Alors qu’il a cumulé les échecs, François Bayrou veut encore peser sur la vie politique française.
Pas question pour celui qui va fêter ses 75 ans le 25 mai prochain, de passer la main à la nouvelle génération du MoDem, sa création, qu’il veut encore diriger alors que se profile la présidentielle.
Pour que sa voix porte, sa nouvelle idée serait de créer une «confédération centriste» autour de son parti comme rassembleur, avec les déçus du macronisme et ceux qui ne veulent pas de Gabriel Attal comme leader – on parle ici d’Elisabeth Borne, entre autres –, avec l’UDI – qui pourtant n’est plus un parti centriste mais de droite modérée dont l’allégeance à LR est constante – et avec le Parti radical – qui tente, tant bien que mal, de survivre.
Avec cet attelage hétéroclite qui fait penser à la première mouture de l’UDF, la droite orléaniste en moins, que veut faire Bayrou?
D’abord exister, comme on l’a dit mais aussi tenter d’assurer l’avenir du Mouvement démocrate qui n’a du de ne pas disparaitre en 2017 qu’aux largesses d’Emmanuel Macron après qu’il est rejoint et soutenu, contraint et forcé, ce dernier.
Ensuite, tenter de concurrencer Renaissance qui se situe exactement sur le même positionnement politique mais avec un rassemblement un peu plus large.
Reste que cette concurrence risque de créer des confrontations qui risquent d’affaiblir le Centre au moment où il doit être uni face à la montée des extrêmes et à son affaiblissement dû mécaniquement à son passage au pouvoir depuis neuf ans.
Pour l’instant, on ne sait pas encore si cette confédération verra le jour et avec qui exactement, ni si le leadership de François Bayrou sera accepté sachant que parmi ceux qui sont pressentis pour en faire partie, nombre l’ont quitté et se sont opposés à lui ces dernières années.
Jean-Louis Pommery

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Les commentaires anonymes ne sont pas publiés ainsi que ceux qui seraient insultants ou qui ne concernent pas le Centre et le Centrisme.