vendredi 10 novembre 2023

Propos centristes. France – Mobilisation contre l’antisémitisme / Lutte contre le harcèlement / Protéger les civils de Gaza / Lutte contre le changement climatique / Loi immigration / Elargissement de l’UE / Restauration de la nature…

Voici une sélection, ce 10 novembre 2023, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

Emmanuel Macron (Président de la République)
> Les tensions géopolitiques ne doivent pas nous faire oublier le combat du siècle pour le climat et la biodiversité.

> L’antisémitisme refait surface, dans les mots, sur les murs, s’affiche sans crainte et sans honte. S’en prendre à un juif, c’est toujours chercher à atteindre le projet politique qui le reconnaît libre et égal, c’est toujours chercher à atteindre la République. Face aux porteurs de haine, la République ne transige pas et ne transigera pas, nous serons impitoyables.

> Attention à ceux qui prétendent soutenir nos compatriotes de confession juive en confondant le rejet des musulmans et le soutien des juifs. Attention à ceux qui préfèrent rester ambigus sur la question de l'antisémitisme par souci de flatter de nouveaux communautarismes.

> À tous les jeunes,
Merci de prendre une minute pour lire ce message, le relayer, en parler entre vous à l'école ou sur les réseaux sociaux. Se moquer, insulter, humilier, mettre à l’écart un camarade, à l'école ou sur les réseaux, c'est du harcèlement.
Le harcèlement, pour tous ceux qui le vivent, c’est insupportable. Il entraîne désormais de lourdes sanctions. Ceux qui le pratiquent doivent l'entendre et en mesurer les conséquences sur eux-mêmes. Avant c’était trop souvent l’élève harcelé qui finissait par quitter son école. Depuis la rentrée, c’est l’inverse. Un auteur de harcèlement peut dorénavant être renvoyé vers une autre école, avec ce que cela implique de chamboulements et de contraintes au quotidien.
Le harcèlement scolaire, nous l’avons reconnu comme un délit, donnant à la justice la possibilité de prononcer de lourdes peines:

-
jusqu’à 10 ans de prison;
- 150 000 euros d’amende.
Nous allons renforcer les sanctions pour les auteurs de harcèlement en ligne, en demandant aux plateformes de bloquer leurs comptes sur les réseaux sociaux.
À tous ceux qui vivent le fléau du harcèlement, un message simple : Vous pouvez compter sur vos parents, sur vos enseignants que nous formons à cela, et sur les conseillers du 3018. Parlez. Je sais que ce n’est pas facile, mais ils sont là pour vous. Vous n’êtes pas seuls. Si vous êtes harcelés sur un réseau social : faites des captures d'écran et signalez-les sur l'application 3018. Un bouton dédié arrive aujourd’hui sur Instagram, Facebook et TikTok. On vous accompagne. On vous aide à faire supprimer les contenus haineux et à sortir de cette situation.
Ce combat, je le porte en France mais aussi au niveau international, car c’est là que nous serons les plus efficaces. Grâce à ce que nous avons lancé il y a un an, le Laboratoire pour la protection des enfants en ligne. C’est mettre tous les acteurs du numérique autour de la table pour avancer.
J’attends d’eux qu’ils nous aident très concrètement sur cette question du harcèlement. Nous avons tous un rôle à jouer. Je compte sur chacun. Comptez sur moi. Nous sommes une Nation. Le harcèlement n'y a pas sa place.

> Tous les civils doivent être protégés. Il nous faut œuvrer à un cessez-le-feu et créer à Gaza l'espace nécessaire aux acteurs humanitaires.

> À la Conférence humanitaire internationale pour la population de Gaza que nous organisons, je confirme notre solidarité : la France porte son effort à 100 millions d'euros.

> Le combat de la cause des femmes continue face à l’obscurantisme, qui n’a pas disparu: il revient, il renaît. C’est pourquoi, j’ai souhaité l’inscription dans notre Constitution de la liberté pour les femmes de recourir à l’interruption volontaire de grossesse.

> A l’heure des réseaux sociaux, où les paroles indistinctes se mêlent et s’entremêlent sans hiérarchie ni distinction, au moment où ailleurs ce sont les armes qui parlent, et où chez nous s’élèvent des voix de confusion et de haine, de déraison et de division, une parole de raison, porteuse de progrès doit être plus forte.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Elisabeth Borne (Première ministre)
> L’antisémitisme, le racisme, toutes les discriminations portent atteinte aux valeurs de la République et n’y ont pas leur place. Avec le président de la LICRA nous le réaffirmons avec force : ce combat universaliste est l’affaire de toutes et tous.

> Contre le harcèlement, nous sommes tous mobilisés. Voilà le message que nous avons passé ce matin aux collégiens avec Brigitte Macron et Gabriel Attal. Osez parler, nous serons là pour vous aider. Les adultes doivent agir sans jamais minimiser ce que vous vivez.

> C'est, ce 9 novembre, la journée nationale contre le harcèlement scolaire. J'ai voulu venir ici au collège Claude Debussy à Paris, avec Brigitte Macron dont l'engagement sur ces sujets est constant, et le ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avec un message simple : celui de la mobilisation générale contre le harcèlement.
On le sait, le harcèlement est un fléau qui mine la vie de nombreux élèves, et qui est à l'origine de trop de drames. C'est donc pour ça que j'ai présenté et j'ai lancé en septembre un plan interministériel, qui s'appuie sur l'Éducation nationale naturellement, mais qui mobilise aussi nos policiers, nos gendarmes, nos magistrats, nos personnels de santé, et puis évidemment les plateformes.
Et donc, peut-être dans le cadre de ces nombreuses actions de ce plan, il y en a deux qui entrent en vigueur à partir d'aujourd'hui. D'abord, sur les réseaux sociaux, le 30 18 qui devient le numéro unique pour signaler les cas de harcèlement, et puis être conseillé, être accompagné. Et à partir de ce matin, sur le 30 18, c'est maintenant aussi un bouton de signalement directement sur les applications, donc Facebook, Instagram et TikTok, pour signaler des contenus qui n'ont pas à être sur les réseaux sociaux.
Dire aussi, mais le ministre y reviendra, qu'à partir d'aujourd'hui, les élèves du CE2 à la terminale vont répondre à un questionnaire. Ça permet à la fois de mesurer l'ambiance dans un établissement, et puis ça permet, et je pense que c'est important aussi, à des jeunes qui sont victimes de harcèlement, de prendre conscience que ce qu’ils vivent n’est pas normal et qu’ils doivent pouvoir être aidés face à cette situation de harcèlement.
Au-delà, plus globalement, on a besoin d’un sursaut collectif sur ce sujet. On le voit, il y a encore trop d'adultes qui ne sont pas conscients de l'ampleur de l'impact du harcèlement sur nos jeunes. On l'entend souvent : « c'est des chamailleries entre enfants, c'est l'âge qui veut ça, ça va passer. »
C'est pour cela qu'on lance aujourd'hui la campagne nationale de communication « Ne minimisons pas ce que vivent les enfants ». Donc vraiment, pour les adultes, le message c'est « il faut écouter, agir, ne pas minimiser ». Et pour les jeunes : « osez parler, allez-y, parlez. » On sera à vos côtés pour vous accompagner, pour vous conseiller. Et c'est vraiment toute la mobilisation du Gouvernement pour que ce harcèlement s'arrête et qu'on puisse répondre aux difficultés de tous ceux qui y sont confrontés.

> L’AME répond à un impératif de santé publique. Elle doit permettre de soigner les personnes malades sur notre sol et prévenir la propagation de certaines maladies.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique)
> Grâce à la loi Industrie verte, nous basculons du XXe au XXIe siècle. Nous basculons de l’industrie fossile à l’industrie décarbonée. La démolition de l’ancienne centrale thermique au charbon de Montceau-les-Mines en est le parfait exemple. Les 40 hectares du site seront consacrés notamment à l’implantation de panneaux photovoltaïques, à la génération de biomasse et constitueront également des réserves foncières disponibles pour des industriels.

> [Conseil européen de l’économie] L’enjeu principal de notre discussion aujourd’hui, c’est le pacte de stabilité et de croissance. Nous souhaitons parvenir à un accord sur les nouvelles règles du pacte de stabilité et de croissance d’ici la fin de l’année 2023. L’Union européenne a besoin de ces nouvelles règles. Les anciennes règles sont dépassées, elles sont obsolètes. Nous en avons besoin pour avancer, pour financer nos investissements, pour garantir la stabilité financière de l’Europe, de nouvelles règles et d’un nouveau pacte de stabilité et de croissance. Un accord est possible et cet accord doit intervenir avant la fin de l’année 2023 pour nous permettre ensuite de développer nos activités économiques dans les années et dans les décennies à venir.
Je tiens à saluer le travail qui a été fait par la Présidence espagnole. La Présidence espagnole a fait des propositions qui sont de bonnes propositions constructives, qui sont la base d’un accord présidence espagnole et en particulier la Ministre des Finances, Nadia Calvino a fait un travail remarquable pour rassembler les positions des 27 et essayer de trouver un point de compromis. Nous travaillons aussi très étroitement désormais avec l’Allemagne, avec mon ami Christian Lindner, pour essayer de trouver un accord franco-allemand. Christian Lindner était à Paris en début de semaine. Nous avons eu des discussions approfondies. Nos équipes techniques continuent à travailler de manière très étroite et je me rendrai à Berlin dans les jours qui viennent pour essayer de progresser vers un accord franco-allemand sur ces nouvelles règles du pacte de stabilité et de croissance et les discussions sont positives et constructives entre Christian Lindner et moi sur ces nouvelles règles du pacte de stabilité et de croissance, je crois que notre objectif final doit être de trouver le bon équilibre entre la stabilité financière, elle est indispensable pour les 27 États membres et l’investissement qui est tout aussi indispensable pour que l’Europe reste une grande puissance économique au vingt-et-unième siècle, investissement dans la décarbonisation de notre économie et investissement, évidemment, dans la défense, dans un temps où la guerre est malheureusement de retour sur le sol européen.
Un deuxième mot sur l’inflation. Nous sommes en train de sortir de la crise inflationniste. L’Europe aura réussi en un peu moins de deux ans, à maîtriser l’inflation qui pèse sur nos compatriotes, qui pèse sur les ménages, en particulier les plus modestes d’entre eux. Le succès est à portée de main et nous devons, d’ici 2024, nous rapprocher de la cible inflationniste de l’Union européenne : 2%. C’est la preuve que lorsque les États agissent ensemble de manière coordonnée, ils sont efficaces. C’est la preuve que la politique de la Banque centrale européenne a été appropriée pour maîtriser cette inflation qui, je le redis, est un drame pour des millions de nos compatriotes et c’est la preuve que l’Union européenne progresse puisque je rappelle que dans les années 70, il nous a fallu 10 ans pour maîtriser la crise inflationniste et que cette fois-ci, grâce à une meilleure coordination des politiques économiques, grâce à l’action de la Banque centrale européenne, nous devrions pouvoir en moins de deux ans sortir de cette crise inflationniste.
Enfin, un tout dernier mot sur un sujet qui me tient à cœur, l’union des marchés de capitaux. J’étais à Londres il y a quelques jours pour représenter le président de la République au sommet très utile qu’a organisé le Premier ministre britannique, Rishi Sunak sur l’intelligence artificielle. J’en suis revenu avec la conviction encore plus forte qu’il y a urgence à mettre en place l’Union des marchés de capitaux et que ça doit être l’un des enjeux majeurs de la prochaine Commission et de la prochaine législature européenne. Pourquoi ? Parce que nous faisons face à une révolution technologique majeure, l’intelligence artificielle, il faut que l’Europe ait sa propre intelligence artificielle, qu’elle ait son propre Open AI, qu’elle ait ses propres entreprises, ses propres technologies, ses propres algorithmes, ses propres supercalculateurs. Et que ça va demander des investissements qui se chiffrent en dizaines de milliards d’euros au moins. Ne pourrons faire face à ces investissements que s’il y a une union des marchés de capitaux, il n’y a pas suffisamment d’argent public et pas suffisamment d’argent dans les banques pour financer ces investissements dans les nouvelles technologies, notamment dans l’intelligence artificielle générative. Je voudrais que chacun prenne conscience que cette union des marchés de capitaux n’est pas un sujet technique. C’est un sujet éminemment politique, c’est l’indépendance technologique de l’Europe qui est en jeu. Nous avons besoin de capitaux, nous avons besoin de capitaux massifs et seule l’union des marchés de capitaux nous permettra de relever le défi.

> Les règles du pacte de stabilité, à quoi est-ce qu’elles servent ? À garantir la stabilité financière de l’Union européenne. Nous avons besoin de règles et nous avons besoin de règles solides et en tant que ministre des finances français, je défends l’idée d’avoir des règles qui soient des règles crédibles et des règles solides en matière financière. C’est parce que vous aurez de la stabilité financière que vous pourrez investir dans de bonnes conditions, avec des taux d’intérêt qui soient des taux d’intérêt réduits, avec des possibilités d’emprunt qui soient des emprunts importants. La stabilité financière, c’est la clé de tout, y compris des investissements dans l’innovation et dans la décarbonisation qui sont absolument indispensables. Si vous créez de l’instabilité financière avec des règles qui ne marchent pas ou des règles qui ne sont pas crédibles, vous ne pouvez pas investir et vous ne pouvez pas financer la décarbonisation. Donc je considère que la Présidence espagnole a fait un travail remarquable, qu’elle travaille à rapprocher les positions des 27, que nous avançons dans la bonne direction et qu’il y a surtout une vraie prise de conscience de la nécessité absolue de parvenir à un accord d’ici fin 2023. C’est la crédibilité de toute l’Union européenne qui est en jeu. Dans un moment qui est si troublé, où il y a des difficultés économiques que chacun connaît ou des risques géopolitiques qui sont très élevés, nous devons avoir le courage d’adopter d’ici fin 2023 de nouvelles règles pour le pacte de stabilité et de croissance qui soient crédibles, solides et qui nous préservent des marges de manœuvre pour l’investissement.

 

Gérald Darmanin (ministre de l’Intérieur et des Outre-mer)
> Marche contre l’antisémitisme ce dimanche : « Personnellement, j’y participerai 

> Les 1 159 actes antisémites depuis le 7 octobre dernier correspondent à 3 fois plus que tous les actes antisémites de l'année 2022. Nous avons mobilisé 11 000 policiers, gendarmes et sentinelles pour protéger les Français de confession juive.

> Je demande au Parlement de donner les moyens juridiques au ministère de l’Intérieur pour expulser les étrangers délinquants qui ne peuvent pas l’être dans la loi actuelle.

> Je demande aux parlementaires d'avoir un texte très dur sur l'immigration irrégulière, parce que c'est un écosystème qu'il faut combattre. (…) Ce que nous voulons, c’est pouvoir régulariser l’ouvrier qui respecte les règles de la République et expulser l’étranger délinquant.

> Le texte que je porte est un texte de très grande fermeté contre l’immigration irrégulière et les délinquants étrangers. C’est aussi un grand texte de simplification des procédures.

> Avec la future loi immigration que je porte, nous pourrons renvoyer dans leur pays d’origine ces 4000 étrangers délinquants supplémentaires chaque année. Aujourd’hui, la loi nous empêche de le faire. Changeons-là !

 

Catherine Colonna (ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)
> [Discours lors de l a Conférence humanitaire internationale pour la population civile de Gaza] L’urgence dans laquelle se trouve la population civile de Gaza, l’appui dont ont besoin les Nations unies, les ONG, le CICR et la FICR, la mobilisation à laquelle les partenaires régionaux et nombre d’entre vous appelez, justifiaient que nous nous réunissions rapidement.
Je voudrais néanmoins tous vous remercier très sincèrement d’avoir fait le déplacement jusqu’à Paris et d’avoir répondu à notre appel dans des délais extrêmement courts. Permettez-moi aussi d’adresser des remerciements plus particuliers au Premier ministre de l’Autorité palestinienne M. Mohammed Shtayyeh, au Commissaire général de l’UNRWA, M. Philippe Lazzarini, et aux Nations unies, qui se tiennent aux côtés des civils sur le terrain.
Je souhaite aussi adresser nos remerciements à l’Égypte, pays qui est aujourd’hui le principal point d’appui du déploiement de l’aide aux civils de Gaza.
Gaza, nos échanges l’ont longuement rappelé, c’est un territoire sous l’emprise, depuis des années, d’un groupe terroriste, le Hamas, dont les Palestiniens sont les premiers à subir le régime de terreur et de prédation économique, et qui, après les attaques du Hamas le 7 octobre, subit une guerre que cette organisation a déclarée.
Aujourd’hui, il s’agissait pour nous tous de prendre toutes la mesure de la situation humanitaire à Gaza. Nos échanges ont été clairs : la situation est dramatique alors que la population manque d’électricité, de fioul, de biens médicaux mais aussi d’eau et de produits alimentaires de base. Les hôpitaux sont débordés et désormais la moitié d’entre eux sont dans l’impossibilité de fournir des soins. Des centaines de civils sont blessés et tués chaque jour, dont de nombreux enfants.
Face à cette situation, que nous ne pouvons pas accepter, nous avons présenté les réponses que nous tous, dans nos responsabilités et nos domaines, pouvons y apporter. Nous sommes tous mobilisés depuis les premières heures mais comme je l’ai dit à nouveau à Doha dimanche dernier, et je le répète : nous devons collectivement faire beaucoup plus et vite. C’est l’objectif de cette conférence.
1) Première réponse, nous devons nous engager en faveur d’une trêve humanitaire immédiate, durable et soutenue, devant conduire à un cessez-le-feu. Cette trêve est indispensable comme nous le disons depuis les premiers jours de cette opération, afin de permettre la protection des civils, l’acheminement d’une aide à la hauteur des besoins et la prise en charge des civils blessés. Cette trêve devra se compter en jours et non en heures.
Il est également essentiel que l’accès humanitaire par différents points de passage soit facilité de toute urgence. L’aide doit pouvoir être acheminée de manière ininterrompue et le nombre de convois doit augmenter de manière significative pour répondre de manière durable aux besoins des populations civiles. Enfin, il est absolument vital que cette aide puisse être apportée aux civils là où ils se trouvent.
Nous devons aussi nous engager à plaider sans relâche pour le respect du droit international humanitaire, la protection des personnels humanitaires, la protection des civils et des infrastructures civiles. La lutte contre le terrorisme ne peut pas justifier que des civils puissent être pris pour cible. Ces appels doivent être entendus. Le droit international humanitaire impose en tout temps et en tous lieux des principes clairs de distinction, de nécessité, de proportionnalité et de précaution. La protection des civils est à la fois un impératif moral et une obligation internationale valable pour tous.
Nous ne cesserons aussi de rappeler que les sites des Nations Unies et les personnels humanitaires ou de santé doivent être protégés. Nous ne pouvons accepter leur décès par dizaines ni nous résoudre à toutes ces victimes. Il faut aussi souligner avec force que le détournement d’infrastructures civiles et hospitalières à des fins militaires doit tout autant être condamné, ce que nous avons fait à titre national car nous savons que c’est arrivé parfois. Et, bien évidemment, tous les otages doivent être libérés immédiatement et sans conditions, vous l’avez rappelé avec force.
2) Notre conférence avait aussi pour but de nous engager à une mobilisation accrue aux côtés des agences humanitaires. Je salue ici une nouvelle fois l’engagement sur le terrain des Nations Unies, de ses agences spécialisées dont l’UNRWA et celui des ONG et de tous les acteurs humanitaires : vos organisations accomplissent au quotidien un travail remarquable. Elles doivent savoir qu’elles pourront continuer à compter sur nous.
C’est pourquoi nous avons répondu ensemble au nouvel appel d’urgence des Nations Unies d’un montant de 1,2 milliard d’euros dont 450 millions de dollars concernent l’UNRWA, en annonçant des contributions substantielles, auxquels s’ajoutent d’importantes contributions en nature. La France y a pris toute sa part, en annonçant aujourd’hui une mobilisation à hauteur de 100 millions d’euros. Ces derniers jours, la France a également affrété plusieurs vols militaires afin d’acheminer 54 tonnes fret humanitaire et elle participe au point aérien de l’UE avec l’envoi de 33 tonnes de compléments alimentaires et elle poursuivra.
3) Cette conférence, enfin, nous a permis d’échanger sur les initiatives de facilitation et d’appui que nous avons prises ou que nous pourrions prendre ensemble. Je souhaite à cet égard souligner le rôle crucial de l’Égypte, pour l’accueil de blessés, la sortie des civils, l’entrée des biens dont la population a besoin. La France et de nombreux autres partenaires y compris les Nations unies se tiennent prêts à faire beaucoup plus avec votre pays, pour faciliter le déploiement de l’aide humanitaire et renforcer le dispositif d’assistance médicale, notamment en déployant des navires médicalisés.
Je pense aussi à Chypre, dont le Président, M. Christodoulides, nous a présenté son initiative pour un corridor maritime qui permettrait de renforcer la disponibilité d’aide pour Gaza. Je salue cette initiative.
Nous avons montré* notre engagement commun et cette mobilisation qui est la nôtre en faveur de la population civile de Gaza est un résultat est remarquable.
Au-delà de notre mobilisation pour pallier la crise humanitaire actuelle, nous devons aussi rappeler que le monde ne peut plus ignorer l’aspiration légitime des Palestiniens et des Israéliens à vivre en paix et en sécurité et nous devons œuvrer en faveur d’une solution politique. Les conditions sont connues de tous : ce sont des garanties indispensables apportées à Israël pour sa sécurité et un État pour les Palestiniens. Les deux forment un tout indissociable. La seule solution viable est une solution à deux États vivant côte-à-côte en paix et en sécurité. L’Autorité palestinienne, dont je salue à nouveau la présence aujourd’hui, devra être au centre de la gouvernance de Gaza après-guerre. La France poursuivra son engagement pour la reprise d’un processus politique, seul gage d’avenir pour les populations palestiniennes et israéliennes. Elle appelle toutes les bonnes volontés, à se joindre à cet effort, sans attendre.

 

Sébastien Lecornu (ministre des Armées)
> Notre engagement envers l’Ukraine est constant, fiable et durable.

> Le Livret A va financer l’industrie de défense ! Je salue cette proposition de parlementaires pour flécher une partie des encours vers des entreprises et des PME de défense. C'est une bonne nouvelle pour notre souveraineté, pour la réindustrialisation et pour la défense !

> Le 9 novembre 1970, le général de Gaulle s’éteignait. Il était l’incarnation de la France. De la Résistance puis de la Victoire. Bâtisseur d’une France meurtrie par la guerre, il redonna au pays sa grandeur. Son legs immense, d'unité et de fierté, continue de nous inspirer.

 

Olivier Dussopt (ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion)
> [Marche contre l'antisémitisme] J'y serai bien sûr, comme beaucoup de mes collègues du gouvernement et la Première ministre.

> La solidarité avec Israël est sans faille parce qu'Israël a le droit de se défendre contre des terroristes islamistes.

 

Gabriel Attal (ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse)
> La journée de ce 9 novembre est importante et elle est inédite puisque cette journée nationale de lutte contre le harcèlement, elle existe depuis 8 ans et que habituellement, c'est entre un tiers ou la moitié des établissements qui organisent des actions ce jour-là.
Cette année pour la première fois, l’ensemble des établissements scolaires organise une action avec deux heures qui sont banalisées pour avoir un échange sur le harcèlement et ce questionnaire qui est très important à la fois pour faire émerger des situations de harcèlement qu’on ne connaît pas forcément aujourd'hui, qu’elles puissent être signalées.
On estime que la moitié des situations de harcèlement ne font pas l’objet d’un signalement. Le questionnaire permet de les identifier et donc de les traiter évidemment et d’y répondre et puis aussi pour qu’on puisse avoir des données actualisées, des données qu’on relaie souvent dans les médias entre 800 000 - un million de jeunes harcelés chaque année. Elles datent de 2011. À l’époque, il n’y avait pas de TikTok, il n’y avait pas Snapchat, il n'y avait pas l'influence des réseaux sociaux qu'on a aujourd'hui sur le harcèlement. Et donc c'est très important qu'on puisse avoir ces données-là au niveau national et aussi au niveau local, pour agir et concentrer les efforts là où on le peut.
Je veux vraiment juste avoir un mot pour très sincèrement remercier l'ensemble de la communauté éducative, les chefs d'établissement et leurs adjoints. On leur demande beaucoup, notamment cette question du harcèlement, les enseignants qui sont mobilisés, les CPE, les PSIEN, les AESH, les assistants d’éducation, tous les personnels dans nos établissements scolaires qui sont mobilisés, qui sont en première ligne face à ce fléau qu’est le harcèlement. Et vraiment leur dire ma reconnaissance pour le travail qu’ils réalisent au quotidien pour protéger nos élèves.

> Pour faire de l’école un sanctuaire, je remets de l’humain sur le terrain. 30 millions d’euros sont mobilisés pour créer des équipes dédiées à la lutte contre le harcèlement dans toutes les académies. Pour qu’un appel à l’aide ne reste plus jamais sans réponse.

> Avant, seul un tiers des établissements organisaient des actions lors de la journée nationale de lutte contre le harcèlement. Cette année et à partir d'aujourd'hui, un temps d'échange de deux heures est organisé dans toutes les classes de France. On change d'échelle.

> L'autorité de l'École, on ne la conteste pas, on s'y soumet. Les 183 élèves qui ont perturbé l'hommage rendu à Samuel Paty et à Dominique Bernard vont être convoqués dans les prochains jours par le conseil de discipline. Il y aura des sanctions pour chacun.

> L'Éducation est le plus beau patrimoine de l'Humanité. C'est la promesse d'un monde meilleur.

 

Sylvie Retailleau (ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche)
> L'entrepreneuriat est un chemin exigeant et audacieux. C’est aussi un formidable moyen de répondre aux enjeux de notre société et de créer des emplois.

> Le sommet spatial de Séville s’est achevé sur un succès. Avec ambition, l’Europe spatiale écrit les prochaines pages de son histoire, et réaffirme un engagement fort sur l’observation de la Terre pour le climat. La France en restera l’un des moteurs.

 

Marc Fesneau (ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire)
> Un regard ou des mots, des attitudes ou des gestes, sous l’effet souvent dévastateur de la meute ou dans un cadre plus individuel : il y a mille et une manières qui peuvent constituer le harcèlement, volontairement ou involontairement. Il y a mille et une manières pour déstabiliser, isoler, enfermer, fragiliser pour une différence réelle imposée ou supposée.
Ces mille et une manières qui entravent les processus d’apprentissage ou d’émancipation, qui, parfois pour la vie, brisent ou blessent quand elles ne tuent pas. Nous sommes tous responsables d’une chaine de vigilance, d’une chaîne de bienveillance, invisible, qui protège les victimes et les fassent s’exprimer. Seule la parole et l’attention des autres peuvent libérer. Et seule notre mobilisation collective fera reculer les harceleurs.
Non au harcèlement.

> En cette journée nationale contre le harcèlement [9 novembre], mobilisons-nous pour faire de l’enseignement agricole un environnement protecteur pour l'épanouissement et la réussite des élèves.

> Je suis heureux de pouvoir, annoncer que le gouvernement pourra mettre en place dès à présent un fonds d’urgence de 20 M€ pour accompagner nos viticulteurs qui, confrontés aux crises des mois passés, se trouvent dans des situations de difficultés de trésorerie.

> Échanges constructifs avec Véronique Andrieux, directrice à WWF France, autour des enjeux de la transition agroécologique et de l’alimentation de demain :
- Renouvellement forestier:  planter 1 milliard d’arbres
en 10 ans, comme annoncé par le Président ;
- Pacte haie : planter 50.000 km de haie d’ici 2030 ;
- Promouvoir l’élevage français pour des produits durables et de qualité, et la valorisation des prairies pour stocker le carbone et protéger la biodiversité;
- Les difficultés des exploitations en bio : relancer la demande et lutter les comportements abusifs de la grande distribution ;
- La stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) pour faire évoluer nos habitudes de consommation en accord avec les enjeux de santé publique et de défi climatique.
Continuons de travailler ensemble sur ces sujets majeurs pour le futur de notre agriculture et de notre alimentation.

 

Christophe Béchu (ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires)
> [Marche contre l'antisémitisme] Je comprends qu'il y ait la volonté de dire «ne soyons pas dupe' face au RN». Mais dimanche, ce n'est pas un temps de polémique. Je suis choqué par ceux qui n'y participent pas, pas par ceux qui y participent.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre de la Transition énergétique)
> Trop de ménages vivant dans des passoires thermiques ignorent qu'ils ont droit à des aides pour rénover leur logement. À nous de les accompagner. Pour leur confort, pour leur portefeuille et pour le climat.
Associations, collectivités locales, entreprises... Le dispositif Territoire Zéro Exclusion Énergétique réunit tous les acteurs locaux de la rénovation pour aller chercher les ménages les plus éloignés des aides.

> 1 enfant sur 10 est harcelé au cours de sa scolarité. C’est un phénomène qui n’a pas de classe sociale, pas de couleur de peau. Ne minimisons jamais ce que vivent les enfants.

 

Rima Abdul-Malak (ministre de la Culture)
> Ce 9 novembre, nous commémorons les 85 ans des pogroms de la Nuit de Cristal. Rencontre forte au Mémorial de la Shoah avec Hebert Traube, résistant et survivant de la Shoah. En 1938 comme en 2023, attaquer une personne juive, c’est attaquer l’humanité entière.
Depuis le 7 octobre dernier, l’Europe fait face à une recrudescence des actes antisémites, dont plus de 1.150 relevés en France. Avec mon homologue allemande, Claudia Roth, nous sommes unies dans l’action car la lutte contre l’antisémitisme passe aussi par la culture.

> Le RN dévoile chaque jour un peu plus le peu de considération qu’il porte à la culture et à tous ceux qui la font vivre. Allant même jusqu’à dénigrer l’importance de la lecture chez les jeunes. Honteux !

 

Aurélien Rousseau (ministre de la Santé et de la Prévention)
> Je me réjouis que le Conseil de l’Union des caisses d’assurance maladie ait adopté les orientations proposées par le Gvt permettant la reprise des négociations conventionnelles avec les médecins. Le dialogue conventionnel est un élément essentiel de la démocratie sociale !

> J’en veux à LFI. Je leur en veux de servir de lessiveuse au RN. Un blanchiment gratuit. Inespéré. Voici le RN faux héraut du combat contre l’antisémitisme, déployant toute sa rhétorique contre l’Islam. Chacun cherche à fissurer la Nation pour consolider son électorat.

 

Aurore Bergé (ministre des Solidarités et des Familles)
> LFI utilise tous les prétextes pour ne pas marcher, ne pas lutter contre l'antisémitisme. Aujourd'hui, des Français changent leurs noms sur leurs interphones, sur Uber ou Deliveroo. L'antisémitisme nous concerne tous.

> [Marche contre l'antisémitisme] Dimanche, la question n'est pas avec qui on marche mais pour qui on le fait. Le 7 octobre, 40 Français ont été assassinés par des terroristes islamistes. 8 Français sont retenus en otage. Pour leurs familles, la vie s'est arrêtée le 7 octobre. C'est pour eux qu'on doit y être.

> Ne minimisons pas ce que vivent les enfants. Soutenir nos enfants, soutenir leurs parents. Nous sommes à vos côtés pour lutter contre le fléau du harcèlement scolaire.

> Il y a un écart grandissant entre le nombre d'enfants que l'on désire et le nombre d'enfants que l'on a. Création du congé familial, service public de la petite enfance, soutien aux parents et aux futurs parents : toute la société doit s'engager.

> 800 000 familles sont recomposées. Des beaux parents qui parfois sont dans la vie des enfants depuis leurs toutes jeunes années. Quel statut ? Quelle capacité à transmettre ? C'est un magnifique chantier que je veux ouvrir.

> Dès décembre, j'engage un Tour de France de la parentalité. Avec les maires, les enseignants, les magistrats, les professionnels de santé, les associations, les parents eux-mêmes. Les parents ont besoin d'être soutenus, accompagnés, écoutés.

> Ce que nous devons aux personnes handicapées, c'est leur pleine inclusion dans la société.

 

Bérangère Couillard (ministre déléguée chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les Discriminations)
> [Marche contre l'antisémitisme] je serai le plus loin possible du RN. Je marcherai aux cotés des Français engagés avec sincérité, ce que je ne pense pas être le cas des dirigeants du RN. Je regrette qu’ils récupèrent ce sujet.

> Le harcèlement scolaire tue. L’homophobie aussi. Ne minimisons pas ce que vivent les enfants. Si vous êtes confrontés à une situation de harcèlement à l'école, parlez-en à vos professeurs, vos proches ou au téléphone au 3018 avec l’association e-enfance.

> [Congé menstruel] C’est plutôt un arrêt qu’un congé. Je suis partagée sur la question de la généralisation du congé menstruel, je ne souhaite pas que ce soit stigmatisant.

> Nous engageons des politiques publiques pour permettre de faire baisser les violences conjugales, par exemple le Pack Nouveau Départ qui facilite le départ du domicile.

> Je mets en place un budget sensible au genre à partir de 2025. Nous travaillons avec Bercy pour regarder ce que nous mettons en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

> Antisémitisme à l'école : nous prévoyons un voyage ou un séjour mémoriel pour les collégiens. Au sein des universités, il y a aura des référents, ce sera généralisé.

> Il n’y a plus d'ambiguïté chez LFI. Mélenchon ne défend plus la République. Pour chérir son électorat des Français de confession musulmane, il trahit ses valeurs (...) C'est un allié des extrêmes. Il est temps qu’il se calme.

> Notre combat : protéger les victimes de l’industrie pornographique. Je lance le groupe de travail interministériel sur les violences dans le porno. Avec des représentants du monde associatif, je fixe le cap : des propositions concrètes au printemps.

 

Jean-Noël Barrot (ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications)
> Allemagne, Australie, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Pays-Bas, Royaume-Uni. Au Paris Peace Forum, à l'initiative de la France, 9 pays appellent d'une même voix à mettre en œuvre la vérification d'âge en ligne pour protéger les enfants, notamment de l'exposition à la pornographie.

> La protection de nos enfants sur internet est une priorité absolue. Un an après son lancement  nous annonçons avec Charlotte Caubel de nouveaux soutiens et des objectifs ambitieux pour le Laboratoire pour la protection de l'enfance en ligne en 2024.
En 2023, le Laboratoire a amené plusieurs avancées, comme la création d’une base de données internationale pour lutter contre le revenge porn et l’expérimentation de la vérification d'âge sur les sites pornographiques avec entre autres la technologie développée par Docaposte.
Pour 2024, nous voulons que les expérimentations soient dédiées à la lutte contre le cyberharcèlement sous toutes ses formes, alors que la diffusion d’images générées par intelligence artificielle se multiplie sur les réseaux sociaux.
Nous révisons également la Charte du Laboratoire, en particulier sa gouvernance, pour assurer la qualité des travaux et le suivi régulier des expérimentations.
Enfin, nous accueillons de nombreux nouveaux soutiens de Gouvernements, d'organisations publiques et d'entreprises, qui ont choisi de rejoindre l'initiative française pour multiplier la force de frappe du Laboratoire. Bienvenue aux États-Unis et à l'Espagne !

> On le dit, on le fait. Nous présentions fin septembre un plan contre le harcèlement. Les ados victimes peuvent dès aujourd'hui contacter le 3018 via leur compte Instagram ou Messenger. C’est une première. Via son compte TikTok une victime de harcèlement sera également informée de l’existence du numéro 3018. La France montre l’exemple à suivre pour mieux prévenir et lutter contre le harcèlement.
Plusieurs mesures de ce plan ont également été actées dans le projet de loi numérique que je porte. À titre de mesure éducative, le juge pourra prononcer une peine de bannissement de 6 mois des réseaux sociaux pour un mineur coupable de cyberharcèlement.
Ce bannissement des réseaux sociaux sera possible dans le cadre d'un contrôle judiciaire : le juge pourra suspendre les comptes du cyberharceleur, même si ce dernier est mineur, beaucoup plus vite, dès le début de l'enquête, pour empêcher la récidive et protéger la victime.

 

Carole Grandjean (ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels)
> Encore aujourd’hui dans notre pays, trop de jeunes filles subissent une orientation genrée. Elles ont pourtant toute leur place à prendre dans les filières d’avenir, de l’énergie et de l’industrie !

 

Charlotte Caubel (secrétaire d’Etat chargée de l’Enfance)
> Harcèlement: désormais, sur Messenger, Instagram et TikTok vous trouverez un petit logo en bas de l’écran. En cliquant dessus, vous appellerez le 3018, le numéro pour les enfants victimes de harcèlement. Au moindre doute, cliquez.

> Ne minimisons pas ce que vivent les enfants. Non au harcèlement.

> [Marche contre l'antisémitisme] Ce dimanche, je me rendrai à la marche pour dire haut et fort que l’antisémitisme est un fléau abject.

 

Laurence Boone (secrétaire d’Etat chargée de l'Europe)
> L’élargissement est une victoire de notre Union européenne face à Poutine. Un changement d’époque, de nature. Il sera maîtrisé et ne se fera qu’à condition d’assurer la stabilité territoriale, de respecter l’état de droit et réussir les réformes qui s’imposent.

> L’élargissement est une nécessité stratégique. La sécurité de l’Ukraine, des Balkans, c’est aussi notre sécurité. Mais cette intégration ne sera pas gratuite, elle est conditionnée à de profondes réformes.

> La Communauté politique européenne commence à atteindre sa propre personnalité parce qu’elle met tous les États membres sur un pied d’égalité.

> [Ukraine et Moldavie] Soit on les prend avec nous, et on amène leurs institutions à notre niveau, et ça prendra 5 ou 10 ans. Soit on ne le fait pas et ils dériveront chez les autres.

> Le Hamas préfère construire des tunnels plutôt que des abris pour la population.

> Nous avons une stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme depuis 2022, qui oblige chaque pays (...) Sur 27 pays, on a 13 pays, 3 ans après l’adoption de cette stratégie, qui n’ont pas mis en place cette lutte.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité)
> [Marche contre l'antisémitisme] Pour la République, contre l’antisémitisme : c’est le mot d’ordre de la marche qui aura lieu dimanche. Lutter contre l'antisémitisme, c'est combattre toutes les formes de discrimination. (…)
Plus que jamais, c'est l'unité de notre pays qui est en jeu. Ceux qui cherchent des alibis pour ne pas faire bloc face à la haine devront faire face à leur responsabilité.

> J'ai réuni les services de l'Etat qui oeuvrent quotidiennement pour lutter contre les éco-délinquants.
Objectifs :
- tolérance zéro pour ceux qui ne respectent pas l’état de droit
- expliquer le sens et communiquer sur notre action
- renforcer la coordination entre services.

> Très heureuse qu’un accord ait été trouvé sur le règlement européen de restauration de la nature. Il comporte des mesures ambitieuses pour préserver la biodiversité.

 

Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> Pour la République, Contre l’antisémitisme, Ensemble, marchons dimanche !

> Accompagner nos enfants, c’est leur permettre de grandir sereinement. Le harcèlement scolaire est un poison pour nos élèves. Le laisser se diffuser, c’est fermer les yeux sur ses conséquences dévastatrices. Soyons tous responsables pour dire non au harcèlement !

 

Partis politiques

● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]
Stéphane Séjourné (Secrétaire général & président du groupe Renew Europe au Parlement européen)
> [Marche contre l'antisémitisme] Renaissance sera présent dimanche pour la grande marche contre l'antisémitisme. Pour autant, jamais je ne défilerai derrière la même banderole que le Rassemblement national. J'appelle solennellement les organisateurs ainsi que les partis politiques qui y participeront à ne pas être les complices de la banalisation d'un parti fondé par des antisémites. En tant que Secrétaire général de Renaissance, je m'y refuse.

> La lutte contre l’antisémitisme et la haine sont une des raisons d’être de l’Union européenne. À nos compatriotes juifs, j’ai rappelé que nous, élus européens, seront toujours à leurs côtés.

> Nous devons tout faire pour qu’une pause humanitaire permette aux secours d’agir auprès des Palestiniens.

 

Sylvain Maillard (président du groupe à l’Assemblée nationale)
> [Marche contre l'antisémitisme] Tous les citoyens doivent se mobiliser pour lutter contre l’antisémitisme. En un mois, il y a eu 3 fois plus d’actes antisémites qu’en 1 an. Autoriser cette haine à prospérer, c’est laisser notre République se déliter. Dimanche, soyons nombreux à marcher !

> Aucun jeune ne devrait grandir avec la peur des autres. Nous ne devons rien laisser passer. Non au harcèlement.

> Mon idée, c’est d’aller dans chacune des circonscriptions, à la rencontre avec nos députés Renaissance des acteurs de la vie de tous les jours, pour évaluer d’abord ce qui fonctionne ou pas. La majorité présidentielle a pour objectif de transformer la vie des gens, donc de travailler dans l’efficacité. On vote des lois, on accompagne des décrets et, c’est essentiel, on va sur le terrain pour s’assurer de l’efficience de nos décisions. Et au passage, on récupère des bonnes idées pour les porter ensuite dans la loi.

> Dans les semaines qui viennent, notre groupe va porter une proposition de loi sur le logement et ce que nous voulons avec le gouvernement, c’est créer un choc de l’offre pour répondre aux besoins actuels. Ils sont, dans ce secteur, très divers. Dans l’Hérault par exemple, il y a une vraie difficulté pour les travailleurs saisonniers de se loger. Nous voulons y répondre en faisant en sorte que d’un point de vue fiscal, le logement classique soit désormais au même niveau que le logement courte durée meublé, c’est-à-dire le Airbnb pour lequel il y a un avantage fiscal incroyable. On veut que les propriétaires n’aient pas un intérêt à faire du Airbnb, mais de la location longue durée, une réponse très concrète qui peut transformer les choses en très peu de mois.

> [Médiation] Les médiateurs travaillent aujourd'hui en silo. Il nous faut retrouver une homogénéité, faire en sorte que ceux qui sont au quotidien dans nos quartiers, dans des endroits difficiles, puissent être mieux coordonnés, dans des carrières plus construites. On veut mettre la médiation, l’interaction entre les uns et les autres mieux coordonnée dans une société tellement atomisée au cœur du projet que nous portons.

> Tout le monde est mobilisé pour la réussite du quinquennat d’Emmanuel Macron. On sait que la seule façon de réussir, de porter des réformes, c’est d’être unis, tous ensemble dans l’hémicycle. Moi, je vois un groupe, qui va au combat, qui a franchi des tempêtes, notamment lors de la réforme des retraites qui a été un moment extrêmement difficile ; il n’aurait pourtant manqué aucune voix si nous avions voté au final. Nous avons de vraies échéances devant nous, terminer le budget d’abord, puis le projet de loi immigration, et tous les députés sont extrêmement motivés pour améliorer la loi au bénéfice du quotidien des Français et contrôler l’action du gouvernement parce que c’est aussi notre rôle de législateur. Mon obsession, c’est l’efficacité.

> [Loi immigration] Je l’ai toujours dit, notre texte, il a deux jambes et porte une double efficacité. C’est d’abord un texte de simplification pour faire en sorte que ceux qui n’ont pas vocation à être en France retournent dans leur pays. Par exemple en instaurant le fait qu’il n’y ait plus 13 recours possibles mais pas plus de trois. Nous allons améliorer les procédures. En en même temps, nous devons faire en sorte de mieux accueillir ceux qui ont le droit d’asile, comme ceux qui ont le droit de venir travailler en France dans les métiers en tension. Nous devons mieux les accueillir, faire en sorte de les aider à mieux apprendre le français. On va y mettre des moyens, faire en sorte qu’ils aient des rendez-vous en préfecture plus efficaces, qu’ils soient mieux accueillis. C’est aussi grâce à eux que notre économie tourne, que notre système de santé fonctionne. Ce texte, d’ailleurs, il est largement soutenu par les Français, les sondages le montrent. Nous allons donc porter ce texte dans l’hémicycle avec ses deux jambes. (…)
Mon travail est de convaincre et de trouver une majorité et je suis assez confiant sur ce fait. Je suis curieux d’imaginer que les LR votent contre un texte qui permet de mieux renvoyer ceux qui n’ont pas vocation à être en France. Je suis curieux de voir la gauche voter contre des mesures d’accompagnement, de régularisation des travailleurs des métiers en tension. Je crois qu’il y a actuellement beaucoup d’esbroufe mais je sais que les députés voteront en leur âme et conscience.

> Tous les professionnels de santé le disent : la suppression de l’aide médicale d’Etat aurait un effet délétère sur notre système de santé et peut poser de graves problèmes de santé publique. Si on attend qu’une personne soit très malade pour la prendre en charge, comment peut-on prétendre limiter la propagation de sa maladie ? Un rapport sera remis prochainement à la Première ministre pour faire un point sur le dispositif et sur ce que nous pouvons améliorer : les délais d’accès ou le ticket d’entrée. Mais nous sommes profondément attachés à ce dispositif qui est essentiel pour notre santé publique.

> |49.3 sur le budget] C’est très simple, on sait que le budget, la majorité vote pour, l’opposition contre. C’est très pavlovien, c’est comme ça. Je ne m’en réjouis pas mais imaginer la France sans budget c’est impensable, donc nous prenons nos responsabilités. Je note toutefois que chaque motion de censure réunit moins de votants que la précédente.

> [Marche contre l'antisémitisme] J’ai été président du groupe d’étude sur l’antisémitisme pendant cinq ans. J’ai porté une résolution, en 2019, qui définit ce qu’est l’antisémitisme. C’est l’un de mes combats politiques les plus importants, je suis donc très fier d’aller manifester de l’Assemblée nationale au Sénat dimanche et je remercie les présidents des deux chambres pour leur initiative. C’est à la hauteur de ce que nous vivons, un antisémitisme jamais connu depuis des dizaines et des dizaines d’années. À un moment il faut dire stop, c’est un très beau symbole et j’espère que beaucoup de Français viendront.
Ce n’est pas une manifestation des partis politiques, mais de citoyens. Ce doit être un moment d’union nationale. Dimanche, l’important, c’est la raison pour laquelle on marche et non pas qui marche.

 

● MoDem
Maud Gatel (Secrétaire générale)
> [Marche contre l'antisémitisme] «Une mobilisation générale est indispensable, un cri des consciences pour déclarer à la face du monde que la République française ne laisse pas, et jamais ne laissera, prospérer l’abjection» (Braun Pivet et Larcher]
Merci pour cette initiative salutaire. Nous y serons.

> La politique est l'affaire de tous. Je m’attache à la rapprocher le plus possible de nos concitoyens. Si l’engagement peut prendre de nombreuses formes, il n’est pas réservé à certains !

 

● Parti radical
> [Communiqué: «Le Parti Radical appelle à se rassembler massivement dimanche 12 novembre pour la grande marche contre l’antisémitisme»]
Le 7 octobre dernier, le Hamas attaquait brutalement l’Etat d’Israël. Le Parti Radical a immédiatement condamné sans réserve cette attaque terroriste d’une barbarie extrême. Face à l’émotion immense générée par ce pogrom, nous avons la responsabilité de combattre ces expressions de haine de l’autre que sont le terrorisme islamiste et l’antisémitisme hélas en plein regain.
« Le Parti Radical refuse toute importation du conflit israélo-palestinien en France, et condamne de toutes ses forces la terrible résurgence de la haine des juifs et des actes antisémites, comme il refuse tous les actes de haine contre autrui sur notre territoire national » déclare le président Laurent Hénart.
C’est pourquoi le Parti radical participera dimanche 12 novembre à la grande marche contre l’antisémitisme et appelle à un rassemblement massif qui fera la preuve que l’antisémitisme n’a pas sa place dans notre pays.

> [Communiqué: Harcèlement à l’École : Des avancées notables qu’il convient de parachever»]
Tout suicide d’enfant ou de jeune est un drame qui doit nous interpeller et la Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école nous rappelle à notre obligation de vigilance.
La loi du 2 mars 2022 a créé un délit de harcèlement scolaire qui est venu aggraver les sanctions prises dans le cadre du droit commun. Le décret du 16 août 2023 permet dorénavant de déplacer l’élève harceleur dans une autre école ou un autre établissement. Pour Laurent Hénart, président du Parti radical, « ce sont des mesures fortes qu’il convient de saluer ».
Le Parti radical souhaite encore aller plus loin avec des mesures complémentaires en direction des communes et des intercommunalités en charge de la scolarisation en primaire dans le suivi de l’élève harceleur après son éviction pour éviter qu’il réitère son comportement fautif :
- Impliquer les municipalités et les exécutifs intercommunaux en amont de l’éviction afin qu’ils soient partie prenante de la décision car c’est le Maire qui va devoir gérer la rescolarisation de l’élève ;
- Impulser en amont, dans le cadre des intercommunalités, des coopérations avec les petites communes ne disposant que d’une école primaire pour lesquelles l’élève harceleur va devoir être rescolarisé dans une autre commune ;
- Anticiper, toujours en coopération avec les Communes et les Intercommunalités, la mise en place d’une équipe de suivi pédagogique et éducatif renforcé des auteurs prévu par le décret. Pour la constituer, il pourrait être fait appel à la Réserve territoriale citoyenne que souhaite impulser Dominique Faure, Ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité ;
- Permettre, en appui de cette équipe, le recours à des vacations de professionnels libéraux, en tant que de besoin, vu l’urgence, si les postes ouverts ne peuvent pas être pourvus par des fonctionnaires ou des contractuels ;
- Étendre le pouvoir disciplinaire des directions d’école et d’établissement aux abords et sur les trajets école-domicile y compris les transports scolaires hors lignes régulières.
Pour Caroline d’Autryve-Paulet, secrétaire nationale à l’éducation, « les effets du harcèlement scolaire sont amplifiés par la consultation compulsive des réseaux sociaux. Ils sont d’autant plus délétères que la victime est jeune et n’a pas les moyens psychiques de résister à cette pression ». Des limites d’âge sont fixées que les plateformes se gardent bien de vérifier sérieusement. Pour mettre fin à ces dérives, le Parti radical propose les mesures suivantes :
- Accès des mineurs aux réseaux sociaux sous la responsabilité d’un tuteur légal dûment authentifié par une identité numérique telle que prévue par la loi du 17 octobre 2023 ;
- Limite d’âge, pour accéder à tous les réseaux, portée, par la loi, à 15 ans.

 

Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)
Pascal Canfin
> [Opinion: «L'Europe trouve un accord inédit pour la restauration de la nature]
Nous venons de nous mettre d’accord sur la loi sur la restauration de la nature. Jusqu’à présent nous avions des règles pour protéger les espaces naturels les plus remarquables, mais nous n’en avions pas pour restaurer la nature là où elle est déjà dégradée.
C’est maintenant le cas avec cette loi inédite.
Voici les éléments principaux et factuels de cet accord :  
- 20% de l’entièreté du territoire européen devra faire l’objet de mesure de restauration de la nature en 2030, ce qui alignera l’Europe avec ses engagements pris lors de l’accord de Kunming-Montréal.
- 30% de chaque écosystèmes actuellement couverts par les directives habitats devront faire l’objet de mesure de restauration en 2030, 60% en 2040 et 90% en 2050. Un tel calendrier n’existait pas jusqu’au présent. Ces objectifs pourront être adaptés pour tenir compte de certaines spécificités nationales de façon à les rendre pertinentes au regard du contexte local.
- Chaque État devra réaliser un plan de restauration, évalué par la Commission, qui devra traduire les objectifs quantitatifs de restauration et les objectifs qualitatifs de bon états des écosystèmes naturels (marais, forêts, zones humides, dunes, espèces protégées…) en 2030, 2040 et 2050. Comme avec la législation climatique européenne, nous avons organisé la restauration de la nature pour les prochaines décennies et avons créé pour la première fois en Europe une gouvernance de la restauration de la nature.
- Les mesures de restauration une fois en place seront légalement protégées de toute dégradation tout en tenant compte bien évidemment d’exigences comme la création de logements ou la mise en place d’infrastructures d’énergies renouvelables. Lorsque des dégradations sont inévitables, elles devront être compensées par des mesures de restaurations dans un type d’habitat équivalent (une zone humide dégradée devra donner lieu à une mesure de restauration équivalente d’une autre zone humide et non d’une parcelle forestière, ce qui ne ferait pas sens du point de vue de la biodiversité).
- Les terres agricoles seront couvertes par la législation. Haies, pollinisateurs, agroforesterie, etc. devront augmenter progressivement sur ces terres en Europe.
- Les Etats membres pourront sélectionner dans une liste d’indicateurs pertinents pour la biodiversité lesquels ils souhaitent améliorer.
- Les mesures pour que l’état des forêts s’améliore devront obligatoirement être prises, notamment en augmentant le nombre d’essences présentes en leur sein, leur résilience au changement climatique... Ces obligations devront bien sûr être mise en œuvre en cohérence avec la gestion du risque de feux de forêt.
- Les mesures pour reconnecter 25 000km de rivières devront être mises en place. Si des petits projets hydrauliques sont nécessaires pour la production d’électricité, ces derniers ne seront évidemment pas retirés pour permettre l’expansion du cours d’eau.
- Nous avons mis fin à une incohérence en matière de protection des écosystèmes marins. Aujourd’hui, lorsque la France par exemple protège les dauphins dans le golfe de Gascogne, ces mesures ne s’appliquent aux pêcheurs espagnols qui continuent de pêcher dans la zone malgré l’interdiction faite aux pêcheurs français. Demain, les États auront l’obligation de s’entendre sur des mesures communes. À défaut, la Commission européenne pourra imposer des mesures de conservations applicables à tous.
- Des mesures pour protéger les pollinisateurs et leurs habitats seront obligatoires dans tous les États européens.
- 30% des tourbières européennes devront faire l’objet de mesures de restauration en 2030, 40% en 2040 et 50% en 2050.
- Un frein d’urgence contrôlé par la Commission pourra suspendre temporairement les mesures de cette loi qui concernent les écosystèmes agricoles, si un événement de force majeure met en risque notre sécurité alimentaire.

 

Bernard Guetta
> Aucune sanction économique, contre aucun régime n’a jamais mis une économie à genoux. C’est aujourd’hui vrai de la Russie comme ce le fut de l’Afrique du Sud mais l’arme des sanctions est redoutable car elle essouffle les industries, multiplie les difficultés financières et oblige leur cible à une quête permanente d’aléatoires et très coûteux chemins de traverse. Le poutinisme en est blessé. Le poutinisme en souffre mais il y a, bien évidemment, des failles dans notre dispositif, de nouvelles mesures à prendre, mieux ciblées et qui fassent plus mal encore à l’agresseur. C’est ce à quoi nous appelons dans cette résolution.

 

Valérie Hayer
> Étrangement, les dirigeants de l'UE continuent de parler de redéploiements budgétaires et de contraintes nationales. Ils semblent oublier qu'ils ont fait une promesse en 2020 : le plan de relance de l'UE sera financé par de nouvelles ressources propres. Il est temps d'avoir un véritable leadership, où les promesses seront tenues.