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lundi 15 juin 2026

L’Humeur du Centriste. Et que le peuple iranien aille se faire foutre!


Donc Trump a conclu un accord avec le régime scélérat iranien qui fait que celui-ci s’en tire nettement mieux que ce qu’était sa situation avant la guerre que l’extrémiste populiste américain a mené de manière aussi lamentable qu’incompétente.

Non seulement les mollahs et leurs «gardiens de la révolution» corrompus vont gagner des dizaines de milliards de dollars mais ils vont peut-être prendre possession du détroit d’Ormuz, voir les sanctions économiques à leur encontre levées et pouvoir encore louvoyer sur leur uranium enrichi en vue de fabriquer une bombe atomique.

Mais il ne faut surtout pas oublier le peuple iranien, victime d’un régime criminel, qui, lui, n’aura strictement rien gagné alors que Trump lui promettait la délivrance et la liberté.

Eh, oui, qu’il aille se faire foutre, qu’il accepte sa condition et qu’il ne vienne pas gâcher la pseudo-fête de la paix!

Qu’il continue à être réprimé, exécuté – l’Iran détient le record de pendaisons de ses concitoyens – et de vivre dans les difficultés économiques avec des femmes considérées comme des sous-humains et des enfants embrigadés dans les forces armées.

Oui, Trump n’en a rien à foutre des Iraniens qui avaient tant espéré en son Amérique et qui ont été les dindons de la farce, les sacrifiés de sa mégalomanie narcissique doublée de sa propension effarante à être manipulé, ici, par son grand ami Netanyahu.

Au moment où l’on célèbre l’éventuelle cessation des hostilités – l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran comportant encore des failles et des faiblesses qui pourraient tout faire capoter – qui va permettre, espérons-le, d’éviter une crise économique majeure dans le monde, n’oublions le peuple iranien et sa détresse et dont les martyrs sont, pour l’instant, morts en vain.

Centristement votre.
Le Centriste

 


dimanche 24 mai 2026

L’Humeur du Centriste. Radios Moscou, Téhéran et Pékin mentent mais Radio Paris vend souvent du vent en reprenant leur propagande


Il y a les faits et leurs travestissements.

Il y a la réalité et les opinions.

Il y a l’information et la propagande.

Si, à chaque fois, ces différences sont bien spécifiées et si les mensonges les plus éhontés sont éliminés, alors les médias libres font leur travail envers leurs publics.

Et le service public en remplissant sa mission citoyenne.

Malheureusement, ce n’est pas le cas.

Non pas parce que les journalistes sont dupes ou ignorants – même si certains ne semblent pas être très au fait de ce dont ils parlent – mais parce que cela fait de l’audience, ce qui, en un sens, est bien pire.

Dès lors, dès que la propagande de Poutine, des mollahs ou de Xi publie quelque chose, voilà que nos médias reprennent leurs assertions en les mettant peu en perspective du fait qu’elles viennent de régimes totalitaires.

Ce manque de précautions s’appelle de la désinformation.

A noter que les médias font la même chose avec Trump qui est considéré comme un affabulateur compulsif et dont les journalistes américains ont consigné les milliers et milliers de mensonges.

Mais, à l’inverse de ce qui se passe en Russie, en Iran et en Chine, il y a encore une presse américaine libre qui peut démonter les dires de l’extrémiste populiste.

D’où, d’ailleurs, un festival quotidien de «breaking news» sur les chaînes d’information en continue françaises où les informations sur les dires de Trump se contredisent les unes après les autres sans que cela ne gène les journalistes ou ne les interrogent sur leur déontologie.

Rappelons que l’information dans une démocratie républicaine libérale n’est pas un produit mais un élément essentiel pour que les citoyens soient au courant et puissent se faire une opinion essentielle pour prendre des décisions qui affectent leurs existences.

Centristement votre.
Le Centriste

 


vendredi 22 mai 2026

L’Humeur du Centriste. Les nominations de Macron sont non seulement légales mais aussi une toile de protection de la démocratie


Comme il a déjà été écrit ici, les nominations faites par Emmanuel Macron pour des postes importants de l’Etat sont, non seulement légales, mais ne dérogent pas à ce qu’ont fait tous les présidents avant lui.

De plus, un an avant une élection présidentielle qui pourrait porter au pouvoir un candidat extrémiste et populiste dont le but serait de mettre en péril l’ordre démocratique républicain, elles entrent aussi dans une défense de celui-ci avec des personnalités dont l’attachement aux valeurs humanistes sont connues et reconnues.

Parce qu’Emmanuel Macron ne peut pas prendre le risque ô combien énorme de laisser la place à un pouvoir antidémocratique et illibéral sans faire tout ce qu’il faut pour l’empêcher de changer de régime.

Et ceux qui douteraient que cela puisse être le cas, ils n’ont qu’à regarder ce qui se passe aujourd’hui à grande échelle aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en Italie et ce qui s’est passé pendant des années en Hongrie et en Pologne.

Oui, l’appareil d’Etat sera une des premières cibles d’un président issu d’un parti extrémiste et populiste.

Et les nominations n’auront plus rien à voir avec la compétence ou l’attachement à la démocratie mais, au contraire, à la mise en place d’un démantèlement de tout ce qui fait que la république peut assurer ses missions en regard de la loi basée sur les principes de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Plus largement, Emmanuel Macron s’est attelé à la tâche, à la fois, d’empêcher les extrêmes et plus particulièrement le RN qui a le plus de chances, de s’installer à l’Elysée et de bâtir une protection efficace face aux attaques qui suivront contre la démocratie républicaine libérale.

En cela, au lieu de le critiquer, il faut le remercier.

Centristement votre.
Le Centriste


lundi 4 mai 2026

L’Humeur du Centriste. Entre Hitler et Staline, peut-on choisir?


Imaginons un improbable duel à une élection quelconque entre Hitler et Staline.

Si l’on est un partisan de la démocratie républicaine libérale, un défenseur des valeurs humanistes, un amoureux de la liberté et de l’égalité, peut-on choisir, voire doit-on choisir notamment pour éviter l’un des deux prioritairement?

Dans ce scénario hautement fictif et même de science-fiction puisque l’on connaîtrait le bilan des deux personnages est-il possible de glisser dans l’urne un bulletin portant le nom d’Hitler ou de Staline?

Certains prétendent que le boucher de Moscou était moins ignoble que le monstre de Berlin et qu’il n’a pas provoqué de génocide.

Mais les famines sciemment provoquées notamment en Ukraine ressemblent fort aux gazages dans des camps de concentration en ce qui concerne la volonté et le résultat final.

Et leurs bilans respectifs qui se comptent en millions de morts dont ils sont responsables ne peut être mis en balance en comptant le nombre de victimes ce qui n’aurait aucun sens vu l’amas de cadavres qu’ont produit leurs dictatures respectives.

Sans oublier qu’ils ont signé le Pacte germano-soviétique contre les démocraties et qui a permis à Hitler d’entreprendre sa guerre avec l’envahissement de la Pologne (Staline l’envahissant également pour prendre son dû).

Quant à l’idéologie qu’ils défendaient, elles sont, certes, différentes mais non radicalement opposées par les moyens et même les objectifs poursuivis même si l’appel à l’élimination des juifs est évidemment propre au nazisme.

Mais, ajoutons immédiatement, que les idéaux communistes n’ont guère été le moteur de la gouvernance de Staline.

Ici, le dilemme n’est pas entre le nazisme et le communisme mais entre Hitler et Staline.

Si l’on en reste au profil des deux alors pour un partisan de la démocratie républicaine libérale, c’est blanc bonnet et bonnet blanc expression populaire utilisée par Jacques Duclos le candidat communiste à la présidentielle de 1969 et stalinien notoire pour refuser de choisir au second tour entre Georges Pompidou et Alain Poher, tous deux des démocrates.

Dès lors, la réponse à la question posée est un non catégorique.

Centristement votre.
Le Centriste

 

 


vendredi 3 avril 2026

L’Humeur du Centriste. Si l’essence est aussi chère, Mme Le Pen c’est la faute de votre ami Trump que, vous, M. Mélenchon, ne cessez de singer


Les extrêmes sont – comment disent les médias? Ah oui! – «vent debout» contre la hausse des prix des carburants accusant évidemment le gouvernement de ne pas agir et donc d’en être responsable.

Ils surfent évidemment sur – comment disent les médias? Ah oui! – la «colère» des Français.

Au-delà de cette posture rappelons à madame Le Pen que si nous en sommes là c'est à cause de son ami Trump, oui, vous savez, celui que vous avez vainement tenté de rencontrer voici quelques années à New York et qui vous avez infligé une gifle médiatique mais qui vous soutient comme tous vos amis européens d’extrême-droite.

Et n’oubliez pas, monsieur Mélenchon, que toute la journée durant, vous ne cessez de singer les postures, les insultes et les mensonges de celui que vous faites semblant de combattre mais qui partage avec vous le même objectif, détruire la démocratie républicaine libérale, comme tous les extrémistes populistes dont vous faites partie, lui et vous.

Au lieu de prendre des positions responsables – un adjectif dont vous ne connaissez manifestement pas la signification –, vous ruez comme d’habitude dans les brancards dans l’espoir de grapiller le plus de voix possible de ceux qui s’acharnent à trouver les mauvais boucs émissaires.

Nous, au Centre, voyez-vous, madame Le Pen et monsieur Mélenchon, que ce soit ici, en France, ou aux Etats-Unis, nous n’avons jamais eu aucune complaisance, ni admiration, ni singerie de monsieur Trump.

Nous l’avons toujours combattu et éventuellement tenté de l’amadouer pour le bien de nos pays et pour que le monde ne devienne pas chaotique.

Vous, au contraire, vous l’avez pris comme modèle et vous continuez par démagogie dans l’espoir que les Français tomberont dans le même panneau que les Américains.

Plus qu’affligeant, plus qu’irresponsable, vous êtes des dangers pour la liberté, l’égalité et la fraternité sans même parler du respect.

Tout comme Trump.

Centristement votre.
Le Centriste

 

 


jeudi 2 avril 2026

L’Humeur du Centriste. Trump ou quand Bozo devient le Joker


Le clown Trump ne fait plus rire personne.

De Bozo de bas étage et sans talent, il est devenu le Joker aussi vicieux et terrifiant que l’ennemi de Batman.

Son discours de la nuit sur l’Iran où il s'est contredit pour la énième fois sans oublier ses insultes envers Macron, truffés de mensonges, d’incompétences et d’autocongratulations en est un nouvel exemple à propos d’une guerre qu’il a déclenché sans raison autre que de détourner les regards sur les scandales dont lesquels il est impliqué comme l’affaire du pédocriminel Epstein, et dont il ne sait se sortir au fur et à mesure que sa popularité baisse et que ses effets sur l’économie américaine (et mondiale, mais, là, il s’en fout) deviennent de plus en plus délétères.

Le clown Trump comme dans les régimes les plus despotiques – celui qu’il veut imposer à son pays – bénéficie autour de lui d’une cours malsaine composée de personnages aussi lâches que corrompus et incapables qui inventent des trophées à son unique profit, parle de l’homme le plus remarquable du monde et ricanent à ses «plaisanteries» qui ne sont que des grossièretés et des insultes.

Tout cela serait une comédie de série Z s’il ne s’agissait du président de la première puissance du monde et dont les agissements peuvent conduire aux pires catastrophes.

Faudra-t-il attendre un point de non-retour pour que le peuple étasunien se débarrasse de lui et de ses flagorneurs dont certains n’ont rien à lui envier de sa noirceur?

La réponse est ouverte.

Voilà qui est le plus inquiétant.

Centristement votre.
Le Centriste

 

 


vendredi 27 mars 2026

L’Humeur du Centriste. Une tribune pour un criminel de guerre ennemi de la France, une faute lourde pour le service public


Ainsi, Sergueï Lavrov a pu délivrer sa propagande et ses mensonges en toute liberté et impunité sur le service public de l’audiovisuel, plus précisément lors de journal de 20h de France 2 de madame Salamé avec sans aucun doute l’autorisation de la présidente de France télévisions, madame Ernotte.

Il suffit de regarder cette interview pour se rendre compte que celui-ci a pu parler sans être interrompu – pour éviter de l’être, il enlevait son oreillette après chaque question et la remettait quand il avait fini son tunnel de propagande – et que la journaliste avait des questions d’une banalité affligeante, sans doute due à une méconnaissance en matière de politique étrangère.

Rappelons que monsieur Lavrov est un des proches du dictateur Poutine, qu’il est son ministre des Affaires étrangères, qu’il est, comme lui, un criminel de guerre et, enfin, un ennemi de la France.

Voilà qui est une faute lourde des journalistes – puisque la société des rédacteurs soutien madame Salamé – et de la direction du service public.

Même si, techniquement, la France n’est pas en guerre contre la Russie, cette dernière a envahi l’Ukraine qui est une alliée et que le régime de Poutine s’en prend quotidiennement à notre pays en tentant de déstabiliser notre démocratie républicaine et lui causer des dommages notamment économiques.

De ce fait, on peut comparer cette interview à celle qu’aurait pu donner en son temps – s’il avait existé – un service public de l’information d’une France en guerre contre l’Allemagne à Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères d’Hitler sachant que Poutine agit comme le Führer du IIIe Reich et que ledit ministre a été jugé et pendu pour crimes de guerre.

Rappelons aussi que la mission de service public de France télévisions est de donner une information la plus factuelle possible, non de donner une tribune à un personnage qui, dans son pays, fait partie d’un gouvernement qui tue et emprisonne des journalistes qui veulent juste faire leur métier honnêtement.

Y aura-t-il des sanctions ou au moins des excuses?

Centristement votre.
Le Centriste


mercredi 11 mars 2026

L’Humeur du Centriste. Le «soutien indéfectible» de Poutine au fils Khamenei


Bon, on ne sait pas trop encore si le nouveau «guide suprême» de la république islamique est vivant ou non.

Le «fils de» Khameini choisit par les «gardiens de la révolution», organisation terroriste qui mène des répressions terribles en Iran et des attentats à l’étranger, a donc été atteint lors du bombardement qui a tué son père et plusieurs dizaines de hauts dignitaires du régime.

Selon les autorités de Téhéran, il a été blessé mais pas tué mais c’est ce qu’elles avaient affirmé dans un premier temps à propos de son géniteur avant d’avouer son décès.

On verra donc dans les jours qui viennent si Motjaba Khameini a été un simple fantôme au pouvoir ou s’il fera une apparition pour prouver qu’il est en vie, au risque de sa faire repérer par les Américains et les Israéliens et, de nouveau, ciblé…

Cependant, ce qui nous occupe ici est plutôt le «soutien indéfectible» que Poutine lui a apporté et plus largement aux mollahs.

Bien sûr, ce n’est pas une surprise sachant les liens qui unissent les deux régimes totalitaires et criminels qui oppriment leurs peuples respectifs, sont corrompus jusqu’à la moëlle et mènent des opérations criminelles en dehors de leurs frontières.

Rappelons que Téhéran fournit à Moscou des drones qui permettent à Poutine de cibler les populations civiles ukrainiennes et, surtout, l’aident à ne pas perdre la guerre d’agression.

Cela mérite bien un «soutien indéfectible» qui n’est, d’ailleurs, pas seulement platonique mais bien effectif puisque les médias étasuniens ont révélé que des informations sur les positions des avions et des navires américains sont transmises aux iraniens par les russes.

Informations qui démontrent la volonté de Poutine de s’en prendre à l’Occident sachant qu’il entretient des bonnes relations avec les initiateurs de cette guerre, c’est-à-dire Donald Trump et Benjamin Netanyahu.

Ceux-ci ne semblent guère troublés par ce soutien et son effectivité qui menace leurs militaires.

Et bien sûr, cela n’a pas fait changer d’avis l’extrémiste populiste de la Maison blanche sur son soutien à Poutine dans son agression contre l’Ukraine.

Plus largement, il sera intéressant de voir les conséquences de ce conflit au Moyen-Orient sachant qu’il met aux prises des leaders de l’internationale réactionnaire – Trump et Netanyahu – face à un pays de l’internationale totalitaire – l’Iran – soutenu par d’autres membres de celle-ci – la Russie et la Chine –, deux internationales qui, ces derniers temps, semblaient avoir défini leur principal adversaire commun qui était la démocratie républicaine libérale…

Centristement votre.
Le Centriste

 

 


dimanche 1 mars 2026

L’Humeur du Centriste. Oui les mollahs doivent perdre, non, Trump ne doit pas gagner!


Il serait dommage que le régime criminel au pouvoir à Téhéran réchappe à son anéantissement programmé.

Mais il serait tout aussi dommage que Trump ressorte en grand vainqueur de ce conflit qu’il a initié.

Dans un cas comme dans l’autre, ce serait dommage pour la démocratie.

Imaginons que les mollahs puissent garder le pouvoir.

S’en suivrait une vengeance contre le peuple iranien qui serait terrible.

C’est pour cela et pour la stabilité de la région qu’ils doivent perdre.

Imaginons que Trump gagne.

S’en suivrait un renforcement de sa présidence qui lui permettrait de continuer à affaiblir la démocratie étasunienne tout en accentuant sa chasse aux sorcières contre ses opposants mais aussi à poursuivre sa politique impérialiste qui n’obéit à aucune légale tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des Etats-Unis, notamment au détriment de l’Europe.

C’est pour cela et pour éviter au monde libre une crise existentielle qu’il doit perdre.

Cela ne vous aura pas échapper que nous sommes ici dans un scénario impossible.

Si les mollahs perdent, c’est que Trump gagne et inversement, si Trump perd, les mollahs gagnent!

Un match nul ne serait pas plus satisfaisant puisque les deux camps pourraient réclamer la victoire et poursuivre leurs sombres desseins.

Reste la possibilité populaire avec un soulèvement en Iran qui chasse les mollahs pendant qu’aux Etats-Unis une résistance empêchent Trump de confisquer encore plus le pouvoir à son profit.

Est-ce possible? Sans doute.

Est-ce probable? On en doute.

Centristement votre.
Le Centriste

 


mercredi 11 février 2026

L’Humeur du Centriste. Mais de qui se fiche-t-on avec la polémique sur la nomination de De Montchalin à la Cour des Comptes?


André Chandernagor, Pierre Apaillange, Pierre Joxe, Philippe Séguin, Didier Migaud, Pierre Moscovici ont tous été des ministres de gauche et de droite nommés présidents de la Cour des Comptes.

Depuis 1983 – c’est-à-dire 43 ans – à part ceux qui ont assuré un très court intérim, le seul «non-politique» à avoir exercé ces fonctions a été François Logerot qui est resté en place trois ans.

Dès lors, la nomination d’Amélie de Montchalin comme première femme à diriger cette institution n’est ni une anomalie, ni un scandale comme tente de le faire croire la Gauche et la Droite, surtout leurs extrêmes, ainsi que certains médias.

Cette polémique politicienne resurgit à chaque nomination faite par Emmanuel Macron qui, aucune jusqu’à présent, n’a dérogé aux règles de droit et aux traditions prises par ses prédécesseurs à l’Elysée, de Mitterrand à Hollande en passant par Chirac et Sarkozy, soit deux présidents de gauche et deux de droite…

Et quand on prend comme exemple d’une nomination qui serait «non-partisane», celle de Didier Migaud, alors socialiste, par Nicolas Sarkozy, on oublie de préciser que ce dernier est le seul président à avoir fait de la prison pour association de malfaiteurs et condamné pour corruption et que ce choix avait des arrières-pensées politiciennes…

Quant à Amélie de Montchalin, rien ne peut lui être reprochée qui pourrait justifier cette polémique.

Et si jamais elle agit de manière illicite, il sera toujours temps de la dénoncer et de demander sa démission.

Sans oublier que, comme le Conseil d’Etat, cette institution qui contrôle les finances publiques, agit de manière collégiale en se référant uniquement à la loi.

Le problème de cette polémique comme les précédentes, ce n’est pas les personnes impliquées mais bien qu’elle vise à déstabiliser la démocratie et l’Etat de droit, tous deux respectés ici, afin de l’affaiblir en faisant croire à des arrangements entre amis et à de la corruption, manœuvres bien connues pour être celles des populismes.

Centristement votre.

Le Centriste

 

 


mardi 27 janvier 2026

L’Humeur du Centriste. Sur quels paroles de Jésus vous appuyez-vous M. Bolloré pour maintenir M. Morandini à l’antenne?!


Il parait, monsieur Bolloré, que vous êtes croyant et que vous avez foi au message de Jésus qui est pour vous le fils de Dieu.

C’est évidemment très respectable.

Encore faut-il le prouver par ses dires et ses actes.

Or vous avez décidé de maintenir à l’antenne d’une chaîne de télévision qui vous appartient et qui fait quotidiennement la promotion du christianisme une personne qui a été condamnée par la justice pour corruption de mineurs.

Oh! bien sûr, il ne s’agit que de la justice des humains et non la divine…

Pour autant, si l’on relit les Evangiles, monsieur Bolloré, on ne trouve nulle part des propos de Jésus sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour laisser monsieur Morandini présenter une émission de télévision.

En revanche, il y a bien un passage où celui-ci demande qu’on laisse venir à lui les enfants mais évidemment pas pour les corrompre, bien au contraire.

Sans doute que votre foi va au-delà de ces paroles et que vous avez décidé de votre propre chef de pardonner à un de vos amis.

Sauf que le pardon doit venir des victimes pas de l’employeur.

Ou alors de Dieu lui-même.

Mais ce serait blasphématoire de prétendre que vous en êtes l’incarnation…

Centristement votre.
Le Centriste


dimanche 11 janvier 2026

L’Humeur du Centriste. Ne jamais oublier que «des» ne sont pas «les»


En journalisme comme en politique, les raccourcis sont souvent utilisés parce qu'ils sont plus percutants, plus vendeurs et qu'ils permettent de globaliser ce qui ne l'est nullement à des fins partisanes ou d'intérêts particuliers.

Nous avons déjà évoqué ces raccourcis qui continuent et continueront sans doute à faire florès pendant longtemps.

Mais on voudrait à nouveau soulever le problème à propos notamment du Mercosur même si on aurait pu le faire pour quasiment toutes les informations concernant des mouvements collectif ou des peuples de ces dernières semaines.

Ainsi, on voudrait nous faire accroire que tous les agriculteurs, voire même une majorité d'entre eux sont contre le Mercosur ce qui est totalement faux.

Ce traité commercial entre l'Union européenne et plusieurs pays d'Amérique latine est non seulement soutenu majoritairement dans les secteurs des services et industriel mais aussi dans le monde agricole parce qu'il serait profitable à de nombreux exploitants qui verraient des débouchés juteux pour leurs produits.

Il ne s'agit pas ici de nier les difficultés de certains agriculteurs, notamment les éleveurs qui n'ont pas de troupeaux assez importants pour lutter contre la concurrence venue d'outre-Atlantique mais ils sont très minoritaires.

C'est d'ailleurs une des raisons du peu de mobilisation au départ du syndicat majoritaire chez les agriculteurs, la FNSEA, alors que les syndicats affiliés à l'extrême droite (la coordination rurale) et à l'extrême gauche (la confédération paysanne) ont trouvé là une aubaine pour faire parler d'eux, politiser la question (on le voit avec les motions de censure déposées par LFI et le RN), tenter de produire du chaos et éventuellement recruter.

Cependant, à l'encontre de ce qu'ils affirment, ce ne sont pas «les» agriculteurs qui manifestent et tiennent des propos violents à propos du Mercosur mais «des» agriculteurs, ce qui est une différence fondamentale.

On pourrait s'étonner que les médias entrent dans ce jeu qui a plus à voir à de la propagande et aux fake news si l'on était pas habitué à ce manque de déontologie journalistique, soit pour des raisons commerciales, soit pour des motifs idéologiques, soit les deux. 

On en profite pour rappeler que ce ne sont pas les Russes qui ont décidé d'agresser l'Ukraine mais des Russes.

De même, ce ne sont pas les Américains mais des Américains (un peu plus de 36% du corps électoral) qui ont voté pour Donald Trump en novembre 2024.

Enfin, nous ferons également notre mea culpa sachant que nous avons aussi fait ce genre de globalisation coupable et que nous le regrettons même si nous ne sommes pas sûrs de ne plus jamais recommencer...

Centristement votre,
Le Centriste

 

 


lundi 8 décembre 2025

L’Humeur du Centriste. Au moins la prison aura fait gagner de l’argent à Sarkozy


Tout ancien (futur?) prisonnier de droit commun a le droit de publier un livre.

Et s’il rencontre des lecteurs de faire de l’argent avec.

Beaucoup se sont essayés à l’exercice et un certain nombre ont gagné des sommes plus qu’appréciables.

Tant mieux pour eux.

On va pouvoir rajouter un de ces bénéficiaires financièrement parlant de ce marché, Nicolas Sarkozy.

Et, sans doute, au vu de la courte période où il a été incarcéré, le ratio jours de prisons/droits d’auteurs risque d’être particulièrement élevé.

Au vu de tous les déboires qui, selon lui, ont accompagnés son séjour à la Santé, au moins, ce passage en prison lui aura fait gagner de l’argent.

C’est toujours ça de gagné!

Evidemment, certains mauvais esprits pourraient se désoler qu’un ancien président de la république reconnu coupable dans plusieurs affaires judiciaires en première instance mais aussi définitivement après des arrêts de la Cour de cassation, fasse son beurre financier mais surtout politique de ses condamnations par la justice de la République dont il était le plus haut représentant, ayant juré de la servir honnêtement.

De même, ils pourraient pointer du doigt la rage et la haine décuplées de l’ancien hôte de l’Elysée qui s’en prend à tous ceux qui ont osé respecter les décisions d’une justice indépendante au premier rang desquels l’actuel hôte du palais, Emmanuel Macron.

Ce qui est sûr, c’est que s’il avait été condamné aux Etats-Unis, Donald Trump l’aurait non seulement soutenu mais gracié!

Et, au-delà d’une possible révélation religieuse lors de ces jours derrière les barreaux, ils constateraient que monsieur Sarkozy a décidé de se rapprocher encore plus du RN dont les dirigeants, au premier rang duquel Marine Le Pen, l’ont soutenu lors du jugement qui l’a conduit en prison.

Au-delà d’une solidarité entre suspects de corruption condamnés, certains n’y verront que la confirmation que le sarkozysme n’était pas aussi éloigné que cela d’un extrémisme populiste et qu’avec l’âge et le ressentiment l’inclinaison de son créateur est somme toute normale.

Les centristes, qui n’ont jamais oublié la détestation de celui-ci pour leurs convictions et leurs valeurs, sont les moins surpris, eux qui avaient refusé de le soutenir en 2012 devant le bilan de ces cinq années de pouvoir.

Enfin, rappelons encore une fois que Nicolas Sarkozy n’a pas été condamné comme ex-président de la république mais comme citoyen qui a enfreint les lois de son pays.

Centristement votre.
Le Centriste

 


mercredi 3 décembre 2025

L’Humeur du Centriste. Pour un «label d’Etat» des médias, Mme Le Pen et MM. Bardella et Ciotti, allez voir votre ami Poutine!


Comment faire confiance à l’information, surtout aux supports qui la délivre.

Cette problématique ne date pas d’aujourd’hui, ni d’hier mais de la création des premiers médias.

Un homme politique comme Thomas Jefferson, un des Pères fondateurs et troisième président des Etats-Unis déclarait il y a plus de deux cents ans, «notre liberté dépend de la liberté de la presse, et elle ne saurait être limitée sans être perdue» et il préférait «une presse sans gouvernement à un gouvernement sans presse».

Mais, dans le même temps, il affirmait qu’«un homme qui ne lit jamais est plus cultivé qu'un homme qui ne lit que les journaux» et ajoutait «dans la presse, seules les publicités disent la vérité»!

Et, in fine, désabusé, il écrivait:
«Je vais renoncer à lire les journaux. Ils sont tellement mensongers et excessifs qu'ils troublent la tranquillité sans apporter d'informations.»

Toute l’histoire de la presse, notamment depuis la fin du 19e siècle où l’on passe théoriquement d’une presse très majoritairement d’opinion à une presse d’information où les faits sont plus importants que les commentaires, est de savoir si ce que racontent les journalistes est vrai.

Aujourd’hui, où les médias «traditionnels» sont concurrencés par les nouvelles formes de communication comme les réseaux sociaux, cette problématique est au cœur même de l’information dont on rappelle qu’elle est indispensable au citoyen d’une démocratie comme le dit fort justement Jefferson.

Mais comme il le note, la presse n’a jamais été capable de remplir correctement cette mission.

Pour autant, il y a des médias qui essayent d’y parvenir, d’autres non.

C’est dans ce cadre qu’une réflexion à cours chez tous les professionnels de l’information mais aussi dans la société pour trouver une solution qui permettrait de crédibiliser ceux qui font un travail de recherche et de transmission de l’information en suivant les règles de la déontologie journalistique.

Évoquant ce problème lors d’une rencontre avec des lecteurs de la presse régionale, Emmanuel Macron a déclaré à propos de l’idée de Reporters sans frontières de créer une labellisation en ce sens:
«C
'est aussi un point important de qualité. Parce que si on laisse l'espace informationnel de manière totalement indifférenciée, le lecteur est un peu perdu, parce qu'il a l'impression parfois d'être dans un journal. Là, vous garantissez que vos journalistes ont une déontologie, une méthodologie de travail, et donc vont vérifier. Je dis ça, c'est important, parce que ce n'est pas l'État qui doit vérifier. Si c'est l'État qui doit vérifier, ce n'est pas mieux que le système où on vit aujourd'hui. Parce que là, ça devient une dictature. Mais il faut que les journalistes garantissent à leurs lecteurs qu'eux ont vérifiés avec une déontologie, dont ils sont les garants entre eux, et une méthodologie qui est bâtie entre eux et garantie par des tiers, des pairs. Ça, c'est très important, et ça, je pense, c'est clé, et c'est aussi important que la différence entre le numérique et le physique.»

On a bien lu les propos du Président de la République.

Non seulement il ne parle pas d’un label qui serait délivré par l’Etat mais il indique que si tel était le cas, on serait alors dans une dictature.

Pourtant l’extrême-droite et la droite radicale, de Bruno Retailleau à Marine Le Pen en passant par Eric Ciotti et Jordan Bardella, avec l’aimable concours des médias Bolloré, est «vent debout» devant la soi-disant volonté d’Emmanuel Macron de vouloir créer une «labellisation d’Etat», «un ministère de la vérité» et parle d’une «dérive totalitaire», et d’une volonté «de maîtriser l'information».

Et de lancer des pétitions pour la liberté de la presse!

Ce serait risible si le sujet n’était pas aussi important et la déformation des propos du Président de la République aussi vulgaire.

Mais tout ce petit monde furibond qui joue l’indignation jusqu’à l’écœurement en propageant une fake news, sont des admirateurs de Donald Trump dont on voit quotidiennement la volonté de contrôler les médias, d’en interdire certains et de demander la démission de tous les journalistes qui ne sont pas d’accord avec lui après les avoir copieusement insultés.

Surtout, s’ils veulent voir ce qu’est une vraie labellisation des «bons» médias, on ne saurait donc trop encourager ces politiciens, soutiens sans faille du régime de Vladimir Poutine, de se rendre en Russie où n’a droit de citer que la presse labellisée par le dictateur du Kremlin.

Tant d’indécence nous rappelle ce qu’est l’extrême-droite et ses proxys et pourquoi elle ne doit jamais parvenir au pouvoir.

Centristement votre.
Le Centriste