Attaquer Chypre, c’est attaquer l’Union européenne donc la France est venu rappeler Emmanuel Macron à Paphos, ville située sur la côte occidentale de l’île devant le premier ministre grec et le président chypriote après que ce pays, non seulement membre de l’UE mais également en train de la présider, ait été victime de drones iraniens sans doute lancés par le Hezbollah libanais.
Le Président de la république a déclaré sur
les réseaux sociaux:
«À l’invitation du Président Nikos Christodoulides, je suis à Chypre, aux côtés
du Premier ministre grec Kyriákos Mitsotakis. La sécurité de tous les Européens
est notre intérêt commun. Nous avons immédiatement pris des mesures de
solidarité avec Chypre, qui a été frappée par plusieurs drones et missiles.
Nous avons déployé dans la zone la frégate Languedoc et une section de défense
antiaérienne Mistral. Élément majeur qui contribue à la posture de défense
d'ensemble : le porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aéronaval sont
désormais à proximité de Chypre. Avant de rentrer à Paris, je m’y rendrai pour
un point de situation.»
Puis, il a précisé :
«Nous n’avons pas voulu cette guerre, mais nous avons la responsabilité de tout
faire pour protéger nos compatriotes, protéger nos économies, et éviter une
escalade dans la région, au Liban et au Moyen-Orient. Ensemble avec le
Président chypriote Nikos Christodoulides et le Premier ministre grec Kyriákos
Mitsotakis, nous œuvrons pour la sécurité autour de Chypre, en Méditerranée
orientale. La France est solidaire de ses amis et alliés dans la région ciblés
par les missiles et les drones. Notre responsabilité est aussi de protéger nos
compatriotes restés dans la région, dont 400 000 Français. Nous
coordonnons nos efforts afin d'assurer leur sécurité et accompagner les
opérations de rapatriement de ceux qui le souhaitent. Enfin, la fermeture de
fait des voies maritimes a un impact sur l’économie mondiale. Nous agissons
pour rétablir la liberté de navigation et assurer la sécurité de ces voies
essentielles, avec notamment l'opération maritime de l'Union européenne,
Aspides. Dans le cadre de la Présidence française du G7, j’ai initié une
coordination au niveau des chefs d’État et de gouvernement pour apporter des
réponses aux défis énergétiques.»
Et il débuté son intervention par une affirmation sans ambiguïté et qui indique ce que sera la réponse de la France mais aussi de l’Union européenne si Chypre devait être à nouveau attaquée de manière beaucoup plus forte: «Quand Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée».
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