Voici une sélection, ce 8 juin 2026, des propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.
► Emmanuel Macron (Président de la République)
> L’Océan est notre bien commun le plus précieux. Un an après la Conférence
des Nations Unies sur l’Océan à Nice, la France ne lâche rien.
En cette Journée mondiale de l’Océan, rappelons les principaux résultats de la
conférence et faisons le point sur les nouvelles avancées :
- Entrée en vigueur du traité pour la protection de la biodiversité en haute
mer grâce à l'UNOC-3. La France se mobilise désormais pour la première COP de
l’Océan qui se tiendra en janvier 2027 et travaille à l'identification des
premières aires marines protégées en haute mer.
- Renforcement de la lutte contre la pêche illicite avec l'adhésion de
plusieurs nouveaux pays aux différents accords internationaux. La mobilisation
se poursuit : sous présidence française, les ministres de l’environnement du G7
ont adopté une déclaration pour renforcer la lutte contre la pêche illicite.
- 63 zones de protection fortes labellisées en 2025 en France. Ce sont trois
nouvelles zones protégées dès aujourd'hui en baie d’Audierne, en Guadeloupe et
dans les Terres australes et antarctiques françaises, portant à 14,68 % la
part des eaux françaises en protection forte – une étape clé vers notre
objectif de 14,8 % d’ici fin 2026.
- Renforcement de la lutte contre la pollution plastique. Lancement du plan
national « Zéro déchet plastique en mer » 2026-2030, pour poursuivre
la lutte contre la pollution qui étouffe les écosystèmes marins.
L’Océan régule notre climat, nourrit des milliards de personnes et abrite une
vie irremplaçable. Le protéger, c’est nous protéger nous-mêmes. Un an après
l’UNOC-3, la France montre l’exemple, et appelle à la mobilisation collective.
États, scientifiques, entreprises, citoyens : chacun doit prendre sa part
pour protéger l’Océan. Ce combat nous rassemble.
> Toutes mes félicitations, cher Nikol Pashinyan, pour cette large victoire aux élections législatives. Je me réjouis de poursuivre à tes côtés le travail engagé pour renforcer encore nos coopérations au service de nos peuples, soutenir la paix et la souveraineté de l’Arménie, et accompagner la dynamique de rapprochement avec l’Europe.
► Sébastien Lecornu (Premier ministre)
[Nota: Nous faisons figurer Sébastien Lecornu dans cette liste alors qu’il
n’est pas centriste mais appartient à l’aile droite de Renaissance, parti
centriste/central et qu’il s’est toujours défini comme un homme de droite;
c’est à ce titre que ses propos sont retranscrits ici et du fait qu’il a
composé un gouvernement d’axe central.]
> Il y a 82 ans, le Débarquement ouvrait le chemin de la Libération. Soldats
alliés, Français du commando Kieffer, résistants de l’ombre : tous ont servi
une cause plus grande qu’eux-mêmes, celle de la liberté. Leur mémoire nous
oblige.
> Le 6 juin 1944, 177 Français du commando Kieffer ont débarqué aux côtés des Alliés. Parmi eux, un jeune commando français de 21 ans est blessé dès les premiers instants du Débarquement sur Sword Beach. Ne pouvant plus se relever, il décide alors d’entonner la Marseillaise pour encourager ses camarades au combat. Une nouvelle promotion de fusiliers marins portera désormais son nom, celui du Quartier Maître Laurent Casalonga. Aujourd’hui comme hier, les fusiliers marins et commandos marine servent la France avec courage et dévouement. La Nation leur exprime sa fierté et sa reconnaissance.
> A l’aube du 6 juin 1944, il y a 82 ans, des milliers de jeunes hommes quittaient l’insouciance de leur jeunesse pour entrer dans l’Histoire. Beaucoup de ces héros ne reverraient jamais leur pays. Britanniques, Américains, Canadiens, Français du commando Kieffer et tant d’autres ont donné leur vie pour notre liberté. Leur sacrifice a apporté la paix. Cette paix est fragile. Faire mémoire, c’est l’honorer. Et l’honorer, c’est la défendre.
► Gouvernement
● Ministres centristes/centraux
Laurent Nunez (ministre de l’Intérieur)
> [Mort de Lyhanna] Dans un dossier comme celui-ci, avec des éléments
d'enquête assez accablants, on ne comprend pas que le suspect n'ait pas été
entendu.
> [Mort de Lyhanna] Il y a eu des dysfonctionnements, un manque de bon sens. Je me bats tous les jours pour que ce genre de drames n'arrive pas.
> [Mort de Lyhanna] Cette affaire est un échec. Je suis évidemment très touché comme responsable politique (…) mais aussi bouleversé comme père de famille.
Catherine Vautrin (ministre des Armées et des Anciens
combattants)
> Les ministres de la défense de l’Union européenne se réunissent pour
échanger sur les défis de sécurité auxquels notre continent fait face : soutien
à l’Ukraine, lutte contre la flotte fantôme, sécurité maritime, coordination de
nos stratégies de défense. La France y porte une voix claire, celle de la
puissance, de la souveraineté et de l’autonomie stratégique des Européens.
> Ils étaient Américains, Britanniques, Canadiens, Belges, Luxembourgeois, Néerlandais, Norvégiens, Danois, Polonais, Tchécoslovaques, Australiens, Néo-Zélandais, Sud-Africains, Français. Ils ne portaient pas le même uniforme, ne parlaient pas la même langue, n’avaient pas le même drapeau, mais ils avaient en partage cette conviction plus forte que la peur. Il existe des moments où la liberté d’un peuple engage l’honneur de tous les autres.
> Mesdames et Messieurs les combattants du Débarquement, chers vétérans. Mes premiers mots seront pour vous, pour vous remercier de votre engagement, pour vous remercier de votre présence, pour vous remercier de ce que vous représentez. Car ici, dans le silence de ces stèles blanches, au-dessus d’Omaha la Sanglante, la liberté a repris pied sur le continent européen.
> 82 ans après le Débarquement en Normandie, au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, j'ai échangé avec le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth: européanisation de l’OTAN, industries de défense, soutien à l’Ukraine, liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, Liban, Indopacifique. À l'heure où la liberté des peuples est menacée sur le continent européen, la France et les États-Unis se souviennent de ce qui fait la force de notre amitié, depuis 250 ans, en ce jour de commémoration du D-Day.
Jean-Noël Barrot (ministre de l’Europe et des Affaires
étrangères)
> [Mort de Lyhanna] Le drame que traverse la famille de Lyhanna aurait pu et
aurait dû être évité. La grandeur d’une Nation se mesure à la manière dont elle
protège ses enfants. L’enquête lancée par le Garde des Sceaux établira les
responsabilités et les sanctions seront prises.
> Vladimir Poutine est en train de discréditer son pays.
> Désormais, plus rien ne justifie la poursuite des opérations militaires ni l’occupation prolongée d’Israël au sud du Liban.
> Poids de la technocratie, folie bureaucratique, hypercentralisation du pouvoir : il faut cesser d’infantiliser les Français et leur rendre les moyens de diriger leur vie.
> Je suis extrêmement préoccupé par l'intensification de la colonisation illégale en Cisjordanie et l'explosion des violences des colons israéliens à l'encontre des Palestiniens. On n'a jamais vu ça depuis des années et peut-être des décennies. Je suis favorable à des sanctions à l'encontre non seulement des responsables de ces violences, mais également à l'encontre des entités, des entreprises, des organisations qui, depuis Israël, donnent les moyens à ces colons extrémistes de chasser les Palestiniens de leurs terres, de brûler leurs récoltes, de détruire leurs bâtiments publics. (..) Dans les prochains jours, de nouvelles sanctions pourraient être prises.
David Amiel (ministre de l’Action et des Comptes
publics)
> Non à la démagogie. Le nombre de fonctionnaires de l’Etat n’est pas
l’origine de la dette. Depuis 50 ans, la part de la richesse nationale
consacrée au fonctionnement des services publics n’a pas augmenté. L’explosion
de la dépense publique, c’est à 80% la dépense sociale (retraites, santé…)
Aurore Bergé (ministre déléguée auprès du Premier
ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte
contre les discriminations)
> Refuser la banalisation du racisme et de l'antisémitisme. Refuser
l'indifférence coupable et les silences complices. Le 1er juillet, je
présenterai mon projet de loi de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Un
projet de cohésion républicaine. Un projet de société.
> [Projet de loi sur le racisme et l’antisémitisme]
Il vient d’être transmis au Conseil d’État, et je le présenterai le 1er juillet
prochain en Conseil des ministres. C’est un projet de loi de cohésion
républicaine et nationale. Il y a aujourd’hui tant de Français qui doutent de
leur place dans notre pays et qui sont victimes de racisme et d’antisémitisme !
Plus de 10.000 victimes et trois homicides racistes ont été recensés l’année
dernière. Et nous savons aujourd’hui qu’une majorité de victimes renoncent à
porter plainte. Cela doit appeler à un sursaut national. (…)
Toutes les forces politiques, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, ont
accepté d’être présentes autour de la table. Elles ont toutes soutenu l’idée
d’un projet de loi élargi à la lutte contre le racisme. Ce texte enverra un
signal républicain et de concorde absolument essentiel, à un an de l’élection
présidentielle. Au-delà d’un projet de loi, c’est un projet de société que je
veux présenter à travers ce texte.
Mathieu Lefevre (ministre délégué auprès de la
ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations
internationales sur le climat et la nature chargé de la Transition
écologique)
> Ne pas laisser filer les déficits publics est notre responsabilité. Le
Premier ministre tient les budgets sans sacrifier l'écologie : le Fonds vert
augmente de 200M€ pour atteindre 850 millions d'euros afin de financer
l'adaptation de nos territoires et la transition.
> Le projet de loi d'urgence agricole impose le bon sens face aux blocages. Débloquer nos projets de stockage de l'eau dans le respect des règles environnementales est une priorité absolue pour notre souveraineté alimentaire. Refuser ces solutions, c'est condamner nos agriculteurs et dépendre des importations.
> Entre l'extrême droite qui nie le changement climatique et l'extrême gauche qui veut la décroissance, il y a une autre voie. Le vrai défi, c'est de bâtir une écologie industrielle : faire confiance à la science pour protéger notre environnement tout en préservant notre agriculture.
> Face aux désordres internationaux, les intuitions d’Emmanuel Macron sont plus que jamais d’actualité. Réarmement, transition écologique, Europe souveraine : la France de 2026 est plus forte que celle de 2017.
Camille Galliard-Minier (ministre délégué auprès de la
ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées)
> « Aujourd'hui je suis chez moi. »
Ravie d'avoir inauguré hier les Maisons Nous Mêmes, inclusives et joyeuses, à
Sablé-sur-Sarthe, où résident désormais Clémence, Gérard, Quentin, Jordan,
Lydie, Michel, Yanni, Geneviève, Hugo, Nolan, Sandrine, Magali, Louis, Didier,
Florine, Axel et Dorian.
La première des libertés, c'est choisir là où l'on vit, avoir son chez soi.
C'est ce qu'incarnent les Maisons Nous Mêmes, inclusives et joyeuses :
- L’habitat inclusif représente une nouvelle offre de logement qui permet de
conjuguer autonomie et accompagnements adaptés.
- Le point de départ d'une feuille de route interministérielle que nous
construisons avec le Ministre du logement Vincent Jeanbrun, pour développer et
simplifier l'habitat partagé partout en France.
- Un projet de société qui rassemble : État, territoires, élus, acteurs privés,
départements, professionnels d'accompagnement.
Merci à tous ceux et celles mobilisés pour leur engagement, leur accueil et la
bonne humeur communicative de toute la maison.
● Autres ministres
Monique Barbut (ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des
Négociations internationales sur le climat et la nature
> « Il y a des matins sur la mer qui sont comme les commencements du monde »
disait Jean Grenier.
Et le matin du 9 juin 2025 fait certainement partie de ces matins-là. Le 9 juin
2025 s’ouvrait la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan. Un an
plus tard, cet appel du Président de la République Emmanuel Macron n’a pas
résonné dans le vide.
Car en un an seulement, il a permis des avancées concrètes. À commencer par la
plus emblématique d’entre elles : l’entrée en vigueur, en janvier dernier, du
fameux accord BBNJ.
89 parties ont désormais finalisé leur processus de ratification, reconnaissant
ainsi le besoin de protéger ces immensités bleues, qui composent à elles seules
la moitié de notre planète.
La France se mobilise désormais pour la première COP de l’Océan, qui se tiendra
en janvier 2027, et travaille à l’identification des premières aires marines
protégées en haute mer.
Nous avons également renforcé la lutte contre la pêche illicite, avec
l’adhésion de plusieurs nouveaux pays aux accords internationaux. Sous
présidence française, les ministres de l’Environnement du G7 ont aussi adopté
une déclaration ambitieuse pour renforcer ce combat.
Mais nous ne sommes qu’à l’aube du combat à mener pour nos océans. L’urgence
est toujours là, sous nos yeux. Les océans se réchauffent. Ils s’acidifient.
Ils se vident de vie, de poissons et de végétaux.
Ces transformations ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont le résultat de
la main de l’homme : de la pêche intensive, du changement climatique, de la
pollution des eaux et de l’exploitation des fonds marins.
Ces actions se retournent aujourd’hui contre nous. Négliger nos océans, ce
n’est pas seulement négliger un réservoir inestimable de biodiversité. C’est
aussi négliger un rempart précieux face au changement climatique, qui absorbe
aujourd’hui un quart de nos émissions de carbone.
L’océan régule notre climat, nourrit des milliards de personnes et abrite une
vie irremplaçable. Le protéger, c’est nous protéger nous-mêmes.
C’est pourquoi nous devons poursuivre l’effort. La 🇫🇷 est
au rendez-vous. Elle agit déjà, de façon concrète et continue, pour traduire
les engagements pris à Nice.
63 zones de protection forte ont été labellisées en 2025. Et aujourd’hui, je
suis heureuse d'annoncer, avec Catherine Chabaud, trois nouvelles zones
viennent s’y ajouter : en baie d’Audierne en Bretagne, en Guadeloupe et dans
les Terres australes et antarctiques françaises.
Elles portent à 14,68 % la part de nos eaux maritimes en protection forte, afin
de continuer à mettre en œuvre les engagements pris par la France lors de
l'UNOC.
Enfin, la lutte contre la pollution plastique est renforcée, avec le lancement
du plan national « Zéro déchet plastique en mer » 2026-2030, pour répondre à
une menace qui étouffe nos écosystèmes marins.
Un an après l’UNOC-3, la France montre l’exemple et appelle à la mobilisation
collective. États, scientifiques, entreprises, citoyens : chacun doit prendre
sa part.
Gérald Darmanin (garde des sceaux, ministre de la
Justice)
> [Mort de Lyhanna] Y a-t-il
d’autres affaires Lyhanna en France ? C’est la question qu’on peut
légitimement tous se poser et que je demande aux procureurs généraux de se
poser. (…)
Est-ce que l’affaire Lyhanna est une
affaire de défaillance ponctuelle ? Est-ce que c’est un mauvais process
mortel qui nous amène là où nous en sommes ? Ou est ce qu’il y a de façon
plus systémique, de très nombreuses affaires comme celle-ci dans les cours
d’appel et dans les parquets en France ? (…)
ce n’est pas une question de moyens
qui a empêché (…) les services publics de prendre des décisions dans ce cas
précis.
> [Mort de Lyhanna] Un terrible échec
de l’action de l’Etat, en général, et de la justice. (…) Il faut savoir reconnaître lorsque nous
commettons des erreurs, des fautes qui entraînent le drame que nous
connaissons, par respect de la famille, bien évidemment, mais par respect de
tous les Français. Les services de l’Etat doivent assumer lorsque nous n’avons pas su protéger
les enfants.
> [Mort de Lyhanna] S’il y a, d’après le rapport de l’inspection des défaillances qui sont mises en avant (…), je prendrai mes responsabilités et je proposerai des sanctions (…) Est-ce que j’ai fait mon travail de garde des sceaux ? L’inspection le dira. Le Parlement est là pour le contrôler. Les médias peuvent en faire une discussion. En tout cas, j’essaie de réformer le ministère de la justice.
Edouard Geffray (ministre de l’Education nationale)
> [Mort de Lyhanna] Toutes mes pensées vont aux parents de Lyhanna, à sa
famille, à ses proches, frappés par une indicible souffrance. Aucun mot n'est à
la hauteur de ce que nous ressentons. Je pense aussi à ses camarades du collège
de Fleurance, à ses professeurs, à toute la communauté éducative qui l’a
connue. Ils ne traverseront pas ce deuil seuls. Lyhanna avait 11 ans. C’était
une enfant. Nous devons faire toute la lumière sur ce qui s’est passé, c’est
pourquoi l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche se
joindra à l’enquête administrative engagée, dont les conclusions seront rendues
publiques.
> Lutter contre la grande difficulté scolaire, c’est partir du terrain et construire sur le temps long. Pour cette raison, j'ai souhaité que les 800 « collèges en progrès », confrontés à cette difficulté, puisse disposer du temps, des outils et de l'autonomie nécessaires pour identifier les leviers les plus pertinents. En cette fin d’année scolaire, j’ai fait un point d’étape avec plusieurs principaux de collèges en progrès du Pas-de-Calais et du Nord sur les moyens de ne laisser aucun élève s’installer durablement dans l’échec scolaire. Des échanges instructifs, une vision de long terme, une réponse méthodique.
> Ce matin, j'ai participé à une séance de questions au Gouvernement un peu particulière. Pour cette édition du Parlement des enfants, les 18 classes finalistes ont eu l'opportunité d'interroger la présidente de l'Assemblée nationale et le Gouvernement. L'occasion pour eux de découvrir le rôle de l'Assemblée au sein même de l'hémicycle, de faire l'expérience de la démocratie et de partager leurs réflexions sur la régulation des réseaux sociaux et des écrans. Merci aux élèves et aux professeurs des 630 classes qui ont élaboré des propositions de loi sur le thème de la protection des mineurs contre les dangers des réseaux sociaux. Leur travail et leur investissement viennent enrichir nos réflexions sur ce sujet.
> Les images du « spectacle », diffusées sur les réseaux sociaux, où de très jeunes enfants apparaissent en tenue militaire et arme à la main, sont choquantes. J’ai demandé au recteur de l’académie de Créteil d’établir sans délai les conditions dans lesquelles cet événement a été organisé. Si des manquements sont avérés, ils seront sanctionnés. En parallèle, la diffusion d’images identifiant de jeunes enfants a fait l’objet d’un signalement Pharos afin qu’elles soient retirées. Les menaces et le harcèlement visant des enfants, des familles ou des personnels seront signalés à la justice.
> Nous devons construire une véritable politique
d'aménagement du territoire par et autour de l'Ecole.
C'est une conviction profonde, rendue désormais impérative par la chute des
naissances et du nombre d'enfants scolarisés.
Pour élaborer la future carte scolaire, il faut donc partir du terrain et
coconstruire avec les acteurs locaux.
C'est le sens de l'expérimentation que j'ai engagée dans 18 départements, que
j'ai présentée devant la délégation aux collectivités du Sénat jeudi matin,
avant de la lancer dans le Pas-de-Calais jeudi après-midi.
Alors que ce département va perdre plus de 50 000 élèves d’ici 2035, nous avons
échangé avec les élus à la Préfecture du Pas-de-Calais ce jeudi pour identifier
ensemble les critères à prendre en compte et élaborer la méthode de
coconstruction de la carte de l'offre scolaire.
Ici, comme dans les 17 autres départements, les remontées de terrain
construiront la prochaine carte scolaire et viendront nourrir les discussions
sur la loi de finances. Une expérimentation qui répond à un besoin : l'École
doit anticiper la baisse démographique, qui touche l'ensemble des territoires -
ruraux comme urbains - afin de garantir une offre scolaire attractive et
adaptée à leurs réalités.
Benjamin Haddad (ministre délégué auprès du
ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé de l’Europe)
> La France n’oubliera jamais le sacrifice des alliés pour notre liberté.
► Assemblée nationale
Yaël Braun-Pivet (présidente)
> La France est bouleversée et meurtrie par le drame de Lyhanna. Face aux
violences sexistes et sexuelles commises contre les femmes et les enfants, j’ai
demandé au Gouvernement d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale
la proposition de loi intégrale.
> La séance est ouverte ! Les bancs de l’Assemblée nationale accueillent aujourd’hui les jeunes citoyens du Parlement des enfants. Protection des mineurs sur les réseaux sociaux, débat, échanges, propositions : une belle leçon de citoyenneté. Bravo à tous !
► Partis politiques
● Renaissance
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes
et se considèrent à droite ou à gauche ne sont plus retranscrits]
Marc Ferracci (député)
> Les chiffres de l’INSEE nous imposent de sortir du déni économique et
démographique. Nous devons travailler plus nombreux, et pour cela repousser
l’âge de départ effectif à la retraite. Nous devons mettre à contribution les
retraités les plus aisés pour ne pas laisser la charge de la dette aux actifs
et à nos enfants. Lors du dernier débat budgétaire la plupart des oppositions
ont refusé par électoralisme les mesures qui allaient dans ce sens. Je refuse
pour ma part de sacrifier la prochaine génération à la prochaine élection.
Jean-René Cazeneuve (député)
> [Mort de Lyhanna] Avec des milliers de gersois, nous sommes réunis pour
apporter notre soutien à la famille de Lyhanna dans le recueillement et la
dignité.
> Bonne nouvelle pour le monde agricole. L’Assemblée nationale a adopté hier à l’unanimité la proposition de loi visant à protéger la santé mentale des agriculteurs. Près de 300 agriculteurs mettent fin à leurs jours chaque année en France. Derrière ces chiffres, il y a des femmes et des hommes confrontés à l’isolement, aux difficultés économiques, aux aléas climatiques et à une charge de travail considérable. Face à ce fléau, cette mesure de bon sens était attendue.
Pierre Cazeneuve (député)
> Le décalage de l'âge de départ à la retraite est inévitable. Pourtant,
même face à l'évidence implacable des chiffres, le RN et LFI continueront de
mentir aux Français en indiquant qu'un retour à 62 ans est possible. Quelle
lâcheté.
Marie Lebec (députée)
> Les taux de croissance de 2023 et 2024 sont fortement révisés à la hausse
grâce à la production manufacturière. Une réussite économique qui, sans
surprise, sera moins commentée que les prophéties habituelles sur le déclin de
la France.
● Parti radical
> Cadmium: ne reproduisons pas les erreurs du passé!
Le Parti radical se réjouit de l’adoption d’une loi visant à protéger de
l’exposition au Cadmium, un métal lourd que nous retrouvons dans nos aliments.
Il est maintenant urgent que les fournisseurs d’engrais pour l’agriculture se
mettent en phase par une réduction drastique de la teneur en Cadmium.
En dehors de l’indispensable protection de notre agriculture et de nos
exploitants agricoles, le principe de précaution doit s’appliquer pour protéger
les Français. Les atermoiements sur le chlordécone qui a durablement exposé nos
compatriotes ultramarins jusqu’en 1993 doivent servir de rappel à nos
consciences. Le principe de précaution ne doit pas être perçu comme une entrave
mais comme une garantie pour éviter des drames sanitaires forcément plus
couteux à tout point de vue. C’est un aiguillon pour chercher des solutions
afin de substituer à des engrais chimiques des engrais organiques, et il en va
de même en matière de pesticides.
Il est cependant essentiel, afin des ne pas défavoriser nos agriculteurs, de ne
pas céder à la tentation d’une prohibition généralisée alors même que l’agence
européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence nationale de sécurité
sanitaire et de l’alimentation (ANSES) ont défini des seuils réduits
d’utilisation dans l’attente que la recherche trouve des produits de
substitution plus naturels.
Une recherche qui doit être une priorité pour les pouvoirs publics mais aussi
pour le secteur privé.
«Le chemin de crête est étroit entre les nécessités économiques et le risque
sanitaire, le génie français le trouvera!» conclut Madjid Si Hocine, secrétaire
national à la santé du Parti radical.
Nathalie Delattre (présidente)
> [Mort de Lyhanna] L’affaire Lyhanna nous bouleverse et nous oblige.
Derrière chaque drame, il y a une responsabilité collective : mieux prévenir,
mieux protéger, mieux accompagner.
> L’attractivité de la France se construit aussi dans nos territoires. Derrière chaque investissement, il y a des emplois, de l’innovation et une ambition industrielle retrouvée.
► Autres
● Organisations centristes
♦ Renew Europe
(Députés français du groupe centriste au Parlement européen)
Pascal Canfin (député)
> Avec la canicule du mois de mai en France, c'est le grand retour de la
désinformation climatique. Sur CNews, on vous explique que c'est juste « un
coup de chaud » et sur RMC qu'il « suffit d'ouvrir sa fenêtre et de mettre un
tee-shirt ».
La désinformation climatique dans les médias, ce n'est pas nouveau : entre
janvier et août 2025, 529 cas de mésinformation ont été détectés sur les télés
et radios françaises par Quota Climat. 529 cas documentés. En huit mois.
Alors, avec huit autres députés européens, nous avons écrit au Président de l'Arcom,
Martin Adjari, pour lui demander d'agir.
Les mégafeux, les vagues de chaleur record : des réalités que des chaînes comme
CNews s'emploient à minimiser au mieux, voire à contester, au service d'un
agenda politique. Ce n'est pas du débat — c'est de la manipulation. Une
manipulation qui met des vies en danger.
L'Arcom a un rôle à jouer face à ces dérives. Elle doit se mobiliser au niveau
national, mais aussi à l'échelle européenne.
Sandro Gozi (député)
> [Tribune: « L'IA au
service de l'humanité : le pape l'exige, l'Europe doit l'imposer »] Il y a des voix qu’on n’attend pas, et qui
portent précisément parce qu’on ne les attendait pas. Lorsque le pape Léon XIV
a pris la parole pour interroger le développement de l’intelligence artificielle,
il n’a pas lancé un anathème contre le progrès. Il a posé une question que les
dirigeants politiques, eux, peinent encore à formuler clairement : au service
de qui ? Sous quelles conditions ? Avec quels buts ?
Cette question n’est pas théologique.
Elle est éminemment politique. Et elle nous concerne, nous Européens, au
premier chef.
L’intelligence artificielle est
probablement la plus grande transformation technologique de notre époque. Elle
peut révolutionner la médecine, accélérer la recherche scientifique, améliorer
l’éducation et accélérer la transition écologique. Personne de sérieux ne
conteste cela. Ce n’est pas l’outil qui pose problème. C’est le modèle
économique qui le domine.
Ce modèle repose sur un principe simple
et redoutable : extraire nos données, capter notre attention, monétiser nos
émotions. Plus nous sommes en colère, divisés, dépendants, plus certains
acteurs s’enrichissent. La polarisation n’est pas un effet secondaire
regrettable de ces plateformes. Elle en est le carburant.
C’est cela que le pape nomme lorsqu’il
affirme que l’IA n’est pas neutre. Derrière chaque algorithme, chaque système
de recommandation, chaque plateforme se trouvent des choix d’entreprises, des
intérêts économiques et, désormais, une certaine vision de la société. Une
vision qui n’a pas été soumise au vote, qui ne rend compte à personne, et qui
façonne pourtant la vie de milliards d’êtres humains.
Le silence des grandes entreprises
technologiques face aux interrogations du Saint-Père n’est pas un hasard.
Reconnaître que l’IA n’est pas neutre reviendrait à reconnaître leur
responsabilité dans les fractures profondes qui traversent nos démocraties.
Car ces acteurs ont désormais franchi une
ligne. Ils ne se contentent plus de fournir des outils : ils font des choix
politiques assumés. Certains de leurs dirigeants se positionnent ouvertement
comme des forces de déstabilisation de l’ordre démocratique libéral, en Europe
comme aux États-Unis. Ils soutiennent des mouvements qui contestent les
fondements mêmes de nos sociétés ouvertes. Ils s’attaquent à nos
réglementations, non parce qu’elles seraient injustes, mais parce qu’elles
contraignent leur appétit.
Face à cela, l’Europe a fait un choix. L’AI
Act, le Digital Services Act: ces textes ne sont pas des obstacles à
l’innovation. Ils sont la traduction législative d’une conviction : le progrès
technologique ne peut être abandonné aux seules lois du marché ni aux intérêts
de quelques oligopoles globaux. La crédibilité de notre modèle repose autant
sur notre capacité à adopter des règles que sur notre volonté de les faire
respecter, précisément quand elles sont attaquées.
L’Europe propose une troisième voie. Ni
le Far West numérique où tout est permis pourvu que cela soit rentable, ni le
contrôle total d’un État-parti qui surveille et oriente chaque interaction.
Notre ambition est de construire un modèle fondé sur l’innovation, mais aussi
sur la responsabilité, les droits fondamentaux et la dignité humaine.
Ce choix n’est pas défensif. Il est une
offre politique adressée au reste du monde. Dans une époque marquée par la
concentration du pouvoir technologique et la fragmentation des repères
collectifs, des milliards de personnes cherchent une alternative qui ne soit ni
la soumission aux plateformes, ni la soumission à l’État. L’Europe peut
incarner cette alternative, à condition d’en avoir la volonté.
Mais soyons lucides : cette bataille ne
se gagnera pas seuls. Les technologies sont mondiales. Leur gouvernance devra
progressivement l’être aussi. Il faut construire une gouvernance démocratique
transnationale capable de fixer des règles communes, de protéger les citoyens
et de garantir que les grandes transformations technologiques servent le bien
commun plutôt que les intérêts de quelques-uns.
La question n’est pas de savoir si l’IA
transformera nos sociétés. Elle le fait déjà, profondément, quotidiennement. La
vraie question est celle que le pape Léon XIV a eu le courage de poser à voix
haute : laissons-nous une poignée d’acteurs privés décider seuls de notre
avenir ou les démocraties auront-elles, aujourd’hui, la volonté de reprendre la
main ?
Je crois, pour ma part, que cette volonté
existe. Encore faut-il l’exercer.
● Personnalités centristes
Sarah El Hairy (haut-commissaire à l’Enfance)
> Un animal peut aider un
enfant à retrouver confiance, à apaiser son anxiété… et parfois à libérer une
parole impossible autrement. La médiation animale est un outil précieux pour
protéger, accompagner et mieux écouter les enfants.
> [Violence faites aux enfants] Nous sommes en train de faire évoluer et de muscler notre arsenal
législatif. Je vous donne un exemple très concret : depuis le 1ᵉʳ octobre,
nous contrôlons l'honorabilité, c’est-à-dire les antécédents judiciaires des
personnes qui travaillent dans la petite enfance et dans la protection de
l'enfance. Je vais également parler de notre projet de loi sur la protection
des enfants qui a été présenté la semaine dernière pour élargir ces contrôles,
les généraliser, les systématiser dans l'ensemble des espaces où les enfants
sont en lien ou en contact avec des adultes.
Le texte va créer une liste noire de
l'Éducation nationale qui sera alimentée par les décisions, qu'elles soient
administratives ou disciplinaires. Une proposition de loi sur la présence
obligatoire d’un avocat auprès des enfants de l’Aide sociale à l’enfance a
récemment été adoptée. D'autres sujets majeurs seront au cœur du débat public
dans les prochains mois : notamment la question de l’imprescriptibilité
des crimes sexuelles commis sur mineurs, qui fait aujourd'hui l'objet de
plusieurs initiatives parlementaires en réponse à une demande très forte de la
société. (…)
Le texte a été présenté en conseil des
ministres et a maintenant vocation à être inscrit à l’ordre du jour de
l’Assemblée nationale et du Sénat. Donc ce que je vois, c’est une opportunité
pour que les parlementaires complètent et enrichissent le texte. Le
gouvernement a ouvert une fenêtre, une opportunité pour que la protection des
enfants soit au cœur du débat parlementaire. Il y a eu plusieurs commissions
d’enquête – celle sur l'enseignement privé catholique, celle sur l'Aide
sociale à l'enfance, celle qui est en cours sur l'inceste – qui représentent
toutes une somme de réponses qu’il va falloir exploiter.
Pour ce qui est du sujet spécifique de
l’Aide sociale à l’enfance, je rappelle que des travaux sont en cours puisqu’il
y a un conseil scientifique qui a été mis en place en avril sous la présidence
de Céline Greco et dont le but est de repenser le système dans son ensemble.
> Je suis favorable à toutes les lois qui permettent d'apporter des éléments de protection nécessaires et supplémentaires pour les enfants. Le temps d’une prise de conscience de la société est enfin arrivé. La société commence à ouvrir les yeux sur les violences que les enfants connaissent et subissent. Et donc, oui, il faut des avancées législatives, mais aussi une évolution de la justice et de l'accueil de la parole des enfants.
[255 signalements de violences sexistes et sexuelles
dans les milieux scolaires et périscolaires depuis le début de l'année 2026]
L’école n’est pas le seul secteur
concerné. Cela concerne aussi le soutien scolaire à domicile, le secteur de la
culture, le secteur du sport… Tous les lieux d’accueil des enfants sont
concernés. Le problème, c’est que chaque secteur a plus ou moins développé ses
méthodes, ses «process», et qu’il y a des trous dans la raquette. Les
prédateurs passent d’un secteur à l’autre ou d’un territoire à l’autre. Je
rappelle qu’aujourd’hui, en France, un enfant est victime de violence sexuelle
toutes les trois minutes. Et même si 70 % de ces violences ont lieu dans
la sphère familiale, l’heure est venue de régler le problème de l’accueil des
enfants en ayant une vision d’ensemble beaucoup plus uniformisée. L'objectif,
c'est de mettre en mouvement et en responsabilité l'ensemble des acteurs qui
ont chacun un bout de la réponse sur un moment de la journée des enfants.
Au-delà des dangers dans le monde réel,
il faut aussi souligner que les enfants subissent des prédations nouvelles qui
viennent du numérique. Juste un exemple : 90 % des enfants qui sont
en situation d'exploitation sexuelle et de prostitution ont été recrutés en
ligne.
> Aucun candidat à la présidentielle n'aura le droit de faire l'impasse sur la protection de l’enfance. Au moment où on parle de crise démographique, si on ne prend pas soin des enfants qui sont nés, de ceux qui sont là, je ne vois pas comment on va donner confiance aux futurs parents. Plus que jamais, il faut rappeler nos engagements. Un enfant, c’est un sujet de droit à part entière.

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