Voici une sélection, ce 5 janvier 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France à propos de la nomination du gouvernement puis de la démission du premier ministre.
► Emmanuel Macron (Président de la
République)
> Je viens de parler avec Maria Corina Machado. Je
soutiens pleinement son appel à la libération et à la protection des
prisonniers politiques du régime de Nicolás Maduro. Comme tous les
Vénézuéliens, elle peut compter sur l’appui de la France pour porter la voix
d’une transition pacifique, démocratique et pleinement respectueuse de la
volonté souveraine du peuple vénézuélien.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans
cette liste alors qu’il n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de
Renaissance, parti centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un
homme de droite; c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du
fait qu’il a composé un gouvernement d’axe central.]
> [Lettre ouverte aux agriculteurs de France] Depuis trop longtemps, un
sentiment domine dans votre profession, celui d'une injustice profonde, celui
d'une iniquité structurelle, celui d'un empilement des règles venues de loin,
qui parfois ont perdu leur bon sens.
Ce constat, le gouvernement ne le minimise pas. Il le partage et il en tire des
conséquences.
Notre boussole est désormais assumée, mettre fin aux deux poids, deux mesures,
rétablir la justice économique, supprimer ou adapter des règles qui pénalisent
notre agriculture sans pour autant toujours protéger efficacement
l'environnement ou la santé.
Ce cap n'est pas idéologique, il est concret.
Depuis quelques années, une rupture a été engagée et la ministre Annie Genevard
la porte quotidiennement auprès de tous ses interlocuteurs. Pour assurer votre
défense, les règles ont commencé à être simplifiées, un contrôle administratif
unique, des délais de recours raccourcis, un allégement des obligations de la
politique agricole commune et de ces charges administratives, la reconnaissance
de la bonne foi des agriculteurs, la fin des sanctions automatiques et
disproportionnées. (…)
Ce travail sera politique au sens noble du terme. Il ne sera pas
technocratique.
Je ne vous demande pas de croire à des mots, je vous demande de regarder les
actes. Les arrêtés et les décrets seront publiés, y compris sur les
installations classées pour la protection de l'environnement. Les projets
seront débloqués. Les règles seront revues, le dialogue avec vos organisations
professionnelles aura lieu. Le Parlement pourra se saisir souverainement. La
ministre de l'Agriculture, Annie Genevard y veillera, en lien avec ses
collègues, avec la rigueur et l'engagement qu'on lui connaît.
L'État prendra ses responsabilités parce qu'il n'y a pas de souveraineté sans
agriculture forte. Parce qu'il n'y a pas de nation sans agriculteurs fiers de
la nourrir. Parce que sans agriculture, il n'y a pas de protection de nos
paysages, de notre patrimoine naturel, pas de vitalité dans nos campagnes.
Parce que nos jeunes doivent retrouver l'envie de produire et de s'investir
dans ce noble métier qui est celui d'agriculteur. Parce qu'il n'y a pas de
transition écologique réussie sans engagement de tous les maillons de la
chaîne, producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs. Parce que
nous tous, Français, savons ce que nous devons à celles et à ceux qui chaque
jour nous nourrissent. Nous sommes tous, acteurs de notre souveraineté
alimentaire, consommateurs en tête.
Et enfin et surtout, parce que le bon sens doit devenir la règle.
> Un arrêté sera pris dans les prochains jours, à l’initiative de la ministre de l’Agriculture pour suspendre l’importation de produits contenant des résidus de substances interdites en Europe : mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Avocats, mangues, goyaves, agrumes, raisins et pommes d’Amérique du Sud ou d’ailleurs ne pourront plus entrer sur le territoire national. Des contrôles renforcés seront réalisés par une brigade spécialisée pour garantir le respect de nos normes sanitaires. Une première étape pour protéger nos filières et nos consommateurs et lutter contre la concurrence déloyale, véritable enjeu de justice et d’équité pour nos agriculteurs.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté
industrielle, énergétique et numérique)
> On peut se réjouir de la fin
d'un dictateur et on peut aussi regretter la méthode. Maduro, c'était Chavez, mais en pire !
C'est un pays très pauvre, alors qu'il
pourrait être très riche et c'est un gouvernement avec une négation totale des
valeurs démocratiques avec un président sortant, Nicolas Maduro, qui s'est
réinstallé au pouvoir et a nié les résultats des élections démocratiques.
(…)
Il faut à la fois préparer le pire et continuer à défendre le meilleur. Il faut
à la fois rappeler son attachement au droit international, mais se préparer à
un monde dans lequel c'est la force qui tend à prévaloir. Je sais que c'est
compliqué mais le monde est compliqué et être simpliste ça ne résout pas les
problèmes.
> [Budget] Je pense qu'on n'est pas loin du but, il y a une volonté d'aboutir. Et quand il y a une volonté, en général, il y a un chemin et on y arrive, donc on va y arriver. Maintenant, il faut travailler, il faut que chacun mette de l'eau dans son vin.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et
des Affaires étrangères)
> La France s’est mobilisée dès les premières heures après l’incendie de
Crans-Montana. Le décès d’un ressortissant français a été confirmé par les
autorités suisses et le travail d’identification continue. Mes pensées vont aux
familles plongées dans l’angoisse, la solidarité nationale est totale.
> Le Groenland n’est ni à prendre, ni à
vendre. C'est un territoire européen. Je l’ai affirmé clairement lors de mon
déplacement sur place, à Nuuk, en septembre dernier. (…)
Le Groenland et le Danemark ne sont pas seuls. L'Europe et la France se
tiennent à leur côté aujourd'hui et demain. Le Groenland est un territoire
Arctique, c'est un territoire européen. Nous appartenons à la même famille, une
famille dont les membres sont solidairement et indéfectiblement attachées, en
vertu des traités qu’ils se sont donnés à la démocratie, à l'indépendance, au
droit international et à la liberté.
> Nous devons nous réarmer sur le plan militaire, c'est l'objectif qui est donné par le Premier ministre, la ministre des Armées, nous réarmer sur le plan économique pour diminuer les dépendances qui aujourd'hui nous placent dans une situation de servitude par rapport à d'autres régions du monde. Et c'est aussi nous réarmer moralement, être prêt à résister à cette brutalité qui s'installe. Nous restons les gardiens d'un certain nombre de principes dont nous avons été les auteurs il y a 80 ans et qui ont permis d'assurer une certaine stabilité dans le monde, mais qu'en même temps nous nous préparons en France et en Europe à nous renforcer face à des menaces dont nous pourrions être la cible.
> La position de la France est d'abord de dire que Nicolas Maduro était un dictateur sans scrupule qui a confisqué leur liberté aux Vénézuéliens et qui leur a volé les élections. Ensuite nous avons rappelé que la méthode employée contrevenait aux principes du droit international. L'usage de la force est permis dans le droit international et nous l'avons démontré hier soir en frappant avec des moyens militaires français les terroristes de Daesh en Syrie. Cet usage de la force doit être encadré par des règles. Sans ces règles, le monde est soumis à la loi du plus fort. Alors un monde soumis à la loi du plus fort, la France s'y prépare et c'est la raison pour laquelle l'adoption rapide d'un budget pour le pays et pour les armées est si importante. Mais la France ne peut s'y résoudre et continuera de défendre ces principes.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des
Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> [Grève des médecins libéraux] Les médecins libéraux n'ont pas l'obligation
à se déclarer en grève. Donc on n'a pas de chiffres de prévision de médecins en
grève. Mais quel que soit le nombre, l'important est de pouvoir dire à ces
médecins que je suis évidemment à leur écoute, que nous devons continuer le
dialogue qui n'est pas rompu et que nous devons le renforcer et que j'espère
que ce mouvement durera le le moins longtemps possible.
Amélie de Montchalin (ministre de l’Action
et des Comptes publics)
> Après l’échec de la commission mixte paritaire sur le budget, le
Gouvernement a fait un choix : celui de l’action plutôt que de la résignation.
À la demande du Premier ministre, je recevrai avec Roland Lescure l’ensemble
des groupes parlementaires avant la reprise des travaux en commission, en
dehors du Rassemblement national et de la France insoumise, qui se sont
employés à bloquer le budget par tous les moyens possibles au détriment des
Français. L’objectif est clair : que les parlementaires puissent trouver, au
plus tôt, les conditions d’un compromis. L’impasse n’est pas une fatalité.
Donner un budget à la France en janvier est une responsabilité majeure. Le
Gouvernement s’y engage pleinement et met tout sur la table pour y parvenir.
> La loi spéciale est un outil de
continuité minimale qui permet de lever l’impôt, dont nous avons besoin en
premier lieu pour que les services publics fonctionnent sans interruption dès
les premiers jours de janvier. Les écoles rouvriront bien le lundi 5 janvier,
les policiers pourront continuer de travailler. De même, nous pouvons
poursuivre la vaccination du cheptel français, mais il est hors de question de
nous résoudre à ne pas faire plus pour notre agriculture ! La loi spéciale
n’est pas un choix politique, c’est un pis-aller : elle permet de tenir,
pas d’agir. Elle ne nous permet pas d’investir et de porter des nouvelles
politiques. Dans le domaine de la défense, l’augmentation de budget prévue de
6,7 milliards d’euros est à ce stade bloquée, alors qu’elle répond à une
urgence de souveraineté pour la France et pour l’Europe comme l’a rappelé le
président de la République.
Sans budget, nous ne pouvons pas non plus réaliser les économies dans un certain
nombre de ministères, comme nous prévoyons de le faire, et comme les
Français l’attendent. Le temps passé sous loi spéciale, ce ne sont pas les
jours les plus longs, ce sont les jours les plus chers : pour l’économie,
pour l’investissement, pour la crédibilité du pays. Ce sont des investissements
qui ne se font pas, des chefs d’entreprise qui retardent leurs décisions, des
ménages qui consomment moins… On connaît la chanson et elle lasse les Français.
D’où la volonté du Premier ministre de doter dès les premières semaines de
janvier la France d’un budget. Ne faisons pas perdre de temps aux Français pour
des raisons politiciennes. Je me battrai pour que cette année soit utile aux
Français. Je ne me suis pas engagée dans ce gouvernement pour laisser des
candidats à la présidentielle parier sur le blocage pour se refaire la cerise.
Le monde politique tourne peut-être en rond mais la France, elle, tourne et
veut avancer !
> Il est essentiel que nous réduisions le déficit au seuil maximum de 5 % du PIB, le Premier ministre l’a redit dans son allocution du 23 décembre. Nous sommes à 5,4 % fin 2025, c’était notre engagement devant le Parlement et il est tenu. Viser 5 % maximum de déficit en 2026 n’est pas une obsession comptable, cela a des conséquences très concrètes et immédiates. Il s’agit de préserver notre capacité à rester un pays souverain et puissant et non un pays soumis à sa dette. L’objectif de 3 % de déficit en 2029 est le seuil requis pour que notre dette se stabilise. Notre premier investissement ne peut pas être la dette.
> [Budget] Le cadre de discussion s’est resserré. Beaucoup de sujets qui cristallisaient les débats ne peuvent plus être discutés car le 1er janvier est passé. Par exemple, les réductions de niches fiscales à l’impôt sur le revenu, notamment celle que certains souhaitaient mettre en place sur le crédit d’impôt service à la personne. Nous ne pouvons plus modifier ces règles, l’année 2026 étant entamée. Idem pour la réforme de l’abattement de 10 % pour les retraités. Rien ne changera pour les retraités en 2026. Pour revenir à votre question, la copie initiale du gouvernement prévoyait de réduire de deux tiers le déficit par la baisse des dépenses et un tiers par la fiscalité. Au fil des débats, mon objectif est resté le même : au moins la moitié de la réduction du déficit doit venir de vraies économies, pas uniquement de la fiscalité.
> Dans notre pays, il y a trois types de dépenses publiques : celles de l’État, des collectivités et de la sécurité sociale. Sur les deux années qui viennent de s’écouler – 2024 et 2025 –, l’État a fait le plus gros effort de réduction de ses dépenses depuis vingt-cinq ans. Pas un euro de dépense supplémentaire hors inflation n’a été dépensé par l’État au global, tout en assurant l’augmentation des moyens pour la Justice, l’Intérieur et la Défense. Sur la même période, les dépenses des collectivités ont crû de 3 %, celles de la sécurité sociale – retraites et santé – de plus de 5 %. Je vous annonce qu’en 2026, nous n’allons pas changer de cap : hors Défense, l’ensemble des ministères verront leurs crédits baisser de 1,5 milliard d’euros. C’est la proposition du gouvernement sur laquelle les forces politiques travaillent. La sphère publique doit faire des économies, pas à coups de rabot, mais en rendant l’État plus efficace et mieux organisé. Cela passe par l’extinction de dispositifs de crise mis en place à la suite des crises sanitaire et énergétique, qui étaient nécessaires mais parfois très coûteux, et surtout qui ont trop perduré. En France, on crée et on empile les dispositifs, mais on ne sait pas les supprimer quand la situation a changé. À titre d’exemple : tous les dispositifs de soutien au coût de l’énergie et d’aides sur le carburant qui ont été très massifs, sont en cours de clôture. Autre levier : la commande publique. Nous prévoyons un milliard d’euros d’économies en 2026, en assumant que l’État ne peut pas, par ses normes, forcer les acheteurs publics, locaux ou nationaux, à acheter plus cher quand il existe moins cher ailleurs.
> Le gouvernement travaille pour les
Français et ne raisonne pas en termes de gains ou d’échéances électoraux. Nous
ne cherchons pas à créer une coalition politique mais nous cherchons des
majorités sur l’essentiel pour les Français. Je veux être claire : le Budget
2026 n’est pas le premier tract de l’élection présidentielle ou des élections
municipales. Or, les échanges de ces dernières semaines montrent que les
acteurs politiques votent souvent à l’aune de ces enjeux électoraux ou d’enjeux
internes à leur parti. Je le déplore. On ne peut pas laisser le pays être
captif de desseins politiques certes légitimes, mais qui dénaturent les débats
budgétaires. Il faut que l’on se recentre sur le budget pendant quelques jours.
Depuis 85 jours et l’ouverture des débats budgétaires, une partie du monde
politique ne veut pas s’occuper des enjeux des Français ici et maintenant.
Le Premier ministre l’a rappelé, il y a des sujets qui font consensus :
l’agriculture, le logement, les Outre-mer, les collectivités locales et les
enjeux d’avenir, notamment la recherche et la jeunesse. Sur ces priorités, nous
sommes capables de trouver un compromis utile. Ce sera un gain pour les
Français, pas pour tel ou tel parti politique. En revanche, les Français
verront ceux qui cherchent à tout bloquer.
> Les députés avaient considéré que la surtaxe d’impôt sur les sociétés sur les 400 plus grandes entreprises françaises pouvait être de 6 milliards d’euros plutôt que 4 milliards dans la proposition du gouvernement, les sénateurs l’ont ensuite ramenée à zéro. Manifestement, il y a du travail à faire sur ce sujet. Sur les holdings, les sénateurs et les députés l’ont restreint aux seuls biens dits somptuaires pour lutter contre l’optimisation abusive. Sans préempter les choix des parlementaires, le gouvernement est clair : nous voulons soutenir l’investissement des entreprises et la confiance qu’elles ont dans notre pays. Sans elles, il n’y a pas de prospérité.
> En 2028, notre objectif est que la CVAE (contribution sur la valeur ajoutée des entreprises)n’existe plus. Nous devons réduire les impôts de production qui pèsent sur les entreprises avant même de savoir si elles sont rentables. Et soutenir l’industrie car c’est un levier de souveraineté et d’emplois de qualité.
> Le Premier ministre a pris des engagements qui ont permis au débat budgétaire de se tenir sans brutalité démocratique. Sur le PLFSS, cela a permis le débat sur tous les amendements parlementaires, et que chacun prenne ses responsabilités à la fin. Sur le budget de l’État, c’est plus compliqué, car l’Assemblée n’a toujours pas étudié la deuxième partie qui porte sur les dépenses publiques. Une fois de plus, le sujet n’est pas le « comment de procédure », mais le « quoi sur le fond ».
> Tout le monde a en tête qu’il faut un outil pour se sortir du bourbier. Mais toutes les options évoquées en dehors d’un compromis de fond nous exposent à un risque : ne toujours pas avoir de budget et recréer encore plus d’instabilité. Notre approche, avec le Premier ministre, est d’éviter le désordre et l’instabilité qui pèseraient sur l’économie et les échéances électorales à venir. 2027 doit être un débat d’idées, pas une campagne empêtrée dans une crise budgétaire non résolue. Dit autrement, il y a beaucoup d’articles dans la Constitution, et comme le président de la République l’a toujours dit, la Constitution est là pour s’appliquer. Mais aucun de ses articles ne donne la solution miracle pour le compromis.
> Nous verrons si la croissance s’établit à 0,8 ou 0,9 %, avec un ralentissement en milieu d’année consécutif aux décisions de Donald Trump sur les droits de douane. Malgré le contexte international, la France a résisté avec une croissance, certes faible historiquement, mais mieux que ses voisins. Au troisième trimestre, la moitié de la croissance européenne s’est faite en France. Les entreprises ont continué, malgré un climat défavorable, à investir. La croissance dépend de nous tous, et le monde politique portera une responsabilité s’il casse cette dynamique. L’Union européenne doit sortir de la naïveté vis-à-vis des géants américains et chinois, investir dans l’innovation et défendre la préférence européenne, au risque d’altérer notre souveraineté et notre capacité à nous défendre. Dépasser les intérêts partisans pour agir efficacement est la seule façon de préserver l’activité et la croissance dans les années à venir.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du
Premier ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la
Lutte contre les discriminations)
> La question devant nous est celle de la puissance. Face aux prédateurs,
face aux impérialismes, nous devons être puissants. Cela passe par le
réarmement français et européen. La puissance précède le droit. Elle permet au
droit de se faire respecter.
> Le monde se porte mieux sans Maduro. Il n'y a que LFI pour pleurer à la chute d'un dictateur.
> Les propos du député Bilongo ne sont en rien un dérapage : c'est un best-of de ce qu'est LFI. Mépris de classe, racisme, antisionisme, misogynie... voilà ce que défend ce parti politique.
> L'antisionisme est devenu le nouvel eldorado de l'antisémitisme.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès
de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature chargé de la
Transition écologique)
> Le frelon asiatique menace la filière apicole et nos écosystèmes. À
l’initiative de Monique Barbut et d’Annie Genevard, un décret organise la
réponse nationale et départementale. Cette lutte exige des moyens mobilisés
dans la durée que seul un budget peut garantir.
Eléonore Caroit (ministre délégué
auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargée de la
Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger)
> En niant les libertés fondamentales et en confisquant le pouvoir, Nicolás
Maduro porte depuis des années une atteinte grave à la liberté et à la
souveraineté du peuple vénézuélien. Je n’ai eu de cesse de condamner fermement
ce régime et partage aujourd’hui l’espoir exprimé par de nombreux
Vénézueliennes et Vénézuéliens. Mais rien ne saurait justifier une intervention
qui viole le droit international. Le recours à la force, en dehors du cadre
fixé par la Charte des Nations unies, fragilise notre sécurité collective. Le
monde ne peut fonctionner sans règles communes. La France soutient une
transition pacifique et démocratique, respectueuse de la volonté souveraine du
peuple vénézuélien, et reste pleinement mobilisée pour la sécurité de ses
ressortissants sur place.
● Autres ministres
Annie Genevard (ministre de l'Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la
Souveraineté alimentaire)
> Je veux être claire : le Gouvernement garantira au centime près le budget
de la politique agricole commune pour le revenu de nos agriculteurs !
> On les a chassés par la porte, ils reviennent par les fenêtres. J’ai pris la décision d’interdire les denrées alimentaires qui comportent des résidus de substances interdites dans l’Union européenne. Nous ne pouvons plus accepter cette injustice envers nos agriculteurs.
Maud Bregeon (porte-parole du
Gouvernement)
> [Mercosur] L’accord n'est pas acceptable en l’état.
> Il y aura un Budget en janvier.
> [Venezuela] Nous n'allons pas pleurer le départ d'un dictateur.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne
sont pas centristes et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus
retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> L’intervention décidée par le Président Trump au Venezuela commande avant
tout lucidité et pragmatisme de notre part. Comme lors des réactions à
l’opération américaine en Iran de juin dernier, il y a une forme d’hypocrisie
derrière les atermoiements à réagir, les déclarations de façade et les
condamnations sans effet. Nicolas Maduro est un dictateur qui a opprimé son
peuple et ruiné son pays, contre les aspirations des Vénézuéliens à vivre
libres. Alors je le dis sans ambages : je ne regrette pas son départ. Ce qui
importe le plus pour les jours et les mois à venir, c’est que ce soit la
liberté du peuple vénézuélien qui prime, et non les intérêts économiques et
pétroliers des États-Unis. La France, l’Europe, doivent s’en assurer. Regardons
cliniquement les choses : ces événements sont surtout un signe supplémentaire
que le monde est désormais régi par la force. Dans ce monde dangereux et
violent, les Européens ont évidemment des valeurs à défendre. Mais ils le font
aujourd’hui en spectateurs impuissants du délitement de toute forme de règle,
et trop souvent en défenseurs béats d’institutions désormais totalement
dépassées. Se contenter d’être les derniers à défendre et respecter la Charte
des Nations unies, ou encore les règles de l’OMC quand il s’agit du commerce
international, c’est sans doute être cohérents avec notre Histoire et fidèles à
notre doctrine. Mais c’est surtout être complètement effacés. À ces
responsables européens et français pétris de bonnes intentions, je le dis
clairement : hélas, nous n'avons plus les moyens de ces indignations. Le monde,
les grandes puissances, ne nous attendent pas, ni à Washington, ni même à
Pékin. Cela peut et doit changer. Pour cela, même les démocraties doivent
retrouver la voie de la force si elles veulent continuer d'espérer que le droit
prévale de nouveau. Et pour la France, la force c'est notre capacité militaire
à renforcer plus que jamais, notre refus de nous laisser effacer, et c'est
l'Europe, seule à même d’hisser notre continent à la hauteur des défis qui viennent.
> Notre attachement au droit international n’est crédible que si ceux qui y croient et le défendent sont forts : sinon ce ne sont que des mots creux et des incantations. Ce qui me désole le plus dans les réactions que je lis depuis hier, c’est combien certains semblent avoir intériorisé l’impuissance à agir et l’érigent au rang de doctrine : « que dirons-nous ? », ce n’est pas la question que je me pose car je considère pour ma part que diriger, ce n’est pas commenter mais agir. En cas de crise, la France et l’Europe doivent avoir les moyens de faire, pas le confort de dire. La question ne peut plus être « que dirons-nous ? » mais « que ferons-nous ? ». Je ne dévierai jamais de cette ligne.
> Brigitte Macron a été victime d’un torrent d’insultes et de diffamation inacceptable. Elle a tout mon soutien. Aujourd’hui, justice a été rendue et j’en suis heureux pour elle. À tous ceux qui se réfugient lâchement derrière l’anonymat des réseaux sociaux pour injurier et traîner dans la boue, cette condamnation est un avertissement clair : aucun acte ne restera impuni.
Agnès Pannier-Runacher (députée)
Elisabeth Borne (députée)
> Suite à l’intervention des Etats-Unis au
Vénézuéla et à la réaffirmation de leurs ambitions sur le Groenland, la France
doit défendre sans relâche le respect de la Charte des Nations unies et du
droit international, seule voie pour prévenir le retour des conflits qui ont
tragiquement marqué le XXème siècle. Pour être crédibles, nous devons accélérer
l’émergence d’une puissance européenne souveraine. Au plan intérieur, la France
doit, sans délai, se doter d’un budget lui redonnant des capacités à investir
dans tous les domaines, notamment technologiques et militaires.
Marc Ferracci (député)
> Ne jamais rien lâcher. Dans un contexte européen encore très fragile pour
l’industrie manufacturière, la France tire son épingle du jeu. En décembre,
l’activité manufacturière française a enregistré sa plus forte croissance
depuis trois ans et demi, repassant au-dessus du seuil de 50 qui marque le
retour à l’expansion.
Moteur principal : les exportations, en nette accélération, avec une dynamique
particulièrement forte dans le secteur aérospatial. Alors que l’Allemagne,
l’Italie ou l’Espagne restent en contraction, cette performance française fait
figure d’exception et envoie un signal encourageant pour l’économie réelle.
Les industriels restent prudents, mais les perspectives pour 2026 s’améliorent
et le niveau de confiance remonte à un plus haut inédit depuis début 2022.
Une confirmation : l’industrie française a des atouts, notamment à l’export, et
peut redevenir un pilier de la croissance si les conditions de stabilité et
d’investissement sont au rendez-vous. Il nous faut garder le cap de la
politique pro-entreprises menée depuis huit ans.
Pieyre-Alexandre Anglade (député)
> Nous ne pourrons pas dire que nous n’avons pas été prévenus. Le respect de
l'intégrité territoriale du Groenland, du Danemark et donc de l’Europe, n’est
pas à négocier !
> Personne ne regrettera Nicolas Maduro
président illégitime et dictateur martyrisant son peuple. Mais on ne peut pas
rester silencieux sur le non-respect du droit international, ni sur le droit
souverain des Vénézuéliens à choisir désormais leurs dirigeants.
Quant à nous Européens nous devons tirer toutes les conséquences pour ne pas
subir ! Car dans le monde de Trump et celui des empires seule prime la loi du
plus fort. Préparons-nous rapidement en bâtissant notre autonomie pour faire
face aux chocs qui viennent.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement
européen)
> Nicolás Maduro est un dictateur impitoyable et illégitime qui s'est
maintenu au pouvoir pour persécuter les Vénézuéliens malgré sa défaite aux
élections présidentielles de juillet 2024 – élections dont la victoire
d'Edmundo González Urrutia a été confirmée par le Groupe d'experts de l'ONU et
le Centre Carter. Le Parlement européen l'a reconnu comme président. M. Maduro
doit désormais répondre de ses crimes devant la justice.
Parallèlement, Renew Europe exprime son inquiétude face à l'incursion militaire
des États-Unis au Venezuela, qui bafoue le droit international.
Valérie Hayer (députée, présidente)
> Le Venezuela mérite un avenir démocratique que le dictateur Nicolás Maduro
lui a refusé. Or, l'intervention militaire de l'administration Trump au
Venezuela contrevient aux fondements du droit international. L'Europe observe
la situation avec détermination : une telle incursion ne doit jamais servir de
modèle. La paix durable, la légitimité démocratique et la justice ne peuvent
être garanties par la force militaire. Une paix durable, une légitimité
démocratique et une justice ne peuvent être obtenues par la menace des armes.
Bernard Guetta (député)
> [Opinion: Il faut à l’Iran
une transition espagnole]
C’est l’agonie d’une dictature. Peut-être
sera-t-elle longue et douloureuse. Peut-être est-ce au contraire dans les jours
à venir qu’on verra soudainement s’écrouler cette théocratie iranienne qui
avait si rapidement confisqué la révolution démocratique de 1979.
Tous les scenarios sont possibles mais
les manifestations contre la cherté de la vie se sont très vite étendues et la
certitude est que ce régime est à bout, divisé, honni, intellectuellement
épuisé et constamment contesté depuis près de trois décennies.
En 1997, il avait suffi que Mohammad
Khatami, réformateur issu des rangs du pouvoir, promette plus de tolérance, de
libertés et de respect du droit, pour que les femmes, les jeunes, tout le pays
ou presque, se ruent sur les bureaux de vote et le portent à la présidence de
la République. L’Iran, déjà, rejetait la théocratie mais dans cette République
islamique, le substantif compte beaucoup moins que l’adjectif.
La République et son président y sont
coiffés par les institutions religieuses dont le chef, Ali Khamenei, le « Guide
suprême », contrôle les tribunaux, l’audiovisuel, la police, les Bassidjis,
milice chargée de l’ordre religieux, et surtout les Gardiens de la Révolution,
l’armée du régime, Etat dans l’Etat et première puissance économique du pays.
Mohammad Khatami n’avait donc rien pu tenir ou presque de ses promesses mais
les Iraniens l’avaient réélu en 2001 pour réaffirmer leur volonté de
changement.
Cinq ans plus tard, le Guide s’arrangeait
pour que la présidence revienne à un jeune conservateur, Mahmoud Ahmadinejad,
dont la réélection truquée allait provoquer près de six mois de manifestations
et contestations. Baptisé « Révolution verte », ce mouvement allait préfigurer
le printemps arabe de 2011 tant par ses revendications démocratiques que par
son utilisation des réseaux sociaux dans l’organisation des rassemblements.
La révolution verte sera écrasée dans le
sang mais l’Iran élira ensuite et réélira massivement un réformateur, Hassan
Rohani. En 2017, vingt ans après la première élection de Khatami, on en était
ainsi au cinquième désaveu populaire de la théocratie lorsque des brutalités
policières tuent une jeune étudiante kurde, Mahsa Amini, arrêtée pour un voile
mal porté.
C’est le début du mouvement de
protestation « Femme, Vie, Liberté » qui s’en prend nommément au Guide et fait
si massivement tomber les voiles que le régime a désormais pratiquement renoncé
à en imposer le port. Ce mouvement a été brisé, comme les autres, mais le
pouvoir a dû céder devant l’insurrection des femmes avant même que les
bombardements israélo-américains ne laissent voir son impuissance et ce sont
maintenant les prix – plus de 50% d’inflation – qui ont mobilisé les
commerçants du Bazar, autrefois piliers du régime, les étudiants et les villes
de province.
L’actuel président, un réformateur, vient
de déclarer à l’évidente attention de la mollahcratie, que « si nous ne
résolvons pas le problème des moyens de subsistance des gens, nous finirons en
enfer » et il disait vrai. En tirant, le régime risque de provoquer une
insurrection populaire. En ne tirant pas, il laisserait voir que le pouvoir est
à prendre. Le Guide est vieux, malade, fatigué. Le régime et le clergé lui-même
sont de plus en plus divisés. Tout peut arriver mais ce qu’il faut aujourd’hui
souhaiter est que les éléments les plus lucides du régime prennent leurs
responsabilités en annonçant l’ouverture des prisons et de nouvelles élections
parlementaires permettant l’élaboration d’une nouvelle constitution.
Il faut à l’Iran une transition négociée
qui ne peut être amorcée que de l’intérieur du régime, comme en Espagne après
Franco. Si ce n’est pas cela, ce sera la guerre civile à court ou moyen terme,
des flots de sang et l’intervention de si nombreux acteurs étrangers que les
tensions internationales en seront encore aggravées. Les Iraniens ne méritent
pas cela et le monde encore moins.
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> [Viol d’une fillette de 10 ans dans un foyer de l’aide sociale de
Paris] Mes pensées vont à cette enfant. La priorité absolue est sa protection,
sa prise en charge et son accompagnement. L’ASE est un lieu de protection. Elle
impose vigilance, responsabilité et exemplarité à chaque acteur.
L’intransigeance est un devoir.
> Familiariser l’enfant à la vie collective avant la scolarisation, faciliter son adaptation et soutenir les familles sans mode d’accueil : c’est le pari réussi du lieu passerelle de Grandchamps-des-Fontaines. Quelle belle initiative !

