Bien sûr, les guerres du Vietnam, d’Afghanistan et d’Irak ont fait des victimes américaines sans commune mesure avec le nombre de morts lors de celle menée par Trump contre l’Iran.
Mais, rappelons que ni au Vietnam, ni en Afghanistan, ni en Irak, l’armée américaine n’a perdue la guerre sur le terrain.
La défaite au Vietnam, le retrait sans gloire en Afghanistan et la situation bancale en Irak sont des échecs diplomatiques et politiques qui ont terni l’image des Etats-Unis dans le monde et ont choqué le peuple américain.
On peut donc leur comparer le conflit entre Washington et Téhéran à cette aune.
Force est alors de constater que l’image des Etats-Unis est ici encore plus écornée de que lors des autres conflits.
Car, en l’occurrence, on parle non seulement de défaite politique et diplomatique particulièrement évidente mais également d’une défaite militaire dans le sens où les moyens mis en œuvre par l’Administration Trump n’ont même pas ébranlé de régime des mollahs.
Si au Vietnam, l’élimination du pouvoir nord-vietnamien n’a pas été réalisé, en revanche, en Afghanistan Al Qeida a été vaincue ainsi que les talibans malgré leur retour au pouvoir après un accord signé par Trump et non Biden, et en Irak, Saddam Hussein a été battu et exécuté.
De plus, personne dans le monde et aux Etats-Unis, à part les fan(atique)s MAGA ne pensent une seule seconde que Trump a gagné la guerre que ce soit politiquement, diplomatiquement et militairement.
Beaucoup parlent même de «capitulation» ou d’«humiliation» et le mémorandum signé hier soir par le président des Etats-Unis à Versailles est un véritable camouflet pour sa personne.
Au-delà d’un retour à la situation d’avant l’offensive américano-israélienne, l’Iran a obtenu nombre des revendications portées par les mollahs et les gardiens de la révolution depuis des années avec, cerise sur le gâteau, le paiement jamais vu pour un soi-disant vainqueur, pour la reconstruction de tous les dommages causés par les Américains!
Et peut-être que ce n’est pas la fin de la gifle reçue puisque, le mémorandum n’est pas un accord de paix mais seulement un document qui établi les bases d’une discussion qui prendra 60 jours.
Rendez-vous donc dans deux mois pour estimer la catastrophe dont est directement responsable Trump.
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