samedi 9 décembre 2017

Centriste de l’année – Edition 2017. Emmanuel Macron écrase la concurrence

Emmanuel Macron
Pour 2017, désigner un «centriste de l’année» est évidemment assez aisé, bien que…
En effet si Emmanuel Macron écrase la concurrence, il faut rappeler que le nouveau président de la république française ne s’est jamais désigné comme tel, un peu comme un de ses modèles en politique, Barack Obama.

Pour autant, s’affirmer «social-libéral», «progressiste», «ni gauche, ni droite», «et de gauche et de droite», vous place, non pas «ailleurs» mais bien au centre de l’échiquier politique et, dans son cas, du Centre.

Centre, centre-gauche, centre –droit, l’exact positionnement d’Emmanuel Macron se révèlera et s’affermira au fur et à mesure de son mandat mais, au vu de ses sept mois d’exercice du pouvoir et des réformes mises en route, on pencherait pour un Centrisme assumé sinon revendiqué.

Mais il faut laisser aux personnalités politiques leurs coquetteries…

De même, par rapport aux oppositions qui viennent à la fois de la Droite et de la Gauche et des extrêmes particulièrement virulents à son encontre.

Si Emmanuel Macron mérite ce titre de «centriste de l’année» pour avoir remporté l’élection présidentielle, créé un mouvement politique qui a remporté haut la main les élections législatives (possédant à lui seul la majorité absolue à l’Assemblée nationale) en seulement un peu plus d’un an, il le mérite tout autant pour son action à la tête de l’Etat.

Car, tant au plan intérieur qu’au plan international, il a réussi en peu de temps à faire bouger les lignes sur de multiples questions et dans des domaines particulièrement importants tout en ayant une popularité très forte dans le monde et en hausse en France.

Sur la scène internationale, il s’est placé très vite comme un de ses leaders, comme un défenseur intransigeant de la démocratie républicaine mais aussi de la place de la France dans le monde et comme un champion incontesté de la construction européenne devant des personnalités comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou Angela Merkel, excusez du peu…

Sur le plan intérieur, il a su tenir ses engagements avec, notamment, ses réformes du code du travail et de la fiscalité.

Il bénéficie, c’est vrai, d’une conjoncture économique très favorable mais, et c’est nouveau, le secteur international des affaires et de l’entreprise voit à nouveau très favorablement, grâce à lui, la France et les investissements étrangers devraient connaître un très fort rebond du fait de son élection.

Et tout cela s’est couplé avec la décision de donner les Jeux olympiques à Paris pour 2024, sans oublier celle de confier l’organisation de la Coupe du monde de rugby en 2022, des choix qui sont, en partie, la conséquence de son élection.

Enfin, dans un monde où les populistes, les démagogues et les extrémistes ont le vent en poupe et où les centristes sont parfois à la peine, la réussite d’Emmanuel Macron est une sorte d’exploit porteur de nombreux espoirs qui ne doivent pas être déçus, là est un des grands challenges du président de la république.

Sans nul doute, cette année 2017 sera «historique» pour Emmanuel Macron et le Centre, l’avenir nous dira si elle l’a vraiment été pour la France et le monde.



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Les autres prétendants



Même si la victoire d’Emmanuel Macron ne souffre aucune discussion, plusieurs personnalités centristes ont tiré leur épingle du jeu cette année.



- François Bayrou, le retour

Pour beaucoup, François Bayrou était un homme fini avec sa carrière politique derrière lui.

Mais le centriste a réussi à rebondir, d’abord à Pau, sa ville dont il est devenu maire puis au niveau national parce qu’il a su profiter de la candidature d’Alain Juppé à la primaire de LR (où ce dernier a été battu) puis de celle, victorieuse, d’Emmanuel Macron à l’Elysée non sans avoir, d’abord, tenté de torpiller la candidature de ce dernier, estimant que celui-ci lui volait son pré-carré.

Toujours est-il qu’il a été largement récompensé pour avoir choisi le bon cheval (rappelons qu’il est un éleveur de chevaux) avec une quarantaine de députés à l’Assemblée nationale et un poste de ministre d’Etat et de la Justice qu’il ne put occuper que peu de temps (après avoir attendu d’être nommé premier ministre) suite à l’affaire des faux attachés parlementaires du Mouvement démocrate au Parlement européen, affaire toujours en cours au niveau de la justice.

Dès lors, il est à nouveau une personnalité centrale du Centre et il se pose en gardien du temple centriste à un moment où, de manière fort inattendue, il faut l’avouer, ce courant politique est au pouvoir.



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- Tony Blair, nouveau départ centriste

Voilà bien un retour improbable du plus centriste des travaillistes britanniques, de celui qui n’hésite pas à dire qu’il fait partie du «Centrisme absolu» comme Emmanuel Macron!

Et ce, au moment même où sa formation d’origine, le Parti travailliste, a pris un virage à l’extrême-gauche…

Son nouveau combat, empêcher par tous les moyens possibles le Brexit.

Tony Blair pourra-t-il réussir alors même qu’il est une personnalité largement controversée dans son pays, voire discréditée pour son soutien sans réserve à la guerre d’Irak de George W Bush puis à son rôle de conseiller de quelques dirigeants peu démocratiques pour lequel il a été grassement rémunéré.

Reste que son engagement est réel même si, comme tout bon britannique, ce n’est pas une Europe fédérale qu’il soutient mais une Union européenne où le Royaume Uni pourrait toujours faire cavalier seul sur bien des sujets…



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- Barack Obama, principal opposant à Trump?

Doit-on se réjouir de voir que Barack Obama est peut-être le plus consistant des opposants démocrates à Donald Trump ou s’en inquiéter du fait que personne au Parti démocrate ne peut actuellement prétendre à cette fonction?

Sans doute les deux à la fois, tant la parole de l’ancien président des Etats-Unis est importante et consistante mais tout en regrettant que la relève centriste au Parti démocrate semble bien difficile après la défaite d’Hillary Clinton.

Néanmoins, sa parole, si elle est appréciée, pèse peu face au populiste démagogue qui, en plus, s’est assigné la mission de détruire toute l’œuvre de son prédécesseur  qu’il hait d’une manière pathologique.

Sa récente visite en France a montré, en tout cas, toute la popularité qu’il conserve dans le monde et particulièrement en Europe.



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- Jean Arthuis, un de ceux qui ont fait bouger les centristes vers Macron

Jean Arthuis peut s’estimer bien mal récompensé d’avoir été le premier centriste à soutenir Emmanuel Macron.

Même s’il pèse peu politiquement et que le parti qu’il a fondé, l’Alliance centriste, demeure groupusculaire, il a permis à Macron de ratisser large dans les rangs centristes et ce pour n’obtenir pas grand-chose en retour à part une vague mission.

Et de voir un Bayrou qui n’avait pas hésité à ridiculiser le nouvel hôte de l’Elysée être particulièrement bien servi, n’a pas du lui faire grand plaisir…



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- L’année du Centrisme en France - Edition 2017. Le Centre au pouvoir

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- Le Centrisme en dans le monde en 2018. Un rebond indispensable face aux populismes démagogiques





Alexandre Vatimbella avec l’équipe du CREC




1 commentaire:

  1. cependant la vinaigrette n'est elle pas encore un peu fade comme je peux l'écrire dans mon dernier éditorial https://www.patrice-gassenbach.com/single-post/2017/11/17/LE-CORNICHON-FRAN%C3%87AIS-EST-DE-RETOUR

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