foot
qui expliquaient que c'était terrible quand Luis Enrique est arrivé, tout ce
qu’il allait mal faire, tout ce qui allait mal se passer, les doutes. On a vu
hier un coach hyper concentré, qui n'a jamais lâché, qui a été un chef
d'orchestre extraordinaire. C'est la meilleure réponse à toutes les critiques,
ces deux étoiles. Bravo, chapeau. Je veux évidemment remercier cette équipe
dans son ensemble. Je ne vais pas citer tous les joueurs, vous les connaissez
chacun, mais peut-être, je vais juste insister sur le capitaine, parce que
Marqui, ça fait quelques années quand même qu'il est au club.
Il a connu toutes ces années, il n'a jamais lâché. Lui aussi, quand
beaucoup de gens lui disaient, il faut partir, il est resté. Quand beaucoup
d'autres disaient que l'herbe est plus verte ailleurs ou dans d'autres clubs
européens, ou aller faire soi-disant des meilleures carrières, il est resté. Et
quel capitaine ! Marqui est deux étoiles. C'est la récompense de la
fidélité, de la loyauté, de la légitimité. Chapeau ! Vous l'avez
accueilli, on a un Ballon d'Or évidemment ici avec nous. On a de la chance, le
pied d'Ousmane n'a pas tremblé hier. Une fois encore, il était au rendez-vous
avec toute l'équipe. On a même découvert, après la 90e minute, qu'il savait
animer le banc de touche comme très peu, parce qu'il était motivé, parce qu'il
ne lâche rien et que c'est cet esprit de la gagne qu'il y a derrière. Merci,
Ousmane, pour cette saison, ce Ballon d'Or. Je veux remercier chacun des
joueurs de cette équipe ensuite, parce que l'année dernière, j'ai rappelé le
mérite de chacun, votre unité, votre ténacité.
C'était la première étoile, c'était magnifique. On mettait fin à ce qui
semblait être une malédiction sur le foot français. Je dois dire que cette
année, d'abord, pour certaines générations, vous avez vengé les Verts en
demi-finale avec le Bayern. Merci pour ça. On a vu dans ce match à quel point
vous étiez un tout, à quel point cette équipe, elle se tenait, et chacun allait
au combat, chacun relançait, chacun s'est donné jusqu'au bout, personne ne
s'est énervé, même dans les moments où nous, derrière l'écran ou dans le stade,
je dois dire, parfois, on s'énervait. Vous n'avez rien lâché, vous avez fait
preuve, encore plus que l'année dernière, d'une unité, d'une force de
caractère, d'une force d'âme et d'une maturité, parce que vous n'avez jamais
donné aucun signe de fébrilité, même si le scénario du premier quart d'heure
n'était sans doute pas celui qui était écrit, vous avez tenu, vous avez
remonté, vous avez tenu encore.
Jusqu'à la dernière seconde, les nerfs n'ont pas lâché. Ça, pour moi, c'est
le signe d'une immense équipe, c'est-à-dire d'une équipe qui marie des talents
extraordinaires, nombre d'entre vous sont en équipe de France ou dans d'autres
équipes internationales, et ils vont rejoindre d'autres maillots dans quelques
jours, et c'est la loi du foot, et on s'affrontera peut-être sur le terrain
lors de la Coupe du monde. Au-delà de ces grandes individualités, on a vu une
grande unité. Je trouve que le visage que vous avez donné durant toute la
compétition, comme durant la saison, et en particulier durant cette finale,
c'est un tout, sous la houlette, je le disais, d'un coach. Ça, c'est immense.
Bravo à chacune et chacun d'entre vous pour le staff et bravo à chacun des
joueurs qui sont ici présents. Cette équipe du PSG est une immense équipe et
pas de doute, après ce back-to-back, c'est la plus grande équipe
d'Europe. Bravo.
Derrière vous, vous l'avez vu sur le Champ-de-Mars, vous le voyez ce soir
ici, et vous allez le voir dans un instant en retrouvant le Parc des Princes.
Évidemment, tous vos supporters sont derrière vous. Évidemment, la capitale est
derrière vous. Je veux vous dire combien c'est toute la France qui est fière.
Je le disais, on partage avec le Qatar, l'Espagne, un peu de Maroc, un peu
d'autres nations qui sont autour, évidemment, de vos maillots, cette fierté.
C’est une immense fierté pour tout le pays. Maintenant, je finirai en disant
que dans quelques jours, certains d'entre vous auront trouvé le maillot bleu,
d'autres, d'autres maillots, et une autre compétition va commencer.
Je serai mardi midi à Clairefontaine pour encourager les Bleus. J'en aurai
certains à mes côtés. Je voudrais une chose, au fond, le PSG a suivi les Bleus,
deux étoiles. Maintenant, j'attends de nos Bleus qu'ils nous en mettent une
troisième sur le maillot. Parce qu'il n'y a aucune équipe au monde qui a autant
de talent et autant d'expérience emmagasinée. En tout cas, ce soir, on est
extrêmement fiers de cette équipe du PSG, de son président, de son coach, de
tout son staff, de son capitaine et de tous ses joueurs. Ils ont fait ce que
beaucoup pensaient inaccessible. Ils l'ont fait avec cœur, avec passion.
Ils l'ont fait en faisant vibrer Paris et tout le pays.
Alors vive Paris, vive le PSG, vive la République et vive la France !
> Je me suis entretenu hier avec le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi. Nous avons échangé sur la situation sanitaire dans l’Est de son pays, dans le contexte de l'épidémie de maladie à virus Ebola. Nous avons réaffirmé notre volonté d’apporter une réponse coordonnée à cette crise sanitaire. Nous avons par ailleurs confirmé notre ambition de renforcer le partenariat entre nos deux pays en particulier sur le plan économique avec l’appui de notre secteur privé. Enfin, nous avons échangé sur la situation dans l’Est de la RDC. La France soutient les efforts de paix en cours pour permettre le rétablissement de la souveraineté pleine et entière de la RDC sur l’ensemble de son territoire.
> La Marine nationale a arraisonné hier matin un nouveau pétrolier sous sanctions internationales en provenance de Russie : le Tagor. Notre détermination est constante et totale. Cette intervention a été effectuée en Atlantique, en haute mer, avec le soutien de plusieurs partenaires dont le Royaume-Uni, dans le strict respect du droit de la mer. Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 4 ans. Ces navires, qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires de navigation maritime, constituent également une menace pour l’environnement et pour la sécurité de tous.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Je me félicite de l’accord interinstitutionne [de l’UE]l trouvé hier soir
sur le projet de règlement retour. Ce texte porté par la France a recueilli un
large consensus. Il contient de nombreux instruments nouveaux qui permettront
dans le respect des droits fondamentaux, de lutter plus efficacement contre l’immigration
irrégulière, de faciliter les éloignements et protéger nos citoyens.
> À l’issue d’un week-end marqué par une mobilisation exceptionnelle sur l’ensemble du territoire national, je tiens à remercier et à féliciter l’ensemble des forces de l’ordre et de secours, ainsi que les préfets et particulièrement le préfet de police. Face à des individus venus troubler la fête en cassant et pillant, la réponse a été celle de la fermeté, de l’interpellation et du rétablissement de l’ordre public, alors même qu’un grand nombre de violences visait directement les forces de sécurité. Leur courage force l’admiration. À présent, sous l’autorité des parquets, place aux investigations judiciaires pour identifier et confondre les auteurs.
> [Incidents en marge de la victoire du PSG /
Intervention à l’Assemblée] nous avons assisté à des incidents en marge de
festivités pour célébrer la victoire du Paris Saint-Germain dans la capitale et
en province dans la nuit de samedi à dimanche. L’an dernier, pour la finale de
la Ligue des champions, quarante-six départements avaient été concernés ;
cette fois-ci, ils étaient au nombre de soixante-deux.
Contrairement à ce que nous avons pu entendre, le dispositif déployé était
extrêmement solide et vigoureux, parce que nous savions qu’il y aurait
peut-être des débordements. J’ai toujours qualifié ces débordements de
violences urbaines et d’émeutes urbaines. Nous n’avons jamais triché sur les
mots car ils ont un sens. C’est d’ailleurs ce que je disais devant la
commission des lois l’année dernière, quand elle m’a interrogé au sujet de la
finale de la Ligue des champions précédente.
Il y a eu 891 interpellations. À la suite de celles-ci, 720 personnes ont
été placées en garde à vue. Comme vous, je remercie les forces de sécurité
intérieure, qui avaient des consignes de fermeté absolue. La réponse apportée a
effectivement été ferme. Chaque fois qu’il y a eu des incidents, des
dégradations, des tentatives de pillage ou le blocage du périphérique, les
forces de l’ordre sont intervenues. La réponse de la République manifeste une
grande fermeté. C’est celle que nous apportons systématiquement dans ce type
d’événements.
Évidemment, je condamne fermement l’action de ces jeunes voyous, de ces casseurs,
qui, en marge des événements sportifs, ne viennent que pour piller les
commerces, procéder à des dégradations, et surtout, s’en prendre aux forces de
l’ordre. En effet, la particularité, cette année, c’est que plus de la moitié
des actes de violence étaient dirigés contre les forces de sécurité intérieure.
Des membres des forces de l’ordre ont été gravement blessés. La procureure de
Paris a annoncé que certains faits avaient été requalifiés en tentative
d’homicide volontaire. Nous serons toujours là pour répondre fermement à ces
débordements dans la rue. Comptez sur moi pour maintenir ce haut degré
de fermeté dans les instructions.
> [Incidents en marge de la victoire du PSG /
Intervention à l’Assemblée] Le projet de loi Ripost a été adopté au Sénat et il
sera examiné dans cet hémicycle au cours du mois de juillet. Il contient des
mesures visant à durcir les sanctions administratives et pénales pour des
infractions qui causent beaucoup de troubles à l’ordre public : les
rave-parties, le protoxyde d’azote, l’usage des mortiers et les rodéos.
Dans le cas d’espèce, eu égard aux événements qui se sont déroulés pendant la
nuit de samedi à dimanche, à Paris comme dans l’ensemble du territoire
national, les dispositions relatives à l’usage des mortiers devront bien sûr
être examinées avec la plus grande attention et les sanctions de leur usage
durcies. Nous prévoyons des procédures de fermeture administrative applicables
aux commerces qui en vendent, sous le manteau et sans en avoir l’autorisation – l’usage
des mortiers d’artifice est normalement réservé à des professionnels.
Dans la nuit de samedi à dimanche, les émeutiers et les casseurs ont particulièrement
ciblé les forces de l’ordre. On a ainsi observé des tirs tendus de mortier d’artifice
contre des policiers. Deux membres des effectifs de la BAC 92 nuit ont été
très gravement blessés et ont subi des interventions chirurgicales.
Comme vous, j’espère que les députés qui siègent sur ces bancs auront le
courage d’adopter ces indispensables mesures de durcissement des sanctions.
Osons tout – ayons une discussion très libre : au Sénat,
je n’ai pas été défavorable à certains amendements tendant à durcir le texte ;
je ne le serai pas davantage ici. En 2019, alors que j’étais secrétaire d’État,
le Conseil constitutionnel avait retoqué des mesures d’interdiction de
manifester et de paraître. Le temps est peut-être venu de réévaluer cette
décision à la lumière de la jurisprudence de ce même Conseil.
> [Titre de séjour de Xenia Fedorova, propagandiste
du régime de Poutine / Intervention à l’Assemblée] Ces temps derniers, on nous
a souvent interrogés au sujet des circonstances dans lesquelles cette dame a
obtenu un titre de séjour. Je me suis exprimé à ce sujet ce week-end, puisqu’on
nous prêtait de curieuses intentions s’agissant de ce document, accordé au
titre d’une activité professionnelle, puis renouvelé en 2024, dans la mesure où
les conditions de ce renouvellement étaient remplies. C’est une procédure
purement administrative, qui s’applique à de nombreux étrangers en situation
régulière sur le territoire national.
Que les choses soient claires : cette procédure s’est appliquée dans le
cas que vous évoquez sans autre intervention. Il convient évidemment que tous
les étrangers en situation régulière respectent les règles de la République et,
en cas de trouble à l’ordre public – l’atteinte aux intérêts fondamentaux de la
nation est constitutive d’un tel trouble – il est toujours légitime de
retirer un titre de séjour voire, si une menace grave pèse sur l’ordre public,
de diligenter une procédure d’expulsion.
Ma réponse est la suivante : une telle expulsion est possible, mais
seulement si les éléments qui la justifient sont réunis. On ne peut pas faire
n’importe quoi : la France est un État de droit !
Encore une fois, ce titre a été accordé parce que les conditions légales et
réglementaires de son attribution étaient réunies. De même, les procédures de
retrait et d’expulsion peuvent être engagées lorsque les conditions légales et
réglementaires de leur application sont réunies.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> Je salue l’action remarquable de la Marine nationale qui, avec l’appui de
plusieurs alliés dont le Royaume-Uni, a arraisonné en haute mer un nouveau
navire de la « flotte fantôme ». Derrière ces navires, il y a une réalité : le
contournement des sanctions pour financer la guerre d’agression menée par la Russie
contre l’Ukraine. Face à cela, la France agit. Nous faisons respecter le droit
international et les décisions européennes, avec constance, détermination et
aux côtés de nos partenaires.
> À Choose France, rendez-vous voulu par le
Président de la République pour renforcer l’attractivité de notre pays, j’ai
rencontré les dirigeants du secteur de la défense qui ont fait le choix
d’investir en France ou d’y renforcer durablement leur présence industrielle.
Nos échanges ont porté sur ce qui fait l’attractivité spécifique de notre pays
: la visibilité offerte par la loi de programmation militaire, une volonté
constante de souveraineté et une culture de la coopération internationale
exigeante et fiable. Ces investissements renforcent notre capacité de production
en France et donc notre souveraineté.
Avec Jan Liebherr, nous avons évoqué le futur de la logistique terrestre, mais
aussi le rôle de son groupe comme fournisseur de la BITD aéronautique. Depuis
1949, Liebherr développe une stratégie de verticalisation et de souveraineté
qui résonne avec l’ambition française pour l’équipement de ses forces armées.
Je salue sa décision d’investir 90 M€ sur le site de Liebherr-Components
Colmar.
Après une première rencontre à Athènes lors de la visite du Président de la
République, Christianos Hadjiminas, fondateur et président exécutif d’EFA Group
et de TEON Group, m’a présenté les perspectives de développement qui ont guidé
ses investissements dans Merio et Exosens. Investir en France, c’est répondre à
des exigences strictes pour la préservation des intérêts de l’État, mais c’est
aussi accéder à des compétences techniques de haut niveau. L’ouverture aux
partenariats et la protection de nos intérêts nationaux ne sont pas
contradictoires. Nous devons être à la fois exigeants et agiles.
Avec David Lockwood, CEO de Babcock, je n’ai pas seulement échangé avec l’un
des concurrents sérieux de notre BITD à l’export. J’ai surtout rencontré un
dirigeant déterminé à renforcer durablement l’empreinte industrielle de son
groupe en France et un fournisseur du ministère des Armées. Nous avons besoin
d’une base industrielle et technologique de défense européenne forte, incluant
le Royaume-Uni.
Christian Levin m’a présenté le projet d’investissement de 70 M€ de Scania en
France pour la production de camions civils électriques. Mais Scania est
également un fournisseur du ministère des Armées. Alors que je défends
l’augmentation des moyens de nos armées, je me félicite de voir l’un de nos
fournisseurs, acteur dual, renforcer ses capacités de production en France. Je
remercie Christian Levin d’avoir choisi la France.
> [Projet
de loi, adopté par l'Assemblée nationale après engagement de la procédure
accélérée, actualisant la programmation militaire pour les années 2024
à 2030 / Intervention au Sénat] Après un débat au titre de
l'article 50-1 de la Constitution, l'adoption du texte à l'Assemblée
nationale dans un climat constructif et des échanges exigeants au sein de la
commission des affaires étrangères, nous débattons de l'actualisation de la loi
de programmation militaire (LPM) de 2023.
Ce texte est important pour la souveraineté de la France, pour nos armées
et nos industriels.
J'ai une pensée pour celles et ceux qui s'engagent, parfois jusqu'au
sacrifice ultime, pour le major Frion, l'adjudant Montorio, le sergent
Gosselin, le sergent Girardin, leurs familles et leurs frères d'armes.
La commission a souhaité porter l'effort supplémentaire de 36 à
50 milliards d'euros entre 2026 et 2030. Le Gouvernement mesure
combien il est nécessaire de consolider notre souveraineté et de préparer nos
forces à des engagements plus durs, mais il fait des choix dans un cadre
budgétaire contraint.
L'actualisation proposée, déjà significative, conduira au doublement du
budget des armées entre 2017 et 2027. Pour pouvoir être tenus, nos
engagements ont fait l'objet d'un travail fin et sérieux. Malgré les
contraintes budgétaires, ce texte constitue une actualisation ambitieuse.
Un montant non soutenable peut-il devenir réalité ? Le mieux n'est-il
pas l'ennemi du bien ? Mieux vaut une soutenabilité annuelle qu'un
affichage. Il s'agit d'une loi de cohérence, pas d'une loi de format. Nous
devons articuler les demandes de nos armées, que chacun entend, et la
capacité de nos finances publiques à y répondre.
Nos forces armées doivent être prêtes à s'engager dans un conflit majeur.
La dernière revue nationale stratégique (RNS) a d'ailleurs montré que cette
échéance pouvait être proche.
La copie du Gouvernement n'est pas moins ambitieuse. Mais elle est plus
soutenable et ciblée sur les priorités les plus urgentes - munitions,
drones, espace, guerre dans le champ électromagnétique, etc. Il faut renforcer
le réarmement et la préparation opérationnelle.
Cette actualisation fait suite au discours de l'Île Longue du Président de
la République de mars dernier.
Des propositions de votre commission enrichissent le texte, comme la mise à
disposition annuelle de 150 millions d'euros de crédits répartis par le
chef d'état-major des armées (Cema) entre les trois armées et, le cas échéant,
les services de soutien.
Je suis prête à travailler sur un nouveau Livre blanc dès la promulgation
de la loi, pour l'inscrire dans un calendrier apaisé, décorrélé de l'échéance
présidentielle.
Marc Bloch écrivait : « l'ignorance du passé ne se borne pas à
nuire à la connaissance du présent : elle compromet, dans le présent,
l'action même. » Notre responsabilité est de tirer les conséquences d'hier
et d'aujourd'hui pour préparer le pays à ce qui vient. Il faut donc
reconstituer le stock de munitions, accélérer les acquisitions d'équipements
sur les segments prioritaires comme les drones, adapter nos capacités à
l'évolution des crises - Ukraine, Moyen-Orient, covid19...
Chaque jour, on assiste à la rupture des équilibres géopolitiques, au
retour des rapports de force, au réarmement mondial. Au désinvestissement
progressif des États européens dans leur défense - les fameux
« dividendes de la paix » - s'est ajoutée la révision générale
des politiques publiques (RGPP).
D'où des lacunes capacitaires.
Nous devons être prêts à tout, même à un engagement majeur. L'actualisation
nous fait gagner en agilité, sans jamais oublier la masse.
La boussole de la France n'a pas varié : l'indépendance stratégique,
condition de notre liberté d'appréciation, de décision et d'action. C'est ainsi
que nous occupons une position singulière dans les conflits actuels.
Au Proche et au Moyen-Orient, nous veillons à la sécurité de nos
partenaires, ciblés par l'Iran, à la protection de nos citoyens, de nos
intérêts, de nos alliances, et demandons le rétablissement de la liberté de
navigation. Nous sommes aux côtés de l'État et du peuple libanais pour oeuvrer
à une paix durable ; toutes les parties doivent respecter le
cessez-le-feu, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban.
De même en Ukraine, où nous travaillons à l'obtention d'une paix juste et
durable, respectueuse des intérêts des Ukrainiens et des Européens, via
la coalition des volontaires.
Depuis 2017, le Président de la République, chef des armées, a choisi
le réarmement, la cohérence et la constance, ce qui nous conduit à doubler le
budget des armées entre 2017 et 2027. Jean-Yves Le Drian, puis
Florence Parly avec la LPM 2019-2025 dite de réparation et Sébastien
Lecornu avec la LPM 2024-2030, y ont œuvré.
Nous proposons d'accélérer ce mouvement avec 36 milliards d'euros de
crédits supplémentaires, dont 3,5 milliards dès 2026 et
10 milliards sur 2026-2027, car l'urgence est là.
Notre effort de défense dépassera alors les 2,5 % du PIB, même si ce
pourcentage ne recouvre pas les mêmes éléments selon les pays.
Notre défense repose sur deux piliers.
D'abord, la dissuasion. Le financement des capacités des composantes
océaniques et aéroportées est conforté et notre arsenal rehaussé.
Sur le volet conventionnel, l'une des inflexions fondamentales concerne les
frappes dans la grande profondeur, au-delà de 1 500 kilomètres, avec
plus de 1 milliard d'euros d'ici à 2030. Nous avons également
retravaillé la trame aviation de combat, en intégrant les missiles à longue
portée, les drones d'accompagnement, les capteurs, la connectivité, etc. Ces
choix permettront à nos composantes aériennes et aéronavales de conserver la
maîtrise du ciel, avec d'ici à 2030 plus de 1,5 milliard d'euros.
Nous devons préserver l'attractivité du Rafale à l'export, avec le F5, plus
puissant et aux armements renouvelés. Choisir de continuer à acquérir des F4
serait risquer de devoir faire évoluer des appareils neufs, avec un coût à la
clé.
Nous avons aussi intégré une capacité de char intermédiaire, pour en faire
non pas seulement le successeur du Leclerc, mais bien le premier élément d'un
système de combat de nouvelle génération.
Un autre volet crucial : les munitions, avec une augmentation de
8,5 milliards d'euros d'ici à 2030, soit plus 53 % par rapport à
la LPM. Il s'agit de remonter nos stocks et de consolider l'outil de
production. Il ne faut pas stocker pour stocker, mais augmenter les flux et
permettre à nos soldats de s'entraîner et de remonter en puissance en cas de
consommation de munitions. La première arme, c'est l'usine. Nous devons adapter
les munitions à la cible, y compris en termes de coût. Dans cette logique, nous
renforçons nos capacités de défense surface-air et de lutte antidrones en
augmentant l'effort de 1,6 milliard d'euros d'ici à 2030, soit plus
32 % par rapport à la LPM.
Nous accentuons la dronisation des unités opérationnelles des trois armées.
Le nano, micro ou mini drone est devenu un outil essentiel du combattant. La
direction générale de l'armement (DGA) travaille avec de nombreuses start-up
pour qualifier de nouveaux produits. Au total, 2 milliards d'euros leur
sont consacrés.
L'espace est devenu une zone de conflictualité à part entière. Nos
capacités spatiales sont augmentées : satellites patrouilleurs-guetteurs,
moyens d'action sol-espace, moyens de brouillage électromagnétique, tirs laser,
car le renseignement spatial est un enjeu de souveraineté.
Nous compléterons nos satellites de renseignement par l'achat de services
et ferons l'acquisition de satellites d'imagerie radar, en nous appuyant sur
les opportunités de notre industrie New Space. Nous accélérerons également le
déploiement des moyens de connectivité pour nos armées, en sécurisant
l'architecture de la constellation OneWeb et en y connectant plusieurs milliers
de nos objets.
L'entraînement bénéficiera aussi de moyens supplémentaires pour se
rapprocher des conditions de l'engagement, avec 1,6 milliard d'euros, soit
300 millions d'euros par an.
Les outre-mer bénéficieront aussi de cette actualisation, avec
13 milliards d'euros et 1 100 militaires supplémentaires. Trois
patrouilleurs sont à poste et un quatrième est en route pour Nouméa. Les Puma
de Guyane seront remplacés par quatre nouveaux hélicoptères. La livraison des
nouveaux Falcon a été accélérée. La flotte d'A400M est portée à
41 appareils pour augmenter notre capacité de projection vers et depuis
les outre-mer.
La réduction de nos dépendances est un enjeu majeur de cette actualisation,
avec le remplacement d'équipements américains par des équipements européens,
voire français, ce qui n'est pas incompatible avec la poursuite de nos
coopérations.
Car coopérer, c'est transformer des dépendances en interdépendances,
mutualiser nos investissements, harmoniser nos besoins et construire une
véritable base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE).
Cet effort est aussi un choix économique, pour que nos entreprises
bénéficient d'une visibilité pluriannuelle. Les commandes de la DGA - hors
dissuasion - ont représenté 14 milliards d'euros en 2024,
20 milliards en 2025, 31 milliards en 2026.
Ce sont des investissements, car quand l'État finance 100 euros de
R&D, le secteur privé en apporte 85 supplémentaires ; et chaque euro
investi dans le tissu industriel crée 1,50 euro de richesse
supplémentaire.
Plus de 80 % de nos paiements vont à des entreprises françaises et
notre BITD de défense représente 240 000 emplois directs et
indirects.
En 2026, plus de 2,7 milliards de commandes concernent aussi les
infrastructures de la défense. Nous travaillons avec 500 grandes
entreprises du bâtiment et des travaux publics et plus de 1000 TPE et
ETI. Le Commissariat aux armées exécute chaque année 2,5 milliards d'euros
de commandes - alimentation, fournitures, etc. - dont 84 % au
profit d'entreprises françaises. Le budget de la défense n'est pas uniquement
militaire ; il irrigue nos territoires, dans l'Hexagone et en outre-mer.
Cela entretient aussi nos exportations, qui augmentent en 2024 comme
en 2025. Ces 20 milliards d'euros contribuent à notre balance
commerciale. Je pense ainsi aux quatre frégates récemment vendues à la Suède,
pour 4 milliards d'euros.
Les armées, ce sont d'abord des femmes et des hommes qui les servent. Le
réarmement ne se fera pas sans eux. Mais nous leur devons la vérité et la
soutenabilité. Nous n'augmentons pas les cibles d'effectifs de la LPM, mais les
schémas d'emplois, pour rattraper le retard pris. Nous poursuivons l'effort de
fidélisation avec la dynamique Fidélisation 360.
La réforme des emplois de reconnaissance nationale est l'une des
traductions du plan Blessés, car les emplois réservés ont montré leurs limites.
Pour faciliter leur retour à l'emploi, nos blessés pourront désormais postuler
hors concours sur l'ensemble des postes vacants, sans que les employeurs aient
à engager une procédure spécifique.
La mesure de reconnaissance pour les personnels servant à bord des
sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) permettra de reconnaître la
spécificité de ces missions, aux contraintes exceptionnelles.
Réarmer la France, c'est faire évoluer nos règles et nos procédures pour
être à la hauteur des menaces. Je salue le travail de la commission des lois à
cet égard.
Le premier levier, c'est l'accompagnement du réarmement : étendre la
possibilité d'imposer aux opérateurs économiques la constitution de stocks
stratégiques et la priorisation des commandes passées par les armées ;
doter le ministère de leviers de gouvernance garantissant que les entreprises
de la BITD répondent dans la durée aux besoins des forces ; simplifier les
procédures.
Le deuxième levier est le renforcement de la résistance intérieure du pays.
L'industrie, l'énergie, les données, les réseaux, la cohésion sociale sont à la
fois des facteurs de puissance et les premières cibles. Les points d'importance
vitale doivent être mieux protégés.
Par décret pris en conseil des ministres, l'état d'alerte et de sécurité
nationale pourra être déclaré, le Parlement en sera informé sans délai et
pourra le proroger au bout de deux mois. Les travaux de l'Assemblée ont
également permis de renforcer les modalités d'information des collectivités
territoriales.
Troisième levier : mobiliser les forces vives de la nation. Il faut
renforcer le lien entre armée et nation et investir dans sa cohésion et sa
force morale. C'est pourquoi nous réformons la journée de mobilisation pour que
les jeunes perçoivent mieux les enjeux de défense et nous créons le nouveau
service national, militaire, volontaire, tourné vers la satisfaction des
besoins des armées. Je salue le rôle des correspondants défense dans les
territoires.
Cette actualisation accélère notre réarmement, renforce notre industrie et
prépare la nation. Elle s'inscrit dans un monde où la force conteste le droit
et où les menaces se rapprochent. Elle assume un équilibre : la
souveraineté nationale, dans une trajectoire financière soutenable et
crédible ; la coopération quand elle nous rend plus forts ;
l'exigence d'efficacité dans chaque euro engagé ; une industrie capable de
produire et une nation capable de tenir, pour que la France demeure libre,
souveraine et respectée.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> Choose France : des annonces aux chantiers !
Quelle fierté d’avoir posé ce vendredi la première pierre de la future usine
Néomat XTC, un nouveau maillon de notre électrification souveraine.
Le projet porté par Orano et XTC New Energy illustre une coopération
industrielle sino-française ambitieuse au service de la mobilité électrique
européenne. Il incarne notre stratégie : électrifier, réindustrialiser et
attirer les investissements pour préparer l’avenir.
Je veux saluer le rôle déterminant d’Orano, fleuron industriel français, dont
l’expertise est clé pour structurer une filière batterie durable et souveraine
en Europe.
À terme, cette usine produira 40 000 tonnes de matériaux de cathode par an,
soit l’équivalent de 500 000 véhicules électriques. Avec 1,5 milliard d’euros
d’investissement et 1 300 emplois directs, elle s’inscrit au cœur de la Vallée
de la batterie, dans les Hauts-de-France.
C’est aussi une étape vers une économie circulaire des batteries, avec le
recyclage et la réintroduction des métaux stratégiques dans la chaîne de
valeur.
Notre ligne est claire : ne pas remplacer une dépendance par une autre, mais
renforcer notre souveraineté industrielle.
> Choose France : de Thésée Datacenter à l'annonce
de l'investissement massif de SoftBank, la France est aux avant-postes du
développement des Data centers et de la souveraineté de la tech européenne.
Je me suis rendu ce dimanche sur le site principal de Thésée Datacenter à
Aubergenville (Yvelines). Cette start-up industrielle française incarne
précisément l'excellence de notre écosystème, capable de concilier la puissance
de calcul de demain, souveraineté numérique et durabilité énergétique.
Sur le terrain, Thésée Datacenter démontre que nos acteurs nationaux ont toutes
les clés pour répondre à ce défi :
- Une souveraineté numérique concrète : des données stockées dans l’UE, des
équipes européennes et une immunité totale face aux lois extraterritoriales.
- Une sobriété énergétique exemplaire : Grâce à une conception innovante, le
site refroidit ses serveurs sans consommer d'eau.
- L'attractivité au service de nos territoires : l'entreprise déploie un
plan massif pour propulser ce site d'Aubergenville vers 50 MW de puissance, une
extension stratégique taillée pour l'IA.
Cette visite s'inscrit dans un momentum historique pour notre pays à l'occasion
de Choose France, marqué par l'annonce monumentale de SoftBank Group Corp. qui
va investir jusqu'à 75 milliards d’euros en France pour déployer 5 GW de
capacités de datacenters dédiés à l'Intelligence Artificielle notamment dans
les Hauts-de-France.
Un investissement record porté par le président de la République Emmanuel Macron
qui prouve que grâce à notre mix énergétique décarboné et à nos talents, la
France est le hub incontournable de l’infrastructure numérique européenne.
De l'infrastructure informatique aux solutions physiques de pointe, toute la
chaîne de valeur des datacenters français est à l'honneur cette année à Choose
France !
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> 2027 : Le poids de la technocratie, le sacrifice de la jeunesse, le déclin
du civisme, voilà les questions essentielles que nous sommes nombreux à nous
poser. Elles doivent être abordées pour permettre au pays de se projeter dans
l'avenir avec enthousiasme.
> Je refuse que le débat présidentiel soit confisqué par Mme Le Pen et M. Bardella d’un côté et M. Mélenchon de l’autre. Nous, centristes, avons des choses à dire.
> Rien ne peut justifier la poursuite des opérations militaires et l'occupation prolongée d'Israël dans la profondeur du territoire libanais.
> [Ligue des champions de football] Je crois que
l'image qui sera retenue plus largement c'est celle de cette victoire
historique du PSG pour la deuxième année consécutive. Pour ma part comme la
plupart des Français j'ai ressenti une immense fierté à l'issue de ce match de
légende, qui nous a tenu en haleine jusqu'au dernier tir au but. Et que nous
n'oublierons jamais. Ensuite je veux aussi déplorer évidemment les violences
qui ont fait suite à ce match. Violences qui sont le fait de voyous et non pas
de supporters du PSG, qui partout dans le pays par ailleurs ont célébré cette
victoire historique. Et puis saluer le travail des forces de l'ordre sous
l'autorité du ministre de l’Intérieur. Dans un contexte extrêmement difficile,
qui ont procédé à presque 800 interpellations. 57 d'entre fonctionnaires de
police ont été blessés, je veux dire toute ma solidarité. (…)
Il y a toujours des tentatives par ceux qui n'aiment pas l'Europe et n'aiment
pas la France d'amplifier ce type d'événements. Mais je retiens moi l'image de
cette victoire sportive historique qui n'est pas sans nous rappeler le moment
si important pour notre pays qu'a été l'accueil des Jeux olympiques 2024 au
cours duquel le monde entier est venu à Paris, à admirer la capacité de notre
pays à accueillir des manifestations sportives internationales. (…)
J'évoquais les Jeux olympiques de Paris 2024 qui se sont remarquablement passés
alors même que des choix très audacieux avaient été faits pour que les
manifestations puissent se tenir. Moi je ne fais pas partie de ceux qui, comme
Marine Le Pen, dénigrent systématiquement notre pays, considère qu'il a déjà
perdu, qu’il a baissé les bras. Moi, je vois dans la soirée d'hier avant toute
chose une grande victoire française à laquelle beaucoup de français se sont
sentis associés. Et je n'accepte pas que des voyous tentent par tout moyen de
gâcher cette fête.
> [Hostilités au Moyen-Orient] L'Iran et les États-Unis doivent désormais tout faire pour trouver un accord car la situation est insoutenable et ne fait que des perdants. L'Iran, les États-Unis mais nous aussi puisque les conséquences du blocage du détroit d'Ormuz, nous les ressentons au quotidien à la pompe. Et plus généralement avec son impact sur l'économie mondiale et sur l'économie française. Donc, il faut que ça cesse.
> [Hostilités au Moyen-Orient] Ça fait plusieurs semaines que les États-Unis et l'Iran négocient un protocole qui doit conduire à ce que le détroit d'Ormuz soit réouvert. Pour que le trafic maritime puisse reprendre et que s'engage des négociations portant notamment sur le programme nucléaire iranien pour qu'il puisse être encadré.
> [Hostilités au Moyen-Orient] J'essaye d'être ni optimiste ni pessimiste mais d'être concentré et de pousser comme nous le faisons à tous les niveaux les deux parties à conclure cet accord le plus rapidement possible.
> [Hostilités au Moyen-Orient] L'Iran a déjà dit qu'il ne se doterait pas de l'arme nucléaire. Mais il y a les mots et puis ensuite, il y a les engagements et la précision dans lesquels ils sont formulés. C'est pourquoi l'ouverture du détroit d'Ormuz est une priorité absolue parce que nous n'avons aucune intention de continuer à payer pour cette guerre et ses conséquences. Cette guerre qui n'était pas la nôtre. Mais ensuite, cette négociation qui va s'engager est essentielle car il est évidemment inacceptable que l'Iran puisse disposer d'un programme nucléaire. Nous l'avons négocié il y a dix ans cet accord sur le nucléaire iranien dans un document de 160 pages. Vous voyez, il ne suffit pas de faire une déclaration il faut ensuite rentrer dans les détails. Quelles sont les limites qui sont fixées aux capacités d'enrichissement ? Quelles sont les conditions de la vérification, par les agences internationales habilitées, du respect par l'Iran des engagements qui sont pris ? C'est dans le détail qu'il faudra mesurer la robustesse de cette guerre.
> [Hostilités au Moyen-Orient] Ce que je sais c'est qu'il y a dix ans, nous avons négocié âprement un accord avec l'Iran sur l'encadrement de son programme nucléaire et que nous avons obtenu à l'issue de cet accord un recul vérifié, significatif des capacités nucléaires iraniennes. Donc c'est possible mais à nouveau ça suppose d'aller au-delà des grandes déclarations de principe et de rentrer dans les détails : quelles sont les limites qui sont fixées aux activités liées au programme nucléaire, quelles sont les conditions de vérification et c'est à tout cela que nous serons extrêmement vigilants.
> [Situation dans le détroit d’Ormuz] Elle reste tendue.
Ça a été une zone de guerre de très haute intensité pendant des mois et c'est la
raison pour laquelle le Président de la République avec le Premier ministre
britannique ont pris tous les deux une initiative, celle de constituer une
mission internationale qui a vocation à être strictement pacifique et défensive
et à déployer des capacités le moment venu quand les conditions le permettent
pour restaurer la liberté de navigation et la sécuriser. Puisqu'après une
période de telles tensions, il est important de pouvoir donner des garanties
aux opérateurs de services maritimes, aux navires qui transportent des
hydrocarbures. (…)
Sur ce sujet en particulier, je constate qu'il y a un intérêt très significatif
pour cette mission internationale car les États-Unis, comme la France et les
pays européens, souffrent de ce blocage en matière de prix de l'énergie et en
matière de ralentissement de leur économie. Ils ont tout intérêt à ce que le
trafic puisse reprendre le plus rapidement possible et ils voient bien la
plus-value que peut apporter cette mission. Ils nous sont reconnaissants de
l'avoir conçu. (…)
Au plan technique, cela ne pose aucune difficulté. D'ailleurs, il faut savoir
que, sur ces compétences-là en particulier, les Européens, au sens large, pas
uniquement la France, disposent non seulement d'une expertise particulière,
mais aussi d'équipements particuliers que d'autres régions du monde, y compris
les États-Unis, n'ont pas nécessairement à porter de la main. (…)
Ni péage, ni blocage, ni chantage. Un détroit, ça fait partie de ce qu'on
appelle les eaux internationales qui sont un bien commun de l'humanité qui ne
peut en aucun cas être entravée d'aucune manière et par quiconque. (…)
On a le droit de, quand même, continuer à défendre un certain nombre de grands
principes qui sont essentiels. Imaginez qu'on accepte ou que quiconque accepte
qu'il puisse y avoir blocage ou péage sur un détroit du monde, tous les autres
détroits commenceraient à se bloquer. Et alors là, c'est l'économie mondiale
qui se paralyserait puisque, vous le savez, la circulation des biens et même,
d'une certaine manière, des personnes, elle transite très largement par le
trafic maritime. (…)
Je crois que la priorité, c'est évidemment d'éviter que cette situation n'ait
d'impact trop négatif sur les Français, sur nous, et sur nos entreprises. C'est
tout l'objet des décisions qui ont été prises par le Premier ministre pour
soutenir notamment les secteurs ou les personnes qui sont les plus impactées.
Mais je crois qu'au-delà de ça, ce qu'il nous faut faire et ce sur quoi il nous
faut nous concentrer, et c'est peut-être ce sur quoi nous devrions débattre ce
matin, c'est comment faire en sorte que plus jamais, lorsqu'une guerre se passe
loin de chez nous, nous ayons à en subir les conséquences. Et c'est pour ça que
la réunion qui a eu lieu cette semaine avec le Président de la République et le
Premier ministre sur l'électrification de nos usages pour nous chauffer, pour
nous déplacer, est absolument essentielle, car ne croyons pas qu'il s’agît, là,
d'épisodes ou de parenthèses. Ces conflits, ces crises, ces catastrophes vont
continuer à se manifester avec une fréquence de plus en plus régulière, car le monde
se durcit. Et donc, si nous ne voulons pas à nouveau nous retrouver dans cette
situation, il est impératif de nous défaire de ces dépendances aux
hydrocarbures, de ces servitudes qui nous ramènent ou qui nous font payer les
conséquences de conflits auxquels nous ne sommes pas partis.
> [Intervention d’Israël au Liban] C'est la raison pour
laquelle j'ai demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations
unies. Pourquoi ? Parce que si nous reconnaissons le droit d'Israël, comme de
tout pays, à la légitime défense, à se défendre contre les attaques du
Hezbollah qui, le 2 mars dernier, a choisi d'entraîner le Liban dans la guerre.
Rien ne peut justifier la prolongation des opérations militaires israéliennes
au Liban et son occupation de plus en plus profonde dans le territoire
libanais. J'ajoute qu'il s'agit là, pour Israël, d'une faute majeure, car cette
prolongation des opérations militaires, cette avancée sur le territoire
libanais est non seulement contraire aux engagements d'Israël, puisque depuis
le 17 avril, nous avons un cessez-le-feu au Liban, c'est contraire aux droits
internationaux et à toutes les résolutions qui prévoient que le Liban doit
pouvoir disposer de sa pleine intégrité territoriale, mais c'est aussi
contraire aux intérêts et à la sécurité d'Israël. Car chaque village bombardé,
chaque village occupé, chaque civil qui est tué renforce le Hezbollah dans la
durée. (…)
Ce que nous voulions, c'est qu'à partir du 17 avril, lorsqu'un accord de
cessez-le-feu a été trouvé, Israël s'engage de bonne foi dans le dialogue
historique avec le Gouvernement libanais pour agréer ensemble une méthode pour
désarmer le Hezbollah et pour qu'Israël puisse se retirer de manière ordonnée
du pays. Un cessez-le-feu dont j'admets très volontiers qu'il a été extrêmement
fragile puisque je veux simplement rappeler quelques chiffres. Au Liban, depuis
le 2 mars dernier, c'est-à-dire les frappes du Hezbollah contre Israël, c'est
3.000 Libanais qui ont perdu la vie, 10.000 qui ont été blessés. Depuis le
cessez-le-feu intervenu le 17 avril, c'est 800 personnes qui ont perdu la vie
et près de 2.000 blessés. (…)
Des sanctions, nous n'avons jamais hésité à en prendre. Nous en avons pris ces
dernières semaines au niveau européen. J'en ai décidé au niveau national. La
réunion du Conseil de sécurité, la réunion d'urgence que j'ai demandée ce
matin, nous permettra de rappeler Israël à ses responsabilités.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> À Choose France, j’ai échangé cet après-midi avec les dirigeants d’Adragos
Pharma, PTC Therapeutics, Sartorius. Ces rencontres illustrent une même
ambition, faire de la France une terre d’innovation, de recherche et de
production en santé. Les annonces et projets portés par ces entreprises
représentent plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements et
confortent la place de la France comme destination de référence pour
l’industrie de la santé. Dans un contexte international marqué par des défis
pour l’accès aux médicaments, nous faisons le choix d’investir dans
l’innovation, de réindustrialiser notre système de santé et de garantir à
chaque patient l’accès aux traitements dont il a besoin.
> À Versailles, pour Choose France, j’ai rencontré ce matin plusieurs dirigeants engagés dans le développement de la santé et de l’innovation en France. Avec Mario Paterlini, PDG de Sapio, nous avons échangé sur les enjeux des soins à domicile, de la prévention et de l’accompagnement des patients, ainsi que sur les investissements engagés par le groupe dans notre pays. J’ai également rencontré Maria Paola Chiesi, nouvelle Présidente du groupe Chiesi, qui a confirmé la poursuite de ses investissements industriels en France et la création de 100 emplois supplémentaires. La France attire, innove et investit pour renforcer sa souveraineté sanitaire et industrielle.
Marina Ferrari (ministre des Sports, de la Jeunesse et
de la Vie associative)
> Il est essentiel de distinguer nos supporters, qui vivent leur passion
dans le respect des règles et des valeurs du sport, des casseurs qui, eux, ne
sont pas là pour le sport mais pour gâcher la fête. Comme l’a rappelé hier le
Président de la République, cela doit cesser.
> Nous avons été en mesure d’intervenir très rapidement pour mettre fin aux débordements. Je tiens à saluer l’ensemble de nos forces de l’ordre, pleinement mobilisées face à ces casseurs.
> L’interdiction des rassemblements n’est pas une réponse efficace. Le sport est un moment de partage et de cohésion. Notre responsabilité est de permettre à chacun de continuer à célébrer ces événements dans de bonnes conditions de sécurité, sans céder à ceux qui cherchent à gâcher la fête.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> [Cosignataire de la tribune : « La GPA ‘éthique’ n’existe
pas »] Il est des mots qu’on arrache à leur signification pour habiller un
marché en conviction. Éthique, accolé à la GPA, est devenu l’un d’eux.
Nous voulons d’abord dire ce que cette tribune n’est pas.
Le désir d’enfant n’est pas en cause. Il ne se juge pas. Nous savons la douleur
quand l’enfant ne vient pas. Mais une société ne peut pas bâtir ses principes
fondamentaux sur l’intensité d’un désir, aussi légitime soit-il.
Nous ne mettons pas davantage en débat l’orientation sexuelle ou la
configuration familiale de quiconque. Nous ne disqualifions personne de la
capacité à aimer un enfant, l’élever, en être le parent. Le sujet n’est pas de
savoir quelles familles nous acceptons. Nous les acceptons toutes.
La question est ailleurs : avons-nous le droit de mettre le corps des
femmes à la disposition du désir d’autrui ?
Notre réponse est non. Et elle est partagée, à gauche comme à droite, car
certaines lignes transcendent les appartenances partisanes.
On nous dit que la légalisation strictement encadrée permettrait d’éviter les
dérives.
L’argument est familier : croire qu’un cadre suffit à changer la nature de
ce qu’il encadre. Le droit ne supprime pas le marché, il lui donne une vitrine.
Derrière l’éthique, il y a un marché estimé à près de 15 milliards de
dollars en 2023, promis à plus de 100 milliards d’ici 2033. Un système
organisé autour d’une logique d’offre et de demande où prospèrent agences et
intermédiaires dans lequel les femmes qui portent les enfants des autres sont
rarement celles qui détiennent le pouvoir.
Répondre à l’effondrement de la natalité par la mise à disposition du corps des
femmes, c’est confondre démographie et commerce reproductif.
On avance aussi que la GPA serait une réponse à la crise démographique.
Il faut le dire clairement : répondre à l’effondrement de la natalité par
la mise à disposition du corps des femmes, c’est confondre démographie et
commerce reproductif.
C’est instrumentaliser deux fois. La femme qui porte et l’argument
démographique lui-même, détourné de ce qu’il exige vraiment : des
politiques familiales ambitieuses, un soutien à la parentalité, un accès
amélioré à l’adoption.
En 2025, les Nations Unies ont présenté un rapport sans précédent qui conclut à
la nécessité d’abolir la GPA, sous toutes ses formes.
La pratique, quelle qu’en soit la modalité, traite le corps des femmes comme
une marchandise et les expose à de graves violations de leurs droits.
Le rapport documente des violences systémiques : abandon de leurs droits
médicaux, pressions psychologiques, traumatismes post-partum, avortements
sélectifs imposés.
Il rappelle que le consentement ne suffit pas toujours à rendre juste une
pratique fondée sur une asymétrie profonde.
Nous ne pouvons accepter un interdit qui demeure en principe mais disparaît
dans les faits.
Reste la question des enfants déjà nés de GPA pratiquées à l’étranger.
Leur protection n’est pas négociable.
Mais protéger un enfant et ses droits ne signifie pas valider le contrat qui
l’a précédé. L’ONU le dit avec clarté : la défense des droits de ces
enfants est une obligation parfaitement compatible avec la lutte résolue contre
la pratique elle-même.
Nous ne pouvons accepter un interdit qui demeure en principe mais disparaît
dans les faits. Car tant que la GPA restera accessible ailleurs, elle finira
par alimenter une filière réservée, de fait, à ceux qui disposent des moyens
financiers d’aller chercher à l’étranger ce que notre droit a choisi
d’interdire sur son propre territoire.
En cohérence avec ses principes universalistes, la France a une voix singulière
à porter.
En cohérence avec ses principes universalistes, la France a une voix singulière
à porter : celle d’une ambition qui ne déplace pas le problème d’un pays à
l’autre, mais vise son abolition. Car le corps humain n’est pas une ressource,
la maternité n’est pas une prestation et le principe d’indisponibilité du corps
humain n’est pas un archaïsme, mais un rempart contre l’idée que tout puisse
devenir objet de contrat.
À quelques mois d’une campagne présidentielle qui verra ce sujet s’inviter dans
le débat, nous voulons poser des bornes claires : une civilisation ne se
définit pas seulement par ce qu’elle a le pouvoir de faire ; elle se
définit aussi par ce qu’elle choisit, collectivement, de ne pas faire. »
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> À Versailles, aux côtés du Président de la République et plus de 180
dirigeants de grandes entreprises étrangères et 60 patrons Français, pour leur
dire avec conviction: choisissez la France ! Avec 93 milliards d’euros
d’investissements étrangers et plus de 15 000 emplois annoncés, l’édition 2026
atteint un niveau inédit et témoigne de la confiance renouvelée des
investisseurs dans l’économie française.
Autant de compétences et de savoir-faire à mobiliser dès aujourd’hui, autant
d’opportunités qui se créent pour nos territoires et notre jeunesse.
Catherine Chabaud (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et
des Négociations internationales sur le climat et la nature chargée
de la Mer et de la Pêche)
> Soutien aux pêcheurs : le guichet "aides carburant" est ouvert !
Les entreprises de pêche françaises (métropole et outre-mer) peuvent déposer
leur demande d’aide pour compenser la hausse des prix du carburant sur les mois
d’avril et mai 2026.
Ce qu’il faut savoir :
- Montant de l’aide : 20 cts/litre pour avril et 35 cts/litre pour mai.
- Bénéficiaires : entreprises de pêche à jour de leurs obligations sociales
et fiscales.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Pas de transition écologique sans compétitivité, pas de compétitivité sans
transition écologique.> 93 milliards d’euros d’investissements et plus de 15
000 emplois créés en France.
Le résultat d’une stratégie offensive d’Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu
de construction de chaînes de valeur permettant d’assurer notre autonomie
stratégique.
● Autres ministres
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> L’Assemblée nationale vient d’adopter la loi visant à lutter contre les
violences en milieu scolaire, en ayant adopté à l’unanimité un amendement
majeur du
Gouvernement pour mieux protéger nos enfants à l’École.
Nous renforçons considérablement le contrôle de l’honorabilité de toutes les
personnes au contact des élèves. Aucun adulte présentant un danger ne doit
pouvoir approcher un enfant dans une école ou un établissement scolaire.
A l'avenir, l’administration pourra écarter un intervenant extérieur dangereux,
et les personnes révoquées de l’Éducation nationale en raison de leur
comportement avec les mineurs ne pourront plus être réemployées auprès
d’enfants via un système de « liste noire » commune avec les fichiers
des cadres interdits de la jeunesse et des sports.
Je veux saluer le travail mené avec la représentation nationale : la protection
de l’enfance dépasse les clivages. L’unanimité de ce vote en est la preuve.
> [Protéger les enfants et à lutter contre les
violences en milieu scolaire Intervention à l’Assemblée] La question des
violences en milieu scolaire nous place face à une responsabilité collective,
qui touche à un des devoirs les plus essentiels de la République :
garantir la protection de chaque enfant qui lui est confié. Dans une célèbre
formule qui a traversé le siècle, Jean Zay nous enjoignait de considérer
l’école comme un sanctuaire. Cet idéal, pourtant, n’a pas toujours été
respecté. Les témoignages recueillis ces dernières années, et tout
particulièrement ceux des victimes de l’institution Notre-Dame de Bétharram,
ont mis au jour des situations d’une gravité inouïe, qui ne sauraient ni être
ni minimisées ni relativisées. Je tiens après vous, madame la rapporteure, à
saluer le courage des victimes qui ont réussi à parler, à dénoncer, à faire
prendre conscience et à nous permettre d’aboutir à un certain nombre de mesures
sur lesquelles je reviendrai.
Des enfants ont subi des violences physiques, psychologiques, sexuelles, dans
des lieux qui avaient précisément vocation à les protéger. Même si certains de ces
faits sont anciens, ils appellent une réponse à la hauteur, à la fois en termes
judiciaires – ce qui ne relève évidemment pas du travail de
cette assemblée – et en termes de cadre de protection et de prévention :
c’est l’objet de la présente proposition de loi, issue du travail conduit par
la commission d’enquête et ses rapporteurs, Mme Violette Spillebout et M. Paul
Vannier.
Ce texte a une ambition précise : fixer un cadre juridique clair pour que
chaque alerte soit prise en compte, pour que chaque signalement soit traité
avec la diligence qu’il exige et pour que chaque établissement, public ou
privé, soit soumis à des règles strictes de prévention. Vous savez que, depuis
ma prise de fonction, j’ai fait de la protection de l’enfance et de la santé
des enfants à l’école l’une de mes trois priorités. Pour cette raison, je
soutiens évidemment une grande partie des mesures que vous proposez.
Avant que d’aborder ces mesures, permettez-moi de partager avec vous un état
des lieux lucides sur les atteintes aux mineurs, qui me semble justifier une
intervention législative. Les données publiées conjointement, en janvier
dernier, par mon ministère et celui chargé de l’égalité entre les femmes et les
hommes, dressent un tableau préoccupant, que nous devons regarder en face, des
violences dont sont victimes les mineurs à l’école. Les violences sexistes et
sexuelles apparaissent dès l’école élémentaire. Elles touchent beaucoup plus
les filles que les garçons. Par la suite, elles ne cessent d’augmenter :
en CM1 et en CM2, 15 % des élèves déclarent avoir été victimes de
voyeurisme dans les toilettes et 8 % avoir été embrassés de force ;
au collège, 15 % des filles et 12 % des garçons déclarent avoir été
exposés à au moins une forme de violence sexuelle. Ces faits ne sont pas
isolés : ils concernent un nombre important d’élèves, filles comme
garçons, dans tous les établissements, publics ou privés, sur le temps scolaire
ou sur le temps périscolaire. L’adolescence constitue un point de bascule. Au
lycée, les filles sont très largement surreprésentées parmi les victimes, avec
des conséquences sur leur bien-être et leur scolarité : une lycéenne sur
dix déclare s’être absentée, par peur, au cours de l’année scolaire. Les
réseaux sociaux amplifient ces phénomènes : plus de
130 000 adolescents ont été exposés contre leur gré à des contenus
sexuels en ligne et près d’un tiers des collégiennes déclarent avoir été victimes
de cyberviolences.
L’enquête Sivis – système d’information et de vigilance sur la sécurité
scolaire – de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la
performance (DEPP) confirme une réalité plus large. Dans le second degré, on
recense 14 incidents graves pour 1 000 élèves – jusqu’à
20 dans les lycées professionnels. Parmi ces incidents, 80 % constituent
des atteintes aux personnes.
Nous sommes donc tenus à un devoir de vigilance et d’action sans relâche. Tant
qu’un seul enfant sera victime, aucun bilan ne pourra jamais nous satisfaire.
Si la plupart des faits qui se produisent dans l’enceinte scolaire sont le fait
d’enfants ou de jeunes entre eux, ils sont parfois aussi – c’est
le principal objet de la présente loi – le fait des adultes.
Statistiquement, ces atteintes aux mineurs sont d’abord commises dans la sphère
familiale : 80 % des cas de viols et d’agressions sexuelles sur
mineurs sont commis dans le cercle intrafamilial. Permettez-moi de rappeler que
l’école, qui est d’abord un lieu de confiance, est le premier auteur d’informations
préoccupantes et de signalements au procureur de la République, sur le
fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. L’année dernière,
le service de défense et de sécurité du ministère a ainsi compté près de
80 000 signalements.
Mais ces faits sont aussi commis – cas intolérables, ulcérants – par des
adultes présents dans les murs de l’école. À cet égard – pour
que vous puissiez avoir une représentation fidèle de la réalité – le
ministère de l’éducation nationale révoque chaque année, dans les établissements
publics, entre trente et quarante-cinq agents pour des motifs tirés de
violences sexuelles ou sexistes – éventuellement dirigées contre d’autres agents. À
ces révocations, il faut ajouter les cinq à sept qui surviennent en moyenne,
chaque année également, pour l’enseignement privé sous contrat. Depuis 2017, la
vérification du bulletin no 2 du casier judiciaire, du fichier
des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes et du fichier des auteurs
d’infractions terroristes est systématique au moment du recrutement. Tous les
personnels déjà en poste ont été soumis à cette vérification entre 2017 et
2019, ce qui a conduit à plusieurs dizaines de révocations.
Les révélations qui se sont succédé depuis le début de l’année ont également
révélé des actes inqualifiables dans le périscolaire. Il nous faut également
les combattre par une réponse ferme, déterminée et systématique, visant à la
fois à interdire l’accès à l’enceinte scolaire à des individus ayant des
antécédents – qu’ils aient été pénalement réprimés ou aient
fait l’objet de sanctions administratives – et à libérer la parole des
victimes. Il nous faut prévenir toute forme de violence.
Permettez-moi également de revenir sur ce qui a déjà été fait sans attendre la
modification législative qui vous est proposée. Je pense d’abord à ce qu’a
engagé, à partir de mars 2025, le plan Brisons le silence, agissons ensemble,
lancé par Élisabeth Borne et articulé autour de trois piliers : protéger
les élèves, libérer leur parole, renforcer les contrôles. En pratique,
l’application Faits établissement, opérationnelle dans le public depuis 2017, a
été étendue aux établissements privés sous contrat où elle y a également été
rendue obligatoire. Chaque établissement dispose désormais d’un cadre clair
pour agir rapidement. Les signalements, qui remontent systématiquement au
rectorat, témoignent d’ailleurs d’une appropriation rapide, ces derniers mois,
par les établissements privés sous contrat.
Vous avez insisté à juste titre, madame la rapporteure, sur l’importance de la
libération de la parole. À cette fin, des questionnaires sont proposés aux
élèves dans des contextes de plus grande vulnérabilité – une
fois par trimestre pour les internes, et au retour de chaque voyage scolaire
avec nuitée. Pour en tester les formulations, l’efficacité et la réception,
nous avons commencé par les expérimenter, au printemps 2025, dans sept
académies, avant de les généraliser à la rentrée à tous les établissements
publics et privés. Toute réponse préoccupante déclenche une alerte immédiate
que le chef d’établissement est tenu de traiter sous quarante-huit heures. Le
119, enfin, a été renforcé : toute alerte concernant un établissement
scolaire est désormais transmise aux équipes académiques dans le même délai.
Parallèlement, nous avons procédé à la mise en place d’un contrôle systématique
des établissements privés sous contrat. Il faut être lucide, pendant très
longtemps, ces établissements n’ont pas fait l’objet de tels contrôles. Les
seuls contrôles étaient ceux des inspecteurs qui se rendaient dans les classes,
mais cela ne constituait évidemment pas une inspection à 360 degrés – si
vous me permettez l’expression.
Depuis 2023, nous avons progressivement institué un dispositif ambitieux. Je
souhaite en présenter les premiers résultats, qui éclairent utilement les débats
à venir. Je rappelle que le privé sous contrat fait déjà l’objet de certains
contrôles puisque les professeurs, qui se rendent chaque jour dans ces
établissements, sont des agents publics recrutés par concours, rémunérés et
inspectés par l’État. En revanche, les personnels de droit privé de ces
établissements n’ont pas le même contact régulier avec nos services.
S’agissant des contrôles engagés, notre objectif – que
nous tiendrons – est de contrôler 40 % des établissements d’ici 2027 –,
c’est-à-dire en deux ans et demi. Nous combinons contrôles aléatoires et
contrôles ciblés en cas d’interrogations ou d’alertes, chaque alerte
déclenchant immédiatement une inspection. L’an dernier, les deux tiers des
contrôles se faisaient sur pièces et un tiers sur place ; j’ai souhaité
inverser cette proportion – désormais, 70 % des contrôles se déroulent
sur place.
Nous avons élaboré un guide de contrôle. Il précise les modalités d’intervention
et clarifie un cadre juridique parfois flou, faute d’avoir été remis en
question ou précisé auparavant. Ce guide a été présenté aux quatre réseaux – catholique,
juif, laïque et musulman – ce qui a permis de clarifier les règles
applicables.
En outre, une instruction interministérielle, cosignée avec le ministère des
finances publiques, définit les modalités de collaboration entre services sur
le volet financier du fonctionnement des établissements.
Plus de 1 500 contrôles ont été réalisés ou sont en cours, dont 1 135 finalisés.
Parmi eux, 28,6 % ont donné lieu à des mises en demeure ou à des
recommandations, pour des raisons diverses : 28 % pour des
manquements pédagogiques, 18 % pour des manquements administratifs,
notamment liés à la mise à jour des avenants contractuels, notre institution
n’y ayant pas toujours veillé, 25 % pour des manquements relatifs à la vie
scolaire. Enfin, six contrôles ont conduit les inspecteurs à signaler au
procureur de la République des personnels coupables de maltraitances diverses
envers des mineurs dont ils avaient la charge. Nous avons appliqué le même
effort au périscolaire, où le nombre de contrôles a augmenté de 70 % en
deux ans.
Malgré ces avancées, nous recevons encore des signalements réguliers de
violences sexistes et sexuelles. Ces signalements montrent aussi que la parole
se libère. Depuis le début de l’année, 255 signalements mettant en cause
des adultes au contact d’élèves ont été enregistrés dans le scolaire et le
périscolaire – 88 % concernent des personnels du public,
12 % des personnels du privé. À chaque signalement, nous répondons immédiatement :
transmission à l’autorité judiciaire lorsque les faits le justifient,
suspension administrative des personnels mis en cause, accompagnement renforcé
des victimes par des cellules dédiées.
Notre réponse ne peut souffrir de frontières administratives – j’ai
bien sûr à l’esprit ce qui se passe dans le périscolaire. Lorsqu’un parent
confie son enfant à l’école, il doit être certain que celui-ci est protégé de
la porte à la porte. C’est pourquoi j’ai nommé une déléguée à la protection des
enfants à l’école, point de contact unique pour les familles dont la situation
a été mal prise en charge ou qui considère que leur situation n’a pas été prise
en charge. Elle est chargée de réunir rapidement les parties pour apporter la
meilleure réponse possible aux enfants et à leur famille. Notre exigence est
simple : zéro tolérance, zéro impunité.
Dans le projet de loi sur la protection de l’enfance, le gouvernement a inscrit
deux sujets, auxquels je me suis particulièrement consacré, et qui nous
intéresse cet après-midi : l’extension des contrôles d’honorabilité à tous
les intervenants, associatifs ou professionnels, bénévoles ou salariés,
présents dans l’école ; l’instauration de contrôles d’honorabilité
cycliques pour les personnels.
Je proposerai un amendement pour garantir l’application immédiate de ces
mesures. Autre élément essentiel : la création d’un fichier des adultes
interdits d’école, issu d’une liste noire propre à l’éducation nationale,
croisée avec le fichier des cadres interdits du périscolaire et du sport. En
l’état du droit, lorsqu’un agent est révoqué pour des faits commis sur mineur,
il n’est pas identifié comme tel et peut revenir dans une autre académie ou
passer d’un service à l’autre. En clair, si je le chasse, il peut revenir dans
le périscolaire et, s’il est chassé du périscolaire, il peut revenir dans les
clubs sportifs.
Demain, si le législateur vote le dispositif, cela ne sera plus possible :
chaque employeur pourra interroger une base unique pour vérifier qu’aucune
sanction administrative d’éviction n’a été prononcée. Concrètement, tous les
intervenants occasionnels – associatifs ou professionnels – feront l’objet
d’un contrôle systématique des antécédents judiciaires et pourront éditer une
attestation d’honorabilité générée par QR code. Toute personne présentant un
risque pour les mineurs sera évincée, même sans condamnation pénale, dès lors
qu’une sanction administrative a été prononcée.
Votre proposition de loi renforce les outils juridiques de prévention et de
sanction des violences et traduit en obligations les recommandations de votre
rapport –– nous avons déjà engagé une partie des actions réglementaires.
Je souhaite toutefois appeler votre attention sur deux points. L’article 1er
vise à reconnaître symboliquement les violences effroyables subies par les
enfants et jeunes victimes, ce que nous soutenons pleinement. Mais, dans sa
rédaction actuelle, en lien avec l’article 2, il établit une
responsabilité universelle de l’État, qui deviendrait responsable des actes
commis par des tiers, faute de contrôle, et devrait à ce titre indemniser les
victimes, en lieu et place des auteurs, par le biais d’un fonds dédié.
Cette articulation pose problème : au risque de nous tromper de combat, nous
ne pouvons collectivement effacer la responsabilité première des auteurs des
violences. Ce sont eux qui doivent être poursuivis, identifiés, sanctionnés,
traduits en justice et condamnés. Bien sûr, l’État et les établissements
doivent prévenir ces violences, sous le contrôle de la puissance publique – y
compris des collectivités pour le périscolaire – qui doit s’assurer que
des mesures concrètes sont bien prévues. La responsabilité de l’État peut
naturellement être engagée en cas de carence, mais selon les règles habituelles
du contentieux administratif – responsabilité pour faute en cas de carence et éventuellement
sans faute dans certaines circonstances particulières. En revanche, il serait
discutable que l’État indemnise ab initio les crimes commis par des
tiers, ou qu’il se substitue en cas de carence aux collectivités responsables
de leurs agents – comme les communes en charge du périscolaire.
Enfin, dans la rédaction actuelle de la proposition de loi, le fonds d’indemnisation
soulève aussi des questions quant à sa coexistence avec les mécanismes
existants – Fonds de garantie des victimes, commission d’indemnisation
des victimes d’infraction (Civi) – au risque de complexifier le parcours
des victimes. C’est pourquoi nous proposerons d’ouvrir une mission d’évaluation
préalable afin de déterminer le besoin réel d’un tel fonds. Nous ne pouvons
prévoir une substitution automatique de l’État aux auteurs, qui restent les
criminels et doivent être condamnés avec la plus grande fermeté.
Je suis convaincu que nous trouverons un chemin commun pour lutter contre les
violences faites aux enfants, assurer leur réparation et garantir leur
prévention absolue. Trois principes doivent nous guider : contrôler les
comportements, écouter systématiquement la parole des enfants – en
particulier des élèves – et garantir des règles communes à tous les établissements
sans exception car, hélas, des crimes ont été commis dans tous les types d’établissements.
Si l’immense majorité de l’institution scolaire, quel que soit le statut de l’établissement
et de ses personnels, offre un cadre protecteur, un seul crime, un seul
criminel suffiront toujours à fragiliser ce contrat et à altérer durablement la
vie d’un élève.
Ce débat nous dépasse. Il questionne le type de société que nous voulons
construire – une société où l’école est un sanctuaire véritable,
où aucun enfant ne craint pour son intégrité, où la parole des victimes est
entendu, écoutée, respectée, et où les auteurs de violences répondent
personnellement de leurs actes inqualifiables, conformément aux principes du
droit pénal. C’est un devoir non négociable, auquel nous devons répondre
ensemble, au-delà de nos différences et des clivages. (
Philippe Baptiste (ministre de l’Enseignement
supérieur, de la Recherche et de l’Espace)
> [Projet de loi relatif à la régulation de l'enseignement supérieur privé /
Intervention au Sénat] En 1998, notre pays comptait 2,1 millions
d'étudiants dans l'enseignement supérieur. Vingt-cinq ans plus tard, nous
frôlons les 3 millions, soit 50 % de plus par rapport à la fin du
siècle dernier.
Les besoins ont évolué et l'offre de formation a été profondément renouvelée,
avec notamment le développement de l'offre privée. Quelque
800 000 étudiants sont désormais inscrits dans le privé, soit un sur
quatre.
C'est un fait : l'enseignement supérieur privé ne se définit pas comme
l'université, mais il se déploie en complémentarité avec l'enseignement
supérieur public.
Ce développement inédit s'est inscrit dans un cadre conçu pour un secteur privé
marginal et qui ne répond plus aux enjeux.
Or les jeunes, leurs familles, les entreprises veulent y voir clair : la
formation est-elle de qualité ? Cette qualité est-elle garantie par
l'État ?
Cette question se pose avec d'autant plus d'acuité que des dérives sont
apparues : frais de réservation atteignant 1 000 euros, contrats
non résiliables, détournements de fonds, etc. Certes, cela ne concerne qu'une
minorité d'établissements, mais cela nuit à l'image de tout le secteur.
Ce projet de loi est issu des nombreux échanges menés depuis un an. Je remercie
le rapporteur et salue les débats au Sénat, notamment sur la proposition de loi
Chantrel. Ainsi, le texte qui vous est présenté aujourd'hui est plus
robuste qu'il y a un an.
Ce qui compte, ce n'est pas le statut de l'établissement, mais la qualité des
formations, qui doit être garantie par l'État. Et Parcoursup est l'espace de
confiance qui apporte cette garantie.
Le Titre Ier prévoit deux modalités de reconnaissance :
l'agrément, attestant de la qualité des formations, délivré par le Haut Conseil
de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres) ;
et le partenariat - renommé « agrément d'intérêt général » par
la commission - réservé aux établissements privés à but non lucratif qui
concourent aux missions de service public.
À terme, seuls les établissements agréés - ou agréés d'intérêt
général - pourront figurer sur Parcoursup. Les autres n'y auront pas leur
place, car l'État ne pourra se porter garant de la qualité de leurs formations.
Cela fera un peu de ménage dans l'offre existante !
Les pouvoirs de contrôle de l'inspection générale devront être étendus, afin de
remonter aux responsables réels.
Tous les organismes de formation délivrant un titre professionnel, y compris
ceux qui choisiront de rester hors de Parcoursup, devront obtenir une
certification, via le renforcement du référentiel Qualiopi.
Je défendrai un amendement renforçant les obligations d'information des
établissements privés, qui devront dispenser une information transparente et
loyale, notamment sur les diplômes délivrés et les débouchés.
Le titre II porte sur la protection des étudiants et des apprentis :
actuellement, un jeune est mieux protégé quand il achète un scooter que quand
il s'inscrit à une formation du supérieur... Aussi, ce texte permettra aux
étudiants d'exercer réellement leur droit de rétractation. Mais entendant aussi
les inquiétudes de certains établissements sérieux, nous pourrons envisager des
ajustements.
Nous améliorons aussi la protection des apprentis contre les clauses abusives.
L'apprentissage, levier majeur de l'insertion professionnelle des jeunes, s'est
développé dans l'enseignement supérieur depuis la loi de 2018. Le
Gouvernement a choisi une régulation par la qualité ; la commission de la
culture, par les prix.
Personne ne doute de la nécessité d'une réforme, pour plus de transparence et
de lisibilité dans l'offre de formation privée. Les discussions ont été
nourries au Sénat et à l'Assemblée nationale. L'attente des étudiants, des
familles, des établissements et des entreprises est forte.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> À tous les lycéens et parents qui découvriront leurs résultats Parcoursup
ce soir : je vous souhaite le meilleur. En tant que maman je sais aussi combien
cette période peut être source de stress. Parcoursup a progressé, mais nous
devons continuer à le faire évoluer pour rendre l’orientation plus lisible et
moins anxiogène. Et surtout : gardez confiance en vous. Un résultat ne définit
pas un avenir !
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> La fête ne peut pas être la casse. Les dégradations et les violences qui
ont suivi la victoire du PSG sont inadmissibles. Je refuse que la France
s’habitue aux débordements lors des célébrations populaires. Il faut remettre
le respect des règles et de l’autorité au milieu du village, en renforçant nos
outils pour encadrer une partie de notre jeunesse qui part à la dérive.
Violette Spillebout (députée)
> [Protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire
Intervention à l’Assemblée] Il y a des moments, dans la vie d’un parlementaire,
où l’on sait que ce que l’on fait dépasse la politique. Aujourd’hui est l’un de
ces moments, parce qu’il y a dans nos tribunes des hommes et des femmes dont la
vie a été fracassée entre les murs d’une école – entre
les murs d’un lieu qui aurait dû être le plus sûr du monde : là où tout
commence, là où se créent l’égalité et la fraternité entre les enfants, futurs
adultes.
Je veux avant tout leur parler, à eux ; leur parler directement.
Vous avez eu le courage de parler. Vous avez brisé des décennies de silence et
d’omerta ; vous avez surmonté la honte qu’on vous avait infligée. Vous
avez témoigné devant la commission d’enquête sur les modalités du contrôle par
l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires avec
une dignité qui nous a bouleversés. Aujourd’hui, c’est pour vous que nous
sommes là.
Tout a commencé par une onde de choc : Bétharram d’abord ; puis
Riaumont, Le Relecq-Kerhuon, les filles du Bon Pasteur, Saint Dominique de
Neuilly-sur-Seine, et bien d’autres encore. Autant de noms d’établissements qui
sont devenus des noms de honte nationale. Autant de lieux où des enfants – parfois
des générations d’enfants – ont été frappés, humiliés, abusés, pendant que
les adultes autour d’eux regardaient ailleurs, se taisaient ou – pire –
protégeaient l’institution au détriment de l’enfant.
Ce n’est pas une accumulation de faits divers, car la violence y fait système :
l’omerta des établissements, la protection de la réputation avant tout, la
domination de l’adulte en position d’autorité sur l’enfant vulnérable et, au
bout de la chaîne, la défaillance de la puissance publique qui n’a pas
contrôlé, qui n’a pas protégé et qui n’a pas agi.
Cette défaillance, il faut la nommer. C’est ce que fait ce texte dans ses
articles 1 et 2. Cette reconnaissance n’est pas seulement
symbolique ; elle se veut aussi réparatrice. Paul Vannier et moi-même,
dans une démarche transpartisane, avons écrit cette proposition de loi avec
notre cœur, avec notre sincérité et avec notre savoir-faire de parlementaires,
entourés des administrateurs de l’Assemblée et de nos équipes de
collaborateurs, que je remercie chaleureusement. Nous avons également été
soutenus par les services du ministère de l’éducation nationale et par ceux du
ministère de la justice. Surtout, nous l’avons écrite avec le comité de suivi
de notre commission d’enquête : les victimes, les lanceurs d’alerte, les
syndicats d’enseignants, les associations de parents, les chercheurs et les
sociologues. Plus de 150 collègues, sur ces bancs, ont cosigné ce texte.
Ces collègues sont de tous les groupes : quand il s’agit de protéger un
enfant de 6 ans qui pleure en silence dans un dortoir, il n’y a pas de
droite, il n’y a pas de gauche. Il n’y a que des adultes qui ont, ou n’ont pas,
fait leur devoir.
Alors mettons-nous au travail, au plus vite, sur ces onze articles. Nous avons
de nombreux amendements à examiner, dont les premiers et les plus structurants
sont ceux du gouvernement. Leur adoption garantirait au texte une solidité et
une opérationnalité maximales et, avec elles, une inscription rapide à l’ordre
du jour du Sénat.
Notre seul objectif est qu’une vraie loi soit votée, ce soir, avant minuit. Une
vraie loi applicable, qui protège réellement les enfants, grâce à la formation
et à la sensibilisation à la lutte contre les violences ainsi qu’au contrôle
d’honorabilité pour tous les personnels, du public et du privé, quel que soit
leur statut. Une vraie loi, qui permette de contrôler les établissements privés
comme publics et d’assurer un nouveau dialogue, pour plus d’efficacité. Une
vraie loi, qui passe de la culture de l’omerta à la culture du courage, avec le
renforcement des obligations de dénonciation des crimes commis sur les mineurs.
On va nous opposer, je le sais bien, la crainte que ce texte remette en cause
des libertés fondamentales et mette sous tutelle l’enseignement catholique.
Il ne s’agit pourtant pas de restreindre des libertés garanties par la
Constitution. Ni la liberté de conscience, ni la liberté d’enseignement ne sont
menacées par cette proposition de loi. Il s’agit, en revanche, de faire
systématiquement primer l’intérêt supérieur de l’enfant, où qu’il se trouve, en
ayant une pensée pour toutes les victimes passées qui n’ont pas pu être
protégées faute de contrôles suffisants. C’est le moment d’agir avec force par
cette loi, cette loi de notre République laïque, qui respecte chaque religion
et le caractère propre de chaque établissement sous contrat. Aux collègues qui
tenteront par leurs amendements de limiter ces nouveaux contrôles tout en
disant qu’ils veulent protéger les enfants, je pose cette question
simple : à qui pensez-vous réellement ? À l’institution ou à
l’enfant ?
Pour ma part, j’ai choisi. Seule la primauté absolue du bien-être de l’enfant
guide mon travail de rapporteure.
Lors des travaux de la commission d’enquête, il y a un an, nous écoutions avec
Paul Vannier des femmes et des hommes raconter leur enfance violée, leur
enfance volée. Certains avaient 60 ans. Certains, depuis quarante ans,
portaient ces blessures dans le silence. J’ai vu des visages. J’ai entendu des
voix brisées. J’ai lu dans leurs yeux cette question qui nous était
posée : et maintenant qu’allez-vous faire ? Aujourd’hui, nous y
répondrons.
Julie Delpech (députée)
> [Protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu
scolaire Intervention à l’Assemblée] Il y a quelques mois encore, beaucoup
voulaient croire que les violences commises dans certains établissements
scolaires relevaient d’exceptions isolées, puis les témoignages et les
scandales se sont multiplié. Les révélations de Bétharram, de Riomont, de
Garaison, et de tant d’autres établissements, ont peu à peu révélé une réalité
plus structurelle et dérangeante que les victimes connaissaient depuis
longtemps.
Pendant des décennies, des enfants ont subi des violences physiques,
psychologiques et sexuelles, dans des lieux qui auraient dû être ceux de
l’apprentissage et de la protection. Des alertes ont existé, sans toujours
produire les conséquences attendues. Lorsque la représentation nationale a
décidé de se saisir de cette question, à travers la commission d’enquête sur
les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les
établissements scolaires, les témoignages recueillis ont confirmé l’ampleur du
problème.
J’ai eu l’honneur de participer à ces travaux. Nous avons auditionné près de
140 personnes, analysé des milliers de documents, mais surtout nous avons
écouté les collectifs de victimes et les membres des équipes pédagogiques, dont
certains sont dans les tribunes aujourd’hui. Je tiens à les saluer et à les
remercier pour leur témoignage et leur courage. Ces femmes et ces hommes,
parfois plusieurs décennies après les faits, sont venus raconter ce qu’ils
avaient subi et ce qui les avait le plus souvent marqués. Le silence des
institutions, l’absence de réaction et le sentiment de ne pas avoir été
protégés : c’est de cette réalité qu’est née la présente proposition de
loi. Je veux saluer le travail de notre rapporteure qui l’a soutenue avec
détermination, ainsi que l’ensemble des membres de la commission d’enquête.
Ce texte poursuit un objectif simple : tirer les conséquences de ce que
nous avons appris. Il renforce la prévention, améliore le contrôle, consolide
les mécanismes de signalement et apporte une reconnaissance attendue par de
nombreuses victimes. Surtout, il affirme un principe qui devrait tous nous
rassembler : aucun enfant ne doit être exposé à des violences de la part
des adultes auxquels il est confié. Le groupe Ensemble pour la République
partage cette ambition.
Cependant, alors que nous abordons l’examen de ce texte en séance publique,
nous avons la responsabilité collective de préserver ce qui fait sa force, sa
capacité à traduire les enseignements de la commission d’enquête et à déboucher
sur des avancées. Or plusieurs modifications adoptées en commission nous paraissent
fragiliser cet équilibre. Je pense notamment à la rédaction de l’article 1er.
Reconnaître les défaillances qui ont pu exister est une nécessité, mais nous
devons aussi veiller à ne pas brouiller les messages adressés aux victimes. Les
premiers responsables des violences commises contre des enfants demeurent ceux
qui les ont commises. Les auteurs doivent rester au centre de la responsabilité
pénale, morale et sociale que nous entendons affirmer. L’État doit contrôler,
prévenir, protéger, sanctionner, mais il ne saurait être présenté comme le
premier responsable de ces violences.
Au-delà de ce point, je forme le vœu que nos débats soient guidés par un seul
objectif : l’intérêt des enfants. Ce texte est attendu par les victimes,
leurs familles et tous ceux qui demandent que les enseignements de ces
scandales débouchent enfin sur des changements.
Nous savons également que le temps parlementaire qui nous est imparti est
contraint, c’est pourquoi j’en appelle à la responsabilité de chacun. Nous
devons distinguer l’essentiel pour préserver les avancées qui font consensus et
corriger les dispositions qui méritent de l’être, afin de permettre à ce texte
d’aller à son terme. Derrière nos débats, l’exigence qui nous dépasse est de
faire en sorte que plus aucun enfant ne soit laissé seul face à la violence,
dans un établissement qui avait pour mission de le protéger. Nous n’y
parviendrons ni avec des postures ni avec du dogmatisme.
C’est dans cet esprit que le groupe Ensemble pour la République abordera
l’examen de cette proposition de loi. Nous la soutiendrons car, lorsque les
faits sont établis, le courage politique consiste à en tirer les conséquences.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Bernard Guetta (député)
> [Opinion : «L’avenir de l’Europe est l’Afrique, l’avenir de l’Afrique
est l’Europe»] Nous nous réveillons enfin. La possibilité que les avancées
technologiques de la Chine, ses bas coûts de production et l’ampleur de ses
aides d’Etat n’aient raison de secteurs de pointe de l’industrie européenne et
non plus seulement de fabrications sans valeur stratégique sonne l’alarme dans
toute l’Union.
C’est sur la nature des mesures à prendre et non plus sur leur nécessité
qu’on se dispute mais il ne suffit pourtant pas d’ouvrir les yeux et de nous
défendre. Il nous faut passer de la défensive à l’offensive, ne plus uniquement
penser à nous protéger des surproductions chinoises mais imposer à Beijing un
rapport de forces qui l’oblige à négocier et revoir ses politiques.
Ce ne sera pas sans risques. Dans la bataille qui s’ouvre, les Chinois
recourront aux mesures de rétorsion dont ils nous menacent déjà mais nous
disposons, nous, de deux atouts essentiels.
Le premier est notre taille. L’Union n’est pas l’ensemble le plus peuplé du
monde. Elle n’est pas non plus le plus étendu mais avec nos quelque 450
millions d’habitants et bientôt beaucoup plus, nos pouvoirs d’achat et nos taux
d’épargne, nous constituons un marché dont la Chine (pas plus d’ailleurs que
les Etats-Unis) ne peut simplement pas se passer. Si l’accès au marché européen
lui était ne serait-ce que partiellement fermé, l’industrie chinoise aurait
beaucoup de mal à trouver d’autres débouchés aussi profitables.
Cela nous met en position d’exiger une renégociation globale de nos
relations commerciales. A la seule condition que notre détermination et notre
unité ne fassent pas de doute, nous pouvons aller au bras de fer car les
Chinois sont obligés à un compromis encore plus nécessaire à leur économie qu’à
la nôtre.
Et puis il y a l’Afrique. Elle comptera deux milliards et demi d’habitants
en 2050. Comme l’Asie au siècle dernier, elle est la puissance émergente de ce
siècle et c’est d’abord là, du Maghreb à l’Afrique du Sud, du Sénégal au Kenya,
que se jouera notre rapport de force avec la Chine.
Ou bien nous laissons l’industrie chinoise prendre une telle force en
Afrique que nous n’aurons bientôt plus les moyens de lui faire face en Europe,
ou bien nous opposons un front eurafricain au colonialisme industriel de la
Chine.
Ou bien nous laissons l’industrie chinoise continuer à faire de l’Afrique
sa chasse gardée en s’y assurant, dans chaque secteur, d’incontournables
positions dominantes, ou bien nous proposons à l’Afrique un codéveloppement
gagnant-gagnant passant par des partenariats industriels dans les productions
de masse comme les secteurs-clés.
La Méditerranée n’est pas une mer. C’est un lac dont les rives sont
parfaitement complémentaires. Au sud, l’Afrique a besoin d’investissements pour
développer son industrie, réduire son chômage en offrant du travail à une
jeunesse qui n’a aujourd’hui d’autre choix que la route de l’Europe, augmenter
ses rentrées fiscales, se doter des infrastructures qui lui font défaut et
freiner puis arrêter la fuite de ses cerveaux.
Au nord, l’Europe a besoin de retrouver ailleurs qu’en Chine une
main-d’œuvre moins coûteuse que la sienne, de trouver de réels moyens
d’endiguer la crise politique dans laquelle la plonge l’immigration illégale et
d’assurer de nouveaux débouchés à ses capitaux et à ses exportations afin de
remuscler ses industries face à celles de la Chine.
L’avenir de l’Europe est l’Afrique comme l’avenir de l’Afrique est
l’Europe.
Français, anglais et portugais, nous avons des langues communes. Les
diasporas africaines sont nombreuses en Europe et pourraient vite constituer un
ciment naturel entre nos continents. Le coût financier et environnemental des
transports entre l’Afrique et l’Europe est infiniment plus bas qu’entre
l’Europe et l’Asie. Et puis la géographie nous le dit : unies et non pas
séparées par la Méditerranée, l’Afrique et l’Europe constitueront un ensemble
continu, cœur battant du monde et, pour peu que nous le voulions, première
puissance économique de demain.
Pascal Canfin (député)
> Le MACF — le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières — est en
vigueur depuis janvier. Un combat que nous avons mené depuis 2019 pour une
concurrence loyale : une entreprise européenne ne doit pas payer un prix pour
ses émissions pendant que son concurrent chinois y échappe.
Aujourd'hui, nous négocions son extension à des produits finis, et nous
renforçons la protection de nos exportations vers des pays sans prix du
carbone. Le vote au Parlement européen aura lieu fin juillet. Ce qui se décide
dans les prochaines semaines engagera l'industrie européenne pour des années.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Nous avons progressivement perdu cette capacité collective à planifier.
Pour rompre avec la maladie de l’immédiateté, je propose que la France se dote
d’un nouveau plan quinquennal : une « loi des grandes options », en
début de mandat. Comme certains pays européens. Retrouvons le sens de l’avenir.
Lui seul redonne espoir !
> Nous devons revenir aux « lois de plan » ! Il faut retrouver le sens du temps long, avec quelques priorités claires (transports, santé…). Parler d’avenir, c’est redonner espoir !
> L’Europe fait face à un choc industriel d’une nature inédite : la montée en puissance de la Chine n’est plus conjoncturelle, elle est systémique. À qualité comparable, la Chine produit 30 à 40% moins cher. Nous devons réagir en innovant ET en nous protégeant ! L’Europe doit et peut agir !
> Je rêve d’une troisième voie entre un autoritarisme vertical et un libéralisme débridé.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.