Voici une sélection, ce 27 avril 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> L’attaque armée visant hier soir le président des États-Unis est
inacceptable. La violence n’a jamais sa place en démocratie. J’adresse à Donald
Trump tout mon soutien.
> Partout, nous nous battons pour réindustrialiser le pays. Et il n’y a pas de fatalité : le futur site de Géotex le montre. lci s'écrit l'avenir de notre industrie textile. C'est bon pour l'emploi, notre souveraineté et le climat.
> Discours à l’occasion de la clôture du forum économique franco-grec] D'abord, je suis ravi de revenir dans ces lieux. Je viens presque à chaque fois que je viens en Grèce, Monsieur le Premier ministre, et de revenir pour ce forum économique France-Grèce. Je veux ici remercier à mon tour la Fondation Niarchos, la Fédération hellénique des entreprises, la Chambre de commerce et d'industrie franco-hellénique, ainsi que Business France et les équipes et les délégations organisées. Vous avez à peu près tout dit, monsieur le Premier ministre. Je vais essayer de prendre les choses par un autre angle, mais au fond, comme vous allez le comprendre, et je crois, comme je l'espère, vous le sentez depuis hier, nous sommes essentiellement d'accord et quasiment sur tout.
En tout cas, le premier point, et c'était l'objectif de ce forum, et c'est ce qui vous lie, ce qui nous lie, la relation entre nos deux pays est à un niveau historiquement élevé. Elle s'appuie sur un travail ces dernières années important, et je pense que votre mobilisation aujourd'hui, les rencontres qui se sont tenues, les accords que vous signez, jouent un rôle extrêmement important, et je ne saurais trop vous encourager à aller de l'avant.
En effet, d'abord, il y a deux aventures économiques qui sont à l'œuvre. La Grèce, ces dernières années, a été un formidable succès de politique économique. Nul n'a oublié la crise que vous avez traversée. La France, vous le savez, a toujours été à vos côtés, aux côtés de la solidarité au sein de la zone euro, face à un choc qui était asymétrique, de devoir tous se tenir ensemble, et vous avez mené des réformes extrêmement courageuses, extrêmement fortes, et tout le monde doit regarder en face le formidable succès.
Votre croissance a été supérieure à la moyenne de l'Union européenne, le chômage a diminué de 15 points, le désendettement a été spectaculaire, et donc c'est un formidable symbole de réussite économique qui est votre pays. Et je le dis pour toutes les entreprises et investisseurs français qui sont là, ou qui, n'étant pas là encore, doivent regarder la Grèce avec ces yeux nouveaux. C'est une formidable réussite. Je dois dire que l'élection récente de Kyriakos Pierrakakis à la présidence de l'Eurogroup, en quelque sorte, est venue sceller cette confiance et cette reconnaissance.
De notre côté, vous avez eu la gentillesse de rappeler, monsieur le Premier ministre, la résilience de l'économie française, mais le fait que nous avons concentré notre politique ces dernières années sur la baisse du chômage, la création d'activités, 2 millions d'emplois marchands créés, la réindustrialisation, qui, malgré le contexte difficile, produit ses résultats, et l'innovation et l'attractivité.
La France est le pays le plus attractif d'Europe depuis six ans sans discontinuer, et le pays qui crée le plus de start-up et parvient à les faire le plus croître, en même temps que nous restons un hub d'énergie décarbonée. Cette stratégie, d'ailleurs, nous lie aussi. Nous l'avons bien vu parmi les accords signés aujourd'hui. Et donc tout ça doit nous faire regarder l'un l'autre avec des yeux un peu différents, peut-être des histoires habituellement racontées, et renforcer les relations bilatérales.
Alors, je le disais, elles n'ont jamais été aussi élevées, à la fois en termes de biens comme de services et d'investissement. Et ce qui a été signé ces dernières heures ou ces derniers jours vient évidemment le densifier. Il y a plus de 200 entreprises françaises qui comptent près de 17 000 salariés implantés en Grèce. Les investissements en Grèce sont en constante augmentation depuis une décennie, jusqu'à atteindre un peu plus de 2 milliards d'euros. Et ce qui a été signé par ces dernières années, Naval Group, Dassault, MBDA ce matin en matière de défense, en matière d'intelligence artificielle par Mistral IA. Ce que nous avons fait dans les infrastructures, infrastructures numériques, l'infrastructure Meridium a investi, les énergies renouvelables avec l'investissement d'Akuo dans les parcs éoliens, les services financiers, avec Euronext et la bourse d'Athènes. Tout ça vient en quelque sorte, scander ce parcours.
Néanmoins, je veux le dire ici aux entreprises qui sont là et aux investisseurs très clairement, nous ne sommes pas au niveau d'investissement et d'échanges qu'on devrait avoir compte tenu de l'amitié qui est entre nous et des histoires économiques que nous avons écrites ces dernières années. Quand je regarde le stock et le niveau, on doit faire et on peut faire beaucoup mieux. Il faut vraiment que vous continuiez de multiplier ces rendez-vous, de convaincre d'autres partenaires, mais je suis vraiment convaincu qu'on peut faire et qu'on doit faire encore davantage.
Quand je regarde aujourd'hui le niveau des investissements français en Grèce, il n'est pas du tout au niveau qu'il devrait atteindre. Quand je regarde le niveau d'investissement des grandes entreprises et investisseurs grecs en France, c'est la même chose. Alors, pourquoi faire plus ? D'abord parce que, je viens de le dire, nous avons une histoire économique récente qui doit redonner confiance aux investisseurs et aux acteurs économiques des deux côtés. Ensuite, parce que nous avons des intérêts stratégiques qui nous rapprochent. Et c'est plus fort que tout dans un moment où, à coup sûr, la géopolitique a repris le dessus sur l'économie et la géoéconomie. Le Premier ministre l'a parfaitement rappelé. Nous avons en 2021 signé ce partenariat stratégique. On ne l'a pas simplement reconduit aujourd'hui, on l'a renforcé dans tous les domaines du jeu. Mais ce qu'on fait ensemble en matière de défense et de sécurité, maintenant en matière d'énergie, on signe des accords sur le renouvelable. On a aussi signé un partenariat sur le nucléaire civil pour avancer, regarder ce qu'on fait en matière d'investissement, d'infrastructures, de culture, d'éducation, de recherche. Tout ça crée une intimité et un alignement d'intérêts qui doit renforcer les relations économiques.
Les entrepreneurs et investisseurs que vous êtes doivent regarder la relation entre nos deux pays comme une relation qui est aujourd'hui clé, parce que nous avons la même lecture, en quelque sorte, de la dynamique géopolitique. La sécurité de la Grèce est clé pour la France, et réciproquement. Nous avons une politique très affinitaire au Proche et Moyen-Orient. Nous avons la même volonté de défendre la paix et la stabilité sur le continent européen et la même conscience que nous devons renforcer la sécurité de notre Europe. Ceci est une deuxième raison d'investir.
La troisième, c'est que quand je regarde un peu le monde, on voit bien ces désordres. Nous avons les guerres, les déstabilisations, mais on a aujourd'hui une confrontation qui est en train de monter entre les deux grandes puissances. Les Etats-Unis d'un côté, avec lesquels nous gardons des liens privilégiés au sein de l'OTAN par notre histoire, nos valeurs, les liens économiques qui nous lient, et de l'autre côté la Chine, avec lesquelles aussi d'ailleurs nos deux pays ont des relations très fortes et qui aujourd'hui a des véritables solutions technologiques, économiques, mais est dans une logique de surcapacité qui vient nous bousculer. Ces deux puissances sont en train de rentrer, qu'on le veuille ou non, et sont rentrées depuis plusieurs années dans une confrontation géoéconomique et géopolitique. C'est d'ailleurs cette confrontation qui fait que les États-Unis, depuis 15 ans, se détournent progressivement de notre Europe. C'est aussi cela qui fait monter les tensions un peu partout.
Face à ça, je crois pouvoir dire que nos deux pays ont le même pragmatisme. C'est-à-dire que nous défendons une vision qui n'est absolument pas confrontationnelle ni avec la Chine ni avec les Etats-Unis, mais qui veut renforcer l'indépendance de l'Europe, l'indépendance de nos pays et l'indépendance de notre continent. C'est le cœur de notre stratégie en matière de défense, en matière de technologie, en matière de finances. Dans le même temps, nous voulons aussi bâtir des partenariats nouveaux avec d'autres pays, et en quelque sorte, nous croyons à ce que j'avais appelé il y a quelques mois une coalition des indépendants qui, du Pacifique allant jusqu'au Canada, crée une forme de diagonale des économies et en particulier des démocraties qui ne veulent pas dépendre. Dans ce cadre-là, la France et la Grèce ont un positionnement tout à fait singulier. Nous avons un positionnement, je crois pouvoir le dire, central dans ce grand projet qui s'appelle IMEC. Gérard qui est là et qui porte ce projet sous secrétariat pour la France. Mais dans le cadre du G20 indien, nous avions lancé ce projet d'aller de l'Inde à la Méditerranée. C'est un projet qui relie cette immense démocratie émergente qu'est l'Inde, en passant par les pays du Golfe, traversant la Méditerranée et allant jusqu'à Marseille. Ce projet nous lie, mais il est porteur, il est en quelque sorte le cœur de développement de cette coalition des indépendants. Mais c'est un projet qui relie énormément de projets, énormément d'investissements potentiels en matière de défense et de sécurité, en matière de connexion, évidemment du transport maritime, mais également d'énergie, de données, de numériques, et qui va nous permettre dans les années à venir de structurer des partenariats nouveaux, de lancer des investissements massifs et de lier véritablement nos deux pays encore davantage parce que nous serons moteurs dans le développement et dans le déploiement de l'IMEC.
Le tout dernier point que je voulais faire, je viens de le dire, c'est aussi que nous avons la même stratégie, la même vision de ce que doit être cette Europe plus indépendante, plus souveraine en matière économique. Je crois que pour vous, c'est important de le comprendre, de le mesurer et, en quelque sorte, de le fertiliser par vos choix, vos investissements, vos partenariats. La conviction que nous portons avec le Premier ministre, il vient de l'exprimer, elle est au fond simple et claire. Si on veut une Europe qui ne dépend pas, qui continue d'aller de l'avant, qui bâtit ses propres solutions, qui sait se défendre, qui sait innover, qui sait créer des emplois industriels, mais aussi agricoles, technologiques, et qui, pour nos enfants, bâtit des solutions pleinement souveraines, c'est-à-dire européennes.
Quelle est la stratégie ? Première chose, nous devons simplifier, être plus compétitifs. Aucune chance d'avoir des solutions européennes si on est deux fois plus cher que les voisins. Aucune chance si on est deux fois plus lent. Et donc, l'agenda de simplification que nous menons dans nos deux pays, et que nous menons aussi au niveau européen, avec ces textes européens qu'on est en train de faire pour enlever des réglementations devenues caduques ou excessives, avec ce que nous sommes en train de faire pour le 28e régime, pour les entrepreneurs, avec ce que nous sommes en train de faire pour approfondir ce qu'on appelle le marché unique, c'est-à-dire réduire les barrières et aller plus vite, est clé. Et à cet égard, nous avons montré l'exemple avec une des grandes simplifications qui est le marché des capitaux et de l'investissement, et ce qui a été fait entre la Bourse d'Athènes et Euronext, c'est une réalisation très concrète de ce chemin qu'on veut faire et qu'on veut mener à l'échelle de toute l'Europe.
Le deuxième élément, c'est de protéger. Ce n'est pas un gros mot, mais c'est que les entrepreneurs que vous êtes le savez très bien chaque jour. Notre Europe aujourd'hui, elle est très compétitive, mais elle doit l'être davantage, elle est très ouverte et parfois elle est beaucoup plus ouverte que les voisins. Quand vous avez des Américains qui nous mettent des tarifs, quand vous avez des Chinois qui sur subventionnent certains secteurs, qui viennent d'ailleurs littéralement percuter le secteur de la machine-outil ou de l'automobile en Europe, parce qu'ils font du dumping, qu’ils viennent monopoliser le secteur des minerais critiques et des terres rares et créer des dépendances dans beaucoup de secteurs d'activité, on ne peut pas rester inerte et dire : non, non, nous, on va être les derniers au monde à respecter les règles de l'Organisation mondiale du commerce, parce que le résultat de tout ça, ce sera la désindustrialisation européenne. Donc on doit protéger par des clauses de sauvegarde, des clauses miroirs, la protection de certains secteurs stratégiques et une préférence européenne qui est clé, qui consiste à dire : dans certains secteurs, on doit protéger la chaîne de valeur européenne. C'est fondamental et c'est à faire maintenant.
Troisième élément, c'est de continuer de nous diversifier. On ne doit pas dépendre d'un seul. Et c'est au cœur de notre ADN. Nous sommes deux grandes puissances maritimes. Et donc ce que nous sommes en train de faire dans tous les domaines du jeu, c'est une diversification de nos ressources par d'autres partenariats. Ce qu'on a fait à l'instant, enfin à l'instant, il y a quelques semaines avec l'Inde par exemple, ce qu'on est en train de poursuivre avec d'autres, ce qu'on veut faire aussi avec le CPTPP qui va donc du Canada au Pacifique, ce sont des logiques de diversification de nos accords pour moins dépendre.
Et puis, la dernière chose, c'est d'investir. Et ça, c'est fondamental, et je terminerai sur ce point, c'est au cœur de notre stratégie à l'un et à l'autre, et ça doit nous pousser à aller encore plus vite et faire davantage. Notre Europe a besoin de plus d'investissements publics et privés. Et dans nos deux pays qui sont beaucoup plus attractifs qu'il y a 10 ans, avec un chemin très différent, nous devons mobiliser davantage d'investissements privés et les attirer chez nous, mais on doit aussi réussir à mobiliser plus d'investissements publics européens, et c'est au cœur de ce qu'on va faire ensemble. L'investissement privé, c'est simple, c'est cette Union des marchés de capitaux, fondamentale, c'est une logique d'attractivité des capitaux étrangers pour fertiliser nos stratégies.
Et puis, l'argent public, c'est celui qu'on doit mobiliser au niveau européen. Et nous avons avec le Premier ministre la même vision des choses. On a besoin d'un budget européen beaucoup plus ambitieux, qui continue de défendre nos politiques de cohésion, notre agriculture, mais qui porte dans les domaines que vous avez évoqués aujourd'hui une volonté d'investissement massive en matière d'énergie, renouvelable et nucléaire, dont notre Europe a besoin, en matière de défense et de sécurité dans tous les domaines du jeu, et en matière de rupture technologique, en particulier dans l'intelligence artificielle, le quantique et l'espace. La bataille se joue maintenant. Il y a une accélération comme rarement dans tous ces domaines du jeu. Cette accélération suppose des investissements massifs en termes d'innovation. Aujourd'hui, notre Europe investit beaucoup moins et beaucoup moins vite et que la Chine et que les États-Unis d'Amérique. À chaque fois que nous sommes plus lents, que nous investissons moins massivement, nous perdons des opportunités. C'est pourquoi nous allons défendre l'un et l'autre un budget européen ambitieux en la matière, mais qui vient compléter cette stratégie complète que je viens de présenter, simplification-accélération, protection-diversification, pour que notre Europe puisse aller chercher l'argent pertinent sur les marchés, avoir des ressources propres nouvelles pour pouvoir porter cette ambition. Le moment que nous vivons est un moment qui, s'ils le décident, peut appartenir aux Européens. Parce que nous avons justement la capacité d'être cette plateforme qui agrégera autour d'elle les démocraties et les émergents qui ne veulent pas dépendre des deux premières économies mondiales ou être les victimes de leurs confrontations.
Cette position, c'est celle à laquelle nous croyons. C'est celle, en quelque sorte, que nous avons commencé à inventer par le partenariat stratégique franco-grec. C'est exactement ce qu'on a fait en matière de défense et de sécurité et qui est en train d'inspirer le reste de l'Europe. C'est celle que nous devons promouvoir. Et donc je voudrais que, par notre présence, en vous félicitant de ce forum, en regardant avec beaucoup de satisfaction la dynamique de la relation bilatérale, je voudrais vous convaincre qu'on doit réussir à faire deux, trois, quatre fois plus dans les années qui viennent entre nos deux pays et au niveau européen.
Parce qu'au fond, notre seul défaut à nous, Européens, c'est qu'on a en quelque sorte pardonné cette référence quelque peu française, mais on a fini par mal comprendre ce qu'était le doute cartésien. C'est un doute méthodique, ce n'est pas le doute de soi. Nous, Européens, nous doutons trop de nous-mêmes. Pour les Français, quand on vient en Grèce, c'est formidable, on retrouve de l'estime de soi parce que vous nous aimez. Venez en France, vous retrouverez de l'estime de vous-mêmes parce que vous y êtes aimés. Mais nous, Européens, apprenons à nous aimer nous-mêmes et à avoir confiance en nous, beaucoup plus qu'on ne le fait aujourd'hui, parce que nous avons dans nos mains des tas d'atouts. Alors ayons en quelque sorte avec nous-mêmes la bienveillance et l'amitié que nous avons l'un envers l'autre, parce que c'est ça ce qui nous permet d'aller de l'avant. Regardez comment les Indiens, les Canadiens, les Singapouriens, les Africains, les Latino-Américains nous regardent, nous, Européens, comme des gens qui respectent l'état de droit, comme des gens qui respectent l'ordre international, comme des grandes civilisations qui en même temps croient dans l'innovation, qui ne croit pas dans l'hégémonie de quelques-uns, mais dans le respect à l'égard de tous et qui continue d'innover.
Cette plateforme est extraordinaire pour continuer non pas de conquérir le monde, mais de croître, de bâtir du progrès en ayant une certaine vision du monde qui est la nôtre, respectueuse, équilibrée. Alors croyons en nous et continuons d'aller de l'avant. Mais merci infiniment d'être là à toutes et tous et vive l'amitié entre la Grèce et la France.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> [Discours à l'occasion de l'inauguration du grand amphithéâtre Pierre Messmer
au ministère des Armées) L'histoire est faite de choix et certains destins,
mieux que d'autres, nous rappellent cette vérité essentielle, tel assurément le
destin du général De Gaulle, tel aussi celui, plus discret, de son frère d'âme
et compagnon pour la libération de la France, Pierre Messmer.
Ministre des Armées au cours d'une décennie décisive, il répondit aux missions
qui lui furent confiées par le chef des armées avec cette humilité mêlée
d'audace qui est la marque des grands. Héros tranquille, serviteur loyal et
déterminé, il réalisa l'ambition du général De Gaulle d'unifier les Armées
françaises en un seul et grand ministère, regroupant civils et militaires, une
vision qui trouve ici, à Ballard, son accomplissement.
Des combats de Bir Hakeim aux plus hautes fonctions de l'État, le destin de
Pierre Messmer est celui d'un soldat valeureux et fidèle qui, toute sa vie
durant, a fait le choix de servir la France. Le 17 juin 1940, il fait le choix
qui marquera sa vie. Ce jour-là, le jeune Pierre Messmer et son camarade, le
lieutenant Jean Simon, se trouvent dans le Puy-de-Dôme lorsqu'ils entendent le
discours du maréchal Pétain appelant à cesser le combat. À la veille de l'appel
que lance depuis Londres le général De Gaulle, tous deux refusent l'esprit de
défaite et d'un même cœur décident de faire le choix de l'honneur. « Aucun
doute n'a assailli notre esprit », écrira plus tard Messmer, dont le
patriotisme est intimement lié à l'histoire de sa famille venue
d'Alsace-Lorraine. Après avoir quitté clandestinement leur affection, au 12e
régiment de tirailleurs sénégalais, ils embarquent à Marseille, à bord du Capo
Olmo, qu'ils détournent afin de rejoindre Gibraltar, l'Angleterre et bientôt
les rangs de la France libre. Pierre Messmer participera dès lors à l'épopée de
la 13ème demi-brigade de légion étrangère, à Dakar, au Gabon, en Érythrée,
s'illustrant sur les pentes du Grand Willy et à Massawa. « La guerre dans le
désert est particulière », confiera-t-il plus tard, « à la fois dure et
belle ». Le jeune lieutenant est fait compagnon des Libérations par le
général De Gaulle qui lui remet cette haute distinction le 26 mai 1941 en
Palestine.
Aujourd'hui, dans cette partie du monde meurtrie par la guerre, des militaires
français œuvrent avec courage et détermination au service de la paix au Proche
et au Moyen-Orient, et tout particulièrement, nous le savons, au Liban. La
nation s'incline une fois de plus devant la mémoire de l'adjudant Florian Montorio
et du sergent Anicet Girardin, mort pour la France et mort pour la paix.
Promu capitaine, Messmer combat parmi ses légionnaires dans les sables libyens,
à Bir Hakeim. Il reçoit l'ordre du général Kœnig de tenir face aux assauts de
l'Afrika Korps de Rommel et de ses alliés italiens bien supérieurs en nombre.
Au milieu du désert, assoiffée, sous une chaleur de plomb, subissant les
bombardements aériens et les tirs d'artillerie, la première brigade française
libre se dresse, héroïquement, face à l'ennemi et devant l'histoire. Le 10
juin, le général De Gaulle adresse à Kœnig ce télégramme : « Sachez et dites
à vos troupes que toute la France vous regarde et que vous êtes désormais son
orgueil ». La nuit même, les Français s'élancent courageusement dans une
sortie de vive force qui brise l'encerclement ennemi et la fatalité d'un sort
que l'on croyait pourtant scellé. Bir Hakeim sera la première victoire
française de la guerre et un pas décisif, on le sait, sur le long chemin
d'El-Alamein à la libération de la France.
Après tant de batailles, pour reprendre le titre de ses mémoires, Pierre Messmer
choisit de poursuivre l'engagement par fidélité à une certaine idée de la
France. D'abord comme administrateur de la France d'Outre-mer, conformément à
sa vocation première. Il part pour l'Indochine, comme bien d'autres combattants
de la France libre. Parachuté le 25 août 1945 au Tonkin pour une mission à haut
risque, il est fait prisonnier par le Viet-Minh. Mais il ne restera pas
longtemps en captivité. Ignorant, là encore, le danger, il prend tous les
risques et parvient bientôt à s'évader. Cette expérience, ainsi que les hautes
responsabilités qu'il exerce en Indochine, puis en Afrique, forgeront en lui
une vision lucide sur la marge des peuples vers l'indépendance. Homme de
devoir, il accompagnera le mouvement de l'histoire. Tout comme il saura répondre
aux exigences de la crise algérienne aux côtés du général De Gaulle, qui
l'appelle à la fonction de ministre des Armées le 5 février 1960.
Messmer, officier de Légion, sera ferme dans la défense de la légalité
républicaine, prenant les décisions qui s'imposent. Dans son discours
d'hommage, Simone Veil, qui lui succède à l'Académie française, dira avec
justesse, je la cite : « Pierre Messmer fut ce ministre inflexible, en des
circonstances qui exigeaient l'inflexibilité. » L'homme, toutefois, on le
sait, s'interroge en conscience sur les limites de son action et de son
pouvoir, devant le sort tragique des harkis. Depuis, la République Française,
par la voix du président de la République, Emmanuel Macron, a demandé pardon.
Très jeune, Pierre Messmer avait appris à naviguer au large des côtes du
Morbihan et de Saint-Gildas-de-Rhuys, où il repose désormais. Il en garda
l'amour de vastes horizons et une vision claire de son cap, celui d'œuvrer sans
relâche à l'indépendance et à la souveraineté de la France.
À la tête du ministère des Armées, Pierre Messmer opère, sous l'autorité du
chef de l'État, le plus grand tournant de notre histoire militaire, celui,
entre autres, de la dissuasion nucléaire, comparable au défi immense que
représentent aujourd'hui l'intelligence artificielle et le quantique en matière
militaire, la révolution de l'atome conduit Messmer à mener de profondes et
exigeantes transformations. Il réforme l'organisation du ministère, met en
place le service militaire adapté au profit de la jeunesse en outre-mer et
insuffle un esprit d'innovation, d'audace et d'endurance, de réforme, en sorte,
qui a fait depuis le succès de nos armes.
Avec cette même exigence, la nation récemment a engagé, sous l'autorité du
président de la République, un effort historique de réarmement dont la réussite
dépendra de notre capacité à répondre collectivement aux nouveaux défis que
nous présente notre histoire. Telle est bien l'ambition de l'actualisation de
notre programmation militaire et celle du chantier de l'économie de guerre qui
appelle une mobilisation de l'ensemble des forces du pays au service de nouveau
de notre souveraineté et de notre défense. Je salue ici les artisans de ce
sursaut militaire, pas que budgétaire, mais aussi patriotique, moral, présent
autour de cette place d'armes.
Après la mort du Général De Gaulle, Pierre Messmer est appelé par le président
Georges Pompidou à la fonction de ministre d'État chargé des départements et
territoires d'Outre-mer, puis à celle de Premier ministre à partir du 5 juillet
1972. Réformateur pragmatique, il agit résolument, je le cite : « sans
grande phrase ou vaine promesse », comme il s'y engage devant la
représentation nationale à l’occasion de son discours de politique générale.
Animé par l'intérêt général, indifférent aux jeux partisans comme aux coups
d'éclat, Messmer porte une haute conception de l'État, celle d'un État
stratège, moderne, qui ne saurait être pour lui qu'un État pionnier. Lorsque la
France, alors extrêmement dépendante de ses importations d'hydrocarbures, est
frappée de plein fouet par le premier choc pétrolier, Messmer lance au
printemps 1974 le plus grand programme électronucléaire de notre histoire.
Grâce à ce fameux plan Messmer, la plupart des réacteurs nucléaires dont nous
disposons encore aujourd'hui sortent de terre en un temps record, contribuant
de façon décisive à l'indépendance énergétique de la France. Devant la crise
actuelle, ce même sens de l'intérêt supérieur de la nation, à long terme,
commande d'accélérer l'électrification de notre modèle pour reprendre
définitivement notre destin en main. Officiers, sous-officiers, officiers
mariniers, soldats, marins, aviateurs et personnels civils de la Défense,
Pierre Messmer ne concevait pas le pouvoir comme un titre ou comme une
récompense, mais comme un service.
À la mort du président Pompidou, il s'interroge profondément et il fait le
choix de ne pas se présenter à l'élection présidentielle. Parce qu'un compagnon
de la Libération ne pouvait pas affronter un autre compagnon de la Libération.
Et parce qu'au fond, comme le dira Simone Veil une fois de plus pour tout
résumer, je la cite : « il songeait à l'intérêt du pays avant de penser au
sien ».
Député et conseiller général de Moselle, président du conseil régional de
Lorraine, maire de Sarrebourg pendant près de 20 ans, Pierre Messmer a lié
action politique et engagement moral. Membre puis secrétaire perpétuel de
l'Académie des sciences morales et politiques, il fut chancelier de l'Institut
de France. Il assuma également la présidence de la Fondation Charles De Gaulle
ainsi que celle de la France Libre, où il succéda à son camarade et ami, le
général d'armée Jean Simon. Grand Croix de la Légion d'honneur, Pierre Messmer
fut nommé par décret du président de la République chancelier de l'Ordre de la
Libération, incarnant à cette fonction, plus que dans toutes les autres, la
figure d'une conscience, celle d'un grand serviteur de l'État, à l'âme de
soldat, qui, jusqu'à sa mort, le 29 août 2007, à Paris, aura toujours fait le
choix de la France.
Officiers, sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs et
personnels civils de la Défense, le Général De Gaulle le disait en son temps :
« les grands peuples le sont pour l'avoir voulu ». L'histoire s'écrit
par nos choix et ultimement par nos actes, à l'exemple de ces grandes figures,
comme Pierre Messmer et tant d'autres, qui se sont levés et continueront de se
lever pour que la France reste libre, souveraine, indépendante. En un mot, pour
que la France reste la France, en mémoire de l'engagement exemplaire qui fut le
sien au service de la France et de son armée.
Le grand amphithéâtre de Ballard portera désormais et enfin le nom de Pierre Messmer.
Pour tout cela, vive les armées françaises, vive la République et vive la
France.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens combattants)
> J’étais ce matin à Fismes, dans la Marne, pour participer à la cérémonie
organisée à l’occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes et des
héros de la Déportation. Un moment de recueillement et de mémoire, partout en
France, pour honorer celles et ceux qui ont connu l’atrocité des camps et
saluer le courage des survivants, des résistants et de tous ceux qui ont refusé
l’oubli.
Roland Lescure (ministre de l’Economie, des Finances
et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique)
> J'étais à Athènes en Grèce avec le président de la République Emmanuel
Macron ce week-end. Nos deux Nations partagent une même ambition : construire
ensemble une Europe plus souveraine, plus résiliente, et plus unie.
Avec Kyriakos Pierrakakis, ministre grec des Finances et président de
l’Eurogroupe, nous avons la même vision : celle d’une intégration plus poussée
de nos économies, de nos talents et de notre épargne pour financer nos
entreprises, notamment dans les secteurs stratégiques.
Ce déplacement fut d’ailleurs l’occasion d’inaugurer le centre de soutien
technique d’Euronext Athens, une étape majeure portée par le président d’Euronext
Stephane Boujnah qui permettra d’accélérer l’intégration de nos marchés
financiers.
Dans le domaine de l’énergie, j’ai également signé une lettre d’intention sur
le nucléaire civil et un partenariat sur les énergies renouvelables, deux
leviers essentiels pour notre souveraineté énergétique et la baisse des prix de
l’énergie en Europe.
L’Europe doit et peut être un acteur clé de la croissance et de l’innovation,
tout en renforçant sa résilience face aux défis géopolitiques actuels. Et tout
cela passe par des partenariats renforcés entre nos nations.
Vive l’amitié franco-grecque !
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> Il y a 40 ans intervenait la catastrophe de Tchernobyl. Dans le cadre de
la guerre d’agression russe en Ukraine, un drone chargé d'explosifs lancé par
Vladimir Poutine a perforé l'arche de confinement de la centrale, au mépris de
toutes les règles de la guerre, du droit international et de la sûreté
nucléaire. Aux côtés de l'Ukraine, la France et ses partenaires se mobilisent
aujourd’hui pour assurer sa réparation.
> La France est le premier pays du monde à avoir qualifié l’esclavage de crime contre l’humanité, c’était il y a 25 ans. Et en 2019, c'est-à-dire il y a 7 ans, le président Macron a souhaité créer une fondation pour la mémoire de l'esclavage. Prochainement, la France créera un mémorial consacré à ces questions, parce que nous considérons qu'il est indispensable, si nous voulons construire un avenir en commun, pouvoir faire ce travail de mémoire et de vérité sur notre passé dans ces facettes positives comme dans ses facettes les plus sombres. Et si nous voulons éviter que ce telles abominations puissent se reproduire à l’avenir, ce travail de vérité doit être conduit à l'image de ce que fait la France avec cette fondation et avec ce mémorial. Si nous nous sommes abstenus sur cette résolution, c'est parce que nous refusons de créer une hiérarchie entre les crimes contre l'humanité, de mettre en compétition les souffrances que ces abominations et ces crimes continuent de provoquer aujourd’hui. C’est donc par un travail de mémoire et de vérité que nous voulons créer les conditions pour bâtir un avenir commun avec les pays qui ont été victimes de ces crimes, mais aussi d'éviter que l'esclavage, sous toutes ses formes, puisse un jour ressurgir.
> Je crois qu'il faut changer un tout petit peu le regard sur les relations entre la France et les pays africains. Vous dites que la France est en recul, alors que la France, mais aussi ses partenaires européens, ont une contribution qui est 10 fois, 20 fois, 50 fois, 200 fois supérieure à celle des États-Unis, de la Chine et de la Russie au développement du continent. Je vous invite à simplement vous attacher aux chiffres et vous verrez que non seulement la contribution est largement supérieure au développement du continent africain, mais qu'en plus, elle est en forte progression. Quand vous parlez d'influence, je vous invite à mesurer les chiffres, en tout cas, à les regarder avec attention. Et vous verrez que la réalité n'est pas toujours ce que l'on en dit sur les réseaux sociaux.
> [Avec le Togo] Nous avons une préoccupation commune qui est celle de la sécurité de la sous-région et bien évidemment, celle du risque terroriste que nous voulons tous juguler et contenir. Et c'est la raison pour laquelle la France se place en soutien des initiatives régionales pour contenir ce fléau et permettre aux pays de la sous-région d'assumer pleinement leur sécurité et leur souveraineté.
Stéphanie Rist (ministre de la Santé, des Familles, de
l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> Une nouvelle étape franchie pour les jeunes de l’aide sociale à l’enfance.
L’arrêté du 21 avril 2026 marque une avancée majeure : le parcours coordonné
renforcé « enfance protégée » Pourquoi c’est essentiel ? Parce que les enfants
maltraités ou négligés ont 20 ans d’espérance de vie de moins que la population
générale. Parce que les enfants et jeunes accompagnés par l’ASE présentent des
besoins de santé plus importants, notamment en santé mentale, avec des
conséquences durables si rien n’est fait.
- Ce nouveau parcours vise à garantir, partout sur le territoire : Un bilan de
santé dès l’entrée dans la protection de l’enfance Une mise en place rapide des
soins nécessaires Un suivi régulier et structuré Une coordination effective
entre tous les professionnels.
- Dans chaque département, une structure dédiée assurera : La sécurisation des
rendez-vous Le lien entre les acteurs La continuité du parcours, même en cas de
changement de lieu de vie.
- Une prise en charge adaptée et réactive : Des soins précoces déclenchés sans
délai.
- Un objectif clair : prévenir l’installation durable du psychotraumatisme.
Ce parcours est financé par l’Assurance Maladie, sans reste à charge !
> La souveraineté numérique en santé franchit une nouvelle étape. Avec le choix de Scaleway par la Plateforme des données de santé, nous faisons le choix d’un cloud souverain pour héberger nos données. Un choix stratégique pour garantir la sécurité de nos données, renforcer la confiance et affirmer notre souveraineté numérique. Cette migration permettra d’accélérer l’accès aux données pour la recherche, d’encourager l’innovation en santé et de mieux répondre ainsi aux enjeux de santé publique.
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Pour 2027, nous avons une obligation : nous rassembler. Faire émerger une
candidature unique du centre et de la droite. Nous le devons aux Français.
> La haine anti-LGBT a conduit des adolescents jusqu’au suicide. Les guet-apens homophobes sont des actes prémédités pour attaquer, violenter, humilier. Une seule réponse possible : la République.
> Le gouvernement a fait un choix clair : porter un projet de loi pour lutter contre l'antisémitisme. Avec méthode, concertation, unité, engagement. Tous les groupes politiques ont répondu à mon invitation. Sauf LFI. Qui peut encore s'en étonner ?
> [Génocide arménien] 1915. 53 jours de résistance. 7000 soldats. Des familles qui tiennent. Avec rien d'autre que cette volonté irréductible : se battre pour ne pas disparaître. Puis la mer devient un espoir. Des marins français. Un amiral qui décide : Louis Dartige du Fournet. 4 092 femmes, enfants, familles embarquées. Autant de vies sauvées. Ce geste dit le refus de l'indifférence. Il dit le choix de l'humanité. Il dit une certaine idée de la France. C'est là que naît un lien forgé dans l'épreuve. Il a traversé le siècle. Il nous oblige aujourd'hui. À ne pas céder à la tentation de l'indifférence. À ne jamais accepter l’effacement.
> Ce soir, sous l'Arc de Triomphe, j'ai ravivé la flamme. Pour les 150 000 déportés de France. Pour les plus de 100 000 qui ne sont pas revenus. La flamme ne s'éteint jamais. C'est à nous de faire en sorte que ce qu'elle représente ne s'éteigne pas non plus. Qu'elle passe de main en main, de cœur en cœur, de génération en génération.
Marie-Pierre Vedrenne (ministre déléguée auprès du
ministre de l’Intérieur chargée de la citoyenneté)
> C’est depuis le Finistère que j’ai présenté la stratégie nationale de
prévention de la délinquance 2026-2030 À Brest, j’ai voulu partir du réel : une
délinquance qui progresse, se rajeunit et se banalise. Face à cela, une
conviction : réprimer ne suffit pas. Nous lançons une stratégie nationale de
prévention pour agir plus tôt, intervenir aux premiers signaux, accompagner,
responsabiliser les parents et soutenir les maires. Construite avec les élus,
l’éducation nationale, les forces de sécurité, la justice et les associations,
cette stratégie simplifie l’action publique et fait confiance aux territoires.
46 M€ mobilisés via le FIPD : investir aujourd’hui dans la prévention, c’est
éviter des drames demain. Notre objectif est clair : protéger, anticiper, empêcher
la bascule.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> « Dans le contexte de remise en cause du multilatéralisme, ces résultats
sont exceptionnels » (Monique Barbut)
Le G7 Environnement acte des avancées concrètes :
- Consensus historique sur les PFAS
- 600 millions d'€ pour la biodiversité en Afrique
- Résilience immobilière.
> Aujourd’hui au Perreux et à Nogent, en mémoire des victimes de la déportation et de la barbarie nazie. « Quand les sophistes nous recommandent l’oubli, nous penserons à l’agonie des déportés sans sépulture et des petits enfants qui ne sont pas revenus. Car cette agonie durera jusqu’à la fin du monde. » écrivait Jankélévitch.
> [Méthode Notre-Dame] C’est la continuité du
projet d’Emmanuel Macron, qui dès 2017 entendait conjuguer compétitivité,
décarbonation et souveraineté – une intuition précurseur devenue aujourd’hui
une évidence dans un monde que l’on sait marqué par les désordres
internationaux. Il nous faut impérativement amplifier le mouvement de simplification
pour poursuivre cette stratégie de réindustrialisation. Le code de
l’environnement a triplé depuis le début des années 2000 ! On peut, on
doit continuer à simplifier, sécuriser les porteurs de projets, et on peut le
faire sans détricoter ni déréguler le droit de l’environnement.
Le président de la République a présenté la réduction des délais
d’autorisation environnementale pour nous remettre dans les standards
européens, les enjeux de compensation qui figurent dans le projet de loi
agricole, et l’instauration d’un seul niveau de juridiction pour les
contentieux, qui va permettre de gagner un an en moyenne – nous avions déjà
gagné huit à neuf mois sur les autorisations environnementales. Le projet de
loi présenté par le Premier ministre à Marseille ce vendredi et les opérations
d’intérêt local appliquent cette même méthode, et poursuivent ce même
objectif : construire plus vite, moins cher. (…)
Ce sont des projets d’intérêt national, d’intérêt pour la souveraineté du pays.
La mine de lithium dans l’Allier offrait un cadre parfaitement cohérent avec
l’ambition du président de la République de produire de nouveau en France, à
l’instar de la « vallée de la batterie » qui s’est développée
dans le Dunkerquois. Nous retrouvons de la matière première, de la matière
critique, toute une chaîne de valeur de production française. Les projets ont été sélectionnés en vertu du
triptyque « décarbonation-compétitivité-souveraineté ».
> Il y a une voie entre la suradministration et le passage du code de l’environnement à la broyeuse. Elle s’appelle l’économie de marché avec des règles claires, qui laisse la place à l’initiative privée. Au-delà des lois et des règlements, je crois que nous œuvrons aussi à un changement de culture administrative, en se tournant d’abord vers la finalité des projets et vers ceux qui les portent, comme le président de la République l’a rappelé mercredi.
> [Suppression des zones à faibles émissions (ZFE)]
Sur ce sujet comme sur d’autres, j’observe que les populistes sont main dans la
main. Le Rassemblement national et La France insoumise tiennent le même
discours, sans un mot pour la santé publique, ni pour les enjeux économiques
liés à la pollution de l’air, alors que les classes populaires sont les plus
vulnérables.
Pourquoi ce qui est possible à Berlin ou à Londres ne le serait pas à Paris ou
à Lyon ? Les ZFE n’étaient pas un outil absolument parfait auquel il ne
fallait rien toucher, et le gouvernement a proposé de laisser la main aux
collectivités locales. Je ne préjuge pas de la décision du Conseil
constitutionnel.
> Nous vivons une crise durable des prix de l’énergie et des dépendances importées que les crises internationales révèlent avec acuité : nous importons environ 60 milliards d’euros par an d’énergies fossiles. Nous bénéficions d’une électricité à 95 % décarbonée produite en abondance, au-delà de nos besoins : le plan d’électrification vise à mettre en face de cette offre une demande, dans les bâtiments, la mobilité, les usages professionnels… Il est évident que ce plan est d’autant plus indispensable que ces fragilités et ces dépendances sont là. Nous ne voulons pas que les Français paient durablement de l’énergie à des pays qui ne partagent pas toujours nos intérêts.
> [Prix des carburants] Le gouvernement agit de
manière ciblée, proportionnée et évolutive. Le Premier ministre a été
extrêmement réactif avec une batterie d’aides pour les secteurs
particulièrement touchés : pêcheurs, agriculteurs, grands rouleurs…
Secteur par secteur, filière par filière et Français par Français, ces aides
s’adaptent à l’évolution de la crise et des prix du marché. Toute solution
transversale serait incompatible avec l’état des finances publiques et par
ailleurs inopérante, puisqu’elle ne viserait pas les Français les plus touchés.
Supprimer les CEE, c’est aussi proposer de supprimer les dispositifs qu’ils
financent : le bonus écologique, la prime à la rénovation, etc., et
déclencher un immense plan social dans près de 50 000 entreprises du BTP.
Enfin, ce sont précisément les soutiens qui aident les Français à réduire de
façon structurelle leur dépendance aux énergies fossiles.
> Pour être comprise et acceptée, l’écologie doit
être pragmatique et tenir compte de l’économie réelle comme de la capacité à
produire sur le territoire national. Je récuse tout procès en recul
environnemental : depuis 2017, les réductions de gaz à effet de serre
s’élèvent à 20 %, contre 17 % sur les vingt-cinq années précédentes.
Il existe toutefois une idéologie écologiste qui entrave des projets, y compris
parfois des projets favorables à la transition écologique elle-même !
Cette contradiction participe d’une forme d’inacceptabilité de la transition
pour certains de nos concitoyens.
> Face aux contraintes budgétaires, il y a deux attitudes : le renoncement, ou le travail jour après jour pour débloquer un certain nombre de dossiers comme le fait le Premier ministre. En l’espace de quelques semaines, nous avons publié le projet de Stratégie nationale bas-carbone, adopté la programmation pluriannuelle de l’énergie, adopté la loi de simplification de la vie économique, donné un budget pour continuer à investir… On ne s’arrêtera pas là : quand on aime son pays et qu’on est en position de le servir, on doit le faire jusqu’à la dernière minute.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> À horizon 2050, un Français sur trois aura plus de 65 ans.
Chaque territoire est différent, avec des évolutions démographiques variables
et des solutions existantes spécifiques.
Seuls les acteurs locaux (services de l’Etat, ARS, Départements) sont en mesure
d’effectuer une cartographie des besoins de leur territoire.
Dans le Pas-de-Calais, face à un pic démographique prévu dès 2043, l’ARS, le
département et les services de l’État travaillent ensemble pour mener des
actions et élaborer les solutions de demain pour accompagner les personnes
âgées, comme une plate-forme des métiers de l’autonomie.
Ces travaux sont lancés dans tous les territoires pour préparer la conférence
nationale de l’autonomie (CNA). Une mobilisation France Autonomie ancrée dans
nos territoires, au plus près des personnes âgées !
> Vieillir en bonne santé, c’est possible !
Nous pouvons toutes et tous être acteur de notre vieillissement en bonne santé.
La perte d’autonomie n’est pas une fatalité.
Elle peut être retardée par des activités physiques adaptées, la nutrition, le
maintien du lien social, les activités culturelles dans un esprit simple et
ludique…
Rien de mieux qu’un cours de Boxe pour seniors à Billy Berclauou une marche
nordique à Beaumetz-les-Loges ! Ces activités ont des bénéfices concrets sur la
santé.
Les professionnels ont aussi un rôle à jouer : un care manager en EHPAD qui
repère les premières fragilités par exemple, ou des enseignants en activité
physique adaptée pour prévenir les chutes.
● Autres ministres
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature
> L’écologie est une politique de paix.
Dans le contexte international actuel, prévenir les crises de demain commence
par protéger les ressources essentielles dont nous avons besoin pour vivre :
l’eau, les terres, les océans, la biodiversité. C’est la ligne que j’ai portée
tout au long de ce G7 Environnement, qui s’est conclu il y a quelques jours.
Le G7 Environnement présidé par la 🇫🇷 a été une véritable réussite, avec
l’adoption de sept déclarations communes. Dans le moment multilatéral que nous
traversons, ce résultat est particulièrement significatif.
Il était prioritaire de préserver l’unité du G7. Car lorsque le dialogue se
fragilise, il faut protéger les enceintes qui permettent encore d’échanger et
d’agir. C’est ce qui nous a conduits à concentrer les discussions autour de
priorités susceptibles de faire l’objet de consensus.
Cinq priorités ont structuré nos travaux :
- Financer la biodiversité
Le déclin brutal du vivant appelle des solutions rapides et concrètes. Nous
avons proposé la création d’une Alliance pour le financement de la nature et
des peuples, afin de mieux mobiliser les financements publics et privés au
service de projets utiles.
- Souligner le lien entre environnement et sécurité
Préserver la biodiversité, ce n’est pas seulement protéger la beauté du monde.
C’est aussi préserver la paix et la stabilité de nos sociétés.
- Protéger l’océan
Deux initiatives ont été portées : une alliance pour améliorer la gestion des
aires marines protégées, et une mobilisation renforcée contre la pêche
illicite, non déclarée et non réglementée.
- Préserver la ressource en eau
Partout dans le monde, la pression sur la ressource s’aggrave. Face aux PFAS,
aux microplastiques et aux nouvelles pollutions, nous avons voulu renforcer la
coopération et partager les solutions concrètes.
- Renforcer la résilience face aux catastrophes naturelles
Derrière les aléas naturels, il y a des logements, des écoles, des commerces,
des hôpitaux, des vies bouleversées et des territoires fragilisés. Adapter le
bâti, c’est protéger nos sociétés.
Ces résultats traduisent une conviction forte portée par la France : l’écologie
est désormais au cœur des équilibres de puissance, de stabilité et de sécurité.
Elle ne peut être reléguée au second plan.
Protéger la planète, c’est aussi protéger la paix.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> Connaissez-vous l’équipe de France des Worldskills?
Paysagistes, fraiseurs, boulangers... ces jeunes champions étaient ce matin sur
la place de la Concorde !
Autour de l’événement « Vivre Ensemble » imaginé par Yann Arthus-Bertrand avec
la Fondation Good Planet, j'étais heureux de retrouver ce matin nos 36 jeunes
talents des WorldSkills France et des Abilympics France, quelques mois après
notre première rencontre. Ils porteront haut les couleurs de la France lors de
la finale internationale des WorldSkills International à Shanghai en septembre
prochain et aux Abilympics à Helsinki en mai 2027.
La France vue d’en haut de Yann Arthus-Bertrand est magnifique ; celle de
ses habitants l’est tout autant, comme le révèle son exposition ; et notre
équipe de France des métiers est à leur image.
J’ai tenu à saluer leur savoir-faire, leur excellence et leur engagement. Et
ceux de leurs experts, dont plusieurs professeurs de la voie professionnelle.
Des femmes et des hommes qui croient dans notre jeunesse. C’est aussi cela, la voie
pro!
Ils font notre honneur et notre fierté. Vive la France !
Vincent Jeanbrun (ministre de la Ville et du Logement)
> [Crise du logement] Je pense
que tous ceux qui se présentent à l’élection présidentielle doivent prendre en
compte cette crise du logement qui frappe durement nos concitoyens. Ce que nous
mettons en place avec ce plan, c’est un projet de loi très complet. J’ai été
nommé il y a six mois et, avec le Premier ministre, nous avons décidé de faire
face à cette crise et de proposer un projet de loi complet, à 360°, qui permet
de répondre au maximum aux enjeux : produire mieux, plus, faire en sorte de ne
pas enlever du marché les passoires thermiques mais au contraire d’accélérer
leur rénovation, et penser aussi sur le long terme avec de la rénovation urbaine.
Parce qu’en fait, quand on parle du logement, on parle des gens. Certains
disent que c’est un ministère très technique, mais en réalité on parle
d’humain. Ce sont des Français qui ont du mal à se loger, voire qui ne se
logent pas du tout, voire qui sont dans des conditions précaires.
> On dit parfois
qu’on a dépensé trop de milliards dans les quartiers. Moi, je veux battre ça en
brèche. L’Agence nationale de rénovation urbaine, c’est Jean-Louis Borloo qui
l’a portée, avec l’idée qu’il fallait transformer ces grands ensembles
d’après-guerre. L’ANRU est financée à très faible part par l’État, environ 10
%, le reste ce sont les bailleurs sociaux, Action Logement, ce qu’on appelait
le 1 % patronal, avec les partenaires sociaux, et la Caisse des dépôts. Ça
montre qu’il y a un intérêt à bien loger les Français. Oui, c’est beaucoup
d’argent, mais ça transforme vraiment la vie des gens. Et aujourd’hui, on doit
adapter l’outil. Avant, on démolissait des bâtiments en fonction de leur état.
Maintenant, on peut aussi décider de démolir parce que ça crée des impasses,
des zones d’insécurité, qui favorisent le narcotrafic. (…)
La sécurité est fondamentale. Il faut
mettre des moyens, des forces de l’ordre, une justice plus efficace. Mais il ne
faut pas opposer les solutions. Il faut des opérations de court terme, comme
les opérations «place nette», qui sont utiles. Mais on voit bien que ça
revient. Donc il faut aussi des solutions de long terme. La rénovation urbaine,
casser les quartiers ghettos, c’est essentiel pour les 5 à 6 millions de
Français qui y vivent. Il faut marcher sur les deux jambes : l’ordre et
l’espoir.
> [Logement social] Il faut évidemment éviter le clientélisme, mais il faut aussi inciter les maires à avoir envie d’apporter du logement social dans leur commune et d’augmenter l’acceptabilité des concitoyens. On a pas mal d’exemples où des maires disent : “Nous, on a fait le pari du logement social, on sort un bâtiment dans la commune et finalement il n’y a pas un habitant de la commune qui a pu habiter dedans.” C’est dommage. Le maire a des entrepreneurs qui lui disent : «Moi, j’ai besoin de loger mon apprenti boulanger ou mon infirmière qui vient travailler à l’EHPAD», et il n’a aucun moyen d’agir là-dessus. Donc l’idée, c’est que le maire ne soit pas dans une situation où il choisit madame untel dans l’appartement 12 au deuxième étage, mais qu’il vienne critériser, produire une liste. Ça, c’est ce que j’appelle le choc de confiance entre les élus et les bailleurs sociaux.
> Sur les passoires thermiques que vous avez évoquées, ce n’est pas un retour en arrière, c’est du pragmatisme. D’abord, si on prend le contexte, on a annoncé un plan ambitieux de production de 2 millions de logements d’ici 2030. Si d’une main vous produisez 2 millions de logements et que vous en enlevez 700 000 du marché en même temps, ce n’est pas comme ça qu’on résout la crise du logement. On a un enjeu de permettre de continuer à louer ces logements. En revanche, on ne renonce pas à l’ambition écologique. L’idée, c’est d’avoir un contrat avec le propriétaire, un contrat de confiance. Vous avez de toute façon l’obligation de produire le diagnostic de performance énergétique, le fameux DPE. Donc il y a une lettre, F ou G, on la connaît déjà. L’idée, c’est que sous trois ans pour les habitats individuels et sous cinq ans pour les habitats collectifs — c’est toujours un peu plus long dans un immeuble — il y ait une lettre conforme à la législation. L’ADEME a toutes ces données. C’est un assouplissement de ce qui avait été décidé de façon un peu verticale auparavant. Il faut donner les moyens aux propriétaires de le faire, notamment ceux qui sont âgés et qui n’ont pas un recours facile à l’emprunt bancaire.
> Les Jeux olympiques, on les réussit parce qu’on écrase les procédures administratives. Aujourd’hui, la plupart des projets prennent 8 à 10 ans. Construire le bâtiment physiquement, c’est entre 2 et 2 ans et demi. Tout le reste, c’est de la procédure administrative. Donc il faut simplifier. On propose des opérations d’intérêt local : le maire fait la demande, présente son dossier au préfet, le préfet justifie l’intérêt général et, là, procédure accélérée. On gagne 2, peut-être 4 ans sur certaines opérations. Ça permet d’aller beaucoup plus vite sur les changements de réglementation, le plan local d’urbanisme, et ça limite aussi les recours abusifs.
Maud Bregeon (porte-parole du Gouvernement et ministre
déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Énergie auprès du ministre de
l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et
numérique)
> Chaque dernier dimanche d'avril, la République se souvient. Hommage aux
victimes et héros de la Déportation. Pour que les nouvelles générations sachent
ce que l’humanité a été capable de commettre et ce qu’il a fallu de courage
pour résister.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> Nous ne reculerons pas. Comme les États-Unis et la Chine, l’Europe
soutiendra ses acteurs industriels. Face à la concurrence déloyale, les
surcapacités subventionnées, nous ne pouvons pas faire preuve de naïveté.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> 46 % de nos jeunes n’ont jamais entendu parler de la Shoah. Ce chiffre
doit tous nous alarmer. À Nancy, où mon grand-père Kalmann Braun, juif, trouva
refuge avant d’entrer dans la Résistance, inaugurer aujourd’hui ce mémorial me
touche profondément. Face à l’antisémitisme qui resurgit, nous ne devons rien
céder.
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Gabriel Attal (député, secrétaire général de Renaissance, président du
groupe Ensemble pour la république à l’Assemblée nationale)
> J'ai écrit ce livre pour parler au cœur des Français, pour échanger
directement avec eux. Le fait que vous soyez aussi nombreux à vouloir le lire,
à venir lors des dédicaces me fait chaud au cœur. (…)
Dans ce livre, je reviens sur l'expérience acquise et les convictions forgées
au service des Français. Sur les limites de notre modèle, sur les blocages qui
restreignent l'action publique, qui minent la confiance des Français dans leurs
représentants et les institutions. Dans ce livre, je dénonce cette vétocratie
qui s'est installée à tous les niveaux, qui freine tous ceux qui souhaitent
agir et porter une initiative. Qui freine les entrepreneurs, les responsables
associatifs et les élus locaux. (…)
Ce livre, c’est avec vous, c'est auprès de vous que je veux le porter
désormais. Nous avons tout un chemin d'espoir à bâtir et à parcourir ensemble.
● Parti radical
Nathalie Delattre (présidente)
> En cette Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la
déportation, hommage au Fort du Hâ. Ici, la barbarie nazie a brisé des vies.
Face aux extrémismes et à l’antisémitisme, ne rien céder et faire vivre, avec
exigence et courage, l’esprit de la République.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Pascal Canfin (député)
> Les votes de Jordan Bardella au Parlement européen sont révélateurs :
Stratégie pour l’égalité femmes-hommes ? Contre. Droits des personnes
handicapées ? Abstention. Garantir aux femmes l’accès à un avortement sûr dans
l’UE ? Abstention. Ne soyez pas dupes, Jordan Bardella ne défend ni l’égalité,
ni la fraternité, encore moins la liberté. Il est contre les valeurs de la
République.
Fabienne Keller (députée)
> Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation
ce dimanche à Strasbourg. Ensemble, nous nous souvenons et nous rendons hommage
à l'ensemble des déportés du régime nazi. L’importance d’entretenir la flamme
de la mémoire et de rappeler les tragédies de l’Histoire, pour prévenir leur
répétition.
Nathalie Loiseau (députée)
> 300 jours de détention pour avoir fait son métier de journaliste : la
justice algérienne doit libérer Christophe Gleizes et lui permettre de rentrer
en France sans délai.
Grégory Allione (député)
> Devant le Parlement européen, une exposition célèbre 30 ans de
volontariat européen. Et ça me parle. C’est la Semaine européenne de la
jeunesse. 1 000 jeunes de toute l'Europe sont réunis à Bruxelles jusqu'au 1er
mai pour une édition placée sous le signe de la solidarité et de l'équité. La
jeunesse n'est pas un sujet parmi d'autres. C'est notre avenir commun. Et cet
avenir, il faut le préparer concrètement. Le préparer aux crises d'abord. Les
générations qui grandissent vivront avec des risques plus fréquents et plus
intenses. Former les jeunes aux gestes qui sauvent, à la culture du risque, à
l'engagement citoyen, ce n'est pas une option. C'est une nécessité. Le préparer
en valorisant cet engagement ensuite. 80% de nos sapeurs-pompiers en France
sont volontaires, dont de nombreux jeunes. Sans eux, pas de secours. Le
volontariat, ça change une vie, ça construit, ça forge une nation. Et demain,
ce sont ces jeunes qui feront vivre les Jeux olympiques d'hiver des Alpes
françaises en 2030. Des dizaines de milliers de volontaires seront mobilisés.
Une occasion unique de vivre un engagement collectif. Continuons à valoriser
ces engagements, à accompagner la jeunesse, à lui transmettre. Sans jamais
oublier d'apprendre d'elle !
● Personnalités centristes
Clément Beaune (haut-commissaire au Plan)
> Notre industrie fait face à un choc existentiel : la concurrence chinoise
menace le cœur productif européen. L’Allemagne est particulièrement touchée.
Pour y faire face, l’UE doit changer de modèle - agir vite et fort, y compris
par la protection !
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> La santé au cœur du parcours des enfants protégés. Mieux prévenir
aujourd’hui, c’est éviter des ruptures demain. Ce qui change c'est : moins de
délais, plus de coordination, plus de continuité. C’est comme ça qu’on protège
vraiment.
> Avec le numérique, la pédocriminalité se transforme et nous oblige à changer de méthode.
