Voici une sélection, ce 11 mai 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> Je crois à un partenariat équilibré entre l’Afrique et la France. C’est le
sens de la transformation que nous menons depuis 10 ans. On continue, en
avant !
> C’est un continent que je ne veux plus que la France regarde d’un côté comme étant un pré carré où les dirigeants d’entreprises auraient en quelque sorte tous les droits ou tous les contrats qui leur seraient garantis parce que c’était l’Afrique francophone, où parfois certains considéraient que la France donnait une forme d’assurance-garantie quoi qu’il advienne en étant là à faire ou défaire les gouvernements. C’est fini. Depuis 2017, c’est terminé cette époque. D’abord parce que bien avant 2017 nos entreprises avaient commencé à perdre des parts de marché en Afrique francophone, on le commentait peu mais c’était le cas parce que c’est compétitif l’Afrique, à juste titre. Et parce que je crois à un partenariat équilibré. Et donc la transformation qu’on fait depuis 10 ans. C’est une transformation qui a consisté à dire : partout en Afrique on croit à la souveraineté des États et à leur intégrité territoriale. Il y a un coup d’État au Mali ? Vous ne voulez plus de la France parce que vous ne voulez plus vous battre contre le terrorisme ? On s’en va ! Comme on dit en bon français, no offense. Malheureusement l’actualité montre que ce n’était sans doute pas la meilleure décision que les putschistes maliens avaient pris pour leur pays.
> Les derniers mois ont causé beaucoup de tort et à l’Algérie et à la France (…) Mon souhait, c’est d’agir avec pragmatisme pour parvenir à des solutions responsables avec l’Algérie sur les questions humanitaires, migratoires, sécuritaires, mais aussi économiques ou régionales.
> [Detroit d’Ormuz] Il n’a jamais été question d’un déploiement, mais on se tient prêt. Nous avons bâti une mission ad hoc, copilotée avec les Britanniques, qui a rassemblé 50 pays et organisations internationales. L’objectif est de permettre, de manière concertée avec l’Iran et en déconflictant avec tous les pays de la région et les États-Unis, d’assurer dès que les conditions le permettront la reprise du trafic maritime.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> [Hantavirus] Cinq de nos compatriotes présents sur le MV Hondius, foyer
d’infection à Hantavirus, ont été rapatriés sur le territoire national. L’un
d’entre eux a présenté des symptômes dans l’avion de rapatriement. Aussi, ces
cinq passagers ont tout de suite été placés en isolement strict jusqu’à nouvel
ordre. Ils sont pris en charge médicalement et feront l’objet de tests et d’un
bilan sanitaire. Dès ce soir, je prends un décret permettant de mettre en place
les mesures d’isolement adaptées à l’égard des cas contacts et protectrices de
la population générale.
> [Discours lors de la Journée contre l’esclavage] Le
10 mai 2001, par un vote ultime de cette haute assemblée, la France devenait
une nation pionnière dans la reconnaissance de la traite et de l'esclavage
comme crime contre l'humanité ; un système monstrueux qui arracha la vie de
millions d'êtres à qui l'on avait nié la dignité d'humain ; une page sanglante
de l'histoire de notre pays, de l'Europe et du monde ; une mémoire qu'aucune
parole ni aucun acte jamais n'effacera, mais qu'il nous faut désormais
entretenir par nos paroles et plus encore par nos actes.
Cette mémoire est celle de victimes qui furent aussi, dans bien des cas, des
héros. Certains sont parfois même devenus des figures universelles de
l'émancipation et de la liberté, Toussaint Louverture à Saint-Domingue,
Solitude en Guadeloupe, Claire en Guyane, Eva à La Réunion et tant d'autres
dont l'histoire n'a pas toujours retenu les noms, mais dont le courage demeure
un héritage bien vivant.
Notre hommage, aujourd'hui, est en premier lieu destiné à ces femmes et à ces
hommes qui se sont dressés, héroïquement, pour briser les chaînes d'un destin
qui semblait scellé et pour ouvrir un nouveau chemin, celui de l'abolition.
La France, qui fut hélas parmi les pays qui ont pratiqué la traite et
l'esclavage pendant des décennies, devint aussi l'un des premiers pays au monde
à l'abolir une première fois, en 1794, et définitivement, vous l'avez rappelé,
Monsieur le président du Sénat, en 1848.
Et grâce à cette loi adoptée il y a 25 ans, la France est désormais au premier
rang des pays engagés dans le combat universel pour une juste reconnaissance
des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition.
Cette loi, Mesdames et Messieurs, est une grande loi républicaine. Elle
témoigne de notre capacité, à certains moments décisifs de notre histoire, à
nous retrouver sur l'essentiel, quelles que soient nos sensibilités, histoires
et appartenances politiques.
Cette réussite doit beaucoup, vous l'avez tous rappelé, évidemment, à
Christiane Taubira, alors députée de Guyane, ainsi qu'aux nombreux élus et
acteurs de la société civile dont la mobilisation collective a permis
d'inscrire cette aspiration portée par des générations de femmes et d'hommes
dans la loi de la République.
Mais si cette loi est une grande loi, elle n'est pas un aboutissement. Bien au
contraire, elle ouvre un chemin, Monsieur le Premier ministre Jean-Marc Ayrault,
un chemin qui porte une exigence tournée vers l'avenir, car il faut être
lucide. L'esclavage a été définitivement aboli en France voici près de 180
années, mais les inégalités et le racisme n'ont pas disparu dans notre pays.
Nous l'avons vu récemment avec les attaques odieuses dont ont été la cible
certains élus de couleur à l'issue des élections municipales. Le Gouvernement,
l'État, est aux côtés des victimes. La justice de la République est saisie,
elle tranchera. Nous le voyons trop souvent aussi au travers des
discriminations qui persistent, par exemple et entre autres, sur le marché du
travail. Nous le voyons de plus en plus dans la haine en ligne qui se propage
inlassablement sur les réseaux sociaux.
Le Gouvernement comme l'ensemble des gouvernements qui nous ont précédés sont
mobilisés pour combattre ces actes inacceptables et lutter partout et par tous
les moyens contre les discriminations et donc in fine contre la haine.
En Outre-mer aussi, le combat pour l'égalité réelle se poursuit et doit se
poursuivre avec un engagement sans précédent de l'État et des élus dans les
trois océans.
En vérité, ces territoires, je le dis ici dans la chambre des territoires, nous
montrent la voie. Ils ont pour la plupart connu l'épreuve de la traite et de
l'esclavage et ont réussi par leur combativité et par une certaine audace à se
relever jusqu'à incarner le meilleur de ce que la République a réalisé dans
l'histoire de notre pays, et c'est notre fierté.
Je pense aux héros des deux grandes guerres du XXe siècle, des tranchées de
Verdun aux plages de Provence. Je pense aux grandes figures qui ont fondé notre
République, et notamment ici, à Gaston Monnerville, qui fut au Sénat la voix
d'une époque où il a fallu reconstruire la France.
Je pense aux immenses auteurs, à Aimé Césaire, à Léon-Gontran Damas, à Paulette
Nardal et à tant d'autres, qui ont écrit pour raconter l’histoire telle qu'elle
vibrait en eux, et le monde en fut profondément changé.
Dans ce combat passionné pour la juste reconnaissance de nos Outre-mer, nous
sommes un peu tous les héritiers du Président Jacques Chirac, qui a tant œuvré
pour l'égalité des chances dans ses territoires et pour vaincre la haine, le
racisme et toutes les formes de discrimination dans la République. Nous lui
devons la décision d'instituer, en 2006, cette journée nationale de
commémoration, prévue par la loi Taubira, le 10 mai.
Mesdames et messieurs, désormais, il s'agit d'aller plus loin sur le chemin
ouvert par cette grande loi de reconnaissance et d'engagement. D'abord, en
osant nous unir aujourd'hui comme hier pour affronter les formes contemporaines
de l'esclavage, car nous le savons, le trafic d'êtres humains liés aux réseaux
criminels internationaux, désormais du narcotrafic ou de l'exploitation
sexuelle, brise des milliers de vies humaines, hommes, femmes, enfants, à
travers le monde.
La France doit demeurer au premier rang des pays engagés dans la lutte contre
tous les crimes contre l'humanité et toutes les formes d'exploitation. C'est
notre honneur et notre devoir. Et ce combat exige de la lucidité, mais aussi du
courage.
Enfin, pour avancer, il est évidemment essentiel de continuer à renforcer la
coopération entre l'État et la Fondation pour la mémoire de l'esclavage,
Monsieur le Premier ministre, cher Jean-Marc Ayrault.
Je salue le travail de cette fondation et je souhaite que le renouvellement de
cette convention avec l'État et les onze ministères mobilisés donne une
nouvelle impulsion aux actions engagées sur le terrain. D'abord, dans le
domaine de l'éducation, la mère des batailles, car l'enjeu décisif demeure
celui de la transmission aux nouvelles générations et à tous nos concitoyens,
partout dans l'Hexagone et en Outre-mer. Le Mémorial national des victimes de
l'esclavage, qui sera prochainement inauguré dans les Jardins du Trocadéro à
Paris, porte cette ambition. Dans le même esprit, il est essentiel de donner un
nouvel élan à l'effort national de recherche, vous l'avez dit, sur les sujets
liés à l'histoire de la traite et de l'esclavage, dans le sens des préconisations
du livre blanc, car il s'agit pour la France, grand pays de recherche
scientifique, de tenir son rang là où d'autres pays ont décidé de repousser cet
horizon.
Je veux, pour finir, souligner le rôle essentiel des collectivités
territoriales qui, à l'instar de la Réunion, la Guadeloupe, la Guyane, mais
aussi Nantes, La Rochelle, Bordeaux, Brest, œuvrent pour faire vivre cette
mémoire, sans oublier la Ville de Paris. Tous les acteurs publics, associatifs
et culturels attendent, je crois avec grand intérêt et une certaine impatience,
la mise en place du label annoncé qui permettra de valoriser ces nombreuses
initiatives pour continuer à se tourner ensemble vers l'avenir.
Mesdames et messieurs, le grand romancier, philosophe et poète martiniquais
Édouard Glissant l'a dit remarquablement, je le cite : « Si nous voulons
partager la beauté du monde, si nous voulons être solidaires de ces
souffrances, nous devons apprendre à nous souvenir ensemble ». La loi adoptée
le 10 mai 2001 a ouvert un chemin, un chemin de mémoire, mais aussi un chemin
de reconnaissance, mais aussi un chemin d'engagement. Il nous reste sans doute
beaucoup à apprendre sur la manière de faire ce travail qui nous oblige et nous
grandit.
Mieux faire mémoire, tout simplement pour mieux faire nation. Et continuer à
faire de la France une nation qui rayonne dans le monde par son engagement et
par ses combats, au nom tout simplement de la liberté, de l'égalité et de la
fraternité.
Pour toutes ces raisons, vive la République et vive la France !
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> Je remercie et félicite le préfet de police et les forces de l’ordre
mobilisées sous son autorité dans l’agglomération parisienne hier : l’ordre et
la tranquillité publics ont été maintenus et le respect des arrêtés
d’interdiction de la manifestation du C9M pour l’ultra-droite et de la
contre-manifestation d’ultra-gauche garanti malgré la volonté de certains de
néanmoins se rassembler pour s’affronter. Ils en ont été empêchés et dans ce
cadre de nombreuses interpellations et verbalisations ont été effectuées. Force
est restée à la loi.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> C'est fait ! L'Union européenne sanctionne aujourd'hui les principales
organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et
violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants. Ces actes gravissimes
et intolérables doivent cesser sans délais. Elle sanctionne les principaux
dirigeants du Hamas, responsable du pire massacre antisémite de notre histoire
depuis la Shoah au cours duquel 51 Français ont perdu la vie, mouvement
terroriste qui doit être impérativement désarmé et exclu de toute participation
à l'avenir de la Palestine. L'espérance que la France a fait renaître l'année
dernière à New York, celle de deux Etats reconnus et respectés dans leurs
droits vivant côte à côte en paix et en sécurité, nous ne laisserons personne
la fragiliser.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Hantavirus] Je suis ici comme ministre de la Santé pour informer les
Français. Effectivement, un de nos cinq compatriotes a eu des symptômes qui
peuvent potentiellement ressembler à ce virus hantavirus, qui, je le rappelle,
est un virus que l'on connaît, qui a déjà fait des épidémies en Argentine. Et
il va falloir attendre 24 heures pour les résultats du test de ce patient afin
de savoir si c'est ce virus ou pas.
Alors, l'incubation est de six semaines. Elle est souvent dans les 15 premiers
jours, mais elle peut aller jusqu'à six semaines. C'est pour cette raison que
nous prendrons des mesures d'isolement qui dureront ces six semaines. (…)
Cinq cas sont considérés à haut risque puisque ce sont des gens qui ont passé
du temps sur ce bateau où il y a eu de la transmission du virus. Nous prenons
avec le Premier ministre des mesures très strictes, les plus strictes de la
zone européenne, pour protéger les Français en considérant que, parce que c'est
tout au début de l'épidémie que ça se joue, qu'il faut briser les chaînes de
transmission du virus, un isolement qui, dans les premiers jours, sera à
l'hôpital pour faire la batterie d'examens nécessaires, les tests, les tests
génétiques, les PCR, pour avoir les résultats. Et nous verrons dans les jours
qui viennent les modalités de l'isolement qui durera 42 jours. (…)
C'est très important, je le redis, c'est vraiment au début qu'il faut agir et
c'est pour ça que je suis là aussi ce soir. C'est un virus que nous
connaissons, qui a déjà donné des épidémies. Nous avons déjà des études
scientifiques, même si nous ne connaissons évidemment pas tout. (…)
Je comprends qu'on s'interroge. Il s'agit d'un virus qu'on connaît. Dans les
années 1990, on a découvert cette souche des Andes. Dans les années 1970, pour
tous les hantavirus. Donc, ce sont des virus que nous connaissons, que les
scientifiques connaissent, et c'est avec eux que nous travaillons pour mettre
les meilleures mesures en place. Les mesures qui sont nécessaires et que nous
prenons avec le Premier ministre sont de mettre les gens en isolement pour
qu'il n'y ait pas de transmission. (…)
Dans cette souche des Andes qui concerne les patients du bateau, cette
souche-là peut se transmettre par aérosol. Dans l'étude qui concerne l'épidémie
en Argentine de 2018, une étude publiée dans un très bon journal, le New
England Journal of Medicine; dans cette étude, il est montré qu'il faut des
contacts rapprochés, probablement par les voies aériennes, mais en étant
rapprochés. (…)
Vous savez, je suis concentrée et je suis scientifique aussi, médecin,
scientifique. Donc je crois qu'il faut adapter en fonction de l'évolution de ce
que nous savons. Il faut aussi pouvoir parfois donner l'exemple. Et nous
considérons que l'incubation étant assez longue, puisqu'elle dure six semaines,
nous devons casser cette chaîne de transmission dès le début. Et c'est ce que
nous mettons en place. (…)
Nous n'en sommes pas là mais effectivement, nous avons vérifié. Nous avons les
stocks nécessaires de masques, de tests, puisque les tests, qui sont des tests
PCR que nous savons bien faire, qui sont réalisés à l'Institut Pasteur, sont
aussi disponibles. (…)
Il n'y a pas de vaccin à ce jour, même si des recherches sont faites sur des
vaccins puisque, comme je l'ai dit, c'est un virus connu.
> [Personne française infectée] Les tests sont revenus positifs à l'hantavirus. Cette personne était sur le bateau de croisière, elle est revenue dimanche, son état s'est dégradé dans la nuit et elle est positive à l'hantavirus. (…) Ce qu'on sait parce que c'est un virus qui est connu, c'est que quand on se dégrade avec ce virus, on peut avoir un pronostic vital engagé, c'est peut-être le cas de cette personne.
Sébastien Lecornu.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> 10 mai. Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de
leurs abolitions. 25 ans de la loi Taubira. On n’efface pas un crime par le
silence. Le 10 mai, la France choisit de regarder son histoire en face. Des
femmes, des hommes, des enfants arrachés, vendus, déshumanisés et trop
longtemps effacés de notre mémoire nationale. La loi Taubira l’a gravé dans
notre droit : l’esclavage est un crime contre l’humanité. Les esclaves ne
furent jamais seulement des victimes. Ils furent des combattants de la liberté.
Cette mémoire appartient à la République tout entière et constitue une promesse
faite à l’avenir.
> Motherless est hors ligne. J'avais signalé ce site au procureur de la République et à l'Arcom. Des dizaines de milliers de vidéos de viols, de femmes droguées, de mineures. 62 millions de visiteurs. Ce n'était pas du contenu adulte. C'était du contenu criminel. La fermeture est une victoire. Mais elle ne doit pas être provisoire.
Sabrina Roubache (ministre déléguée auprès du ministre
du Travail et des Solidarités et du ministre de l’Education nationale chargée
de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage)
> En ce 10 mai, nous avons rendu hommage aux millions de femmes,
d’hommes et d’enfants victimes de la traite et de l’esclavage. Vingt-cinq ans
après l’adoption de la loi Taubira, ce devoir de mémoire demeure essentiel.
Parce qu’il oblige à transmettre l’Histoire. Parce qu’il oblige à regarder
notre passé avec lucidité et à combattre sans relâche toutes les formes de
racisme, de haine et d’oppression.
● Autres ministres
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la Justice)
> C’est une journée où nous faisons mémoire nationale de l’horrible traite,
du terrible esclavage et de leurs abolitions. La République Française rend
hommage aux millions de femmes, d’hommes et d’enfants arrachés à leur liberté
et à leur dignité, notamment dans nos territoires ultramarins. Nous pensons
aussi aux grandes voix qui se sont battues contre l’esclavage, souvent sous les
auspices de la République salvatrice et des idées des Lumières, de l’Abbé
Grégoire à Victor Schœlcher.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Parce que jamais un être humain ne peut être la propriété d'un autre être
humain ; parce que l'esclavage méconnaît fondamentalement ce qu'est la personne
humaine ; parce qu'il a été, est et sera toujours une abomination et un crime
contre l'humanité, sous quelque latitude, dans quelque pays que ce soit, cette
journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs
abolitions doit nous unir.
177 ans après l’abolition de l'esclavage, 25 ans après la loi Taubira,
l'histoire de la traite et de l’esclavage a toute sa place dans l'enseignement.
Transmettre cette histoire à nos élèves, c’est leur donner les armes contre le
racisme, les discriminations et toutes les formes d’asservissement qui
persistent aujourd’hui.
Au Sénat aujourd'hui, nous avons rendu hommage aux victimes de la traite et de
l’esclavage.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> [Détroit d'Ormuz] Il n'a jamais été question de posture offensive".
> [Prix des carburants] Quand Total redistribue en
France une partie de ses bénéfices en plafonnant les prix sur le gazole, je
pense que c'est une très bonne chose. (…)
Davantage de Français seront aidés dans les semaines à venir.
> [Hantavirus] Nous sommes prêts.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Elisabeth Borne (députée)
> J’ai la conviction que nous devons protéger notre pays dans le respect
du droit international et garantir la sécurité des Français dans le respect de
l’État de droit. C’est un principe fondamental.
> Nous devons arrêter de financer notre modèle social par une dette que nous transmettrons à nos enfants. Nous ne pouvons pas compromettre les investissements pour l’avenir des générations futures.
> Mes adversaires ce sont les extrêmes, donc je ne vais pas commencer à critiquer les responsables politiques de ma famille politique.
> Je pense que LFI ne fait que faire monter le Rassemblement national.
> Ce qui me déplaît, c'est la remise en cause de l'universalisme auquel je suis très attachée, c'est-à-dire qu'on n'est pas jugé en fonction de sa couleur de peau, de sa religion. Cette remise en cause est le fait à la fois de LFI qui prône un communautarisme et du Rassemblement national qui plaide pour un repli identitaire.
> Je soutiendrai tout candidat qui représente [sa] famille politique qui rassemble, qui permet déjà d'éviter un deuxième tour entre les extrêmes et qui permet d'éviter une victoire du Rassemblement national.
> Je propose de travailler de la gauche réformiste à la droite modérée. Je pense qu'on peut dire que Raphaël Glucksmann, comme Bernard Cazeneuve, comme François Hollande, incarnent une gauche réformiste qui croit à l'Europe, qui pense qu'il faut produire de la richesse avant de la redistribuer. J'espère qu'elle défend évidemment l'égalité des chances.
> La France fait face à des défis considérables. Nous devons les relever collectivement. Bâtissons ensemble s’inscrit dans une démarche de rassemblement pour faire émerger des idées et les porter dans le débat politique.
Jean-René Cazeneuve (député)
> Les agriculteurs subissent deux formes d’attaque : le sabotage et
l’obstruction judiciaire. Le projet de loi Agricole répond aux deux. Art. 18 :
voler ou dégrader sur une exploitation sera une circonstance aggravante. Art.
23 : les recours abusifs se paieront. Assez.
> Media training, body building et copine bling-bling, voilà le véritable Bardella... Pas de fond, que de la gueule.
Olivia Grégoire (députée)
> Fruits d’une politique économique volontariste depuis dix ans. Depuis
2017, jusqu’à la loi attractivité place financière place de Paris qui enfin
crée des droits de vote doubles pour faire rester les actionnaires fondateurs
en France plutôt que d’aller se faire coter ailleurs!
Violette Spillebout (députée)
> Le 1er juin, notre proposition de loi sur les violences en milieu scolaire
sera examinée à l’Assemblée nationale. Reconnaissance des victimes, prévention,
contrôles renforcés : ce texte transpartisan est une étape importante pour
mieux protéger les enfants. Après des mois de travail, nous devons être à la
hauteur des victimes et des familles.
> Très heureuse de voir revenir dans notre niche parlementaire la proposition de loi pour renforcer l’école inclusive. 20 ans après la loi de 2005, nous devons nous assurer que chaque enfant en situation de handicap trouve véritablement sa place à l’école, avec un accompagnement adapté et humain.
● MoDem
Marc Fesneau (député, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale)
> Depuis 2024, seuls 27% des décrets d'application des 3 lois agricoles
adoptées sont parus. Avant de nous engager sur des lois supplémentaires,
appliquons déjà celles qui existent ! Autrement, c'est la crédibilité de la
parole publique qui s'abîme et la déception qui s'installe.
> Bruno Retailleau était, il y a moins d’un an, membre d’un gouvernement qu’il critique aujourd’hui avec les mots de ceux qui veulent affaiblir l’État de droit et refusent la nuance en politique. « Courir derrière le RN, c'est une erreur pour la droite et pour la France. »
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Bernard Guetta (député)
> [Opinion: Face aux extrêmes-droites, les démocrates ne doivent plus
constituer qu’un seul bloc] Il faut à l’Europe un parti démocrate. Sans
doute n’aura-t-il pas partout le même nom ni la même forme mais les démocrates
des 27 pays de l’Union comme des autres démocraties du continent doivent
aujourd’hui faire front, tant au niveau national que paneuropéen.
Organisation commune, alliance électorale ou fédération de partis, tout
impose cette unité maintenant que les élections de jeudi ont assuré un triomphe
à Reform UK, que l’AfD fait course en tête et que le Rassemblement national
peut remporter la présidentielle de 2027.
Que l’extrême-droite progresse encore et prenne les commandes à Londres,
Paris ou Berlin et c’en serait fini du soutien européen à l’Ukraine, de l’unité
face à Donald Trump et Vladimir Poutine, de la constitution d’une défense
commune, de l’affirmation de l’Europe sur la scène internationale et de la
nouvelle convergence entre puissances moyennes qu’elle organise pas à pas
autour d’elle.
Ce qui est en jeu est la pérennité de la démocratie dont l’Europe est le
bastion, la définition des grands équilibres de ce siècle et la nécessité
d’écarter la si plausible émergence d’un duopole sino-américain.
Il y a urgence mais comment procéder ? Comment surmonter les divergences
entre ces centres, ces droites et ces gauches qui sont à rassembler dans un
même combat ? Comment donner force, attrait et crédit à ce parti
démocrate, forcément composite et aujourd’hui tellement improbable alors
que droites et gauches cherchent au contraire leur salut dans une réaffirmation
identitaire, verrouillent des frontières idéologiques remontant à la fin des
monarchies absolues et à la naissance du mouvement ouvrier, s’enferment dans
des passés révolus et tentent de rendre vie à des formations dont le
desséchement intellectuel a tant contribué à l’essor des nouvelles
extrêmes-droites ?
Ce ne sera certes pas facile mais nécessité fait loi.
Un nouveau monde est à construire et face à des extrêmes-droites dont les
seules propositions sont la fuite vers des passés mythifiés, le rejet de
l’autre et le retour à des régimes autoritaires, les démocrates ont des
ambitions communes qu’ils peuvent et doivent défendre ensemble.
La première est l’unité de l’Europe car les temps changent. Hier cause
abstraite, difficile à appréhender et si souvent anxiogène, elle est toujours
plus perçue maintenant comme la nécessité qu’elle est face au revanchisme de
Poutine, à l’impérialisme de Trump, aux défis industriels de Xi et aux chaos
des autre rives de la Méditerranée.
Parce que chaque Européen peut désormais voir que nos économies, nos
protections sociales et notre influence internationale sont menacées et en
vient donc à réaliser que seule notre unité permettra de relever ces défis,
l’unité de l’Europe devient un programme politique.
On peut et doit aller aux élections nationales en proposant d’accélérer la
marche vers une défense commune avant que nous autres Européens ne
devenions une proie ; de resserrer les liens entre l’Union et
l’ensemble des démocraties européennes ; d’actualiser notre modèle
social afin de le pérenniser et d’assurer notre autonomie énergétique en
tirant les conclusions des guerres d’Ukraine et d’Iran et réduisant ainsi la
part des énergies fossiles au profit des énergies renouvelables.
Sur chacun de ces points, des convergence sont aisées à trouver entre tous
les démocrates mais ce n’est pas tout. De gauche, de droite et d’ailleurs, tous
doivent et peuvent aussi s’entendre sur le respect et la promotion du droit
international ; le codéveloppement volontariste de l’Europe et de
l’Afrique ; la création d’instruments financiers propres à l’Europe ; la
constitution de géants industriels à même de concurrencer ceux de la Chine et
de Etats-Unis ; la régulation d’internet ; la préservation d’audiovisuels
publics crédibles et la restriction du rôle de l’argent en politique par
le strict plafonnement des dépenses électorales.
Contre les extrêmes-droites, l’heure n’est plus aux cordons sanitaires.
Elle est à une pleine unité des démocrates que celle ou celui qui fera face au
RN au second tour de la présidentielle française devra savoir incarner ou
s’attendre à perdre.
Nathalie Loiseau (député)
> On sait comment arrêter le conflit : la Russie se retire et il n’y a
plus de guerre. Si l’Ukraine cède il n’y a plus d’Ukraine.
> Infatigables malgré la répression qui s’est intensifiée, les Géorgiens manifestent leurs aspirations européennes. Quand chez nous des manipulateurs s’en prennent à une prétendue « dictature européenne », à Tbilissi, à Kyiv, à Chisinau le drapeau européen symbolise un avenir meilleur.
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Il faudra un candidat unique de la gauche républicaine jusqu'à la droite
modérée.
> [Voiture autonome] Il faut se lancer sinon on va être en retard. Il ne faut pas que la France soit à l'écart de cette grande révolution.
> Quand on regarde le rapport, on a l'impression que c'était essentiellement «Tirons sur l'audiovisuel public». L'enjeu, c'est la régulation des grandes plateformes.
> Notre pays traverse une crise des idées. Dans le débat public, beaucoup de commentaires, peu de propositions. Pour gagner, il faut mener le combat des idées.
> Nos enfants se demanderont comment on a pu laisser les humains conduire ! Le véhicule autonome est une révolution. En Chine, aux Etats-Unis, c’est déjà une réalité, Nous devons l’anticiper ! L’Europe ne peut pas être à nouveau une « colonie numérique », ni rater ce tournant industriel
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> [Sites de discussions
anonymes] On a conscience de la
multiplicité de tels sites, qui sont des vrais foyers pédocriminels. Dès qu’on
en ferme un, il y en a souvent dix qui se créent. On l’a vu sur Coco, on l’a vu
sur Bounty… Mais, pour nous, au haut-commissariat à l’Enfance, la règle est
simple : quand on reçoit une alerte sur un site, on vérifie si les
mécanismes de protection sont suffisants pour éviter qu’un mineur ne soit
confronté à des prédateurs ou à des sollicitations sexuelles.
La loi a été renforcée [loi du
21 mai 2024 portant sur la régulation de l’espace numérique, dite
« loi SREN » pour « sécuriser et réguler l’espace
numérique »] : s’il y a des contenus à caractère sexuel, il y a
normalement une vérification d’âge en place. Et c’est d’autant plus important
quand il y a le risque qu’un mineur se fasse aborder par un majeur, et des
risques de pédocriminalité.
Si l’on constate une absence de
vérification de l’âge, d’inscription préalable ou des comportements
problématiques, je saisis systématiquement Pharos et l’Arcom, parce qu’ils ont
la capacité de lancer les procédures nécessaires et, souvent, de faire cesser
les horreurs en place. La justice, avec les moyens de police, fait ensuite le
travail nécessaire d’enquête, et de recueil d’éléments de preuve.
> [Internet] Le
temps est venu de poser une régulation encore plus ferme, claire et ambitieuse.
C’est ce qui est en cours avec le G7 et
le président de la République. Le cadre européen, sur ces sujets, est
absolument essentiel et conduira, je l’espère, au renforcement de DSA [le
règlement européen sur les services numériques, adopté le 19 octobre, pour
lutter contre la diffusion des contenus manipulateurs] et de l’IA Act.
En France, la loi imposant la
vérification de l’âge pour limiter les réseaux sociaux aux moins de 15 ans
mettra en place un premier bouclier.
Mais je pense aussi qu’il faudra aller un
brin plus loin et, à un moment, se poser la question de la responsabilité
pénale des dirigeants de ces plateformes.
Parce que les choix d’architecture
numérique, tels que le type de contenus proposés, la viralité, la monétisation,
le modèle comportemental, la formule algorithmique… sont aussi des décisions
actives. Elles conduisent les plus jeunes à des comportements addictifs, à de
l’emprise, ou à de l’enfermement dans des bulles algorithmiques. Ce qu’il
se passe aux Etats-Unis, avec les procès menés contre Meta et YouTube, le
prouve. (…)
Tout le monde doit prendre sa part. La
question doit se poser pour tous les services numériques : est-ce que
les enfants y sont en sécurité ? On pourrait penser à des réseaux sociaux
plus adaptés, où un mineur ne peut pas accepter d’invitation à une discussion
ou un suivi sans la supervision, ou la double validation, des parents.
On sait aussi que le cerveau d’un enfant
ou d’un adolescent n’a pas terminé sa construction. Il est trop jeune pour
utiliser un certain nombre de services conçus pour des cerveaux de
25 ans.
Je serais favorable à ce que l’on
établisse des dizaines de critères que l’on pourrait facilement vérifier, et
qui permettraient aux parents de comprendre quels sont les degrés de risque, ou
d’adaptation, pour chaque service utilisé par leurs enfants. Les mécanismes de
contrôle parental des écrans ou des applications restent trop complexes.
YouTube Kids est un exemple de service
« safe by design ». Les contenus y sont filtrés, certains mots
bannis, la modération est accrue, le scroll ou la consommation limitée… Il faut
assumer de mieux réguler les dark patterns (« interfaces
trompeuses »), il faut arrêter avec le scrolling infini. Un enfant de
8 ans, 9 ans, 10 ans, qui se retrouve confronté à des
organisations de systèmes de captivité algorithmique, j’appelle ça aussi de la
prédation.
> Mon enjeu premier, devant ces outils
IA, a été la prévention. D’un coup, il
devient facile pour un ado avec une appli de s’amuser à dénuder quelqu’un comme
si c’était un acte comme un autre. Sauf que les pédopsychiatres qui
accompagnent des enfants victimes de harcèlement après la diffusion de ce genre
d’images doivent gérer des situations de trauma.
J’avais saisi la Commission européenne
sur Grok. Au-delà de l’enquête européenne, il s’agissait de dire, fortement,
que les images d’IA diffusées par Grok [avec des mineurs ainsi
déshabillés] tombaient sous le coup de la loi en France. L’Irlande, de même que
l’Ofcom, le régulateur britannique, ont aussi ouvert leurs propres
enquêtes.
C’est un combat mondial qui doit être
mené.
> On a besoin de se
poser des questions à la fois simples et vertigineuses : est-ce que nous
restons les vrais maîtres de la construction de la pensée de nos enfants ?
Est-ce que nos sociétés donnent encore la garantie de la liberté et de la
dignité auxquelles ils ont le droit pour grandir ? Je ne suis absolument pas
technophobe, j'aime la technologie, ce qu'elle sait apporter, sa capacité à
diffuser, à rendre accessible la culture, à nous connecter dans le monde, mais
il faut être vigilant sur les violences faites aux enfants pour que la réponse
soit totale. (…)
Aujourd'hui, l’enjeu, c'est l'autonomie,
la protection, l’accompagnement des jeunes et de leurs parents pour qu'ils ne
soient pas démunis. Et la puissance publique doit être la garante de cette
régulation. Ça ne peut pas être le Far West, on ne peut pas être en situation
de prédation des enfants, de leur esprit, de leur souveraineté cognitive. Face
à ces dangers, il ne faut pas être naïf. Il faut pouvoir se demander quel est
notre devoir de protection, quel est notre devoir d'évolution de notre législation.
Je pense que c'est le rôle de la puissance publique que d’avoir de la fermeté
vis-à-vis des grandes plateformes.
> L’ intelligence
artificielle pose la question de l’éthique. La technologie ne peut pas être une
puissance sans conscience. C'est une bataille culturelle, éthique, politique,
et que nous devons mener aujourd'hui. À Rome, l'Ambassade de France au
Saint-Siège a réaffirmé son engagement à porter sur la scène internationale une
vision exigeante. Le président de la République a mis comme sujet principal au
G7 la protection des enfants à l'ère du numérique, c’est plus qu'un signe fort.
C’est une étape, un pilier de cet engagement. Et faire de l'éthique un
préalable à l'innovation est pour moi une boussole. (…)
On peut, par la justice, faire bouger les
choses. Les condamnations par la justice américaine sont extrêmement lourdes.
Ce n’est pas anodin. On a des procès qui s'ouvrent en France et dont on aura
les premiers contours en septembre. Lorsque j'étais au ministère de l'Éducation
nationale, on a convoqué les plateformes suite à du harcèlement et des trends
sur TikTok qui étaient extrêmement dommageables, et rien n’a bougé. Et puis on
a changé de méthode. Désormais, on engage la responsabilité des dirigeants de
ces plateformes, on a entrepris des procédures de justice, personnellement je
saisis systématiquement l'ARCOM, PHAROS et le procureur de la République.
Aujourd'hui, la protection des mineurs
passe par une phase de judiciarisation, en attendant de faire advenir une
réglementation, une régulation plus forte, pour enfin avoir un système qui
protège les enfants. On ne sera plus dans une course à la modération, mais dans
quelque chose de plus solide. Il y a des choses qui existent aujourd'hui. Les
plateformes sont capables, technologiquement, de protéger les enfants
enfants et de créer des interfaces qui leur sont spécialement dédiées !
> J’ai saisi la justice contre la plateforme Chatiw. L’anonymat ne doit jamais être le masque de l’impunité. Nous ne pouvons pas tolérer que des espaces numériques deviennent des refuges pour les prédateurs.
