mercredi 6 septembre 2017

Actualités du Centre. Bayrou soutient Macron «comme citoyen et responsable politique»

François Bayrou
Suite à son départ du gouvernement pour l’affaire des attachés parlementaires européens, du MoDem, François Bayrou s’était imposé une cure de silence pendant deux mois.
Mais, après quelques confidences au magazine Le Point, il a fait sa rentrée politique sur BFMTV.

Il en a profité pour affirmé qu’il a «l’intention de soutenir le président de la république et le gouvernement pour deux raisons: d'abord, comme citoyen et responsable politique», ensuite pour avoir «participé à ce choix du pays».

Quant aux raisons qui, selon lui, ont permis l’élection d’Emmanuel Macron, il en voit deux: «la première, c’est qu’il bousculait les situations politiques acquises des deux partis dominants. Deuxième chose, il a fait preuve d’une audace, d’un courage d’une volonté de renverser les obstacles et je trouve que ça en valait la peine».

Mais cela ne l’empêche pas d’estimer que «Le mois de juillet a été un mois de flottement, jusqu’aux vacances de la mi-août. Le président sait bien ce que je lui en ai dit. A la rentrée ça va mieux car le président de la république a parlé. Pendant toute la période précédente, c’était plus le choc des photos plutôt que le poids des mots. Il s’est trouvé en situation de ne pas s’exprimer or la V° république se résume simplement: le président de la République entraîne et pour entraîner il faut qu’il parle. Il n’a pas besoin d’être verbeux mais il faut qu’il dise où on va tous ensemble. C’est une mission d‘explication, de pédagogie mais aussi d’entraînement par le cap.»

Après cette première leçon de gouvernement, il en a donné une autre: «On croit que parce qu’on a dit des choses durant la campagne présidentielle, c’est acté. A chaque minute, on doit reconstruire ce mouvement d’adhésion. Pendant la première partie, il ne l’a pas fait assez.»

Il a, par ailleurs, expliqué qu’il n’avait pas été «du tout déçu» de ne pas être nommé premier ministre même s’il pense que «Ce n’était pas une idée absurde».

Et il affirmé qu’il avait été consulté sur le choix d’Edouard Philippe pour Matignon et qu’il l’avait «approuvé» parce que «ce choix allait avoir de gros avantages, des avantages électoraux, et aussi car c’est un nouveau visage. Disons que c’était un peu original. Mais j'ai approuvé ce choix et l'ai soutenu.»

Enfin, il a redit sa volonté d’être le co-dirigeant de la majorité en comparant LREM et le MoDem au profit du second, évidemment:

«Il y a du côté des soutiens d'Emmanuel Macron deux organisations, en Marche, et une organisation plus enracinée qui porte un patrimoine d'idées, d'idéal, de tradition politique et une volonté de faire naître une pratique nouvelle et c'est le MoDem.»




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