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lundi 16 février 2026

Actualités du Centre. Macron: L’Europe doit croire en elle-même et se faire respecter


Lors de l’édition 2026 de la Conférence de Munich sur la sécurité, Emmanuel Macron a prononcé un discours-plaidoyer en faveur d’une Europe forte qui serait bénéfique, à la fois, pour les Européens mais également pour leurs alliés et pour la planète tout entière.

Une Europe qui doit croire en elle-même, en ses forces, en ses potentialités.

Une Europe qui doit se faire respecter par les grandes puissances.

Une Europe qui doit soutenir l’Ukraine et participer à son avenir parce que c’est aussi le sien.

 

Discours d’Emmanuel Macron
J'aimerais venir à vous aujourd'hui avec un message d'espoir et de détermination. Là où certains voient de la menace, je vois de la fortitude. Là où certains voient des doutes, je vois des possibilités. Car je suis convaincu que l'Europe est forte et peut-être rendue encore plus forte. C'est le moment.
Une Europe plus forte sera une meilleure amie pour nos alliés, pour les États-Unis et tout le monde nous demande de nous renforcer, sauf évidemment nos adversaires et même nous parfois et c'est incompréhensible: nous-mêmes nous sommes des obstacles. C'est pourquoi nous devons y remédier. J’en suis convaincu vraiment.
J'aimerais commencer par cette remarque: nous avons besoin d'un état d'esprit beaucoup plus positif. J'aimerais commencer par une clarification. Il y a eu certaines tendances ici et ailleurs ces derniers temps pour ignorer l'Europe et la critiquer.
L'Europe a été discréditée comme une construction qui prend de l'âge et qui n'est plus du tout pertinente, comme une ancienne société qui est maintenant ouverte à des traditions barbares, à une économie déclinante. Un continent où les faits alternatifs gouvernent. C'est ce qu'on entend. Ce serait donc un continent de vieille garde.
De l'Europe, je vous propose un autre potentiel, une autre lecture. L'Europe, c'est un continent inédit où nous avons constitutionnalisé la paix par l'interdépendance économique. Ne croyez pas une seule seconde que c'est une construction qui relève de la vielle garde également. C'est exactement ce dont nous avons besoin et je le défends. Et nos amis des Balkans occidentaux qui sont présents ici veulent nous rejoindre dans l'Union européenne car ils savent quelle est la valeur de cette approche. Mais nous sommes trop timides. Nous n'osons pas dire que oui, nous sommes comme ça. C'est terrible pour nous de ne pas croire en nous-même. (…)
Je pense que tout le monde devrait s'inspirer de nous au lieu de nous critiquer sans cesse ou d'essayer de nous diviser. Le président Poutine est venu ici même il y a 20 ans et a essayé d'obtenir des sphères d'influence pour son pays. Et la peur de la coercition s'est faite au dépend de l'Europe et il a essayé de défendre une doctrine qui avait disparu déjà avant le la fin de l'URSS. Ces idées passéistes du président Poutine semblent redevenir d'actualité. Mais nous sommes dans l'Union européenne. Nous avons des alliés très proches le Royaume-Uni, le Canada, les Balkans occidentaux. Nous pouvons avoir un partenariat sur un pied d'égalité. Nous pouvons avoir une paix basée sur la prospérité avec des indicateurs très clairs de prospérité. (…)
Parlons de compétitivité, parlons de cohésion entre nos politiques publiques. Parlons de convergence de nos citoyens, de la presse qui sont ainsi protégés tout comme notre liberté universitaire. C'est un espace de liberté et non pas un espace de coercition. (…)
Nous devons être fiers de tout ce qui a été réalisé sur le continent européen et nous devrions être inspirés et inspirant aux autres. Ce n'est pas le cas. Ça ne veut pas dire évidemment que nous n'avons pas des défis mais il est toujours temps de lister les défis. Je voulais commencer par de l'optimisme.
Je ne vais pas parler plus que ça de l'Iran. Évidemment, nous soutenons les sociétés civiles après tout ce qui s'est passé là-bas, mais j'aimerais me concentrer plutôt sur les défis existentiels. L'Ukraine, l'Ukraine aujourd'hui, demain et après la guerre et la sécurité en Europe. L'Ukraine évidemment est le plus grand défi auquel nous sommes confrontés. Nous avons été mis au défi et nous avons fait ce qu'il fallait. Nous avons déjà réalisé un paquet d'aide de 127 milliards d'euros et aujourd'hui c'est une des seules sources de financement militaire de l'Ukraine. Nous avons réalisé 20 paquets de sanctions envers la Russie et nous avons décidé de mettre fin à notre dépendance envers la Russie et personne en février 2022 pensait que nous serions capables de mettre fin à notre dépendance envers la Russie.
Je soutiens la volonté du président Trump de provoquer et de créer la paix et je pense effectivement que nous en nous en rapprochons. Mais alors que la paix se dessine, la Russie continue de tuer des civils et de s'attaquer à des infrastructures stratégiques et critiques pour la population civile. La réponse ne peut pas être de céder aux exigences de la Russie, mais au contraire d'augmenter la pression que nous exerçons sur la Russie. Et regardons le contexte plus large. Vous prenez ces quatre dernières années, la Russie a envahi l'Ukraine. C'est maintenant un pays affaibli. La Russie dépense des milliards pour financer sa défense. C'est une puissance économique isolée qui dépend complètement de la Chine. C'est un pays qui avait déjà des problèmes démographiques conséquents et aujourd'hui c'est encore pire. (…)
La Russie prétendait lutter contre l'expansion de l'OTAN. En résultat la Suède et la Finlande ont rejoint l'OTAN. Et maintenant l'Europe se réarme massivement. C'est une erreur, un piège économique et militaire et stratégique.
Évidemment, nous entendons ici encore des discours défaitistes sur l'Ukraine. J'entends pourtant certains chefs d’Etat et de gouvernement qui appellent l'Ukraine à accepter les conditions de la Russie. C'est une erreur stratégique. Un jour, la Russie devra et les Russes surtout devront réaliser ce qui a été commis en leur nom et ils verront les conséquences de très long terme sur leur pays.
Mais avant cela, nous continuerons, nous ne relâcherons pas la pression. Nous devons continuer à préserver l'aide à l'Ukraine, préserver nos traités, continuer à maintenir cette pression sur la Russie et c'est vraiment un exemple calamiteux pour le monde.
Quels sont les objets qu'est-ce qui est en jeu ? Évidemment, cela a des conséquences sur tous les êtres humains du monde entier. Tout est lié à l'Ukraine. Il faut nous assurer que l'Ukraine est en position de répondre et de résister aux attaques russes. La semaine dernière, 190 millions d'euros d'aide à l'Ukraine ont été décidés pour la l'accès à des équipements militaires. La France va faire sa part. J'aimerais remercier madame la présidente de la Commission européenne pour tout son travail pour négocier ce paquet d'aide à l'Ukraine.
Notre ministre de la Défense comme d'autres de ces homologues se sont rendus à Kiev et j'aimerais remercier l'Allemagne notamment pour son engagement majeur dans les financements d'aide à l'Ukraine.
Ensuite, il faut continuer à attaquer l'économie de guerre russe. Vingt paquets de sanctions au niveau européen qui sont concentrés sur le nerf de la guerre pour ainsi dire. Il faut continuer à cibler de plus en plus fort la flotte fantôme de la Russie. Et nous voyons bien que les revenus russes ont baissé de 25 % notamment sur ce qui concerne la flotte fantôme et 25 % de ces navires ne retournent pas non plus en Russie. Il faudrait donc intensifier nos efforts de lutte contre la flotte fantôme puisque cela fonctionne et cela touche l'économie de guerre russe en plein cœur.
Il faudra donc intensifier notre travail de la coalition des volontaires sur les garanties de sécurité. Il y a un an, nous nous tournions vers les États-Unis pour savoir s’ils voulaient nous engager vers plus de soutien à l'Ukraine ou s’il fallait avancer sur le les négociations de paix. Mais on voit bien aujourd'hui nous sommes dans une situation bien différente avec les Canadiens, les Néo-Zélandais, les Japonais, nous finançons nous-mêmes.  Aujourd'hui même du matériel a été a été livré à l'Ukraine par la coalition des volontaires financés par nous-mêmes. Et donc cette coalition fonctionne. Nous nous organisons pour organiser le soutien à l'Ukraine et nous avons un mandat politique très clair pour faire en sorte que la paix soit crédible et que le jour d’après le cessez-le-feu fonctionne pour l'Ukraine. (…)
D'abord, il faudra que l'Ukraine accepte c'est-à-dire que toutes les garanties de sécurité, toutes les levées de sanctions. Toutes les décisions de la part de l'Union européenne dépendent de l’avis de l'Ukraine. Il n'y aura pas de paix sans les Européens. Vous ne pourrez pas négocier sans les Européens. Soyez-en certain, si nous ne sommes pas autour de la table, les Ukrainiens ne seront pas autour de la table. Et dans ce cas-là, il n'y a pas de paix.
Il faut donc rétablir un canal de communication transparent avec la Russie, bien évidemment en coopération avec nos alliés américains et avec les Ukrainiens. Nous faisons partie de la solution et donc nous devons être associés à la discussion. C'est bien notre intérêt propre de défendre la stabilité dans notre propre continent.
C'est pour moi le deuxième défi. Nous-mêmes comment pouvons avoir un avenir dans l’Europe qui doit cohabiter avec une Russie agressive à nos frontières. C'est une question qui se pose pour l'Ukraine, mais pas que. Il faudra nous aussi que nous répondions à une Russie agressive avec son industrie de défense en plein rush et il faudra arriver à limiter le risque d’escalade du conflit.
En tant qu'Européens, nous commencerons par définir notre propre intérêt de sécurité, nos propres intérêts. Et cela fait partie d'un accord de sécurité. Est-ce que nous acceptons que des missiles à longue portée soient déployés à nos frontières ? Quelle est la maîtrise des armements que nous attendons après la paix ? Est-ce qu'il est possible de définir des limitations des portées des missiles en Europe? Comment nous mettrons en œuvre ce contrôle et cette maîtrise des armements ? Quelle forme prendra le contrôle des armements alors que le traité New Start vient d'expirer? Comment nous allons pouvoir aujourd'hui appliquer cela dans notre voisinage immédiat alors que la Russie continue à établir sa présence au Moyen-Orient, en Méditerranée, en Afrique? Évidemment, cette liste n'est pas exhaustive.
Nous devons tous être actifs, tous les Européens. Nous nous devons d’être à la table des négociations parce que cette négociation aura lieu. Nous devons être préparés. Nous avons tous oublié qu'il y a quelques années à peine, nous avions un ordre international où toutes ces questions étaient déjà réglées. Réglées par des traités très anciens négociés sans les Européens pour les Européens. Des traités sans que les Européens n'aient été consultés, sans aucune coordination avec les Européens. Et donc quand les le traité New Start a été signé, je l'ai découvert dans les journaux comme tout le monde. Et donc il nous faut aujourd'hui être inclus dans les négociations pour l'après-guerre contre l'Ukraine puisque nous sommes concernés directement puisque c'est nous qui allons vivre avec la Russie à nos frontières.
Et ces négociations, je n'accepterai pas qu'elles prennent place sans nous, sans les Européens. Évidemment, cela peut être difficile après ces traités qui ont atténué les risques, mais l'Union européenne et les Européens doivent très clairement défendre leur intérêt et ma proposition est la suivante, c'est-à-dire lancer une série de consultations sur cette problématique extrêmement importante du contrôle des armes.
Nous avons déjà commencé avec nos collègues britanniques et allemands avec une idée de concertation plus large au niveau européen sur la question des capacités avec une pensée vraiment stratégique. J'ai vu mon collègue suédois et j'ai vu d'autres collègues. Il nous faut répondre à ces questions. Il nous faut nous coordonner.
Cela me mène à mon troisième défi. Comment nous pouvons exploiter nos forces pour entrer dans ces négociations avec une position forte ? L'Europe doit apprendre à être une puissance géopolitique. Cela ne faisait effectivement pas partie de notre ADN. Nous avons créé cette Union européenne comme une construction politique et ensuite comme un marché unique en matière économique. Maintenant avec ce nouvel environnement géopolitique, ces négociations pour la paix, il faut que l'Europe devienne une puissance géopolitique.
Nous sommes sur la bonne voie, mais il faut vraiment accepter d'avancer plus loin sur ce sujet et il nous faut nous affirmer face à toutes ces grandes puissances pour être beaucoup plus indépendants.
Quand je parle d'une puissance géopolitique, je ne parle pas ici de la France, de l'Allemagne, je pense Europe et donc il nous faut penser et agir en tant qu'européen dès le départ.
C'est là notre mission aujourd'hui et c'est maintenant l'époque des synergies de pouvoir et si nous continuons à penser de manière nationale serait une erreur. La puissance maintenant c'est une puissance au niveau européen. Il faut penser à la défense. Il faut également réduire nos dépendances que ce soit dans les minerais critiques, le cloud et les technologies du cloud, le design et la conception de l'armement dans tous ces domaines.
Nous devons clairement exprimer une préférence européenne et j'aimerais remercier la Commission européenne pour le travail qui a été fait déjà sur ce sujet.
Nous ne serons crédibles que si nous sommes capables nous européens de produire ce dont nous avons besoin. Nous avons déjà réaliser de grands progrès l'année dernière. Nous sommes d'accord sur le plan d'ici à 2030 pour combler une lacune capacitaire ainsi que sur des standards d'interopérabilité. Et je pense que maintenant nous avons posé la première pierre, il faut continuer et ne pas relâcher tout ça. C'est pourquoi nous avons donc ce le projet du SCAF avec l'Allemagne et l'Espagne. Et c'est pourquoi nous avons tous les projets de défense aérienne avec le Royaume-Uni. Cela a du sens d'avoir des systèmes d'alerte aérienne et spatial précoce avec l'Allemagne. Et maintenant, il faut accélérer tout cela, tout ce que nous avons lancé il y a 7 ou 8 ans. Maintenant, il faut l'accélérer et ajouter de nouvelles approches de coopération.
Il y a beaucoup d'argent sur le marché européen en termes de défense et de sécurité. Si cet argent n'est utilisé que pour avoir des solutions nationales ou pour favoriser des acteurs nationaux sans effort d'avoir des normes européennes, un standard européen, des exigences européennes et développer et ensuite déployer des systèmes au niveau européen, ça n'a aucun sens. Nous aurons simplement gâché nos fonds et créé l'inverse de nous ce que cherchons à apporter.
On parle beaucoup du SCAF actuellement et je crois en cette nouvelle génération de d'avion de combat puisque c'est compliqué pour moi de comprendre comment nous arriverons à des nouvelles innovations si nous ruinons déjà ce qui a été fait. Nous avons adopté un nouveau système de financement. L'instrument safe, c'est un instrument très fort pour notre protection commune.
Je sais qu'il y a parfois des tabous, mais nous avons décidé d'avoir des obligations communes pour la défense. C'est quelque chose de meilleur et merveilleux parce que cet argent européen sera utilisé pour des programmes et des solutions européennes. Et c'est une innovation parfaite. Nous devrions étendre notre boîte à outils et aussi miser sur des instruments classiques. (…)
Nous aurons une nouvelle génération de missiles à longue distance, à longue portée. Mais ce n'est pas seulement une question de missile. La crédibilité est une question de détermination. Et si nous voulons être pris au sérieux ou sur le continent européen et au-delà, nous devons montrer que nous sommes décidés de d'honorer notre parole. Cela concerne d'abord l'Ukraine, mais cela concerne également par exemple les prises de territoire européen injustifiées.
J'aimerais mentionner encore un dernier défi pour beaucoup de nous parce que dans beaucoup de pays européens, il y aura des élections. Nous devons protéger notre souveraineté et notre intégrité du débat public, notre démocratie. Voici la question de sécurité pour toutes nos sociétés. (…)
La manipulation de l'information ingérence étrangère, c'est un sujet critique et primordial pour nous. Qu'est-ce que nous pouvons faire pour éviter ce narratif nocif ? Nous avons d'abord commencé à établir un agenda européen qui était tout à fait acceptable avec le DSA. C’est la première fois nous avons créé une plateforme européenne. Mais comment est-ce que nous pouvons être conséquents dans le domaine de la sécurité? La liberté d'expression veut dire aucune réglementation dans les médias sociaux. Mais la libre expression d'opinion, cela concerne aussi les esprits, les cœurs des jeunes qui ne partagent peut-être pas nos valeurs et qui sont exposés aux algorithmes chinois sans aucune protection. C'est pourquoi nous avons lancé cette limitation d'accès des enfants qui ont moins de 15 ans aux réseaux sociaux.
Mais comment est-ce que nous pouvons imaginer que tout ce qui serait défendu dans l'espace public, le discours antisémitique, le discours de haine et cetera, comment est-ce que cela peut être permis dans les médias sociaux parce que ce serait l'expression libre d'une opinion. (…)
La limite de ma liberté c'est la limite de votre liberté. C'est de cela qu'il s'agit pour la libre expression d'opinion. C'est aussi une question de démocratie. Nous les démocraties, nous voulons respecter les autres et nous voulons être respectés. Ça c'est notre position.
C'est aussi notre interprétation d'une bonne relation transatlantique et c'est pourquoi il est très important de continuer sur la voie de la réglementation des médias sociaux dans l'intérêt de notre démocratie tout comme en préservant l'intégrité de notre démocratie.
Est-ce qu'en même temps nous avons ouvert la boîte de Pandore dans ces médias, dans cette sur cette plateforme? Nous sommes trop naïfs, nous sommes trop faibles vis-à-vis d'ingérences étrangères. Nous devrons empêcher ces gens de s'ingérer dans notre sphère et nous devrons demander à ces plateformes de bloquer entièrement des trolls, des bots. Nous devons être sûr qu'il y a une seule personne qui a un seul compte, si c'est vraiment une personne, si c'est un système d'intelligence artificielle, si c'est quelque chose qui a été organisé par une grande entreprise, ce qui devrait être défendu. Il nous faut de la transparence sur les algorithmes.
Nous sommes des démocraties. Nous voulons de la transparence. Cela fait partie de notre démocratie et nous avons besoin aussi de rendre responsable ces plateformes s'ils ne respectent pas nos règles et notre ordre social. Si elles ne le font pas, nous devons aller plus loin si elles ne respectent pas nos règles et il faudra bloquer ces ingérences dans nos systèmes.
Donc il y a beaucoup de choses à faire. Il faudra montrer de la force et être tenace vis-à-vis de l'Ukraine, défendre à long terme aux intérêts européens et aussi utiliser notre influence et aussi être optimiste en tant que démocratie. Ce sont les plus grands défis et vraiment je crois dans la force de notre audace.
C'est le bon moment pour l'audace. C'est le bon moment pour une Europe forte. Une Europe qui soutient clairement l'Ukraine, clairement fixe ses conditions pour une paix qui est claire en ce qui concerne les exigences vis-à-vis de la Russie et qui est claire en ce qui concerne la défense de son modèle. Et cette Europe sera un bon allié, un bon partenaire pour les États-Unis. Ce sera un partenaire qui acceptera sa partie de la charge. Un partenaire respecté et nous devons être respecté. Nous avons fait beaucoup et nous ferons plus. Nous poursuivons sur cette route, croyez-moi.