dimanche 30 avril 2017

Actualités du Centre. Appels à voter pour Macron

Ces derniers jours, de nombreux appels, individuels ou collectifs, à voter pour Emmanuel Macron se sont succédé.
Voici trois appels collectifs particulièrement importants:

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Monsieur Macron,
Certains d’entre nous marchent à vos côtés; d’autres voteront pour vous pour la première fois lors du second tour de l’élection présidentielle. Mais dans cette diversité, nous sommes unis autour d’une conviction: il vous revient l’immense responsabilité de rassembler et faire progresser notre pays, et c’est pour cela que nous vous soutenons. Ecologistes, libéraux, socialistes, radicaux, Insoumis, centristes, démocrates, gaullistes, républicains, nous ne mettons pas nos sensibilités de côté en vous écrivant d’une seule plume. Certains porteront leur propre message aux élections législatives.
Néanmoins, nous ne pouvons nous résoudre à ce qu’une majorité de jeunes risque de voter pour le Front national. Nous refusons le piège de ce parti qui veut réduire le débat à deux France qui s’opposeraient l’une à l’autre, celle des gagnants contre celle des perdants de la mondialisation. Nous refusons de laisser à Marine Le Pen le monopole de la jeunesse, des plus précaires et des classes populaires; car les membres de son parti ont toujours montré leur mépris envers les plus fragiles dans leurs actions municipales comme parlementaires.
Protections sociales
Nous vous avons écouté attentivement car vous avez fait appel à notre intelligence: dans votre discours, nous n’entendons pas la simple diabolisation du Front national, celle-là même qui n’a jamais empêché sa banalisation ou permis son recul dans les urnes. Nous avons entendu et attendons bel et bien des solutions concrètes, claires et chiffrées. Nous voudrions ainsi mettre en exergue certaines de vos solutions pour lesquelles nous vous appelons à tenir le cap avec fermeté:
Après la COP21, il est urgent de se donner les moyens de réussir la transition écologique. Nous saluons donc votre proposition d’un plan d’investissement de 50 milliards d’euros qui donne une part importante au développement de l’économie circulaire et de la rénovation thermique, à la modernisation des transports publics.
Alors que le marché du travail a profondément changé, il est essentiel de trouver de nouvelles protections sociales. Nous soutenons donc votre proposition de garantir l’assurance chômage aux travailleurs indépendants et aux agriculteurs, et de permettre aux salariés démissionnaires d’en bénéficier aussi une fois tous les cinq ans. Nous accordons aussi une grande importance à l’investissement pour la modernisation de la formation professionnelle que vous proposez.
Quartiers défavorisés
Malgré des décennies de «crise du logement», tout reste à faire. Et nous nous félicitons de votre proposition de créer 80 000 nouveaux logements pour notre génération qui seront accessibles sans dépôt de garantie et sans demande de caution.
L’Union européenne a besoin d’un nouveau souffle démocratique. Nous apprécions vos propositions de conventions démocratiques à travers toute l’Union, pour prouver que la démocratie représentative peut être complétée par la démocratie délibérative et transfrontalière, celle-là même qui tient à cœur à la génération Erasmus. Nous retenons aussi avec attention l’idée d’un ministre des Finances européen responsable devant un parlement de la zone euro.
Les quartiers défavorisés ont plus que jamais besoin d’aide alors que les inégalités se creusent sur tous les plans. C’est pour cela que nous soutenons votre proposition de développer des emplois francs dans ces quartiers, de dédoubler des classes de CP et CE1 en REP et de lutter contre la fracture numérique qui cloisonne certains de nos compatriotes.
Nous sommes consternés par la division du pays, organisée plus ou moins savamment par les politiques. Vous avez affirmé votre volonté de rassembler les Français: l’égalité des chances et des droits, pour que chacun parte de la même ligne de départ, est un axe fort de vos propositions, en particulier l’égalité femmes-hommes, qui sera la grande cause nationale de votre quinquennat. Vous dénoncez les discours de haine et respectez chacun quelles que soient son origine, sa confession ou son orientation sexuelle, comme l’a prouvé votre position sur la laïcité.
Equilibrer le libéralisme
Enfin, et cette campagne l’a démontré encore, il est impératif de moderniser et moraliser la vie publique. Nous serons particulièrement attentifs à l’introduction d’une part de proportionnelle aux élections législatives, à l’interdiction de cumuler plus de trois mandats identiques successifs et à l’assainissement des pratiques parlementaires en matière d’utilisation de l’argent public que vous avez proposés.
Nous préférons vous soutenir plutôt que de consacrer notre énergie à devoir préserver les biens communs que Marine Le Pen pourrait mettre en danger. Nous vous confions notre espoir d’équilibrer le libéralisme par un souci de justice sociale, d’apaiser le pays tant il a été divisé par les épreuves et parfois par les responsables politiques eux-mêmes.
Nous souhaitons trouver en vous le président de tous les Français. Nous vous apportons donc notre soutien -non comme un chèque en blanc mais comme un appel exigeant à préserver et renforcer nos valeurs démocratiques et républicaines. Et nous appelons, à travers cette lettre ouverte, tous nos concitoyens de l’Hexagone et d’outre-mer, aux Français de l’étranger, à faire de même.
Signataires: Abib Sabrina (Les Républicains / Sarkozyste); Armand Tiphaine (UDI); Astruc Antoine (Écologiste); Audebert-Lasrochas Jean-Gabriel (Jeunes avec Juppé); Audy Mathieu (Socialiste); Bacha Yanis (En Marche!); Banzet Charles (Les Républicains); Baron Adrien (Maire-adjoint à Cugand, Radical); Barloy Marie (Sans affiliation); Bastian Raphaël (Les Républicains / Jeunes avec Juppé); Batandeo Maxime (Libéral); Bernet Erwann (Conseiller départemental MoDem du Calvados); Bischoffe Maxime (Conseiller municipal centriste de Saint-Germain-le-Châtelet); Bobichon Adélaïde (Socialiste); Bogeat Sylvain (Conseiller municipal d’Annemasse, sans étiquette); Bonnaire-Dumoulin Ulysse (Radical, Centriste); Boucher Caroline (Hamoniste); Boss-Colbert Benjamin (En Marche!); Brood Anaïs (Vice-présidente des Jeunes Démocrates); Campagna Clotilde (Socialiste); Campo Emmanuelle (ancienne Conseillère nationale UDI, En Marche!); Carpentier Hugo (Insoumis); Caron Marine (Conseillère départementale de Seine-Maritime, Vice-présidente de l’UDI Jeunes); Castaignet Arnaud (Socialiste); Charrier Bénédicte (Insoumise); Chantre Clément (Les Républicains); Chevalier Fabien (Président de Sauvons l’Europe!); Choquet Amand (Centriste); Coudore Charles (Vice-Président des Jeunes Démocrates); Corcoral Samia (En Marche!); Corcoral Thomas (Centre-droit); De Bezenac Matthieu (Centre-droit); De La Croix Fatima (Socialiste); Delhomme Vincent (UDI); Delpech Thomas (ex-MoDem, En Marche!); De Myttenaere Simon (En Marche!); De Myttenaere Arnaud (Insoumis); Deschamps Eloi (Insoumis); Didier Brice (Sans affiliation); Digon Ivan (MoDem); Doumet Louis-Nicolas (Les Républicains / Jeunes avec BLM); Du Colombier Edgar (Les Républicains); Dumont Saint Priest Cécile (Les Républicains); Dubus Cyprien (Les Républicains / Jeunes avec BLM); Drui David (Écologiste); Elbahi Amine (Les Républicains); Euverte Julie (Hamoniste); Euverte Marie (Insoumise); Euverte Romain (En Marche!); Evennou Antoine (ancien Président de l’Union Nationale Lycéenne); Fanton d’Andon Valentin (Jeunes avec Juppé); Fauche Maxime (Jeunes avec Juppé); Faure Aymeric (Jeunes avec Juppé); Faure Justine (Social-démocrate); Fernandes Mickaël (Parti Socialiste); Fratracci Cassandra (Socialiste); Friant François Régis (Les Républicains / Jeunes avec Juppé); Friang Thomas (ancien Président des Jeunes Démocrates); Furon Médéric (Les Centristes); Gandon Patricia (Écologiste / Socialiste); Garcia Alexandre (Socialiste); Geay Géraldine (ex-Parti Populaire Européen, En Marche!); Grêlé Antonin (Président des Jeunes Démocrates); Grouvel Hortense (Les Républicains); Grzybowski Augustin (Insoumis); Guignard Anne-Juliette (Socialiste); Hamon Alain (ex-centriste, En Marche!); Herve Pierre-André (Jeunes Démocrates); Hubault Antoine (En Marche!); Imbert Marie-Sixte (ex-MoDem, En Marche!); Jabet Maxime (Coordinateur de campagne des Jeunes Démocrates); Jardin Arnaud (Centriste); Jéhanneuf Ann Gaël (Socialiste); Joyau Nicolas (Maire-adjoint MoDem de Caen, Centriste); Kallita Roy (Social-démocrate); Karceles Mathilde (Insoumise); Kwemo Isaac (Les Républicains / Jeunes avec Juppé); Laisne Esther (En Marche!); Lamotte Séverin (Conseiller municipal de Champigneulles, Sans étiquette); Laval Raphaël (Centre-gauche); Lavayssiere Xavier (Président-fondateur des Bricodeurs); Leca Daniel (Conseiller régional des Hauts-de-France, Porte-parole de l’UDI et Secrétaire général adjoint du Parti Radical); Le Barbier Loïc (Sans affiliation); Lefebvre Florent (Membre-fondateur de Génération Citoyens); Lefevre Julie (Les Républicains / Jeunes avec Juppé); Legrand Estelle (Hamoniste); Le Mouel Marie (En Marche!); Lhermite Hugo (Les Républicains / Jeunes avec Juppé); L’Hostis Céline (Écologiste); Liot Penelope (Fondatrice du Noël de la FrenchTech); Maalej Karim-Pierre (Personnaliste / MoDem); Maata Hamza (Social-démocrate); Mahfoud Yaman (Les Républicains / Jeunes avec Juppé); Malozon Julie (Jeunes Démocrates); Mamadou Abdiola (Jeunes avec Juppé); Mansoor Camille (ex-UMP, désormais En Marche!); Marsan Geoffrey (Social-démocrate, ancien membre de l’UMP); Martinet Yanis (Socialiste); Masson Thierry (Délégué consulaire en Belgique); Meissonnier Solène (Centre-droit); Meyssonnier Trixie (Centre-gauche); Mekouar Zineb (En Marche!); Morice Fiona (Hamoniste); Micollet Sophie (MoDem); Millefiori Dimitri (Fédéraliste européen); Millefiori Jean (Les Républicains); Morozova-Friha Lena (Directrice d’EuropaNova); Morisset Philippe (Au Centre avec Macron!); Naccour Bruno (Les Républicains); Nemo-Ramirez Tahnee (Socialiste); O’Connell Evan (Socialiste); Omnes Ophélie (Jeunes Européens Fédéralistes); Paoli Gwendal (Les Républicains / Jeunes avec Juppé); Patoux Gauthier (Les Républicains / Jeunes avec BLM); Pena Judith (Les Républicains); Perniceni Jessica (MoDem, En Marche!); Perret Marie-Agnès (Hamoniste); Peyretout Pierre (En Marche!); Philippe Levy Jonathan (Jeunes avec Juppé); Pierron Luc (En Marche!); Pick Pierre (Les Républicains / Jeunes avec Juppé); Pisano Luca (Les Républicains); Poilbout Corentin (MoDem); Pons Anna (En Marche!); Récolet Clémentine (Les Républicains); Reshetnyak Igor (Écologiste); Richard Antoine (Hamoniste); Ritvo Paul-Gydéon (Sans affiliation); Robin Julien (Hamoniste); Roy Manon (Insoumise); Sabban Clara (ancienne Secrétaire générale de Nous Citoyens); Saumier Adrien (Écologiste); Schmitt Céline (Hamoniste); Scuderi Thomas (Maire-adjoint de Metz, Socialiste); Sissoko Aminata (Auteure); Sola Laki (Président des Jeunes Centristes); Soldera Quentin (Les Républicains / Jeunes avec Juppé); Tacquet Émilie (Les Républicains / Jeunes avec NKM); Tanquerel Arnaud (Premier adjoint du Maire de Bayeux, Président de Les Centristes du Calvados); Terrenes Loïc (ex-MoDem, En Marche!); Tence Chloé (Socialiste); Tep Kilian (En Marche!); Tchouale Rodrigue (Co-fondateur du Cercle Hébé); Thomas Margaux (Jeunes avec Juppé); Tollgerdt Gustave (En Marche!); Versini Claire (Hamoniste); Vroom Antoinette (Les Républicains); Wieckowski Florian (Jeunes avec Juppé / Les Républicains); Wieniukiewicz Albin (UDI); Ziabat Karim (Conseiller municipal d’Eragny, PS).

- Chrétiens et démocrates, nous appelons à voter pour Emmanuel Macron
Nous, chrétiens appartenant aux diverses familles du christianisme, profondément attachés à la démocratie et à la liberté, appelons à voter largement et massivement pour Emmanuel Macron le dimanche 7 mai 2017. Notre décision ne relève en aucune manière d’une concession, ou d’un "moindre mal". Le vote pour Emmanuel Macron s’impose que l’on soit d’accord ou pas avec tel aspect de son projet politique parce que le refus de Marine Le Pen s’impose pour des raisons morales et spirituelles sur lesquelles on ne peut transiger.
Nous sommes indignés que Sens commun, la Manif pour tous, le Parti démocrate chrétien, se réclamant explicitement du christianisme, puissent prendre position en faveur de la candidate du Front national. Nous affirmons avec force qu’il s’agit là d’une immense falsification et d’un piège dans lequel nous adjurons, chacune et chacun de ne pas tomber.
La revendication de l’égoïsme national, le refus de l’accueil des étrangers — pour ne prendre que deux points essentiels -, sont aux antipodes de la foi des chrétiens et du message de Jésus. Bien d’autres éléments du programme de Marine Le Pen devraient aussi faire dire à tout chrétien sincère "non possumus".
Le christianisme étend le commandement de l’amour à l’ensemble de la famille humaine, au point que Jésus n’a jamais promu la famille selon le sang et lui a substitué la famille selon l’esprit. Aussi l’argument de la "défense de la famille" brandi par ces mouvements contre la diversité des familles et la pluralité des modes de vie est-il lui aussi fallacieux.
L’appel que nous lançons aujourd’hui ne sera pas sans lendemain. Il est temps que les chrétiens attachés à la démocratie, aux droits humains et à la liberté fassent entendre sans concession, leur voix contre cette idéologie dangereuse, identitaire et liberticide.  
Les premiers signataires:
Antoine Benech, avocat – Boris Grébille, chef d’entreprise — Laurent Lemoine, psychanalyste — Jean-Pierre Mignard, avocat –  Jean Mouttapa, éditeur – Christine Pedotti, écrivaine – Bertrand Rivière, enseignant en REP+ – Jean-François Rouzières, psychanalyste, Jean-Marc Salvanès, chef d’entreprise – Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des Droits de l'Homme – Henri Tincq, journaliste – Monique Hébrard, écrivaine - Robert Scholtus, prêtre – Anthony Favier, enseignant – Guy Aurenche, avocat honoraire – Thierry Bizot, producteur – Jean-Louis Schlegel, codirecteur de la revue Esprit – Christian Charrière-Bournazel, avocat – Nicole Lemaître, historienne – Anne Soupa, bibliste – Roselyne Dupont-Roc, bibliste – Yohann Abiven, directeur de l’abbaye Saint-Jacut – Christophe Mory, homme de lettres – Michel Bouvard, secrétaire général de la Conférence des Baptisés – Paul Collowald, président d'honneur de l'Association Robert Schuman – Jacqueline Lastenouse-Bury, directeur honoraire Commission européenne – Henri Lastenouse, co-fondateur de wesign –  Lucie Hertz-Pannier, médecin chercheur – Fabien Chevalier, président Sauvons l’Europe – Anne RIGHINI, théologienne, chef d'entreprise– Pierre Tapie, universitaire et chef d’entreprise – Olivier Favereau, professeur de sciences économiques – Dominique Pannier, magistrat. 

- Résistons le 7 mai contre l’affront Le Pen
Nous nous déclarons profondément choqués par le score important de Marine Le Pen au 1er tour des Présidentielles ce 23 avril 2017 et sa qualification pour le second tour le 7 mai.
On aurait pu espérer que la mémoire collective ne permette pas cet affront aux valeurs de la République et de la Démocratie.
Nous trouvons scandaleux et révoltant qu’aujourd’hui déjà puissent être oubliés les millions de victimes du racisme et du fascisme, et les leçons des engrenages fatals de l’intolérance et de la violence qui ont conduit l’Europe à la pire catastrophe de son Histoire.
Marine Le Pen a repeint la façade du F.N. pour «séduire» des électeurs de tous bords mais nous ne sommes pas dupes de cette démagogie : nous n’oublions pas que le FN est le parti qui a été le plus condamné pour «racisme», «antisémitisme», «surprenante complaisance à l’égard du nazisme», «détournement de fonds», «faits de violence», etc.
Marine Le Pen bafoue, dans tous ses discours, les Droits fondamentaux des Etres Humains et surfe avec délectation sur le sentiment d’insécurité pour faire des propositions simplistes qui ne résoudront rien mais qui fractureront la société.
Marine Le Pen dit parler «au nom du peuple» comme l’ont fait tous les fascistes avant elle (Hitler et Mussolini en particulier) alors que presque 80% des Français(e)s n’ont pas voté pour elle.
Marine Le Pen est soutenue par tous les mouvements néo-nazis et fascistes d’Europe avec lesquels elle entretient des relations très soutenues.
En conséquence, «Résister Aujourd’hui» vous appelle à rejeter massivement la candidate du Front National.
Que nous soyons de droite, de gauche ou d’ailleurs, au second tour des présidentielles le 7 mai 2017, nous devons battre avec le plus de force possible Marine Le Pen car le danger est là : elle défend toujours la même idéologie raciste, antisémite, xénophobe et vichyste que son père qui fondait, en 1972, le Front National avec d’anciens miliciens et collaborateurs.
Vous ne vous reconnaissez pas dans la candidature d’Emmanuel Macron mais vous êtes humaniste et digne défenseur(se) des valeurs que défendaient nos aîné(e)s dans la Résistance au nazisme.
Que feraient, à votre place, celles et ceux qui ont contribué à libérer la France du joug hitlérien ?
Comment pourraient-ils voter pour des néo-nazis ou celle qui les fréquente?
« Résister Aujourd’hui » vous appelle à faire comme ils l’auraient souhaité, comme ils l’auraient fait.
Nous vous appelons solennellement à voter le 7 mai pour faire barrage à Marine Le Pen.
S’abstenir ou voter blanc serait laisser d’autres décider pour vous.
 Il y a différents chapitres de l'histoire. Le passé, la douleur des grandes guerres, je n'y peux rien changer. Nous sommes dans un moment de bascule, comme au XVIIIe siècle, lorsque Schiller et Montesquieu sont montés au front en même temps face aux nationalismes. Quand les loups hurlent, il faut sortir du bois.» Fatou Diome
Le Comité National de Résister Aujourd’hui» réuni le 25 avril 2017


samedi 29 avril 2017

Actualités du Centre. Appel de Juppé à voter Macron: «Peuple de France, ressaisis-toi, reste fidèle à ton génie, aie confiance»

Emmanuel Macron & Alain Juppé
On peut supposer que si Alain Juppé avait été candidat et qu’il était arrivé en tête du premier tour, comme les sondages le lui prédisaient unanimement, Emmanuel Macron aurait écrit le texte ci-dessous pour le soutenir face au Front national et intitulé «NON!».
Toute personnalité politique d’une envergure certaine qui défend la démocratie républicaine devrait adhérer à cet appel qui est d’une grande dignité et d’une grande responsabilité.
Car, n’oublions pas que pour qu’il y ait débat démocratique, c’est-à-dire que les idées et les projets s’affrontent, il faut qu’il y ait une démocratie.
Cet appel à soutenir le candidat d’En marche! démontre de manière évidente la proximité des valeurs entre Juppé et Macron qui faisait des deux hommes des candidats centro-compatibles pour cette présidentielle comme nous l’avons écrit ici.
Mais elle démontre de manière encore plus profonde, ce qui unit les hommes et les femmes qui défendent la démocratie républicaine face au danger de l’extrémisme, du populisme et de la démagogie, incarnés ici par Marine Le Pen.
- Voici le texte d’Alain Juppé qui est celui d’un démocrate courageux et aux fortes convictions:
NON!
La France court au désastre.
Ce qui paraissait impossible il y a peu de temps encore n’est plus aujourd’hui improbable: Mme Le Pen peut devenir la Présidente de la République française; à tout le moins le score du Front National au deuxième tour peut dépasser la barre des 40%, voire des 45%, ce qui serait déjà un coup de tonnerre politique.
La trahison de N. Dupont-Aignan, l’attitude ambigüe de J.L. Mélenchon, l’effondrement du PS, les finasseries de certains de mes propres «amis» politiques ajoutent à la confusion générale sur laquelle prospère le FN.
La victoire de l’extrême-droite en France constituerait un séisme géopolitique. L’Union européenne qui peut résister au Brexit, et même en tirer profit, ne survivrait pas à un «Frexit». Je ne sous-estime pas le désamour de nos concitoyens pour l’Europe; je mesure l’ampleur des changements qui seront nécessaires pour la remettre sur la bonne voie. Mais liquider la construction européenne que nous avons patiemment édifiée serait une aberration. Car l’Europe a réussi. Elle nous a apporté 70 ans de paix, ce que notre continent n’avait pas connu depuis des siècles. Elle est aujourd’hui un espace de liberté et de prospérité comme il en existe peu au monde. Je comprends que ces affirmations choquent nos concitoyens qui vivent dans le chômage, la précarité, la pauvreté. Mais, au prix de réformes profondes, l’Europe peut nous aider à en sortir. Ce n’est pas sans raison qu’elle attire de si puissants flux migratoires. C’est en soi un problème qu’il faut traiter car nous ne pouvons pas accueillir «toute la misère du monde». Mais c’est la preuve d’une réussite. Comparons-nous!
Certains invoquent les mânes du Général de Gaulle pour conforter leur europhobie. Quelle falsification historique! C’est De Gaulle qui a voulu nous faire entrer dans la Communauté européenne en 1958, en activant le traité de Rome qui n’était encore qu’un papier; c’est De Gaulle qui a imposé la Politique Agricole Commune; c’est De Gaulle qui a fait de l’entente franco-allemande la pierre angulaire de la construction européenne et du redressement français. Je suis gaulliste et européen et j’en suis fier!
La dislocation de l’Union européenne serait aussi une menace pour notre sécurité collective, pour l’Alliance atlantique déjà fragilisée par les déclarations contradictoires de la nouvelle administration américaine, et méthodiquement sapée par la diplomatie russe qui ne fait pas mystère de sa volonté de revenir au monde d’avant. Le monde sans l’Union européenne perdrait encore un peu de sa stabilité, en un temps où le mot de «guerre» refleurit dans certains discours.
Séisme géopolitique, désastre économique aussi. L’abandon de l’euro qui nous a si bien protégés dans les tempêtes récentes et qui nous garantit des taux d’intérêt historiquement bas serait une faute majeure, à laquelle d’ailleurs, quel que soit leur vote, la majorité des Français n’adhère pas. Tout le monde, y compris le parti de Mme Le Pen, s’accorde à prévoir une dévaluation immédiate du franc FN de l’ordre de 20 à 30%. Nos dettes et notamment celle de l’Etat seraient immédiatement augmentées d’autant. On nous dit que nos exportations en profiteraient; peut-être à terme si notre appareil productif répond à la demande internationale; ce qui est sûr, c’est que nos importations seraient mécaniquement renchéries de 20 à 30%, à commencer par le pétrole, d’où la hausse des prix, la baisse du pouvoir d’achat dont souffriraient comme toujours les plus fragiles. Tout cela, tout le monde le sait!
Défaite morale par dessus tout. Quelles que soient, ces derniers temps, les tentatives de dédiabolisation des dirigeants du FN ou leurs danses du ventre à l’intention de l’extrême-gauche (ce qui est là une constante historique), la vérité est criante : l’histoire, l’idéologie, les hommes et les femmes qui ont fondé ou animent ce parti, bref le monde FN est depuis toujours aux antipodes du nôtre; son antigaullisme a été constant depuis 1940. De façon récurrente, les déclarations de ses chefs nous rappellent que nos valeurs n’ont rien à voir avec sa vulgate.
C’est pourquoi, Françaises, Français, je vous appelle solennellement à résister à la tentation de tout casser, de «renverser la table» comme hélas! vous y ont parfois incités certains responsables de ce qui fut un grand parti de la droite et du centre, le parti qu’avec d’autres j’avais fondé.
Quand, dans une élection à deux candidats, on veut éliminer l’un, il n’y a pas d’autre solution que de voter pour l’autre. L’abstention ou le vote blanc, c’est un coup de pouce à Mme Le Pen.
Je ne vous demande pas pour autant d’adhérer à la personne ou au programme d’E. Macron. Nous ne le connaissons pas bien. Sa «nouveauté» séduit, son peu d’expérience des hautes responsabilités inquiète. Quant à son programme, il reste flou et ambigu. Mais il faut choisir. Après le scrutin présidentiel viendront d’autres échéances, à commencer par les élections législatives. Nous devrons alors reconstruire une proposition politique, fondée sur les valeurs de la droite et du centre que j’ai toujours portées. Une droite humaniste qui conjugue liberté économique et justice sociale, une droite résolument et lucidement européenne, une droite confiante dans l’avenir, dans l’invention d’une croissance durable, dans la transformation numérique du monde, dans la jeunesse du monde.
Je vous adjure donc, mes chers compatriotes, de voter pour E. Macron parce qu’il est le seul le 7 mai à pouvoir éviter à la France le malheur du FN.
Je sais que vous n’avez pas de conseil à recevoir, que vous êtes majeurs et vaccinés, que les consignes des partis ou des dirigeants politiques vous insupportent. Mais si ma parole peut encore avoir un peu de crédit auprès de vous, et d’abord auprès des jeunes qui m’ont accompagné avec tant de foi, ne la balayez pas d’un revers de main. Je ne demande rien, je n’attends rien, je ne cherche pas à me placer. Je ne serai pas Président de la République, je ne redeviendrai pas Premier Ministre, je ne serai plus ministre. C’est aux 30-40 ans de prendre la relève. Ma seule ambition est de les y aider.
Je ne me lasserai donc pas de vous dire: Peuple de France, ressaisis-toi, reste fidèle à ton génie, aie confiance.

Présidentielle 2017. Les démocrates sont-ils majoritaires en France?

Nous saurons, le 7 mai prochain si les démocrates sont majoritaires en France.
Cette affirmation n’est pas de la simple rhétorique ou un effet d’annonce comme on en voit tous les jours dans les médias, mais une vraie interrogation, terriblement angoissante devant le refus de nombre de politiciens de voter contre Marine Le Pen ainsi que face aux résultats du premier tour.
Si l’on additionne les voix des candidats défenseurs d’une démocratie républicaine libérale, le système en place en France depuis 1945 et issu des idées de la Révolution, c’est-à-dire ceux d’Emmanuel Macron, de François Fillon et de Benoit Hamon, on obtient 50,38%, tout juste la majorité face à ceux qui représentent des idéologies autoritaires et populistes, voire totalitaires, toutes en tout cas défiantes du système démocratique.
Cela ne signifie pas que presque la moitié des Français sont opposés à la démocratie républicaine – les sondages disent que leur pourcentage est nettement inférieur – mais cela veut bien dire que 49,64% de ceux qui ont voté, ont mis dans l’urne un bulletin d’un candidat qui remet plus ou moins en question celle-ci et qu’ils ont eu, comme alliés objectifs, les abstentionnistes et ceux qui ont voté blanc.
Dès lors, il faudra savoir, le 7 mai, si beaucoup de ces Français sont malgré tout démocrates comme la plupart des abstentionnistes s’ils se déplacent en masse pour voter Macron.
On peut le supposer si l’on pense que les votes pour les extrêmes et les populistes comportent toujours un pourcentage plus ou moins important de «votes sanction» à l’égard du système ou de «votes d’avertissement» ainsi que des «votes d’humeur» et que, devant les menaces contre la démocratie, il y a un sursaut de l’électorat.
Cela étant dit cette situation est inédite en France.
En 2002, par exemple, lorsque Jean-Marie Le Pen emmène pour la première fois l’extrême-droite au second tour de la présidentielle, les candidats démocrates représentent autour de 65% des voix.
Et lors de la précédente présidentielle de 2012, ce pourcentage était aux alentours de 70% des voix, soit vingt points de plus que cette année.
De ce point de vue, cette élection est bien un séisme démocratique tout juste compensé par la première place d’Emmanuel Macron.
Même si les sondages accordent actuellement 20 points d’avance à ce dernier face à Marine Le Pen, on comprend bien l’importance pour les défenseurs de la liberté et de la démocratie de se mobiliser le 7 mai afin qu’il n’y ait pas une voix qui manque pour barrer la route au Front national.
La candidate du parti d’extrême-droite a senti qu’il pouvait se passer quelque chose de particulier puisqu’elle a décidé de gommer toutes les aspérités extrémistes et populistes de son programme dans la nouvelle plaquette qu’elle a éditée, tout en essayant de donner une image apaisée d’elle-même (à la manière de Mélenchon au premier tour) dans ses meetings et ses interventions à la télévision, tout en appelant les électeurs de Jean-Luc Mélenchon à un front anti-Macron.
Ce qui nous conduit à Donald Trump.
Beaucoup de commentateurs et de politologues, notamment outre-Atlantique mais également dans les pays de l’Union européenne – en particulier en Allemagne – ont vu dans les résultats du premier tour, un refus salvateur de la France de porter au pouvoir un personnage tel que le président des Etats-Unis.
Or, si on regarde le vote des Français comme on vient de le faire ainsi que l’état d’une partie de l’opinion, les refus d’appeler à voter Macron pour certains ainsi que les ralliements à Le Pen pour d’autres, le tout avec des médias qui tombent exactement dans le même travers que les Américains pendant la campagne électorale de 2016, alors l’analyse doit être beaucoup plus nuancée.
Il semble bien que l’on soit dans une situation où une partie importante de la population française comme celle des pays avancés et démocratiques soient à l’écoute des populistes démagogiques et que ceux qui en font les frais sont les partisans de sociétés progressistes et équilibrées, au premier chef desquels sont les centristes mais aussi tous ceux qui se positionnent dans l’espace central.
Cette fascination actuelle pour ceux qui prêchent le repli et l’exclusion, sont dans le déni de la réalité et le refus de changer les choses dans la responsabilité, nous rappellent des moments graves que l’on croyait derrière nous depuis longtemps.
Les résultats du 7 mai prochain nous diront où nous en sommes très exactement, en espérant que ce ne sera pas dans le pire.

Alexandre Vatimbella


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